C’était il y environ ….


……380 ans : Le 6 mai 1840

Naissance du timbre-poste…

Le 6 mai 1840, le timbre-poste naît à Londres. Avant cette date, il était habituel que le port des lettres soit payé par le destinataire en fonction de la distance.

Un inventeur au cœur sensible

Sir Rowland Hill (1795–1879) par Mary Martha Pearson (1799–1871). Si l’on en croit une  »pieuse » légende, un jour de 1837, un éducateur d’avant-garde, Rowland Hill

Rowland Hill ?

(42 ans), voit une jeune femme qui pleure à chaudes larmes après le passage du facteur. Elle lui explique qu’elle a dû refuser une lettre de son amoureux faute d’argent pour payer le port.

L’imaginatif Anglais, qui a des entrées au gouvernement, rédige un mémorandum et le transmet au Premier ministre, lord Melbourne

Lord Melbourne?

Dans ce texte intitulé :  »Postal Reform ; its Importance and Practicability » (La réforme postale : importance et faisabilité), il propose le paiement du port à l’avance avec un prix identique quelle que soit la distance dans le pays. Le paiement est garanti par un timbre adhésif et un tampon d’oblitération.

La réforme est inscrite au budget du Parlement en août 1839. Hill la met aussitôt en oeuvre avec le concours d’artistes et de milliers de correspondants anonymes qui lui font part de leurs suggestions.

Le  » Penny Black  »

Le penny black de 1840Le premier timbre-poste permet pour un penny d’envoyer une lettre d’un maximum de 14 grammes (moins d’une  » half-ounce’‘).

Surnommé  » Penny Black  », il recueille un succès immédiat parce qu’il montre sur fond noir le joli profil de la reine Victoria à 15 ans

Reine Victoria jeune ?

et surtout parce qu’il simplifie l’envoi du courrier et le rend meilleur marché.

Les premières planches de timbres-poste ne comportent pas de perforations et doivent être découpées aux ciseaux par les postiers. Comme tous les timbres du Royaume-Uni jusqu’à ce jour, le Penny Black ne comporte pas l’indication du pays. Sa diffusion et l’expansion du courrier sont facilitées par l’apparition du chemin de fer.

Succès mondial

Les cantons suisses de Zurich et Genève ainsi que l’empire du Brésil adoptent à leur tour le timbre-poste en 1843. Bâle emboîte le pas en 1845.Quant à eux, les philatélistes français doivent attendre l’avènement de la IIe République.

Le premier timbre français est émis le 1er janvier 1849 à l’initiative du directeur général des Postes de France, l’agitateur républicain Étienne Arago, frère cadet du savant François Arago. Il porte le profil de la déesse Cérès, déesse romaine des moissons. Sa valeur est de 20 centimes pour l’envoi d’une lettre de moins de 7,5 grammes partout en France.

En décembre 1848 est élu à la présidence de la République le prince Louis Napoléon Bonaparte  

Louis Napoléon Bonaparte ?

. En exil à Londres, le neveu de Napoléon 1er a vu comment le timbre-poste pouvait servir la popularité du chef de l’État en diffusant partout son portrait. Il ne tardera pas à mettre à profit ce nouveau média pour diffuser non plus le profil de l’antique déesse mais le sien.

Brouillon à revoir

Le syndicalisme….


…..français

Entre révolution et réforme

Le syndicalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui a moins de deux siècles d’existence. Il est né en Angleterre avec la révolution industrielle et la formation d’une classe ouvrière. Il a obtenu  »droit de cité  » à la fin du XIXe siècle dans la plupart des pays occidentaux.

En France, l’empereur Napoléon III  

Napoléon III ?

a accordé en 1864 le droit de grève et d’association aux ouvriers mais c’est seulement vingt ans plus tard, sous la 3ème république  , qu’ont été légalisés les syndicats, par la loi Waldeck-Rousseau

Waldeck-Rousseau ?

du 21 mars 1884.

En butte à la méfiance de la classe politique, à la différence de leurs homologues britanniques et allemands, ces syndicats vont être livrés à l’extrême-gauche anarchiste et s’abandonner à l’illusion du grand soir révolutionnaire. 

La grève au Creusot, 1899 (Jules Adler, musée des beaux-arts de Pau)

Syndicats et Bourses du Travail donnent naissance à la première confédération

Les troubles de la Commune passés la gauche républicaine qui a pris le pouvoir se détourne ostensiblement de la classe ouvrière. Le  » fougueux » Léon Gambetta  

Gambetta ?

déclarera au Havre, le 18 avril 1872 :  » Croyez qu’il n’y a pas de remède social, car il n’y a pas une question sociale.  »

Des syndicats se développent malgré tout dans les grandes usines et on en compte bientôt un demi-millier. En 1879 naît la première fédération nationale professionnelle, celle des chapeliers (?), suivie deux ans plus tard par celle du Livre puis en 1883 par celle des mineurs. Sous la présidence de Jules Grévy

J.Grévy ?

, la majorité parlementaire se résout à légaliser leur existence.

Le syndicalisme accélère sa croissance sous l’impulsion de socialistes d’obédience (Relation de dépendance entre une autorité, un mouvement, une idéologie et les personnes qui y sont attachées ). marxiste  et de militants chrétiens inspirés par l’encyclique  » Rerum Novarum de Léon 13 » .

