D’où vient….


…… le signe  » &  », alias l’esperluette ?

Lettre, esperluette

Le signe  » &  », = l’esperluette, serait une ligature esthétique de la conjonction de coordination  » et  » : elle est née de la fusion des lettres E et T pour ne plus en former qu’une. De la même manière le W est la fusion de deux V, ou Y celle de deux I. Son inventeur est le linguiste romain Marcus Tullius Tiro

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Marcus Tullius Tiro ?

au Ier siècle avant J.C.

Une lettre commerciale ?

Jusqu’au XIXe siècle, le signe  » &  » sera considéré comme la 27e lettre de l’alphabet . Il est parfois appelé le  » et commercial  », du fait qu’en France, il sert presque exclusivement dans les dénominations des raisons sociales, comme dans  »Black & Decker  ».

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Le salut militaire ……?


Pourquoi se saluent ils de cette façon ?

Ce geste de respect et de fraternité effectué par les soldats trouve son origine au Moyen Âge.:

Les duels de chevaliers étaient alors organisés pour amuser les seigneurs et leur cour. Avant de se munir de leur lance, les deux chevaliers se croisaient et, dans un geste de respect mutuel et de courtoisie, relevaient la visière de leur heaume

pour croiser leurs regards. Ce salut était effectué avec la main droite pour montrer que les deux combattants n’étaient pas armés.

Dès le XVIIe siècle, le salut a été repris parmi les soldats qui se témoignaient une fidélité réciproque. Lorsque deux militaires se rencontraient, ils levaient la main droite vers le ciel en écartant trois doigts, faisant ainsi allusion aux trois personnes de la Sainte-Trinité.

Plus tard, la main s’arrêtera à la hauteur de la coiffe (casque, casquette, chapeau, béret, bonnet). Ce geste ne comportait aucune nuance de subordination, il rappelait simplement l’idéal commun : la fidélité à la foi jurée.

En France, d’après le livre de l’infanterie de l’armée française de 1916, le salut se doit d’être ainsi :

 »Le salut est exécuté de la manière suivante :

Porter la main droite ouverte au côté droit de la coiffure, la main dans le prolongement de l’avant-bras, les doigts étendus et joints, le pouce réuni aux autres doigts ou légèrement écarté. La paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l’alignement des épaules.

L’attitude du salut est prise d’un geste vif et décidé et en regardant la personne que l’on salue. Le salut terminé, la main droite est vivement renvoyée dans le rang.

Tout militaire croisant un supérieur le salue quand il en est à six pas et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé.

S’il dépasse un supérieur, il le salue en arrivant à sa hauteur et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé de deux pas.

S’il est en armes, il présente l’arme en tournant la tête du côté du supérieur. S’il fume, il prend son cigare ou sa cigarette de la main gauche et salue de la main droite etc.

Autant dire qu’il faut réfléchir à toutes les situations avant de saluer ! (pas si facile que ça finalement…lol ). Et bien sûr, le plus gradé a droit au salut !

La fête des mères….


En premier , je souhaite une bonne fête à toutes les mamans ( qui liront ce petit billet ) , j’espère que ce fut pour elles un bon moment , bonne journée entourée de leurs enfants .

Malheureusement , pour moi , ce ne fut pas drôle : Ma mère

( une des seules photos de maman / pas d’elle plus jeune ! )

vient de mourir alors……

Si  » on  » cherche , on trouve plusieurs origines pour cette fête :

La Fête des mères est célébrée chaque année , le dernier dimanche de mai ( En France du moins ). À cette occasion, les enfants, petits et grands, en profitent pour multiplier les démonstrations d’affection à leur maman. ( devraient en profiter pour ….Ce n’est pas toujours le cas …. )

La maternité était déjà mise à l’honneur dans l’Antiquité , ce n’est que depuis peu qu’elle a été institutionnalisée et ajoutée au calendrier. 

En France, la Fête des mères a parfois mauvaise réputation : on a tendance à attribuer son invention au maréchal Pétain

Pétain ( image du net )

( je le croyais ! ). En réalité, si le régime de Vichy a bel et bien contribué à la popularisation de cette fête, il ne l’a pas créée de toutes pièces.

