C’était il y a environ…


.….174 ans : Le 27 avril 1848

Abolition de l’esclavage en France :

Le gouvernement de la République française publie les décrets d’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises .Sont concernées essentiellement les vieilles colonies héritées de l’Ancien Régime, dont l’économie dépend encore sur les grandes plantations sucrières.

Le long parcours des abolitionnistes :

Peu après son introduction dans les colonies des Amériques en 1537, l’esclavage avait été condamné par le pape Paul III

le pape Paul III ?

mais les injonctions pontificales n’avaient pas eu plus de succès chez les planteurs d’Amérique qu’elles n’en ont aujourd’hui en matière de morale sexuelle. C’est qu’à la Renaissance, la papauté ne pouvait déjà plus, comme au Moyen Âge, faire fléchir les dirigeants chrétiens en agitant la menace de l’ excommunication .

Sous la Révolution française, les députés de la Convention abolissent l’esclavage  une première fois pour calmer la révolte des esclavages  dans les colonies des Antilles et empêcher l’Angleterre de s’en emparer. Mais Napoléon Bonaparte revient sur cette mesure et légalise l’esclavage  le 20 mai 1802.

Les Anglais, sous la pression des sociétés philanthropiques d’inspiration chrétienne, se montrent plus résolus. Ils abolissent la traite le 2 mars 1807 et l’esclavage le 26 juillet 1833 avec le  » Slavery Abolition Act  ».

Les libéraux et philanthropes français sont tout aussi disposés que leurs homologues d’outre-Manche à éradiquer cette institution indigne . Ils sont soutenus dans les colonies par les  » libres de couleur  » (affranchis) qui, n’en pouvant plus de brimades et d’humiliations, ont pris le parti des esclaves. Mais ils sont entravés dans leur combat par les groupes de pression des riches planteurs. Le traumatisme de la guerre qui a mené à l’indépendance d’Haïti et le ressentiment des anciens planteurs de Saint-Domingue jouent aussi contre eux.

En 1831, une loi supprime dans les colonies françaises toutes les entraves aux affranchissements. La même année, une convention franco-britannique autorise le  » droit de visite  » par les navires de guerre des deux pays sur les navires marchands de toutes nationalités suspectés de pratiquer la traite négrière.

En 1845, une loi interdit les châtiments corporels et le fouet !… Ces dispositions laissent espérer une disparition progressive de l’esclavage mais cela ne suffit pas aux abolitionnistes, réunis au sein de la Société française pour l’abolition de l’esclavage, fondée en 1834.

De nombreux esclaves fuient les colonies françaises vers les îles des Antilles anglaises (Dominique, Antigua, Montserrat, Sainte-Lucie…).

Tableau "Bataille de Saint Domingue", révolte des esclaves, par January Suchodolski en 1845. Musée National de Pologne, Varsovie. © Wikimedia Commons, domaine public.

(Tableau « Bataille de Saint Domingue », révolte des esclaves, par January Suchodolski en 1845 )

Le mouvement abolitionniste en France

La Société française pour l’abolition de l’esclavage est fondée dès 1834 . Le Martiniquais Cyrille Bissette …..

Cyrille Bissette ?

……..demande en juillet 1835, l’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises et propose un plan de réorganisation sociale sans esclavage, comportant un décret pour l’instruction primaire gratuite et obligatoire. Il est banni de Martinique  après avoir réclamé pour les  » hommes de couleur  » (mulâtres, métis), des droits civiques égaux à ceux des colons.

Tableau "Femmes de couleur libres avec leurs enfants et leurs servantes", par Agostino Brunias vers 1780-1790. Brooklyn Museum, New York. © Wikimedia Commons, domaine public.

Tableau « Femmes de couleur libres avec leurs enfants et leurs servantes », par Agostino Brunias.

En mai 1840, une commission est instituée par décision royale, pour examiner les questions relatives à l’esclavage et à la condition politique des colonies. Ses travaux qui se poursuivent jusqu’en 1843, font évoluer la réflexion sur la nécessité de l’émancipation. Les assemblées parlementaires refusent l’idée d’une indemnité à verser aux colons après l’abolition, comme l’a fait le gouvernement britannique. Les lobbies des planteurs et des armateurs qui pratiquent la traite esclavagiste, opposent une résistance farouche à toute modification du système existant.

