Connaissez vous…..


L’ Hymne des femmes !

    J’ai appris ces jours derniers qu’il existe ! 

    Il n’était pas destiné à devenir une chanson de ralliement, et pourtant… Près de 50 ans après sa création par des membres du MLF, cet hymne, qui se fredonne sur l’air du   » Chant des marais  », (re)trouve une certaine notoriété. A apprendre pour le samedi 23 novembre, journée de marche contre les violences faites aux femmes à l’initiative du collectif   » Nous Toutes  ».
   Le texte, tout à fait  improvisé, serait né lors d’une réunion du mouvement féministe pour préparer le rassemblement du 28 mars 1971 en mémoire des femmes de la Commune de Paris ; une œuvre collective, donc, à laquelle ont participé notamment Monique Wittig, Hélène Rouch, Antoinette Fouque, Josée Contreras.  Cette dernière aurait eu l’idée de la chanter sur l’air du Chant des marais (appelé aussi Chant des déportés, ou des soldats de marécage) écrit en 1933 par un mineur, Johann Esser, et un acteur et metteur en scène, Wolfgang Langhoff, mis en musique par Rudi Goguel, un employé de commerce, tous prisonniers politiques au camp de Börgermoor. En 1979, Antoinette Fouque ajouta un nouveau couplet, selon les  » Editions des Femmes   »:  »Nous ne sommes plus esclaves, nous n’avons plus d’entraves, dansons !  »

   L’an dernier, 40 chanteuses en ont enregistré une version à l’occasion du premier appel à manifester du collectif  » Noustoutes  » , le 24 novembre dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes  et au profit de la Maison des femmes de Saint-Denis.

   On l’a entendu également, le 11 juin dernier, au Roazhon Park de Rennes lors du match qui opposait le Chili à la Suède pour la Coupe du monde de rugby, à l’initiative de la compagnie Dicilà.?

Nul doute qu’on devrait l’entendre, samedi 23 novembre, à Paris, lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles. L’an dernier, 50 000 personnes avaient défilé à l’appel du collectif Nous Toutes.
    Le 25 novembre est la date de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et celle qu’a choisie le gouvernement pour clôturer le Grenelle des violences conjugales ouvert en septembre.
Ci-dessous : la page originale du numéro 3 du Torchon brûle (février 1972) dans lequel a été publié l’hymne du M L F :

hymne féministe

 

Le flirt , loi !


  Là , j’ai lu ceci sur le net , et me suis tellement amusé que je ne l’ai pratiquement que collé ici !  ( Seuls les américains sont ( étaient ) capables de  » pondre  » une telle loi !)

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Loi prohibant le flirt : une idée américaine  née au début du XXe siècle !!!!!

 
 
En 1902, l’académicien Émile Faguet, célèbre pour sa verve, son espièglerie, sa subtilité et son érudition, apprenait que la législature de New York était sur le point de discuter un projet de loi tendant à enrayer le flirt, la lecture des dispositions à venir l’amenant à juger cette mesure dénuée de sens commun, contre-productive et  »délétère  », sans compter que légiférer, comme le souhaiteraient les  »flirtophobes  », sur un sourire ou un regard relèverait de la gageure .

 

Sagissait-il de ce  » flirt-ci  » ou s’agissait-il de ce   » flirt-là  », s’interroge Émile Faguet ? Car, poursuit-il, il y en a plusieurs. S’agissait-il du flirt masculin ou du flirt féminin, ou des deux ? Certainement le flirt suppose toujours deux personnes et plutôt de sexe différent, et donc le flirt est masculin-féminin par essence et définition. Mais encore, tantôt il consiste , chez un homme, le désir d’être agréable à une femme, tantôt , chez une femme, le désir de ne pas être indifférente à un gentleman ; et cela fait deux flirts très différents.

   Chacun sait, par exemple, écrit Faguet, que le flirt masculin en Amérique consiste essentiellement à se montrer, devant une jeune fille qu’on veut éblouir extraordinairement brillant et étonnamment vainqueur dans des jeux athlétiques, et il est évident que le flirt chez les jeunes filles, encore qu’il puisse avoir ce caractère dans une certaine mesure, ne peut pas consister essentiellement en cela.

flirt 1( <= Peinture d’Édouard-Bernard Debat-Ponsan (1896).)

