çà s’est passé le 12 mars 1930


( Peut-être long , mais bon pour moi !)

Il y a donc environ 87ans :

Le 12 mars 1930, Mohadas Karamchand Ghandi entamait  une « marche du sel ». C’est la première application concrète de sa doctrine de la non-violence .

  Dans les années précédentes, le Mahatma a multiplié les manifestations non-violentes et les grèves de la faim en vue d’obtenir pour l’empire des Indes un statut d’autonomie analogue à celui dont bénéficient les colonies à population européenne telles que le Canada ou l’Australie.

  Faute de résultat, certains membres de son parti, le parti du Congrès, s’impatientent et menacent à l’inverse de Gandhi , de déclencher une guerre en faveur de l’indépendance.

   Gandhi, pour ne pas être débordé, avertit le vice-roi des Indes que sa prochaine campagne de désobéissance civile aura pour objectif l’indépendance. C’est ainsi qu’il quitte son ashram (monastère) des environs d’Ahmedabad, au nord-ouest du pays, accompagné de quelques dizaines de disciples et d’une meute de journalistes.

  À sa sortie de l’ashram et tout le long du parcours, des foules de pèlerins lui font une double haie d’honneur et tapissent le sol de pétales de fleurs. Un certain nombre se joignent au cortège.

Pratiquement le monde entier a les yeux fixés sur Gandhi…mais on ignore encore l’objectif précis de cette « marche des martyrs »

On peut dire que l’objectif symbolique de cette marche était ……une poignée de sel !

  Après un parcours à pied de 300 kilomètres, le cortège arrive le 6 avril à Jalalpur, au bord de l’océan Indien.

  Gandhi s’avance alors dans l’eau et recueille dans ses mains un peu de… sel. Par ce geste dérisoire mais hautement symbolique, il encourage ses compatriotes à violer le monopole d’État sur la distribution du sel.

   Ce monopole oblige tous les consommateurs indiens, y compris les plus pauvres, à payer un impôt sur le sel et leur interdit d’en récolter eux-mêmes. ( Ceci ressemble à  l’impôt de la gabelle sous l’Ancien Régime, en France.)

Sur la plage, la foule, grossie de plusieurs milliers de sympathisants, imite le Mahatma et remplit des récipients d’eau salée. L’exemple se répand dans tout le pays… À Karachi comme à Bombay, les Indiens font évaporer l’eau et collectent le sel au vu des Anglais. Ces derniers jettent alors plus de 60 000 contrevenants en prison.

    Les Indiens, fidèles aux recommandations pacifistes de Gandhi, se gardent de résister. Le Mahatma lui-même est arrêté le 4 mai 1930. Ironique, il lance à ses geôliers : « Je vais enfin pouvoir dormir ! » Au bout de neuf mois de ce  » repos forcé » , le vice-roi reconnaît son impuissance à imposer la loi britannique. Il libère tous les prisonniers, y compris le Mahatma, et accorde enfin aux Indiens le droit de collecter eux-mêmes le sel.

Ce fut donc une marche vers l’indépendance :

Fortement  attaché aux Indes britanniques de sa jeunesse, Winston Churchill, Churchillalors dans l’opposition parlementaire, ironise sur le « fakir séditieux qui grimpe à moitié nu les marches du palais du vice-roi ». ( plutôt mal inspirée la  » boutade  » de Churchill )

   Le Premier ministre travailliste Ramsay MacDonald,  ( plus perspicace ) , ouvre dès le 13 novembre 1930 à Londres, sous l’égide du roi George V, une première table ronde destinée à débattre d’une hypothétique indépendance de l’Inde.

   En prison comme la plupart des chefs hindous du Congrès, le Mahatma n’y assistera  pas mais il sera convié, l’année suivante, à une deuxième table ronde. Il y fut reçu en triomphe à Londres par les libéraux britanniques qui se résignent à une prochaine indépendance de l’Inde. Cependant, celle-ci sera retardée par la Seconde Guerre mondiale et les dissensions entre hindous et musulmans.

   Le 15 août 1947, l’Empire des Indes devient enfin indépendant mais au prix d’une sauvage guerre religieuse et d’une scission entre Inde et Pakistan. Gandhi y perd la vie.

  La « marche du sel » apparaît aux Indiens comme l’équivalent de la « Tea Party » ?  de Boston qui a conduit à l’indépendance des États-Unis.