Ce serait une invention de 1897 reprise par Pétain

Pour remonter aux origines de la Fête des mères en France, il faut revenir en 1897. Bien avant Pétain, donc. L’Alliance nationale contre la dépopulation lance l’idée de créer ne fête en l’honneur de la maternité, notamment pour les mères de familles nombreuses. 

Quelques années plus tard, en 1906, une célébration officielle a lieu dans une cour d’école à Artas (Isère), pour remettre des “récompenses de haut mérite maternel”

La première fois cette récompense ou  » diplôme !  » fut remise à deux mères de neufs enfants ! . Puis, en 1918, une première “Journée des mères” est instaurée à Lyon, pour rendre hommage aux mères ayant perdu un fils dans les tranchées de la Grande Guerre et plus tard aux fils perdus durant la secondes guerre mondiale ! .

Enfin, après la création d’une médaille de la famille française

Médaille de la famille française ? ( image du net )

 en 1920, la Fête des mères est fixée par décret à partir de 1926 au quatrième dimanche de mai. 

La loi du 24 mai 1950 fixe la date de la fête des mères telle qu’elle est connue aujourd’hui .C’est à dire le dernier dimanche de mai , sauf s’il tombe le même jour que la Pentecôte , dans ce cas , elle est reportée au 1er dimanche de juin ….

Je n’en  » ingurgite  » jamais ….mais..


J’ai lu que :

L’origine du mot ketchup ne serait pas américaine mais chinoise

La langue française descend du latin… Toute la langue ? Non, car une part importante de notre vocabulaire est tirée des cultures croisées par les Français au cours de l’histoire. Des mots empruntés aux voisins européens, comme l’Italie, l’Allemagne ou l’Angleterre, mais également aux  » cousins  » d’Afrique, d’Arabie, de Chine et même du Mexique. Manière de rappeler que le français, langue internationale, s’est forgé dans la diversité.

DU KETCHUP

A LA TOMATE. C’est le  » kôé chiap  », une saumure de poisson pourri découverte par les navigateurs anglais en Malaisie voici quatre siècles ! Son principal ingrédient est pourtant d’origine mexicaine : c’est la tomate, mot tiré de » xitomatl  », un mot qui, chez les Aztèques, désignait également le nombril.?

Copier l’adresse pour voir une vidéo … pfff !

https://www.ina.fr/video/CPD19002287

H. Heinz à l’origine de la marque Heinz ( 1869 )

lancement du » catsup  » :

En 1876 , le  » tomato Ketchup Heinz » est lancé aux U.S.A sous le nom de  » Catsup  » issu d’une recette secrète comprenant seulement 5 ingrédients dont des tomates  »muries  » au soleil . Suite à son succès , le produit est ensuite commercialisé au Royaume Unis , à Londres par le grand magasin  » Fortnum et Mason  » .

Fabrication / usine :

Composition ( la recette n’est plus secrète lol ) :

Les ingrédients de base de la sauce ketchup moderne sont les tomates ,  le vinaigre , le sucre , le sel , lepiment de la Jamaïque ( = un poivre ! ) , les clous de girofle , et la cannelle   (pour le goût américain, mais pas toujours apprécié en Europe ). Les oignons ,le céleri (pour le goût méditerranéen) et d’autres épices sont souvent ajoutés.

Le ketchup est fabriqué à partir de la tomate en y ajoutant du sucre.

Le ketchup n’a pas toujours été fabriqué à partir de tomates. Au début , il servait de terme générique pour désigner la sauce, typiquement faite de champignons ou saumure de poisson avec des herbes et des épices . Sont venus s’ajouter plus tard quelques ingrédients principaux, qui ont perdu de leur popularité depuis : l’anchois ,l’huitre , la langoustine ,le haricot nain , le concombre , la  » canneberge  » , le citron , et le raisin ! Aux Philippines, le ketchup n’est pas fabriqué avec des tomates, mais de la banane.!!!!!

bouteille de ketchup aux champignons .