 » J’étais donc indécis et anxieux et, après être resté dans cet état d’âme le temps convenable pour en jouir, j’ai fini par vouloir m’éclaircir et j’ai écrit une petite lettre caressante, une petite lettre de solliciteur, à un de mes amis de New York  », déclare  l’académicien.  » Il a mis quelque temps à me répondre, si bien que je croyais que la nouvelle en question était tout simplement un  »canard  » américain. Le canard américain consiste souvent à couper la queue de son chien, ce qui en fait un singulier animal. »

Mais non, ce n’était pas un canard.  »Mon ami a fini par m’envoyer  » un rayon brusque de phare tournant  » et je suis éclairé. Et vous allez l’être. Car voici sa lettre :

 » My dear, la nouvelle est vraie. Elle est vraie en ce sens que le projet en question a été déposé. Mais qu’il vienne jamais à la discussion, c’est une autre affaire. C’est un peu ici comme chez vous et c’est un peu chez vous et chez nous comme partout. Un projet est comme un roi. Quand il est déposé, cela ne veut pas dire qu’il ait de très grandes chances de régner un jour. Cela veut dire plutôt le contraire. Mais encore est-il qu’il est déposé et qu’il peut venir en délibération une de ces années. Il y a des années où l’on n’est pas en train, comme disait votre Murger ; mais il y a des années où l’on travaille, même législativement. Il est possible que le projet soit discuté ; il est possible qu’il soit voté. Les flirtophobes sont assez forts chez nous. La  » flirt-exécution  » peut être décidée.

 » Mais de quel flirt s’agit-il ?

       Vous m’étonnez de me le demander. Il s’agit, bien entendu, du flirt féminin. Ne savez-vous donc pas que c’est, en vérité, le seul qui existe chez nous ? Chez vous, les gentlemen font la cour aux dames depuis Clémence Isaure et depuis plus longtemps encore. Vous savez bien que chez nous ce sont les jeunes filles qui font la cour aux jeunes gens. Elles leur donnent des rendez-vous. Elles se promènent avec eux et, very well, elles les promènent. Elles les invitent à dîner ou à luncher, comme, en votre XVIIe siècle, les jeunes seigneurs  » donnaient un cadeau  » à de jeunes dames, ce qui voulait dire qu’ils leur offraient une collation. Vous savez que je sais très bien le français. C’est un de mes moyens à moi, de séduction. Il est austère, comme il me sied.

 

 » Eh bien, c’est ce flirt-là que nos bons puritains de l’État de New York trouvent shocking et veulent réprimer. Ils trouvent que cela compromet le bon renom de la vertueuse et grave Amérique, et lui donne figure plaisante devant le monde qui la regarde. Moi, je trouve que le monde peut regarder l’Amérique ; mais que le flirt américain ne le regarde pas.

  » Ils trouvent surtout , et c’est bien là, toute comparaison désobligeante étant écartée, que le bât les blesse , que trop souvent leurs benêts de fils sont séduits par des intrigantes, ce qui n’est pas tout à fait faux. Il arrive que leurs grands garçons manquent, je ne dirai pas un mariage riche, ce à quoi il est incontestable que nous tenons peu, mais un bon mariage, un mariage avec une jeune fille sérieuse, solide, modeste et bonne ménagère, oiseau rare, du reste, chez nous, pour épouser une jeune fille, généralement très honnête, mais frivole, superficielle, dépensière et très éventée, qui les aura séduits par ses cajoleries, ses provocations, ses attirances hardies, en un mot par ce que nous appelons le flirt.