Marseillaise de……


La Marseillaise de la Paix

De l’universelle patrie

Puisse venir le jour rêvé !

De la paix, de la paix chérie

Le rameau sauveur est levé (bis).

On entendra vers les frontières,

Les peuples se tenant les bras,

Crier : il n’est plus de soldats !

Soyons unis, nous sommes frères !

Refrain

Plus d’armes citoyens !

Rompez vos bataillons !

Chantez, chantons !

Et que la paix féconde nos sillons !

Quoi ! D’éternelles représailles,

Tiendraient en suspens notre sort !

Quoi ! Toujours d’horribles batailles

Le pillage, le feu, la mort (bis).

C’est trop de siècles de souffrance,

De haine et de sang répandu !

Humains, quand nous l’aurons voulu

Sonnera notre délivrance !

Plus de fusils, plus de cartouches,

Engins maudits et destructeurs !

Plus de cris, plus de chants farouches

Outrageants et provocateurs (bis).

Pour les penseurs quelle victoire !

De montrer à l’humanité,

De la guerre l’atrocité,

Sous l’éclat d’une fausse gloire !

Debout ! Pacifiques cohortes !

Hommes des champs et des cités,

Avec transport, ouvrez vos portes

Aux trésors, fruits des libertés (bis).

Que le fer déchire la terre,

Et pour ce combat tout d’amour,

En nobles outils de labour

Reforgeons les armes de guerre.

En trait de feu par vous lancée,

Artistes, poètes, savants,

Répandez partout la pensée.

L’avenir vous voit triomphants (bis).

Allez, brisez le vieux servage,

Inspirez-nous l’effort vainqueur

Pour la conquête du bonheur,

Ce sont les lauriers de notre âge.

Rélexions sur le pacifisme….


images  Ce sont des barbares sédentaires qui, du fond de leur cabinet, ordonnent, dans le temps de leur digestion, le massacre d’un million d’hommes, et qui en font remercier Dieu solennellement. ( Voltaire.)

   Ces multitudes (les soldats) s’acharnent les unes contre les autres, non seulement sans avoir aucun intérêt au procès, mais sans savoir même de quoi il s’agit. ( Voltaire.)

 La religion artificielle encourage à toutes les cruautés que l’on exerce de compagnie. (Voltaire.)

 Ces multitudes armées s’acharnent les unes contre les autres, non seulement sans avoir aucun intérêt au procès, mais sans savoir même de quoi il s’agit. (Voltaire.)

 Les conducteurs de nations sont d’horribles criminels, car ils font égorger une foule prodigieuse de leurs semblables pour de vils intérêts qu’il vaudrait mieux abandonner. (Voltaire.)

 Regardez ces bras, ces jambes, ces cervelles sanglantes et tous ces membres épars; c’est le fruit d’une querelle entre deux ministres ignorants. ( Voltaire.)

 Tant que le caprice de quelques hommes fera loyalement égorger des milliers de nos frères, la partie du genre humain consacrée à l’héroïsme (soldats professionnels) sera ce qu’il y a de plus affreux: dans la nature entière. ( Voltaire.)

 On voit à la fois cinq ou six puissances belligérantes, tantôt deux contre quatre, tantôt une contre cinq, se détestant toutes également les unes les autres, s’unissant et s’attaquant tour à tour; toutes d’accord en un seul point, celui de faire tout le mal possible. ( Voltaire.)

 Qu’importe que la vérité nous vienne de Bretagne ou de Provence, ou de Cambridge? C’est être bon citoyen que de la chercher partout où elle est. ( Voltaire)

 

Anti militariste , pacifiste , mais…..


Ne serait ce que pour marquer ce jour en souhaitant que jamais çà ne recommence …

Quand au bout d´huit jours, le r´pos terminé,
On va r´prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c´est bien fini, on en a assez,
Personn´ ne veut plus marcher,
Et le coeur bien gros, comm´ dans un sanglot
On dit adieu aux civ´lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s´en va là haut en baissant la tête.

(Refrain)
Adieu la vie, adieu l´amour,
Adieu toutes les femmes.
C´est bien fini, c´est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C´est à Craonne, sur le plateau,
Qu´on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C´est nous les sacrifiés!

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l´espérance
Que ce soir viendra la r´lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu´un qui s´avance,
C´est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l´ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

(Refrain)
Adieu la vie, adieu l´amour,
Adieu toutes les femmes.

