Racisme :


.……..1er décembre 1955

Arrestation de Rosa Parks………

Rosa Parks (1913-2005) le jour de son arrestationLe 1er décembre 1955, Rosa Parks, une femme noire de 42 ans, est arrêtée pour avoir refusé de céder sa place à un blanc dans un bus de la ville de Montgomery, en Alabama (États-Unis).

Comme d’autres avant elle, elle refuse de se conformer à la politique du separate but equal ( » séparés mais égaux  ») en vigueur depuis l’arrêt Plessy de 1896.

Ed Nixon, responsable du bureau local de la NAACP (National association for the advancement of colored people), où Rosa Parks travaille comme secrétaire, prend contact avec l’avocat Clifford Durr. Ils font libérer la jeune femme et celle-ci accepte de devenir la figure de proue emblématique du collectif  » Montgomery Improvement association  ».

Le pasteur Martin Luther King (26 ans), qui anime ce collectif, lance dès lors le boycott de la compagnie d’autobus. Cette forme d’action non-violente inspirée de Gandhi est une première dans l’histoire des États-Unis et de l’Occident en général (on a seulement le souvenir de l’Irlandais Jonathan Swift qui recommandait de  » brûler tout ce qui vient d’Angleterre, hors le charbon  » ; et c’est aussi d’Irlande que nous vient l’invention du boycott).

Les noirs de Montgomery choisissent donc jour après jour de marcher plutôt que de prendre l’autobus. Privée de recettes, la compagnie doit rendre les armes et met fin à la ségrégation dans ses autobus.

Mais l’affaire n’en reste pas là et prend très vite une ampleur nationale car les dirigeants du mouvement noir font aussi appel auprès de la cour fédérale de l’Alabama afin de clamer le caractère inconstitutionnel de la ségrégation raciale dans les transports publics. Ils remportent une première victoire avec la condamnation de la ségrégation raciale dans les bus par la Cour suprême de l’Alabama, le 5 juin 1956.

La décision est confirmée le 5 décembre par la Cour Suprême des États-Unis. Le 20 décembre 1956, enfin assurés de leur victoire, les noirs de Montgomery mettent fin à 381 jours de boycott et remontent dans les bus. C’est le début d’une longue lutte non-violente pour l’intégration des noirs dans la société américaine.

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Non au racisme!!

Cher frère blanc

Quand je suis né, j’étais noir

Quand j’ai grandi, j’étais noir

Quand je suis au soleil, je suis noir

Quand j’ai peur je suis noir

Tandis que toi frère blanc,

Quand tu es né, tu étais rose

Quand tu as grandi, tu es blanc

Quand tu vas au soleil, tu es rouge

Quand tu as froid, tu es bleu

Quand tu es malade, tu es jaune

Et après cela, tu as le toupet de m’appeler

  HOMME DE COULEUR !!!!!!

« Je veux un ministère ….


…..de la re-migration » : Eric Zemmour annonce sa mesure choc s’il est élu

Invité dans le 19 :45 sur M6, ce lundi 21 mars 2022, Eric Zemmour a ajouté une nouvelle mesure à son programme : la création d’un ministère de la re-migration.

Ce lundi 21 mars 2022, Eric Zemmour était l’invité du 19 :45 sur M6. Interrogé sur le sujet principal de sa campagne présidentielle, l’immigration, le candidat, en couple avec Sarah Knafo, a annoncé une nouvelle mesure qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. « Ce que je veux, c’est renvoyer tous les gens dont on ne veut plus, je veux un ministère de la re-migration« , a-t-il déclaré, sur le plateau.

« Je veux un ministère de la re-migration »

Le président du  » parti  » Reconquête », a ensuite dévoilé les détails de ce projet déroutant, « je veux arrêter l’immigration illégale et l’immigration légale (…) Ce que je veux, c’est renvoyer tous les gens dont on ne veut plus, je veux un ministère de la re-migration et de l’expulsion des étrangers dont on ne veut plus », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter, « je rétablis le délit de clandestinité, j’expulse les délinquants, les criminels, j’expulse les fichés S ».



Je créerai le premier ministère de la remigration, chargé de l’expulsion des étrangers clandestins, délinquants et criminels étrangers et  » fichés S  » étrangers.

P.S : En France, une fiche S est une fiche signalétique du fichier des personnes recherchées. La lettre S est l’abréviation de  » sûreté de l’État  »

(Eric Zemmour (@ZemmourEric) 

Avant de poursuivre, « le ministère aura des moyens, il aura des charters. On fera des vols collectifs. Dès que je serai élu, j’irai au Maroc, au Maghreb pour voir avec les dirigeants comment on peut organiser cela » a-t-il déclaré. E.Zemour  a ensuite chiffré l’étendue de cette mesure, en concluant, « Emmanuel Macron a fait rentrer 2 millions d’étrangers indésirables et moi je veux en faire sortir un million ».