D’autre part , dans une optique libérale, le Conseil municipal de Paris inaugure le 3 février 1887 la première Bourse du Travail française. Il doit s’agir d’un lieu où chômeurs et employeurs peuvent se rencontrer et faire affaire selon la loi de l’offre et de la demande.

Dans les mois suivants, d’autres Bourses du Travail sont fondées à Nîmes, Marseille… On en compte bientôt près d’une centaine en France (et aussi en Belgique). En février 1892 est constituée une Fédération nationale des Bourses du Travail de France et des colonies. Elles bénéficient d’un financement public important et leur gestion est déléguée aux syndicats. Elles accueillent des sociétés d’entraide sociale, ce qui leur vaut d’être aussi appelées Maisons du Peuple. Très vite, les socialistes y voient un outil pour diffuser leurs idées parmi les ouvriers.

Fernand Pelloutier (Paris, 1er octobre 1867 ; Sèvres, 13 mars 1901)Le pouvoir politique, inquiet de la tournure des événements, replace la Bourse du Travail de Paris sous la tutelle du préfet. Les syndicats se soumettent pour ne pas perdre leurs subventions. Cette addiction à l’argent public est la  »maladie infantile » du syndicalisme français, dont il souffre plus que jamais un siècle après...

La Fédération nationale échappe quant à elle à la tutelle de l’État et défie même celui-ci en portant à sa tête en 1895 un jeune militant anarchiste, Fernand Pelloutier…….

F.Pelloutier ?

…..(24 ans), qui a rejeté le terrorisme  » façon Ravachol  » au profit de l’action militante.

La même année, la Fédération nationale des Bourses du Travail se rapproche de la Fédération des syndicats pour fonder à Limoges la Confédération Générale du Travail (CGT). Il s’agit de la première union nationale de syndicats, qui inclut notamment la Fédération du Livre et la Fédération des cheminots.

Au congrès de Montpellier, en 1902, les Bourses du Travail se transforment en unions départementales multi professionnelles et se fondent au sein de la CGT. Celle-ci se dote ainsi de structures fédérales solides et de réels moyens d’action.

Victor Griffuelhes (Nérac - Lot-et-Garonne, 14 mars 1874 ; Saclas - Seine-et-Oise, 30 juin 1922)Ses effectifs bondissent à plus de cent mille membres sous l’impulsion de son secrétaire général Victor Griffuelhes (un ancien militant anarchiste ). Il organise le 1er mai 1906 la première grève générale pour la journée de 8 heures .

Quelques mois plus tard, au 9 -ème congrès de la CGT, à Amiens, Victor Griffuelhes

Victor Griffuelhes

fait valoir ses vues dans une motion qui restera dans l’Histoire syndicale sous le nom de  » charte d’Amiens  »et préconise la grève générale comme moyen de faire triompher la révolution et  » l’expropriation capitaliste  ».

La Bourse du Travail de Paris en 1906

Un syndicalisme libre de toute attache politique

Entre le congrès d’Amiens et la Grande Guerre, la CGT voit ses effectifs doubler jusqu’à atteindre environ 400 000 adhérents sur près de huit millions de salariés (  »une paille  » à côté des quatre millions de syndiqués britanniques et autant d’allemands).

Léon Jouhaux, 1914 (Paris, 1ᵉʳ juillet 1879 ; 28 avril 1954)Mais Victor Griffuelhes, contesté, est démis en février 1909 et remplacé quelques mois plus tard au secrétariat général par un jeune inconnu de trente ans, Léon Jouhaux

Léon Jouhaux ?

. Il va demeurer à la tête de la Confédération jusqu’en 1947 (exception faite de l’Occupation) avant de recevoir le Prix Nobel de la Paix 1951 et fonder la CGT-FO (Force Ouvrière).

En attendant, en 1914, Léon Jouhaux rejoint  » l’Union sacrée », tout comme Jules Guesde, le dirigeant du parti socialiste (SFIO). Les conflits sociaux reprennent toutefois sans attendre la fin de la guerre. En novembre 1917 se rompt l’Union sacrée tandis qu’en Russie, Lénine et les bolchéviques s’emparent du pouvoir.

En 1919, une rivale se dresse devant la CGT. C’est la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), créée à l’initiative de la Fédération des syndicats féminins et du Syndicat parisien des employés du commerce et de l’industrie. Elle se veut réformiste et apolitique, fidèle à la doctrine sociale de l’Église.

La situation se gâte en 1920. La SFIO ne parvient pas à faire passer des réformes sociales. Quant à la CGT, elle multiplie les grèves tournantes à l’initiative de ses  » comités syndicalistes révolutionnaires  » (CSR) de tonalité anarchiste et lance une grève générale le 1er mai. Tout cela aboutit à un échec et n’empêche pas des licenciements massifs dans la métallurgie.

À la fin de l’année 1920, la SFIO se déchire au congrès de Tours. La majorité de ses militants rejoint le Parti communiste français (PCF) et fait allégeance à Lénine.

L’année suivante, le 25 juillet 1921, le 16 -ème congrès de la CGT s’ouvre au palais Rameau, à Lille, dans un climat de grande violence. Des coups de feu sont même tirés et l’on compte une trentaine de blessés. 

