çà s’est passé il y a environ …..


80 ans : Le 23 /08/1939  …….

   A la surprise / stupéfaction du monde  , un pacte est signé à Moscou ( au  Kremlin )  : Le pacte germano -soviétique de  » non agression  » entre les représentants de Hitler et Staline !

 ( de G à D : Von Ribbentrop ,Staline,et Molotov )

Que Hitler  se prépare à attaquer la France et ses autres voisins, dont la Pologne…devient dès lors évident  pour tous …..

    Rapprochement des dictatures :
   Les premières initiatives belliqueuses de Hitler s’accompagnent comme il va de soi d’une brutale reprise de tension en Europe : Réoccupation de la Rhénanie (mars 1936), annexion de l’Autriche (Anschluss, mars 1938), occupation de la Tchécoslovaquie (octobre 1938).
   La France, menacée en premier , tente dès 1935 un rapprochement avec l’Italie de Mussolini puis avec l’URSS de Staline. Mais ces tentatives  font  » long feu  » et Mussolini, mis à l’écart  par les démocraties occidentales en raison de son invasion de l’Éthiopie, s’allie même à Hitler.
   Staline, dès lors isolé, soupçonne les Occidentaux de vouloir détourner vers l’Est les   »  appétits de conquête  »  de Hitler. Il croit voir dans le lâchage de la Tchécoslovaquie à la conférence de Munich, en septembre 1938, la confirmation de ses craintes.
    Tandis que l’Allemagne annexe les Sudètes  ( , région frontalière germanophone de la Tchécoslovaquie ), la Pologne en profite pour annexer de son côté la province tchécoslovaque de Teschen, de langue polonaise. Se faisant alors , la complice de Hitler. Français et Anglais sont consternés. 

      Staline, pour sa part, craint que la Pologne et l’Allemagne, les deux grands ennemis traditionnels de la Russie, n’en viennent à s’allier contre lui.
    Cinq mois après la conférence de Munich, début mars 1939, Hitler  » change de pied  ». Il commence à émettre des revendications sur la Pologne et réclame en particulier Dantzig,  » ville libre  »  selon les termes du traité de Versailles ( 1919 ).       Le  » couloir de Dantzig  » assure à la Pologne un accès à la mer mais présente pour les Allemands l’inconvénient de séparer la Prusse orientale du reste de leur pays.
   Le 15 mars 1939, la Wehrmacht entre à Prague et transforme ce qui reste de la Tchécoslovaquie en une colonie allemande. Le 23 mars 1939, » accessoirement  » , elle occupe le district de Memel, en Lituanie. Ce petit territoire germanophone est  à nouveau  rattaché à la Prusse orientale.
Staline aux abois….
    Pour parer à la menace allemande, Staline négocie d’abord un rapprochement avec les Français et les Britanniques. Un projet d’accord est bouclé le 22 juillet 1939 mais le dictateur refuse de le signer car les Occidentaux n’autorisent pas ses troupes à entrer en Pologne et en Roumanie en cas d’agression allemande. Le Premier ministre britannique Neville Chamberlain, anticommuniste viscéral, répugne en réalité , à traiter avec Staline.
    De dépit, Staline change son fusil d’épaule et, le  19 août, annonce à son  » Politburo  » (bureau politique) son intention de signer un pacte de  » non-agression  » avec son      » turbulent  » voisin (en théorie rien à voir avec une alliance qui implique un engagement militaire commun).
   Hitler au culot…..
    À Berlin, certains dignitaires, comme le feld-maréchal Hermann Goering, tentent de maintenir le dialogue avec Londres après l’occupation de Prague par la Wehrmacht, le 15 mars 1939.
   Mais Joachim von Ribbentrop, un nazi arrogant et hostile aux Anglais, devenu ministre des Affaires étrangères le 4 février 1938, sabote leurs efforts. Il convainc Hitler que les Occidentaux sont trop timidess pour oser répondre aux provocations allemande et l’entraîne dans un rapprochement avec Staline, en vue du  » dépeçage  » de l’Europe centrale.
   Le 2 août 1939, désireux de  » tuer dans l’oeuf   »le rapprochement entre les Occidentaux et les Soviétiques, il déclare à propos de ces derniers :  » Il n’y a aucun problème de la Baltique à la mer Noire que nous ne saurions résoudre entre nous  » . Lui-même se propose d’aller à Moscou négocier un partage de la Pologne et des pays baltes.
  Un pacte plein de sous-entendus :
    Le 21 août 1939, la Wilhelmstrasse, ( siège des Affaires étrangères à Berlin ), propose officiellement à l’URSS un pacte de non-agression sous le prétexte de mettre un terme aux provocations… de la Pologne !
   Staline accueille l’idée sans réticence. Il y voit des avantages territoriaux immédiats pour l’Union soviétique, mais aussi un répit avant une éventuelle confrontation avec l’Allemagne,  (répit indispensable pour reconstruire l’Armée rouge, démantelée par les purges ).  Détourner Hitler vers l’Occident capitaliste et  les laisser  » s’écharper  » ne lui déplait pas non plus .
    Le pacte est bouclé trois jours plus tard par von Ribbentrop et son homologue soviétique, Vyatcheslav Molotov  pacte sous entendu, qui avait remplacé le 3 mai précédent Maxim Litvinov, un juif, à la tête du Commissariat aux Affaires étrangères.
   Le pacte est conclu pour une durée de dix ans.
   Les termes  :  »  Les hautes parties contractantes s’engagent à s’abstenir de tout acte de violence, de toute agression, de toute attaque l’une contre l’autre, soit individuellement, soit conjointement avec d’autres puissances  » .
   Le pacte comporte aussi  une aide économique de l’URSS à l’Allemagne avec d’importantes livraisons de blé, pétrole et matières premières.  (Celles-ci se poursuivront jusqu’à la rupture du pacte deux ans plus tard ) .
   Une clause secrète prévoit le partage de la Pologne en zones d’influence allemande et soviétique, la limite passant par les fleuves Narew, Vistule et San.            Une autre clause secrète prévoit la livraison à l’Allemagne nazie de militants communistes allemands réfugiés en URSS (elle sera exécutée comme les autres).
    L’opinion allemande, mal informée, croit y voir l’assurance de la paix. Les dirigeants français et britanniques, plus réalistes, comprennent que la guerre est devenue inévitable. Le jour même ou le lendemain, les diplomates de l’ambassade britannique à Berlin brûlent leurs papiers et se préparent à quitter l’Allemagne de même que tous leurs concitoyens. Londres et Paris renouvellent leur promesse d’assistance à la Pologne.
     Les alliés de l’Allemagne, Mussolini, Franco et les Japonais, sont tout autant consternés de n’avoir pas été mis dans la confidence et d’être ainsi entraînés dans une aventure imprévisible.
 Dépeçage de l’Europe centrale :
    Hitler est dès lors débarrassé de la crainte d’être pris en tenaille comme en 1914, quand l’Allemagne avait dû se battre à la fois à l’Ouest et à l’Est.
    Il adresse un ultimatum à la Pologne et, quelques jours plus tard, le 1er septembre, l’envahit en prenant le risque d’un conflit avec la France et le Royaume-Uni.    Effectivement, cette fois, ces derniers pays ne peuvent faire autrement que de déclarer la guerre à l’Allemagne.
   De son côté, l’URSS entre en Pologne le 17 septembre 1939. Ayant eu raison de la courageuse résistance des troupes polonaises, Soviétiques et Allemands font leur jonction sur la ligne de démarcation du Bug , transformé en nouvelle frontière germano-soviétique par le traité du 28 septembre.
   Plus du tiers de l’ancienne Pologne est annexée à l’URSS, le reste à l’Allemagne. L’URSS profite de l’affaire pour attaquer aussi la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie !
    Winston Churchill, témoin et acteur de premier plan, écrit dans ses Mémoires à propos du pacte :  »  seul un régime de despotisme totalitaire, comme celui qui existait dans chacun des deux pays, était capable de supporter la réprobation qu’inspirait un acte aussi anormal  ».