Le marché du ketchup se divise en 2 catégories de qualité différente :

1 ) les ketchups  » conventionnels  », réalisés à partir de concentré de tomate de type  » hot break  » : ils ne contiennent pas d’agents texturants autres que le concentré de tomate lui-même. La marque la plus connue de ce type de ketchup est  » Heinz » . Pour obtenir une texture onctueuse et lisse, les fabricants introduisent une étape d’homogénéisation à chaud, qui suit l’étape de pasteurisation .

2 ) les ketchups  » texturés  » : ils sont formulés à partir de concentré de tomate de type  » cold break  » (de goût tomate plus intense mais de viscosité plus faible) auquel on ajoute des texturants divers (amidon  modifié,  »guar  »,  » xanthane  », caroube).

La plupart des ketchups sont sucrés par ajout de saccharose, la plupart du temps de 15 à 20 g/100 g. Cependant , les plus récents développements ont vu apparaître des formules utilisant des sirops de glucose-fructose, du fructose cristallin et même des édulcorants intenses.

KLIK…..! Nul !

L’origine des corbillards…..


.…..nés de la peste et des bateaux de Corbeil.

Certains n’ont jamais pris l’avion. D’autres, peut-être, ne voyageront jamais en bateau…

….Mais il y a un véhicule que nous emprunterons tous , pour notre dernier voyage : le corbillard…..

Je me suis demandé d’où venait ce nom étrange de  »corbillard  » ? En espagnol, en italien, on parle de  »voiture funèbre  » C’est logique. En néerlandais et en allemand, c’est une  »voiture à cadavre  » . Ça fait un peu froid dans le dos, mais c’est tout aussi logique. Alors qu’en français, il faut aller chercher du côté de Corbeil, une petite ville aux portes de Paris.

Corbeil ( qu’on appelle aujourd’hui Corbeil-Essonnes ), est située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris.  L’ Essonne se jette dans la Seine à Corbeil. Et c’est grâce à ce confluent que la petite localité s’est développée, il y a bien longtemps. La population du coin profitent de l’énergie hydraulique pour faire fonctionner de nombreux moulins.

Dès le XIIe siècle, les moulins de Corbeil

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sont » moulins royaux  ». À Corbeil, on fabrique donc de la farine, avec les céréales produites dans la Beauce et la Brie voisines, qui sont des régions très fertiles. On fabrique également du pain. Et tout cela se vend à Paris. L’acheminement de ces marchandises jusqu’à Paris est très facile . Soit par la route, une ancienne voie romaine qui deviendra plus tard la Nationale 7 chère à Charles Trenet lol .

Ou ( c’est encore plus facile ) par la Seine, qu’il suffit de descendre jusqu’au cœur de la capitale. Pour ça , on utilise des coches

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coche ??? ( pas sur )

, des bateaux à fond plat spécialement conçus pour la navigation fluviale et le transport de marchandises.
Et comme il n’y a évidemment ni voile ni moteur, ces bateaux sont halés, c’est-à-dire qu’ils sont tractés par des chevaux qui marchent sur le chemin de halage.

Dès le XIIIe siècle à Paris, , on a pris l’habitude de surnommer ces bateaux de Corbeil  » les corbillats  » . Ils arrivent dans la capitale pleins à craquer et ils repartent généralement vides… Jusqu’au moment où survient cette grande épidémie de peste que l’on va appeler  » la peste noire’’.

En novembre 1347, la peste est signalée dans le port de Marseille. En janvier, elle est en Avignon. En juin, à Bordeaux. Et le 20 août 1348, on observe des cas de peste à Paris. Ça commence avec quelques frissons, un mal de tête, puis on voit apparaître des pustules, des bubons et l’on en meurt dans les 36 heures. Il faut évacuer les pestiférés. La peste bubonique va tuer pratiquement la moitié de la population européenne. À Paris, cela fait des dizaines de milliers de morts, des cadavres qui s’entassent dans les rues sans que personne ne sache plus comment ni où les évacuer.

C’est alors qu’on pense aux corbillats, les bateaux de Corbeil qui rentrent chez eux à vide. Ils sont réquisitionnés pour sortir de Paris les corps des victimes de la peste, probablement dès 1348 et dans d’autres épisodes d’épidémie par la suite. C’est ainsi que, peu à peu, on va donner le nom de  »corbillat  » puis  »corbillard » aux véhicules transportant les morts.

