Souvenir personnel : ……………( Noël )


    Nous étions  4 ( 3 garçons et une fille , moi = l’ainé ) . Mes parents travaillaient » dur » tous les deux , mais certains faits ( que je n’ai pas envie d’ écrire ici ) faisaient qu’en fin de mois , l’argent manquait…..
   Chaque fins d’années les même questions m’étaient posés par mes frères et ma » petite » sœur : » Dis tu crois qu’il va passer le Père – Noël ? »
    L e plus souvent , je leurs répondais : » Mais bien sur qu’il va passer , mais peut-être qu’il ne nous apportera pas tout ce que nous avons demandé , il y a beaucoup d’enfants et le père Noël fait ce qu’il peut … »
    Un jour, j’ai eu l’occasion d’aller voir mon père dans son » atelier » , il ne m’attendait pas et sitôt entré , je vis qu’il mettait un carton sur ce qui était sur son établi …..Le lendemain , pendant qu’il était au travail , je suis allé voir et là : Il y avait de la sciure et des copeaux de bois sur le sol , sur l’ établi , sous le carton , je vis un camion tout en bois ( il le fabriquait pour en faire un cadeau du père Noël ! ) , de même ( je l’ai compris un peu plus tard ) , ma mère et ma grand-mère fabriquaient des » jouets » ( poupées pour ma sœur , costume de cow-boys pour un garçon , d’indien pour l’autre etc.…) . J’avais du coup , fini de croire au père Noël ,…….Mais l’émotion fut très forte et l’Amour pour mes parents et ma grand – mère prit encore plus d’ampleur !
   Bien entendu je ne dis rien aux » autres » ..
Je n’ai jamais oublié ce jour et quand Manu est né , je me suis promis de tout faire pour que jamais le père Noël ne l’oublie ………….

Je ne t’écrirais plus…..( pause )


Sous un pli bleu je t’envoyais, La Tendresse de Bernard Dimey,
Tu trouvais que c’était joli, tu n’y as jamais rien compris,
Je t’envoyais des chansons de Brel, celles qui frappent où le cœur se fêle,
Je pensais qu’elles pourraient, peut-être, faire pousser un arbre au désert.

Je t’envoyais des fleurs séchées, de la lavande et des pensées,
Il n’y a pas d’amour heureux, disait Aragon amoureux,


J’écrivais tout et sans pudeur, je me déshabillais le cœur,
Je t’écris une dernière fois, c’est ma dernière chanson pour toi …

Je ne t’écrirai plus, je n’en ai plus besoin,
Je ne t’écrirai plus, maintenant tout va bien,
Je ne t’écrirai plus, le calme est revenu, la tempête a cessé,
j’ai fini de t’aimer

Je ne t’écrirai plus, je n’en ai plus besoin,
Je ne t’écrirai plus, maintenant tout va bien,
Je ne t’écrirai plus, le calme est revenu, la tempête a cessé,
j’ai fini de t’aimer

Je te recopiais des poèmes, piqués à ce vieux fou d’Hugo
Lui qui savait dire je t’aime, sans jamais avoir l’air idiot.
Je me servais d’Apollinaire, et de Rimbaud, et de Verlaine,


Ce rêve étrange et pénétrant, moi aussi, je l’ai fait souvent.

Je ne t’écrirai plus, je n’en ai plus besoin,
Je ne t’écrirai plus, maintenant tout va bien,
Je ne t’écrirai plus, le calme est revenu, la tempête a cessé,
j’ai fini de t’aimer

Je ne t’écrirai plus, je n’en ai plus besoin,
Je ne t’écrirai plus, maintenant tout va bien,
Je ne t’écrirai plus, le calme est revenu, la tempête a cessé,
j’ai fini de t’aimer …

Je ne t’écrirai plus

Je ne t’écrirai plus

Claude Barzotti

Oubli implications ….


  J’ai oublié que ce jeudi était encore un jour férié ! ( ascension ) …….De ce fait, pas de cigarette => en manque  et oui comme un drogué !!