çà s’est passé il y a …..


  environ 78 ans ( ce billet sera peut-être long , trop long ? ) Mais…..peut on ,doit on oublier ? 

 » La rafle du billet vert  »  :

En mai 1941, à Paris, des milliers de Juifs étrangers reçoivent une convocation, le «billet vert» : ils sont «invités à se présenter» le 14 mai dans divers lieux de rassemblement «pour examen de situation».

    Leur liste a été établie grâce au fichier du recensement effectué à partir de septembre 1940 par les autorités françaises, sur ordre de l’occupant allemand.

   Ils doivent être accompagnés d’un membre de leur famille ou d’un ami. Persuadés qu’il s’agit d’une simple formalité, beaucoup s’y rendent. Ils sont alors retenus, tandis que la personne qui les accompagne est priée d’aller chercher pour eux quelques vêtements et vivres .

   3 700 Juifs sont ainsi arrêtés dans la région parisienne : c’est la «rafle du billet vert». Cette première rafle précède de quatorze mois la rafle du Vél d’Hiv.

embarquement

 

   Conduits à la gare d’Austerlitz en autobus, les Juifs sont transférés le jour même en train vers le Loiret, à une centaine de kilomètres au sud de Paris.

1 700 d’entre eux sont internés à Pithiviers, 2 000 à Beaune-la-Rolande. Ils y resteront  pendant plus d’un an, dans l’ignorance totale du sort qui leur est réservé. Beaune

 

    Le 8 mai 1942, 289 d’entre eux sont transférés au stalag de Compiègne-Royallieu, d’où ils sont majoritairement déportés vers Auschwitz le 5 juin 1942.

   Les autres connaissent  bientôt le même sort. Trois convois partent directement vers Auschwitz : le 25 juin et le 17 juillet 1942 de Pithiviers, le 28 juin de Beaune-La-Rolande.

    Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande sont la concrétisation de la politique antisémite et de collaboration engagée par le régime de Vichy dès son arrivée au pouvoir.

    Un décret du 4 octobre 1940, signé par le maréchal Pétain, a permis d’interner «les ressortissants étrangers de race juive» dans des camps spéciaux, sur simple décision préfectorale et sans motif. Le «statut des Juifs», paru la veille, avait donné une définition «française» ( différente de  celle des nazis ) de la «race juive» et édicté les premières interdictions professionnelles (fonction publique, presse, cinéma …).

  Au printemps suivant, cette politique antisémite s’intensifie sous les pressions allemandes, avec la création du Commissariat Général aux Questions Juives et l’internement d’un total d’environ 5 000 Juifs étrangers de la région parisienne.

  C’est ainsi que sont créés les camps jumeaux de Pithiviers et de Beaune-la-RolandePithiviers. Le choix de ces petites villes du Loiret est dû à leur proximité de Paris, à une bonne accessibilité par le chemin de fer, à la possibilité de trouver sur place du ravitaillement et à la présence d’installations sécurisées (barbelés, miradors) qui ont déjà hébergé des prisonniers de guerre français, transférés depuis en Allemagne.

Les camps sont administrés par la préfecture du Loiret, à Orléans ; un Service des Camps a été mis en place.

Les internés sont installés dans des baraques en bois mesurant 30m sur 6m, avec soubassement de béton. Dans chaque baraque, de chaques côtés d’un couloir, deux rangées de châlits (lits à deux ou trois étages), remplis de paille ; paillasses et couvertures sont en nombre insuffisant ; 2 poêles seulement pour se chauffer, et aucune place pour le rangement.chalits

 

   Les conditions de vie y sont  très mauvaises. En particulier les installations sanitaires et médicales ne sont pas  » opérationnelles  » à l’arrivée des internés. La situation va un peu s’améliorer, mais l’alimentation reste insuffisante , l’hygiène très précaire (la prévention des épidémies étant le seul souci de l’administration ), le logement insalubre (les baraques sont étouffantes en été, très froides en hiver, à la fois mal isolées et non aérées).

   Le personnel de surveillance, français, a une triple origine : des gendarmes venus de la banlieue parisienne, chargés d’assurer la sécurité extérieure, des douaniers repliés du sud-ouest, chargés de la sécurité intérieure, et, en renfort, des gardiens auxiliaires, recrutés localement.

   Le chef de camp est un capitaine de gendarmerie en retraite, plutôt âgé, attiré par le cumul emploi-retraite. Il est assisté d’un gestionnaire à plein temps et d’un médecin-chef, un médecin de ville qui assure quelques vacations, l’essentiel du travail étant pris en charge par des médecins juifs internés.

   Selon le comportement de la direction, le régime intérieur du camp oscille entre des périodes de laisser-aller indifférent et d’autres où la répression s’intensifie, avant finalement de se durcir considérablement suite aux reproches de la hiérarchie préfectorale, de la presse collaborationniste, et surtout des Allemands, qui obtiennent, en avril 1942, le remplacement du chef du camp de Pithiviers jugé trop laxiste.

