Olympes de Gouges ……


 » Si la femme a le droit de monter à l’échafaud , elle doit avoir aussi le droit de monter à la tribune  »  Olympes de Gouges

Une déclaration féministe  justifiée  déjà  au 18 ème siècle !

 

 Olympe de Gouges : Héroïne révolutionnaire considérée comme l’une des premières féministes françaises, Olympe de Gouges s’est distinguée par son célèbre texte intitulé Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle y prônait ardemment l’émancipation féminine.

   Née le 7 mai 1748, à  Montauban, sous le nom de Marie Gouze, elle épouse un  » certain  » Louis Aubry, en 1765, mais se retrouve veuve peu de temps après. Elle choisit alors de changer son nom pour celui d’Olympe de Gouges. Avide de liberté et de célébrité, elle se rend à Paris avec son petit garçon et rédige ses premiers textes. Plus que jamais inspirée par les événements de la Révolution, elle publie des ouvrages pour l’égalité des droits, jusqu’à sa fameuse Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Après avoir soutenu Louis XVI, elle offre son appui aux Girondins au lendemain des journées de mai et juin 1793. Ses activités lui valent d’être arrêtée en juillet 1793. Condamnée à mort, elle monte sur l’échafaud le 3 novembre 1793.

 dates clés :

7 mai 1748 : Naissance 
Olympe de Gouges naît à Montauban sous le nom de Marie Gouze. Elle serait alors la fille naturelle du poète Le Franc de Pompignan, dont elle dira tenir ses talents littéraires.
1 septembre 1791 : Olympe de Gouges publie un ouvrage « féministe »
La femme de lettres française publie « la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Elle y prône l’émancipation féminine, notamment au travers de l’égalité entre les sexes. Selon son ouvrage, la femme devrait être considérée comme citoyenne à part entière. Le préambule du texte s’adresse à Marie-Antoinette, à qui elle implore de défendre jusqu ’au bout le « sexe malheureux ». Ses actions ne se limitent toutefois pas à la condition de la femme. Olympe de Gouges s’était déjà engagée corps et âme dans la Révolution. Elle soutiendra également les Girondins au travers de ses écrits et ira jusqu ’à défendre le roi Louis XVI. Ses agissements lui vaudront d’être guillotinée en 1793. Elle sera considérée plus tard comme l’une des toutes premières « féministes ».
3 novembre 1793 : Olympe de Gouges est exécutée
Condamnée à mort pour avoir soutenu les Girondins, Olympe de Gouges monte sur l’échafaud avec toute la dignité dont elle est capable. Dans son célèbre texte « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », elle affirmait – ironie du sort – « une femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ».

çà s’est passé il y a …


environ 75 ans :

   Le 21 avril 1944  , les femmes françaises obtiennent le droit de vote ! Par une ordonnance signée du général de Gaulle , les femmes deviennent enfin  » électrices et éligibles dans les mêmes conditions que l’homme  » . Leur premier vote aura lieu un an plus tard , à l’occasion des élections municipales de 1945 .

   La revendication était de longue date :  Olympe de Gouges ( ? ) , réclamait déjà le droit de  » monter à la tribune  » dans sa déclaration des droits de la femmes et de la citoyenne  » en……1791 ! 

Olympes de Gouges : Olympe de Gouge image (portrait aquarelle )

   Personnage secondaire de la Révolution française, Olympe de Gouges a été redécouverte à la fin du XXe siècle par les mouvements féministes qui se l’ont appropriée, à juste titre d’ailleurs. Nul doute qu’elle aurait soutenu leurs combats pour l’égalité des droits entre les sexes.
Libre de moeurs, libre de pensée
   Née en mai 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu’elle suit à Paris.
   À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte… mais avec tout de même le soutien financier de son compagnon.
   Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels qui gravitent autour du duc d’Orléans.
   Quant arrive la trentaine, elle s’offre divers amants dont l’écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode. Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir…
   En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d’être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs.
  En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.
Femme et révolutionnaire
    Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d’activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792).
    Olympe de Gouges brave la bienséance révolutionnaire en publiant une parodie de l’auguste Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sous l’intitulé : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec une dédicace à la reine Marie-Antoinette, où l’on peut lire : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » .
   En matière institutionnelle, Olympe s’en tient toutefois au souhait d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise et restera jusqu’à la mort attachée à la royauté.
    Sous la Convention, après la chute de celle-ci, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe… Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.

La première ? femme se battant pour l’égalité des sexes….


Olympe de Gouges (1748-1793)http://ts1.mm.bing.net/th?&id=HN.608050013914205447&w=300&h=300&c=0&pid=1.9&rs=0&p=0

Femme de lettres, Olympe de Gouges est la première à instituer les sociétés de femme. Elle se bat pour des causes diverses dont la libération des esclaves, la création d’un théâtre national pour femmes écrivains ou encore la construction de maternités. Auteur de manifestes et pamphlets politiques, Olympe de Gouges fait entendre avec courage ses idéaux politiques progressistes. Elle revendique l’égalité des droits pour la femme aussi bien dans la sphère publique que privée, plaidant notamment pour la reconnaissance du droit de vote pour les femmes. En 1791, elle publie son œuvre la plus célèbre : la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, demandant ainsi l’extension aux femmes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Devenue la cible des dirigeants sous la Terreur, elle est poursuivie et arrêtée pour ses écrits sur l’égalité des sexes et la démocratie. Elle est guillotinée en 1793.