Le XVIe congrès de la CGT au palais Rameau (Lille), juillet 1921

Léon Jouhaux, réformiste bon teint, obtient la dissolution des comités anarchistes. Mais il ne peut éviter le départ d’une minorité, un tiers environ des 700 000 adhérents. Proche du PCF et des bolchéviques, elle va constituer la CGT Unitaire.

Les deux frères ennemis referont leur union le 2-5 mars 1936, au congrès de Toulouse, avec l’aval de Staline, en prélude à la victoire du Front populaire  . Bien que réunifiée, avec un total de cinq millions d’adhérents, la CGT va se montrer toutefois incapable de maîtriser le soulèvement spontané qui suit les élections et conduit à deux millions de grévistes.

C’est au secrétaire général du parti communiste Maurice Thorez  qu’il reviendra de  »siffler la fin de la récréation  » le 11 juin 1936 :  » Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue  ».

René Belin, 1937 (14 avril 1898, Bourg-en-Bresse ; 2 janvier 1977, Lorrez-le-Bocage)Le pacte germano – soviétique de 1939 et l’invasion de la France en 1940 entraînent la CGT dans des dissensions autrement plus graves. Léon Jouhaux est déporté à Buchenwald cependant que René Belin, un autre dirigeant de la Confédération, devient ministre du Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain !

Tout en collaborant indignement avec l’occupant, le régime ébranle les institutions de la IIIe République défunte, y compris les syndicats qui sont dissous le 9 novembre 1940 en tant qu’émanation de la lutte des classes.

Les jeunes technocrates de Vichy entament une rénovation sociale qui sera accélérée à la Libération.

Le programme du Conseil National de la Résistance:

Le CNR, qui réunit des représentants de la Résistance, des partis de la France libre et des syndicats (CGT et CFTC), publie le 15 mars 1944 un programme d’action qui va devenir la référence commune à tous les partis et syndicats français jusqu’à l’avènement de la monnaie unique, au début du XXIe siècle.

Ce petit texte préconise un rôle accru de l’État et des syndicats dans la vie économique :  »retour à la nation des grands moyens de production monopolisée (…), droit d’accès aux fonctions de direction et d’administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires (…), participation des travailleurs à la direction de l’économie, (…) reconstitution d’un syndicalisme indépendant doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale, (…) sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État  ».

 »Poisson d’avril »:


…. connaissez-vous l’origine de cette formule?( un peu tard )

Symbole de la malice française, le 1er avril est placé sous le signe du poisson.  l’origine de ce drôle de jour.

Les enfants la chérissent. Les adultes ne sont pas en reste. Poissons accrochés dans le dos et plaisanteries (plus ou moins) drôles, le 1er avril est la journée préférée des blagueurs. Voilà une occasion rêvée! Plaisanteries et canulars, drôles ou navrants, sont les rois du jour. Mais d’où vient cette coutume? Que vient faire un  »poisson » dans cette histoire?

Pourquoi un poisson pour le 1er avril?

L’animal est un symbole dans nos iconographies depuis des millénaires. Dans l’Égypte ancienne et en Grèce antique,  »le poisson était un signe de vie et de fertilité »selon l’Académie française. L’animal devient pour les premiers chrétiens un  »symbole sacré, souvent associé à la figure du Christ ».

La formule  »poisson d’avril »’ remonterait au XVe siècle, en 1466. Le  »poisson d’avril » est alors un  »entremetteur, intermédiaire ». Il est aussi ce  »jeune garçon chargé de porter les lettres d’amour de son maître ».

Ce n’est que deux siècles plus tard, en 1691, que la locution désigne une  » tromperie, (une) mystification traditionnelle du 1er avril ». Peu à peu, son sens se rapproche de celui que nous lui connaissons. Au XVIIIe siècle,  »donner un poisson à quelqu’un » signifie  »faire accroire à quelqu’un le premier jour d’avril une fausse nouvelle, ou l’obliger à faire quelque démarche inutile pour avoir lieu de se moquer de lui ».

Pourquoi fait-on des blagues le 1er avril?

Si les origines de ce jour ne sont pas attestées de façon certaine, une hypothèse est envisagée. Il nous faut remonter avant 1564, quand le premier jour de l’année était encore célébré le 1er avril . L’usage était alors de s’échanger des présents pour célébrer le nouvel an: les fameuses  » étrennes « . Cette tradition se serait perpétuée, en dépit de l’Édit de Roussillon établit par le roi Charles IX en 1564, qui fixe (sans que nous ayons de preuves définitives) le premier jour de l’année au 1er janvier.

Autre hypothèse: avril est le mois de l’ouverture de la pêche. Période de prédilection pour les pêcheurs aguerris, elle aurait donné naissance à notre échange de poissons.

Dernière origine possible: avril signe la fin du Carême, période de jeûne pour les chrétiens. Pendant quarante jours et jusqu’à Pâques, le poisson est privilégié des fidèles, en tant que  »nourriture maigre ».

Si nous ne sommes pas certains de l’authenticité de ces explications, une évidence subsiste: le 1er avril, au pays de Rabelais, Molière et Feydeau, la facétie est reine.

D’où vient….


…… le signe  » &  », alias l’esperluette ?

