çà s’est passé il y a environ …..


80 ans : Le 23 /08/1939  …….

   A la surprise / stupéfaction du monde  , un pacte est signé à Moscou ( au  Kremlin )  : Le pacte germano -soviétique de  » non agression  » entre les représentants de Hitler et Staline !

 ( de G à D : Von Ribbentrop ,Staline,et Molotov )

Que Hitler  se prépare à attaquer la France et ses autres voisins, dont la Pologne…devient dès lors évident  pour tous …..

    Rapprochement des dictatures :
   Les premières initiatives belliqueuses de Hitler s’accompagnent comme il va de soi d’une brutale reprise de tension en Europe : Réoccupation de la Rhénanie (mars 1936), annexion de l’Autriche (Anschluss, mars 1938), occupation de la Tchécoslovaquie (octobre 1938).
   La France, menacée en premier , tente dès 1935 un rapprochement avec l’Italie de Mussolini puis avec l’URSS de Staline. Mais ces tentatives  font  » long feu  » et Mussolini, mis à l’écart  par les démocraties occidentales en raison de son invasion de l’Éthiopie, s’allie même à Hitler.
   Staline, dès lors isolé, soupçonne les Occidentaux de vouloir détourner vers l’Est les   »  appétits de conquête  »  de Hitler. Il croit voir dans le lâchage de la Tchécoslovaquie à la conférence de Munich, en septembre 1938, la confirmation de ses craintes.
    Tandis que l’Allemagne annexe les Sudètes  ( , région frontalière germanophone de la Tchécoslovaquie ), la Pologne en profite pour annexer de son côté la province tchécoslovaque de Teschen, de langue polonaise. Se faisant alors , la complice de Hitler. Français et Anglais sont consternés. 

      Staline, pour sa part, craint que la Pologne et l’Allemagne, les deux grands ennemis traditionnels de la Russie, n’en viennent à s’allier contre lui.
    Cinq mois après la conférence de Munich, début mars 1939, Hitler  » change de pied  ». Il commence à émettre des revendications sur la Pologne et réclame en particulier Dantzig,  » ville libre  »  selon les termes du traité de Versailles ( 1919 ).       Le  » couloir de Dantzig  » assure à la Pologne un accès à la mer mais présente pour les Allemands l’inconvénient de séparer la Prusse orientale du reste de leur pays.
   Le 15 mars 1939, la Wehrmacht entre à Prague et transforme ce qui reste de la Tchécoslovaquie en une colonie allemande. Le 23 mars 1939, » accessoirement  » , elle occupe le district de Memel, en Lituanie. Ce petit territoire germanophone est  à nouveau  rattaché à la Prusse orientale.
Staline aux abois….
    Pour parer à la menace allemande, Staline négocie d’abord un rapprochement avec les Français et les Britanniques. Un projet d’accord est bouclé le 22 juillet 1939 mais le dictateur refuse de le signer car les Occidentaux n’autorisent pas ses troupes à entrer en Pologne et en Roumanie en cas d’agression allemande. Le Premier ministre britannique Neville Chamberlain, anticommuniste viscéral, répugne en réalité , à traiter avec Staline.
    De dépit, Staline change son fusil d’épaule et, le  19 août, annonce à son  » Politburo  » (bureau politique) son intention de signer un pacte de  » non-agression  » avec son      » turbulent  » voisin (en théorie rien à voir avec une alliance qui implique un engagement militaire commun).
   Hitler au culot…..
    À Berlin, certains dignitaires, comme le feld-maréchal Hermann Goering, tentent de maintenir le dialogue avec Londres après l’occupation de Prague par la Wehrmacht, le 15 mars 1939.
   Mais Joachim von Ribbentrop, un nazi arrogant et hostile aux Anglais, devenu ministre des Affaires étrangères le 4 février 1938, sabote leurs efforts. Il convainc Hitler que les Occidentaux sont trop timidess pour oser répondre aux provocations allemande et l’entraîne dans un rapprochement avec Staline, en vue du  » dépeçage  » de l’Europe centrale.
   Le 2 août 1939, désireux de  » tuer dans l’oeuf   »le rapprochement entre les Occidentaux et les Soviétiques, il déclare à propos de ces derniers :  » Il n’y a aucun problème de la Baltique à la mer Noire que nous ne saurions résoudre entre nous  » . Lui-même se propose d’aller à Moscou négocier un partage de la Pologne et des pays baltes.
  Un pacte plein de sous-entendus :
    Le 21 août 1939, la Wilhelmstrasse, ( siège des Affaires étrangères à Berlin ), propose officiellement à l’URSS un pacte de non-agression sous le prétexte de mettre un terme aux provocations… de la Pologne !
   Staline accueille l’idée sans réticence. Il y voit des avantages territoriaux immédiats pour l’Union soviétique, mais aussi un répit avant une éventuelle confrontation avec l’Allemagne,  (répit indispensable pour reconstruire l’Armée rouge, démantelée par les purges ).  Détourner Hitler vers l’Occident capitaliste et  les laisser  » s’écharper  » ne lui déplait pas non plus .
    Le pacte est bouclé trois jours plus tard par von Ribbentrop et son homologue soviétique, Vyatcheslav Molotov  pacte sous entendu, qui avait remplacé le 3 mai précédent Maxim Litvinov, un juif, à la tête du Commissariat aux Affaires étrangères.
   Le pacte est conclu pour une durée de dix ans.
   Les termes  :  »  Les hautes parties contractantes s’engagent à s’abstenir de tout acte de violence, de toute agression, de toute attaque l’une contre l’autre, soit individuellement, soit conjointement avec d’autres puissances  » .
   Le pacte comporte aussi  une aide économique de l’URSS à l’Allemagne avec d’importantes livraisons de blé, pétrole et matières premières.  (Celles-ci se poursuivront jusqu’à la rupture du pacte deux ans plus tard ) .
   Une clause secrète prévoit le partage de la Pologne en zones d’influence allemande et soviétique, la limite passant par les fleuves Narew, Vistule et San.            Une autre clause secrète prévoit la livraison à l’Allemagne nazie de militants communistes allemands réfugiés en URSS (elle sera exécutée comme les autres).
    L’opinion allemande, mal informée, croit y voir l’assurance de la paix. Les dirigeants français et britanniques, plus réalistes, comprennent que la guerre est devenue inévitable. Le jour même ou le lendemain, les diplomates de l’ambassade britannique à Berlin brûlent leurs papiers et se préparent à quitter l’Allemagne de même que tous leurs concitoyens. Londres et Paris renouvellent leur promesse d’assistance à la Pologne.
     Les alliés de l’Allemagne, Mussolini, Franco et les Japonais, sont tout autant consternés de n’avoir pas été mis dans la confidence et d’être ainsi entraînés dans une aventure imprévisible.
 Dépeçage de l’Europe centrale :
    Hitler est dès lors débarrassé de la crainte d’être pris en tenaille comme en 1914, quand l’Allemagne avait dû se battre à la fois à l’Ouest et à l’Est.
    Il adresse un ultimatum à la Pologne et, quelques jours plus tard, le 1er septembre, l’envahit en prenant le risque d’un conflit avec la France et le Royaume-Uni.    Effectivement, cette fois, ces derniers pays ne peuvent faire autrement que de déclarer la guerre à l’Allemagne.
   De son côté, l’URSS entre en Pologne le 17 septembre 1939. Ayant eu raison de la courageuse résistance des troupes polonaises, Soviétiques et Allemands font leur jonction sur la ligne de démarcation du Bug , transformé en nouvelle frontière germano-soviétique par le traité du 28 septembre.
   Plus du tiers de l’ancienne Pologne est annexée à l’URSS, le reste à l’Allemagne. L’URSS profite de l’affaire pour attaquer aussi la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie !
    Winston Churchill, témoin et acteur de premier plan, écrit dans ses Mémoires à propos du pacte :  »  seul un régime de despotisme totalitaire, comme celui qui existait dans chacun des deux pays, était capable de supporter la réprobation qu’inspirait un acte aussi anormal  ».