Il y a le  » corbillard des villes  » et le » corbillard des champs  »… Ce dernier, n’est le plus souvent une simple charrette à bras. En ville, le cercueil est plutôt posé sur un chariot à quatre roues. Et si on meurt dans les beaux quartiers, il est surmonté d’un baldaquin. À moins que le corbillard ait carrément des airs de calèche, tiré par un ou deux chevaux.

Le premier corbillard motorisé : Il circule bien loin de Corbeil, à Chicago, le 15 janvier 1909. Ce jour-là, on enterre Wilfred Pruyn dont on dit qu’il avait été chauffeur de taxi. Si c’était le cas, il aurait été bête qu’il s’en aille avec une voiture à cheval ! Son cercueil est donc fixé sur le toit d’une automobile. La formule rencontre un tel succès qu’elle ne tarde pas à se généraliser. Toutes les grandes marques automobiles conçoivent leur corbillard. Comme dit Brassens

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, avec une petite pointe de regret pour les funérailles d’antan où les corbillards avançaient cahotant :  » Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert emportent les trépassés jusqu’au diable vauvert  ».

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Explication en vidéo :

Pourquoi  » nos  » chiffres…..


Pffffff !! Là , je me suis engagé dans un sujet que je ne pensais pas si compliqué !!

……ont ils la forme qu’ils ont ?

Nos chiffres correspondraient au nombre d’angles contenus dans chacune de leur forme. Trop beau pour être vrai, ce n’est ( parait il ) qu’une  »fake news  » de plus…

Théorie forme des chiffres .

Le nombre d’angles contenus dans chacun des symboles des 10 chiffres (de 0 à 9) correspondrait au nombre que chacun désigne… Mais pour la linguiste et archéologue Clarisse Herrenschmidt

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,  »ce n’est pas du tout ça qui a servi dans la formulation graphique des chiffres, non ! » ??? Encore une idée reçue, une tentative d’explication ésotérique, récurrente dans l’histoire des numérations, qui n’a rien à voir avec la complexe réalité. Mais alors pourquoi les chiffres ont-ils la forme qu’ils ont ?

Des « chiffres arabes » ? 

Pour les distinguer des  » chiffres romains » , on appelle ces dix symboles  »chiffres arabes ».

Alors : On est à Bagdad vers 830. C’est un livre écrit en arabe, aujourd’hui perdu, qui introduit les chiffres actuels. On raconte que le calife reçoit un ouvrage d’une délégation indienne. Et il en demande la traduction en arabe à l’un de ses plus grands mathématiciens, Al-Khwârizmî

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, le père de l’algèbre, dont le nom latinisé donnera d’ailleurs le mot « algorithme »

Marc Moyon

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, historien des mathématiques médiévales : « Quelle est la force de ce livre ? C’est de transmettre à la fois un système de numération mais aussi une graphie. C’est-à-dire de nouveaux symboles qui nous permettent d’écrire les nombres. Les chiffres que nous utilisons ne sont pas arabes. Le vrai, ce serait de dire que nous avons un système de numération indo-arabe. Ils nous viennent d’Inde, et ils ont été transmis à l’Europe, à nos ancêtres, par l’intermédiaire de la langue arabe. Par l’intermédiaire des textes rédigés au nom de l’islam entre le IXe et le XIII-XIVe siècle. » 

Des chiffres indiens ? 