Lettre, esperluette

Le signe  » &  », = l’esperluette, serait une ligature esthétique de la conjonction de coordination  » et  » : elle est née de la fusion des lettres E et T pour ne plus en former qu’une. De la même manière le W est la fusion de deux V, ou Y celle de deux I. Son inventeur est le linguiste romain Marcus Tullius Tiro

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Marcus Tullius Tiro ?

au Ier siècle avant J.C.

Une lettre commerciale ?

Jusqu’au XIXe siècle, le signe  » &  » sera considéré comme la 27e lettre de l’alphabet . Il est parfois appelé le  » et commercial  », du fait qu’en France, il sert presque exclusivement dans les dénominations des raisons sociales, comme dans  »Black & Decker  ».

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Le salut militaire ……?


Pourquoi se saluent ils de cette façon ?

Ce geste de respect et de fraternité effectué par les soldats trouve son origine au Moyen Âge.:

Les duels de chevaliers étaient alors organisés pour amuser les seigneurs et leur cour. Avant de se munir de leur lance, les deux chevaliers se croisaient et, dans un geste de respect mutuel et de courtoisie, relevaient la visière de leur heaume

pour croiser leurs regards. Ce salut était effectué avec la main droite pour montrer que les deux combattants n’étaient pas armés.

Dès le XVIIe siècle, le salut a été repris parmi les soldats qui se témoignaient une fidélité réciproque. Lorsque deux militaires se rencontraient, ils levaient la main droite vers le ciel en écartant trois doigts, faisant ainsi allusion aux trois personnes de la Sainte-Trinité.

Plus tard, la main s’arrêtera à la hauteur de la coiffe (casque, casquette, chapeau, béret, bonnet). Ce geste ne comportait aucune nuance de subordination, il rappelait simplement l’idéal commun : la fidélité à la foi jurée.

En France, d’après le livre de l’infanterie de l’armée française de 1916, le salut se doit d’être ainsi :

 »Le salut est exécuté de la manière suivante :

Porter la main droite ouverte au côté droit de la coiffure, la main dans le prolongement de l’avant-bras, les doigts étendus et joints, le pouce réuni aux autres doigts ou légèrement écarté. La paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l’alignement des épaules.

L’attitude du salut est prise d’un geste vif et décidé et en regardant la personne que l’on salue. Le salut terminé, la main droite est vivement renvoyée dans le rang.

Tout militaire croisant un supérieur le salue quand il en est à six pas et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé.

S’il dépasse un supérieur, il le salue en arrivant à sa hauteur et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé de deux pas.

S’il est en armes, il présente l’arme en tournant la tête du côté du supérieur. S’il fume, il prend son cigare ou sa cigarette de la main gauche et salue de la main droite etc.

Autant dire qu’il faut réfléchir à toutes les situations avant de saluer ! (pas si facile que ça finalement…lol ). Et bien sûr, le plus gradé a droit au salut !

La fête des mères….


En premier , je souhaite une bonne fête à toutes les mamans ( qui liront ce petit billet ) , j’espère que ce fut pour elles un bon moment , bonne journée entourée de leurs enfants .

Malheureusement , pour moi , ce ne fut pas drôle : Ma mère

( une des seules photos de maman / pas d’elle plus jeune ! )

vient de mourir alors……

Si  » on  » cherche , on trouve plusieurs origines pour cette fête :

La Fête des mères est célébrée chaque année , le dernier dimanche de mai ( En France du moins ). À cette occasion, les enfants, petits et grands, en profitent pour multiplier les démonstrations d’affection à leur maman. ( devraient en profiter pour ….Ce n’est pas toujours le cas …. )

La maternité était déjà mise à l’honneur dans l’Antiquité , ce n’est que depuis peu qu’elle a été institutionnalisée et ajoutée au calendrier. 

En France, la Fête des mères a parfois mauvaise réputation : on a tendance à attribuer son invention au maréchal Pétain

Pétain ( image du net )

( je le croyais ! ). En réalité, si le régime de Vichy a bel et bien contribué à la popularisation de cette fête, il ne l’a pas créée de toutes pièces.

Ce serait une invention de 1897 reprise par Pétain

Pour remonter aux origines de la Fête des mères en France, il faut revenir en 1897. Bien avant Pétain, donc. L’Alliance nationale contre la dépopulation lance l’idée de créer ne fête en l’honneur de la maternité, notamment pour les mères de familles nombreuses. 

Quelques années plus tard, en 1906, une célébration officielle a lieu dans une cour d’école à Artas (Isère), pour remettre des “récompenses de haut mérite maternel”

La première fois cette récompense ou  » diplôme !  » fut remise à deux mères de neufs enfants ! . Puis, en 1918, une première “Journée des mères” est instaurée à Lyon, pour rendre hommage aux mères ayant perdu un fils dans les tranchées de la Grande Guerre et plus tard aux fils perdus durant la secondes guerre mondiale ! .

Enfin, après la création d’une médaille de la famille française

Médaille de la famille française ? ( image du net )

 en 1920, la Fête des mères est fixée par décret à partir de 1926 au quatrième dimanche de mai. 

