Quand je m’ennuie….


….que rien ne va , j’écoute çà ( entre autre ) …

Les paroles:

Il va mourir Le Bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Il marche dès le premier jour
Parce qu’un arrêt le condamne
S’il s’arrête aujourd’hui
C’est pour rendre son âme

Le Bohémien, il va mourir Le Bohémien
Il va mourir, il est mon frère
Serrant encore dans sa main
Un peu de terre

Il va faire son plus long chemin
Il était fils de la chimère
Et pourra dire je suis terrien
A Dieu le Père

Il va mourir Le Bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Ils n’entrent pas dans nos maisons
Les chants que le bon lui apporte
Et qui lui disent nous venons
Te faire escorte

Ils vont venir, ils vont venir les bohémiens
Certains de lointaines planètes
Et les enfants et les anciens
Marchent en tête

C’est un des leurs qui va partir
Et c’est une chance peut-être
Car cette race sans mourir
Va disparaître

Il va mourir Le Bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Et c’est la dernière chanson
Comme une dernière insolence
Avant que de baisser le front
Sur le silence

Qui nous dira, qui nous dira ce qu’il savait?
Il est parti dans la nuit noire
Emportant ce qu’il y avait
Dans sa mémoire

Il est au royaume des loups
Aux étoiles il cogne sa tête
Et danse sur les cheveux fous
D’une comète

C’en est fini du bohémien
Mais, citadins dormez tranquilles!
Sa mort n’est pas sur le chemin
Du centre ville

Les paroles:

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama
Qui a gagné, qui a perdu?
Nul ne le sait, nul ne l’a su
Qui s’en souvient encore?
Faudrait le demander aux morts

J’étais pas gros, je vous le dis
Les yeux encore ensommeillés
Mon père sur une chaise assis
Les pieds, les mains attachés
Et j’avais peur et j’avais froid
Un homme m’a dit :  »Calme-toi! »
Un homme qui était différent
Sans arme, mais il portait des gants
Une cravache qui lui donnait un air
Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
L’homme m’a dit :  »Ecoute-moi
Je vais te poser une question
La vie de ton père en répond
Dis-moi quelle est la capitale
Voyons… de l’Australie Australe? »
Je n’risquais pas de me tromper
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers
Une larme coulait sur la joue de mon père

Et j’avais peur et j’avais froid
J’ai dû pleurer aussi je crois
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire
 »C’est un brave homme, coupez ses liens!
Ton enfant tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir
Chacun son dû et son savoir »
Ils sont partis au petit matin clair
J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père

Il m’a serré fort contre lui
 »J’ai honte tu sais mon petit
Je me demandais, cette guerre
Pour quelle raison j’irais la faire?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire »
J’aurais voulu le retenir
Alors mon père m’a dit :  »Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident. »
Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant

Il était à Teruel et à Guadalajara
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama

Pour mon plaisir ….


Avant de dormir…………

Les paroles:

 

Vivre pour des idées
Il était à Teruel et à Guadalajara.
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama.

Qui a gagné, qui a perdu ?
Nul ne le sait, nul ne l’a su.
Qui s’en souvient encore ?
Faudrait le demander aux morts.

J’étais pas gros, je vous le dis,
Les yeux encore ensommeillés,
Mon père sur une chaise assis,
Les pieds, les mains attachés.
Et j’avais peur et j’avais froid,
Un homme m’a dit : «Calme-toi !»
Un homme qui était différent,
Sans arme, mais il portait des gants,
Une cravache qui lui donnait un air.

Un peu de sang coulait
Sur la joue de mon père.

Et j’avais peur et j’avais froid,
L’homme m’a dit : «Écoute-moi,
Je vais te poser une question,
La vie de ton père en répond :
Dis-moi quelle est la capitale,
Voyons… de l’Australie Australe ?»
Je n’risquais pas de me tromper,
On ne m’avait jamais parlé
Des grandes villes qui ont des noms si fiers.

Une larme coulait
Sur la joue de mon père.