Les lois Mackau

Mackau ?

de juillet 1845, du nom du ministre de la Marine et des Colonies , modifient théoriquement la vie des esclaves : leur instruction devient obligatoire, le respect du repos le samedi pour la culture de leur lopin de terre, de nouveaux horaires de travail, la possibilité d’acheter leur liberté grâce à un pécule qu’ils se constituent par des travaux extérieurs à la plantation ou la vente de leur production. Ces nouvelles mesures sont très mal reçues dans les colonies, où les conseils de planteurs s’empressent d’amender ou d’annuler les textes.

Tableau "La traite des esclaves" ou "Esclaves sur la côte ouest de l'Afrique" par François Auguste Biard en 1835. Wilberforce House Museum, Hull, Grande Bretagne. © Wikimedia Commons, domaine public.
Tableau « La traite des esclaves » par F.A Briard (1835)

Victor Schoelcher, bataille pour l’abolition

A partir de 1840-1841, lors d’un voyage aux Antilles , le journaliste Victor Schoelcher entreprend de s’attaquer au système de l’esclavage, estimant que  » les colons ne sont pas compétents pour discuter de l’émancipation des noirs  ». Il décrit minutieusement ce qu’il observe, ce qu’il lit dans les documents judiciaires que lui confient des magistrats souhaitant dénoncer le système esclavagiste colonial. Il publie des descriptions précises sur le travail, la vie quotidienne des esclaves, les moyens de résistance qu’ils adoptent, les révoltes, le marronnage  (les  » nègres marrons  » fuient les plantations pour se réfugier à l’intérieur des îles, en forêt ou en montagne). Schoelcher est convaincu de la nécessité d’une abolition de l’esclavage immédiate et non progressive. Il critique les conclusions de l’anthropologie raciste qui entreprend, depuis la fin du XVIIIe siècle, de prouver scientifiquement l’existence de races humaines et une hiérarchie de leur valeur.

Portrait de Victor Schoelcher (1804-1893) par Henri Decaisne, avant 1850. Mairie de Fessenheim, Haut-Rhin, Alsace. © Wikimedia Commons, domaine public.

Portrait de Victor Schoelcher (1804-1893) avant 1850.

Son ouvrage  »Des colonies françaises. Abolition immédiate de l’esclavage  » paraît  en 1842 : il analyse le système esclavagiste dans les colonies françaises des Antilles, pour en rendre compte à l’opinion publique française et aux parlementaires influencés par les lobbies de planteurs et d’armateurs. Il témoigne des horreurs pratiquées dans les plantations et du caractère inhumain d’un système fondé sur la servitude de 75 % de la population. Il décrit les effets bénéfiques de l’abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques, pour démontrer aux partisans du maintien de l’esclavage que liberté du travail n’est pas synonyme de ruine des colonies.

En 1847, c’est un véritable réquisitoire contre les planteurs de Guadeloupe et de Martinique, que publie Victor Schoelcher dans  »Histoire de l’esclavage » pendant ces deux dernières années. Il rédige également une pétition réclamant la suppression immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises, au nom de la Société française pour l’abolition de l’esclavage. Le document est adressé à l’ensemble des parlementaires et des conseillers généraux. Ce texte s’ajoute à de nombreuses autres pétitions anti-esclavagistes : celle de 191  » hommes de couleur  » de la Martinique, de novembre 1836 ; celle des ouvriers de Paris, de janvier 1844 ; celle de Cyrille Bissette envoyée au Parlement et aux Conseils généraux en août 1846.

Lithographie "Assemblée Nationale - Galerie des représentants du Peuple (1848) - Martinique - Victor Schoelcher", par Louis Marin Lavigne en 1848. Musée Carnavalet, Paris. © Wikimedia Commons, domaine public.

Victor Schoelcher ?

