» Vous êtes sur docteur ?  »


 

 

        » FUMER TUE  » : Aujourd’hui , on ( je ) lit ces mots en lettres capitales et  » grasses  » sur tous les paquets de cigarettes et de tabac vendus ( de moins en moins ) dans les commerces carotte-tabacburalistes …..Bien que fumeur , je ne peux nier que cette affirmation est vraie , scientifiquement démontrée ….( il suffit de regarder un radio des poumons d’un fumeur

Poumons

 ) …En plus , çà  » tue  » aussi le compte en banque  !

   Pourtant , au 17 ème siècle , la vision du tabac était tout à fait différente , beaucoup plus positive et même ….médicale !

   Par exemple , j’ai lu qu’il était recommandé , pendant les épidémies de peste  , de faire fumer les enfants en classe ! Ceci pour éviter la propagation du virus …..Et même que , plus tard , au début du 20 ème siècle , on n’hésitait pas à utiliser un mélange de de feuilles de tabac plant-de-tabacbrûlées et de  » lanoline  » ? pour soigner les plaies , ulcères et autres  » affections peu ragoûtantes  »  ! 

Fernand Reynaud F.Reynauds’en serait donné à cœur joie :  » Tonton pourquoi tu tousses ?  » … » Parce que je me soigne  » lol 

Les armes les plus…..


débiles de l’histoire lol ( quelle arme n’est pas  » débile  » ? )

 

   -Le canon double (ou canon à double-baril), le plus gros canon de tous les temps, le canon allemand « le gros gustav », ou Schwerer Gustav, les chiens antichars soviétiques (chiens de guerre), le char russe Tsar de la première guerre mondiale ou les mines nucléaires anglaises Blue Peacock de l’après seconde guerre mondiale sont au programme de la vidéo. -Schwerer Gustav (Lourd Gustav) est le nom d’un canon de très gros calibre monté sur rails et fabriqué en deux exemplaires pour la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Faisant suite aux canons à longue portée, comme les Pariser Kanonen expérimentés lors de la Première Guerre mondiale, ils ont été développés et fabriqués par Krupp AG durant les années 1936-1941 sous le nom officiel de 80 cm Kanone (E) Schwerer Gustav.

  -Les chiens antichar, appelés aussi chiens-bombe ou chiens-mine, étaient des chiens de guerre dressés pour transporter des explosifs sous les chars et les véhicules blindés où ils explosaient, détruisant le char et tuant le chien !!!!. Cette technique fut utilisée par l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale contre les chars allemands.

-Le Tsar (aussi connu sous le nom de Нетопырь, Netopyr, signifiant  » chauve-souris Pipistrellus  », ou Char Lebedenko, d’après le nom de son inventeur), est un prototype de blindé russe développé pendant la Première Guerre mondiale. Le projet fut abandonné après les premiers essais, qui déterminèrent que le char n’était pas assez puissant et qu’il était vulnérable à l’artillerie. Le char était original par son concept, basé sur une motricité par tricycle et non par des chenilles. Les roues avant avaient presque 9 m de diamètre et la roue arrière, plus petite, seulement 1,5 m de hauteur pour assurer une bonne manœuvrabilité. La tourelle canon supérieure mesurait presque 8 m, la coque presque 15 m de longueur avec deux canons supplémentaires dans les  » sponsons  » . D’autres armes équipaient le ventre de la structure.

   Le véhicule fut surnommé Netopyr parce que le prototype, incliné vers l’arrière par sa petite roue, ressemblait à une chauve-souris en train de dormir. Les énormes roues avaient été conçues pour franchir des obstacles importants mais, à cause d’erreurs de calcul sur le poids du système, la petite roue arrière s’enfonçait facilement dans la boue et la terre molle, tandis que les grandes ne suffisaient pas à sortir l’engin de cette situation. Ces défauts furent jugés rédhibitoires lors de plusieurs tests ratés devant une haute commission en août 1915.  Le char fut laissé là où avaient eu lieu ces essais, à environ 60 km de Moscou, jusqu’à ce qu’il soit déplacé et mis à la ferraille en 1923.