Comme il me restait un peu de tabac et quelques tubes tabac machine, j’ai fait quelques cigarettes , mais …..Pas assez pour tenir longtemps ….Bref , pas de billet cette nuit ni visite des blogs qui me plaisent …. : Je vais essayer de dormir un peu ……

A ce soir certainement ……

Oubli……….


    Aujourd’hui , c’était l’anniversaire de mon père ..(Je ne sais même pas quel âge il a !)….Et j’ai oublié de l’appeler ….Inconsciemment ou…ou parce que je n’en avais pas envie ,pas envie de l’entendre !? ce n’est pas bien n’est ce pas ? Mais…..

Toi le père que je n’ai jamais eu
Sais-tu si tu avais voulu
Ce que nous aurions fait ensemble
 Quelques années près que je sois né
Alors on n’se s’rait plus quittés
Comme deux amis qui se ressemblent
On aurait appris l’argot par coeur
Tu aurais été mon professeur
A mon école buissonnière
Sur qu’un jour on aurait débattu
Pour peu qu’alors on j’ai connu
Des expériences , pour toi étrangères …

Mais tu n’es pas là
A qui la faute ?
Pas à mes frères
Pas à ma mère
J’ aurais pu ne pas chanter cela

Toi le père  que je n’ai jamais eu
Si tu savais ce que j’ai bu
De mes chagrins en solitaire
Si tu m’avais pas fait faux bond
Tu aurais fini mes chansons
Je t’aurais appris à en faire
Si la vie s’était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques
Elle aurait surement partagé
Les mots d’amour et les pavés
Les « câlins »  et les coups de matraque

Toi le père que je n’aurais jamais
Je suis moins seul du fait d’avoir fait
Le contraire de toi : J’ai un fils
Je l’aime et il m’aime , mais tu ne sais pas ce que c’est !
Quand tout vous abandonne être une père aimant et aimé

C’est le bonheur assuré , la félicité
Une vraie famille , je me suis  »  fabriquée « 

 

Avec toute mes excuses à Monsieur Maxime Le Forestier

 

Les Amis..avec le temps…


Mes Amis d’Autrefois

Mes amis d’autrefois
On s’aperçoit parfois
Ils font les très pressés
Ou ailleurs vont passer

Au temps des belles études
Pour tous l’insouciance
C’était une certitude
Notre éternelle alliance

Malgré de belles études
Je n’ai pas réussi
J’suis plus d’leur latitude
Plus d’la même galaxie

Mes amis d’autrefois
On s’aperçoit parfois
Ils font les très pressés
Ou ailleurs vont passer

Je n’ai pas fait le beau
Pour arriver en haut
J’n’ai pas tout sacrifié
Je n’ai rien falsifié

Pour eux j’suis un perdant
Ça gêne pas mon sommeil
J’ai santé et enfants
La vie elle m’émerveille

Mes amis d’autrefois
Ont-ils encore la foi ?
J’en doute pas que parfois
Chers amis d’autrefois

Texte de P.Galliez (inconnu )

Hommage…..à J.Debronkart ….Censuré et oublié


La vidéo « Mutins », je ne l’ai pas encore mise …mais  çà ne saurait tarder sachant qu’elle a été censurée à l’époque!

Mutins de 1917 est une chanson écrite en 1967 par J/Debronckart (19341983), chanson dont il est également le compositeur

Il s’agit d’un texte en hommage aux soldats qui furent fusillés lors de la bataille du chemins des dames, lors de la Première guerre mondiale et plus précisément des mutineries de 1917. Des victimes qui en résultèrent, un certain nombre de mutins étant condamnés à mort par les tribunaux militaires, dont quelques uns pour l’exemple.

L’auteur s’adresse directement aux victimes, navré mais exprimant aussi une sourde colère contre l’oubli du sort de ces suppliciés : « […] À vos enfants on ne répète jamais comment finit leur grand-papa, il y a des choses dont on ne parle pas, mutins de 1917 ».


La chanson a été interdite de diffusion sur les ondes nationales dès sa sortie. Ce n’est que plus de trente années plus tard, précisément le 22/11/1998 dans l’émission de  R. Arnaut :Histoires possibles et impossibles , qu’il a été possible d’entendre l’enregistrement original de Jacques Debronckart.