La Révolution de 1848

Elle provoque une exceptionnelle ouverture politique qui permet à Victor Schoelcher, de devenir sous-secrétaire d’Etat chargé des colonies et président d’une commission d’abolition de l’esclavage. Il demande au ministère de la Marine et des Colonies, tous les documents concernant les décisions des assemblées de la Révolution Française dans le domaine colonial. La commission élabore un ensemble de décrets qui, tout en supprimant l’esclavage, fixent de nouveaux cadres de la vie sociale, créant de  » nouveaux citoyens  » appelés à élire au suffrage universel (masculin) leurs représentants à l’Assemblée Nationale. Le gouvernement provisoire issu des journées révolutionnaires de février 1848, décide en théorie la suppression de l’esclavage, mais dans la pratique se heurte à de fortes résistances internes. Tous les membres du gouvernement n’acceptent pas une loi sur l’abolition de l’esclavage, qu’ils souhaitent voir débattre à l’Assemblée Nationale prochainement élue.

"Décret portant abolition de l'esclavage dans les colonies", 27 avril 1848, première page. Archives nationales de France, cote BB/30/1125/A/296. © Wikimedia Commons, domaine public.
« Décret portant abolition de l’esclavage dans les colonies »

Le décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, est signé le 27 avril 1848 ; Victor Schoelcher insiste pour que l’ensemble des textes paraissent au Moniteur universel (journal chargé de la transcription des débats parlementaires) et partent aussitôt vers les colonies. Le 1er mai 1848, il écrit :  » En vérité, je ne croyais pas qu’il serait si long et si difficile de tuer l’esclavage sous la République  ». Une forte indemnité doit être versée aux planteurs dépossédés de leurs esclaves ; la proposition d’indemniser également les esclaves et de leur attribuer des lopins de terre est rejetée par le gouvernement.

En Guyane et à la Réunion, les commissaires généraux de la République proclament l’émancipation deux mois après l’arrivée des décrets. En Martinique et en Guadeloupe par contre, la tension sociale est tellement vive que les gouverneurs des deux îles proclament l’abolition de l’esclavage, les 23 et 27 mai 1848. Les deux commissaires généraux envoyés par le gouvernement pour promulguer les décrets parisiens d’abolition, arrivent début juin dans des colonies où l’esclavage est déjà supprimé.

Tableau "L'émancipation à la Réunion", par Alphonse Garreau, 20 octobre 1848. Musée du Quai Branly, Paris. © RMN - Grand Palais / J. G. Berizzi.

Tableau « L’émancipation à la Réunion », par Alphonse Garreau

A noter :

A la fin du XIXe siècle, les pays européens justifient la colonisation de l’Afrique   par l’ampleur des ressources à exploiter et par la répression du trafic d’êtres humains. La Conférence de Berlin de 1884 doit théoriquement œuvrer pour l’abolition de la traite esclavagiste, dans les territoires progressivement colonisés. En Afrique, le travail forcé succède à l’esclavage et l’on recrute la main d’œuvre dans  » des villages de liberté  ». Cette procédure de recrutement très bon marché se maintient jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale .

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » car un com. fait tjrs plaisir , pas le  » like » !)

C’était il y a 162 ans :


Le 2 décembre 1859 :

John Brown, le  »Spartacus blanc »

Le 2 décembre 1859, en Virginie, États-Unis, est pendu John Brown, un Américain blanc de 59 ans, coupable d’avoir tué plusieurs militants esclavagistes et tenté de soulever les esclaves noirs.

John Brown va devenir l’un des héros mythiques de la lutte contre l’esclavage.  » Oui, que l’Amérique le sache et y songe, il y a quelque chose de plus effrayant que Caïn tuant Abel, c’est Washington tuant Spartacus  », lance Victor Hugo, le jour même de son exécution, de son exil de Guernesey.

Indignation universelle….

La pendaison de John Brown intervient au paroxysme du conflit entre partisans et opposants du maintien de l’esclavage. La fédération des U.S.A est au bord de l’implosion.