Des charters et des vols collectifs (vols aériens pour expulser les  » remigrés »)

Sur Twitter, de nombreux internautes sont  »montés au créneau » pour réagir à cette mesure choc, « ce type est un danger pour la république. Pire que JM Le Pen », « ah oui ça existait avant aussi. Gestapo de mémoire », « même les pires ordures identitaires n’étaient pas allées aussi loin à l’extrême droite », ( Je suis d’accord personnellement (Francis !) ……

…..a-t-on pu lire sur le réseau social de l’oiseau bleu.


Pour une réinsertion durable / créatrice

L’association BETHEL, fondée en 1976 par le Pasteur Alain Benoit, aide les jeunes toxicomanes et les alcooliques majeurs ainsi que à se libérer de la terrible emprise de la drogue et de l’alcool et à se réinsérer dans la vie active. (ainsi que pour les émigrés : s’intégrer)

P.S: Ce qu’il faut savoir sur cet ignoble (à mon avis) individu :

Né à Montreuil (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis) le 31 août 1958, Éric Justin Léon Zemmour est issu d’une famille française juive d’Algérie (Blida et Constantine) arrivée en métropole durant la guerre d’Algérie ; il se définit comme un Français d’origine berbère. Éric Zemmour est élevé dans la tradition juive et connaîtrait l’hébreu. =>Il devra faire partie des personnes renvoyées par charter hors de France ? !

Voltaire……


Tout le monde connait ce nom , cet homme : 

Voltaire
Voltaire ( image du net )

Comme étant :………..Mais…?!

Philosophe, auteur dramatique, poète, historien et polémiste hors pair, l’homme incarne « l’esprit français » de l’époque. Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, voit le jour le 21 novembre 1694, à Paris et décède le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.. Il est le dernier fils d’un notaire parisien. Le jeune garçon va au collège des Jésuites Louis-le-Grand et fait de brillantes études de rhétorique et philosophie. Il se destine à une carrière littéraire, contre la volonté de son père qui pense qu’il ne pourra pas vivre de ses écrits. Il fréquente les salons littéraires et la haute société parisienne. C’est en 1717 qu’il prend le nom de Voltaire, une anagramme de son nom : AROVET LJ (Le Jeune), le U et V, J et I se confondaient à cette époque. Son talent d’écriture lui permit de parcourir presque tous les genres : la comédie, la tragédie, le pamphlet, le journalisme, le conte philosophique (Candide ou Zadig), l’ouvrage historique, le discours, la critique littéraire…
Voltaire à la Bastille
   Accusé à tort d’avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d’Orléans, il est emprisonné à la Bastille en 1717. Il y reste onze mois et met à profit ce temps pour écrire sa première pièce, « Œdipe ». Cette dernière, jouée quelques mois après sa sortie de prison, rencontre un petit succès. En 1726, Voltaire est à nouveau envoyé à la Bastille suite à une altercation avec le Chevalier de Rohan. Il est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Il quitte la France et s’installe outre-Manche. Là-bas, il découvre les théories d’Isaac Newton et la philosophie de John Locke qui l’influencent fortement. Voltaire est marqué par la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais. Il forme le vœu de tout faire pour réformer la société française au niveau social et judiciaire. De retour à Paris en 1729, il fait jouer ses deux tragédies Brutus (1730) et Zaïre (1732), qui connaissent un grand succès.

  Les œuvres de Voltaire :
    À quarante ans, Voltaire connaît un prestige considérable, il est fortuné grâce à l’amitié de banquiers qui lui ont appris à investir et à spéculer. Cette assise financière lui permet de pouvoir quitter la France du jour au lendemain, au cas où ses écrits sont condamnés. Dans ceux-ci, Voltaire utilise l’humour et l’ironie pour dénoncer le pouvoir du roi, de l’Eglise et des juges et pour critiquer les abus sociaux. En 1734, il est contraint de quitter la capitale suite à la publication sans autorisation des « Lettres philosophiques ». Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale. Il se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. Leur liaison dure quinze années. Tout au long de sa vie, à cause de la censure, Voltaire publie des dizaines d’écrits de façon anonyme.

   Le philosophe s’intéresse aussi aux sciences. Il concourt pour un prix de l’Académie des sciences et, en 1738, s’emploie à vulgariser les « Éléments de la philosophie » de Newton. Voltaire, qui cherchait ardemment à entrer à l’Académie française, y est élu en 1746. Il quitte la demeure de Mme du Châtelet et retourne à Paris où il mène une vie de courtisan. Les intrigues de la Cour lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de « Zadig ». Mais son ironie mordante et son imprudence lui valent d’être disgracié. En 1750, Voltaire se rend à Berlin. Il y reste trois ans au cours desquels le roi Frédéric II lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et le philosophe sont restés célèbres. Une querelle avec Maupertuis (président de l’Académie de Berlin) le pousse à quitter la cour et à s’installer en Suisse avec sa maîtresse Mme Denis. Il est alors âgé de soixante ans. Il emménage en 1755 aux « Délices » à côté de Genève, et y invite ses amis (académiciens, savants, comédiens, ambassadeurs…).