« Qui les aura amusés, surtout. Nos jeunes gens sont rudes, courageux et tristes. Ils n’ont ni la légèreté française, qui s’amuse d’elle-même et qui a le bonheur, en vérité, puisqu’elle en a la monnaie, qui est la gaieté ; ni la tranquillité allemande, qui, sans s’amuser précisément, jouit d’elle-même en savourant le rêve ou l’enchaînement lent et paisible des idées. Ils sont tristes dès qu’ils n’agissent pas, dès qu’ils ne poussent pas la balle du tennis d’un bras vigoureux ou le boulet du football d’un pied énergique.

« La jeune fille arrive, qui les amuse, qui les divertit, qui les secoue par ses espiègleries et ses idées folles et ses propos excentriques, qui les fait rire de ce rire large et bruyant que vous connaissez. C’est le flirt. Il a peut-être ses inconvénients. Il a, ce me semble, beaucoup d’avantages.

« Mais il est, à ce qu’il paraît, un peu inconvenant, un peu impropre. Nos néo-puritains, cela est certain, le voient d’un mauvais œil. Ils veulent le détruire par une loi, ce qui me paraît bien malaisé. On n’abolit guère par la loi ce qui est dans les mœurs. Une loi répressive du flirt ne serait que restrictive du flirt. Elle le restreindrait… que dis-je ? Elle le dénaturerait sans le restreindre le moins du monde. Il subsisterait sous une autre forme, peut-être plus mauvaise. La loi le rendrait hypocrite . Nos jeunes filles flirteraient moins franchement, moins ouvertement, moins rondement ; mais elles flirteraient tout de même. Le manège se substituerait à la provocation.

  » Nous aurions les petites flirteuses sournoises que vous connaissez. Point d’éclat, point de tapage, point de mouvement, point d’allures conquérantes, point de marche à l’ennemi, point de raids, point d’assauts en musique comme à votre siège de Lérida, point de garden parties, point de parties de plaisir, point d’invitations à luncher, point de rendez-vous ; mais le fameux jeu qui est le vrai grand jeu, le jeu du sourire et des yeux.

   » Tout est là, vous savez bien. On se croise avec un jeune homme à la promenade. On le regarde à peine, mais d’un regard   » à l’instant détourné  », qui est un aveu, une déclaration, un hommage et presque une prière. Si l’attention n’est pas réveillée à la troisième ou quatrième fois.

   » On se rencontre avec un jeune homme en une soirée, à un dîner, à un  » cinq heures  ». On ne lui dit rien du tout. Mais il suffit qu’il dise un mot et, par exemple, qu’il fait froid, pour qu’on le regarde d’un air profondément admiratif avec l’œil noyé de l’extase, et pour qu’un sourire prolongé, évidemment involontaire et dont il est certain qu’on ne s’aperçoit pas, erre doucement sur les lèvres imperceptiblement entrouvertes. J’ai entendu dire que c’était là. le flirt français. Qu’en dites-vous ?

 

Flirt. Biscuits Lefèvre-Utile. Affiche publicitaire de 1899-1900 réalisée par Alphonse Mucha

Flirt. Biscuits Lefèvre-Utile. Affiche publicitaire
de 1899-1900 réalisée par Alphonse Mucha

  » Français ou autre, il est charmant. Et il est diablement dangereux. Il prend l’homme par ce qu’il a de plus sensible et de plus facile à prendre, par la vanité, par l’amour-propre. Il est une flatterie dissimulée, raffinée, savante, prolongée, incessante, et comme une lente caresse de l’âme. Je crois qu’il faut être assez fort (ou très occupé ailleurs  ) pour y être insensible, et je crois que l’on n’y est jamais indifférent.

    »Or, contre ce flirt-là, quelle loi faire, s’il vous plaît ? Je voudrais bien qu’on me le dît. Qui pourra empêcher de sourire ? Qui pourra empêcher d’avoir un regard admiratif suivi d’un regard rêveur ? Je ne vois pas le texte législatif qui pourrait formuler exactement ces choses-là, et les interdire avec une précision suffisante. Le regard échappe au législateur, le sourire donne peu de prise au magistrat.

