çà s’est passé il y a….


Environ 76 ans :

 Le 19 avril 1943, les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands pendant un mois.

  C’est le premier soulèvement d’une ville dans l’Europe nazie et une manifestation éclatante de la capacité de résistance des Juifs. Une tragédie qui est aussi une aurore.

Le ghetto de Varsovie :

  En novembre 1940, quelques mois à peine après l’invasion allemande, les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d’environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d’un côté à l’autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d’environ 150 000 habitant/km2 (c’est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Comme tous les ghettos, celui de Varsovie est administré par un conseil juif (« Judenraat »). Un ingénieur, Adam Czerniakow, a été désigné par la mairie de Varsovie pour le présider. Le 22 juillet 1942, les Allemands lui demandent une liste d’enfants en vue de les transférer vers l’Est, dans des camps de travail (c’est le motif officiel).

    Il est possible qu’Adam Czerniakow ait eu des informations sur la vraie nature de ces convois par le biais de Juifs évadés du camp d’extermination de Chelmno. Plus vraisemblablement a-t-il considéré qu’envoyer des enfants dans des camps de travail revenait de toute façon à les condamner à mort.

   En homme d’honneur, il ne supporte pas de participer à cette infamie et choisit de se suicider. Il laisse une lettre émouvante à ses coreligionnaires pour s’excuser de son geste mais ne fournit aucune information sur ce qu’il aurait pu savoir du sort des futurs déportés.

   C’est donc sans Czerniakow que les Allemands entament la « Grande déportation »… Jour après jour, 5 000 à 6 000 personnes sont emmenées à la Umschlagplatz et, de là, transférées en train vers Treblinka. 

Le 12 septembre 1942, quand cette première déportation s’achève, il ne reste que 60 000 survivants dans un ghetto dont la surface a été drastiquement réduite par les Allemands.

La révolte:

   Le 18 janvier 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la Wehrmacht est prise au piège à Stalingrad, les Allemands entament une deuxième « Aktion » (déportation). Mais cette fois, les ultimes survivants du ghetto de Varsovie n’ont plus guère de doute sur le sort qui les attend…

 Parmi eux figurent une centaine de responsables de mouvements de jeunesse qui n’ont pas connu les famines et les tourments des deux premières années du ghetto et ont conservé leur énergie intacte. Ils organisent immédiatement la résistance. Ils s’enfuient, se cachent et ripostent aux tentatives allemandes tant bien que mal, avec les quelques armes dont ils disposent.

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves.

   Au nombre de 3 000 environ, ils sont regroupés principalement dans l’Organisation des Combattants Juifs, commandée par le jeune Mordechai Anilewicz, et dans l’Union Juive Arméede Pawel Frenkiel. 

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l’opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2 000 hommes et des chars en renfort

   6 000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c’est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7 000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s’enfuyant par les égoûts. 

  Le ghetto est rasé sitôt l’insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l’esprit de résistance et du renouveau.

  Ainsi le chancelier allemand Willy Brandt va-t-il s’agenouiller devant le Mémorial du résistant juif du ghetto le 7 décembre 1970 dans  (    un émouvant geste de contrition ?)  .

Fanta SS ? !


  Le Fanta, cette boisson pétillante serait  100%   »made in troisième Reich  » :

   En 1940, guerre oblige, l’Allemagne est privée du sirop nécessaire à la fabrication du Coca-Cola,coca à cause du blocus du régime nazi par les Alliés. Un coup dur pour les 43 usines d’Allemagne qui produisent le populaire soda américain. Max Keith, responsable de la filiale germanique de Coca, invente alors un nouveau soda composé uniquement de produits disponibles en temps de guerre.

Fanta = la boisson de l’imagination :

La formule varie, mais on y trouve presque toujours de la pulpe de pomme (issue de la production du cidre). Keith baptise sa trouvaille Fanta et en fait la « boisson de l’imagination » (Fantasie, en allemand)

Retraites  » post -nazi  »


  Belgique: Pour avoir collaboré au régime nazi, l’Allemagne verse encore des pensions à 27 personnes

DIPLOMATIE ? !

  Ces retraites complémentaires garanties par Adolf Hitler en 1941 vont de 425 à 1275 euros par mois !

Revu à la télé aujourd’hui ( Film  » La traque ) …


 Chacun pense ce qu’il veut , moi je crois que les Klarsfeld  sont de grands personnages  et qu’il ne faut pas oublier les horreurs nazis ( toujours présents sous des noms différents , comme le F.N en France )

 

C’est un nom définitivement associé à la chasse aux nazis. Les Klarsfeld ont mené ce combat toute leur vie. Beate et Serge Klarsfeld. De leur rencontre à Paris en 1960 à la traque incessante des responsables de la Shoah, ils livrent un témoignage fort et nécessaire.