La loi du 24 mai 1950 fixe la date de la fête des mères telle qu’elle est connue aujourd’hui .C’est à dire le dernier dimanche de mai , sauf s’il tombe le même jour que la Pentecôte , dans ce cas , elle est reportée au 1er dimanche de juin ….

Je n’en  » ingurgite  » jamais ….mais..


J’ai lu que :

L’origine du mot ketchup ne serait pas américaine mais chinoise

La langue française descend du latin… Toute la langue ? Non, car une part importante de notre vocabulaire est tirée des cultures croisées par les Français au cours de l’histoire. Des mots empruntés aux voisins européens, comme l’Italie, l’Allemagne ou l’Angleterre, mais également aux  » cousins  » d’Afrique, d’Arabie, de Chine et même du Mexique. Manière de rappeler que le français, langue internationale, s’est forgé dans la diversité.

DU KETCHUP

A LA TOMATE. C’est le  » kôé chiap  », une saumure de poisson pourri découverte par les navigateurs anglais en Malaisie voici quatre siècles ! Son principal ingrédient est pourtant d’origine mexicaine : c’est la tomate, mot tiré de » xitomatl  », un mot qui, chez les Aztèques, désignait également le nombril.?

Copier l’adresse pour voir une vidéo … pfff !

https://www.ina.fr/video/CPD19002287

H. Heinz à l’origine de la marque Heinz ( 1869 )

lancement du » catsup  » :

En 1876 , le  » tomato Ketchup Heinz » est lancé aux U.S.A sous le nom de  » Catsup  » issu d’une recette secrète comprenant seulement 5 ingrédients dont des tomates  »muries  » au soleil . Suite à son succès , le produit est ensuite commercialisé au Royaume Unis , à Londres par le grand magasin  » Fortnum et Mason  » .

Fabrication / usine :

Composition ( la recette n’est plus secrète lol ) :

Les ingrédients de base de la sauce ketchup moderne sont les tomates ,  le vinaigre , le sucre , le sel , lepiment de la Jamaïque ( = un poivre ! ) , les clous de girofle , et la cannelle   (pour le goût américain, mais pas toujours apprécié en Europe ). Les oignons ,le céleri (pour le goût méditerranéen) et d’autres épices sont souvent ajoutés.

Le ketchup est fabriqué à partir de la tomate en y ajoutant du sucre.

Le ketchup n’a pas toujours été fabriqué à partir de tomates. Au début , il servait de terme générique pour désigner la sauce, typiquement faite de champignons ou saumure de poisson avec des herbes et des épices . Sont venus s’ajouter plus tard quelques ingrédients principaux, qui ont perdu de leur popularité depuis : l’anchois ,l’huitre , la langoustine ,le haricot nain , le concombre , la  » canneberge  » , le citron , et le raisin ! Aux Philippines, le ketchup n’est pas fabriqué avec des tomates, mais de la banane.!!!!!

bouteille de ketchup aux champignons .

Le marché du ketchup se divise en 2 catégories de qualité différente :

1 ) les ketchups  » conventionnels  », réalisés à partir de concentré de tomate de type  » hot break  » : ils ne contiennent pas d’agents texturants autres que le concentré de tomate lui-même. La marque la plus connue de ce type de ketchup est  » Heinz » . Pour obtenir une texture onctueuse et lisse, les fabricants introduisent une étape d’homogénéisation à chaud, qui suit l’étape de pasteurisation .

2 ) les ketchups  » texturés  » : ils sont formulés à partir de concentré de tomate de type  » cold break  » (de goût tomate plus intense mais de viscosité plus faible) auquel on ajoute des texturants divers (amidon  modifié,  »guar  »,  » xanthane  », caroube).

La plupart des ketchups sont sucrés par ajout de saccharose, la plupart du temps de 15 à 20 g/100 g. Cependant , les plus récents développements ont vu apparaître des formules utilisant des sirops de glucose-fructose, du fructose cristallin et même des édulcorants intenses.

KLIK…..! Nul !

L’origine des corbillards…..


.…..nés de la peste et des bateaux de Corbeil.

Certains n’ont jamais pris l’avion. D’autres, peut-être, ne voyageront jamais en bateau…

….Mais il y a un véhicule que nous emprunterons tous , pour notre dernier voyage : le corbillard…..

Je me suis demandé d’où venait ce nom étrange de  »corbillard  » ? En espagnol, en italien, on parle de  »voiture funèbre  » C’est logique. En néerlandais et en allemand, c’est une  »voiture à cadavre  » . Ça fait un peu froid dans le dos, mais c’est tout aussi logique. Alors qu’en français, il faut aller chercher du côté de Corbeil, une petite ville aux portes de Paris.

Corbeil ( qu’on appelle aujourd’hui Corbeil-Essonnes ), est située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris.  L’ Essonne se jette dans la Seine à Corbeil. Et c’est grâce à ce confluent que la petite localité s’est développée, il y a bien longtemps. La population du coin profitent de l’énergie hydraulique pour faire fonctionner de nombreux moulins.

Dès le XIIe siècle, les moulins de Corbeil

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sont » moulins royaux  ». À Corbeil, on fabrique donc de la farine, avec les céréales produites dans la Beauce et la Brie voisines, qui sont des régions très fertiles. On fabrique également du pain. Et tout cela se vend à Paris. L’acheminement de ces marchandises jusqu’à Paris est très facile . Soit par la route, une ancienne voie romaine qui deviendra plus tard la Nationale 7 chère à Charles Trenet lol .