  -Une mine terrestre est une charge explosive conçue et placée de façon à être déclenchée, par l’action involontaire de l’ennemi, au passage de personnes (mine antipersonnel) ou de véhicules (mine antichar ou antivéhicule). Les Allemands mirent au point une bombe bondissante, la mine-S, qui sera utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, une conception toujours actuelle. Elle permet de projeter la charge au-dessus du sol pour assurer une dispersion plus efficace du shrapnel. Durant ce conflit, les mines ont été responsable de 5 % des pertes militaires. Des mines à charge nucléaire ont été développées, en version navale et terrestre, comme la mine britannique Blue Peacock (le paon bleu) ou la Medium Atomic Demolition Munition (Munition moyenne atomique de démolition).

C’était il y a….


   environ 65 ans …Le 31 janvier 1955 :

   Dans une petite maison située dans un hameau à la frontière belge / Ardennes , à la lisière d’une magnifique forêt ….Une jeune femme âgé de 22 ans mettait au monde un enfant ( un garçon ) …. » On  » accouchait chez soi à cette époque , dans ces endroits isolés …..

Cette femme , très belle , prénommée Thérèse était  » assistée  »  lors de cet accouchement par sa mère et une voisine ….. » On  » m’a dit que la venue au monde du bébé ne fut pas facile  : Quand il est  » sorti  » , il avait parait il , le crâne  » déformé  » ! ….Une des femmes présentes se chargea du  » problème  » via quelques manipulations ………..

Le père ?  C’était un jeune homme âgé de 23 ans environ …..Lui était absent : Il était en forêt pour son travail ( il était bûcheron ) ……Un ami de la famille se proposa pour aller l’avertir de l’événement ….Arrivé au campement , la  » hutte  » des bûcherons , il fut accueilli  » à bras ouverts  » …..et pour fêter çà , lui et ses amis se soûlèrent  au  » gros rouge  »  ……

Quand il revint ( trois jours après) , çà première question fut , parait il :  » Comment allons nous l’appeler ?  » ………Comme il était d’origine italienne , il proposa  » Francesco  » , mais la majorité n’était pas d’accord ….Alors ils optèrent pour Francis .

Ce garçon fut le premier des quatre enfants ( 3 garçons et une fille : Francis ,Alain né en 56 ,Gérard en 59 et Anita en 62 )…….

   Ce 31 janvier , j’ai reçu pas mal d’appels téléphoniques , la visite de Emmanuel  car , bien sur, cet enfant , c’était moi .

L’huile de palme ?


   On voit , entend de plus en plus dans les spots publicitaires sur un tas de produits ( comme Nutella par ex. ) :  » garantie sans huile de palme  »   : Du coup je me suis demandé pourquoi cette huile serait mauvaise pour la santé ?

On entend régulièrement des critiques sur l’huile de palme. Présente dans de nombreux produits alimentaires de notre quotidien, sa consommation serait néfaste pour notre santé et sa culture nuirait à notre environnement. Mais qu’en est-il réellement ? 

Qu’est-ce que l’huile de palme ?

L’huile de palme est issue du fruit du palmier à huile, cultivé dans les zones tropicales humides, principalement en Indonésie et en Malaisie. Brute, elle possède une vive couleur rouge due à une forte teneur en carotène, ce qui lui vaut le nom de  » red palm oil  » en anglais. En Europe, elle est consommée raffinée, c’est-à-dire décolorée et désodorisée.

Comment est-elle utilisée ?

Elle est utilisée dans différentes industries :

En agroalimentaire (80 % de la production). Elle entre dans la composition de biscuits, pâtisseries, pâtes à tartiner, margarines, huiles de friture et tous types de préparations alimentaires.

En oléochimie (19 % de la production). Elle est utilisée pour la fabrication de cosmétiques, bougies, produits pharmaceutiques, cuir, agrochimie, peinture, électronique…

   Comme biodiesel (1 % de la production) en alternative au carburant pour moteur diesel.

  Son profil nutritionnel de l’huile de palme ?