 Candide de Voltaire
   Par sa riche correspondance (plus de 6 000 lettres), Voltaire continue d’être en relation avec de nombreuses personnes influentes en France et en Europe. Il a également de nombreux ennemis comme Jean-Jacques Rousseau. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ». Rééditée vingt fois du vivant de Voltaire, Candide est l’un des plus grands succès de la littérature française. Cette œuvre s’inscrit dans le mouvement littéraire et philosophique des Lumières, traitant des sujets tels que le bonheur, le fatalisme, la tolérance, la connaissance, la liberté. Voltaire use de beaucoup d’ironie dans cette œuvre, jusque dans son titre : il s’agit d’une prétendue traduction d’écrits du « docteur Ralph » qui n’est autre que Voltaire lui-même.
Voltaire au Panthéon
   Les combats de Voltaire contre les restrictions de la liberté individuelle lui confèrent une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778, le peuple de la capitale lui réserve un accueil chaleureux et le porte en triomphe pour aller assister à la sixième représentation de sa dernière pièce « Irène ». En avril de cette même année, il devient franc-maçon. Voltaire meurt le 30 mai 1778 à Paris. Le curé de Saint-Sulpice refusant de l’inhumer, il est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu. Ses cendres furent transférées au Panthéon le 11 juillet 1791, après une grande cérémonie sans la participation du clergé. Les œuvres de Voltaire dénoncent la guerre, l’intolérance religieuse, l’injustice politique et sociale qui régnaient au XVIIIe siècle. On sent y souffler le vent annonciateur de la Révolution française de 1789.

Voltaire : dates clés
   21 novembre 1694 : Naissance
François-Marie Arouet alias Voltaire est le dernier fils d’un notaire parisien. Après le collège des Jésuites Louis-le-Grand, il fait de brillantes études de rhétorique et de philosophie. Le jeune homme choisit rapidement à une carrière littéraire.
  16 mai 1717 : Voltaire embastillé
Francois-Marie Arouet, 23 ans, dont les écrits satiriques s’en prennent à la vie intime de Philippe d’Orléans, est envoyé à la Bastille pour outrage au Régent. Il y restera 11 mois. Il y entreprendra l’écriture de « Œdipe » et prendra le pseudonyme de Voltaire. A sa sortie le succès de sa tragédie marquera le début de sa reconnaissance littéraire.
   1726 : Deuxième séjour à la Bastille
Lors d’une dispute avec le chevalier de Rohan-Chabot, Voltaire a ce mot d’esprit :  » Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre « . Pour éviter un duel entre les deux hommes, la puissante famille du chevalier le fait emprisonner sur une lettre de cachet. Voltaire est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Outre-Manche, il découvre la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais et se fixe comme but de tout faire pour réformer de la société française au niveau social et judiciaire.
   1734 : Ses écrits provocateurs le poussent à fuir
Voltaire fait publier les « Lettres philosophiques » en 1734. Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale et est condamnée par la censure. Le philosophe s’enfuit de Paris et se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. A cause de cette censure, Voltaire publiera des dizaines d’écrits de façon anonyme.
  1747 : La vie de courtisan
Grâce à diverses amitiés, Voltaire est invité à Versailles. Il devient courtisan et découvre les intrigues de la Cour de Louis XV. Ces dernières lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de Zadig. Mais son ironie mordante lui vaudra d’être disgracié. Il lui faut alors trouver un autre protecteur.
   1750 : A la cour de Frédéric II
En 1750, Voltaire accepte l’invitation du roi de Prusse Frédéric II. Il reste trois ans à Berlin, durant lesquels le roi lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et l’homme de lettres sont restés célèbres. C’est à cette époque qu’il écrit « le Siècle de Louis XIV » (1752) et le conte philosophique « Micromégas ». Une querelle avec Maupertuis le contraint à quitter la cour et à s’installer en Suisse. Il est alors âgé de soixante ans. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ».
   9 mars 1765 : Réhabilitation de Jean Calas
   Trois ans exactement après son procès, la famille Calas, soutenue par Voltaire, obtient la réhabilitation de Jean. Soupçonné d’avoir tué son fils, le protestant Jean Calas avait été supplicié et mis à mort sur fond d’intolérance religieuse. Afin de parvenir à la révision du procès, Voltaire avait publié en 1763 l’ouvrage « Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas » tandis que la famille avait obtenu un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c’est-à-dire l’officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué.
   juillet 1766 : Le Chevalier de la Barre est exécuté
   Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le « Dictionnaire philosophique » de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du XVIIIème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793.
   1778 : A la veille de sa mort, Voltaire jouit d’une grande popularité
    Par ses combats contre toute restriction de la liberté individuelle, Voltaire a acquis une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778 et assiste à la représentation de sa dernière tragédie, « Irène », le peuple de la capitale l’acclame. Le grand défenseur de la tolérance et la justice s’éteint le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.
   11 juillet 1791 : Voltaire au Panthéon
    Treize ans après sa mort (30 mai 1778), la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon. Une foule immense accompagne le cortège composé d’acteurs, d’ouvriers, de membres de l’Assemblée nationale, de magistrats, etc. Le clergé ne participe pas à la cérémonie. Après avoir été exposé à la Bastille, symbole de la révolution survenue deux ans auparavant, le cercueil de Voltaire est conduit au Panthéon. L’épitaphe porte ces mots: « Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain, et lui apprit à être libre. »

