Un  » tire au flanc  » ?


 

. On l’utilise, vous le savez, quand quelqu’un fait semblant de travailler ou a un goût prononcé pour le repos.

   Cette formule aurait pour origine le langage militaire du  19e siècle. Elle servait à qualifier les soldats   » peu enthousiastes au combat  » , qui une fois l’ordre reçu d’aller combattre, se positionnaient non en première ligne, mais au contraire sur les côtés, les « flancs » du champ de bataille. Peu courageux, voire lâches, ainsi positionnés sur une partie extérieure au gros des combats ils avaient davantage de chances d’y survivre.

     Evidemment cette attitude ne leur attirait pas la sympathie des autres soldats et l’expression « se tirer vers les flancs » vit le jour pour désigner cette pratique honteuse.

   Avec le temps, l’expression est sortie du strict cadre militaire pour s’appliquer de manière générale à toutes les personnes  » reines de l’esquive  » dans leur travail.

Bureau / Barda :


Aujourd’hui le terme “bureau” désigne aussi bien un meuble de travail qu’une pièce où l’on travaille,. Son origine est étonnante. On doit en effet ce mot à un tissu.

    En latin la «bura», c’est à dire la bure, désigne au Moyen Age une grosse étoffe de laine, sombre, qui servait à concevoir des vêtements pour certains ordres religieux moine, ou en raison de son faible coût, pour les personnes les plus pauvres.

   Mais ce tissu pouvait également être placé sur les tables de travail, dans les monastères ou chez les commerçants. Il servait alors à protéger la table des salissures, des chocs, de l’encre. La bure permettait aussi chez les banquiers d’atténuer, le bruit des pièces sur le bois des tables.

                                                                                                                                                                     

   Progressivement on se mit à confondre dans le langage courant le meuble et sa protection. Au 16e siècle on disait déjà “un bureau” pour désigner la table de travail.

  Pour ce qui est de l’expression “prendre son barda”, c’est à dire ses affaires, qui se trouvent être particulièrement encombrantes.

  Le terme “barda” est utilisé dans l’armée. Mais ce terme argotique militaire est dérivé de la langue arabe. Il y désignait jadis une sorte de couverture que l’on posait sur le dos de l’âne ou du cheval pour le protéger quand on s’apprêtait à le charger lourdement. âne

   Au 19e siècle, les militaires français présents en Algérie l’entendent et le reprennent. Toutefois ils lui assignent une autre signification. Pour eux il ne désigne non pas la protection mais le chargement, l’équipement militaire que l’animal devait transporter, puis que le soldat lui-même devait mettre sur son dos.

   L’expression connut un tel succès que son utilisation ne se limita bientôt plus au strict cadre militaire pour entrer petit à petit dans le langue française courante.

Un sourire……….


Pour finir……..

Trois généraux discutent lors d’un congrès militaire et vantent les mérites de leur meilleur soldat ….

    Le général américain fait avancer son meilleur soldat , prend un poignard et …..lui plante dans le pied ! Le G.I , malgré la douleur , ne bronche pas ..

  Le général :  » Soldat ,avez vous mal  ? 

                          » Non mon général , je n’ai pas mal , car je suis un soldat américain « 

Vient le tour du Japonais :

     Le général japonais fait avancer son meilleur soldat , sort un sabre et ……lui coupe le pied en deux ! Malgré la douleur , le soldat ne dit rien .

     Le général :  » Soldat , avez vous mal ?  » 

                              » Non mon général , je ne souffre pas car je suis un soldat japonais  » 

Enfin , vient le tour du français :

    Même scénario : Le général sort son revolver et lui tire une balle dans le pied . Aucune réaction du soldat français ! Très fier , le  général demande au soldat :  » Soldat avez vous mal  ?  » 

                                                          » Non mon général , je n’ai pas mal « 

                                                          » Et pourquoi n’avez vous pas mal ? « 

                                  » Parce que je chausse du 39 , et comme il n’y avait plus de chaussure à ma taille , on m’a donné une paire ….en 47 !

 

P

14 juillet pourquoi ?


C’est en 1880 que le gouvernement de la IIIe République, proclamée le 4 septembre 1870, décida que le 14-Juillet serait, chaque année, jour de Fête nationale.

   Mais pourquoi le choix de ce qui fut une journée d’émeutes, marquée par la prise de la Bastille ? Pourquoi, en célébration de cet été révolutionnaire et violent de 1789, ne pas avoir préféré le 4 août, où furent abolis les privilèges féodaux, ou le 26 août, où furent déclarés les Droits de l’Homme et du citoyen ?

