» Donner le change  »


Comme chacun le sait , cette expression signifie à peu près :

 »  Détourner adroitement quelqu’un du but, des vues qu’il peut avoir; faire croire une chose pour une autre.  »

Par exemple :

   1) Sir Walter-Scott avait honte de son métier. Il a passé une partie de son existence à donner le change sur la nature de ses occupations. C’était le secret de la comédie ; mais tout le monde se fit le complice volontaire de cette innocente mystification.  (Charles-Edmond Chojecki, Voyage dans les Mers du Nord à bord de la corvette La Reine Hortense )
  2 ) Du coup, le Gouvernement en est réduit à imaginer un dispositif extraordinairement complexe pour donner le change.

Mais d’où vient cette expresion ? 

  Elle  n’est pas issue de  l’univers des banquiers, comme on pourrait le penser ( les  » lettres de changes  »  lettre de changepar exemple ) , mais elle est née  dans celui de la chasse à courre  : Dans le vocabulaire technique des chasseurs de cerf, le   »change  »  est la  » bête changée  » , c’est-à-dire l’animal que l’on poursuit par erreur à travers les bois en le prenant pour un autre.
Donner une fausse impression
   Le cerf traqué qui réussissait à faire poursuivre une autre bête  » donnait le change  » et lançait ainsi les chasseurs sur une fausse piste.( pas si bête que çà le cerf  ! ) 

   C’est au cours du  XVIIe siècle que cette expression serait  entrée dans le vocabulaire commun avec un sens figuré.

Le jeu n’en vaut pas la chandelle ?


  1) Signification  : 

    Bien des choses ne méritent pas la peine que l’on se donne pour les acquérir
Ce proverbe fait allusion à cet usage de mettre dans les jeux de société une partie du gain sous le chandelier pour payer l’éclairage qui consistait autrefois en chandelles.

    2 ) Origines :

  Cela se pratiquait encore au XIXe siècle dans certaines maisons bourgeoises où l’on n’était pas assez riche pour supporter la dépense du luminaire et des autres accessoires qu’entraîne toute réception.
     Lorsque ce qui se trouvait sous le chandelier était inférieur aux avances pécuniaires, on pouvait dire à une époque où l’on ne connaissait pas encore la bougie que le jeu n’en valait pas la chandelle.
   Au figuré, cette phrase a été employée avant au XVIIe siècle et l’est encore pour signifier que la chose dont on parle ne mérite pas les soins qu’on prend, ni les dépenses qu’elle occasionne.

     P.S : Il y a un autre dicton populaire exprimant encore plus fortement la même pensée :
  Par exemple on dit des gens qui passent leur vie à des entreprises sans intérêt et sans résultat possible qu’ils dépensent une chandelle d’un sou pour gagner deux centimes, petite somme qui ne compense pas toujours les frais.

Le  » noeud gordien  » ?


  Difficulté qu’on ne peut résoudre, obstacle qu’on ne peut vaincre

   Gordius (c’est de ce nom que vient le mot gordien) était un laboureur de la Phrygie qui n’avait pour toute richesse que son chariot et ses bœufs. Quand les Phrygiens voulurent se donner un roi, ils consultèrent l’oracle, et l’oracle leur répondit de prendre le premier homme qu’ils verraient monté sur un char.
Cet homme fut Gordius. Il donna son nom à la ville de Gordium, capitale de la Phrygie. Le char de Gordius, que Midas, son fils, consacra à Jupiter, est resté célèbre par le nœud qui attachait le joug au timon, et qui était si habilement enlacé qu’on ne pouvait en apercevoir les bouts.

    Quand Alexandre, vainqueur de la Phrygie, se fut rendu maître de Gordium, il apprit qu’une ancienne tradition promettait l’empire de l’univers à celui qui dénouerait ce nœud. Aristobule (  ?  ) prétend qu’il le délia avec la plus grande facilité après avoir ôté la cheville qui tenait le joug attaché au timon ; mais on croit plus généralement qu’il coupa ce nœud d’un coup d’épée.

Alexandre coupant le nœud gordien Noeud-Gordien
    Le nœud gordien est resté dans le langage pour caractériser une difficulté qu’on ne peut résoudre, un obstacle qu’on ne peut vaincre. Se tirer d’embarras par un moyen expéditif et vigoureux, c’est trancher le nœud gordien.

  » Ah ! c’est un grand malheur, quand on a le cœur tendre,
Que ce lien de fer que la nature a mis
Entre l’âme et le corps, ces frères ennemis !
Ce qui m’étonne, moi, c’est que Dieu l’ait permis.
Voilà le nœud gordien qu’il fallait qu’Alexandre
Rompît de son épée et réduisît en cendre. »
(Alfred de Musset)

Un  » tire au flanc  » ?