   J’écrivais  » mais  » au début de ce billet  car , j’ai lu quelque chose qu’on peut pour le moins qualifié d’incompatible avec ce qu’on sait  » officiellement  » de lui : 

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  Peut -on être l’un des plus grands esprits de son temps et pourtant énoncer des  » certitudes  » racistes qui seraient inacceptable de no jours ?  Tout à fait , Voltaire ( si ce que j’ai lu est vrai ) en est la preuve : Cette  » lumière  » avait semble – t – il des  » zones d’ombre  » comme quand il écrit :  » Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres ,comme les Nègres le sont aux singes , et comme les singes le sont aux huîtres  » !!!!!! ( si c’est vrai ,  » on s’est bien gardé de nous l’enseigner en cours de français /philo !)

Recy Taylor……


Si vous avez regardé / lu jusqu’à la fin , vous avez constaté comme moi que tout ce que cette femme a obtenu par la justice , ce sont des excuses !

Qui était cette femme …..

Recy Corbitt ( son nom de jeune fille ) est née le 31 décembre 1919 dans les zones rurales de l’Alabama, où sa famille était ouvrier agricole / métayer . . À 17 ans, sa mère est morte et elle s’est souciée de ses six frères et sœurs. Elle a continué à travailler dans  » le métayer  » et à l’âge de 24 ans en 1944, elle avait épousé Willie Guy Taylor et ils avaient une jeune fille, Joyce Lee. Le 3 Septembre 1944, avec son ami Fannie Daniel et le fils adolescent de cette dernière , Joyce Lee rentrait de l’église quand un voiture arriva derrière eux  Dans la voiture se trouvaient  le soldat Herbert Lovett

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H.Lovett ? ( photo du net )

de l’armée américaine et six autres hommes, tous armés. Lovett accusa la jeune fille d’avoir coupé la route à l’auto , ce qui était faux .  Les sept hommes ont forcé Taylor à entrer dans la voiture sous la menace d’une arme à feu et l’ont conduite jusqu’à une parcelle d’arbres sur le bord de la route. Ils l’ont forcée à enlever ses vêtements en disant :  » Enlève ces chiffons, ou je te tue et je te laisse ici dans les bois.  » .Après avoir été déshabillée de force, Taylor l’ a supplié de la laisser retourner à la maison de sa famille . Les agresseurs ont ignoré ses demandes ,ont tous enlevé leurs vêtements, et regardé Lovett ordonner Taylor de s’allonger lui disant  » d’agir comme vous le faites avec votre mari ou je vais vous trancher la gorge. » Elle a été violée par six des hommes, y compris Lovett. L’enlèvement de Taylor a été signalé immédiatement à la police par Fanny Daniel qui a identifié la voiture comme appartenant à Hugo Wilson, qui a admis avoir ramassé Taylor et, a dit,  »l’avoir la portée sur place  » et a mis le viol  » sur le dos » des six autres hommes..

Trois témoins oculaires ont identifié Wilson comme étant le conducteur de la voiture, la police n’a fait appel à aucun des hommes que Wilson a désignés comme agresseurs, et Wilson a reçu une amende de 250 $ (l’équivalent de 3 630 $ en 2019) ! La communauté noire d’Abbeville a été outrée par les actions prises par la police, et l’événement a été rapporté à la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) à Montgomery ( Alabama ).  La NAACP a envoyé leur meilleur investigateur et activiste contre des agression sexuelles sur des femmes noires : Rosa Parks

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(Rosa Parks à l’époque )

 Au début du mois d’octobre, le  » Chicago Defender  » ,   qui avait un public national afro-américain, publia un article en première page intitulé  » Victim of White Alabama Rapists  », qui décrit Taylor et l’affaire..

Premier grand jury: Parks a ramené l’affaire à Montgomery où elle a commencé à former un soutien pour Taylor avec l’aide de E.D Nixon  , Rufas A. Lewis, et E.G. Jackson, tous des hommes influents dans la communauté de Montgomery. Parks et ses alliés ont formé le » Comité de l’Alabama pour l’égalité de la justice  pour Taylor,  » avec le soutien des syndicats nationaux, des organisations afro-américaines et des groupes de femmes  ». Le groupe a recruté des partisans dans tout le pays et, au printemps de 1945, ils avaient organisé ce que le  » Chicago Defender  »  appelait la  » campagne la plus forte pour une justice égale  en une décennie  » ……….. L’audience du grand jury eut lieu du 3 au 4 octobre 1944, avec un jury tout blanc et exclusivement masculin !!

Cependant, aucun des assaillants n’avait été arrêté, ce qui impliquait que les seuls témoins étaient les amis et la famille noirs de Taylor. La famille de Taylor n’a pas pu identifier les noms des agresseurs, et comme le shérif Gamble  n’a jamais organisé  » file d’alignation  » ( alignement des suspects pour identification ) de la police, Taylor n’a pas pu identifier ses agresseurs au tribunal .  Après cinq minutes de délibérations, le jury a rejeté l’affaire. La seule façon de le ré-ouvrir serait par un acte d’accusation d’un second grand jury.