Le 28 juillet …………


Il y a 105 ans….

1914: La Guerre est déclarée :

   Un mois après l’assassinat de l’archiduc François – Ferdinand d’Autriche et de son épouse à Sarajevo  , l’Empire austro -hongrois déclare à la Serbie . Deux jours après, le tsar russe , allié des Serbe décrète la mobilisation générale . L’Allemagne et la *France suivent le 1er août , jour où l’empire de Guillaume II déclare la guerre à la Russie . La  » Grande Guerre  » est alors déclenchée ……..

 » Longue, douloureuse et meurtrière, la Grande Guerre vit s’entretuer des millions d’hommes qui, la veille encore, juraient  » guerre à la guerre  ». Ils furent les frères d’armes de ceux qu’ils accusaient d’être des militaristes, des chauvins, des bellicistes et des millions d’autres qui firent la guerre par devoir ou encore sans trop savoir pourquoi…
  Passé 1918, devenus anciens combattants, ni les uns, ni les autres ne mirent en doute la légitimité de leur sacrifice; ils avaient combattu pour la défense de la patrie et la guerre qu’ils avaient faite était une  » juste guerre  ». Pendant cinquante ans, ils n’ont cessé de le répéter. (   » Marc Ferro dans   » La grande guerre 1914-1918  » )

  Quand elle éclate, en août 1914, l’Europe est au sommet de sa puissance. Ses idées, ses produits et ses armes exercent leur emprise sur toute la planète sans autre concurrence que les jeunes États-Unis. Les élites de l’Europe circulent sans entrave et vivent dans ce que l’on appellerait aujourd’hui la  » mondialisation heureuse  ». Ses peuples,  vivant dans  les rapides avancées des sciences et des techniques, rêvent à des lendemains qui chantent.

   Cependant , des signes laissent entrevoir la catastrophe… Dix ans plus tôt, la France a enterré une rivalité de sept siècles avec l’Angleterre. Reportant son attention sur l’Empire allemand, elle a noué une alliance défensive avec le tsar de Russie. Certains  » exaltés  » espèrent  une revanche qui leur rendrait l’Alsace et la Lorraine du Nord, enlevées en 1871.      L’empereur allemand Guillaume II, lui-même  » exalté  » , renforce sa flotte de guerre en vue de concurrencer sur les mers la Grande-Bretagne, la superpuissance de l’époque. Par solidarité germanique, il soutient aussi la frêle Autriche-Hongrie du vieil empereur François-Joseph Ier.  ( Celui-ci s’inquiète des revendications belliqueuses des petits peuples balkaniques, tout juste libérés de la domination ottomane.)…

    On peut dire que les dirigeants européens, poussés par leurs opinions publiques et leurs généraux, vont alors  déclencher l’apocalypse sans l’avoir  voulue

    Le 28 juin 1914, un terroriste serbe tue l’archiduc François-Ferdinand, héritier de la couronne austro-hongroise, et sa femme. L’empereur allemand Guillaume II encourage François-Joseph Ier à donner une leçon à la petite Serbie. La Russie apporte son soutien à cette dernière, par solidarité slave. La France se sent obligée d’apporter sa garantie à la Russie. L’Allemagne, de son côté, se doit de soutenir l’Autriche…
  C’est ainsi que l’équilibre européen va être victime de ses systèmes d’alliance. Entraînés par leurs engagements respectifs et poussés  par leurs opinions publiques, les dirigeants des grands États provoquent un conflit généralisé sans l’avoir vraiment voulu.

     Devant  l’escalade des déclarations officielles au mois de juillet 1914, le Royaume-Uni reste dans l’expectative, ce qui donne l’espoir à Guillaume II d’une victoire rapide sur la France.
     Les stratèges allemands craignent par-dessus tout d’être pris en tenaille par la France et la Russie. Ils ne voient l’espoir du salut que dans une attaque immédiate et brutale de la France qui mettrait celle-ci hors de combat avant que le tsar de Russie ait eu le temps de mobiliser ses troupes innombrables.
   On pourrait dire que les bélligérants pensent que   : Comme dans un  » duel entre cow-boys  » , la victoire, appartient au premier qui dégaine . Sous la pression de ses généraux, qui craignent d’être pris de court, le tsar mobilise dès le 30 juillet.