    Comme toutes les huiles, l’huile de palme est composée de quasiment 100 % de lipides (graisses), mais contrairement aux autres huiles végétales qui contiennent très peu d’acides gras saturés (11,5 % dans l’huile de tournesol, 7,6 % pour le colza, 15,1 % pour l’olive), l’huile de palme contient environ 50 % d’acides gras saturés dont l’acide palmique et l’acide oléique. Or, il est aujourd’hui démontré que les acides gras saturés augmentent le cholestérol, ont un effet pro-inflammatoire et réduisent l’insulino-sensibilité à dose élevée (risque de diabète de type II). De plus, ces deux acides gras ne sont pas  » essentiels  », c’est-à-dire non indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, contrairement aux acides gras essentiels comme les oméga 3 et 6.

   C’est également en raison de sa forte teneur en acides gras saturés que l’huile de palme est dite  » concrète  », c’est-à-dire solide à température ambiante, alors que la grande majorité des huiles végétales sont liquides. Concernant les vitamines, l’huile de palme est riche en vitamine E, même après raffinage. Cette vitamine est antioxydante, joue un rôle protecteur de la santé cardiovasculaire et pourrait réduire le risque d’apparition de certains cancers. En outre, l’huile de palme brute est également très riche en carotène (500 à 2000 mg/kg) par rapport aux autres huiles végétales (100mg/kg), mais il est éliminé lors du raffinage (décoloration et désodorisation).

 

Pourquoi l’huile de palme est-elle toujours utilisée malgré les polémiques ?

Bien que l’huile de palme soit aujourd’hui montrée du doigt pour son effet nocif sur la santé et l’écologie (problème de cohabitation avec les dernières zones importantes de biodiversité situées dans les zones tropicales humides, déforestation essentiellement en Asie et demain en Afrique), la forte teneur en acides gras saturés de l’huile de palme présente cependant un certain nombre d’avantages :
 Pour l’alimentation et la santé :

Elle donne goût et texture aux produits alimentaires (onctuosité, croquant, croustillant),

      Elle permet aux produits de mieux résister à l’oxydation, c’est-à-dire de ne pas rancir rapidement,

      Elle permet de résister aux traitements thermiques car les acides gras saturés sont stables en cuisson et friture,

     Elle permet d’offrir une alternative aux matières grasses hydrogénées comportant notamment des acides gras trans, qui seraient encore plus mauvais au niveau cardio-vasculaire.

Pour l’agriculture et le développement de certaines régions :
La culture du palmier à huile assure 39 % de la production mondiale en huile végétale en occupant seulement 7 % des surfaces agricoles en oléagineux et avec des coûts de production inférieurs de 20 % à ceux du soja par exemple.
   De plus, elle représente une importante source de devises pour les économies locales productrices.

Cependant , il est à noter :

Les Français ne consomment que 2 kg en moyenne d’huile de palme par personne et par an. Cette faible consommation ne constitue pas réellement de problème nutritionnel aujourd’hui, mais s’inscrit dans un contexte d’excès des apports en lipides et surtout en acides gras saturés. Ainsi, il est avant tout important de veiller à équilibrer son alimentation dans l’ensemble et de limiter la consommation de produits gras issus de l’industrie agro-alimentaire (gâteaux, biscuits, pâtes à tartiner..).

     Les alternatives à l’huile de palme dans les technologies alimentaires ne sont pas satisfaisantes pour le moment, ni sur le plan de la texture, ni sur le plan nutritionnel.

    Depuis 2008, il existe une initiative internationale délivrant une certification et favorisant la promotion d’une huile de palme durable. Cette certification RSPO (Roubdtable on Sustainable Palm Oil) repose sur 8 principes et 39 critères. Aujourd’hui, 10 % de la surface mondiale plantée est certifiée RSPO et des initiatives nationales se développent (Indonesian Sustainable Palm Oil, Malaysian Sustainable Palm Oil). Même si le respect de l’ensemble d’une chaîne de production durable est difficile à mettre en place, « »les consommateurs occidentaux ont la possibilité de tirer la filière vers le haut en exigeant des transformateurs le respect des normes existantes de durabilité, et en encourageant leur amélioration  ».