  Les internés ne voient pratiquement jamais d’Allemands, si ce n’est à l’occasion de quelques visites d’inspection , et lors des «départs» en déportation, au moment de l’embarquement dans les wagons à bestiaux.

  Par contre, des pressions allemandes s’exercent sur la préfecture d’Orléans, vite suivies d’effets : la Feldkommandantur infléchit ainsi les pratiques d’internement des autorités françaises, au point, finalement, de les piloter. La seule réticence notable de la part des fonctionnaires du Loiret se manifeste lorsqu’ils demandent que les Allemands respectent la voie hiérarchique pour faire passer leurs exigences : en cela, ils sont d’ailleurs de zélés pratiquants de la collaboration d’État.

   Les réactions des internés devant le sort qui leur est fait sont diverses et varient au fil du temps. Ils cherchent des moyens d’échapper à une situation qui les inquiète de plus en plus, que ce soit un motif officiel de libération ou une filière clandestine pour s’évader. évasion L’évasion toutefois devient de plus en plus difficile au fil des mois, et fait en plus  l’objet d’un débat complexe entre les internés, entre les internés et leurs familles, entre les internés et les organisations de résistance. Ils s’efforcent cependant , de trouver des moyens pour améliorer leurs conditions de vie, grâce à un réseau d’amis ou par une  affectation qui offrirait des opportunités de sortie (travail ou corvées à l’extérieur du camp).

   Le temps passant, des groupes organisent une vie culturelle (conférences, cours, débats, théâtre, chorale, ateliers artistiques), aidée par la présence d’artistes, d’artisans et d’intellectuels internés. L’administration laisse faire : ces activités lui garantissent un certain calme, et elle peut user de leur privation comme d’un moyen de sanction.

  Des groupes d’internés réussissent à se structurer en un comité clandestin de résistance et à établir le contact avec des mouvements extérieurs au camp. C’est ainsi que s’organise une circulation clandestine de courrier. Deux journaux, clandestins eux aussi, sont rédigés par des internés ! Et recopiés à la main dans le camp.

   Les internés vivent leur enfermement en se retrouvant au sein de groupes variés : habitants d’une même baraque, équipes de corvées intérieures ou extérieures ( ces dernières étant les plus prisées car quand on sort, même sous surveillance et pour travailler, on peut nouer des contacts -, groupes d’activités culturelles, participants aux multiples débats plus ou moins informels, simples groupes d’affinités (les jeunes, les croyants, les lecteurs, les peintres etc.).

   Certains internés travaillent à l’extérieur ( dans des fermes, des usines, des chantiers forestiers, des carrières ) , qui à l’époque manquent tous de main d’œuvre. Travailler permet à la fois de sortir des barbelés, de tromper l’ennui, de trouver une meilleure alimentation et un maigre appoint financier ou de rechercher des opportunités d’évasion.

   Les internés peuvent rester en rapport avec leurs familles encore en liberté (mais confrontées à l’aggravation progressive de la persécution) par le courrier, par les visites, et même, dans un premier temps, par des permissions. Ils peuvent également recevoir des colis. Le lien maintenu est fragile : il est quelquefois brutalement interrompu par mesure disciplinaire.

Au cours de l’été 42 : nouvelles rafles
   Après la rafle du Vel d’Hiv, entre le 19 et le 22 juillet 1942, près de 8 000 personnes (parmi lesquelles plus de 4 000 enfants, souvent très jeunes ) , sont transférées dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, conçus pour en accueillir moitié moins. Pourtant prévenue de l’arrivée de milliers de personnes, l’administration des camps n’a rien prévu, ni pour l’hébergement ni pour l’alimentation, en particulier pour de très jeunes enfants. La pagaille rêgne : Tout manque ( nourriture, médicaments, couvertures, vêtements) .Les femmes et d’enfants sont installés sur de la paille posée à même le sol. À Pithiviers, dès le 20 juillet, les baraques sont saturées. Le 21, ce sont plus de 2 000 personnes supplémentaires qui arrivent : elles sont entassées dans un hangar réquisitionné.

La situation sanitaire étant catastrophique, des épidémies se déclarent. Faute des soins nécessaires, plusieurs enfants meurent.

  Dès la mi juillet, l’administration française a exprimé «le souhait de voir les convois à destination du Reich inclure également les enfants».

   Or, à cette période, les nazis ne réclament que les adolescents de plus de 15 ans. En attendant l’autorisation de Berlin pour déporter les enfants Aline, il est envisagé de les séparer de leurs parents, qui doivent être déportés dans les jours qui suivent. Finalement çà se produit fin juillet dans les camps d’internement du Loiret.

  Fin juillet, la décision est prise de déporter les adultes, pour compléter l’effectif des convois prévu lors des accords franco-allemands.

   Brutalement séparés de leurs enfants les plus jeunes, les mères et les grands adolescents sont alors massivement déportés par 4 convois partant directement des gares de Pithiviers et Beaune-la-Rolande vers Auschwitz, du 31 juillet au 7 août.

    Les enfants restent seuls, livrés à une détresse absolue, matérielle et psychique.

   L’accord écrit pour la déportation des enfants arrive de Berlin mi août.

   Entre le 15 et le 25 août, les enfants sont transférés à Drancy , d’où ils sont déportés à Auschwitz-Birkenau, majoritairement par les convois du 17 au 28 août 1942. Ceux qui ne partent pas dans ces convois partiront un peu plus tard,  le 21 septembre , depuis la gare de Pithiviers (la plus jeune a 2 ans).

Aucun des enfants déportés n’est revenu.

  Après septembre 1942, les internés juifs de Pithiviers sont transférés à Beaune-la-Rolande. Le camp de Pithiviers enferme désormais, de septembre 1942 à août 1944, des «internés administratifs», essentiellement des communistes internés par décision préfectorale.

   Le camp de Beaune-la-Rolande absorbe, pour des durées provisoires, les sureffectifs du camp de Drancy, ou encore «héberge» les «catégories» d’internés jugées, au moins pour un temps, «non-déportables». La vie du camp est alors rythmée par le départ de quelques convois pour Drancy, par un va-et-vient de groupes de centaines d’internés, constamment reclassés et déplacés. Les Allemands décident, et l’administration française applique systématiquement leurs décisions.