    Le 1er août, l’Allemagne riposte ; lui déclare la guerre et  mobilise ses troupes. La France mobilise à son tour dans les minutes qui suivent.
  Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France et pour accèlérer les choses, envahit la Belgique dont la neutralité est garantie par… Londres.
    Dès le lendemain, au nom de la parole donnée, les Anglais déclarent à leur tour la guerre à l’Allemagne (alors qu’ils ne se sentaient initialement pas concernés par le conflit continental ) .soldats anglais 14 18( soldats anglais partant pour le continent )

Seule l’Italie reste encore en-dehors du conflit, s’interrogeant sur le meilleur parti à prendre !.

En quelques jours, 6 millions d’hommes se retrouvent ainsi sous les drapeaux ! D’un naturel pacifiste mais animés par des sentiments nationaux très forts, les peuples européens, paysans et ouvriers, partent à la guerre avec le sentiment de devoir défendre leur pays, les un contre la menace slave (Allemagne), d’autres contre la menace germanique (France).
  Chacun se résigne à un conflit que l’on espère court et,( fait exceptionnel ), il y a très peu de désertions dans tous les camps.

Front occidental :
  l’Allemagne porte son effort principal sur la Belgique et la France du nord, prenant les Français à revers. Mais la résistance héroïque et inattendue des Belges et de leur roi va les retarder et laisser aux armées de l’Entente le temps de se ressaisir.
    En vertu de leur plan , les Français lancent quant à eux une offensive sur l’Alsace et entrent à Mulhouse le 7 août, direction Berlin ! Mais trois jours après, les voilà obligés de se replier.!
Les affrontements sont d’ une violence inconnue encore à ce jour (du fait des ravages de l’artillerie sur les charges à la baïonnette des fantassins ) . La journée du 22 août 1914 est la plus meurtrière de l’Histoire de France avec 27 000 soldats français morts ce jour-là !
    Battu dans la « bataille des frontières » (14-24 août), le général en chef français, le  » placide et bedonnant » Joseph Joffre, organise une retraite générale en bon ordre.
    Les Allemands, trop heureux de leur succès, retirent deux divisions pour les envoyer vers le front russe. Du coup, ils renoncent à encercler Paris et contournent la capitale en bifurquant vers la Marne, au sud-est.
Erreur fatale. En présentant son flanc à l’ennemi, l’armée allemande se met en position de faiblesse. Le général Joseph Gallieni, qui commande la place de Paris, y voit l’opportunité d’une contre-offensive d’une dernière chance. Il convainc Joffre de lancer une contre-attaque avec toutes les troupes disponibles autour de Paris.
   L’invasion est stoppée net par la contre-offensive de la Marne, du 6 au 9 septembre, avec des pertes énormes des deux côtés et au prix d’un effort surhumain de la part des Français.
Du 17 septembre au 17 novembre, les troupes allemandes et françaises tentent de se déborder l’une l’autre par l’ouest. C’est la  » course à la mer  ». Mais personne n’arrive à percer le front. Épuisées et meurtries, les troupes allemandes creusent des tranchées et s’y terrent pour éviter de reculer davantage. Les troupes françaises font de même.
     D’ une guerre de mouvement qui s’est brisée sur les déluges de feu et d’acier de l’artillerie, on en vient à une guerre de position ; chaque armée se met à l’abri en attendant que revienne l’occasion d’une offensive décisive.
Le front franco-allemand se stabilise dans la boue, de la mer du nord aux Vosges, sur 750 km !. On ne sait pas encore que cette situation va durer trois longues et terribles années jusqu’au retour des offensives du printemps et de l’été 1918 !

fantassin ( Français , charge à la baïonnete )

Autres fronts :
    À la frontière orientale entre la Russie et l’Allemagne, les armées russes mobilisent et attaquent plus tôt que prévu (grâce en particulier aux chemins de fer financés par les épargnants français). Heureusement pour l’Allemagne, le front se stabilise grâce à la victoire inespérée du général allemand von Hindenburg à Tannenberg, qui stoppe le légendaire  » rouleau compresseur  » russe.
   La guerre débute très mal pour l’Autriche-Hongrie qui échoue à occuper la petite Serbie et voit ses provinces orientales de Galicie et Ruthénie envahies par les Russes.
   Pendant ce temps, le 23 août 1914, le Japon, allié de l’Angleterre, a déclaré la guerre à l’Allemagne dont il convoite les concessions chinoises. Le 1er novembre 1914, l’empire ottoman (la Turquie) entre quant à lui en guerre aux côtés des Puissances Centrales après avoir fermé les Détroits aux navires russes, français et anglais. Les « Jeunes-Turcs », des militants nationalistes qui gouvernent l’empire ottoman au nom du sultan Mehmet V, espèrent ainsi prendre une revanche sur la Russie.

Crimes de guerre !
L’été 1914 se signale par des crimes de guerre à grande échelle de la part des Allemands et des Austro-Hongrois. Ils ne sont pas le fait de soldats indisciplinés mais d’une politique délibérée des états-majors.!
   En Belgique, les soldats allemands, rendus nerveux par la crainte exagérée d’être pris pour cible par des francs-tireurs , se livrent à toutes les abjections possibles : exécutions sommaires, viols, destructions et incendies volontaires (la vénérable bibliothèque de Louvain disparaît dans les flammes).  (Le souvenir de ces violences poussera les Belges et beaucoup de Français sur les routes de l’exode lors de l’invasion de mai 1940.)
   Les Austro-Hongrois n’ont rien à envier aux Allemands sur le chapitre de l’horreur.
Dès juillet 1914, une ordonnance impériale a soumis les populations civiles aux tribunaux militaires. La loi martiale prescrit l’  » exécution sur le champ » des personnes simplement soupçonnées d’espionnage  » par trahison, commise au moyen de cloches, de signaux lumineux ou de fumée, d’autres signaux, de mouvements de bestiaux etc.  » !!éxécution( paysan soupçonné d’espionnage  pendu sur la place d’un village )
Le poète Georg Trakl, à Lemberg (aujourd’hui Lviv, en Ukraine) se suicide après avoir assisté à une vision d’horreur :  » Sur une place, d’abord en effervescence puis soudain calme, il y avait des arbres. Un groupe d’arbres d’une immobilité macabre, voyant chacun se balancer sous lui un pendu. Des villageois ruthènes exécutés  ».
   Trente mille sujets de la monarchie auraient été ainsi pendus dès les deux premiers mois de la guerre en Galicie et en Ruthénie, dont les habitants sont accusés de » faire cause avec l’ennemi  » . À quoi s’ajoutent les exactions commises par les Autrichiens en Serbie lors de l’invasion de celle-ci. Ces crimes de guerre seront dénoncés dès 1917, au Reichsrat, le Parlement de Vienne, par les députés eux-mêmes.