Donc la première trace de ces chiffres, c’est en fait en Inde qu’on la trouve, 12 siècles avant le livre traduit à Bagdad. Agathe Keller, historienne des mathématiques indiennes : « C’est vers 300-400 avant Jésus-Christ qu’on voit apparaître les premiers textes écrits qui sont des édits donnés par un roi, le roi Ashoka, dans lesquels on voit apparaître des chiffres aussi, dans des écritures, le brahmi notamment, qu’on écrit de droite à gauche. Et donc on peut penser qu’ils sont d’une origine sémitique. »

Alors en fait, l’origine des chiffres ne serait pas non plus indienne, mais mésopotamienne, ou bien même chinoise, ou cambodgienne !!!????, puisqu’on a trouvé aussi sur ces territoires quelques unes des premières sources épigraphiques. En tout cas, ce qui nous reste aujourd’hui de ces lointains ancêtres, c’est une double révolution, qui a déterminé l’histoire du calcul, des sciences, et donc de notre civilisation toute entière

1) D’abord, chaque chiffre ne représente qu’une seule valeur, ce ne sont pas deux chiffres qui s’ajoutent, deux formes qui se juxtaposent. Chaque symbole est indécomposable, indépendant. 

2) Ensuite, les chiffres seront utilisés dans une façon de compter qui se sert de la position de chaque chiffre, la « notation positionnelle ». Et donc, on s’en tient à dix symboles seulement pour noter tous les nombres du monde. 

L’origine, ce miroir aux alouettes ?:

Pour ce qui est du pays d’origine, en réalité, tout circulait en Asie centrale à cette époque, via les marchands, les moines bouddhistes sur la Route de la soie. Pourtant, malgré cette histoire mondiale, l’origine des chiffres a toujours été utilisée politiquement.

Nationalistes indiens, colons anglais, musulmans, hindous, chrétiens… tous ont revendiqué être à l’origine de cette forme de rationalité devenue une norme internationale. Agathe Keller, historienne des mathématiques indiennes : « La recherche des origines, c’est un miroir aux alouettes. Et comme on ne sait pas, on regarde dans la graphie, le stylisme pour trouver des sens. Dans les traditions anciennes, il y avait déjà ces traditions  » herméneutiques  » ou religieuses, qui sont encore très vivantes. »

Le 0 par exemple a fait couler beaucoup d’encre. L’Europe chrétienne l’a même considéré comme hérétique. Son nom en sanskrit signifie  » le vide » ; une absence de Dieu, qui était insupportable. Et pourtant, c’est le nom arabe du zéro,  »sifr’ qui, dérivé dans notre langue, donne finalement son nom à cet ensemble qu’on appelle “chiffres”. Mais la question est quand même toujours là : aujourd’hui, on n’utilise pas des lotus comme les pharaons égyptiens, ni des barres sumériennes, ni les visages mayas.

Les passeurs :

Les formes qu’on utilise aujourd’hui viennent bien de quelque part, elles se sont diffusées, installées progressivement. Et là, parmi une foule de mathématiciens, de traducteurs, de copistes… deux personnages notamment jouent un rôle important :

Gerbert d'Aurillac (Sylvestre II) dialoguant avec le diable, car il a introduit les chiffres indo-arabes
Gerbert d’Aurillac (Sylvestre II) dialoguant avec le diable, car il a introduit les chiffres indo-arabes

1 ) Le mathématicien Gerbert d’Aurillac, vers l’an 1000. Alors qu’il vit en Catalogne, entouré de la communauté arabe, il instaure l’usage des chiffres indo-arabes à la place des chiffres romains qu’on utilisait alors, en les inscrivant sur des sortes de jetons dans un instrument de calcul, un abaque. Marc Moyon, historien des mathématiques médiévales : « Le problème, c’est que Gerbert d’Aurillac va avoir une vie mathématicienne relativement écourtée, puisqu’il va être appelé au Vatican pour être appelé à la place du Pape, en l’an 1000. » Quand Gerbert devient Sylvestre II, son travail de diffusion des chiffres s’arrête. Et pourtant, 600 ans plus tard, on s’en souviendra. Clarisse Herrenschmidt, archéologue, linguiste : « En plein XVIIe siècle, on a ouvert son tombeau pour voir s’il n’était pas un magicien, à cause de l’introduction des chiffres indo-arabes pour écrire les nombres. On croit encore à la possibilité d’un aspect magique. Il a été un grand mathématicien qui a fait entrer une pratique des chiffres indo-arabes avant Fibonacci. » 