    En juillet 1943, après une inspection d’Aloïs Brünner dans le Loiret, les internés seront tous rassemblés à Drancy, et le camp de Beaune-la-Rolande sera fermé.

çà s’est passé un 10 mai


De 1774 à 1994 !  ( Trop long ? => pas obligé de lire / commenter )

10 mai 1774 : Mort de Louis XV

Le 10 mai 1774, le roi Louis XV,Louis 15 surnommé dans sa jeunesse le Bien-Aimé, meurt à 69 ans au milieu de l’opprobre générale, après avoir régné plus d’un demi-siècle.Ses deux fils l’ayant précédé dans la mort, c’est à son petit-fils de 20 ans, le duc de Berry, que revient le trône sous le nom de Louis XVI.

Le nouveau roi de France est le troisième fils du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe. C’est un garçon cultivé et intelligent mais doux et maladivement timide. La mort prématurée de ses deux aînés en a fait l’héritier de la couronne sans y avoir été préparé. Sa vie conjugale ne lui apporte guère de satisfaction depuis son mariage avec l’archiduchesse Marie-Antoinette, quatre ans plus tôt.

10 mai 1802 : « Le dernier cri de l’innocence et du désespoir »

   Le 10 mai 1802, le métis Louis Delgrès (36 ans) adresse « à l’univers entier le dernier cri de l’innocence et du désespoir ». En affichant cette proclamation sur les murs de Basse-Terre, en Guadeloupe, il revendique le devoir d’insurrection et lance un appel à la fraternité, par-dessus les barrières de races.

  Quelques jours plus tard, dans l’habitation Danglemont, à Matouba, dans les hauteurs de Basse-Terre (Guadeloupe), il se fait sauter avec ses hommes pour échapper à la cruauté du corps expéditionnaire du général Antoine Richepance (on écrit aussi Richepanse) et de Magloire Pelage. Son ami Joseph Ignace et beaucoup d’autres insurgés dont la mulâtresse Solitude sont tués ou exécutés…
Journée du souvenir de l’esclavage

   Le gouvernement français a institué en 2001 une Journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition et, par une curieuse démarche, l’a raccrochée au 10 mai 2001, vote de la loi Taubira établissant cette journée !…

  Il aurait été plus  » logique  » de la raccrocher plutôt au 10 mai 1802, lorsque le métis Louis Delgrès (36 ans) adressa « à l’univers entier le dernier cri de l’innocence et du désespoir ».

  Ce brillant officier de la Révolution, fervent républicain et bonapartiste convaincu, se fit sauter avec ses hommes le 28 mai suivant, pour ne pas tomber entre les mains du général Richepance, lequel avait outrepassé les ordres de Paris en rétablissant l’esclavage sur l’île.

 

  10 mai 1804 : Formation de la Garde impériale  garde impériale

  La Garde consulaire, corps d’élite de deux mille soldats « qui se seront distingués sur le champ de bataille », est rebaptisée Garde impériale le 10 mai 1804, avant même que le Premier Consul ne soit désigné Empereur des Français sous le nom de Napoléon par le Sénat.

Cette Vieille Garde, constituée d’impressionnants grenadiers de grande taille avec bonnets à poil, sera ensuite complétée par une Moyenne Garde puis, après 1812, par une Jeune Garde. Les effectifs totaux atteignent 25 000 en 1809 et 40 000 en 1812. En raison même de ses qualités, l’Empereur la réserve pour les coups d’éclat et parfois, comme à Borodino, sur la Moskowa, s’attire le reproche de trop l’économiser.

10 mai 1806 : Napoléon 1er fonde l’Université

    Le 10 mai 1806, une loi de Napoléon 1er Napoléon 1er jette les bases de l’Université : « Il sera formé, sous le nom d’Université impériale, un corps chargé exclusivement de l’enseignement et de l’éducation publics dans tout l’Empire ».

L’Université apparaît d’emblée comme un corps enseignant investi d’un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d’un ordre religieux. L’écrivain Louis de Fontanes en est nommé grand maître en 1808. Rallié à Louis XVIII en 1815, il sera fait marquis.

10 mai 1933 : « Autodafé rituel des écrits juifs nuisibles »

  Le 10 mai 1933 au soir, à Berlin, des étudiants nazis escortent, en brandissant des flambeaux, deux camions de livres de la porte de Brandebourg jusqu’à la place de l’Opéra, ou Franz-Josef Platz, face à l’université de Berlin.

   Là, en dépit d’une pluie battante, ils déchargent le contenu des camions et organisent un « autodafé rituel des écrits juifs nuisibles ». 20.000 livres sont brûlés. Parmi les auteurs voués au feu figurent Heinrich Heine, Karl Marx, Sigmund Freud, Albert Einstein, Franz Kafka, Stefan Zweig, Felix Mendelssohn-Bartholdy.autodafé nazi

  Présent sur place, Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du Reich, dénonce dans un discours radiodiffusé le « mauvais esprit du passé » et appelle les étudiants à lutter pour que «l’esprit allemand triomphe définitivement dans une Allemagne à jamais réveillée».

  Des manifestations similaires, soigneusement planifiées, ont lieu au même moment dans d’autres villes allemandes. C’est le point d’orgue d’une campagne d’épuration entamée dans les semaines précédentes dans les universités, contre les enseignants juifs ou réputés hostiles au régime nazi. Les oeuvres des artistes « dégénérés », tels Van Gogh, Picasso, Matisse, Cézanne et Chagall, sont par ailleurs bannis des musées 

10 mai 1940 : Hitler envahit la Belgique

  Le 10 mai 1940, sept mois après la déclaration de guerre de la France et de l’Angleterre à l’Allemagne, celle-ci rompt le front occidental.

Conformément au plan audacieux du général Erich von Manstein, le Führer porte son principal effort dans les Ardennes, une région montagneuse qui n’est pas protégée par la ligne Maginot et que le généralissime Gamelin n’a pas cru nécessaire de défendre.
10 mai 1940 : Churchill Premier ministre contre Hitler

  Le 10 mai 1940, tandis que les armées de Hitler rompent le front de l’ouest, Winston Churchill Churchilldevient Premier ministre de Grande-Bretagne. Il remplace à ce poste Neville Chamberlain, qui s’est déconsidéré par ses hésitations et ses reculades face au Führer.