L’année des grandes batailles

Front occidental :
L’année 1916 est celle des grandes offensives de Verdun et de la Somme où des masses de  » poilus  » sont engagées après d’intenses préparations d’artillerie. Ces grandes offensives se soldent par des centaines de milliers de morts sans donner de résultats.
Autres fronts
La lassitude commence à se faire sentir à la fin de l’année. L’empereur Charles 1er, qui succède à François-Joseph 1er à Vienne, fait des offres de paix séparée mais sans succès.

1917 L’année terrible
Front occidental
   Le 6 avril 1917, le président Wilson, qui ne pouvait admettre que les sous-marins allemands s’en prennent aux navires de commerce américains, entraîne les États-Unis dans la guerre aux côtés de l’Entente (les Alliés franco-britanniques).
    Mais à la fin de l’année éclatent des  » mutineries  », les poilusqui ont le sentiment de combattre et mourir pour rien tandis que l’  » arrière  »  vit comme si la guerre n’existait pas !mutinerie( éxecutions de mutins)

1917 se signale par des crises graves:

      Le tsar est détrôné en février-mars au profit d’une république démocratique. Le nouveau gouvernement poursuit le combat contre l’Allemagne et l’Autriche.
   Mais survient en Russie en octobre-novembre 1917 un coup de force des bolcheviques / communistes, à l’instigation de leur chef Lénine. Ce dernier arrête les combats de façon unilatérale. C’est une aubaine pour l’Allemagne qui peut dès lors reporter tous ses efforts contre la France et l’Angleterre.

Victoire  » à l’arraché  »
   Front occidental
    En mars 1918, , les Allemands arrivent à Château-Thierry et bombardent Paris avec des canons à longue portée !
    Devant  le péril, le chef du gouvernement français Georges Clemenceau obtient que le commandement des armées franco-anglaises soit désormais confié à un seul homme. C’est le général Foch qui coordonne désormais toutes les opérations sur le front occidental.
    Dès avril, il arrête l’offensive allemande sur la Somme. Le 18 juillet 1918, il passe à la contre-offensive avec les premières troupes américaines dans la région de Villers-Cotterêts. Les Allemands sont partout repoussés.
   En Allemagne, les grèves et les insurrections se multiplient !. Une révolution éclate le 3 novembre. Pour éviter que le pays ne tombe comme la Russie sous une dictature communiste, les gouvernants et les chefs militaires convainquent l’empereur d’abdiquer. C’est chose faite le 9 novembre.
Deux jours plus tard, Allemands et Alliés signent l’arrêt des combats (l’armistice) le 11 novembre 1918 dans l’attente du traité de paix définitif.

Autres fronts
   Les armées alliées d’Orient lancent en juin 1918 une offensive décisive. La Bulgarie abandonne la première l’Allemagne et signel’armistice dès le 29 septembre 1918. L’empire ottoman signe à son tour l’armistice de Moudros le 30 octobre 1918.
   Le mois suivant, c’est  » la débandade  » des empires centraux : L’Autriche-Hongrie signe l’armistice de Villa Giusti avec l’Italie le 3 novembre.
   Les Tchèques proclament leur indépendance le 14 octobre, suivis par les Hongrois, puis les Croates et les Slovènes. L’empereur austro-hongrois Charles 1er abdique le 13 novembre.

1919 : La paix impossible:

Front occidental
       Quatre ans de conflit généralisé laissent 11 millions de morts. De nombreuses régions comme le nord de la France sont transformées en champs de ruines. Les États européens entrent dans la paix avec des dettes énormes contractées pour l’essentiel auprès des États-Unis. Ces derniers apparaissent comme les grands vainqueurs de la guerre bien que leurs soldats n’y aient participé que de façon marginale.
     En attendant, il faut signer les traités de paix avec l’Allemagne et chacune des puissances qui se sont alliées à elle : l’Autriche, la Hongrie et la Turquie. Éprouvés par la dureté extrême de la guerre, les vainqueurs aspirent à humilier et écraser les vaincus, au risque d’empêcher toute réconciliation durable.

versailles traite( traité de Versailles )

   En Russie s’installe un gouvernement d’une espèce encore inconnue. Le régime bolchevique / communiste dirigé par Lénine est le premier régime dit  » totalitaire  ». Il sacrifie les libertés, les droits des individus et les prescriptions morales à une idéologie messianique qui promet le bonheur pour tous.

pffffffffffffff! Fouillis , mais j’y ai pris du plaisir et ai appris des choses !

 

 

 

C’était il y a ….75 ans :


  Le 13 juin 1944, la première fusée V1 (« Vergeltungswaffe » ou arme de la vengeance) s’écrase dans l’estuaire de la Tamise.V1 chute
Les villes britanniques sont une nouvelle fois visées. Il ne s’agit plus comme en 1940, à l’occasion du « Blitz », d’attaques par des vagues de bombardiers. On a affaire cette fois à une arme nouvelle : la bombe volante.

Ultime défi :
Longue de 7,90 mètres, avec une charge de 750 kilogrammes d’explosifs, la V1 est propulsée par un pulso-réacteur mais doit d’abord être catapultée à partir d’une puissante rampe de lancement.
   La fusée quitte sa rampe à environ 250 km/h mais n’atteint sa pleine vitesse (650 km/h) qu’après que son piston de lancement se soit décroché de sous son ventre. Il arrive (assez rarement) que le piston ne se décroche pas et la fusée chute au bout de 500 mètres de vol.
   Ces bombes volantes font leur apparition quelques jours après le débarquement allié du 6 juin en Normandie. C’est pour Hitler une ultime tentative de reprendre la main en terrorisant la population britannique avec des bombardements aveugles.
Les Allemands vont envoyer vers l’Angleterre jusqu’à 250 engins par jour à partir de plusieurs dizaines de rampes installées sur le littoral de la Manche. 70 s’écrasent sur Londres chaque jour, faisant au total, en trois mois, 6 000 tués chez les citadins.
L’aviation britannique éprouve les plus grandes difficultés à intercepter et détruire en vol ces engins.