2 ) Fibonacci, c’est ce mathématicien génial qui vers 1200 fait progresser l’usage de nos chiffres. Fils d’un administrateur des douanes à Pise, il a été séduit par l’efficacité de ce système de calcul. Marc Moyon : « Essayez de poser une multiplication en numération romaine, c’est impossible, c’est impraticable. Et Fibonacci

Afficher les détails de l’image associée
Fibonacci

avait compris tout ça. »   

Pourtant ,pendant des siècles , les gens continuent à utiliser à la fois les chiffres romains et les chiffres indo-arabes. Finalement, c’est l’efficacité de calcul qui gagne, et peut-être aussi une vision du monde plus cardinale, contre la vision plus hiérarchique soutenue par l’Eglise, qu’on a gardée avec notre usage des chiffres romains. ( Clarisse Herrenschmidt, archéologue, linguiste : « L’Eglise a mal reçu les chiffres indo-arabes parce qu’ils n’appartenaient pas à la tradition. Et ils ont dû percevoir que les chiffres romains avaient une imprégnation ordinale, ce qui classe la suite des nombres, tandis que les chiffres cardinaux expriment une mesure, une grandeur pure. » )

Métamorphoses typographiques

Ce long voyage des chiffres indo-arabes est chaotique, plein de métamorphoses. Par exemple, dans certains calculs au Moyen Âge, les formes du 4 et du 5 sont interverties. Il faut refaire les opérations pour s’en rendre compte. Le 1 ou le 8 restent assez stables, alors que le 5, lui, est contaminé par le V romain. Mais les formes du 2, 3, 4, 7 en particulier varient dans le temps, et selon les régions. Plus précisément, on se rend compte d’une rotation globale de ces chiffres : leur sens a été inversé depuis leur tracé arabe. Selon l’étude paléographique de Guy Beaujean concernant cette rotation, les scribes du Moyen Âge auraient par erreur utilisé à l’envers leurs appareils à compter, et la faute se serait installée. Simplement, pour bien différencier le sens du 6 par rapport au 9, on garde un tracé anguleux pour le 6, et rond pour le 9. Ce sont donc les imprimeurs, entre la fin du XIVe et le XVIe siècle qui figent progressivement la forme des chiffres, en utilisant peu à peu des casses typographiques. 

( Marc Moyon, historien des mathématiques médiévales : « Ce qui est intéressant, c’est qu’un mathématicien a fait ce travail-là, à la fin du XVe, tout début du XVIe. C’est Albrecht Dürer

, qui est un mathématicien germanique, de Nuremberg, qui va créer des casses d’imprimerie mathématiquement parfaites dans son sens, dont des chiffres, qu’on va utiliser. Et donc là on va les stabiliser complètement. » )

Aujourd’hui, il y a encore des variations : le 1, le 4, le 7 varient selon les typos, les pays anglo-saxons ou francophones… Mais les symboles se sont stabilisés, et surtout, ce système de calcul positionnel à base 10 s’est imposé.

  Le 0, pourrait avoir son article à lui tout seul tant son histoire est fascinante…..

L’Epiphanie …


Pour moi ( qui suis athée ) c’est un jour comme un autre , peut-être une portion de galette à la frangipane ? Mais……envie d’en savoir plus alors :

Le mot  » épiphanie  » vient d’un mot grec qui désigne une apparition, l’Épiphanie désigne plusieurs ? manifestations du Christ au monde : La Chandeleur (présentation de l’Enfant Jésus au Temple), le baptême du Christ dans le Jourdain et la transformation de l’eau en vin aux noces de Cana (premier récit d’un miracle de Jésus).

Cependant , la tradition populaire a limité l’usage du mot Épiphanie à la visite que rendirent des mages venus d’Orient à l’Enfant Jésus. Ces mages (sans doute des prêtres zoroastriens )symbolisent l’hommage de la science et du savoir à la pauvreté évangélique.

( Le zoroastrisme est une religion qui tire son nom de son prophète et fondateur nommé Zoroastre ou Zarathoustra

Zoroastre

, né au nord-est de l’Iran au cours du IIᵉ millénaire av. J.-C. ou de la première moitié du 1er millénaire av. J.-C.. Le nom persan de Zarathoustra a été transcrit en Zoroastre par les Grecs .Ses disciples s’appellent des zoroastriens ou, en français du XVIIIᵉ siècle, des  »guèbres  » ?. Le zoroastrisme est aussi couramment dénommé mazdéisme, du nom de sa divinité principale, Ahura Mazda.