  » Or, tout l’effet de la loi de nos flirtophobes serait de substituer le flirt français  (mettons français, si vous voulez ) au flirt américain, le flirt sournois au flirt franc, le flirt ingénieux et savant au flirt… je dirai presque au flirt ingénu. Je ne vois pas bien le progrès. »

  » Ne doutez point que nos jeunes filles ne fissent très promptement la substitution. Elles sont très fines au fond. Elles s’abstiennent d’être rouées parce qu’il leur est permis d’être hardies, et elles cessent un peu d’être jeunes tilles parce qu’il leur est permis d’être garçonnières ; mais la répression aurait très vite ses effets ordinaires, et de la guêpe bourdonnante la loi aurait très vite fait une fine mouche. »

 

  » Avez-vous lu Meta Holdenis de votre Cherbuliez, avez-vous lu Bijou de votre Gyp ? Voilà des flirteuses dans les teintes douces. Elles n’ont rien d’audacieux ; elles n’ont rien de bruyant. Elles passent à travers le monde sans avoir l’air de se douter qu’il existe ni qu’elles existent. Elles sont bien loin de tout manège de coquetterie. Elles ne savent même pas ce que c’est que la coquetterie. En attendant, elles affolent tout le monde sans avoir l’air de s’en douter. C’est le regard, c’est le sourire, c’est la démarche, c’est un mouvement imperceptible, c’est moins qu’un mouvement : c’est l’attitude. Ferez-vous une loi contre l’attitude ? Je ne crois pas qu’on puisse aller jusque-là en fait de loi de tendances.

   » Il me semble donc que le projet de loi de nos flirtophobes et de nos flirtoclastes est un beau coup d’épée dans l’eau de rose. Fût-il voté, ou il n’empêcherait rien du tout, ou il remplacerait un mal par un mal peut-être pire, ou tout au moins un mal par un autre mal. À flirt flirt et demi.  » Nous flirtions. Il vous déplaît. Nous coquetterons maintenant.  » Il ne faut pas casser la corde d’un arc quand cet arc en a plusieurs. C’est l’arc qu’il faudrait briser. Essayons donc de briser celui-là ! C’est l’arc d’Ulysse aux mains de Circé.

  » Après cela, vous savez, mon cher ami, qu’autre chose aussi me rassure, moi indulgent au flirt, comme partisan de toutes nos vieilles institutions américaines.   Vous n’ignorez pas que chez nous une loi votée, une loi promulguée, une loi insérée aux papiers officiels, peut très bien être une loi qui n’existe pas. Nos tribunaux ont le droit de déclarer qu’une loi n’est pas applicable, qu’une loi est caduque, à peine née, parce qu’elle est contraire aux institutions fondamentales de l’Union. Nous avons, comme cela, un certain nombre de lois qui figurent avec beaucoup d’honneur dans nos codes et qui n’ont jamais, jamais été appliquées. Par décision des tribunaux, gardiens de notre sainte Constitution, le citoyen n’a qu’un devoir envers elles, qui est de leur désobéir. Vous ne connaissez pas cela en France. C’est américain. C’est strictement américain. C’est éminemment américain ; car c’est très original.

 » Eh bien ! je vous le demande, mon cher ami, si le bill sur le flirt était voté, est-ce qu’il y aurait un tribunal dans toute l’étendue des États, comme nous disons, pour admettre qu’il fût applicable ? Est-ce que le flirt n’est pas au rang de nos institutions fondamentales ? Est-ce qu’il n’est pas dans la Common Law ? Est-ce qu’il n’est pas la Common Law elle-même ? C’est trop évident. La Common Law, c’est les droits de l’homme. ll est trop évident que le flirt est le droit de la femme. Il est sacré, inaliénable et imprescriptible. La loi peut tout faire, comme disent les Anglais, excepté d’une femme un homme. Eh bien, ôter à nos jeunes filles le flirt, ce serait vouloir les changer de sexe. C’est la chose impossible, et j’ajoute qu’elle est indélicate.