  N’eût-il pas été plus en accord avec les idéaux de la Révolution de choisir le jour où furent solennellement reconnues la liberté et l’égalité des droits, fondements d’une société républicaine ?

  Certes, au moment de la décision, on pensa aussi au 14 juillet 1790, journée de commémoration et d’unité lors de la fête de la Fédération. Mais, surtout, le choix du 14-Juillet peut être justifié du fait que l’événement fut décisif dans la capitulation du roi Louis XVI. Le 17 juillet, pressé par la population parisienne, il arbore la cocarde bleue et rouge, qui, une fois ajouté le blanc de l’ancienne France, deviendra l’emblème révolutionnaire.

 Le 14-Juillet, on fête à la fois la révolution, la République et la nation. La révolution avec la passion de l’égalité ; la République par la conquête citoyenne de la liberté et de la souveraineté ; la nation par l’unité et une fraternité rendues possibles par la fin des privilèges de la noblesse et du clergé. Depuis l’été 1789, et jusqu’aux récentes élections, on trouve dans l’histoire française l’aspiration à une société fraternelle que, selon les moments, favorisent ou contrarient un besoin d’égalité et un goût pour la liberté. L’égalité et la liberté sont aussi parfois un couple qui se déchire.

 

L’empreinte de la guerre

  C’est dans les moments de danger que le sentiment de fraternité nationale est le plus fort. Nous en avons fait l’expérience lors des attentats terroristes où, dans une atmosphère de communion, on chante l’hymne national et brandit le drapeau tricolore. Effet passager de l’émotion ou retour aux origines ?

Nous pouvons alors comprendre qu’existe entre la République et la guerre une relation obscure, mais bien réelle, et répondre par là même à une question que, sous l’effet de l’habitude, nous ne nous posons pas : pourquoi le 14-Juillet est-il fêté par un défilé militaire ?défilé

Un 14-Juillet sans armes ni bataillons ? Un jour, peut-être, mais encore lointain.

Mr Brassens ( la mauvaise réputation ) :

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet
La musique qui marche au pas
Cela ne me regarde pas
Je ne fais pourtant de tort à personne
En n’écoutant pas le clairon qui sonne.

14 juillet oblige……….


Paroles :
Au village, sans prétention,
J’ai mauvaise réputation.
Qu’je m’démène ou qu’je reste coi
Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n’écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j’croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J’lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s’retrouv’ par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d’être Jérémie,
Pour d’viner l’sort qui m’est promis,
S’ils trouv’nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch’mins qui n’mènent pas à Rome,
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout l’mond’ viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

 

Au fait combien çà coûte le défilé du 14 juillet? Et bien pas facile de le savoir!

Le site Bakchich a creusé pour dégotter le coût d’un défilé du . Pas évident avec les grands communicants de la grande muette.

Combien coûte le défilé du 14 juillet aux contribuables ? 14juillet defile prix cout contribuable prix dépenses defile 14 juillet Le défilé aérien constitue toujours un moment très attendu du 14 juillet. Présidence française de l’Europe oblige, le cru 2008 innove en y intégrant plusieurs armées de l’air, membre de l’Union Européenne. Ainsi pas moins de 65 aéronefs dont 11 appartenant aux forces aériennes de l’ UE survoleront-ils les Champs-Elysées dès 10 H 45. L’occasion de voir voler des MIG ( de fabrication russe ) notamment, précise le programme complet des réjouissances.
À l’heure du pétrole cher (135 $ le baril en 2008), de la disette budgétaire, et des incantations au « développement durable » Bakchich a tenté – simple curiosité- de connaître le coût de ce show aérien. Répétitions comprises.


Pas de chiffre, mais ça coûte « bonbon »

Peu familier il est vrai des multiples services de presse de la grande muette, Bakchich a commencé par se perdre un peu et faire le tour ( téléphonique) des bases aériennes du pays. C’est lors d’une escale sur l’une d’entre elles, -pas la moins prestigieuse- que l’un de nos interlocuteurs confirme ( en substance) que l’escapade de nos fous volants sur leurs drôles machines , coûte effectivement «  bonbon ».

Et notre gorge profonde au sein de l’armée de l’air de préciser sans qu’on lui ait rien demandé : « À tel point que pour des raisons budgétaires, nombres de pays de l’Est ( sic) ont annulé leur participation ». Et de citer notamment comme exemple la Roumanie.