Ou ( c’est encore plus facile ) par la Seine, qu’il suffit de descendre jusqu’au cœur de la capitale. Pour ça , on utilise des coches

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coche ??? ( pas sur )

, des bateaux à fond plat spécialement conçus pour la navigation fluviale et le transport de marchandises.
Et comme il n’y a évidemment ni voile ni moteur, ces bateaux sont halés, c’est-à-dire qu’ils sont tractés par des chevaux qui marchent sur le chemin de halage.

Dès le XIIIe siècle à Paris, , on a pris l’habitude de surnommer ces bateaux de Corbeil  » les corbillats  » . Ils arrivent dans la capitale pleins à craquer et ils repartent généralement vides… Jusqu’au moment où survient cette grande épidémie de peste que l’on va appeler  » la peste noire’’.

En novembre 1347, la peste est signalée dans le port de Marseille. En janvier, elle est en Avignon. En juin, à Bordeaux. Et le 20 août 1348, on observe des cas de peste à Paris. Ça commence avec quelques frissons, un mal de tête, puis on voit apparaître des pustules, des bubons et l’on en meurt dans les 36 heures. Il faut évacuer les pestiférés. La peste bubonique va tuer pratiquement la moitié de la population européenne. À Paris, cela fait des dizaines de milliers de morts, des cadavres qui s’entassent dans les rues sans que personne ne sache plus comment ni où les évacuer.

C’est alors qu’on pense aux corbillats, les bateaux de Corbeil qui rentrent chez eux à vide. Ils sont réquisitionnés pour sortir de Paris les corps des victimes de la peste, probablement dès 1348 et dans d’autres épisodes d’épidémie par la suite. C’est ainsi que, peu à peu, on va donner le nom de  »corbillat  » puis  »corbillard » aux véhicules transportant les morts.

Il y a le  » corbillard des villes  » et le » corbillard des champs  »… Ce dernier, n’est le plus souvent une simple charrette à bras. En ville, le cercueil est plutôt posé sur un chariot à quatre roues. Et si on meurt dans les beaux quartiers, il est surmonté d’un baldaquin. À moins que le corbillard ait carrément des airs de calèche, tiré par un ou deux chevaux.

Le premier corbillard motorisé : Il circule bien loin de Corbeil, à Chicago, le 15 janvier 1909. Ce jour-là, on enterre Wilfred Pruyn dont on dit qu’il avait été chauffeur de taxi. Si c’était le cas, il aurait été bête qu’il s’en aille avec une voiture à cheval ! Son cercueil est donc fixé sur le toit d’une automobile. La formule rencontre un tel succès qu’elle ne tarde pas à se généraliser. Toutes les grandes marques automobiles conçoivent leur corbillard. Comme dit Brassens

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, avec une petite pointe de regret pour les funérailles d’antan où les corbillards avançaient cahotant :  » Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert emportent les trépassés jusqu’au diable vauvert  ».

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Explication en vidéo :

Pourquoi  » nos  » chiffres…..


Pffffff !! Là , je me suis engagé dans un sujet que je ne pensais pas si compliqué !!

……ont ils la forme qu’ils ont ?

Nos chiffres correspondraient au nombre d’angles contenus dans chacune de leur forme. Trop beau pour être vrai, ce n’est ( parait il ) qu’une  »fake news  » de plus…

Théorie forme des chiffres .

Le nombre d’angles contenus dans chacun des symboles des 10 chiffres (de 0 à 9) correspondrait au nombre que chacun désigne… Mais pour la linguiste et archéologue Clarisse Herrenschmidt

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,  »ce n’est pas du tout ça qui a servi dans la formulation graphique des chiffres, non ! » ??? Encore une idée reçue, une tentative d’explication ésotérique, récurrente dans l’histoire des numérations, qui n’a rien à voir avec la complexe réalité. Mais alors pourquoi les chiffres ont-ils la forme qu’ils ont ?

Des « chiffres arabes » ? 

Pour les distinguer des  » chiffres romains » , on appelle ces dix symboles  »chiffres arabes ».

Alors : On est à Bagdad vers 830. C’est un livre écrit en arabe, aujourd’hui perdu, qui introduit les chiffres actuels. On raconte que le calife reçoit un ouvrage d’une délégation indienne. Et il en demande la traduction en arabe à l’un de ses plus grands mathématiciens, Al-Khwârizmî

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, le père de l’algèbre, dont le nom latinisé donnera d’ailleurs le mot « algorithme »

Marc Moyon

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, historien des mathématiques médiévales : « Quelle est la force de ce livre ? C’est de transmettre à la fois un système de numération mais aussi une graphie. C’est-à-dire de nouveaux symboles qui nous permettent d’écrire les nombres. Les chiffres que nous utilisons ne sont pas arabes. Le vrai, ce serait de dire que nous avons un système de numération indo-arabe. Ils nous viennent d’Inde, et ils ont été transmis à l’Europe, à nos ancêtres, par l’intermédiaire de la langue arabe. Par l’intermédiaire des textes rédigés au nom de l’islam entre le IXe et le XIII-XIVe siècle. » 

Des chiffres indiens ? 