     » Non, cher et respectable ami, le flirt continuera d’exister. Légalement ou illégalement, il continuera d’exister, parce qu’il est constitutionnel. Tant pis (et faut-il dire tant pis ?  ) pour nos jeunes gens. Ils n’ont qu’à se garder. Ils n’ont qu’à réfléchir. Ils n’ont qu’à s’apprendre à eux-mêmes à distinguer l’amour vrai de l’amour factice, encore qu’ils se ressemblent quelquefois à s’y méprendre facilement ; ils n’ont qu’à aiguiser leur sagacité psychologique. Les Américains ont inventé le paratonnerre contre le coup de foudre.

 » Agréez, cher ami, mes sympathies très fidèles, et Dieu vous garde du flirt, qu’aucune mesure législative ne saurait efficacement combattre.  »

  Je suis assez de l’avis de mon docte correspondant, reprend Émile Faguet, tout en lui laissant la responsabilité de quelques opinions contestables ou hasardées. Je ferai une simple observation qui sera à demi en faveur de ce projet de loi sur lequel il daube si fort. Je n’y tiens pas. Je reconnais qu’il serait à peu près inefficace et d’une application à peu près impossible ; mais encore il serait un texte officiel servant en quelque sorte d’avertissement : « La mendicité et le flirt sont interdits sur le territoire de l’État de New York » ; cela voudrait dire à l’adresse des jeunes gens un peu candides : « Il existe un danger, que les hommes graves ont estimé assez grave lui-même pour le considérer comme un délit. C’est le flirt. Prenez garde au flirt. Songez au flirt. Toutes les fois que vous vous trouvez avec une jeune fille, rappelez-vous que le flirt existe.  »

Ce n’est pas un mauvais avis, au moins. Il est bon à afficher. Défiez-vous des pickpockets du cœur.

çà s’est passé il y a …


environ 75 ans :

   Le 21 avril 1944  , les femmes françaises obtiennent le droit de vote ! Par une ordonnance signée du général de Gaulle , les femmes deviennent enfin  » électrices et éligibles dans les mêmes conditions que l’homme  » . Leur premier vote aura lieu un an plus tard , à l’occasion des élections municipales de 1945 .

   La revendication était de longue date :  Olympe de Gouges ( ? ) , réclamait déjà le droit de  » monter à la tribune  » dans sa déclaration des droits de la femmes et de la citoyenne  » en……1791 ! 

Olympes de Gouges : Olympe de Gouge image (portrait aquarelle )

   Personnage secondaire de la Révolution française, Olympe de Gouges a été redécouverte à la fin du XXe siècle par les mouvements féministes qui se l’ont appropriée, à juste titre d’ailleurs. Nul doute qu’elle aurait soutenu leurs combats pour l’égalité des droits entre les sexes.
Libre de moeurs, libre de pensée
   Née en mai 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu’elle suit à Paris.
   À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte… mais avec tout de même le soutien financier de son compagnon.
   Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels qui gravitent autour du duc d’Orléans.
   Quant arrive la trentaine, elle s’offre divers amants dont l’écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode. Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir…
   En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d’être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs.
  En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.
Femme et révolutionnaire
    Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d’activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792).
    Olympe de Gouges brave la bienséance révolutionnaire en publiant une parodie de l’auguste Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sous l’intitulé : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec une dédicace à la reine Marie-Antoinette, où l’on peut lire : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » .
   En matière institutionnelle, Olympe s’en tient toutefois au souhait d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise et restera jusqu’à la mort attachée à la royauté.
    Sous la Convention, après la chute de celle-ci, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe… Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.

Journée de la femme suite :


çà s’est passé le 8 mars 1977 ( seulement  ?) : L’ O.N.U instaure la journée des femmes …..

L’idée d’une journée consacrée aux droits des femmes remonterait à 1910 ! Une proposition de deux femmes politiques allemandes dont Zara Zetkin Clara Zelkin….Ce ne sera pourtant qu’en 1977 que l’ O.N.U l’officialisa . drapeau-onu

En France ? 

Dans l’hexagone, il faudra attendre 1982 ! pour qu’elle soit reconnue . Chaque journée internationale de la femme est placée sous un thème comme l’égalité, le progrès social ou l’environnement . 