Pour compenser…..


….l’émotion ? , tristesse du billet précédent :

Autre version :

les paroles:

 ( Extrait de l’opérette TOI C’EST MOI )

 

Pedro]:
L’amour, ce fruit défendu
Vous est donc inconnu ?
Ah ! Cela se peut-il,
Joli petit bourgeon d’avril ?
[Honorine]:
Ah ! Je ne l’ai jamais vu,
Jamais vu ni connu,
Mais mon cœur ingénu
Veut rattraper, vois-tu,
Tout le temps perdu !

[Pedro]:
Ah ! Rien ne vaut pour s’ aimer
Les grands palétuviers,
Chère petite chose !

[Honorine]:
Ah ! Si les palétuviers,
Vous font tant frétiller,
Je veux bien essayer…

{Refrain:}
[Pedro]:
Ah ! Viens sous les pa …

[Honorine]:
Je viens de ce pas,
Mais j’y vais pas à pas !

[Pedro]:
Ah ! Suis-moi veux tu ?…

[Honorine]:
J’ te suis, pas têtu’,
Sous les grands palétu …

[Pedro]:
Viens sans sourciller,
Allons gazouiller
Sous les palétuviers

[Honorine]:
Ah ! Sous les papa papa
Sous les pa, les létu,
Sous les palétuviers …

[Pedro]:
Ah ! Je te veux sous les pa,
Je te veux sous les lé,
Les palétuviers roses …

[Honorine][Pedro]:
Aimons-nous sous les palé,
Prends-moi sous les létu,
Aimons-nous sous l’ évier !…

 

{2ème couplet:}

[Pedro]:
Ah ! Ton cœur me semble encor’
Hésiter cher trésor,
Mais je veux tout oser
Pour un p’tit, tout petit baiser !

[Honorine]:
Un vertige m’éblouit ,
Un baiser c’est exquis ! …
Même un p’tit tout petit,
Je crains d’être pour lui
L’objet du mépris !…

[Pedro]:
Non, le mépris, je t’en prie,
Ce n’est pas dans mes prix ,
Car je suis pris, mignonne !…

[Honorine]:
Ah! mon coeur est aux abois,
Tu peux prendre ô mon roi,
Mon corps au fond des bois …

{au Refrain}

[Pedro]:
Près des arbres enchanteurs
Viens goûter les senteurs
Ce cocktail où se mêlent
Le gingembre avec la cannell’

[Honorine]:
Oui c’est l’ effet du tropique
Qui me pique , pic, pic, pic…
Je sens les muscadiers,
Je sens les poivriers
Et les bananiers !…

[Pedro]:
Le parfum des néfliers
Et des doux pistachiers
N’ vaut pas l’étuvier tendre …

[Honorine]:
Tous ces arbres tropicaux
Vous incitent aux bécots,
Allons-y mon coco !…

{au Refrain}

Si je comprends bien
Tu me veux mon chien
Sous les grands palé…
Tu viens !…

C’était il y a environ140 ans ….


