15 octobre 1562 …..


15 octobre 1562 : aventure rocambolesque de François de Civille :

 

  François de Civille, gentilhomme normand,  de Rouen, en 1562 mérite une place dans l’histoire par la singularité de son aventure . Il était capitaine de cent  » hommes de pied  », faisant partie de la garnison protestante de cette ville, lorsque l’armée royale vint l’assiéger.

   Blessé à un assaut (le 15 octobre) d’un coup d’arquebuse à la joue et à la mâchoire droite, la balle sortant par derrière, proche la fossette du cou, il tomba du haut du rempart dans le fossé ; c’était vers onze heures du matin ; il fut enterré sur la place avec le corps d’un autre soldat qu’on trouva étendu près de lui.

  La nuit venue, son valet, informé du malheur de son maître, et voulant lui procurer une sépulture plus honorable, obtint du gouverneur (le comte de Montgomery) la permission d’aller l’exhumer. Mais après avoir découvert les deux corps, il ne put reconnaître celui de son maître, tant le visage était défiguré par le sang, l’enflure et la boue. Il se retirait avec un homme qui l’avait accompagné, lorsque celui-ci aperçut au clair de la lune reluire quelque chose à l’endroit où étaient les corps : il s’en approcha, et vit que cet éclat partait d’un diamant qu’avait au doigt l’un d’eux, dont la main était restée découverte.

   A ce signe le valet reconnaît son maître ; il retourne enlever ce corps, et s’aperçoit qu’il reste un peu de  chaleur. Il se hâte alors de le porter aux chirurgiens de la garnison, qui d’abord refusent de le secourir, le considérant  comme mort. Mais le zélé domestique n’en pense pas de même: Il  le porte dans la maison où il avait coutume de loger. Civille resta cinq jours et cinq nuits sans aucune marque de sentiment et de mouvement, mais brûlant de fièvre. Cependant des parents du blessé, MM. de Verbois, de Vally et Duval, étant venus le voir, appelèrent deux médecins et un chirurgien ; ceux-ci jugèrent à propos de le panser. On lui fit avaler un peu de bouillon en lui desserrant les dents.

   Le lendemain, le malade commença à revenir à lui, et même articula quelques plaintes, mais sans reconnaître personne ; peu a peu la connaissance lui revint, et on commençait a ne pas désespérer de lui, quoiqu’il eût toujours une violente fièvre, lorsque le onzième jour après sa blessure, la ville fut emportée par l’ennemi  . La frayeur lui causa un redoublement de fièvre des plus violents. Cependant quatre soldats qui pillèrent la maison où il était, se trouvant par hasard en compagnie d’un de ses amis, le traitèrent avec beaucoup d’humanité ; mais au bout de quelques jours, ces soldats ayant été contraints de quitter ce logement qui avait été marqué pour un officier de l’armée royale,  les valets de cet officier le jetèrent sur une » mauvaise paillasse  » dans une petite chambre de derrière.

   Pour comble de disgrâce, quelques ennemis du jeune frère de Civille étant venus le chercher dans cette maison, dans le but de le tuer, et ne l’ayant pas trouvé, s’en vengèrent sur le blessé, et le jetèrent par la fenêtre sur un tas de fumier. Il demeura là trois jours et trois nuits en chemise, avec un simple bonnet de nuit sur la tête, exposé aux  » injures de l’air  ».  Au bout de ces trois jours, un de ses parents (M. de Croisset, son cousin germain) étant venu s’informer de lui dans la maison, une vieille femme lui répondit qu’il avait été jeté par la fenêtre dans une cour de derrière.

   Ce parent voulut le voir, et fut fortement surpris de le trouver vivant. Civille était si faible qu’il ne pouvait parler ; cependant l’abstinence et le froid ayant apparemment produit de bons effets, il était presque sans fièvre, et quelques heures après, il fut transporté par eau au château de Croisset sur la Seine, à une lieue de Rouen. Il y fut traité par les mêmes médecins et chirurgiens qui l’avaient d’abord secouru, et au bout de quelques mois, ayant repris une partie de ses forces, il fut transporté chez deux gentilshommes, ses frères, du pays de Caux, d’où il se rendit ensuite à son régiment.

    Civille était fait pour les aventures singulières : âgé de plus de quatre-vingts ans, il devint amoureux d’une jeune demoiselle, et ayant passé la nuit sous ses fenêtres par un temps de gelée, il gagna une fluxion de poitrine qui termina sa carrière.