Selon le récit qu’en ferait saint Mathieu  , les mages furent guidés jusqu’à la crèche de Bethléem par une étoile mystérieuse. Une fois arrivés, ils déposèrent devant la crèche l’or, qui évoque la richesse terrestre, la myrrhe, qui accompagne les hommages rendus à un roi à sa mort, et l’encens qui honore la divinité.

Ce récit, qui n’a pas de fondement historique, a été enjolivé au cours du Moyen Âge. Les mages sont devenus trois Rois prénommés Gaspard, Melchior et Balthazar. L’un d’eux est aussi devenu noir en témoignage de l’universalité du message évangélique.( je ne savais pas )

L'Adoration des Mages, miniature française (collection moscovite), XVe siècle

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L’Épiphanie est traditionnellement fixée au 6 janvier mais pour plus de commodité, l’Église catholique la célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier.

C’est aussi ce jour-là qu’est tirée la traditionnelle galette des Rois

, sans doute une réminiscence des Saturnales romaines et de la fête païenne du Soleil  qui était représenté par une galette. La fève cachée dans la galette rappelait à l’origine l’Enfant Jésus que les mages avaient longtemps cherché en suivant l’étoile .

En Espagne, de façon toute logique, ce sont les Rois mages qui distribuent des cadeaux aux enfants sages le jour de l’Épiphanie (et non pas à Noël).

Pour patienter de Noël à l’Épiphanie, les petits Espagnols bénéficient en conséquence de trois semaines de vacances….

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Sourire /souvenir :

c’était il y a 230 ans :


11 septembre 1789 : Naissance de la droite et de la gauche
   Le 11 septembre 1789, les députés de l’Assemblée constituante, réunis pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi Louis XVI, se répartissent spontanément de part et d’autre du président : à droite, aux places d’honneur, s’installent les  » monarchiens  » guidés par Jean-Joseph Mounier. Ils sont partisans d’un veto absolu qui permettrait au roi de rejeter définitivement toute loi. À gauche s’installent les opposants qui préfèrent un simple veto suspensif c’est à dire : qui suspend la loi pendant une période ou jusqu’à la réalisation d’une condition  (ils auront finalement gain de cause).
  Cette répartition s’enracine lorsqu’à partir d’octobre 1789, les députés délibèrent dans la salle du Manège des Tuileries. Les uns, hostiles à la Révolution ou soucieux de la contenir, s’assoient sur le côté droit de la salle, par rapport au président de l’Assemblée (ce côté réputé honorable est dit le  »côté de la reine  »).

    Les autres  »plus ou moins  » favorables à la Révolution, s’assoient à la gauche du président (le  » côté du Palais-Royal  »). Ils se disent  » patriotes  » et qualifient leurs opposants d »’ aristocrates  ».
    C’est de  cette répartition des députés français par affinités que  datent les clivages entre une droite (réputée conservatrice) et une gauche (réputée révolutionnaire ou réformiste) qui  » rythment  » encore aujourd’hui la vie politique dans toutes les démocraties. assemblée nationale

La Pentecôte ?


