» INFIDÈLE  »


Paroles :

J’en demande pardon au ciel
Qui dit qu’ la femme doit être fidèle
Et suivre partout son mari
Armée de bonne volonté
Dix fois, cent fois j’ai essayé
Mais je n’ les ai jamais suivis

Dès qu’ils avaient tourné le dos
Je foutais l’ camp sur mon vélo
En direction d’un autre lit
Impossible de m’habituer
Au traditionnel canapé
Que le couple achète à crédit

J’ai beau me dire que c’est pas bien,
Que j’ me conduis comme une putain

Si j’en crois c’ que dit ma grand-mère
Qui, pendant plus de soixante ans,
A démerdé les caleçons blancs
D’un vénérable fonctionnaire

J’ai beau me dire qu’une vraie fille
Doit faire honneur à sa famille
Quand elle a dit oui devant Dieu
Y a rien à faire, j’entends mon cul
Qui veut descendre dans la rue
Pour monter dans un autre pieu

Qu’est-ce qui m’arrive, qu’est-ce qui me prend ?
Pourtant ce n’ sont pas mes parents
Qui m’ont donné cet exemple-là
Chez nous, y a jamais d’adultères
On est tranquille comme des cimetières
Et le cocu n’existe pas

J’ai même triplé ma communion
Pour être sûre d’être en union
Avec les lois du Saint-Office
Du père, du fils, du Saint-Esprit
De ces trois-là, dites-moi qui
M’a foutu le feu au clitoris ?

Je fais l’amour en auto-stop
On m’ traite si souvent de salope
Que j’ai oublié mon prénom
Mais moi, les hommes, je les aime tous
Alors, ils me détestent tous
Et face à cette situation

Certains vont jusqu’à me faire suivre
Par leur mère, par un détective
Et me séquestrent à double clé

Mais je me casse à tire-d’ailes
Et je suce le père Noël
En passant par la cheminée

La liberté, la liberté ! (x2)
Ah ! C’est tout ce qui me fait jouir
Bien qu’ ce n’ soit pas original
Si j’en crois les radios locales
Qui n’ont pas voulu s’en servir

La liberté, cette liberté !
C’est cher, mais c’est bien remboursé
Ça vous console de presque tout
Ô liberté, ma tourterelle
À toi seulement je suis fidèle
Quand je te trompe, tu t’en fous !

C’était il y a environ 228 ans !


 

1791, les juifs de France deviennent citoyens français :

 

   Le 27 septembre 1791,  Adrien Duport (Le magistrat français Duport Duport (1759-1798) était un important monarchiste constitutionnel au début de la Révolution française de 1789 )   monte à la tribune de l’Assemblée Nationale.  Ça n’est pas du tout prévu mais ce qu’il a à dire lui tient à cœur et il improvise.

   Il veut obtenir la citoyenneté Française pour ses compatriotes juifs et il considère que l’Assemblée Nationale a assez traîné sur la question. Jusqu’à ce jour, la situation est pour eux bien différente selon les époques et les endroits de France.

       Au Moyen Âge : On interdit aux juifs d’exercer des fonctions civiles, on les oblige à porter la rouelle où le chapeau pointu.  On les oblige aussi à vivre dans des endroits dédiés en ville, ( dont on retrouve d’ailleurs trace dans nos  » rue des juifs  » ou  » rue aux juifs  »  ) dans certaines villes de France.

    Le mot  » ghetto »  désigne ce quartier à Venise, il sera élargi à d’autres villes et deviendra tristement célèbre.  L’ Église interdit également  aux juifs d’épouser des chrétiens, de posséder des terres dites chrétiennes, et donc d’être paysans. On leur interdit aussi le travail manuel dans certaines régions. Pour vivre ils sont obligés de se tourner vers les métiers intellectuels comme la médecine ou la banque.      

   Régulièrement chassés, persécutés, il  faudra qu’ils attendent le XVIIIe siècle pour voir leur condition s’améliorer. En 1781, en Autriche, Joseph II, empereur, leur accorde la liberté de culte en même temps que les protestants. En France, Louis XVI signe lui aussi un  » édit de Tolérance  » en 1787.

   Deux ans après le début de la Révolution Française, Adrien Duport décide que la question doit être réglée une fois pour toutes.  » Je crois que la liberté de culte ne permet aucune distinction dans les droits politiques des citoyens en raison de leur croyance  » et il ajoute  »  Les Turcs, les Musulmans, les hommes de toutes les sectes, sont admis à jouir en France des droits politiques. Je demande qu’en conséquence il soit décrété que les Juifs jouiront en France des droits de citoyen actif  » . Dans la foulée, La loi est votée.