  Grâce à un résistant français, Michel Hollard,Hollard photo Hollard plaquequi localise les 104 rampes de lancement, l’aviation britannique va pouvoir détruire celles-ci une à une et annihiler ainsi la menace. Les attaques de V1 sur l’Angleterre cessent le 1er septembre 1944.
   Elles reprennent toutefois avec une intensité redoublée sur la Belgique, en voie de libération par les Alliés, du 21 décembre 1944 au 20 janvier 1945, à partir de rampes de lancement situées en territoire allemand.
En définitive, sur un total d’environ 20 000 engins V1 lancées de juin 1944 à janvier 1945, la moitié sont tombées sur les agglomérations d’Anvers et Liège, détruisant ainsi des milliers de maisons et de nombreuses vies.
Deuxième frappe :
  Entretemps, le 8 septembre 1944, de véritables fusées, plus puissantes et à plus long rayon d’action, ont fait leur apparition : les V2 (aussi appelées A4), avec une tonne d’explosifs chacune.V2
   À la différence de leurs rivales V1, ces puissantes fusées à combustible et comburant liquide n’ont pas besoin de rampes de lancement massives et fixes.
Elles sont lancées depuis des installations mobiles légères, ce qui complique leur repérage.V2
   Mais dès 1943, les Allemands ont mis en chantier près de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, un gigantesque bunker, surnommé la Coupole en raison de sa forme, en vue de stocker, préparer et lancer les V2 destinées à détruire Londres. Le débarquement allié ne leur laissera pas le temps de le mettre en service.
1100 V2 s’écrasent sur Londres jusqu’au 27 mars 1945. Bilan : 2 700 tués. D’autres V2 frappent également la Belgique, en parallèle avec les V1.
Naissance des fusées :
   Les V2 ont été mises au point dans le centre de recherches ultrasecret de Peenemünde, sur l’île d’Usedom, dans la mer Baltique, sous la direction d’un génial ingénieur, Wernher von Braun Von Braun, alors âgé de tout juste 32 ans (il est né le 23 février 1912).
Von Braun a commencé son travail sur les fusées dès 1932 au centre expérimental de Kummersdorf.
   Hitler le remarque et le nomme en 1936, à 24 ans, directeur du centre de Peenemünde dont il vient de décider la création. Le centre, qui va occuper jusqu’à 12 000 personnes, travaille d’abord sur la propulsion à réaction avant d’orienter ses recherches vers les fusées.
Vers la conquête de l’espace
   Quand capitule l’Allemagne nazie, von Braun en est déjà à projeter des fusées intercontinentales capables de frapper les États-Unis ! Il échappe aux Soviétiques et fuit jusqu’en Bavière, où il se rend aux Français. Ceux-ci le livrent aux Américains, trop heureux de leur bonne prise.
  À l’image des autres savants allemands qui ont mis au point les V2, von Braun entre bon gré mal gré au service des vainqueurs. Il poursuit sans état d’âme ses travaux sur les V2 mais cette fois pour le compte de l’armée américaine.
    En 1960,( âgé de 48 ans ) il passe à la NASA et va dès lors accomplir son rêve d’enfant : envoyer des hommes sur la lune ! C’est lui qui dirige en effet le programme Apollo qui va accomplir cet exploit. Wernher Von Braun meurt dans la discrétion le 17 juin 1977  ( à 65 ans ) à Alexandria, en Virginie……..

Prix littéraire……….près de…..


  Là où je vis!

      Depuis 1986 , à l’occasion des journées du livres qui ont lieu pendant la seconde quinzaine de mai , la ville de Saint-Amand- Montrond dans le Cher décerne le prix Alain Fournier à un jeune écrivain n’ayant pas publié plus de trois romans …..

     Quelques romanciers , aujourd’hui bien connus , ont reçu ce prix ( Philippe Delerme en 1990 ,Amélie Nothomb en 1993 et Joël Elgloff en 2000 (  prix du livre Inter en 2005  ). Ce prix a été créé pour le centenaire de la naissance d’ Alain Fournier …Pourquoi A. Fournier ? On présume que c’est parceque son père était un instituteur du Berry ( proche de l’Allier )

   En effet , fils d’un instituteur du Berry ,Alain Fournier A.Fournier( de son vrai nom : Alban-Henri Fournier ) est l’auteur d’un seul livre : livreLe grand Meaulnes qui fut selectionné pour le prix Goncourt en 1913 ,année où la concurrence fut importante : J’ai lu qu’au dixième tour de scrutin ,  » Le grand Meaulnes  » obtint 5 voix alors qu’il en fallait 6 , et , surprise , au 11ème tour, le prix fut attribué à Marc Elder pour  » Le peuple de la mer  »

 

 

A.Fournier fut mobilisé en août 1914 , il est mort dans les environ de Verdun le 22 septembre 1914 ( il avait 22 ans ) …..Son corps ne fut retrouvé et identifié , qu’en 1991  ; il avait été enseveli dans une fosse commune creusée par les Allemands …Sa tombe est maintenant dans le cimetière militaire de Saint-Rémy -la-Calonne et son nom figure au Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts au champ d’honneur pendant la 1ère guerre mondiale …….

L’école qu’il a fréquentée enfant et où son père était instituteur est aujourd’hui transformée en  » musée du Grand Meaulnes  »…..

 

çà a commencé….un 18 mars


Il y a environ 148 ans :  ( comme ce billet est long , s’il n’amène pas de commentaire , je comprendrais , mais PAS de  » like  » S.V.P )

   Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.

  C’est l’amorce de la « Commune ». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes et ouvriers vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la « question sociale ». Il en coûtera 20 000 victimes.