Né dans le Connecticut, John Brown est révolté par le sort fait aux esclaves dans le Sud.

La publication en 1852 du roman d’Harriet Beecher-Stowe, Uncle Tom’s Cabin (La Case de l’Oncle Tom)

Livre

, contribue à sa prise de conscience.

Dans la nuit du 25 mai 1856, à la tête d’une poignée de volontaires, il tue cinq militants du parti pro esclavagiste de la Loi et l’Ordre (Law and Order Party) à Pottawatomie, au sud du Kansas. (Ses victimes ne possèdent pas elles-mêmes des esclaves)!

Cette action est la plus meurtrière d’une longue série de violences dans les deux camps. Le 2 juin 1856, rebelotte. John Brown attaque et tue 23 militants esclavagistes.

Enfin, le 16 octobre 1859, avec 21 hommes (16 Blancs et 5 Noirs), il pénètre en Virginie et attaque l’arsenal Harpers Ferry. Il s’empare des armes et projette de les remettre aux esclaves en vue de leur rébellion. Mais aucun esclave ne se manifeste et dès le lendemain, Brown et ses hommes sont capturés par les marines du colonel Lee, futur généralissime des armées sudistes.

Le  » Spartacus blanc  » est pendu à Charles Town (aujourd’hui en Virginie occidentale). Trois semaines plus tard Abraham Lincoln 

Lincoln

est élu à la présidence des États-Unis et, aussitôt après, le Sud fait sécession.

Pendaison…

Abolition de l’esclavage….


3 juillet 1315 : Louis X le Hutin interdit l’esclavage en France

Le roi de France Louis X le Hutin (  »le Hutin  » =  » le têtu  »’ ! )

Louis X ?

publie un édit qui affirme que  » selon le droit de nature, chacun doit naître franc  ». Officiellement, depuis cette date,  » le sol de France affranchit l’esclave qui le touche  ».

L’esclavage  a été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu’aux alentours de l’An Mil, l’Église exigeant seulement que les esclaves soient baptisés et bien traités. Aux siècles suivants, il devient toutefois objet de scandale, jusqu’à justifier l’édit ci-dessus. Il réapparaîtra  » insidieusement  » au XVe siècle dans les régions méditerranéennes en contact avec le monde musulman qui, pour sa part, pratique l’esclavage et la traite à grande échelle et sans état d’âme.

N.B: L’esclavage n’est reconnu comme un crime que depuis juillet 2007 en France !!!!!!!

Après le 8 mai…..


….commémorant la victoire de 1945 : Que commémore-t-on le 10 mai de chaque année ?

Le 10 mai, plusieurs cérémonies commémorent l’abolition de l’esclavage. Une date instituée par Jacques Chirac, en 2006. Pourquoi le 10 mai ? Parce que c’est ce jour, 5 ans plus tôt, que fut adopté la  » loi Taubira  » :

La loi Taubira = Loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité dite loi Taubira, du nom de Christiane Taubira,

Christiane Taubira

députée de l’Assemblée nationale française, ( 1ʳᵉ circonscription de Guyane, rapporteuse de la loi à l’Assemblée ), est une loi française concernant la reconnaissance, en France, comme crime contre l’humanité des traites et des esclavages pratiqués à partir du XVᵉ siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. La loi a été adoptée par le Parlement le 10 mai 2001 et promulguée le 21 mai 2001.? ! Seulement !

Le 10 mai marque la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et leurs abolitions. Du XVe au XIXe siècles, plus de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été capturés en Afrique, transportés à travers l’Atlantique et réduits en esclavage pour travailler dans des conditions très dures dans des exploitations coloniales en Amérique.

Evolution rapide de  » l’Empire  » français.

1)Pourquoi coloniser?

Les pays qui colonisaient pour avoir plus de territoires au XIX éme siècle. Ils cherchaient à étendre leur domination sur le reste du monde.