  On lui fit l’épitaphe suivante :

 Ci-gît qui deux fois dut périr
Et qui deux fois revint à la vie,
Et que l’amoureuse folie
Dans sa vieillesse fit mourir.

( Civille ? dessin)   

Il y a environ …..


    52 ans  ( le 8 /10/1967 ) : Ernesto Guevara (le  » Che  » )  était capturé en Bolivie

  Né en Argentine, dans une famille bourgeoise de Rosario, Ernesto Guevara suit des études de médecine puis, malgré un asthme chronique, accomplit en motocyclette, avec un ami, le tour de l’Amérique latine. Il relatera cette épopée dans des carnets de voyages qui seront publiés sous le titre :   » Voyage à motocyclette  » . On peut découvrir dans ces textes un Guevara victime de préjugés racistes, comme dans cet extrait où il évoque Caracas :

 » Les Noirs, ces représentants de la splendide race africaine qui ont gardé leur pureté raciale grâce à leur manque de goût pour le bain, ont vu leur territoire envahi par un nouveau type d’esclaves : les Portugais. Et ces deux vieilles races ont commencé leur dure vie commune, émaillée de querelles et de mesquineries de toutes sortes. Le mépris et la pauvreté les unit dans leur lutte quotidienne, mais la façon différente dont ils envisagent la vie les sépare complètement. Le Noir, indolent et rêveur, dépense ses sous en frivolités ou en  » coups à boire  », l’Européen a hérité d’une tradition de travail et d’économies qui le poursuit jusque dans ce coin d’Amérique et le pousse à progresser, même au détriment de ses aspirations individuelles.  »   ( comme quoi , l’histoire pourrait nous faire prendre des   » salauds   »  pour des héros !)

    En 1955 , il fait la connaissance au Mexique de Fidel Castro et s’engage à ses côtés dans la lutte contre le dictateur cubain Fulgencio Batista.

  Après la chute de Batista et l’accession de Fidel Castro au pouvoir, le 1er janvier 1959, il organise la répression comme procureur du tribunal révolutionnaire. 

  Brutal, il inaugure une forme de   »goulag tropical  » et procède à des centaines d’exécutions avec le soutien actif de Raúl Castro, frère cadet du  » Líder Máximo  ».

    Devenu ensuite ministre de l’Industrie, il convainc Fidel Castro de convertir l’économie au socialisme de type soviétique et nationalise sans ménagement les entreprises cubaines.

   Écarté des responsabilités par Castro en 1965, Guevara va créer un maquis révolutionnaire dans l’ex-Congo belge avec Kabila (le futur « tombeur » de Mobutu).

    Ce sera un nouvel échec.

Ernesto Che Guevara au Congo en 1965, à côté du jeune Laurent-Désiré Kabila

   Empêché de revenir à Cuba, il tente à nouveau sa chance en Bolivie avec quelques Européens épris de révolution (parmi eux, le Français Régis Debray). Mais le  » Che  »  ne bénéficie d’aucun soutien local. Aucun paysan ne rejoint la rébellion

   Il est traqué par l’armée bolivienne et, le 9 octobre 1967, au lendemain de sa capture, sommairement exécuté.

   Sa  » fougue révolutionnaire  », son physique de jeune premier et sa mort vont faire de lui un mythe révolutionnaire. Son icône, reproduite sur des millions d’affiches, dérive de la photo guevara prise lors d’un meeting à La Havane par Alberto Korda, le 6 mars 1960.

 » épectase  »?


Qu’est ce que l‘épectase

   Bien que ce mot ait un rapport avec l’amour  » physique  » , il n’ a rien d’érotique , loin de là !

En effet , il a un rapport certain avec la mort ! L’un des présidents de la république française est  » connu  » pour en être mort : Faure:Félix Faure  qui est connu pour être mort en 1899 dans les bras de sa maîtresse  ….

 » Petite mort » mort tout court ?

Notre coeur risque – t – il de lâcher  » en pleine volupté  »

   Des scientifiques américains se sont , parait il , penchés sur la question . Leur réponse :  » Aucun risque  »  ! L’énergie dépensée au cours de l’acte sexuel ne dépasse pas celle dépensée pour monter deux escaliers à la suite ….Par contre ,l’orgasme peut rendre aveugle , avertit une autre étude de scientifiques britanniques ! Un  » léger  » désagrémént du à l’augmentation brutale de la pression artérielle , mais cette cécité n’est , fort heureusement , que temporaire !