Provocations:

   À l’automne précédent, après avoir capturé l’empereur Napoléon III et son armée à Sedan, les Prussiens ont assiégé la capitale et le gouvernement de la Défense nationale, qui s’est entre-temps réfugié à Bordeaux, s’est résigné à signer un armistice. 

  Les vainqueurs s’accordent alors le droit de défiler le 1er mars 1871 à Paris, dans une capitale en deuil, devant des statues recouvertes d’un voile noir. Les Parisiens ruminent leur humiliation. Après avoir soutenu un siège très pénible, ils se sentent trahis par leurs gouvernants. 

   L’Assemblée nouvellement élue et où dominent les monarchistes attise les tensions. Après l’arrêt des combats contre les Prussiens, elle renonce à revenir à Paris et quitte Bordeaux pour… Versailles, la ville royale !

   Dès le lendemain, parmi ses premières mesures, le gouvernement annule  sans préavis  le remboursement des effets de commerce et des loyers qui avait été instauré au début de la guerre. Il supprime aussi l’indemnité due à la garde nationale (30 sous par jour). Or, à Paris, la garde nationale rassemble pas moins de 180 000 hommes issus de la petite bourgeoisie et du monde ouvrier qui se sont portés volontaires pour défendre la capitale contre l’ennemi et se sont habitués à vivre sous les armes.

Massacre

  L’atmosphère s’échauffant ,Thiers  décide de récupérer 227 canons financés par les Parisiens en vue de la défense de la capitale. La garde nationale les avait disposés sur les buttes de Montmartre et de Belleville pour les mettre hors d’atteinte des Prussiens lors de leur entrée dans la capitale.

   Le samedi 18 mars, Thiers envoie une colonne de 4 000 soldats avec l’ordre de les récupérer. On sonne le tocsin. La foule s’assemble. Les soldats s’enfuient, désertent  ou se rallient au petit peuple.PARIS - LA COMMUNE DE 1871

  Le général Lecomte, qui commande l’une des brigades, est fait prisonnier. Un autre général, Clément-Thomas, qui se promène sur les boulevards, est arrêté à son tour par les émeutiers ; on lui reproche d’avoir participé à la répression de juin 1848. En fin d’après midi , les deux hommes sont exécutés par la foule.

   Des émeutes se produisent au même moment en d’autres quartiers de Paris. Thiers renonce à les réprimer. Peut-être juge-t-il l’entreprise trop risquée avec 30 000 soldats à la fidélité incertaine face aux 150 000 hommes de la garde nationale ? Il ordonne donc à l’armée et aux corps constitués d’évacuer sur le champ la capitale. L’évacuation qui  commence avant même le meurtre des généraux Lecomte et Clément-Thomas est achevée le soir même.

Confusion

   Abandonné par la République, Paris s’en remet à des militants jacobins nostalgiques de la Grande Révolution (celle de 1789), à des anarchistes, des socialistes et des utopistes. Pris de court par le vide du pouvoir, ces militants au nombre d’une trentaine se réunissent dans la plus grande confusion à l’Hôtel de ville.

    Ils organisent des élections municipales le 26 mars mais la majorité des Parisiens s’en désintéressent (229 000 votants sur 485000 inscrits). Il est à noter  que beaucoup de bourgeois n’ont pas attendu pour fuir la capitale.

  La Commune est néanmoins proclamée à la suite des élections le 28 mars 1871. Elle est représentée par une assemblée de 79 élus et son nom fait référence à la Commune insurrectionnelle qui avait  mis bas à la royauté le 10 août 1792.

  La capitale doit dès lors supporter un deuxième siège, non par les Prussiens mais par l’armée française. Il s’achèvera dans la tragédie, avec la Semaine Sanglante, deux mois plus tard. La blessure, jamais cicatrisée, continuera de séparer en France la gauche de la droite.

Et : Bien sur , Mr Ferrat leurs rend hommage :

Les paroles :

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis en chantier
Ils se levaient pour la Commune
En écoutant chanter Pottier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils faisaient vivre la Commune
En écoutant chanter Clément
C’étaient des ferronniers
Aux enseignes fragiles
C’étaient des menuisiers
Aux cent coups de rabots
Pour défendre Paris
Ils se firent mobiles
C’étaient des forgerons
Devenus des moblots
Il y a cent ans commun commune
Comme artisans et ouvriers
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Pottier
Il y a cent ans commun commune
Comme ouvriers et artisans
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Clément
Devenus des soldats
Aux consciences civiles
C’étaient des fédérés
Qui plantaient un drapeau
Disputant l’avenir
Aux pavés de la ville
C’étaient des forgerons
Devenus des héros
Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis au charnier
Ils voyaient mourir la Commune
Ah ! Laissez-moi chanter Pottier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils s’éteignaient pour la Commune
Ecoute bien chanter Clément

çà c’est passé il y a151ans :


    Le 7 novembre 1867 , la célèbre physicienne et chimiste Marie Curie naissait ….

Elle sera la première femme à recevoir le prix Nobel et même à en recevoir deux ! ( en 1903 et en 1911 )=> à l’âge de 36 ans et à 44 ans. 

Maria Skłodowska M.Curie(1867-1934), connue en France sous le nom de Marie Curie, est une physicienne et chimiste polonaise naturalisée française, célèbre pour ses travaux sur la radioactivité naturelle.

Elle a reçu deux fois le prix Nobel dans deux catégories scientifiques, ce qui est unique :

  En 1903 : le prix Nobel de physique avec son mari Pierre Curie et Henri Becquerel 

  En 1910 : le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium.

    Marie Curie est née à Varsovie, en Pologne, où elle a fait ses études secondaires. À cette époque, Varsovie est annexée par la Russie, et l’accès à l’université est difficile pour les Polonais, et interdit aux femmes. Elle participe pendant deux ans à «l’université volante» : des réunions clandestines d’universitaires et d’étudiants dans un but de partage du savoir.

    Elle partira  en novembre 1891 pour Paris où elle y retrouve sa soeur, et entre à la Sorbonne où elle fait de brillantes études en sciences physiques et en mathématiques.