2 ) La France et ces possessions:

Liste des pays colonisés par la France : Indochine ,Guyane ,Madagascar ,nord ouest de l’Afrique .( voir la vidéo  » évolution de l’empire français  » au début du billet )

3) Deux importantes colonies:

Le Royaume-Uni et la France étaient les deux plus grandes colonies. Le Royaume-Uni restait la première colonie avec 22,85 Km2 pour 400 millions d’habitants et la France possédait 11 millions de km2 pour 48 millions d’habitants.

4)Les types de colonisations:

On distingue de types de colonies:

1 : Colonie de peuplement = :Colonie qui s’ installent durablement et créent des petites industries.

2 : Colonie d’exploitation = : Colonie qui s’emparent des  richesses d’un territoire/pays (métaux précieux ,fourrures)et les revendent à leur profit. Ils se servent du pays pour gagner de l’argent.

Quelles sont les conséquences pour les peuples? Les pays qui colonisent imposent un régime : L »’ indigénat  » ( Régime administratif spécial qui s’applique aux indigènes. ) . Ils ne l’imposent qu’à certaines colonies .Ce régime est stricte car ils privent les personnes habitants sur ce territoire avant la   colonisation(indigènes) de vote au parlement, la justice spéciale et sévère pour eux ,ils payent des impôts particuliersetc…..

( Affiche montrant les différents pays colonisés par la France, ces pays sont représentés par des personnes dont on peut identifiés la provenance. donc le pays.)

Les populations d’origine ont du mal à s’intégrer dans la société coloniale .Les transformations de l’économie font apparaître des nouvelles classes sociales :la bourgeoisie et la classe ouvrière. ( qu’ils ne connaissaient pas avant la colonisation… )

La  » situation  » de nos jours ?

L’esclavage aujourd’hui :

Aujourd’hui dans la plupart des pays où l’esclavage est encore pratiqué, il est évidemment officiellement illégal ; mais cela ne l’empêche pas d’exister. Dans le monde, des millions de femmes, d’enfants, d’hommes, sont exploités dans des conditions qui ressemblent  » fortement  » à l’esclavage, même si ,évidemment , on n’utilise généralement pas ce terme. Ils sont en effet ou vendus comme des objets, soit forcés à travailler pour peu d’argent, voire pour rien du tout, et se trouvent à la merci de leur employeur. La traite des êtres humains constitue le 3ème trafic criminel le plus lucratif dans le monde après la drogue et les armes ! Selon des associations et ONG  aujourd’hui au moins 200 millions de personnes sont victimes d’asservissement à divers degrés et pour diverses raisons

Les nouvelles formes d’esclavage :

La servitude pour dettes toucherait  au moins 20 millions de personnes dans le monde.

Par exemple : Pour soigner un enfant malade , une mère emprunte de l’argent . Une dette à un taux d’usure remboursée en travaillant tous les jours de l’année sept jours sur sept dans des conditions abominables.

Un autre aspect de l’esclavage moderne : Le déplacement ou le commerce d’êtres humains .

Généralement des femmes à des fins commerciales !!!

Forcées à travailler comme employées de maison ou comme prostituées. Il y a aussi les mariages précoces ou forcés : Des femmes ou des jeunes filles sont mariées sans leur consentement et forcées à vivre en état de servitude. Et elles sont souvent  l’objet de violences et de sévices corporels.

Enfin l’esclavage traditionnel existe encore !!!! Des personnes sont achetées et vendues comme des objets. Elles sont souvent enlevées de leur foyer, peuvent être héritées ou données en cadeaux.!!

Esclavage moderne en France : « L’indifférence des gens est absolument terrible »

En 1848, la France abolit l’esclavage ( la traite  »négrière  » avait été abolie en 1831 ). 173 ans plus tard, l’esclavage existe toujours. Les esclaves modernes sont invisibles aux yeux de la société. Et les moyens de lutte sont encore limités.

Pour finir ce billet ( que peu de personnes liront ) : Une vidéo ( très longue ) :

 » de la servitude moderne  » :

C’était il y a ….