Intimidation violente : Dans les mois qui ont suivi le procès, Taylor a reçu de nombreuses menaces de  mort, et sa maison a été bombardée . Taylor, avec son mari et son enfant, a emménagé dans la maison familiale, où son père et ses frères et sœurs aideraient à protéger Taylor contre d’autres menaces de mort. Toute sa famille avait peur de sortir après la tombée de la nuit, et Taylor ne sortait même pas pendant la journée. Elle craignait non seulement les menaces des justiciers en colère  » de la ville, mais aussi les menaces de ses agresseurs la nuit de l’assaut. Benny Corbitt a pris garde dans un arbre tous les soirs avec une arme gardant Taylor et sa famille jusqu’à l’aube. Taylor et sa famille ont supposé qu’ils vivrait le reste de leur vie dans la peur. Mais , parler de  » viol brutal et d’audition bidon  » a résonné à travers les chapitres de la NAACP dans tout le sud et au sein des communautés noires. Ces organisations et d’autres se sont réunies pour défendre Taylor et exiger des sanctions pour ses agresseurs ainsi que pour la sécurité de Taylor

Activisme pour la justice : Les militants se sont réunis au Temple maçonnique nègre de Birmingham où maçonnique et les membres de la NAACP Montgomery et Birmingham, les rédacteurs en chef et les journalistes de l’Alabama Tribune et Birmingham World, plus les membres du  » Southern Negro Youth Congress  » , ont , entre autres ,coordonné les efforts pour rendre justice pour Recy Taylor .….Rosa Parks et d’autres activistes principalement féminines ont contribué à répandre l’histoire de Recy Taylor tout le chemin jusqu’ à la côte ,à Harlem , New York  Plusieurs histoires de l’agression l’assaut de Taylor ont été imprimées dans le Courier de Pittsburgh faisant : Le  » viol de Recy Taylor une injustice méridionale  » qui  » a immédiatement suscité l’intérêt national.  » . Cela conduisit à une publication dans le New York Daily News   intitulé  » Alabama Authorities Ignore White Gang’s Rape of Negro Mother  » et a attaqué la ségrégation durable et la défense de la féminité blanche ainsi que la  » manipulation du viol interracial pour justifier la violence contre les hommes noirs  »  Après diverses autres publications de journal et la connaissance répandue de l’attaque, les activistes noirs ont commencé à écrire au gouverneur de l’Alabama, Chauncey Sparks

Résultat d’images pour Chauncey Sparks

..Sparks qui avait promis pendant sa campagne électorale de  » garder le nez du gouvernement fédéral hors des affaires de l’Alabama  », ainsi après de nombreuses attaques, y compris des comparaisons de la police du comté d’Henry aux nazis  »le gouverneur Sparks accepta à contrecœur d’ouvrir une enquête.

Rosa Parks, dans son travail instrumental pour rendre justice à Taylor, a dirigé la création du  » Comité pour l’égalité de la justice pour Mme Recy Taylor  » ( CERJRT ). Il a rapidement recueilli le soutien national, avec des sections locales qui ont vu le jour à travers les États-Unis. Le groupe avait un nombre illustre de membres; des sommités , Le groupe  » illustre  » a attiré l’attention du FBI qui  a voulu fait valoir que le groupe était tout simplement une couverture pour le Parti communiste !

Enquête : Après que le gouverneur Sparks eut ouvert une enquête, le shérif Gamble a de nouveau été interrogé sur les mesures prises pour assurer la justice au nom de Taylor. Gamble a faussement affirmé qu’il avait ouvert sa propre enquête immédiatement après l’attaque. Il a également affirmé qu’il avait arrêté tous les hommes impliqués dans le viol deux jours après l’agression, et qu’il avait placé Hugo Wilson, l’homme identifié comme étant le propriétaire de la voiture, en vertu d’une caution de 500 $. Il a également accusé Taylor d’être  » rien d’autre qu’une pute autour d’Abbeville  » !!! et qu’elle avait été  » traitée pendant un certain temps par l’agent de santé du comté d’Henry pour une maladie vénérienne  ». Plus tard, d’autres hommes blancs d’Abbeville ont identifié Taylor comme une  » femme honnête et respectable qui respectait les mœurs raciales et sexuelles de la ville  » . Des policier ,investigateurs ont  » interviewé  » les violeurs, et quatre des sept hommes Qui auraient  » admis avoir eu des rapports sexuels avec Taylor, mais ont soutenu qu’elle était essentiellement une prostituée et participante consentante.  »

Certains d’entre eux ont nié savoir quoi que ce soit au sujet de l’attaque. Cependant, l’un des agresseurs, Joe Culpepper, a admis que lui et les autres violeurs étaient à la recherche d’une femme la nuit de l’attaque, que Lovett est sorti de la voiture avec une arme à feu et a parlé à Taylor, que Taylor a été forcé dans la voiture et plus tard forcé de sortir de la voiture et fait se déshabiller sous la menace d’une arme à feu, a été violée et plus tard les yeux bandés et laissé sur le bord de la route. Le récit de Culpepper de l’histoire correspondait au récit original de Taylor. Cependant, même avec ces informations, y compris plusieurs des témoignages présumés agresseurs, le procureur général n’a pas réussi à convaincre les jurés du comté d’Henry qu’il y avait suffisamment de preuves pour inculper les sept suspects quand il a présenté le cas de Taylor le 14 Février 1945 , le second jury composé d’hommes blancs a refusé d’émettre des actes d’accusation

