Impôts allemands :


Lorsqu’ils remplissent leur déclaration d’impôts chaque année , les allemands sont soumis à un questionnaire étrange : Il leurs est demandé……s’ils sont membres d’une religion ! Si la réponse est  » oui  » , alors , ils doivent payer un » impôt religieux  » !! Impôt qui équivaut à environ 9% de l’impôt sur le revenu .. Et ce n’est pas tout ! Si un croyant , une personne qui à la foi déclare avoir perdu celle-ci ( çà arrive ) , pour échapper à cet impôt , la dite personne doit même se rendre devant un tribunal pour arguer / argumenter sur leur perte de foi !

Décidément ,  » les voies de Dieu ( et du trésor public lol ) sont impénétrables  » mdrrrr !

Avec l’informatique , les curés allemands savent que les contribuables n’ont pas payé l’impôt  » religieux  » ?

 » L’argent n’a pas d’odeur  »….


D’où vient cette expression ( qui est fausse : il suffit de renifler ,sentir quelques pièces pour en être convaincu .)

Résultat d’images pour images pièces de monnaie euros

Les pièces ont une sacré odeur de ferraille quand aux billets ils sentent le vieux papier, l’encre et les fonds de poches dégoutants….le sens de cette expression devenue proverbe, remonte à une anecdote surprenante de l’antiquité .
Le 9 Juin de l’an 68, Néron, qui a  » perdu la boule  » depuis un petit moment déjà, se suicide après que le Général Galba l’ait destitué de son trône d’Empereur .
C’est alors le début d’une succession de meurtres, complots pour prendre le pouvoir , devenir empereur :
En effet , Galba ne règne que sept mois et fini assassiné par Othon, gouverneur de Lusitanie (province de l’Empire Romain correspondant à peu près au Portugal actuel)
Mais Othon a lui aussi un rival : le Général Vitellius qui lui  »fauche  » le trône à peine trois mois après sa prise de pouvoir.
(Humilié, Othon se suicide ).Mais Lui non plus n’a pas le temps de s’installer confortablement : Vitellius voit arriver  Vespasien

, légat de Judée, qui le bat à plate couture lors de la bataille de Bedriacum.le 20 Décembre 69….

Le peuple romain,, se sent humilié par cette défaite et égorge l’empereur déchu en place publique avant de proclamer Vespasien empereur à sa place.

C’est le début de la dynastie des Flaviens qui régna sur Rome et l’Empire Romain pendant presque 30 ans. Mais Vespasien, tout nouvel empereur même choisi par le Senat , a un problème : Toutes ces turpitudes autour du fauteuil d’Empereur ont laissé des traces et les finances publiques sont complètement à sec.
Alors , comme tout bon dirigeant qui cherche de l’argent, Vespasien multiplie les impôts ….C’est ainsi qu’en 70, lui vient l’idée d’instaurer une nouvelle taxe sur la collecte d’urine ! » Quoi ?!? On ne pouvait pas pisser ….oups heu uriner tranquille à Rome ?  »
Ce n’est pas tout à fait ça.

L’urine était utilisé par les teinturiers notamment pour dégraisser les laines avant tissage et pour fixer les teintures sur les tissus.
C’était donc un produit industriel comme un autre dont on faisait commerce et qui dit  » commerce  » dit  » taxes  » ….déjà à l’époque
C’est , parait il , lors d’une dispute avec son fils Titus, qui aurait reproché à son père de tomber bien bas en taxant  » le pipi  », que Vespasien lui aurait collé une poignée de pièces d’or sous le nez en rétorquant :  » Non olet !  », expression qui signifie :  » Il n’a pas d’odeur !  »
Et la taxe fut donc maintenue.

toilettes publiques, urinoir, appelé vespasiennes pour illustrer l'article PCPL sur l'origine du proverbe l'argent n'a pas d'odeur
Cette image ( du net ) représente une vespasienne , mais gratuite !
Là : aujourd’hui et payante ….


Pour finir : Une  »anecdote  » comme seule l’Histoire en a le secret :Vespasien, l’Empereur dont le nom restera à jamais associé à l’urine (si les toilettes publiques s’appellent des vespasiennes, c’est pas un hasard) mourut le 23 Juin 79… d’une diarrhée !

On peut pas lutter contre son destin lol

Impôt sur…les portes et le fenêtres !


L’État a toujours fait preuve d’imagination en ce qui concerne les impôts ! Parmi l’une de ses fantaisies figure le célèbre impôt sur les fenêtres et les portes.

Dominique Ramel, alors ministre des finances du Directoire en 1796, a besoin d’argent. Le nouvel État, au sortir de la Révolution Française, a besoin d’argent. C’est alors que Monsieur Ramel a l’idée de s’inspirer d’un des plus vieux impôts du monde, à savoir l’ « ostiarum » initié par Jules César lui-même !

  L’idée est on ne peut plus simple : les riches ont de grandes maisons, et plus la maison est grande, plus il y a  de portes et de fenêtres. Pour simplifier le système, l’État a donc l’idée de faire compter les portes et fenêtres par ses agents du fisc et d’établir une assiette fiscale. Par exemple, voici ci-dessous l’un des articles de la loi sur cet impôt :

« Article 3 : Les portes et fenêtres, dans les communes au-dessous de cinq mille âmes, payeront 0,25F; de cinq à dix mille, 0,25F ; de dix à vingt-cinq mille, 0,30F; de vingt-cinq à cinquante mille, 0,40F; de cinquante à cent mille, 0,50F; de cent mille et au-dessus, 0,60F. Les portes-cochères et celles de magasins, de marchands en gros, commissionnaires et courtiers, payeront double contribution. »

La conséquence de cet impôt, qui n’a d’ailleurs rapporté que peu de recettes, sera tragique d’un point de vue sanitaire. En effet, cette contribution poussa à la construction de bâtiments insalubres, certaines fois sans fenêtre ! D’ailleurs beaucoup de propriétaires, pour garder leur statut de « riche » tout en évitant l’impôt, se mirent à peindre de fausses portes et fenêtres sur leurs maisons, à la grande surprise des agents du fisc. Mais la première retombée de cet impôt concerne une hausse des maladies liée au manque de lumière et au manque d’espace dans les habitats.

En effet, les propriétaires, étant poussés à construire le moins de fenêtres et portes possibles, entassèrent bon nombre de familles dans des espaces privés d’air et de lumière. Ce qui eut pour conséquence des cas de rachitisme chez les nouveau-nés notamment, maladie des os très grave due au manque de vitamine D. La France n’a pas été la seule touchée par ce mal, puisque l’Angleterre mit en place l’impôt sur les portes et fenêtres un siècle plus tôt sous Guillaume III et eut pour surnom «  le Malade Anglais », étant donné la catastrophe sanitaire qu’entraîna cet impôt.

Bien heureusement, ce même impôt disparut en France en 1926, soit 12 ans après la création de l’impôt sur le revenu.

L’impôt sur les portes et les fenêtres n’a pas été le seul impôt loufoque : il y eut un impôt sur les perruques et les chapeaux, sur le savon et même sur les abeilles ! L’État est si créatif…

Ramel