  Le 22 octobre 1879, un bricoleur de génie invente l’éclairage électrique.
Après de nombreux  essais  témoignant d’une rare détermination, l’Américain Thomas Edison réussit à produire un éclairage durable en faisant passer du courant à travers un filament de carbone, dans une ampoule sous vide.
Cette première lampe à incandescenceEdisonlampe dure pendant quarante heures.
Elle enthousiasme les U.S.A et va révolutionner les sociétés humaines…..
   C’en est fini de l’éclairage au gaz ou au pétrole, odorant et dangereux, qui avait remplacé un siècle plus tôt les chandelles de suif et les cierges de cire, eux-mêmes apparus au Moyen Âge en substitution aux lampes à huile de l’Antiquité.
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Un bricoleur de génie :
Né à Milan (Ohio) 32 ans plus tôt, Thomas Alva Edison est éduqué par sa mère. Dès l’âge de douze ans, il multiplie les  »petits boulots »  tout en menant les expériences scientifiques.
   À 22 ans, il vend son premier brevet et reçoit 40.000 dollars pour perfectionner une machine à transmettre les cours de la Bourse. C’est la fin de la galère.
L’inventeur en herbe ouvre alors  dans le New Jersey une première usine dédiée au matériel télégraphique. Véritable bourreau de travail, il aurait dit à ses collaborateurs :    »Le génie, c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration  » . Mais il trouve tout de même le temps de se marier……..
En 1877, Edison invente le phonographe, avec un cylindre tournant sur lequel est enregistrée la voix humaine. Cet appareil, qu’il appelle avec tendresse son  » baby  », le rend un peu  célèbre.
L ‘année suivante ,  il atteint les  » sommets de la gloire  » avec l’invention de l’ampoule électrique. En homme d’affaires avisé, il installe à New York un générateur de courant pour alimenter les ampoules qu’il vend à la municipalité.
Les temps modernes :
Fort de ses succès, Thomas EdisonT.Edison fait bâtir à West Orange (New Jersey) un nouveau complexe de recherche dix fois plus grand que le précédent, avec pas moins de cinq mille employés et chercheurs.
  Il industrialise lui-même ses inventions. Ses entreprises sont regroupées dès 1892 en une seule du nom de General Electric (GE), dont le capital ne tarde pas à lui échapper.         ( Elle figure encore aujourd’hui parmi les principales multinationales et fabrique des moteurs d’avion aussi bien que des logiciels ou de petits équipements électroniques.)

    Thomas Edison connaît plusieurs  » déconvenues  »  :  Ainsi il voit son phonographe à cylindre détrôné par le disque. Mais, indestructible, il se relève à chaque fois, jusqu’à cumuler un total de 1093 brevets !
    Convaincu de la supériorité du courant continu, il dédaigne le courant alternatif inventé par un autre physicien de génie, Nikola Tesla.
  En 1891 il dépose le brevet d’ un appareil individuel à reproduire les images animées, le kinétoscope. Mais son appareil passe à la trappe après la présentation à Paris, du cinématographe des frères Lumière.
    Le prestigieux inventeur meurt en pleine gloire le 18 octobre 1931 à West Orange. Trois jours plus tard, en signe d’hommage, les États-Unis se plongent dans l’obscurité pendant une minute.

Energie , pétrole…….


Long, trop long ! Mais j’avais envie de  » fouiller  »un peu le sujet  ( je laisse les coms ouverts mais……Si rien : Logique )

La diplomatie du pétrole

    Que serait notre époque  sans le pétrole ? Aucune civilisation n’a été autant que la nôtre dépendante à ce point d’une ressource naturelle et il est difficile d’imaginer qu’elle était presque inconnue il y a un siècle et demi.

    Après la découverte d’un gisement en Pennsylvanie en 1859 par le  » colonel  »  Drake, le pétrole devient un produit-clé de l’économie moderne. D’abord utilisé dans l’éclairage domestique, sous la forme de pétrole  » lampant  », on l’utilise  dans les transports, le chauffage et la production d’électricité. Le succès de l’automobile, avant la Grande Guerre,  augmente  la consommation de pétrole, sous forme d’essence.
   Très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur : John Davison Rockefeller, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle. Sa société en arrive à posséder 80% du marché du raffinage américain, avant que la législation anti-trusts ne l’oblige à se scinder en 33 sociétés théoriquement indépendantes.
   En ce début du XXIème siècle, les pays exportateurs de pétrole comme le Nigeria de Boko Haram, le Venezuela de Chavez et Maduro ou encore l’Algérie de Bouteflika témoignent bien malgré eux de la  » malédiction de l’or noir  ». Trop de richesses faciles débouchent sur le népotisme  ( Le népotisme est la tendance de certains supérieurs d’ institutions, à favoriser l’ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu’ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l’intérêt général., la corruption à grande échelle, les investissements indiscriminés et pour finir, la misère et la désespérance…)

