Hitler suite……………….


   çà commença  y a  78 ans :

   Le dimanche 3 août 1941, dans la cathédrale Saint-Lambert de Münster, une ville du nord de la Rhénanie, l’évêque dénonce avec force le meurtre organisé des handicapés par les nazis.

   C’est la première fois qu’une personnalité allemande s’en prend publiquement à la politique de Hitler . Le fait est d’autant plus remarquable qu’il survient quelques semaines après l’entrée en guerre de l’Allemagne contre l’URSS.

   L’auteur de ce sermon est le comte-évêque de Münster, Mgr Clemens-August von Galen (âgé de 68 ans). Il lance du haut de sa chaire :  » C’est une doctrine effrayante que celle qui cherche à justifier le meurtre d’innocents, qui autorise l’extermination de ceux qui ne sont plus capables de travailler, les infirmes, de ceux qui ont sombré dans la sénilité… N’a-t-on le droit de vivre qu’aussi longtemps que nous sommes productifs ?  » .

André Larané
     » Une idéologie progressiste  »

   Le massacre délibéré des handicapés par l’administration allemande est l’aboutissement monstrueux d’une idéologie  » de progrès  », le darwiniste social  , une perversion de la théorie de la sélection naturelle de Charles Darwin .

     À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle au nom de la selection naturelle, il n’était pas choquant que les êtres les plus faibles disparaissent au profit des êtres les mieux armés pour survivre. Cette démarche scientiste s’avère en totale rupture avec l’éthique chrétienne qui avait jusque-là dominé en Europe.

    Les  » progressistes  » de tous bords s’accommodent de l’ eugénisme , ( c’est-à-dire l’amélioration de l’espèce humaine par une sélection à la naissance ou à la conception ) , à la façon dont procèdent de toute éternité les éleveurs de bétail.!!

    C’est ainsi qu’au début du XXe siècle sont édictées dans certains États américains (Indiana, 1907) des lois qui permettent à l’administration de stériliser d’office, dans l’intérêt de la société, les personnes simples d’esprit ou handicapées, sans recours possible pour les familles et les tuteurs. Le gouvernement social-démocrate de Suède prend des lois dans le même sens en 1922 sans que cela choque le moins du monde l’opinion éclairée d’Europe. ???( çà je ne savais pas :!)

    Dix ans  plus tard, Hitler, en Allemagne, édicte à son tour des lois similaires contre les handicapés. Le 14 juillet 1933 est publiée la loi sur la stérilisation des handicapés mentaux... Il n’y a de protestations que dans le  » HAUT  »  clergé.

Propagande raciste de 1935. DR

   De l’exclusion à l’extermination :

   Les lois eugénistes de 1933 contre les handicapés et les  les lois  antisémistes de 1935 visent à protéger la  »  pureté  » de la race germanique. Avec ces lois du temps de paix, il n’est pas encore question d’extermination physique.

    L’élimination des handicapés prend effet avec une instruction secrète de Hitler qui ordonne   » d’accorder la délivrance par la mise à mort ( Gnadentod ) des malades qui, dans les limites du jugement humain et après un examen médical approfondi, auront été déclarés incurables  »  (cette définition est celle de l’euthanasie active).

   Sont visés les malades mentaux, handicapés, séniles, aliénés, dépressifs, marginaux… ( à l’époque : J’en aurais fait partie ! ) : Le prétexte est de libérer des lits d’hôpitaux pour les futurs blessés de guerre. Dans les faits, il semble que Hitler voulait depuis une décennie déjà améliorer de cette façon la race allemande.

Boulher serrant la main d'Hitler en 1938. DRL’instruction, qui date de la fin de l’année 1939, est datée rétroactivement par le Führer du 1er septembre 1939, jour de l’entrée en guerre de l’Allemagne contre la Pologne et début de la Seconde Guerre mondiale…

      Une manière pour Hitler de signifier que la guerre change toutes les règles (de la même façon, le Führer persistera plus tard à postdater du 1er septembre 1939 son premier discours relatif à l’élimination physique des Juifs).

   Hitler confie l’opération à Karl Brandt, son médecin personnel, et à Philip Bouhler, chef de la chancellerie. Ceux-ci installent leur activité sous des noms anodins au n°4 de la Tiergartenstrasse, à Berlin, d’où son nom de code  » Aktion T4  ». Y sont associés des psychiatres dont certains sont titulaires de chaires universitaires.

