Tout le monde s’en moque et moi aussi mais…


Tour Eiffel : comment a été construite la Dame de fer

 

La construction de la tour Eiffel est intimement liée aux exploits technologiques de la seconde moitié du XIXe siècle. Et si aujourd’hui la vieille Dame scintille de mille feux, c’est  »d’une certaine façon » au nom de la science.

Avec ses 324 mètres de haut, antenne comprise, la tour Eiffel incarne avec fierté la capitale française. Pourtant, si sa construction émerge dans un contexte propice, celle qui aujourd’hui figure en tête des monuments culturels les plus visités au monde a failli connaître un destin écourté. Mais c’était sans compter sur l’entêtement d’un certain Gustave Eiffel, passionné par les prouesses techniques de son temps et passé maître dans l’art du fer. L’histoire de la tour Eiffel commence avec l’Exposition universelle de 1889, la 10e du nom en France, toutes initiées pour mettre en lumière les progrès technologiques galopants de l’époque. Décrétée par Jules Ferry pour fêter le centenaire de la Révolution française.

À l’origine, deux ingénieurs de l’entreprise Eiffel

C’est toutefois aux États-Unis, à l’Exposition universelle de Philadelphie en 1876, que l’idée d’une tour métallique de 300 mètres de haut voit le jour. Mais faute de financement, le projet en reste là. L’idée refait son chemin à Paris lors de l’Exposition universelle de 1878… mais le dossier s’écroule à nouveau. Jusqu’à ce que, en 1884, deux ingénieurs de l’entreprise Eiffel, Maurice Koechlin

M. Koechlin

et Émile Nouguier

Résultat d’images pour Émile Nouguier

, esquissent une tour en fer de 300 mètres de haut. C’est ce projet, validé par Gustave Eiffel

Résultat d’images pour Gustave Eiffel
G.Eiffel

, qui sera le clou de l’exposition de 1889 ! Si Eiffel n’est pas à l’initiative du projet, c’est lui qui le rend viable, en dépose le brevet au nom de ses collaborateurs, et bataille pour en assurer les fonds. Il en achètera enfin les droits.

Deux ans de travaux

La construction de la tour Eiffel commence en janvier 1887 et s’achève en mars 1889, à quelques jours de l’ouverture de l’Exposition. La plupart des éléments sont assemblés dans les ateliers Eiffel de Levallois-Perret.

Les ateliers?

Le secret de la dextérité du montage réside dans la préfabrication des 12 000 pièces. Inaugurée le 6 mai 1889, la tour Eiffel connaît un succès immédiat. Mais les jours de la tour Eiffel sont comptés car le contrat prévoyait un démontage au bout de 20 ans. C’est alors que Gustave Eiffel imagine ce qui deviendra son second coup de génie, rendre service à la science ! La Dame de fer servira de relais à toutes sortes d’expériences soutenues par le service public, station météo, liaison téléphonique hertzienne, réseau pour la télévision… Plus de 130 ans plus tard,  »la vieille » Dame n’a jamais été aussi populaire !

P.S:

La Tour devait être détruite vingt ans plus tard.   Mais, Gustave Eiffel

  parvint à la » sauver » en démontrant l’intérêt scientifique qu’elle pouvait avoir : Télégraphie, radio, et…télévision…Il obtint » gain de cause » lol …Aujourd’hui, le monument accueille plus de 7 millions de touristes par ans !  

C’était il ya environ….


tour Eiffel130 ans :

 

   Dans la soirée du 19 août 1889, un coup de foudre frappa pour la première fois le paratonnerre de la tour Eiffel  , quelques mois après son installation, sans causer d’accident et en démontrant que les visiteurs n’avaient absolument rien à craindre, même en cas d’orage violent
   Au moment de l’incident, le chef du service électrique, Monsieur Foussat, se trouvait sur la plate-forme supérieure pendant l’orage. La pointe de bronze, avec bout de platine, qui terminait la tige centrale se trouvant au sommet de la tour, avait été enlevée quelques semaines auparavant parce qu’elle éprouvait des oscillations qui faisaient craindre sa chute.
    Vers 9h45 du soit, une décharge eut lieu sur le paratonnerre principal du sommet ; elle fut accompagnée d’un bruit épouvantable, analogue à la détonation de deux pièces d’artillerie d’un petit calibre. Quelques gouttelettes rouges se détachèrent de la pointe, probablement dues à la combustion dans l’air de parcelles de fer volatilisées. On remarqua, en effet, que l’écrou qui terminait la tige portait de petites bavures, qu’il fut nécessaire de limer pour remonter une aigrette de pointes.
   Sur les paratonnerres de la plate-forme, on aperçut des fusées lumineuses, accompagnées d’un crépitement très manifeste. Le gardien du phare était près de son appareil, deux hommes manœuvraient les projecteurs sur la plate-forme, et Foussat était lui-même adossé à la rampe, regardant le paratonnerre du phare. Il est intéressant de signaler qu’aucune de ces quatre personnes n’éprouva la moindre secousse du coup de foudre ; cependant ; à cause de l’abondance de la pluie et de la possibilité d’un danger dans le cas d’une nouvelle décharge, les projecteurs furent éteints, et les trois personnes qui se trouvaient sur la plate-forme rentrèrent dans les laboratoires.
    Sur la troisième plate-forme se trouvaient quelques personnes qui se préparaient à descendre ; elles entendirent distinctement les deux détonations. Une certaine panique se produisit, et une dame se trouva mal de frayeur. Sur les deuxième et première plates-formes et au pied de la Tour, on entendit un crépitement et un bruit de ferraille ; mais, fait curieux, le bruit fut plus fort au pied de la Tour et sur la première plate-forme qu’à hauteur de la deuxième.

  ( Chromolithographie représentant la Tour Eiffel lors de l’Exposition universelle de 1889 ) : Tour-Eiffel expo universelle
     Un nuage qui était descendu jusqu’à la hauteur du phare se trouva vivement éclairé.      Après l’orage, un homme fut envoyé au sommet pour examiner les dégâts, et constat que le paratonnerre était légèrement tordu. La Tour n’avait, du reste, nullement souffert, et les personnes qui se trouvaient aux différents étages n’avaient éprouvé aucune secousse. Les instruments météorologiques placés au bas du paratonnerre ne subirent aucun dommage. Bêtes et gens n’avaient rien à redouter, car 2000 pigeons ! (qui se trouvaient ce soir-là à la troisième plate-forme pour un lâcher à faire le lendemain matin ), ne ressentirent aucun malaise.
    Ce coup de foudre s’explique, en somme, par l’absence accidentelle de la pointe terminale qui faisant fonction de tige de paratonnerre. Il prouve que la communication de la tour avec le sol est parfaite quand, la pointe terminale du paratonnerre est en bon état.