    Au printemps 1894, elle rencontre Pierre Curie, qu’elle épouse à Sceaux, le 26 juillet 1895. Le 12 septembre 1897, elle donne naissance à leur première fille, Irène.     Elle dit aussi cette citation très connue : « Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. »

 En décembre 1896, elle commence ses travaux sur l’étude des rayonnements produits par l’uranium, découverts par Henri Becquerel Becquerel. En utilisant des techniques mises au point par son mari, elle analyse les rayonnements d’un minerai riche en uranium, la pechblende.

   À partir de 1898, Pierre participe aux travaux de son épouse sur la radioactivité. Ils travaillent dans un local prêté par l’École de physique et de chimie à Paris. Les différents traitements chimiques sont réalisés dans un hangar, qui se trouve à côté de l’atelier, séparé uniquement par une cour.

   Le chimiste allemand Wilhelm Ostwald, visitant le lieu de travail de Pierre et Marie Curie, déclara : « Ce laboratoire tenait à la fois de l’étable et du hangar à pommes de terre. Si je n’y avais pas vu des appareils de chimie, j’aurais cru que l’on se moquait de moi. ». !!!!!

  Dans ce laboratoire de fortune où ils étudient la pechblende, ils découvrent deux nouveaux éléments. Le 18 juillet 1898, Marie Curie annonce la découverte du polonium, nommé ainsi en référence à son pays d’origine. Le 26 décembre, avec Gustave Bémont, elle annonce la découverte du radium ; il aura fallu traiter plusieurs tonnes de pechblende pour obtenir moins d’un gramme de cet élément.

 

   Le 10 décembre 1903, Marie Curie reçoit avec son mari et Henri Becquerel, le prix Nobel de physique « en reconnaissance de leurs services rendus, par leur recherche commune sur le phénomène des radiations découvert par le professeur Henri Becquerel ». Elle est la première femme à recevoir le prix Nobel. Cette même année, elle est la première femme lauréate de la Médaille Davy.

L’année suivante, le 6 décembre, elle donne naissance à leur deuxième fille, Ève.

  Le 19 avril 1906, Pierre meurt, renversé accidentellement par une voiture à cheval. En novembre, elle le remplace à son poste de professeur à la Sorbonne. Elle devient ainsi la première femme à enseigner dans cette université.

   À cette époque, elle organise avec d’autres scientifiques une école, la « coopérative », pour leurs enfants respectifs, qui ont entre 6 et 13 ans. Irène Joliot-Curie qui a alors 10 ans y suivra ses premiers cours de physique, qui accordent une part importante à l’expérimentation.

La presse française ancien journal n’admire cependant pas les travaux scientifiques de Marie Curie, mais préfère critiquer sa vie privée et surtout sa liaison amoureuse avec le physicien Paul Langevin, qui est marié et a, comme elle, des enfants. Elle est traitée d’étrangère brisant une famille française, et on tente même de l’empêcher de recevoir son prix. Ces campagnes de presse contre elle ne cesseront qu’à la Première Guerre mondiale, quand on la verra travailler sur les champs de bataille pour radiographier les blessés.guerre malade

 

 En 1918, à la fin de la guerre, elle peut enfin occuper son poste à l’Institut du radium. Sa fille Irène devient son assistante jusqu’à sa mort.

En 1921, elle participe à un voyage de collecte de fonds organisé par les Femmes américaines aux États-Unis. Le gain de 100 000 dollars permet d’acheter un gramme de radium à l’usine du radium de Pittsburgh. En 1929, toujours grâce aux Femmes américaines, elle reçoit un nouveau gramme de radium, qu’elle donne à l’Université de Varsovie.

  Suite à une trop grande exposition à des éléments radioactifs, elle est atteinte d’une leucémie, dont elle meurt en 1934 ( âgée de 67 ans ). Malgré sa faiblesse, elle continue d’assurer la direction de la section de physique et chimie de l’Institut du radium jusqu’à son décès.

   Quelques semaines avant sa mort, sa fille Irène et son gendre Frédéric Joliot découvrent la radioactivité artificielle…………..

Long billet !! Si pas lu , je comprendrais ………..

P.S : Une  » petite  » suite  sur le billet  suivant………..

çà s’est passé en août…..


Le 3 août 1914 ( il y a environ 104 ans ): L’Allemagne déclarait la guerre à la France :

  Cette décision plongea le monde dans le chaos ….Deux jours après avoir déclaré la guerre à la Russie et envahi le Luxembourg , l’Allemagne met en place le  » plan Schlieffen » et attaque la France …..Quelques jours après , les anglais déclarent à leur tour  la guerre à l’Allemagne ……….Le conflit fera près de 20 millions de mort laissant l’Europe exsangue ……

Bizarre . …….


   Saviez-vous qu’un soldat japonais a continué de se battre pendant 29 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale simplement parce que son major n’était pas venu le chercher ? 

  À l’âge de 20 ans, la vie du Japonais Hiroo Onoda a basculé, avec celle de nombre de ses concitoyens. Appelé au combat au cœur de la Seconde Guerre mondiale, il va se battre pendant 30 ans, bien après la fin des hostilités. La raison ? Son major lui avait fait promettre de rester embusqué tant que personne n’était venu le chercher. Voici l’histoire d’un homme dont la détermination et le patriotisme en ont fait une figure historique des plus étonnantes.

Quoi qu’il advienne, nous viendrons vous chercher

   Lorsque Hiroo Onoda est réquisitionné pour aller combattre les Américains et défendre son pays, son sang ne fait qu’un tour. Le jeune homme quitte son travail et se rend à l’école de Nakano pour y être formé en tant qu’agent chargé du renseignement. Son objectif : se rendre derrière les lignes ennemies avec un petit groupe de soldats et y récolter des informations. Le 26 décembre 1944, il est envoyé sur l’île de Lubang, dans les Philippines.japonais soldat

  Sur place, les instructions de son supérieur, le major Yoshimi Taniguchi, sont simples : des soldats  viendront le chercher à la fin de sa mission d’infiltration, même si cela doit prendre des années. Tant qu’il possède au moins un soldat sous son commandement, il a pour ordre de s’en occuper. S’il doit vivre dans la misère la plus absolue et se nourrir de noix de coco, qu’il le fasse. Mais il a l’interdiction absolue de se donner la mort. Quoi qu’il advienne, on viendra le chercher.