……environ 164 ans :

Le 18 décembre 1865 : Abolition de l’esclavage aux Etats – Unis

   Le treizième amendement à la Constitution des États-Unis prend effet le 18 décembre 1865. ‘‘ Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction  » , énonce-t-il.
   La Guerre de Sécession est à peine terminée quand  le Congrès tranche sur ce qui en fut la cause directe : l’esclavage dans les plantations de coton du Sud. La mésentente entre les planteurs distingués du Sud et les industriels frustes du Nord ayant fait le reste.
    L’abolition de l’esclavage comme arme de guerre
Dans les premiers temps de la guerre civile, le président Abraham Lincoln Lincoln s’était refusé à abolir brutalement l’esclavage pour ne pas enfreindre l’autonomie garantie aux États par la Constitution fédérale de 1787.
    Mais à mesure que se creuse le fossé entre les frères ennemis, le président se résigne à franchir le pas vers l’abolition et à l’utiliser comme arme de guerre.
   C’est ainsi que le 22 septembre 1862, quelques jours après le premier succès nordiste à la bataille d’Antietam , Lincoln annonce l’émancipation des esclaves dans les États qui    persisteront dans la rébellion le 1er janvier 1863.
    Cette émancipation sera immédiate et sans indemnité d’aucune sorte dans ces États où vivent 80% des 4 millions d’esclaves noirs des États-Unis de l’époque. Par contre, dans les États intermédiaires, esclavagistes et néanmoins fidèles à l’Union nordiste, elle sera progressive, négociée et indemnisée.
   Dès le 8 avril 1864, le Sénat vote le texte du futur amendement, qui doit étendre et pérenniser l’abolition de l’esclavage mais il n’est pas encore question de l’inscrire dans la Constitution, faute d’une majorité suffisante à la Chambre des Représentants.
   Le 31 janvier 1865, tandis que la victoire se rapproche et que le Sud, ruiné et défait, n’est plus en état de négocier quoi que ce soit, Lincoln peut enfin le présenter au vote de la Chambre des Représentants. Il obtient la majorité requise des deux tiers au terme d’une intense bataille parlementaire.

Esclaves après amendement( esclaves après l’amendement voté )…

Ce soir j’ai regardé un film à la télé…


Un western rare, d’une grande qualité / intensité  :   »Django unchained  » :Sur l’esclavage 

Résumé :

  Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz , un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
   Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
   Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultzdjango-shulz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda Django épouse, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

 

çà s’est passé un….


Premier janvier:

 

  Le 1er janvier 1777, publication du premier quotidien en France. Il s’agit d’un journal de 4 pages composé de faits divers et d’actualités culturelles, édité par Cadet de Vaux, Coranrez et Dussieux sous le nom de « Le journal de Paris ».

 Le 1er janvier 1863, le président Abraham Lincoln Lincoln proclame la fin de l’esclavage en émancipant plus de trois millions d’esclaves aux États-Unis.

 Le 1er janvier 1880, l’ingénieur Ferdinand de Lesseps expose le projet du canal de Panama permettant de relier l’Océan Atlantique à l’Océan Pacifique. Les travaux débuteront 2 ans plus tard, en 1882.

 Le 1er janvier 1916, après la Grande-Bretagne en 1842 et la Prusse en 1893, la France met en place l’impôt sur le revenu. Un premier projet de loi date de 1907.

 Le 1er janvier 1948, inauguration de l’aéroport d’Orly (Paris).

 Le 1er janvier 1959, Fidel Castro prend le pouvoir à Cuba en chassant Fulgencio Batista. Il est accompagné de fidèles, dont Ernesto Guevara, surnommé le Che.

 Le 1er janvier 1986, le Marché commun européen accueille deux nouveaux entrants, l’Espagne et le Portugal. L’Europe passe de 10 à 12 pays.

  Le 1er janvier 1995, l’Europe accueille 3 nouveaux membres et passe à 15 membres : l’Autriche, la Suède et la Finlande, la Norvège aurait dû être le 4ème mais les Norvégiens ont dit non par référendum.

  Le 1er janvier 1999, adoption de la monnaie unique, de l’euro euro, qui doit remplacer les monnaies nationales en 2002.

  Le 1er janvier 2000, la peur du bug informatique au passage à l’an 2000.