Hommage d’ un « perdu de vue » (M.Fanon )à un autre oublié ( J.Debronckart)

Une dernière????

Les paroles : « Caustiques » de « j’suis heureux »    (Magnifique critique du confort « bourgeois  » avec humour)

« J’suis heureux » J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur
J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur
Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur
Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur
J’ suis HEUREUX.

Une femme et deux fils qui n’obéissent guère
A Chatou une résidence secondaire
Le barbecue l’été, le feu de bois l’hiver
Et pendant le mois d’août je me dore à la mer
J’ suis HEUREUX.

Je sais choisir mon déodorant corporel
Ma crème, mon tonic au parfum personnel
Je comprends mieux ma femme, je me rapproche d’elle
Je sais danser le jerk, j’ai un slip Rasurel
J’ suis HEUREUX.

Ma femme sort sans moi quelquefois c’est son droit
Elle a ses connaissances, ça ne me regarde pas
Je vois tous les mardis une fille du nom d’Olga
Elle a une bouche grande et ça compte pour moi
J’ suis HEUREUX.

Je suis un homme de gauche mais la gauche a vieilli
Il faut évoluer c’est la loi de la vie
Je ne dis pas cela parce que je suis nanti
D’ailleurs tout ce que j’ai, je l’ai eu à crédit
J’ suis HEUREUX.

Si j’ai peur du cancer, j’ai pas peur des Chinois
J’ai du cœur, j’ai donné dix francs pour le Biafra
J’ai besoin d’érotisme, j’aime Barbarella
Et De Funès et Dracula quand je les vois
J’ suis HEUREUX.

Je rêve chaque nuit et des rêves barbares
Je suis toujours pirate, cosaque ou tartare
Egorgeur ou violeur, incendiaire ou pillard.
Puis quand je me réveille au matin c’est bizarre
J’ suis HEUREUX.

Je n’ perds pas mes cheveux, je n’ perds pas mes réflexes
Je ne suis pas raciste, je n’ai pas de complexes
Je suis bien dans mon âge, je suis bien dans mon sexe
Aucune raison d’être angoissé ni perplexe
J’ suis HEUREUX.

J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur
J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur
Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur
Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur

J’SUIS HEUREUX… J’SUIS HEUREUX… J’SUIS HEUREUX.

Une dernière: Les mutins!!!!

Mutins : Le texte !

Les paroles similaires
 
Vous n’êtes pas aux Monuments aux Morts
Vous n’êtes même plus dans les mémoires
Comme vos compagnons de la Mer Noire :
Vous êtes morts et deux fois morts.
A vos petits enfants l’on ne répète
Jamais comment finit leur grand-papa :
Il y a des chos’s dont on ne parle pas,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle
Faisaient carrièr’ dans les états-majors,
Leur humeur décidait de votre sort :
Aujourd’hui qui se le rappelle ?
Au lieu de s’emmerder en garnison,
Au lieu de piétiner au même grade,
C’était le temps béni de l’empoignade,
Vous parlez d’un’ belle occasion…

Vous aviez fait tant d’assauts inutiles,
Juste pour corser le communiqué,
Vous vous sentiez tellement cocufiés,
Telle’ment pris pour des imbéciles,
Que vous avez voulu que ça s’arrête,
Cet abattoir tenu par la patrie,
Cette nationale charcuterie,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Avant l’attaque arrivaient les cercueils
Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,
Tout juste si le crêpe à votre manche
N’annonçait votre propre deuil.
Par malheur, la France n’était pas prête,
Se révolter lui paraissait énorme,
Ell’ bavait encore devant l’uniforme,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

L’Histoir’ vous a jetés dans ses égouts,
Cachant sous les flots de ses Marseillaise
Qu’un’ bonne moitié de l’armée française
Brûlait de faire comme vous.
Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?
Un jour verrons-nous gagner votre cause ?
J’en doute, à voir le train où vont les choses
Mutins de mil neuf cent dix-sept,
Mutins de mil neuf cent dix-sept