Et j’avais peur et j’avais froid,
J’ai dû pleurer aussi je crois,
Mais l’homme a eu comme un sourire
Et puis je l’ai entendu dire :
«C’est un brave homme, coupez ses liens !
Ton enfant, tu l’éduques bien
Car tu as le sens du devoir,
Chacun son dû et son savoir.»
Ils sont partis au petit matin clair.

J’ai couru me blottir
Dans les bras de mon père.

Il m’a serré fort contre lui :
«J’ai honte, tu sais mon petit,
Je me demandais, cette guerre,
Pour quelle raison j’irais la faire ?
Mais maintenant je puis le dire :
Pour que tu saches lire et écrire.»
J’aurais voulu le retenir,
Alors mon père m’a dit : «Mourir
Pour des idées, ça n’est qu’un accident.»

Je sais lire et écrire
Et mon père est vivant.

Il était à Teruel et à Guadalajara.
Madrid aussi le vit
Au fond du Guadarrama.

Nostalgie……Le poing et la rose…..


Les paroles :

Tous, nous voulons vivre
Vivre libres nous voulons
Qui peut dire je suis libre ?
Dans le monde où nous vivons
Dans le monde où nous vivons
Dans le monde où nous vivons

Qui peut dire je suis libre ?
Quand je sais une prison
Un innocent doit y vivre
Tant que durent les saisons
Tant que durent les saisons
Tant que durent les saisons

Il n’y a pas d’homme libre
Un innocent meurt en prison
Un innocent meurt en prison
Un innocent meurt en prison

Car nous voulons, car nous voulons
La liberté qui nous fait envie
Et nous prendrons, et nous prendrons
Et nous prendrons pour changer la vie
Le poing et la rose, la rose et le poing
Le poing et la rose, la rose et le poing

Tous, nous voulons dire
En entrant dans la cité
En échange d’un sourire
J’ai connu la dignité
J’ai connu la dignité
J’ai connu la dignité

Que rien ne soit immobile
Dans notre vie de demain
Nos enfants vers l’impossible
Nous montreraient le chemin
Nous montreraient le chemin
Nous montreraient le chemin
Et je voudrais que leurs rêves
Viennent un peu bousculer les miens
Viennent un peu bousculer les miens
Viennent un peu bousculer les miens

Car ils voudront, car ils voudront
La liberté qui leur fait envie
Et ils prendront et ils prendront
Et ils prendront pour changer la vie

Le poing et la rose, la rose et le poing
Le poing et la rose, la rose et le poing

Une autre : La grande farce :

Les paroles :

« Enfin, je vais être ce que tu as voulu
Voici le jour des jours, une autre humanité
Ils vont enfin savoir pourquoi ils sont venus
Et le prix de la vie et de l’éternité

Je vais marcher la tête haute, me tenir droit
Tu peux me regarder tu seras fier de moi
Je vais chanter ton nom tout au long du chemin
Pour leur apprendre à vivre, leur montrer le divin

Ils peuvent me frapper et me jeter des pierres
Ils peuvent rire de moi, de ma bouche tordue
C’est vrai que ça fait mal sur les reins la lanière
C’est vrai que ça fait mal qu’ils me crachent dessus

Mais surtout n’aie pas peur, aie confiance en moi
Je sais je vais tenir parce qu’il faut que je tienne
Et chasser le désordre pour que ton ordre vienne
Pour qu’ils sachent enfin qu’ils ont besoin de toi

Mais ça fait mal tu sais, ça tourne dans ma tête
Mais ils frappent trop fort, je n’en peux plus déjà
Et ils chantent, ils rient, ils se croient à la fête
Parce qu’ils ne savent pas, parce qu’ils ne savent pas

Je ne sais pas non plus et je ne comprends pas
Mais je ne renie rien, j’ai accepté le rôle
Mais je ne savais pas le prix de chaque pas
Ton dessein est trop grand, trop grand pour mes épaules

Arrêtons maintenant et dis-leur s’il te plait
Oui dis-leur qu’ils me laissent m’en retourner chez moi
Surtout ne m’en veux pas, j’ai essayé tu sais
Le chemin est trop long et trop lourde la croix

Oh, viens je t’en supplie, viens pour que tout s’arrête
Et dis-leur maintenant ce qu’ils doivent savoir
Dis-leur tout si tu veux, mais maintenant arrête !
Je vais pleurer, je vais crier, j’ai peur du noir

