» les gens de peu  »


 » Les gens de peu  »    Paroles:

 
 Je chante les petites gens
 
 Au quotidien pas très grisant
 
 Ceux dont on ne parle jamais
  
 Ou que l'on préfère oublier
 
 Lorsqu'ils passent sur le trottoir
 
 
 On les regarde sans les voir
 Ils sont discrets et silencieux
 Ceux qu'on appelle « les gens de peu »


 Et dans leur petit univers
 La vie semble bien ordinaire
 Ils ont ces  mots du quotidien
 Faire le repas sortir le chien
 Ils n'intéressent pas les médias
 Un peu comme s'ils n'existaient pas
 On ne les prend pas au sérieux
 Ceux qu'on appelle « les gens de peu »


 Ils n'ont guère pour s'évader
 Que les séries à la télé
 Les voyages , et le cinéma
 Ils n'ont pas les moyens pour ça
 Et les courses s'il faut les faire
 Ils se contentent du  nécessaire
 Le superflu, c'est pas pour eux
 Ceux qu'on appelle « les gens de peu »


 Ouvriers,  chômeurs , retraités
 Peuplant banlieues ou vieux quartiers
 Ils subissent l'indifférence
 Le mépris des « hautes instances »
 Mais ils ne se plaignent jamais
 Et font comme si de rien n'était
 Ils gardent  leurs blessures pour eux
 Ceux qu'on appelle « les gens de peu »


  Lorsque l'on fait un pas vers eux
 On peut lire au fond de  leurs yeux
 Les mots qu'on n'ose prononcer
 Amour et solidarité
 Et dans ce monde sans lumière
 Ces gens si simples nous éclairent
 Ils sont notre  coin de ciel bleu
 Ceux qu'on appelle « les gens de peu »


 Je chante les petites gens
 Au quotidien pas très grisant
 Mais qui parlent avec le cœur
 Et sont ce qu'on a de meilleur
 Je voulais faire cette chanson
 Écrire ces mots  sans ambition
 Pour que l'on pense un peu à eux
 Ceux qu'on appelle « les gens de peu »


 Parce que nous sommes  si proche d'eux
 Ceux qu'on appelle « les gens de peu »

F.Budet…..inconnu ?


Pourtant……il  » parle  », met de la poésie  dans ses chansons …………

Dommage : Impossible (pour moi ) de trouver toutes  les paroles , je trouve que c’est mieux avec le texte  …..Seules celles de  » les gens de peu  » :

Paroles :

Les gens de peu n’ont rien à perdre
Ils n’ont jamais rien possédé
Et le peu qu’ils auront gagné
Ils savent encore le partager

C’est toujours aux petites gens
D’assurer les grosses besognes
Et d’habiter les bas-quartiers
Où le soleil se fait prier

Les gens de peu n’ont pas d’histoire
Qui feraient l’objet d’un récit
Le quotidien de leur mémoire
C’est dans leurs mains qu’il est écrit

Ils ne connaissent pas l’orgueil
Mais simplement la dignité
Quand c’est aux urnes citoyens
On vote selon ses moyens

Quand ils fréquentent les églises
Ils ne veulent pas dépareiller
Et pour faire oublier leur mise
Se glissent dans les bas-côtés

C’est avec de touts petits riens
Qu’ils se fabriquent de grands bonheurs
Sans rien attendre pour demain
Le pain des rêves n’est qu’un leurre

Et quand ils prennent la parole
Juste pour dire ce qu’il faut
Ils parlent sans relever le col
En économisant les mots

Parfois ils ont le verbe haut
C’est pour mieux crier leur détresse
Comme un bateau qui prendrait l’eau
Et lancerait des SOS

Ils ont le discours incertain
Quand il faut parler de soi-même
Ils savent ne parler de rien
Et le plus souvent d’autres choses

Quand il arrive à un puissant
D’avoir envie de faire la guerre
C’est le sang noir des pauvres gens
Qui va couler sur les frontières

Et pour les en remercier
On élève des monuments
Avec dessus leurs noms gravés
Honneur à tous les combattants

Les avenues, les boulevards
Ne porteront jamais leurs noms
Mais pour honorer leur mémoire
Il reste le son du clairon………….