Trois jours plus tard, le 13 mai 1940, Winston Churchill lance à l’adresse des députés et de ses concitoyens : «Je n’ai à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur !…»

10 mai 1974 : « Vous n’avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du coeur »

   Le 10 mai 1974, un Face à Face télévisé oppose les deux candidats à la présidence de la République, Valéry Giscard d’Estaing,G.d'Estain ministre des Finances dans le gouvernement du précédent président, Georges Pompidou, décédé un mois plus tôt, et François Mitterrand,Mitterand candidat unique de l’opposition de gauche. Les deux candidats sont au coude-à-coude dans les sondages.

  Excédé par le ton moralisateur et condescendant de son rival, le représentant de la droite lance : « Je vais vous dire quelque chose : je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du coeur. Vous n’avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du coeur ».

  La réplique fait mouche et va faire basculer le sort en faveur de son auteur, qui l’emportera avec 426.000 voix d’écart lors du scrutin du 19 mai 1974. À peine élu, VGE donnera du corps à sa formule en réformant tambour battant la société française..

10 mai 1981 : Mitterrand président de la République

Le dimanche 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République française…
10 mai 1994 : Mandela président de l’Afrique du Sud

Le 10 mai 1994, Nelson Mandela (76 ans) Mandelaest intronisé président de la République d’Afrique du Sud. La plupart des dirigeants de la planète se sont déplacés pour ce moment de grâce qui scelle la réconciliation des Sud-Africains après un siècle de ségrégation raciale, dans une période par ailleurs obscurcie par la guerre de Bosnie et le génocide du Rwanda…

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Photos rares historiques….


Le premier rassemblement à Woodstock, 1969

woodstock 69

La conduite à droite en Suède, 1967
3 septembre 1967, Suède – première matinée ou le trafic routier est passé de la conduite sur le côté gauche de la route vers la droite.!!!!!

conduite à droiteprisonnier guerre

Horace Greasley, prisonnier de guerre
Le prisonnier de guerre Horace Greasley regarde Heinrich Himmler lors d’une inspection du camp dans lequel il est emprisonné. Greasley a tenté de s’évader plus de 200 fois.

 

Peindre la tour Eiffel, 1932
Des peintres en train de badigeonner la tour Eiffel en 1932. La tour a été repeinte 18 fois depuis sa construction, pour une moyenne d’une fois tous les sept ans. 60 tonnes de peinture sont nécessaires pour faire le travail, ce qui représente environ une année de travail pour 25 peintres.

Tour effeil peinte en 1939

 

Avoir des chaussures neuves en 1946
   Dans l’Europe ravagée d’après guerre, avoir une paire de chaussures neuves était l’équivalent de gagner au Loto aujourd’hui. Cet enfant est un orphelin autricien de 6 ans nommé Werfel qui semble donc n’avoir connu que six années de violences et de guerre. Le cadeau surprise était un don de la Croix Rouge de la Jeunesse Américaine.

chaussures

Dali

excentricité !

  L’incroyable histoire derrière la photographie iconique, prise lors de la libération d’un train de la mort au cœur de l’Allemagne nazie, donné vie par le professeur d’histoire qui a réuni des centaines de survivants de l’Holocauste de ce train et leurs enfants avec les vrais soldats américains qui les ont sauvés !

train mort elbe

 

  Les athlètes afro-américains Tommie Smith et John Carlos lèvent leurs poings en geste de solidarité lors des jeux olympiques de 1968. Le médaillé d’argent australien Peter Norman portait un badge du Projet Olympique pour les Droits de l’Homme en soutien de leur protestation.  (Suite à leur geste, les deux Américains furent expulsés des jeux.!)

jo 1968

Kathrine Switzer, la marathonnienne, 1967
Un organisateur du marathon de Boston tente de stopper Kathrine Switzer, première femme à avoir terminé cette course alors qu’elle n’y était pas autorisée.

marathon-kathrine-switzer

 Charlie Chaplin et Helen Keller, 1919
Voici Helen Keller, célèbre militante pour les sourds et les aveugles, en visite sur le tournage du film Une idylle aux champs, où elle lit sur les lèvres de Charlie Chaplin en lui touchant la bouche. Elle l’a même trouvé qu’il était drôle !

 

charlie-chaplin

 Dorothy Counts
La première afro-américaine à intégrer un lycée réservée aux personnes blanches, elle subira le harcèlement et le rejet des autres étudiants dès le 1er jour. Cette photo a été prise par Douglas Martin en 1957

Cathédrale N.D de Paris, Histoire …


   Depuis plus de huit siècles, le cœur de la France bat à l’unisson de ce vaisseau de pierre. Ce n’est pas pour rien que le point zéro des routes de France se situe devant son portail. Mariages, actions de grâce, hommages, sacres ou encore funérailles…

  De saint Louis à de Gaulle, la cathédrale Notre-Dame de Paris a servi de théâtre à tous les grands moments de l’Histoire nationale depuis pratiquement l’acte de baptême de la nation, la première référence à la France est en effet antérieure d’un demi-siècle à la construction de la cathédrale .

  Après avoir pâti de la Révolution et été longtemps délaissée, Notre-Dame a retrouvé une seconde vie par la grâce d’un roman, Notre-Dame de Paris (Victor Hugo, 1832) au succès planétaire. Elle a été jusqu’au 15 avril 2019 le monument le plus visité en Europe (13 millions de visiteurs chaque année). Reste à espérer qu’elle le redevienne très vite…( sans contribution financière obligatoire de tous les citoyens ! )

L’histoire de Notre-Dame en 10 dates

• 1163 : début de la construction de Notre-Dame
• 1239 : saint Louis dépose la couronne d’épines du Christ
• 1302 : Philippe le Bel réunit les premiers états généraux
• 1572 : un mariage en prélude au massacre de la Saint-Barthélemy
• 1793 : la cathédrale devient Temple de l’Être Suprême
• 1804 : Napoléon est sacré empereur
• 1918 : le Te Deum de l’Armistice
• 1945 : le Te Deum de la Libération
• 1970 : funérailles du général De Gaulle
• 2019 : un incendie ravage la cathédrale ( 856 ans après les prémices de sa construction) 

Le sacre de l'empereur Napoléon 1er (détail, toile: 610cm x931 cm), par Jacques-Louis David (1748-1825, musée du Louvre)

Au cœur de l’Histoire de France

   Son destin pouvait-il échapper à l’Histoire de France ? En se dressant au cœur même de la capitale, sur la petite île de la Cité, bénie par un pape (Alexandre III), parrainé par un roi (Louis VII), comment ne pouvait-elle pas symboliser la toute-puissance d’un pouvoir temporel et spirituel ?