 

Il y a 102 ans…..


  Le 11 septembre 1917, Georges Guynemer décolle pour ce qui sera sa dernière mission au-dessus des lignes allemandes. Son engagement dans la Grande Guerre et sa mort à 22 ans en feront une légende de l’aviation de combat.

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L’aviation de combat fait ses preuves …….
    Avant la  » Grande Guerre  » , peu d’officiers croient à l’utilité militaire de l’aviation.  » L’aviation, c’est du sport. Pour l’armée, c’est zéro  », déclare  le général Foch. En France, il n’y a pratiquement  que le général d’artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934) qui a perçu son potentiel. Au début du conflit, on compte 200 avions dans l’armée allemande, 190 dans la russe (!), 148 dans la française et 84 dans l’anglaise. On compte sur eux pour fournir des renseignements et c’est d’ailleurs un avion de reconnaissance qui va fournir à Joffre et Gallieni le renseignement-clé qui leur permettra d’engager la contre-offensive de la Marne.
   Très vite , les avions vont étendre leurs fonctions au bombardement et à la chasse. L’aviateur français Roland Garros imagine pour cela un dispositif qui permet à une mitrailleuse de tirer à travers l’hélice. À la fin de la guerre, l’armée française aligne 7 000 appareils, les Anglais 3 700, les Allemands 4500 et les Américains 2050 (fournis par les Français).

  Georges Guynemer guynemer est né à Paris le 24 décembre 1894.(  Il a 9 ans quand les frères Wright, de l’autre côté de l’Atlantique, effectuent un premier vol ). Ne sachant rien de cet événement, il ne se doute pas des conséquences qu’il aura sur sa courte existence.
    Quand éclate la guerre en 1914, il est refusé dans l’infanterie puis dans la cavalerie  à cause  de sa constitution fragile mais réussit à s’engager dans l’aviation comme mécanicien et obtient un brevet de pilote en mars 1915.( à 21 ans ) 
Affecté à Vauciennes ( près de Compiègne ) dans l’escadrille des Cigognes, il abat un premier appareil ennemi le 19 juillet 1915 avec un avion simplement équipé d’une mitrailleuse montée sur »  affût rigide  » ?. Promu sergent , il  reçoit la médaille militaire.      En décembre de la même année, après plusieurs victoires, il survit de peu à la chute de son appareil. Le jour de Noël, pour son 21e anniversaire, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur.Guynemer 1

   Pendant la bataille de Verdun, en 1916, il est gravement blessé mais reprend l’air avec le grade de sous-lieutenant et le surnom honorifique d’As de l’aviation. Le 27 juillet, il affronte avec succès une  » meute  » de 10 avions ennemis.
    Un an plus tard, devenu célèbre jusqu’en Russie, décoré par le président Poincaré de la croix de Saint-Georges, au nom du tsar, il est muté avec son escadrille dans les Flandres.
Il a déjà 53 victoires à son actif quand il décolle pour sa dernière mission à bord de son avion  » Le Vieux Charles   », de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelkapelle. Les Allemands identifieront son avion et sa dépouille dans un champ mais ne pourront récupérer ses restes, détruits par un bombardement.
   Le destin foudroyant de ce jeune aviateur aristocrate  inaugure l’épopée de l’aviation de chasse. On pourrait y voir une survivance de la chevalerie, avec ses codes et son honneur, dans un monde où la guerre est devenue massacre de masse.
    Georges Guynemer a légué à l’École de l’Air sa devise :  » Faire face  »  et une colonne a été érigée après la guerre près du lieu où il est tombé, à Poelkapelle, près d’Ypres. À son sommet une cigogne en vol. Sur le socle, le portrait de l’aviateur en médaillon…..