Journée de la femme alors……


Mes hommages mesdames :

1 ) Via Aragon :

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l’horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’hommeEntre l’ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D’autres décrètent par la bibleLe poète a toujours raison
Qui détruit l’ancienne oraison
L’image d’Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’hommePour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d’infini servage
Pèsent encor lourd sur la terreLe poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D’autres amours en son royaume
Remet à l’endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme

Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D’une manière irréversible

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l’horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme

2) Via J.Ferrat:

 

Un sourire à ce sujet  :

Un petit garçon demande à son père :  » C’est quoi un homme ?  »

Le père lui répond :  » Un homme , c’est celui qui s’occupe de sa famille , de sa maison , fait souvent les courses , parfois le ménage et veille à la sécurité des enfants et à ce qu’ils manquent de rien  » 

Le garçon :   » Et bien , tu sais quoi ? Quand je serais grand, je veux être un homme comme…………maman !   »

 

Il y a eu 107 ans le 06/02/2019


   Le 6 février 1912 naissait ……celle qui allait devenir la maîtresse d’un des hommes des plus monstrueux que l’histoire ait connu : Eva Braun !

  Au contraire des hommes politiques actuels, Adolf Hitler eut de son vivant le souci de dissimuler sa vie personnelle. Il ne veut donner de lui que l’image immaculée d’un homme voué à son peuple. Et cette vision n’est pas sans exercer une trouble séduction sur les hommes et plus encore les femmes…

   Célibataire et sans enfant, il ne s’affiche jamais en public avec une quelconque compagne et c’est seulement dans le privé qu’il daigne se montrer en compagnie de sa maîtresse Eva Braun.EvaBraun

   Potiche ou complice active du démon, on sait peu de chose d’Eva Braun, qui précéda Hitler dans la mort juste après l’avoir épousé dans son bunker le 30 avril 1945. ( elle avait 33 ans)  Il est vrai que son existence officielle fut des plus discrètes.

     Née en 1912, Eva Braun devint vendeuse chez le photographe officiel du parti nazi, Hoffmann, installé à quelques encablures du quartier général du NSDAP, le parti nazi, à Munich. C’est là qu’en 1929, elle rencontra Hitler, de 23 ans son aîné.

   Quand devint-elle sa maîtresse ? Impossible de le savoir, d’autant qu’elle dut braver l’opposition de son père, farouchement hostile aux nazis. Et le devint-elle vraiment ?…

   Les employés chargés de nettoyer le Berghof, résidence de Hitler dans l’Obersalzberg auraient conclu de l’examen des draps de lit ? ! qu’il ne se passait rien entre le Führer et Eva Braun. ?

Cette observation, si évasive soit-elle, confirme un aspect longtemps occulté de la personnalité de Hitler : son impuissance sexuelle.

  Autour de lui papillonnaient des bourgeoises d’âge mûr, qui le maternaient et le couvraient de cadeaux, aussi bien que des jeunes filles en fleur, telle Eva Braun.

   Le Führer se montrait avenant et galant envers les unes et les autres comme il avait appris à l’être dans la société viennoise. Mais il n’est jamais allé au bout de l’acte sexuel si l’on en croit les témoignages concordants des femmes qui l’ont approché et qu’a relevés l’historien François Kersaudy  (Hitler, Perrin, 2011). Sans doute se satisfaisait-il par quelques formes perverses de voyeurisme.

   Cette impuissance allait de pair avec les nombreuses phobies d’une personnalité trouble : manie de la propreté, répulsion pour les contacts physiques, nourriture exclusivement végétarienne, ni tabac, ni alcool  ( lol déjà ! )… Mais elle n’empêchait pas Hitler d’envoûter tous ceux qui l’approchaient, par la voix, la gestuelle et le regard.

Les femmes de son entourage sont les premières à pâtir de cet envoûtement. 

   Plusieurs furent conduites au suicide.

     Le drame le plus notable est le suicide de sa nièce  « Geli »  gelidont il a fait son jouet. Angelika « Geli » Raubal est la fille de sa demi-soeur. Elle monte à Munich en 1924 avec sa mère pour tenir la maison de son oncle …..