   Les fonctionnaires du   » T4  » ?  expérimentent différents moyens de tuerie, dont le poison, avant de découvrir le gaz. Dans un premier temps, ils enferment leurs victimes dans un local et y injectent les gaz d’échappement d’un camion.

     Très vite, le procédé se perfectionne. En janvier 1940, à Brandenburg, une quinzaine de malheureux sont conduits dans une fausse douche et asphyxiés au monoxyde de carbone. Les cadavres sont ensuite incinérés. Leurs familles sont avisées par lettre de la mort accidentelle de leur parent et invitées à récupérer les cendres.! C’est une anticipation des chambres à gaz d’  Auschwitz et d’ailleurs.

Déplacement de malade entre 1940 et 1942 DREnviron 70 000 à 100 000 handicapés vont être ainsi assassinés en moins de deux ans dans des lieux tels que Hadamar, le château de Grafeneck, près de Stuttgart, Brandenburg, Hartheim (Autriche), Sonnenstein (près de Dresde), Bernburg. Malgré tous les efforts de l’administration, le secret est vite éventé. Les directeurs des asiles psychiatriques commencent à s’alarmer de voir partir leurs malades en autocar pour un voyage sans retour.

      De même les familles qui reçoivent en nombre croissant des avis de décès. Et les voisins des centres d’extermination qui s’alarment des autocars repartant vides et de la fumée s’échappant des fours.

   Malheureusement, les efforts des uns et des autres pour empêcher les transferts de malades se heurtent au mur de l’administration. Il n’y a guère que le pasteur Fritz von Bodelschwingh, directeur d’un centre pour épileptiques à Bethel, en Westphalie, qui parvient à sauver ses 8 000 malades grâce à un contact personnel avec Karl Brandt.

La montée des protestations :

  Les plaintes auprès des tribunaux se multiplient pendant l’année 1940. L’inquiétude monte… Jusque dans l’armée où l’on s’alarme du sort que l’on réserve aux grands blessés de guerre. Des pasteurs protestants commencent à réagir. L’évêque protestant du Wurtemberg, Theophil Wurm, envoie, le 5 juillet 1940, une lettre au ministre de l’Intérieur, Heinrich Himmler . Dans le clergé catholique, prêtres et religieuses poussent leurs supérieurs à réagir. Mais ceux-ci se contentent, comme leurs homologues protestants, d’adresser des lettres aux ministres. Ils craignent un affrontement frontal avec le régime nazi.

   Le pape Pie XII s’en mêle et, le 15 décembre 1940, il condamne fermement l’euthanasie. Enfin, le 9 mars 1941, l’évêque catholique de Berlin von Preysing dénonce en chaire les  » meurtres baptisés euthanasie  » . Mais le véritable coup d’éclat vient de l’évêque de Münster. Aristocrate, patriote et ancien combattant, il s’en est tenu jusque-là à une critique raisonnée du régime nazi.

    En juillet, il commence à condamner les brutalités de la Gestapo. Vient le sermon célèbre du 3 août 1941 dans lequel il appelle à la résistance civile : « Avec ceux qui veulent continuer à provoquer la justice divine, qui blasphèment notre foi, qui volent et chassent nos religieux et avec ceux qui livrent à la mort des hommes innocents, frères et soeurs, nous devons éviter tout contact suivi. Nous voulons nous soustraire à leur influence afin de ne pas être contaminés par leurs pensées et leurs actions impies, afin que nous ne soyons pas complices et que nous ne partagions pas avec eux la punition que le Dieu juste doit prononcer et prononcera à l’égard de tous ceux qui, comme l’ingrate Jérusalem, ne veulent pas ce que Dieu veut ».

    Von Galen multiplie dès lors les protestations publiques. Ses sermons sont copiés et diffusés jusque sur le front… avec le concours empressé de la radio de Londres et des avions de la Royal Air Force qui lâchent des tracts sur l’Allemagne.