 

. On l’utilise, vous le savez, quand quelqu’un fait semblant de travailler ou a un goût prononcé pour le repos.

   Cette formule aurait pour origine le langage militaire du  19e siècle. Elle servait à qualifier les soldats   » peu enthousiastes au combat  » , qui une fois l’ordre reçu d’aller combattre, se positionnaient non en première ligne, mais au contraire sur les côtés, les « flancs » du champ de bataille. Peu courageux, voire lâches, ainsi positionnés sur une partie extérieure au gros des combats ils avaient davantage de chances d’y survivre.

     Evidemment cette attitude ne leur attirait pas la sympathie des autres soldats et l’expression « se tirer vers les flancs » vit le jour pour désigner cette pratique honteuse.

   Avec le temps, l’expression est sortie du strict cadre militaire pour s’appliquer de manière générale à toutes les personnes  » reines de l’esquive  » dans leur travail.

Parceque mon père me le disait souvent…………


   Comme je ne faisais pas beaucoup de travaux manuels , mon père disait souvent que  » j’avais un poil dans la main  » ( je ne sais pas si cette expression est employée dans toutes les régions  et classes sociales ) ……Je l’ai eu au téléphone hier est nous avons parlé du passé , entr’autre , je lui ai rappelé qu’il me lançait souvent cette expression à la figure ….

Bref , j’ai eu envie de savoir d’où vient cette expression ……Et j’ai trouvé ceci  : Plausible ? 

  Si on part du principe qu’un outil qui frotte sur la peau empêche les poils d’y pousser ( ou les arrache ) , nos anciens ont imaginé que celui qui aurait  » un poil dans la main  » n’utilisait pas souvent  cette dernière pour travailler ! ( Jusqu’à la première guerre mondiale  il semble qu’on disait même  » avoir du poil dans la même  »…..Aujourd’hui , le fameux poil peut être plus ou moins long  lol 

 » Y en a marre  » ……( moi ces derniers jours )


   Et oui ; c’est mon cas ces derniers jours :  » J’en ai marre  » ! ….. » Ras le bol   » de tous ces ennuis plus ou moins importants , selon le point de vue des gens m’entourant ….

 » Marre  » des ennuis d’argents  , de ces malaises plus ou moins importants à répétition , marre d’écrire des billets que personne ou presque ne lit ni commente et ,cependant ne pas parvenir à stopper mes blogs !!

Alors : Un  » copier – coller  » de ce qu’on lit sur cette expression ……

 

C’est une histoire dont les racines absconses laissent toujours marris les linguistes. En effet, ce ne sont pas une, ni deux hypothèses qui ont été avancées par les lexicologues à travers les siècles, mais une dizaine.

  On se souvient par exemple de ces théories qui faisaient remonter le mot marre au terme marrement, qui signifiait chagrin du XIe au XIIIe siècles, marrance, pour affliction, faute légère entre le XIIe et XIVe siècles ou encore marrissement, qui s’employait dans le sens de déplaisir jusqu’au XVIe siècle.

De l’arabe andek, « tu as eu » ?
Sans oublier l’éventualité d’un emprunt à l’arabe andek « tu as eu », marra « une fois » c’est-à-dire « ça suffit », le mot marre a plongé la lexicologie dans un marasme de conjectures, très loin de la marrade…

Alain Rey, l’éminent linguiste et co-fondateur du dictionnaire Le Robert, s’est lui-même frotté à l’étymologie du mot, rapporte Georges Planelles dans son livre Les 1001 expressions préférées des Français.

    Impossible pour lui en effet de  » marronner  » cette affaire ! Selon le lexicologue, le mot marre serait issu du terme d’argot mar, maré endémique au XIXe siècle. Il s’est d’abord employé dans le sens de jeton, puis gage, gain, part due au XVe siècle. « Avoir son mar », c’était ainsi « avoir son compte », c’est-à-dire « avoir ce qu’il faut ».

   Plutôt marrant, n’est-ce pas ?

KLIK

 » casser sa pipe « ?


( parceque çà va bien finir par m’arriver …..: Encore un fort malaise aujourd’hui …)

D’où vient l’expresssion  » casser sa pipe  » ?pipe

Au XVIIe siècle, l’expression n’a rien à voir avec la mort : elle désigne le fait de se mettre en colère. C’est de rage qu’on casse alors sa pipe en la jetant à terre, mais, plus sûrement encore, en desserrant les dents pour vociférer.

L’expression change de sens

L’expression change de sens au XIXe siècle, au moment des guerres napoléoniennes. Lors des opérations, les chirurgiens militaires autorisent les blessés à fumer, dans leur pipe, un mélange de tabac et d’opium qui les plonge dans un demi-sommeil. C’est l’ancêtre des anesthésiques ! Lorsque le patient décède, il n’est pas rare que sa pipe se brise en tombant au sol. Le fumeur n’est plus, paix à son âme…


 

 

 

 

 

 

 

 » être comme un coq en pâte  » ?


