Qui est Adolphe Sax ?


  Pour finir :   ( Cette après midi : Médecin , et Manu vient manger , alors repos , surtout pour le médecin ) 

  Chacun sait que ce Belge (1814-1894), qui fit carrière à Paris, a inventé le saxophone, dont la famille compte sept instruments qui se nomment, en allant du plus petit au plus grand, soit du plus aigu au plus grave: le sopranino, le soprano, l’alto, le ténor, le baryton, le basse et le contrebasse. L’on sait moins que Sax fut sans doute l’un des plus grands facteurs d’instruments de l’histoire pour avoir aussi créé d’autres instruments à vent, comme le saxhorn, le saxotromba, le saxtuba… et avoir perfectionné pratiquement tous ceux de son époque, faux et fragiles pour la plupart. Sa première grande invention fut une nouvelle clarinette basse (1838). Il fut aussi à la base de la réforme des musiques militaires, dans un état assez lamentable avant lui. La commission militaire française chargée de la concrétiser, en 1845, proposa entre autres au ministre de la Guerre d’augmenter l’allocation des musiques de cavalerie avec …le fruit de l’impôt sur le fumier.

    Sax s’intéressa aussi à d’autres domaines que celui de la musique. En 1855, il conçut un mortier capable de propulser des bombes de 500 kilos à une distance suffisante pour rester à l’abri de l’artillerie adverse. De quoi, en cette année de guerre contre la Russie, réduire l’armée ennemie en chair à saucisse et dévaster Sébastopol. En 1867, à l’Exposition universelle de Paris, il présente ses  » goudronnières  » à vapeur, ou  » émanateurs hygiéniques », appareils censés guérir des maladies de poitrine et des voies respiratoires par inhalation de goudron, de créosote ou autres substances antiseptiques.

   Sax avait prévu deux autres applications: la conservation des denrées périssables dans les magasins et la purification de l’air dans les hôpitaux. Elles furent cautionnées par l’Académie de Sciences et Pasteur lui-même leur a manifesté de l’intérêt. À la même occasion, il dévoila ses plans d’une salle de concert ovoïde, gigantesque, révolutionnaire du point de vue acoustique et visuel.     

    Le théâtre wagnérien de Bayreuth en serait inspiré. Il inventa aussi un nouveau sifflet de chemin de fer et un énorme orgue à vapeur capable de diffuser de la musique dans tout Paris, depuis une hauteur. Le monstre d’acier pouvait aussi servir pour l’inauguration de nouvelles lignes de chemin de fer: placé à l’avant d’une locomotive, il devait être entendu dans toute une province. L’invention resta à l’état théorique, mais elle fut alors approuvée par des spécialistes.

    Parmi toutes les percussions que Sax a améliorées, il y a le triangle, comme le prouve  une lettre adressée de Baden-Baden par Berlioz à Richard Polh le 28 août 1861 :

 » Liszt m’a dit que vous désirez un triangle; en voilà un de Sax qui vient servir pour la première fois dans l’introduction d’Harold. Il est fait à l’image de Dieu, comme tous les triangles, mais, de plus que les autres triangles, de plus que Dieu surtout, il est juste…  »

Procès fleuve

    Dès qu’il arriva dans la capitale, en 1842, Sax s’attira la haine des facteurs d’instruments à vent de Paris, puis de presque toute la France, qui craignaient sa concurrence.

    Constitués en ligue, ils lui intentèrent un procès en 1846 parce qu’ils contestaient la validité de la plupart de ses brevets, dont celui du saxophone. Sax en sortit vainqueur en 1854, puis passa à l’offensive contre ses persécuteurs qu’il accusa de contrefaire ses instruments, ceux-là mêmes qu’ils critiquaient. Ce nouveau bras de fer, qui s’acheva lui aussi à l’avantage de Sax, se prolongea jusqu’en 1867. Ces 21 ans de procès, durée sans précédent dans les annales de la justice française, occupèrent au moins 41 tribunaux. Les visites de l’inventeur dans les prétoires n’étaient pas terminées pour autant, à croire qu’il s’y complaisait. Sans compter les problèmes financiers qui l’y ramèneront, cet inlassable plaideur a intenté et gagné, de 1858 à 1876, au minimum cinq procès pour des affaires qui ne concernent pas la facture instrumentale. Signalons celui qui aboutit à interdire à la cantatrice Marie Sasse, le 13 avril 1866, d’utiliser le nom de Saxe ou Sax comme nom d’artiste. La Cour d’appel de Paris débouta toutefois l’inventeur dans sa réclamation de dommages et intérêts. Cette décision n’empêcha pas le chroniqueur Jean-Petit de s’indigner :