    Hitler se prend d’affection pour elle. Il la séquestre et se montre d’une jalousie maladive. Poussée à bout, la jeune fille se suicide avec le revolver du Führer le 18 septembre 1931, à 23 ans, laissant planer un court instant le soupçon que Hitler aurait pu la tuer au cours d’une dispute.

    Eva elle-même fait en 1932 une tentative de suicide avec un pistolet, puis une seconde, en 1935 à l’aide de somnifères. Les motivations n’en sont pas exactement connues. Sa position n’est sans doute pas toujours facile : Hitler refuse de l’épouser car il souhaite rester célibataire pour continuer à attirer les femmes.

    » Les acteurs de cinéma, explique-t-il, perdent de leur aura auprès des femmes en se mariant  », il ne veut pas connaître leur sort. Eva Braun n’a donc aucune existence officielle en Allemagne, la presse n’en parle jamais. Aux États-Unis, le magazine Time ne dévoile son existence qu’en 1939.

   Pourtant, elle accompagne Hitler dans nombre de sorties et promenades, mais parmi les secrétaires. Lorsque Hitler séjourne, parfois longuement, au Berghof, leur intimité s’y fait plus visible, parmi des invités au courant de leur relation.      

    

    Jeune femme sportive et dynamique, Eva apprécie la danse, le grand air et la baignade. Elle aime également fumer, boire et bien manger. Autant de traits qui auraient dû l’éloigner de son « amant ».

La dernière question qu’on peut se poser : E. Braun  savait elle tout ? ( les camps de concentrations , holocauste etc.……)

 

 » passer un savon « 


  Une amie sur le Net   » menaçait  » de me passer un savon  , suite à mon billet sur la visite médicale prévue est obligatoire  de lundi   …. Alors, j’ai essayé de trouver l’origine de cette expression :

 

    Autrefois, lorsque les femmes se retrouvaient autour du lavoir communal, lieu d’échanges d’informations, de potins et de médisances diverses, elles y faisaient la lessive à l’aide de savon, certes, mais elles s’aidaient aussi souvent d’un battoir, large palette de bois destinée à battre le linge pour en extraire les impuretés.( je  me souviens de ma mère au lavoir municipal : c’était exactement çà !)lavoirlavoir 2

   C’est d’une telle image qu’au XVIIe siècle est venue l’expression « laver la tête (à quelqu’un) » avec d’abord le sens de battre, donner des coups puis simplement de réprimander, action qui précède d’éventuels coups.

   Puis dans le prolongement de l’idée, au début du XVIIIe siècle, le mot savon a désigné une réprimande, souvent sévère, et a été accompagné non seulement du verbe  » passer », mais aussi de « donner  » ou « prendre », selon la situation.

Journée de la femme …


Ce mardi 8/03 était  la journée internationale des femmes .

 ( Il n’y a pas de journée de l’homme ? Si je ne me trompe . ) Bizarre.

Comment le 8 mars est devenu la Journée Internationale des Femmes…

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits.

La légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu ! En revanche, l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

La création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Jusqu’à nos jours…

La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, puis en France en 1982 . C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.

La Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

  Nul n’est besoin d’une journée  : Que serions nous sans vous Mesdames  ( Grand-mères ,mères ,soeurs , amies …(.épouses ? ( booof)….)  La femme est l’avenir de l’homme …

La femme est l’avenir de l’homme:

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l’horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme

Entre l’ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D’autres décrètent par la bible

Le poète a toujours raison
Qui détruit l’ancienne oraison
L’image d’Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme

Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d’infini servage
Pèsent encor lourd sur la terre

Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D’autres amours en son royaume
Remet à l’endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme

Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D’une manière irréversible

Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l’horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme

Journée internationale de la femme ….mais…..


J’ai préféré mettre cette « petite « vidéo  à un long « laïus » ….Même si je ne suis pas un admirateur de De Gaulle ,loin de là ,il faut avouer que c’est lui qui a beaucoup fait pour que les femmes aient le droit de vote en France  (Il est à noter que la France est loin d’être la première nation à avoir accorder ce droit à nos compagnes….)