   Leur rencontre n’était pas évidente. Elle est la fille d’un soldat de la Wehrmarcht et lui, un juif d’origine roumaine dont le père est mort à Auschwitz. Et pourtant, à Paris en 1960, la magie opère sur le quai du métro. Ces deux-là ne se quitteront plus. La jeune allemande n’avait pas vraiment conscience de la responsabilité de son pays pendant la seconde guerre mondiale. Elle ne l’a pas appris à l’école. C’est donc Serge qui se charge de transmettre à Beate ce qu’il sait sur cette période sombre de l’histoire. Elle le confie  » C’est lui qui m’a enseigné l’histoire, et les événements nous ont conduit à agir ». 

Une vie de combat que ce couple hors du commun n’avait pas vraiment envisagé de raconter. Il a fallu que les éditeurs insistent. Car Serge Klarsfeld l’avoue : « J’ai écrit beaucoup sur les victimes et les événements historiques. Donc on a pas tellement envie d’écrire sur soi quand on a fait ce genre de travail ». 

Pourtant, leur témoignage est nécessaire et toujours d’actualité. 

Très vite, avec le soutien de Serge, Beate Karsfeldlivre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d’anciens nazis d’accéder à des postes à haute responsabilité.

   Sa méthode : le coup d’éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus BarbieK.Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations – notamment lors de leur tentative d’enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo – ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu’à aujourd’hui. Dans une  autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

 

Trésors volés et cachés …..


Alors que la Seconde Guerre mondiale a pris fin depuis bientôt 70 ans, les exactions commises par les nazis réservent encore des surprises ; la dernière en date étant la découverte de 1500 tableaux volés ou confisqués par le IIIème Reich.

 

 

 

Une incroyable découverte

 

  L’hebdomadaire allemand Focus vient de révéler  au public la découverte, effectuée par la police allemande à Munich en 2011, d’environ 1500 tableaux entreposés depuis plus de 50 ans dans l’appartement d’un octogénaire, Cornelius Gurlitt. Parmi les peintures retrouvées, on compte des toiles réalisées par certains des plus grands maîtres tels Chagall, Picasso, Matisse ou encore Max Beckmann. Estimé à plus d’un milliard d’euros, le trésor retrouvé suscite bien des questions et nous rappelle les heures noires du règne d’Hitler.

 

 

 

L’art et les nazis : entre vol et censure:

 

D’après le président du registre des oeuvres d’art perdues, Julian Radcliff, il s’agirait de l’une des plus importantes découvertes concernant le vol d’objets d’art dans le cadre de l’Holocauste. Depuis lors, l’experte Meike Hoffmann tente de retrouver l’origine des tableaux subtilisés ainsi que leurs propriétaires.  Il apparaît ainsi que maintes peintures appartinrent à des Juifs spoliés par les nazis. Néanmoins, certaines furent également bradées par des Juifs en fuite. C’est notamment le cas d’une peinture de Matisse ayant appartenu au collectionneur Paul Rosenberg, contraint d’abandonner ses oeuvres lorsqu’il dut quitter Paris durant l’Occupation. Enfin, les peintures restantes furent probablement confisquées par les nazis à des musées allemands et autrichiens. Les nazis voyant en elles de l' »art dégénéré ». Ce terme, inventé par le ministre de la propagande Joseph Goebbels en 1937, s’opposait à l' »art héroïque », pur et officiel. Il  désignait des oeuvres abstraites et jugées comme étant le produit de l’imagination des Juifs ou des bolcheviks, honnis par le régime hitlérien. Pas moins de 1600 artistes, tels Paul Klee ou Otto Dix, seront ainsi interdits. Quant aux 21 000 oeuvres confisquées, la plupart d’entre elles seront vendues à l’étranger, le régime national-socialiste trouvant là une importante manne financière.

 

 

 

L’histoire des 1500 tableaux retrouvés dans la demeure de Cornelius Gurlitt prend place dans ce contexte. En effet, le père de l’octogénaire,  entretenait des liens assez ambigus avec le IIIème Reich. Directeur de musée, collectionneur d’art,  appréciant les artistes d’avant-garde, Hildebrand Gurlitt reçoit, malgré son goût pour l' »art dégénéré » et ses ascendances juives (sa grand-mère était juive), le privilège exclusif de vendre à l’étranger les oeuvres dites dégénérées pour le compte du IIIème Reich. 

 

   Relâché à la fin de la guerre par les américains, H. Gurlitt laisse à son fils un trésor insoupçonné. Ce dernier, sans emploi, subvient ainsi à ses besoins en vendant de temps à autre quelques-uns des tableaux en sa possession. Toutefois, un beau jour de septembre 2010, des douaniers sont intrigués par les 9000 euros en liquide que possède Cornelius Gurlitt. Décidant alors de placer le vieillard sous surveillance, la police allemande finit par perquisitionner son appartement munichois en 2011 où, parmi des détritus, 1500 tableaux seront découverts.