Pourquoi dit-on «comme un coq en pâte» ?

Être comme un coq en pâte c’est être choyé, vivre sans souci et placé dans un état de grand confort. Il existe deux explications à cette expression.

Selon la première, « être comme un coq en pâte » aurait pour origine une mixture utilisée lors des concours agricoles du 17ème siècle. Une pâte, une lotion particulière préparée par les fermiers étaient alors appliquée aux poules dans le but de les embellir ou du moins de faire briller leurs plumes.

Selon une seconde théorie, il s’agit de comparer une situation à un coq dans une cage, engraissé par gavage à base de pâtée ou bien d’un coq enfermé dans un pâté. Ainsi dans le dictionnaire de l’Académie de 1835 on compare à ce coq dont la tête sort d’un pâté un homme glissé confortablement dans son lit et dont seule la tête et visible. C’est donc la position du coq entouré de pâte qui serait l’explication.



Dans un cas comme dans l’autre la locution proverbiale a progressivement migré dans le langage populaire où elle s’est fixé jusqu’à aujourd’hui.

P.S: Ce n’est pas vraiement mon cas aujourd’hui !

boffff………


Quelle est l’origine de l’expression « joindre les deux bouts » ?

Avoir des difficultés à joindre les deux bouts signifie avoir des fins de mois difficiles, se trouver dans une situation financière problématique.

Cette expression trouverait son origine dans une mode vestimentaire datant du XVIème siècle, la collerette. A cette époque la tendance des cols montants à dentelle pour les femmes gagne les hommes. Au milieu du siècle la collerette devient un accessoire distinct de la chemise et prend le nom de « fraise ». Elle devient rapidement un signe de réussite sociale et financière.

Aussi certains nobles peu fortunés se faisaient confectionner des fraises démesurément grandes pour laisser croire à une immense richesse. Mais en conséquence cela élargissait considérablement la taille de leur tour de cou une fois habillé. Aussi durant les repas, leur serviette, dont il n’avait pas ajusté la taille proportionnellement à celle de la collerette, se trouvait être trop petite pour être nouée. Ils avaient donc au sens propre du mal à «joindre les deux bouts».

 

Par curiosité………


   » A tire larigot  »

On emploie assez souvent cette expression ici et dans ma région d’origine avec le sens : ….

En grande quantité, énormément ou même excessivement.

Origine :

Cette expression semble apparaître au début du XVIe siècle et n’était associée à l’époque qu’au verbe ‘boire’.

Ici, tirer veut dire « faire sortir un liquide de son contenant » (donc du vin de sa bouteille ou de son fût, par exemple).
A tire voulait dire « sans arrêt, d’un seul coup ».Résultat de recherche d'images pour "boire " à tire-larigot " illustrations"
Reste à comprendre le pourquoi du larigot.
Mais là, l’origine reste controversée.

La seule certitude, c’est que cette chose était une petite flûte.
L’expression vient-elle du fait que les flûtistes avaient, depuis très longtemps, la réputation d’être de grands absorbeurs de liquides variés ?
Vient-elle d’un amalgame avec l’ancienne expression « flûter pour le bourgeois » qui voulait dire « boire comme un trou » ?
Ou bien a t-elle des sous-entendus paillards, très répandus à l’époque, où on imagine bien ce que pouvait désigner ‘tirer sur une flûte’ (d’ailleurs, la ‘turlute’ est une abréviation de ‘turlututu’ qui était aussi une flûte) ?
A moins qu’on ait simplement comparé à une flûte la bouteille de laquelle le soiffard tire le liquide en quantité ?

Cette absence de certitude sur l’usage de ce mot ne permet pas non plus d’expliquer pourquoi c’est le larigot qui a été privilégié dans l’expression qui aurait aussi bien pu être à tire-flûte ou bien à tire-pipeau, par exemple.

Il y aurait aussi une autre explication:(Larousse du XXe siècle) :
Dans la cathédrale de Rouen se trouvait une très lourde cloche nommée ‘La Rigaud’ ou ‘La Rigaude’Résultat de recherche d'images pour "cloches d'èglise illustrations" (selon certains, parce qu’offerte à la ville par l’archevêque Eude Rigaud au XIIIe siècle). En raison de ses dix tonnes, elle était extrêmement difficile à mettre en branle et à faire sonner.
Ses sonneurs étant très vite assoiffés par l’effort intense à fournir sur les cordes, ils devaient vite boire ‘à tire la Rigaud’, qui se serait ensuite transformé en tire-larigot.