Donc la première trace de ces chiffres, c’est en fait en Inde qu’on la trouve, 12 siècles avant le livre traduit à Bagdad. Agathe Keller, historienne des mathématiques indiennes : « C’est vers 300-400 avant Jésus-Christ qu’on voit apparaître les premiers textes écrits qui sont des édits donnés par un roi, le roi Ashoka, dans lesquels on voit apparaître des chiffres aussi, dans des écritures, le brahmi notamment, qu’on écrit de droite à gauche. Et donc on peut penser qu’ils sont d’une origine sémitique. »

Alors en fait, l’origine des chiffres ne serait pas non plus indienne, mais mésopotamienne, ou bien même chinoise, ou cambodgienne !!!????, puisqu’on a trouvé aussi sur ces territoires quelques unes des premières sources épigraphiques. En tout cas, ce qui nous reste aujourd’hui de ces lointains ancêtres, c’est une double révolution, qui a déterminé l’histoire du calcul, des sciences, et donc de notre civilisation toute entière

1) D’abord, chaque chiffre ne représente qu’une seule valeur, ce ne sont pas deux chiffres qui s’ajoutent, deux formes qui se juxtaposent. Chaque symbole est indécomposable, indépendant. 

2) Ensuite, les chiffres seront utilisés dans une façon de compter qui se sert de la position de chaque chiffre, la « notation positionnelle ». Et donc, on s’en tient à dix symboles seulement pour noter tous les nombres du monde. 

L’origine, ce miroir aux alouettes ?:

Pour ce qui est du pays d’origine, en réalité, tout circulait en Asie centrale à cette époque, via les marchands, les moines bouddhistes sur la Route de la soie. Pourtant, malgré cette histoire mondiale, l’origine des chiffres a toujours été utilisée politiquement.

Nationalistes indiens, colons anglais, musulmans, hindous, chrétiens… tous ont revendiqué être à l’origine de cette forme de rationalité devenue une norme internationale. Agathe Keller, historienne des mathématiques indiennes : « La recherche des origines, c’est un miroir aux alouettes. Et comme on ne sait pas, on regarde dans la graphie, le stylisme pour trouver des sens. Dans les traditions anciennes, il y avait déjà ces traditions  » herméneutiques  » ou religieuses, qui sont encore très vivantes. »

Le 0 par exemple a fait couler beaucoup d’encre. L’Europe chrétienne l’a même considéré comme hérétique. Son nom en sanskrit signifie  » le vide » ; une absence de Dieu, qui était insupportable. Et pourtant, c’est le nom arabe du zéro,  »sifr’ qui, dérivé dans notre langue, donne finalement son nom à cet ensemble qu’on appelle “chiffres”. Mais la question est quand même toujours là : aujourd’hui, on n’utilise pas des lotus comme les pharaons égyptiens, ni des barres sumériennes, ni les visages mayas.

Les passeurs :

Les formes qu’on utilise aujourd’hui viennent bien de quelque part, elles se sont diffusées, installées progressivement. Et là, parmi une foule de mathématiciens, de traducteurs, de copistes… deux personnages notamment jouent un rôle important :

Gerbert d'Aurillac (Sylvestre II) dialoguant avec le diable, car il a introduit les chiffres indo-arabes
Gerbert d’Aurillac (Sylvestre II) dialoguant avec le diable, car il a introduit les chiffres indo-arabes

1 ) Le mathématicien Gerbert d’Aurillac, vers l’an 1000. Alors qu’il vit en Catalogne, entouré de la communauté arabe, il instaure l’usage des chiffres indo-arabes à la place des chiffres romains qu’on utilisait alors, en les inscrivant sur des sortes de jetons dans un instrument de calcul, un abaque. Marc Moyon, historien des mathématiques médiévales : « Le problème, c’est que Gerbert d’Aurillac va avoir une vie mathématicienne relativement écourtée, puisqu’il va être appelé au Vatican pour être appelé à la place du Pape, en l’an 1000. » Quand Gerbert devient Sylvestre II, son travail de diffusion des chiffres s’arrête. Et pourtant, 600 ans plus tard, on s’en souviendra. Clarisse Herrenschmidt, archéologue, linguiste : « En plein XVIIe siècle, on a ouvert son tombeau pour voir s’il n’était pas un magicien, à cause de l’introduction des chiffres indo-arabes pour écrire les nombres. On croit encore à la possibilité d’un aspect magique. Il a été un grand mathématicien qui a fait entrer une pratique des chiffres indo-arabes avant Fibonacci. » 

2 ) Fibonacci, c’est ce mathématicien génial qui vers 1200 fait progresser l’usage de nos chiffres. Fils d’un administrateur des douanes à Pise, il a été séduit par l’efficacité de ce système de calcul. Marc Moyon : « Essayez de poser une multiplication en numération romaine, c’est impossible, c’est impraticable. Et Fibonacci

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Fibonacci

avait compris tout ça. »   