    En France, ils sont édités par un journal clandestin, Les Cahiers de Témoignage chrétien. À Berlin, le régime s’inquiète. Martin Bormann, chef de la chancellerie, préconise l’assassinat de l’évêque. Mais Joseph Goebbels, chef de la propagande, s’y oppose car il s’ensuivrait un conflit ouvert entre le régime nazi et les chrétiens de la région de Münster. Finalement, trois semaines après le coup d’éclat de Mgr von Galen, le 24 août 1941, Hitler se résigne à suspendre l’  »Aktion T4  » .

   La centaine de fonctionnaires du T4 ne restent pas, hélas, au chômage. Quelques semaines plus tard, Heinrich Himmler, ministre de l’Intérieur et chef suprême (Reichsführer) de la SS, fait appel à leur  » expertise  »  pour mettre sur pied l’élimination physique des Juifs. Lui-même avait confié à des groupes d’intervention de SS (Einzatsgruppen) le massacre à grande échelle des Juifs en Pologne et en URSS mais ces tueries à la mitrailleuse ont un rendement insuffisant, suscitent la réprobation dans l’armée et génèrent, qui plus est, des troubles psychosomatiques chez les SS… et chez Himmler lui-même. La Shoah  apparaît ainsi comme la continuation du crime d’euthanasie contre les handicapés… et elle ne bénéficiera pas d’une mobilisation aussi intense des milieux chrétiens.

L'Aktion T4 entre l'année 1940 et 1942. DR

Épilogue :

  » L’émotion suscitée par le programme d’élimination des malades mentaux fut la preuve que, lorsque certaines des plus hautes autorités morales du pays entendaient affirmerpubliquement leur désaccord avec le régime, celui-ci se sentait contraint de réviser ses plans. A cet égard, les archives de la Gestapo montrent que le régime craignait beaucoup plus les activités des Églises que celles du parti communiste; il estimait que la protestation des autorités religieuses était de nature à mobiliser les masses allemandes  » écrit l’historien Jacques Semelin.

    A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le vieil évêque de Münster, surnommé le  » lion de Münster  » , est fêté par les citoyens de sa ville qui honorent ainsi sa résistance au nazisme. Il est fait cardinal par le pape  Pie XII  le 20 février 1946… quelques semaines avant son décès. Le dimanche 9 octobre 2005, il a été béatifié  à Rome par le pape  Benoît  XVI ,premier pape allemand de l’Histoire.

     Mais le courage du  »  lion de Münster  »  ne saurait faire oublier les compromissions de certains autres évêques, en particulier ceux de Passau et Mayence qui, le 2 juin 1942, décidèrent dans un mémorandum commun de supprimer dans la liturgie les références aux noms juifs de l’Ancien Testament.

çà s’est passé il y a environ 71 ans :


 Naissance de l’état d’Israël :

  Le 14 mai 1948, David Ben Gourion, président du Conseil national juif, proclame naissance de l’État d’Israël.
Un  long chemin :
   Depuis vingt siècles, une partie la diaspora juive rêvait d’un retour vers la Terre promise. Ce rêve pris forme en Europe à la fin du XIXe siècle sous le nom de  » sionisme  ».
    L’émigration vers la Palestine se développe dès l’époque ottomane et se poursuit après la Première Guerre mondiale alors que la province est passée sous administration britannique.En 1936 , la Palestine voit sa population dépasser le million d’habitants dont 335.000 juifs .
    Une organisation militaire, l’Irgoun ? , s’en prend aux Anglais et lance des attentats contre leurs forces armées.

  Londres porte alors  le problème devant l’Organisation des Nations Unies .

  L’assemblée générale vote le 29 novembre 1947 le principe d’un partage du territoire entre deux États, l’un arabe, l’autre juif, au sein d’une union douanière, le secteur de Jérusalem et Bethléem étant quant à lui placé sous administration internationale.
  Le mandat anglais prit donc fin le 14 mai 1948. Ce jour-là, conformément au plan   » onusien  », les derniers soldats britanniques quittent la Terre sainte.

Au même moment, toutes les armées des pays voisins (Égypte, Syrie, Transjordanie, Irak et Liban) attaquent le nouvel État...
    Les Israéliens arrivent à refouler leurs ennemis et des armistices sont signés l’année suivante. Ils vont délimiter les nouvelles frontières d’Israël… de façon très provisoire.