La communauté noire a été choquée par le deuxième rejet de l’affaire Taylor. La couverture médiatique de la deuxième audience était plus hostile à Taylor en se fondant sur les fausses allégations selon qui elle était une prostituée. Le procureur général adjoint a déclaré que :  » Cette affaire a été présentée à deux grands jurys du comté d’Henry et les deux grands jurys n’ont pas jugé bon de trouver un acte d’accusation  », affirmant qu’aucun fait ou circonstances liés à cette affaire n’a été supprimé  » Malgré l’issu l’affaire a été considérée comme une victoire majeure pour la formation du mouvement des droits civiques en raison de la mobilisation réussie des militants à travers le pays :  » L’affaire Recy Taylor a réuni les éléments constitutifs du boycott des autobus de Montgomery dix ans plus tôt  »

Taylor a vécu à Abbeville avec sa famille pendant deux décennies après l’attaque. Elle a dit qu’au cours de ces années, elle vivait  » dans la peur, et beaucoup de Blancs dans la ville ont continué à la traiter mal, même après le départ de ses agresseurs.  » Elle a finalement déménagé en Floride où elle a travaillé la cueillette des oranges. Plus tard, elle s’est séparée de son mari. Leur seul enfant est mort dans un accident de voiture en 1967. Taylor a vécu pendant de nombreuses années à Winter Haven en Floride jusqu’à ce que sa famille la ramène à Abbeville, en raison d’un manque de santé. 

La publication du livre de Danielle L. McGuire At the Dark End of the Street: Black Women, en 2011 a donné lieu à des excuses officielles de la législature de L’Alabama à Taylor au nom de l’État  » pour son incapacité à poursuivre ses agresseurs » !!!! Une résolution commune a été adoptée par la législature de l’Alabama le 21 avril 2011, déclarant :

 » QU’IL SOIT RÉSOLU PAR LA LÉGISLATURE DE L’ALABAMA, LES DEUX CHAMBRES DE CELUI-CI CONCURRING, Que nous reconnaissons l’absence de poursuites pour les crimes commis contre Recy Taylor par le gouvernement de l’État de l’Alabama, que nous déclarons un tel défaut d’agir a été, et est, moralement odieux et répugnant, et que nous exprimons par la présente de profonds regrets pour le rôle joué par le gouvernement de l’État de l’Alabama dans le non-poursuite des crimes.

QU’IL SOIT ENCORE RÉSOLU, Que nous exprimions nos plus sincères condoléances et nos regrets solennels à Recy Taylor et à sa famille et à ses amis

En 2018,0prah Winfrey , a parlé de Taylor en disant:  » Ils ont menacé de la tuer si jamais elle a dit à quelqu’un … Recy Taylor est morte il y a 10 jours… pendant trop longtemps, les femmes n’ont pas été entendues ou crues si elles osaient dire leur vérité à la puissance de ces hommes … Et j’espère juste que Recy Taylor est morte en sachant que sa vérité  va jouer un rôle important  » en discutant du contexte historique, Danielle McGuire, a noté:  » Des décennies avant le mouvement des femmes, des décennies avant qu’il y ait des paroles ou quelqu’un qui dit  » moi aussi  », Recy Taylor a témoigné au sujet de son agression à des gens qui auraient très facilement pu la tuer -, qui ont essayé de la tuer. En décrivant Taylor plus tard dans sa vie, McGuire a dit :  » Elle était drôle, pleine d’esprit. C’était une pasteur d’église. Elle adorait aller à l’église, elle aimait chanter. Elle était très accueillante …  »

Taylor est morte dans son sommeil dans une maison de retraite à l’âge de 97 ans à Abbeville, Alabama, le 28 décembre 2017, trois jours seulement avant son 98e anniversaire. Elle a été enterrée à côté de la tombe de sa fille à l’église baptiste New Mount Zion

Comme chacun sait, je suis  » anti militariste  » mais….


…. J’ai lu quelque chose qui m’ a  » interpellé  » : Le 369 ème régiment d’infanterie de l’armée U.S , rebaptisé 15 ème régiment de la Garde Nationale de New York en 1918 , est ( était ) ,une unité militaire hors du commun … » Confié  » à l’armée française en 1917 par un état – major américain qui doutait de ses capacités , ce régiment se distingua pourtant par son courage . Les Allemands , qui les craignaient particulièrement , les surnommèrent ( parait -il ) :  » Harlem Hellfigters  » ( les combattants de l’enfer de Harlem  » ) . Dans les rangs de l’armée française , en plus de leur ardeur au combat , on appréciait les reprises  » jazzy  » de la Marseillaise que certains des Harlem Hellfighters regroupés en orchestre , proposaient lors des défilés !