La France,pays des droit de l’homme ! Oui de l’homme seulement jusqu’à ce que vous « mesdames » ayez le droit de vote….Et çà ne date pas de très loin dans le temps !

Comme j’écrivais ,la France n’a pas été le premier pays  loin de là ! (plus de 40ans après l’Australie par exemple!)

ANNEE DE DROIT DE VOTE DES FEMMES DANS LE MONDE
Année
Pays
1869
USA : Etat du Wyoming (11 États des USA suivront avant 1914)
1881
Ile de Man
1893
Nouvelle-Zélande
1902
Australie
1906
Finlande
1913
Norvège
1915
Danemark, Norvège
1917
Canada, Pays-Bas
1918
Fédération de Russie, Géorgie, Kirghizistan, Allemagne, Autriche, Estonie, Hongrie, Irlande (à 30 ans), Lettonie, Lituanie, Pologne, Royaume-Uni (à 30 ans)
1919
Biélorussie, Ukraine, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suède
1920
USA en entier, Albanie, République Tchèque, Slovaquie
1921
Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie
1924
Kazakhstan, Mongolie, Sainte-Lucie, Tadjikistan
1927
Turkménistan
1928
Royaume-Uni à 21 ans, Irlande (pour toutes les femmes)
1929
Equateur, Roumanie
1930
Afrique du Sud (pour les Blanches), Turquie
1931
Espagne, Chili, Sri Lanka
1932
Maldives, Thaïlande, Uruguay
1934
Brésil, Cuba
1935
Myanmar
1937
Philippines
1938
Ouzbékistan, Bolivie
1942
République Dominicaine
1944
France, Jamaïque
1945
Italie, Croatie, Slovénie, Japon, Togo, Sénégal, Indonésie, Guyane
1946
Cameroun, Djibouti, Guatemala, Liberia, Panama, Corée du Nord, Trinité-et-Tobago, Venezuela, Vietnam, Macédoine, Yougoslavie
1947
Argentine, Singapour, Mexique, Pakistan, Malte
1948
Israël, Niger, Corée du Sud, Seychelles, Suriname, Belgique
1949
Chine, Costa Rica, République arabe syrienne, Bosnie-Herzégovine
1950
Barbade, Haïti, Inde
1951
Antigua et Barbuda, Dominique, Grenade, Népal, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-Grenadines
1952
Grèce, Côte d’Ivoire, Liban
1953
Bouhtan
1954
Belize, Colombie, Ghana
1955
Cambodge, Erythrée, Ethiopie, Honduras, Nicaragua, Pérou
1956
Bénin, Comores, Egypte, Gabon, Mali, Maurice, Somalie
1957
Malaisie, Zimbabwe
1958
Burkina Faso, Guinée, Nigéria (sud), Laos, Tchad
1959
Madagascar, Tanzanie, Tunisie
1960
Chypre, Gambie, Tonga
1961
Bahamas, Burundi, El Salvador, Malawi, Mauritanie, Paraguay, Rwanda, Sierra Leone
1962
Monaco, Algérie, Ouganda, Zambie
1963
Afghanistan, Fidji, Guinée équatoriale, Iran, Kenya, Maroc
1964
Libye, Papouasie-Nouvelle Guinée, Soudan
1965
Bostwana, Lesotho
1967
Kiribati, Congo, Tuvalu, Yémen
1968
Nauru, Swaziland
1970
Andorre
1971
Suisse
1972
Bangladesh
1973
Bahreïn
1974
Jordanie
1975
Mozambique, Angola, Cap-Vert, São Tomé et Príncipe, Vanuatu
1976
Portugal (femmes diplômées de l’enseignement supérieur en 1931, accordé à toutes en 1976)
1977
Guinée-Bissau
1978
Nigéria (nord)
1979
Iles Marshall, Micronésie, Palaos
1980
Irak
1983
Afrique du Sud (pour les Métisses et Indiennes)
1984
Liechtenstein
1986
République Centrafricaine
1989
Namibie
1990
Samoa Occidentales
1993
Moldavie
1994
Afrique du Sud (pour les Noires)
2005
Koweït