Israël et ses voisins
   La Palestine était au temps de l’empire ottoman une province déshéritée située entre le Jourdain et la Méditerranée et peuplée d‘Arabes musulmans ainsi que d’importantes minorités juive et chrétiennes.
Premières tensions
     Au XIXe siècle arrivent les premiers colons sionistes. Ils mettent en valeur la zone littorale et la Galilée, où affluent à leur suite des travailleurs des pays voisins… Après la Première guerre mondiale, la Palestine devient un protectorat britannique.
    L’ONU, pour tenter de mettre fin aux tensions entre les différentes communautés, propose de partager la province en deux États mais les pays arabes refusent son plan et seul est fondé l’État d’Israël, le 14 mai 1948.
    Une coalition arabe tente de  »tuer dans l’oeuf  » le nouvel État. Mais celui-ci conserve la plus grande part de la Palestine, à l’exception du centre historique de Jérusalem, des montagnes de Judée (la Cisjordanie), à vieux peuplement musulman et chrétien, et de la bande de Gaza, où se réfugient beaucoup de travailleurs musulmans de la zone littorale.
   Le royaume voisin de Transjordanie prend alors l’administration de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, en prenant le nom de Jordanie ; l‘Égypte  quant à elle administre la bande de Gaza.

Tension ,guerres :

 la guerre du Sinaï (1956) :
Quelques années plus tard( en 1956 ) Israël de profite de la crise de Suez pour attaquer son plus important ennemi, l’Égypte. Mais là aussi, échec à l’agresseur : en dépit de sa victoire sur le terrain, Tsahal, l’armée israélienne, doit se retirer derrière les frontières de 1948.
la guerre des Six Jours (1967) :
  A nouveau menacé en 1967 par une coalition arabe, Israël prend les devants et dans une spectaculaire guerre-éclair, occupe l’ensemble de la Palestine historique, la péninsule égyptienne du Sinaï et même le plateau syrien du Golan, position stratégique essentielle au-dessus de la plaine de Galilée. Jérusalem est réunifiée et devient la capitale officielle de l’État hébreu.
la guerre du Kippour (1973) :
  Le président Anouar el-Sadate, successeur de Nasser à la tête de l’Égypte, lance une quatrième guerre en 1973 qui se solde par une défaite honorable. Elle lui permet à Camp David, en 1978, de négocier la paix avec Israël sous l’égide des États-Unis.

çà s’est passé il y a….


Environ 76 ans :

 Le 19 avril 1943, les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands pendant un mois.

  C’est le premier soulèvement d’une ville dans l’Europe nazie et une manifestation éclatante de la capacité de résistance des Juifs. Une tragédie qui est aussi une aurore.

Le ghetto de Varsovie :

  En novembre 1940, quelques mois à peine après l’invasion allemande, les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d’environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d’un côté à l’autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d’environ 150 000 habitant/km2 (c’est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Comme tous les ghettos, celui de Varsovie est administré par un conseil juif (« Judenraat »). Un ingénieur, Adam Czerniakow, a été désigné par la mairie de Varsovie pour le présider. Le 22 juillet 1942, les Allemands lui demandent une liste d’enfants en vue de les transférer vers l’Est, dans des camps de travail (c’est le motif officiel).

    Il est possible qu’Adam Czerniakow ait eu des informations sur la vraie nature de ces convois par le biais de Juifs évadés du camp d’extermination de Chelmno. Plus vraisemblablement a-t-il considéré qu’envoyer des enfants dans des camps de travail revenait de toute façon à les condamner à mort.

   En homme d’honneur, il ne supporte pas de participer à cette infamie et choisit de se suicider. Il laisse une lettre émouvante à ses coreligionnaires pour s’excuser de son geste mais ne fournit aucune information sur ce qu’il aurait pu savoir du sort des futurs déportés.

   C’est donc sans Czerniakow que les Allemands entament la « Grande déportation »… Jour après jour, 5 000 à 6 000 personnes sont emmenées à la Umschlagplatz et, de là, transférées en train vers Treblinka. 

Le 12 septembre 1942, quand cette première déportation s’achève, il ne reste que 60 000 survivants dans un ghetto dont la surface a été drastiquement réduite par les Allemands.