     » …il y a en France, et surtout en Allemagne, nombre de familles qui possèdent légalement le nom de Sax au même titre que l’éminent facteur d’instruments. Celui-ci est-il bien certain que ceux-là ne seraient pas très fiers de porter le même nom qu’une femme de talent? Voyez-vous un Sax quelconque intervenant dans ce sens? Mais Monsieur Sax a été plus loin dans ses prétentions, il a contesté le droit d’écrire son pseudonyme avec un « e » muet à la fin, et le tribunal lui a encore donné raison sur ce point. Le roi de Saxe, comme l’a dit un journaliste et comme l’ont répété les avocats, est le seul à ne pas avoir réclamé.» La voix, ajoute-t-il à l’adresse de l’inventeur, est «un instrument avec une intelligence et une âme, plus mélodieux que ne le seront jamais vos cuivres, vos soufflets et toutes vos ingénieuses machines, et vous lui refusez votre nom qu’il daigna prendre. Cela n’est pas logique. Vous avez tort d’avoir raison. »

Alphonse Sax féministe

    Alphonse Sax (1822-1874), un des cinq frères d’Adolphe, fut aussi inventeur, dans le domaine musical principalement, sans avoir jamais égalé le génie ou connu la notoriété d’Adolphe. Installé aussi à Paris, il se brouilla avec lui. Son idée la plus saugrenue fut la création d’un orchestre d’instruments à vent pour femmes. Non seulement la pratique des instruments devait leur permettre de gagner honorablement leur vie, mais aussi les prémunir contre la phtisie, dont la plupart de ses dix frères et soeurs étaient morts. Pour preuve, les trois seuls rescapés étaient ceux qui en jouaient. Son intention était de faire entendre un tel orchestre à l’Exposition de Paris, en 1867, mais des raisons financières l’en dissuadèrent. Ce projet, jugé ridicule dans une société machiste, lui valut d’être caricaturé en femme jouant d’un gros instrument en cuivre !

 

 

 

 

A quoi çà sert ?…….


Une guimbarde ?

Dans certains cas , çà ne sert plus  à rien , ou presque  comme :puisque  » guimbarde  » désigne , dans le langage populaire , une vieille, ( très vieille ) automobile …….

Mais , çà sert aussi à faire de la musique  :

    La guimbarde est composée de deux éléments :
  Une armature, d’une forme quelconque, qui comprend toujours deux barres parallèles assez rapprochées .
   Une languette fine, haute de quelques millimètres, fixée à l’armature par l’une de ses extrémités, libre de l’autre côté et qui passe entre les deux barres.
    Selon que cette languette est du même matériau ou non, selon qu’elle est découpée ou non dans son propre cadre, on parle  » savamment  » de guimbarde idioglotte et de guimbarde hétéroglotte.
   Les guimbardes occidentales sont généralement en métal et le timbre du son généré peut varier selon leur taille. Il existe aussi des guimbardes en bois et en bambou,guimbarde 1 en Asie et en Océanie.
   La languette peut être ébranlée autrement que par son extrémité recourbée : par une ficelle liée au cadre, un marteau, etc. Le nombre de languettes peut aller jusqu’à cinq.

Guimbarde

   Pour en jouer , le musicien tient la guimbarde entre ses lèvres et  » titille  » la lamelle avec ses doigts pour la faire vibrer , sa bouche sert de caisse de résonnance …….

On peut dire que c’est une minuscule  » cousine  » de la guitare …..Ses origines remonteraient à la Chine ancienne  ! 

  Surprenant : Un musicien autrichien ( J.G Albrectsberger ? ) aurait même composé plusieurs concertos pour guimbarde !

 

çà va !


   Tout à l’heure, Manu m’a téléphoné , il voulait savoir si j’étais allé chez le médecin ; j’ai hésité , failli lui mentir en lui disant  » oui » , mais……Je ne sais pas mentir à mon bonhomme pfffff! Alors, je lui ai dit la vérité :  « Non mais j’irai lundi après -midi au plus tard  » ..Lui : » Mais  tu n’aura pas assez de médocs pour tenir jusque là  ! , t’es inconscient ou quoi …. » etc…..Bref , je lui ai énuméré ce qui me reste comme comprimés pour qu’il me croit …..Là il a dit  » d’accord,  » y a pas de lézard  »  ……

  Tout ce préambule pour en venir au fait que je me suis demandé d’où pouvait bien venir cette expression  » il n’y a pas de lézard  » pour dire que tout va bien …

En effet, ces petits reptiles ne sont pas désagréables , ne font de mal à personne ?lézardlol…..

Après recherches sur le net et ailleurs , j’ai trouvé une explication  : L’expression n’aurait  semble -t – il rien avoir avec cet animal :

En fait , dans le milieu musical , un  » lézard  » serait un bruit parasite , un sifflement par exemple qui survient sur la piste audio et oblige à refaire une prise de son . studio 1

Dire qu’il n’y a pas de lézard serait donc valider la qualité d’un enregistrement ..? Ensuite, l’expression se serait répandu dans le langage de le langage populaire