Mais dis-leur maintenant, dis-leur que tu es Dieu
Dis-leur que tu es bon, généreux et puissant
Garde pitié de moi et regarde mes yeux
Deux trous d’éternité et de larmes de sang

Mais tu n’écoutes rien du haut de ton empire
Mais je suis à leurs pieds et je vais te maudire
Arrête maintenant ! Arrête, je n’en peux plus !
Je vais te faire honte et me pisser dessus

Non ça n’est pas Judas qui m’a trahi le plus
Même trente deniers, la pauvreté est garce
Judas criait famine, Judas marchait pieds nus
Mais toi, dis, toi, c’est pour la sainte farce !

Je voudrais maintenant, je voudrais qu’une femme
Me fasse enfin crier, tout comme au premier jour
Et tant pis pour l’enfer et tant pis pour mon âme
Mais avant de mourir, mourir aussi d’amour

Tu m’as fait fils de Dieu, sur l’épaule une croix
Et moi, je voulais vivre et avoir des enfants
Et vieillir près d’une femme qui me dirait parfois
«Tu t’en souviens dis, tu t’en souviens d’avant ?»

Enfin tu as gagné, enfin je me résigne
Je vais dire les mots, tous les mots que tu veux
Je vais jouer le jeu, je vais faire le signe
Pour que le feu enfin me délivre du feu

Je vais parler d’espoir et de miséricorde
Dire qu’il n’y a que toi quand on parle d’amour
Oui, mais je t’en supplie qu’ils tirent sur la corde
Et qu’ils frappent plus fort et qu’ils frappent plus lourd

Je sais que c’est la fin, que tu ne viendras pas
Moi je suis jeune encore et je suis vieux déjà
La parole donnée, c’est vrai j’ai cru en toi
Mais tu veux qu’on te craigne et tu ne m’aimes pas

Regarde-moi mon père, j’ai rempli mon office
Je t’ai suivi en tout, jusqu’au dernier supplice
Mais je crie maintenant, mais je crie maintenant
Sois maudit, sois maudit jusqu’à la fin des temps !

Oh non, je te le jure, je n’ai pas dit cela
Oh non, je t’aime, je t’aime et je n’aime que toi
Mais j’ai si peur, mais j’ai si peur et j’ai si froid ! »
Ainsi parlait Jésus sur son chemin de croix.

Hommage


Dommage ,je n’ai pas réussi à mettre la vidéo ….

Paroles de la chanson Le siècle des réfugiés :
Titre: LE SIECLE DES REFUGIES
Artiste: Leny Escudero
Paroles: Leny Escudero
Musique: Julian Escudero
Année: 1982

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

Ils sont toujours les bras ballants
D’un pied sur l’autre mal à l’aise
Le cul posé entre deux chaises
Tout étonné d’être vivant
Ils sont souvent les en-dehors
Ceux qui n’écriront pas l’histoire
Et devant eux c’est la nuit noire
Et derrière eux marche la mort

Ils sont toujours les emmerdants
Les empêcheurs les trouble-fêtes
Qui n’ont pas su baisser la tête
Qui sont venus à contre temps
Dans tel pays c’est mal venu
Venir au monde t’emprisonne
Et chaque jour on te pardonne
Puis on ne te pardonne plus

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre
Des humiliés
Des sans logis
Qui tremblent
Les oubliés
Aux mal-partis
Ressemblent

On peut souvent les voir aussi
Sur les photos des magazines
Essayant de faire bonne mine*
Emmenez-moi au loin d’ici
Ils ont des trous à chaque main
C’est ce qui reste du naufrage
Ils n’ont pas l’air d’être en voyage
Les voyageurs du dernier train

Ils sont toujours les séparés
Le cœur perdu dans la pagaille
Les fous d’amour en retrouvailles
Qui les amènent sur les quais
Et puis parfois le fol espoir
Si elle a pu si elle arrive
De train en train à la dérive
Et puis vieillir sans la revoir

J’ai vécu
Au siècle des réfugiés
Une musette au pied de mon lit
Avec la peur au ventre