La révolte:

   Le 18 janvier 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la Wehrmacht est prise au piège à Stalingrad, les Allemands entament une deuxième « Aktion » (déportation). Mais cette fois, les ultimes survivants du ghetto de Varsovie n’ont plus guère de doute sur le sort qui les attend…

 Parmi eux figurent une centaine de responsables de mouvements de jeunesse qui n’ont pas connu les famines et les tourments des deux premières années du ghetto et ont conservé leur énergie intacte. Ils organisent immédiatement la résistance. Ils s’enfuient, se cachent et ripostent aux tentatives allemandes tant bien que mal, avec les quelques armes dont ils disposent.

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves.

   Au nombre de 3 000 environ, ils sont regroupés principalement dans l’Organisation des Combattants Juifs, commandée par le jeune Mordechai Anilewicz, et dans l’Union Juive Arméede Pawel Frenkiel. 

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l’opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2 000 hommes et des chars en renfort

   6 000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c’est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7 000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s’enfuyant par les égoûts. 

  Le ghetto est rasé sitôt l’insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l’esprit de résistance et du renouveau.

  Ainsi le chancelier allemand Willy Brandt va-t-il s’agenouiller devant le Mémorial du résistant juif du ghetto le 7 décembre 1970 dans  (    un émouvant geste de contrition ?)  .

çà s’est passé il y a …..


Environ 74 ans …………..

Le 27 janvier 1945 :

Libération d ‘ Auschwitchz – Birkenau …..camp nazi

   Les soviètiques , qui viennent de mener une offensive contre les nazis en Pologne ,découvrent  le camp de concentration , d’extermination d’Auschwitchz . L’armée rouge libère près de 7000 prisonniers , décharnés , malades , la plupart mourants . 

1 million cent mille ( 1 100 000 ) juifs et 300000  » non juifs  » ont péri dans ce camp !

crématoire

Auschwitz est devenu le symbole de la babarie nazie …..

Symbole qui n’empêche pas la résurgence des idées néo- nazies …….

Souhaitons et faisons tout notre possible pour que çà ne recommence jamais .

 

Certains événements…


passés ou présents aident à relativiser mes petits ennuis …

Ce soir , j’ai regardé la télé qui proposait un film basé sur une vérité historique  : Il s’agit bien sur de  » La rafle  » : 

La rafle du Vel’ d’Hiv’ (Vélodrome d’Hiver) ..Un épisode dramatique de l’histoire de la France , événement qui laisse à mon avis, une tache indélébile dans l’histoire de notre pays :

Mi avril 1942 , Pierre laval , chef du gouvernement de Pétain nomme R.Bousquet ( secrétaire général de la police nationale ) . A la demande de la Gestapo , ce dernier va organiser environ 3 mois plus tard l’arrestation massive des juifs français et étrangers ( ces derniers sont déjà fichés depuis septembre 1940 et doivent porter une étoile jaune  )juif

5000 policiers aidés d’un millier de miliciens fascistes du parti populaire français ( PPF) . Deux jours après le 14 juillet , c’est le début du cauchemar . Dans la nuit du 16/07 , tous les juifs de Paris et de sa banlieue sont réveillés par des coups violents frappés à leurs portes ;  » on  » leurs donne une demi-heure pour préparer leurs valises …..Tous, y compris enfants, vieillards , malades ou handicapés sont embarqués dans des autobus . Les couples sans enfant et les célibataires sont emmenés à Drancy , au camp d’internement du nord de Paris . Les autres sont parqués près de la tour Eiffel  , au vélodrome d’Hiver .vélodrome

Là , plus de 8000 personnes , traitées comme du bétail tenteront de survivre pendant une semaine privés d’eau potable , de vivres et de sommeil ( à cause des projecteurs allumés jours et nuit ). Puis ,les familles sont transférées dans le Loiret ( Pithiviers ?)…Début août, ils seront déportés au camp d’extermination d’Auschwitz . Sur les 13000 personnes , seuls 25 adultes restèrent en vie !