Pourtant, les combattants survivants de cette unité ne furent pas autorisés par le gouvernement français à défiler à Paris avec le reste des troupes à la fin de la guerre !

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Ces soldats noirs sont moins bien entraînés, habillés et nourris que leurs homologues blancs. L’administration du Président des U.S.A Woodrow Wilson

Résultat d’images pour président des u.s.a woodrow wilson

 étant réticente à les enrôler dans l’armée et ne leur montrant aucune estime, ils sont à leur arrivée en janvier 1918, relégués à des tâches de soutien (travaux de manutention ou de ravitaillement). Le général John Pershing

Résultat d’images pour John Pershing

, commandant en chef des forces américaines, envoie même une note secrète aux militaires français intitulée   » Secret Information Concerning Black American Troops  » dans laquelle il évoque le ‘‘ manque de conscience civique et professionnelle  » des soldats noirs, qui constituerait une  » menace constante pour les Américains  ».!!

Cependant ,après la guerre, le gouvernement français décerne au régiment la Croix de guerre décorée d’une étoile d’argent pour la prise de Séchault ( petite commune dans les Ardennes ). Ce sont les premiers Américains à avoir été ainsi décorés de la Croix de guerre française. 171 d’entre eux reçoivent également des distinctions à titre individuel.
Image illustrative de l’article 369e régiment d'infanterie (États-Unis)
 » Harlem Hellfighters  » en 1919.
Le 369e régiment d’infanterie défilant à New York en février 1919.
( intéressant , à mon avis )

.…..je suis anti militariste, mais aussi contre le racisme !

Photos rares historiques….


Le premier rassemblement à Woodstock, 1969

woodstock 69

La conduite à droite en Suède, 1967
3 septembre 1967, Suède – première matinée ou le trafic routier est passé de la conduite sur le côté gauche de la route vers la droite.!!!!!

conduite à droiteprisonnier guerre

Horace Greasley, prisonnier de guerre
Le prisonnier de guerre Horace Greasley regarde Heinrich Himmler lors d’une inspection du camp dans lequel il est emprisonné. Greasley a tenté de s’évader plus de 200 fois.

 

Peindre la tour Eiffel, 1932
Des peintres en train de badigeonner la tour Eiffel en 1932. La tour a été repeinte 18 fois depuis sa construction, pour une moyenne d’une fois tous les sept ans. 60 tonnes de peinture sont nécessaires pour faire le travail, ce qui représente environ une année de travail pour 25 peintres.

Tour effeil peinte en 1939

 

Avoir des chaussures neuves en 1946
   Dans l’Europe ravagée d’après guerre, avoir une paire de chaussures neuves était l’équivalent de gagner au Loto aujourd’hui. Cet enfant est un orphelin autricien de 6 ans nommé Werfel qui semble donc n’avoir connu que six années de violences et de guerre. Le cadeau surprise était un don de la Croix Rouge de la Jeunesse Américaine.

chaussures

Dali

excentricité !

  L’incroyable histoire derrière la photographie iconique, prise lors de la libération d’un train de la mort au cœur de l’Allemagne nazie, donné vie par le professeur d’histoire qui a réuni des centaines de survivants de l’Holocauste de ce train et leurs enfants avec les vrais soldats américains qui les ont sauvés !

train mort elbe

 

  Les athlètes afro-américains Tommie Smith et John Carlos lèvent leurs poings en geste de solidarité lors des jeux olympiques de 1968. Le médaillé d’argent australien Peter Norman portait un badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme en soutien de leur protestation.  (Suite à leur geste, les deux Américains furent expulsés des jeux.!)

jo 1968

Kathrine Switzer, la marathonnienne, 1967
Un organisateur du marathon de Boston tente de stopper Kathrine Switzer, première femme à avoir terminé cette course alors qu’elle n’y était pas autorisée.

marathon-kathrine-switzer

 Charlie Chaplin et Helen Keller, 1919
Voici Helen Keller, célèbre militante pour les sourds et les aveugles, en visite sur le tournage du film Une idylle aux champs, où elle lit sur les lèvres de Charlie Chaplin en lui touchant la bouche. Elle l’a même trouvé qu’il était drôle !

 

charlie-chaplin

 Dorothy Counts
La première afro-américaine à intégrer un lycée réservée aux personnes blanches, elle subira le harcèlement et le rejet des autres étudiants dès le 1er jour. Cette photo a été prise par Douglas Martin en 1957

çà s’est passé …..


Long , trop long ? ce billet ………….

Il y a environ 51 ans :

   Le 4 avril 1968 : Martin Luther King était assassiné  !

   Cinq ans avant , il avait prononcé son fameux discours  » I have a dream  » à Washington devant environ 250000 américains ….

    Ce jour là , le leader noir , prix Nobel de la paix , fut assassiné par balles à Memphis ( Tennessee ) , alors qu’il parlait avec des amis sur le balcon de sa chambre d’hôtel . Son meurtrier , James Earl Ray ( je crois) , un ségrégationniste blanc , fut arrêté quelques semaines plus tard en Angleterre ……..

 

L’intégralité du discours en français:

« Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

   Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

   Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

  C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

   Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

   Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu. Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

   1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

   Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

   Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

   Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

   Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

    Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

    Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

  Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

   Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

  Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

   Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

  Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

   Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

   Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

   Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

   Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

  Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

  Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !
Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !

  Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual :Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”. »

 

Ceci n’est pas une pub pour la marque  » Vanish  » loin de là !


   Oui, nous sommes en 2018, et il existe encore des gens qui commettent des actes gratuits envers des gens de couleur ou de religion différente. En Angleterre, cette vidéo a suscité l’indignation et la colère chez les musulmans. On y voit un homme qui se filme. Il tient une bouteille en spray de détachant de la marque Vanish. En arrière plan, on voit une femme voilée. Ce que va faire l’homme ensuite m’ a dégoûté …A vous de  » voir » 

Une femme voilée se fait asperger de détachant

Ainsi, comme on peut le voir dans la vidéo en haut de l’article, l’homme tient la bouteille et dit : « j’espère que ce truc fonctionne vraiment« . En France, le slogan de la marque Vanish est « pour que les tâches s’évanouissent« . Il se dirige alors vers une femme voilée qui faisait tranquillement ses courses sans rien demander à personne. Ainsi, l‘homme va jusqu’au bout de son acte et asperge le dos de la femme voilée. Et il en est fier, visiblement : « ah non, ça ne marche pas« , affirme-t-il alors.

 

Un acte raciste en Angleterre

L’homme a tout de suite posté la vidéo de son oeuvre sur les réseaux sociaux. Beaucoup se sont indignés par son acte gratuit, bête et totalement raciste. Ainsi, on peut lire : « tu n’as pas honte ? Tu es fier de toi ? Tu ne pouvais pas la laisser tranquille ? Elle t’as fait quoi de mal ? » ou encore : « J’ai honte d’être anglais comme toi…Comment tu peux faire ça ! Il est temps de grandir ! Abruti ! » Malheureusement, certains tolèrent cet acte raciste, et voient en ce geste une franche rigolade : « énorme ! Mais vu que t’as fais ça sur une arabe, tu es accusé de racisme ! On ne peut plus rigoler ! » Bah voyons… ……….

 

 

Tout n’est pas toujours …


  Blanc ou noir , bien ou mal ,

L.F Céline

Je présume que beaucoup parmi mes lecteurs savent qui est cet homme ? 

Il a écrit ( entre autre ) : “Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison.”

 » L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches.”

“Ne croyez donc jamais d’emblée au malheur des hommes. Demandez-leur seulement s’ils peuvent dormir encore ? … Si oui, tout va bien. Ca suffit.”

“Ce qu’il y a de plus subtil dans l’homme, c’est la sexualité.”

“Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l’indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes la guerre venue.”

« La Volga a rien inventé, Buchenwald non plus, la Muraille de Chine non plus, ni Nasser, ni les Pyramides, ni les solides coups de pied aux culs !… il faut que ça avance et c’est tout !… et en cadence ! et tous Ho ! Hisse ! »

« Il faudra endormir pour de vrai un soir, les gens heureux, pendant qu’ils dormiront, je vous le dis et en finir avec eux et leur bonheur une fois pour toutes. »

Et encore ces citations sont les moins  » haineuses  » les moins anti-sémites «  ….

Comme :

  « Pleurer, c’est le triomphe des Juifs ! Réussit admirablement ! Le monde à nous par les larmes ! 20 millions de martyrs bien entraînés c’est une force ! Les persécutés surgissent, hâves, blêmis, de la nuit des temps, des siècles de torture… »

« Pour devenir collaborationniste, j’ai pas attendu que la Kommandantur pavoise au Crillon… On n’y pense pas assez à cette protection de la race blanche. C’est maintenant qu’il faut agir, parce que demain il sera trop tard. […] Doriot s’est comporté comme il l’a toujours fait. C’est un homme… il faut travailler, militer avec Doriot. […] Cette légion (la L.V.F.) si calomniée, si critiquée, c’est la preuve de la vie. […] Moi, je vous le dis, la Légion, c’est très bien, c’est tout ce qu’il y a de bien>>

« C’est la présence des Allemands qu’est insupportable. Ils sont bien polis, bien convenables. Ils se tiennent comme des boys scouts. Pourtant on peut pas les piffer… Pourquoi je vous demande ? Ils ont humilié personne… Ils ont repoussé l’armée française qui ne demandait qu’à foutre le camp. Ah, si c’était une armée juive alors comment on l’adulerait ! »

« Je veux les [les Juifs] égorger […] Lorsque Hitler a décidé de « purifier » Moabit à Berlin (leur quartier de la Villette), il fit surgir à l’improviste dans les réunions habituelles, dans les bistrots, des équipes de mitrailleuses et par salves, indistinctement, tuer tous les occupants ! […] Voilà la bonne méthode. »

 

Cependant, à ma surprise , j’ai lu qu’il a aussi  écrit  : 

 » Si les hommes sont méchants , c’est peut-être juste parce qu’ils souffrent , mais le temps est long entre le moment où ils arrêtent de souffrir et celui où ils deviennent un peu meilleurs  »   !!!!

 

  J’oubliais : Il s’agit bien sur de Louis Ferdinand Céline …..