  Un enjeu géostratégique :
    Le Moyen-Orient, dont on commence à deviner les immenses réserves d’or noir, va devenir au XXe siècle un acteur-clé du secteur, attisant les convoitises des grandes entreprises et des États occidentaux.
Un homme d’affaires britannique, William Knox d’Arcy  W K d'Arcy, obtient en 1901 une concession pétrolière en Perse, sans jamais y avoir mis les pieds. Il fonde une compagnie qui fait son entrée en bourse le 19 avril 1909 sous le nom d’Anglo-Persian (aujourd’hui BP).logo =>BP logo
Tout s’accélère avec, en 1911, la décision du Premier Lord de l’Amirauté, un  » certain » Winston Churchill, de convertir au pétrole la flotte de guerre britannique, la Royal Navy.
Ses navires deviennent ainsi beaucoup plus rapides que ceux fonctionnant au charbon, comme les navires allemands. Mais par cette décision, la Grande-Bretagne, qui est encore la première puissance mondiale, devient dépendante des gisements pétroliers d’outre-mer et en particulier du Moyen-Orient.
Pour assurer ses approvisionnements, le gouvernement britannique prend une participation majoritaire dans la société de William d’Arcy et lance la construction d’oléoducs géantsoléoduc à travers la Perse, vers les terminaux du Golfe.

   » Monsieur 5%  »
     À la fin du XIXe siècle, un jeune ingénieur du nom de Calouste Gulbenkian Gulbenkian ( Gulbenkian âgé ) 

    fils d’un riche négociant arménien d’Istanbul, a été chargé par le gouvernement ottoman d’un rapport sur les ressources pétrolifères de l’empire.
    Négociateur avisé, il participe à Londres, en 1903, au rapprochement de la compagnie anglaise Shell, propriété de Marcus Samuel, autrefois spécialisée dans la commercialisation de coquillages du Koweit !, et de la compagnie Royal Dutch, fondée à Sumatra (Indes néerlandaises) par l’ingénieur hollandais Aeilko Tans Zijlker et reprise en main par un autodidacte de génie, le Hollandais Henri Deterding.
   C’est ainsi qu’est fondée une entité   »binationale   »anglo-hollandaise, la Royal Dutch Shell, concurrente directe de la Standard Oil.
   Gulbenkian voit alors le pétrole perse lui échapper au profit de William d’Arcy. Mais il se rattrape en fondant en 1912 la Turkish Petroleum Company. Son but : l’exploitation du pétrole de Mésopotamie, autour de Mossoul.
    Il associe à son projet la Royal Dutch Shell, l’Anglo-Persian et la Deutsche Bank. Après la Première Guerre mondiale, les Allemands sont évincés de la compagnie au profit des Américains et des Français (Compagnie Française des Pétroles, CFP).
Gulbenkian va bénéficier jusqu’en 1940 d’une commission de 5% sur les bénéfices de la Turkish, ce qui lui vaudra le surnom de  » Monsieur 5%  » et une fortune colossale.  ( Il la dépensera dans le mécénat culturel, notamment à Lisbonne )… et dans un goût insatiable pour les très jeunes demoiselles.!

Le pétrole dans la Grande Guerre :
Quand la Grande Guerre commence , personne ne soupçonne encore l‘intérêt militaire du pétrole… à part les amiraux britanniques, devenus dépendants de celui-ci. Sur une recommandation de Churchill ( Premier Lord de l’Amirauté ) , des troupes écossaises débarquent en Iran pour protéger les précieux champs pétrolifères de l’Anglo-Persian.
Les généraux se rendent compte à leur tour la fonction stratégique du pétrole dès la contre-offensive de la Marne, en septembre 1914, quand il s’agit de transporter au plus vite sur le front les troupes cantonnées à Paris.  (  On réquisitionne au besoin les taxis ).
    Plus tard, à Verdun, la mobilisation à grande échelle des camions sur la  » Voie sacrée  » VoieSacreepermet de bloquer l’offensive allemande. En 1917, enfin, c’est une armée américaine pratiquement complètement motorisée qui traverse l’Atlantique. Le pétrole est devenu en quatre ans une composante indispensable de la guerre.