   L’évêque de Paris a rang de baron, il règne sur des terres et des forêts innombrables autour de Paris, exerce son droit de justice, et devient peu à peu l’un des personnages les plus influents du royaume, allant même jusqu’à gérer les affaires courantes en cas d’absence du roi, tel un premier ministre par intérim. Il est vrai que le souverain réside à deux pas, sur la pointe de l’île de la Cité, dans un palais raffiné doté d’un splendide jardin qui donne sur la Seine, en attendant de loger dans celui du Louvre, au XIVe siècle.

   La cathédrale Notre-Dame devient donc naturellement la paroisse royale, là ou se déroulent fêtes et célébrations, car suffisamment grande pour accueillir le peuple de Paris. Mais son rang reste précaire, elle doit sans cesse lutter contre la très influente abbaye de Saint Denis qui détient les regalia – sceptre, couronne et main de justice – ainsi que l’oriflamme des troupes royales. Plus tard, elle devra également accepter la concurrence de la toute proche Sainte-Chapelle, bâtie par Saint Louis.

La couronne d’épines :

   De fait, l’un des premiers actes marquant de son histoire reste sans aucun doute l’arrivée solennelle de la couronne du Christ, achetée une fortune par Louis IX, futur Saint Louis, à des banquiers vénitiens qui la possédaient en gage.

Le reliquaire de la couronne d'épines, conservé à Notre-Dame de ParisEn août 1239, la relique inestimable fait son entrée dans Paris, lors d’une procession solennelle : on y voit le jeune roi de France, âgé de 25 ans, pieds nus et vêtu d’une simple tunique, porter la couronne d’épines entre ses mains, entrer dans Notre-Dame et la déposer sur l’autel à la vénération des fidèles.

   Elle y restera quelques années sous la surveillance du chapitre de la cathédrale avant de rejoindre la Sainte-Chapelle, édifiée en un temps record moins de dix ans plus tard.

  Notre-Dame perd l’avantage dans la course aux reliques mais reste toujours le symbole du pouvoir : en 1302, le roi Philippe Le Bel, en conflit ouvert avec le pape, décide de rassembler ses soutiens sous les voûtes de la cathédrale en convoquant les premiers états généraux du royaume.

Saint Louis portant la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris le 19 août 1239 (gravure du XIXe siècle)

Justice divine, justice royale

  L’assemblée reconnaît de fait l’autorité du roi, au détriment du pouvoir spirituel. Le message passe, les papes finiront par composer, non sans frictions, avec le plus puissant Etat de la Chrétienté. Ont-ils le choix, du reste ? Le roi, comme le pape, est aussi le vicaire du Christ sur terre ! Sa justice se confond bien souvent avec celle des prélats. Au cœur de Paris, le pilori – ou l’échelle – est situé devant le portail, bien en vue des fidèles. 

Tic – Tac dringggggggggg!


   Qui n’a jamais haï son réveil       ? Injurié silencieusement (ou pas) cette petite sonnerie qui vous intime de vous lever? Cherché à désobéir, à grappiller encore quelques minutes de sommeil, avant de céder? Tous les matins (ou presque), nous obéissons à une machine. Et si je vous disais que c’est la faute des moines médiévaux?
Le souci religieux de la ponctualité
Dès le haut Moyen Âge apparaît l’idée que les prières sont plus efficaces si elles sont simultanées. Dans les monastères, on va alors imposer un emploi du temps strict, articulé autour «d’heures» qui sont autant de moments de prières: soit, dans l’ordre, les vigiles (2h du matin), les matines (4h), les laudes (5h), prime (6h), tierce (9h), sexte (midi), none (15h), vêpres (19h). Parmi ces offices, les offices nocturnes, surtout les vigiles, sont les plus difficiles: ils imposent une servitude temporelle stricte en coupant en deux la nuit de sommeil.
Dès lors, comment réveiller les moines? Une solution serait de maintenir un veilleur qui compte le temps avec une clepsydre et va ensuite réveiller ses frères.

C’est d’ailleurs le sens premier du mot «vigile»: celui qui reste éveillé, celui qui veille, qui voit. C’est la solution préconisée encore au VIe siècle par une règle monastique appelée la Règle du Maître: deux moines doivent rester réveillés, et on les appellera «les coqs vigilants». Mais, évidemment, ce n’est pas très fiable: facile de s’endormir quand on joue la sentinelle… Or pour un moine, rater une messe est gravissime.
Cette faute est bien sûr immortalisée dans une célèbre comptine qu’on retrouve dans toutes les langues européennes: «Frère Jacques, dormez-vous, dormez-vous? Sonnez les matines…» (et voilà, maintenant vous l’avez dans la tête pour la journée. lol .)

     Les moines médiévaux avaient très peur d’être des frères Jacques malgré eux. Au XIe siècle, un moine, Raoul Glaber, rapporte ainsi qu’il a été visité un matin par le diable, qui le tente en lui conseillant de rester au lit: «Pourquoi sautes-tu si vite du lit dès que tu as entendu le signal? Tu pourrais t’abandonner encore un peu à la douceur du repos, au moins jusqu’au troisième signal…». C’est comme nous (moi ) le matin, quand on active la fonction snooze pour voler quelques minutes! Raoul ne se laisse pas prendre au piège: il comprend que le diable veut lui faire rater la messe, ce qui pourrait compromettre son salut. Pensons-y, la prochaine fois que nous grognerons péniblement «Encore cinq minutes…».