   Le 28 février 1945, l’île de Lubang est prise par les Alliés. Onoda et les autres soldats se divisent en petit groupe de 3 ou 4 et se dispersent dans la jungle. Très vite, la plupart d’entre eux sont tués. Toutefois, la troupe d’Onoda survit, dans un premier temps. Ensemble, ils continuent de se cacher dans la jungle, complétant leur rations avec des fruits trouvés sur place et les ressources qu’ils volent dans des fermes. La vie est dure, mais Onoda et ses hommes tiennent le coup.

La guerre est finie ! Descendez des montagnes !

   Le 25 octobre, alors que la troupe d’Onoda mène un raid dans l’une des fermes locales, ils tombent sur un tract local proclamant : « La guerre a pris fin le 15 août ! Vous pouvez sortir des montagnes ! » De vives discussions s’ensuivent, mais la troupe décide qu’il s’agit probablement d’une propagande alliée et ignore le message. Ignorants des bombes tombées sur Nagasaki et Hiroshima, la défaite du Japon leur semble juste trop soudaine et improbable.

   C’est pourquoi lorsque le général Yamashita ordonne le largage de tracts au-dessus de la jungle demandant à ses hommes de rentrer, tous suspectent qu’il s’agit probablement d’un piège. Le Japon ne peut pas perdre le combat. Et quand le pays en sortira enfin victorieux, quel qu’un viendra directement récupérer les troupes pour les ramener chez eux.

    D’ autres  tracts, des journaux et des lettres des familles sont largués. Des officiels se rendent sur place armés de mégaphones pour inviter les soldats à rentrer au pays, tentant de les ramener à la raison. Mais toujours, la paranoïa de ces derniers les empêche de croire à la fin du combat. Les années passent, un homme d’Onoda déserte et un autre est tué quelque temps après lors d’une escarmouche. En octobre 1972, après 27 ans d’infiltration, le dernier compagnon d’Onoda est tué lors d’un combat avec une patrouille philippine.

Rentrez chez vous, Onoda

  L’identification du corps de ce dernier fait supposer au gouverment qu’Onoda, déclaré mort depuis des années, est peut-être toujours embusqué quelque part dans la jungle. Des recherches sont organisées, mais Onoda est simplement trop performant, et personne n’arrive à lui mettre la main dessus.

   Jusqu’au jour de 1974 où l’étudiant Nario Suzuki décide de voyager. Lors de son séjour, il se fixe trois objectifs : « trouver Onoda, un panda, et l’épouvantable homme des neiges. » 

  On ignore si Nario Suzuki a jamais trouvé les deux derniers items de sa liste, mais après un long périple dans la jungle, il découvre la cachette d’Onoda et l’irréductible soldat, qui refuse de l’accompagner. Les instructions sont claires : lorsque le combat sera terminé, l’armée viendra le chercher. Suzuki retourne donc au Japon et avertit le major Taniguchi de sa découverte. L’ancien militaire reconverti depuis en libraire accompagne Suzuki sur place et, après 29 ans de recherches infructueuses, peut enfin annoncer à Onoda Honodaqu’il peut rentrer chez lui.

   Le choc de ce dernier est pour le moins compréhensible. À 52 ans, le soldat voit soudain la mission qui a dicté sa vie prendre fin et s’aperçoit du nombre de morts inutiles que lui et sa troupe ont causées. Il se demande pourquoi ses compagnons sont morts. Pourquoi il a passé sa vie à mener un combat qui n’avait plus de raison d’être. Voici l’histoire d’un homme dont la folie et le dévouement inspirent autant d’indignation que de respect.

De beaux moments….


 Même pendant les guerres :

   ( je me demande pourquoi les guerres m’intéressent tant ces derniers jours ? )

  Henriette était une jeune femme bordelaise qui adorait sa ville …Pratiquement chaque jour, elle allait admirer le port port bordeaux. Un jour, Heinz , un marin de l’armée allemande lui fit remarquer qu’elle n’avait rien à faire là ….Après avoir échangé quelques mots ,banalités ; les deux jeunes gens se quittèrent en bons termes malgré leur appartenance à des camps opposés …

Ils se revirent souvent et…….devinrent amants , faisant de leur mieux pour vivre leur Amour au milieux de la tourmente ….

Alors que la défaite allemande se faisait de plus en plus certaine ,ses supérieurs ordonnèrent à Heinz de faire sauter le port où il avait rencontré sa dulcinée . Non seulement il refusa devant le nombre de victimes potentielle , mais il fit sauter à la place la réserve  de munitions allemande avant de s’enfuir !!!!

  Ayant obtenu sa naturalisation française et récompensé par la France à la fin de la guerre pour ses actes , il put revenir et épouser Henriette avec qui il vécu jusqu’à sa mort en 2010 !

 

 

Si les ricains n’étaient pas là ….


 Je viens de regarder pour la Xème fois   » le jour le plus long  » à la télé ….Pourquoi ? Parce que je pense qu’il ne faut pas oublier cette période , ne pas oublier pour que jamais çà ne recommence …..

Le film , résumé succin :

 En 1944, les Alliés se préparent pour la grande offensive qu’ils ont prévue en Normandie et qui devrait définitivement débarrasser l’Europe du fléau nazi. Chaque état-major est en effervescence. Le général Eisenhower hésite quant à la date fixée, le 6 juin, en raison du mauvais temps. L’atterrissage des troupes aéroportées et le débarquement sur cinq plages en mer du Nord s’annoncent difficiles. Il faut créer des diversions pour semer la confusion chez l’ennemi. La plus grande tranquillité règne dans le camp allemand. Le maréchal Rommel est même reparti en Allemagne. Soudain, la radio laisse tomber la seconde partie du vers de Verlaine : « Les sanglots longs de l’automne » qui annonce le début de l’opération. Le major Howard et ses hommes sont parachutés sur un pont de l’Orne, qu’ils doivent tenir coûte que coûte…

Pour finir ( bien que je ne sois pas fan de Sardou , loin de là :