Les  » Sept Sœurs  »
    La paix revenue, le pétrole devient le fluide vital des sociétés occidentales et un enjeu géostratégique de première importance, du fait du développement de l’automobile et de l’aviation. Il le restera jusqu’à nos jours.
En 1928, les patrons de Standard Oil of New Jersey (Walter Teagle), Anglo-Persian (John Cadman) et Royal Dutch Shell (Henri Deterding)deterding concluent dans le plus grand secret, à Achnacarry, en Écosse, un accord décisif en vue de se partager les réserves de pétrole du Moyen-Orient et de maintenir des prix élevés tout en s’évitant les désagréments d’une concurrence sauvage.!!!!
  Les autres grandes compagnies pétrolières vont rejoindre l’accord, formant un cartel surnommé  » les Sept Soeurs  »
L’accord sera gardé secret jusqu’en 1952. Cette année-là, le gouvernement américain le rend public pour obliger le cartel à jouer le jeu de la concurrence et baisser ses prix de façon à ce que les crédits accordés aux Européens dans le cadre du plan Marshall ne servent pas simplement à enrichir les pétroliers !
La Seconde Guerre mondiale se déroule  » dans une odeur de pétrole ». Au début de la guerre, Hitler bénéficie des importantes réserves roumaines tandis que les Anglais sont entièrement dépendants des livraisons américaines.
En envahissant l’URSS et en lançant prioritairement ses troupes vers le Caucase et ses fabuleux gisements, plutôt que vers Moscou, le Führer veut garantir ses approvisionnements. Mal lui en prend : Ses troupes rencontreront Stalingrad sur leur chemin et trouveront dans le Caucase des installations  détruites par  les Russes avant de se retirer.

Le pacte avec le diable :
    En 1944, un expert prend note des réserves fabuleuses de l’Arabie séoudite et en informe le président Roosevelt. Celui-ci, sitôt après la fameuse conférence de Yalta, rencontre le roi Ibn Séoud à Suez et lui offre sa protection  contre ses rivaux de l’intérieur et contre ses ennemis du Moyen-Orient.
   Ce pacte avec un personnage aussi peu recommandable que le souverain wahhabite se justifie aux yeux des gouvernants américains par la montée en régime des producteurs moyen-orientaux alors que la part des États-Unis dans la production mondiale de pétrole tombe au milieu du XXe siècle en-dessous de 50%.
Standard Oil of New Jersey et Mobil, deux héritières du trust Rockefeller, s’installent en Arabie aux côtés de petites compagnies déjà présentes.
C’est le début d’une alliance qui ne se démentira pas malgré l’obscurantisme de la dynastie séoudienne et l’implication des Séoudiens dans le terrorisme islamiste et les attentats du 11 septembre 2001. ( de quoi  se demander si les États-Unis ne sont pas aujourd’hui plus dépendants des Séoudiens que l’inverse.)
Dans le même temps, sitôt après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques tentent de provoquer une sécession dans l’Azerbaidjan iranien, riche en pétrole. C’est la première crise de la guerre froide. Les États-Unis  » montent au créneau  » et obligent Staline à reculer.
  Ces manigances des Grands inquiètent à juste titre les nouveaux dirigeants nationalistes du tiers monde.
  En 1938, le Mexique fut le premier pays à avoir osé nationaliser l’exploitation de ses gisements de pétrole. ( Il est vrai que les abus des compagnies sur le terrain justifiaient cette sanction ). En 1951 survient le drame iranien : le Premier ministre Mossadegh, qui avait tenté d’exproprier l’Anglo-Persian, est chassé du pouvoir par un coup d’État commandité par les Britanniques et la CIA. Du coup, il faudra attendre vingt ans avant qu’un autre pays ose nationaliser ses hydrocarbures. Ce sera l’Algérie. Succès mitigé.