   Depuis cette date, 1791,( si l’on excepte l’odieuse parenthèse du régime de Vichy ) , il y a des Français. Juifs ou non, comme il y a aussi des Français croyants ou non, blancs ou noirs mais tous libres et égaux en droits

Liberté, égalité , fraternité


  Il y a environ 230 ans …

Le 26 août 1789  était adoptée  »  la déclaration de droits de l’homme de du citoyen  » par l’Assemblée nationale constituante , aussitôt après la Révolution française.. Texte  » fondateur  »  qui définit les droits naturels des individus énonce :  » les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits  » . Par sa vocation universelle , cette déclaration vaut à la france le titre de patrie des droits de l’homme , la déclaration inspire aussi la devise  » Liberté , Egalité , Fraternité  »

déclaration droit homme

Le Texte :

Article premier
  Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Article 2
  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.
Article 3
  Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Article 4
   La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.
Article 5
  La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.
Article 6
   La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7
  Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant ; il se rend coupable par la résistance.
Article 8
  La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.
Article 9
  Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Article 10
  Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.
Article 11
  La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.
Article 12
   La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
Article 13
    Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article 14
   Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15
   La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
Article 16
   Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.
Article 17
   La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

 

 

çà s’est passé …..


Long , trop long ? ce billet ………….

Il y a environ 51 ans :

   Le 4 avril 1968 : Martin Luther King était assassiné  !

   Cinq ans avant , il avait prononcé son fameux discours  » I have a dream  » à Washington devant environ 250000 américains ….

    Ce jour là , le leader noir , prix Nobel de la paix , fut assassiné par balles à Memphis ( Tennessee ) , alors qu’il parlait avec des amis sur le balcon de sa chambre d’hôtel . Son meurtrier , James Earl Ray ( je crois) , un ségrégationniste blanc , fut arrêté quelques semaines plus tard en Angleterre ……..

 

L’intégralité du discours en français:

« Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

   Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

   Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

  C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

   Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

   Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu. Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

   1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

   Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

   Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

   Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

   Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

    Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

    Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

  Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

   Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

  Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

   Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

  Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

   Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

   Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

   Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

   Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

  Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

  Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !
Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !

  Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual :Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”. »

 

?


   » Le peuple n’a que faire de liberté. Il a seulement besoin de la certitude que son avenir ne sera pas un long chemin de croix. Il a besoin d’un guide en qui croire, et la seule question qui compte pour chaque homme est: être berger ou mouton ?  »

Auteur ?

Libertin……..


Si , au cours d’une réunion entre amis ou en famille , vous déclarez être libertin ,il y a gros à parier que l’on vous regarde bizarrement, que quelques toussotements gênés se fassent entendre . Pourtant , ce n’est ( comme souvent ) qu’une question d’époque libertinage. En effet, il en était tout autrement il y a quelques siècles : Autrefois , être libertin n’avait pas de rapport avec sur les pratiques sexuelles .

En fait être libertin signifiait :  » Qui montre , manifeste le refus des contraintes sociales  en tr’autres et qui manifeste un grand esprit d’indépendance « anarchiste

A mon avis , être libertin avant notre époque était plutôt une bonne chose : Ce mot ne qualifiait pas les gens aux moeurs quelque peu dissolues et adeptes des plaisir de la chair .

Possible que je puisse me qualifier de  » libertin  » ?

Ils ont tué la liberté d’expression


Capture d'écran, le 7 janvier 2015, de la page d'accueil de Charlie Hebdo

Cabu-rire-de-tout2

L’attaque ce matin n’a pas seulement ôté la vie de Wolinski, Charb, Cabu et des autres journalistes de Charlie Hebdo: elle menace l’essence même de notre démocratie, notre liberté d’expression, nos droits, notre humanité partagée.

Seule une poignée de personnes mal intentionnées jubile. À coup sûr, les terroristes et extrémistes de tous bords vont tenter d’utiliser ce drame pour diviser notre société, en jouant sur les peurs et les préjugés. Mais la tragédie de ce matin peut aussi nous rassembler comme jamais — cela ne dépend que de nous.

Si dans les prochaines 24h, aux quatre coins de France, nos voix ne font qu’une, que nous clamons tous ensemble notre solidarité et notre unité pour défendre la liberté de notre presse, notre diversité et notre tolérance, nous parviendrons à couvrir les discours haineux et le bruit des armes. Ne nous laissons pas diviser et réduire au silence.