Organiser le temps
  Ce souci monastique de la ponctualité s’inscrit plus globalement dans une volonté de l’Église d’organiser le temps, à toutes les échelles. C’est ainsi qu’elle met en place un calendrier complexe, articulé autour de dizaines de fêtes et de célébrations. Plusieurs de ces fêtes sont dites «mobiles»: elles ne tombent pas à une date fixe mais dépendent du calendrier lunaire et/ou solaire. C’est le cas de la fête de Pâques, qui se décale chaque année (comme le début du Ramadan en terre d’islam). Pour calculer cette date, les meilleurs scientifiques du temps élaborent de savantes tables de calcul, les   » computs  » .
Ce souci du temps est omniprésent et c’est même l’un des domaines scientifiques proprement médiévaux. Autant le Moyen Âge occidental est, par rapport à l’Antiquité romaine ou au monde musulman, en retard au niveau de la médecine, de l’optique, de l’ingénierie, autant il est en avance dans ce domaine-là: mesurer le temps.
Les machines disent l’heure
    L’Église va dès lors apprendre à fabriquer des instruments mécaniques de réveil. Dès le VIIe siècle, on fabrique des clepsydres, de plus en plus perfectionnées. Le XIIIe siècle sera le temps des horloges mécaniques, qui se multiplient dans les grandes villes, mais aussi dans les abbayes. Elles permettent non seulement de savoir l’heure qu’il est, ce qui est crucial pour imposer un temps en commun, mais surtout les horloges servent à prévoir l’heure qu’il sera. Elles ne sont pas seulement des outils d’information, mais de maîtrise du temps.
    On trouve cette dimension en toutes lettres dans la règle de l’abbaye de Villers, en 1268: s’adressant au sacristain, chargé de sonner les cloches de l’abbaye, la règle note «Tu règleras soigneusement l’horloge, et alors seulement tu pourras dormir tranquillement». La règle cistercienne, rédigée un siècle et demi plus tôt, consacre déjà de longs paragraphes aux soins à apporter aux horloges des abbayes.
    Ces horloges sont en réalité des minuteries. On s’en sert encore pour les œufs à la coque: celles du Moyen Âge fonctionnent de la même façon, sauf que ça tictaque pendant des heures avant de sonner pour réveiller un moine. C’est le rôle de Frère Jacques: il doit se réveiller pour aller «sonner les matines» afin que les cloches réveillent tous les autres moines. En latin, on dit horologia excitatoria. Les contemporains ont eu conscience qu’il s’agissait de nouvelles machines, et ont forgé des nouveaux mots: les Hollandais disent klokke, les Anglais clock. Or, ce clock renvoie à la cloche: les premières machines à dire le temps furent des cloches automatisées. De même, en anglais montre se dit watch, c’est-à-dire littéralement garde, veille. Savoir l’heure, c’est donc avant tout pouvoir se réveiller ?.

    Bref, l’Église médiévale invente du même geste le réveil-matin et l’autodiscipline temporelle. Comme des moines bien disciplinés, nous réglons, chaque soir, notre réveil avant d’aller dormir. Nous obéissons à la sonnerie, et nous nous levons en même temps que des dizaines de milliers de personnes. La diffusion des horloges a favorisé l’émergence de la notion d’horaire, de retard, d’emploi du temps. Ces notions contribuent à la naissance d’une société disciplinaire, comme l’analyse Michel Foucault: une société dans laquelle le pouvoir découpe le temps pour mieux contrôler les corps et les vies.

    Décidément, Frère Jacques aurait mieux fait de se rendormir: on ferait tous et toutes de belles grasses mat’, personne n’arriverait jamais en retard, on ne serait pas angoissés par l’idée de perdre son temps.
Quand je vous dis que c’est la faute des moines…

Mot d’esprit du temps jadis…………


  Le marquis de Montespan, époux depuis 1663 de celle qui était devenue en 1674 la favorite du Roi-Soleil, jouait au lansquenet, jeu de cartes recourant aux 52 figures classiques et très en vogue sous les règnes de Louis XIII, Louis XIV et Louis XV.

   Sa carte qui était un roi de cœur fut la première prise, et comme il pestait un peu, une présidente voulant faire le bel esprit, lui dit : « Ah ! Monsieur, ce n’est pas le roi de cœur qui vous a fait le plus de mal. » M. de Montespan, aigri par sa perte et par la malignité de la présidente, lui dit : « Si ma femme est à un Louis, vous êtes à trente sous. »

Un cinq février……


  Il y a environ 209 ans :

Le 5 février 1810, le jour du rétablissement de la censure par Napoléon.

censure

Il la rétablit pour une raison en particulier ? Pour la sécurité de l’État ?

    Même pas. Il décrète très clairement la censure pour s’assurer la mainmise sur l’esprit et les consciences des Français. Pas de justification particulière. C’est l’empereur après tout !

    Ce qu’il disait à propos de ce genre de libertés ? : « le droit d’imprimer n’est pas du nombre des droits naturels ». Ou encore : « Si je lâche la bride à la presse, je ne resterai pas trois mois au pouvoir ».

Rétablissement ? quand avait-elle cessé cette censure ?

   Elle va, elle vient cette censure officielle. Mais pendant la Révolution française, la liberté de la Presse est tout de même inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme. Alors, évidemment, elle ne sera pas pour autant respectée pendant toute la révolution, loin de là. Enfin, le principe était acté quand même.

    La censure a toujours existé ?

Oui. Mais c’est le cardinal de Richelieu, le principal ministre du roi Louis XIII, qui l’officialise en 1629. Elle a été ensuite plus ou moins forte, plus ou moins oppressive au gré des différents dirigeants. Elle est donc rétablie avec Napoléon Ier, mais elle perdure sous Louis XVIII et sous Charles X. C’est Louis-Philippe, beaucoup plus libéral, qui la supprime. Enfin, elle aura bien des occasions de refaire surface.

Autres évènements………..

Le 5 février 1869, la plus grosse pépite d’or baptisée « Bienvenue étranger » (Welcome Stranger), pesant 78 kg et constituée de 91% d’or pur, pépite d'ora été extraite de quelques centimètres sous terre à Victoria en Australie.

   Le 5 février 1924, des signaux ont commencé à être émis chaque heure depuis l’observatoire de Greenwich.

   

Le 5 février 1971, Apollo 14 se pose sur la Lune. ( déjà 48 ans ! )

   Le 5 février 1975, Le Congrès américain a commencé à appliquer l’embargo d’armes contre la Turquie adopté le 11 décembre 1974. Le prétexte de l’embargo était l’intervention militaire de la Turquie à Chypre en juillet-août 1974.

   Le 5 février 1994, Une bombe a explosé au marché de Markale pendant la guerre de Bosnie. 68 personnes sont mortes et 144 autres ont été blessées.

Le 5 février 1998, le moteur de recherche le plus populaire en fin 2007, Google, a été fondé par deux doctorants de Stanford, Larry Page L.Pageet Sergey Brin.Brin

çà s’est passé un 25 janvier ……pfffffffff!


     Journée de la femme hondurienne au Honduras le 25 janvier de chaque année.

 

  Nuit de Burns en hommage au poète Robert Burns 

R.Burns

en Ecosse le vingt-cinq janvier.