 

 » Les gens de peu  »


Les gens de peu n’ont rien à perdre

Ils n’ont jamais rien possédé

Et le peu qu’ils auront gagné

Ils savent encore le partager

C’est toujours aux petites gens

D’assurer les grosses besognes

Et d’habiter les bas-quartiers

Où le soleil se fait prier

Les gens de peu n’ont pas d’histoire

Qui feraient l’objet d’un récit

Le quotidien de leur mémoire

C’est dans leurs mains qu’il est écrit

Ils ne connaissent pas l’orgueil

Mais simplement la dignité

Quand c’est aux urnes citoyens

On vote selon ses moyens

Quand ils fréquentent les églises

Ils ne veulent pas dépareiller

Et pour faire oublier leur mise

Se glissent dans les bas-côtés

C’est avec de touts petits riens

Qu’ils se fabriquent de grands bonheurs 

Sans rien attendre pour demain

Le pain des rêves n’est qu’un leurre

Et quand ils prennent la parole

Juste pour dire ce qu’il faut

Ils parlent sans relever le col

En économisant les mots

Parfois ils ont le verbe haut

C’est pour mieux crier leur détresse

Comme un bateau qui prendrait l’eau

Et lanceraient des SOS

Ils ont le discours incertain

Quand il faut parler de soi-même

Ils savent ne parler de rien

Et le plus souvent d’autres choses

Quand il arrive à un puissant

D’avoir envie de faire la guerre

C’est le sang noir des pauvres gens

Qui va couler sur les frontières

Et pour les en remercier

On élève des monuments

Avec dessus leurs noms gravés

Honneur à tous les combattants

Les avenues, les boulevards

Ne porteront jamais leurs noms

Mais pour honorer leur mémoire

Il reste le son du clairon…

La vidéo :

  François Budet  :

    Originaire de Plaine-Haute près de Saint-Brieuc. Enfant, il fait partie des gauchers contrariés, ce qui lui cause une dyslexie de la parole Sa vocation de chanteur naît dans la chorale de son collège à Quintin. Étudiant à Rennes , il devient membre d’un groupe de musiciens, du genre Les Frères Jacques, forme un quatuor vocal, puis commence à jouer de la guitare 

  Ensuite , il part travailler à Vincennes en tant qu’ouvrier spécialisé dans les pellicules photo chez Kodak.

   À l’automne 1965, il écrit et compose la chanson Loguivy-de-la-Mer, après avoir découvert l’été la vie du petit port de Ploubazlanec près de chez lui. Cette oeuvre rencontre le succès, tout d’abord auprès des habitants du port, où circule une cassette enregistrée au magneto, puis auprès du public breton Il entame une carrière de chanteur en Bretagne, en parallèle de son métier d’animateur culturel dans tout le département qui lui permis de rencontrer Glenmor, Henri Dès ou Yves Simon et de confirmer sa vocation artistique

  En 1968, il enregistre son premier 45 tours, dans lequel le titre  » Ce jour-là   » prédit la chute du mur de Berlin et un président à la peau noire à la Maison-Blanche

Participant en 1970 à l’enregistrement de Doux chagrin de Gilles Vigneault au Québec, il rencontre le chanteur québécois Georges Dor à qui il emprunte La Manic. Après avoir signé chez Velia, il sort son premier album en 1973, Loguivy-de-la-mer. La chanson éponyme devient un classique incontournable en Bretagne.

  En 1976, il devient auteur-compositeur-interprète à part entière. Son parcours musical es comprend  onze albums et de nombreux récitals sur les routes de France, mais également à l’étranger (Europe, États-Unis, Canada…)

  En 1981, il retourne vivre à Plaine-Haute, sa ville natale Il fut élu local durant 30 ans jusqu’en 2008. Avec des amis, il créé l’association les Coquins d’Accord pour rendre hommage à Georges Brassens tous les deux ans à Saint-Brieuc

  En 2016, treize ans après  » Les sillons du bonheur  », il réalise un nouvel album aux côtés de ses enfants, Pierre et Julie Budet, connue sous le pseudo Yelle son gendre Jean-François Perrier et son guitariste Christian Biré.

  Il meurt  dans la nuit du 4 au 5 juillet 2018 d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 77 ans.

 » Ce jour là  » :     ( prédiction ? )

Les choeurs de l’Armée Rouge iront donner l’aubade à Luna Park
Quand les GI’s en permission iront voir le tombeau de Lénine
Et les enfants demanderont : « Dis-moi papa, c’est quoi la guerre ? »
« Je ne m’en souviens plus, fiston, après tout qu’est-ce ça peut faire ? »

Qu’il vienne ce jour-là !
Qu’il se lève sur la terre, ce matin-là !

On pourra voir Mao Tsé Toung jeter ses fusées à la mer
Et les chinois en liberté qui danseront dans les rizières
Les paysans israéliens n’auront plus l’arme en bandoulière
Et le Danube à Budapest n’aura plus la couleur du sang

L’Allemagne enfin réunie fera sauter son rideau de fer
Elle oubliera la déchirure qu’on avait bien voulu lui faire
Et les habitants de Berlin pourront chanter comme naguère
Et sur les ruines d’un vieux mur, on servira des pots de bière

Les exilés retrouveront le chemin qui mène au pays
Les Espagnols pourront revoir Madrid et puis mourir en paix
On pourra voir à Washington sans que personne ne s’étonne
Un Président à la peau noire habiter à la Maison Blanche

La vidéo :