Pour les chrétiens /catholiques :
  La Pentecôte ( « cinquantième jour ») est une fête chrétienne qui célèbre la venue du Saint-Esprit, cinquante jours après Pâques, sur les apôtres de Jésus-Christ, sur Marie, la mère de Jésus, et sur les autres personnes présentes avec eux, rapportée dans les Actes des Apôtres. Elle conclut officiellement le temps pascal et donne à l’Église les prémices de sa mission : annoncer la bonne nouvelle de la résurrection du Christ à toutes les nations.
Cette fête tire son origine de la fête juive de Chavouot, fête des Prémices ou fête des Semaines, prescrite dans l’Ancien Testament, dans les livres de l’Exode et des Nombres .
   La Pentecôte se célèbre le septième dimanche (soit le quarante-neuvième jour) après le dimanche de Pâques, à une date mobile calculée par le comput. Elle tombe toujours un dimanche entre le 10 mai et le 13 juin. Elle se poursuit le lendemain, dans certains pays, par un lundi férié ou chômé, dit « Lundi de Pentecôte »
Origines » païennes » de la Pentecôte :
  Comme presque toutes les fêtes chrétiennes, la Pentecôte a des origines païennes :
La Pentecôte puise ses origines dans une fête païenne célébrant les moissons qui deviendra progressivement la célébration de l’Alliance Sinaïque entre Dieu et Moïse et de l’instauration de la Loi mosaïque?. Vers le début du Ier siècle, elle devient l’un des trois grands pèlerinages annuels, surtout célébré par certains juifs hellénisés et par certaines sectes juives (Christianisme) tout en conservant hors de ces groupes minoritaires sa dimension agricole jusqu’au Ier siècle de notre ère. Ce n’est qu’à partir du IIe siècle que le pharisianisme liera la fête de la moisson à la commémoration du don de la Loi au Sinaï.

Origines des marques …..encore !


  1) Est ce bien une marque ?  

Il est question de  la F.D.J ( Française des jeux)….F.D.J logo

Tous les jeux (  » euro – million  » , Loto ,loto etc……) gérés par la F.D.J sont fondés sur l’appât du gain ….Mais ils ont une origine pour le moins différente : La solidarité ! 

A la fin de la première guerre mondiale il y a en france environ 3 millions de blessés de guerre dont plusieurs milliers mutilés du visage ( ces derniers se nomment eux mêmes avec humour les  » gueules cassées  » gueule cassée !

et  » mettent en avant  » leurs malheurs  » pour subvenir à leurs besoins ….

Cependant ,pour l’état en 1920 , une balafre sur le visage n’empêche pas de travailler aux champs ou en usine …..Ces  » gueules cassées  » n’ont donc pas droit aux pensions d’invalidité ! !

Pourtant , les conséquences de ces mutilations sont une vraie catastrophe pour ces hommes : La chirurgie ne peut pratiquement rien pour eux , certains n’ont plus de nez , plus de machoir etc….Ce poilus ressemblent parfois à des monstres , certains sont même rejetés par leurs propres familles

Environ 15 mille d’entre eux se regroupent en une association pour s’entraider …C’est cette association qui a l’idée , pour pallier à leur besoin d’argent , de créer une première tombola nationale …..Dès lors, les dons affluent qui permettent de proposer des lots importants ( çà allait d’une voiture à une moto avec même pour gros lot  , un avion de tourisme ! ). La population se presse pour acheter les billets … 

Le succès de cette tombola / association est si important que beaucoup d’autres associations se montent pour créer leurs propres jeux d’argent ( les journalistes du Nord, l’allaitement maternel ! , la lutte contre le choléra etc……)……

Voyant la multiplication des tombolas , l’Etat organise une  » régulation  » et vers 1933 , autorise une loterie nationale uniquement dédiée aux  » gueules cassées  » . 

Ces derniers ainsi que d’anciens soldats non  » mutilés »  et des veuves de guerre se mettent à vendre des billets aux passants ( à Paris , on contruisit même des petites guérites à la sortie des métros . Bien que les billets coûtent chers ( environ 100 francs de lépoque ) et ont la taille de feuilles de papier A4 , les acheteurs sont nombreux ( ils rêvent tous d’emporter le gros lot ) ….. Le premier tirage qui eut lieu en novembre 1933 se transforma en véritable spectacle  ; il eut lieu au Trocadéro . La presse nationale y est présente ….

  La foule se presse pour observer les grandes sphères tournantes dans lesquelles sont des petites boules numérotées …..

Le premier gagnant remporta cinq millions de francs ! ( c’est un coiffeur de Tarascon ) …

Avec le temps , les joueurs oublient l’idée du geste au profit des victimes de guerre , la loterie nationale se transforma en Française des Jeux et beaucoup de français jouent désormais au loto ………Les  » gueules cassées  » continuèrent de percevoir une partie des gains jusqu’en 2008 je crois……….

( Moi , je ne joue jamais  lol )