    Rédigés principalement en écossais, les poèmes et les chansons de Burns ont le pouvoir de surprendre, de divertir et de toucher le public. Ils appartiennent principalement à trois catégories : romantique, humoristique et au pouvoir de réflexion, bien que l’on retrouve parfois un mélange de ces thèmes dans une même œuvre.

 

   Fête de Sainte Dwynwen au Pays de Galles, sainte patronne des amoureux.

 

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Dwynwen vécue durant le 5ème siècle et était l’une des vingt quatre filles du Roi gallois Brychan de Brycheiniog. Dwynwen tomba très amoureuse d’un jeune prince nommé Maelon Dafodrill mais elle refusa ses avances. Certaines versions disent que c’est parce qu’elle voulait rester chaste et devenir none, d’autres raconte que c’est parce que son père lui avait déjà arrangé un mariage avec quelqu’un d’autre.

 

Un jour où elle était tellement malheureuse de ne pas pouvoir épouser son bien aimé, elle décida de prier dieu de l’aider à l’oublier puis elle s’endormie. Durant son sommeil, elle reçue la visite d’un ange qui lui administra une potion destinée à effacer Maelon de sa mémoire mais dans son rêve, il se transforma en bloc de glace. Elle pria ensuite pour que dieu réalise trois de ses vœux :

–         Que Maelon dégèle et qu’il retrouve sa forme normale.
–         Que tous les vrais amoureux trouvent la joie.
–         Qu’elle ne se marie jamais.
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Ses vœux furent exaucés et en remerciement à dieu, elle se retira à Llanddwyn sur la cote Ouest d’Anglesey pour le reste de sa vie. Elle devint la sainte patronne des amoureux et la population commença à venir sur l’ile en pèlerinage. On raconte que la fidélité de quelqu’un peut-être devinée en observant le mouvement des anguilles – poissons sacrés – vivant dans la source. On posait la question et la réponse était donnée en fonction du mouvement des poissons dans l’eau. Les femmes peuvent tester la fidélité de leurs maris en jetant des morceaux de pain dans la source ainsi qu’un mouchoir : si les anguilles viennent le chahuter c’est que leur amour est vrai.
Ce lieu de pèlerinage était très populaire à l’époque des Tudors et les visiteurs avaient l’habitude de laisser des offrandes sur son autel. Au 16ème, une chapelle fut reconstruite à l’endroit où se tenait l’originale. Les ruines sont encore visibles aujourd’hui.

 

Journée de Tatiana en Russie :

  Sainte Tatiana était une jeune femme pieuse, élevée dans la foi chrétienne par son père et qui devint diacre d’une secte tout juste formée à Rome et encore cachée des autorités. Elle fut capturée et contrainte de renoncer publiquement au christianisme en faisant un sacrifice au dieu romain Apollon. La légende dit que Tatiana a prié pour sa délivrance et qu’un tremblement de terre a ébranlé le sol, renversant et brisant la statue d’Apollon.

  Les Romains ont alors arraché les yeux de Tatiana au crochet et l’ont jetée dans la fosse d’un lion affamé. Le lion s’est alors blotti à ses pieds et a ronronné paisiblement. Ignorant ces signes pourtant évidents indiquant qu’ils se fourvoyaient, les Romains l’ont décapitée.

Sainte Tatiana est toujours associée aux étudiants aujourd’hui ??, et d’un bout à l’autre de la Russie, le 25 janvier ou Jour de Tatiana est considéré comme celui des étudiants, qui marque la fin des  examens et le début des vacances d’hiver.

   Une messe a lieu dans la Chapelle de Sainte Tatiana, suivie de discours, remises de prix et pour finir, de fêtes débridées dans les rues de la ville, qui commencent avec le traditionnel hydromel avant que les étudiants ne vident tout ce qui leur tombe sous la main.

 

 

 

 

 

Dictons :De saint Paul, la claire journée nous annonce une bonne année.
Les vents se battront comme des chiffonniers du jour de la  conversion de saint Paul à la saint Blaise.
Soleil de saint Priest, abondance de millet.

çà s’est passé un….


Premier janvier:

 

  Le 1er janvier 1777, publication du premier quotidien en France. Il s’agit d’un journal de 4 pages composé de faits divers et d’actualités culturelles, édité par Cadet de Vaux, Coranrez et Dussieux sous le nom de « Le journal de Paris ».

 Le 1er janvier 1863, le président Abraham Lincoln Lincoln proclame la fin de l’esclavage en émancipant plus de trois millions d’esclaves aux États-Unis.

 Le 1er janvier 1880, l’ingénieur Ferdinand de Lesseps expose le projet du canal de Panama permettant de relier l’Océan Atlantique à l’Océan Pacifique. Les travaux débuteront 2 ans plus tard, en 1882.

 Le 1er janvier 1916, après la Grande-Bretagne en 1842 et la Prusse en 1893, la France met en place l’impôt sur le revenu. Un premier projet de loi date de 1907.

 Le 1er janvier 1948, inauguration de l’aéroport d’Orly (Paris).

 Le 1er janvier 1959, Fidel Castro prend le pouvoir à Cuba en chassant Fulgencio Batista. Il est accompagné de fidèles, dont Ernesto Guevara, surnommé le Che.

 Le 1er janvier 1986, le Marché commun européen accueille deux nouveaux entrants, l’Espagne et le Portugal. L’Europe passe de 10 à 12 pays.

  Le 1er janvier 1995, l’Europe accueille 3 nouveaux membres et passe à 15 membres : l’Autriche, la Suède et la Finlande, la Norvège aurait dû être le 4ème mais les Norvégiens ont dit non par référendum.

  Le 1er janvier 1999, adoption de la monnaie unique, de l’euro euro, qui doit remplacer les monnaies nationales en 2002.

  Le 1er janvier 2000, la peur du bug informatique au passage à l’an 2000.

  Le 1er janvier 2002, l’euro est mis en circulation et remplace les monnaies de 12 pays : France, Allemagne, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, Autriche, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Finlande, Grèce. Pour la France, 1 euro vaut 6,55957.

1986 – L’Espagne et le Portugal entrent dans le Marché commun, qui devient l’Europe des 12.

 Le 1er janvier 1999, adoption de la monnaie unique, de l’euro, qui doit remplacer les monnaies nationales en 2002.

  

 Et…….depuis ???jours, Moi lol je suis toujours de garde chez Manu et Bérénice !