Ce n’est qu’en 1995 que J.Chirac reconnut la responsabilité de l’état français ( il dit :  » Ce jour là , la France , patrie des droits de l’homme  accomplissait l’irréparable  » 

   Cependant , certains juifs ont pu échapper à la rafle  grâce à des actes de solidarité ( des policiers ont laissés fuir leurs prisonniers, des personnes ( concierges, voisins etc…ont ouvert leur porte et caché des personnes …) Une seule personne , femme d’une vingtaine d’années , Anna Traub a réussi à s’échapper du Vel’ d’Hiv ………………………

A mon avis , nous devons rester vigilants en voyant ce qui se passe aujourd’hui ( la recrudescence du racisme , le Lepen et compagnie etc…..)

 

Le Schindler nippon……


  Tout le monde ou presque connait O.Schindler  ( un film lui a rendu hommage :  » la liste de Schindler   » )Schindler Par contre Chiune Sugighara nippon est moins connu ….

   Ce japonais consul adjoint en Lituanie au début de la seconde guerre mondiale , est parvenu à sauver environ 6000 juifs en leurs délivrant des visas  pour le Japon via l’U.R.S.S . De Tokyo , la plupart furent envoyés à Shanghaï  où ils ont attendu la fin de la guerre . Sugighara  fut forcé à démissionné en 1946 pour avoir enfreint les ordres de ses supérieurs .Il a été reconnu Juste parmi les nations par le gouvernement israélien en 1984 …deux ans plus tard , il décédait……

En Janvier de cette année , le premier ministre Japonais ( Shinzo Abe ? je crois ) a rendu officiellement hommage à ce monsieur , connu comme le Schindler nippon…..

 

 

 

Ces personnes oubliées….


Qui ont pourtant fait beaucoup …..

.Felix Kersten, l’extraordinaire médecin de Himmler:Kersten

Felix Kersten était un médecin masseur finlandais. Souhaitant se perfectionner dans les massages thérapeutiques, il se rend à Berlin avant la guerre et y fait la connaissance du Dr Kô, un tibétain qui lui enseigne son savoir. Son enseignement terminé, le Dr Kô décide de rentrer chez lui et lègue à Kersten sa clientèle. La réputation de Kersten dépasse alors les frontières allemandes, il soigne ainsi la famille royale de Hollande et exerce tant à La Haye, à Berlin qu’à Rome.

Malgré ses réticences et suivant les conseils de son ambassade, qui voit là un moyen de recueillir des informations, Kersten devient le médecin personnel du chef des SS, le Reichsführer Heinrich Himmler, en 1939. Ce dernier souffre de terribles convulsions à l’estomac. Kersten, mieux que la Morphine, parvient à le soulager. C’est alors une étrange relation qui lie les deux hommes.
Pendant six ans, seul et à demi-prisonnier, profitant de la maladie de Himmler, il monnaye ses soins contre la libération de dizaines de milliers de prisonniers et en sauve des millions de la mort.
Il réussit à convaincre Himmler, malgré les ordres de Hitler,  de ne pas déporter 3 millions de Hollandais en Pologne. En 1945 il sauve 2 700 Juifs des chambres à gaz.

La même année, Hitler ordonne de faire sauter les camps de concentration si une armée ennemie s’en approche, cela aurait tué la grande majorité des 800 000 internés qui s’y trouveraient encore. Kersten intervient auprès de Himmler et négocia un extraordinaire accord.

Les camps de concentration ne seront pas dynamités.
Le drapeau blanc flottera à l’entrée de ceux-ci.
On n’exécutera plus un seul Juif.
La Suède pourra envoyer des colis individuels aux prisonniers juifs.

Et pourtant , il ne sera jamais  » compté  » parmi les  » justes  » par Israël …..

Justes ?

La Shoah, la nuit du monde et des consciences…
Six millions de juifs, dont 1,5 million d’enfants, furent assassinés pendant la Shoah dans les pays occupés par l’Allemagne nazie.

Une grande partie de l’Europe est alors sous la domination nazie et la majorité des Etats et des peuples garde le silence sans intervenir et pire encore, certains collaborent avec les assassins.

Et cependant, des lumières d’humanité…
Et cependant, quelques-uns, au risque de leur propre liberté ou même de leur vie, tendent une main secourable pour sauver des enfants ou des familles juives..

Yad Vashem, le mémorial de la Shoah, en Israël avait identifié, au 1er janvier 2006, à travers toute l’Europe, plus de 21 000 personnes auxquelles un hommage est rendu dans le cadre d’un projet créé par une loi de 1963. Ce sont les « Justes parmi les nations ».