Pourtant ,pendant des siècles , les gens continuent à utiliser à la fois les chiffres romains et les chiffres indo-arabes. Finalement, c’est l’efficacité de calcul qui gagne, et peut-être aussi une vision du monde plus cardinale, contre la vision plus hiérarchique soutenue par l’Eglise, qu’on a gardée avec notre usage des chiffres romains. ( Clarisse Herrenschmidt, archéologue, linguiste : « L’Eglise a mal reçu les chiffres indo-arabes parce qu’ils n’appartenaient pas à la tradition. Et ils ont dû percevoir que les chiffres romains avaient une imprégnation ordinale, ce qui classe la suite des nombres, tandis que les chiffres cardinaux expriment une mesure, une grandeur pure. » )

Métamorphoses typographiques

Ce long voyage des chiffres indo-arabes est chaotique, plein de métamorphoses. Par exemple, dans certains calculs au Moyen Âge, les formes du 4 et du 5 sont interverties. Il faut refaire les opérations pour s’en rendre compte. Le 1 ou le 8 restent assez stables, alors que le 5, lui, est contaminé par le V romain. Mais les formes du 2, 3, 4, 7 en particulier varient dans le temps, et selon les régions. Plus précisément, on se rend compte d’une rotation globale de ces chiffres : leur sens a été inversé depuis leur tracé arabe. Selon l’étude paléographique de Guy Beaujean concernant cette rotation, les scribes du Moyen Âge auraient par erreur utilisé à l’envers leurs appareils à compter, et la faute se serait installée. Simplement, pour bien différencier le sens du 6 par rapport au 9, on garde un tracé anguleux pour le 6, et rond pour le 9. Ce sont donc les imprimeurs, entre la fin du XIVe et le XVIe siècle qui figent progressivement la forme des chiffres, en utilisant peu à peu des casses typographiques. 

( Marc Moyon, historien des mathématiques médiévales : « Ce qui est intéressant, c’est qu’un mathématicien a fait ce travail-là, à la fin du XVe, tout début du XVIe. C’est Albrecht Dürer

, qui est un mathématicien germanique, de Nuremberg, qui va créer des casses d’imprimerie mathématiquement parfaites dans son sens, dont des chiffres, qu’on va utiliser. Et donc là on va les stabiliser complètement. » )

Aujourd’hui, il y a encore des variations : le 1, le 4, le 7 varient selon les typos, les pays anglo-saxons ou francophones… Mais les symboles se sont stabilisés, et surtout, ce système de calcul positionnel à base 10 s’est imposé.

  Le 0, pourrait avoir son article à lui tout seul tant son histoire est fascinante…..

L’Epiphanie …


Pour moi ( qui suis athée ) c’est un jour comme un autre , peut-être une portion de galette à la frangipane ? Mais……envie d’en savoir plus alors :

Le mot  » épiphanie  » vient d’un mot grec qui désigne une apparition, l’Épiphanie désigne plusieurs ? manifestations du Christ au monde : La Chandeleur (présentation de l’Enfant Jésus au Temple), le baptême du Christ dans le Jourdain et la transformation de l’eau en vin aux noces de Cana (premier récit d’un miracle de Jésus).

Cependant , la tradition populaire a limité l’usage du mot Épiphanie à la visite que rendirent des mages venus d’Orient à l’Enfant Jésus. Ces mages (sans doute des prêtres zoroastriens )symbolisent l’hommage de la science et du savoir à la pauvreté évangélique.

( Le zoroastrisme est une religion qui tire son nom de son prophète et fondateur nommé Zoroastre ou Zarathoustra

Zoroastre

, né au nord-est de l’Iran au cours du IIᵉ millénaire av. J.-C. ou de la première moitié du 1er millénaire av. J.-C.. Le nom persan de Zarathoustra a été transcrit en Zoroastre par les Grecs .Ses disciples s’appellent des zoroastriens ou, en français du XVIIIᵉ siècle, des  »guèbres  » ?. Le zoroastrisme est aussi couramment dénommé mazdéisme, du nom de sa divinité principale, Ahura Mazda.

Selon le récit qu’en ferait saint Mathieu  , les mages furent guidés jusqu’à la crèche de Bethléem par une étoile mystérieuse. Une fois arrivés, ils déposèrent devant la crèche l’or, qui évoque la richesse terrestre, la myrrhe, qui accompagne les hommages rendus à un roi à sa mort, et l’encens qui honore la divinité.

Ce récit, qui n’a pas de fondement historique, a été enjolivé au cours du Moyen Âge. Les mages sont devenus trois Rois prénommés Gaspard, Melchior et Balthazar. L’un d’eux est aussi devenu noir en témoignage de l’universalité du message évangélique.( je ne savais pas )

L'Adoration des Mages, miniature française (collection moscovite), XVe siècle

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L’Épiphanie est traditionnellement fixée au 6 janvier mais pour plus de commodité, l’Église catholique la célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier.

C’est aussi ce jour-là qu’est tirée la traditionnelle galette des Rois

, sans doute une réminiscence des Saturnales romaines et de la fête païenne du Soleil  qui était représenté par une galette. La fève cachée dans la galette rappelait à l’origine l’Enfant Jésus que les mages avaient longtemps cherché en suivant l’étoile .

En Espagne, de façon toute logique, ce sont les Rois mages qui distribuent des cadeaux aux enfants sages le jour de l’Épiphanie (et non pas à Noël).

Pour patienter de Noël à l’Épiphanie, les petits Espagnols bénéficient en conséquence de trois semaines de vacances….

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Sourire /souvenir :