 

C´est bien fini, c´est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C´est à Craonne, sur le plateau,
Qu´on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C´est nous les sacrifiés!

C´est malheureux d´voir sur les grands boul´vards
Tous ces gros qui font leur foire;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c´est pas la mêm´ chose.
Au lieu de s´cacher, tous ces embusqués,
F´raient mieux d´monter aux tranchées
Pour défendr´ leurs biens, car nous n´avons rien,
Nous autr´s, les pauvr´s purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr´ les biens de ces messieurs-là.

(Refrain)
Adieu la vie, adieu l´amour,
Adieu toutes les femmes.
C´est bien fini, c´est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C´est à Craonne, sur le plateau,
Qu´on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C´est nous les sacrifiés!

Ceux qu´ont l´pognon, ceux-là r´viendront,
Car c´est pour eux qu´on crève.
Mais c´est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s´ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l´plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau!

Texte de Mr Brel (pas trouvé la vidéo )


 

Mon ami, qui croit que tout doit changer
Crois-tu le droit d’aller tuer les bourgeois
Si tu crois encore qu’il nous faut descendre
Dans le creux des rues pour monter au pouvoir
Si tu crois encore au rêve du grand soir
Et que nos ennemis, il faut aller les pendre

 

Dis-le toi désormais
Même s’il est sincère
Aucun rêve jamais
Ne mérite une guerre
On a détruit la Bastille
Et ça n’a rien arrangé
On a détruit la Bastille
Quand il fallait nous aimer

 

Mon ami, qui croit, que rien ne doit changer
Te crois-tu le droit de vivre et de penser en bourgeois
Si tu crois encore qu’il nous faut défendre
Un bonheur acquis au prix d’autres bonheurs
Si tu crois encore que c’est parce qu’ils ont tort
Que les gens te saluent plutôt que de te pendre

 

Dis-le toi désormais
Même s’il est sincère
Aucun rêve jamais
Ne mérite une guerre
On a détruit la Bastille
Et ça n’a rien arrangé
On a détruit la Bastille
Quand il fallait nous aimer

Mon ami, je crois que tout peut s’arranger
Sans cris sans effroi même sans insulter les bourgeois
L’avenir dépend des révolutionnaires
Mais se moque bien des petits révoltés
L’avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre
Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner

Hâtons-nous d’espérer
Marchons aux lendemains
Tendons une main
Qui ne soit pas fermée
On a détruit la Bastille
Et ça n’a rien arrangé
On a détruit la Bastille
Ne pourrait-on pas s’aimer

Jacques Brel – La Bastille (HD) Officiel… par elverrecords

Mon p’tit Gars


Les paroles : (mieux sans la musique à mon avis )
Parole de Mon P’tit Gars:
J’ai pas vraiment le temps de jouer à la poupée
Alors mon enfant ne m’en veux pas
Je rattraperai ce temps-là je te promet
Mais en attendant ouvres le tiroir du bas
Tu y trouveras au fond bien caché
Quelques-uns de mes vieux soldats
Mais attention tu n’as pas le droit de les casser!
Ces soldats veillent sur toi

Et je te vois
Comme un grand guerrier qui ne tire pas
De peur de blesser
Et je te vois
Comme un grand guerrier qui rit aux éclats
Devant toute une armée

J’ai pas vraiment le temps de corriger tes cahiers
Mais mon enfant ne t’en fais pas
Si ce n’est pas parfait je serai la pour gommer
Mais en attendant lis cette histoire-là
Tu découvrira la vie du Petit Poucet
Qui a peur de ce perdre dans ces bras
Mais pour toi pas la peine de semer
Je l’ai déjà fait,c’est comme ça

Et je te vois
Comme un grand guerrier qui ne tire pas
De peur de blesser
Et je te vois
Comme un grand guerrier qui rit aux éclats
Devant toute une armée

Pour demain je souhaiterai qu’une chose
Que tu laisse tomber les soldats
Finalement pas grand chose
Que tu restes un bon petit gars!

Et je te vois
Comme un grand guerrier qui ne tire pas
De peur de blesser
Et je te vois
Comme un grand guerrier qui rit aux éclats
Devant toute une armée
Et je te vois
Comme un grand guerrier qui ne tire pas
De peur de blesser
Et je te vois
Comme un grand guerrier qui rit aux éclats
Devant toute une armée
Et je te vois!