  Guerre, misère et pétrole :
    En 1959, les compagnies pétrolières sont au sommet de leur puissance. Elles décident de réduire unilatéralement les redevances qu’ils versent aux États producteurs. C’en est trop pour ceux-ci. À l’initiative du ministre vénézuelien du pétrole, ils forment dès l’année suivante un consortium : l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole).
  Ses objectifs initiaux sont très modérés mais, une décennie plus tard, la guerre du Kippour de 1973 lui offre l’opportunité de révéler sa capacité de nuisance. Sur une injonction du ministre séoudien du pétrole Cheikh Yamani, l’OPEP décrète un embargo qui fait flambler les prix. L’organisation devient pour quelques années le maître des prix

Contrairement aux apparences, ce coup de force ne déplait pas aux compagnies pétrolières. Celles-ci, qui n’en demandaient pas tant, voient du coup leurs profits augmenter en flèche. Elles en profitent pour augmenter leurs investissements dans la prospection de nouveaux gisements.
  Ce premier choc pétrolier est assez rapidement absorbé par l’économie mondiale. Mais il n’en va pas de même du second, en 1978, qui provoque un effondrement de l’économie mondiale.
  Confrontés à une hausse brutale du prix du baril, les Occidentaux accomplissent de gros efforts d’économie sur le pétrole, si bien qu’au bout de vingt ans, à l’orée du XXIe siècle, il ne leur faut plus que 0,5 baril au lieu de 2 pour produire 1000 dollars de valeur ajoutée.
Les prix du pétrole s’effondrent et évoluent, sans que l’OPEP ni personne ne les maîtrise.
En 2004, les ventes mondiales de produits pétroliers représentent un total d’environ 2300 milliards de dollars, dont 500 milliards pour les coûts d’extraction et de production. La consommation se partage à peu près à égalité entre l’Amérique du nord, l’Europe et l’Asie (13 millions de barils par jour dans chaque région).
  Contrairement à une idée reçue, les produits pétroliers sont aujourd’hui bien moins chers qu’ils ne l’étaient avant le premier choc pétrolier, du fait de la modération des taxes et d’un choix collectif en faveur de la consommation d’énergie.
La malédiction de l’or noir
Fluide vital des sociétés modernes (pour quelques décennies encore), le pétrole est aussi à l’origine d’une maladie sociopolitique qui combine désindustrialisation et corruption, baptisée  » dutch disease  » (en référence aux Pays-Bas, qui ont initialement mal géré l’exploitation de leurs gisements de gaz !) ou  » malédiction de l’or noir  ».
    Pour de nombreux pays producteurs : Venezuela, Algérie, Nigeria, Angola, Gabon… il s’avère être une calamité sociale et un obstacle au développement, car mal  géré. Cela sans parler de ses dommages environnementaux : marées noires et contribution au réchauffement climatique.
Dans ces pays exportateurs de pétrole ou de gaz, les ressources du sous-sol sont souvent même un facteur de régression politique et sociale ainsi que d’appauvrissement pour la plus grande partie de la population. Cela vient de ce que les dirigeants détournent les redevances pétrolières versées par les compagnies étrangères pour à la fois s’enrichir à titre personnel, tisser un réseau de soutiens grâce à de généreux cadeaux, enfin financer une armée et des forces de sécurité intérieure pour garantir leur pouvoir.
Ils consolident également leur soutien populaire en distribuant des aumônes aux citoyens les plus pauvres, au risque de détruire le potentiel industriel et agricole du pays et de le rendre complètement dépendant des importations de produits alimentaires et manufacturés. C’est ce qui s’est passé au Venezuela avec le président Chavez. L’effondrement des recettes pétrolières sous le mandat de son successeur Maduro a achevé de ruiner le pays ; un paradoxe incroyable dans ce pays au potentiel agricole fabuleux et possédant les plus grandes réserves prouvées de pétrole du monde.
  Pour observer les effets de la  » malédiction de l’or noir  », on peut aussi comparer l’Algérie, riche de son pétrole mais aussi mal gérée qu’il est possible, à son voisin marocain, qui se développe vaille que vaille car son gouvernement ne peut compter que sur les impôts, eux-mêmes dérivés des richesses créées par les citoyens.