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Un héros peut en cacher un autre :
    Par sa mort en pleine jeunesse, Georges Guynemer éclipse dans la mémoire nationale un autre héros de l’aviation française, René Fonck Fonck (1894-1953). Il se signale par le palmarès le plus impressionnant de toutes les aviations interalliées de la Grande Guerre : 75 victoires homologuées et 52 probables, ce qui lui vaut le titre d’As des As. À côté de lui figurent au tableau d’honneur son compagnon de combat Georges Guynemer (54 victoires) et Charles Nungesser (45 victoires).
    Porte-drapeau de l’armée de l’air lors du défilé de la Victoire du 14 juillet 1919, René Fonck devient ensuite député des Vosges. Au début de l’Occupation, comme la plupart des anciens combattants, il fait confiance au maréchal Pétain, ce qui lui sera plus tard reproché, mais il ne tarde pas à s’en éloigner et aider les réseaux de résistance…

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Un jeune gars offre une poupée à sa fiancée …Elle s’énerve , prend la poupée et la jette dans la rue . Son fiancé arrive et lui dit :  » Pourquoi as tu jeté la poupée ?  » 

       Elle répond :    » Parceque je n’aime pas ton cadeau  »

    Lui va dans la rue et ramasse la poupée , soudain surgit une voiture qui le renverse ; il meurt sur le coup ……

Le jour de l’enterrement , la fille en larmes prend la poupée , la serre dans ses bras …..A ce moment la poupée dit :  » veux tu te marier avec moi ?  » 

Alors, impressionnée , elle laisse tomber la poupée , et de la poche de celle – ci tombent deux alliances ………

=>  » Aimes ce que tu as avant que la vie ne t’enseigne à aimer ce que tu as perdu  » ……………………

 

çà s’est passé en mars………….


Il y a eu 332 ans le 22 /03/2019 :

Un  » couac  » de trop :

Ce 22 mars 1687 , le compositeur Jean Baptiste Lully  répète son  » fameux  » Te Deum …Soudain , un musicien fait une fausse note …Furieux , Lully , voulant frapper le sol avec sa canne se blesse au pied ! Un abcès se forma , le gangrène s’étend et le musicien meurt quelques semaines plus tard !

Ironie du sort : l’œuvre qu’il dirigeait était destinée à remercier Dieu de la guérison de Louis XIV , après une opération ….!

P.S : Né Giovanni Battista Lulli, Jean-Baptiste Lully est venu à monde à Florence le 28 novembre 1632. Arrivé en France à 13 ans, il intègre le service de la duchesse de Montpensier puis celle-ci le fait entrer dans sa « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Frondeuse, elle tombe en disgrâce en 1652 et le roi Louis XIV engage Lully dans la « Grande Bande des Violons du Roi ». Il devient ensuite surintendant de la musique royale et composera un ballet dans lequel le Roi dansera et représentera le Soleil. Molière et Lully créeront le genre de la comédie-ballet dont « Le Bourgeois gentilhomme » et son ballet turc est un bon exemple. Bien qu’ayant largement contribué à la musique religieuse et de scène, il reste connu comme le vrai créateur de l’opéra français.

Vidéo  » le TE DEUM :

Les  » sans abri  »


  Extrait d’un article lu chez  » Gavroche  »  :

    L’adresse ? Elle change. Les sans-abri dorment dans différents endroits. Ils dorment sur les bancs et sur les trottoirs, sous les arcades des marchés et sous les ponts de la Seine,  dans les escaliers du métro et sur les fortifications. Ils dorment partout où seulement il y a moyen d’étendre son corps fatigué…..S.D.F

  
« Puis, ils meurent. Alors, ils ont enfin une adresse exacte. »tombe

Adresse de Gavroche :  mercator60@live.fr

Visitez son blog : Vous ne le regretterez pas !

Pour finir…..


un poème de  Y Chodzko  ?

Un rêve

Je dormais d’un sommeil hanté d’étranges rêves
Le corps las du combat, secoué de frissons,
Je rêvais d’une femme et ses paroles brèves
Restent dans mon esprit gravées comme des sons.

Elle était jeune et belle et ses yeux d’émeraude
Laissaient tomber sur moi un regard attendri,
Je sentais dans ma main sa main superbe et chaude,
Elle me dit : Je suis la Vie et j’ai souri.

Plus tard je la revis sur un champ de bataille
Qui maintenant mon bras me montrait l’ennemi,
Des palmes de lauriers enguirlandaient sa taille,
Elle me dit : Je suis la Gloire et j’ai frémi.

Et puis je l’ai revue inhumaine et farouche,
Les yeux étincelant d’un triomphant mépris,
Elle a glacé mon sang d’un baiser sur la bouche,
Elle m’a dit : Je suis la Mort et j’ai compris.

Octobre 1914 tranchée