  Le 1er janvier 2002, l’euro est mis en circulation et remplace les monnaies de 12 pays : France, Allemagne, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, Autriche, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Finlande, Grèce. Pour la France, 1 euro vaut 6,55957.

1986 – L’Espagne et le Portugal entrent dans le Marché commun, qui devient l’Europe des 12.

 Le 1er janvier 1999, adoption de la monnaie unique, de l’euro, qui doit remplacer les monnaies nationales en 2002.

  

 Et…….depuis ???jours, Moi lol je suis toujours de garde chez Manu et Bérénice ! 

Et plus…sérieux  » socialement « 


18 décembre 1865
Abolition de l’esclavage aux États-Unis
   Le treizième amendement à la Constitution des États-Unis prend effet le 18 décembre 1865 :

   « Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction », énonce cet amendement ….
   La Guerre de Sécession  vient juste de se terminer quand le Congrès tranche sur ce qui en fut la cause directe : l’esclavage dans les plantations de coton du Sud. La mésentente entre les planteurs distingués du Sud et les industriels frustes du Nord ayant fait le reste.
L’abolition de l’esclavage comme arme de guerre :
  Dans les premiers temps de la guerre civile, le président Abraham Lincoln s’était refusé à abolir brutalement l’esclavage pour ne pas enfreindre l’autonomie garantie aux États par la Constitution fédérale de 1787.
   Mais à mesure que se creuse le fossé entre le nord et le sud , le président se résigne à franchir le pas vers l’abolition et à l’utiliser comme arme de guerre.
  C’est ainsi que le 22 septembre 1862, quelques jours après le premier succès nordiste à la bataille d’Antietam, Lincoln annonce l’émancipation des esclaves dans les États du sud conquis ….
  Cette émancipation sera immédiate et sans indemnité d’aucune sorte dans ces États où vivent 80% des 4 millions d’esclaves noirs des États-Unis de l’époque. Par contre, dans les États  » intermédiaires  » , esclavagistes et néanmoins fidèles à l’Union nordiste, elle sera progressive, négociée et indemnisée.
  Dès le 8 avril 1864, le Sénat vote le texte du futur amendement, qui doit étendre et pérenniser l’abolition de l’esclavage mais il n’est pas encore question de l’inscrire dans la Constitution, faute d’une majorité suffisante à la Chambre des Représentants.
   Le 31 janvier 1865, tandis que la victoire se rapproche et que le Sud, ruiné et défait, n’est plus en état de négocier quoi que ce soit, Lincoln peut enfin le présenter au vote de la Chambre des Représentants. Il obtient la majorité requise des deux tiers au terme d’une intense bataille parlementaire…………

 

çà s’est passé un 11novembre….


    Nat TurnerN.Turner, mena en 1831 une insurrection d’esclaves aux États-Unis comparable à la révolte de Stono.
   Il est né esclave en 1800 en Virginie, sur la plantation de Benjamin Turner, dans le comté de Southampton.
    Très croyant, il pensait être investi d’une mission divine contre l’esclavage. Voyant une éclipse se produire en février 1831, il prépara un projet de soulèvement qui fut mis à exécution le 21 août 1831.
   Avec un petit groupe, Nat Turner, tente de soulever les plantations environnantes et de libérer les esclaves, exécutant tous les colons qu’il rencontre. Le commando, grossi par les esclaves libérés, forme rapidement une petite troupe de 70 hommes.
     Une milice est organisée et la rébellion est vaincue en deux jours.
    Turner est pris au mois d’octobre et jugé avec 44 autres compagnons. Le tribunal prononce 18 condamnations à mort, dont celle de Turner.
  Avant d’être exécuté, sa confession est recueillie par Thomas Gray, un avocat local, qui la fera publier.
  Turner est pendu à Jérusalem le 11 novembre 1831 ( à environ 31 ans ) ! avec ses 17 camarades. (il y a 87 ans )
Son corps est sauvagement mutilé par la foule après l’exécution.
L’histoire de Nat Turner a inspiré The Birth of a Nation le 1er film produit et réalisé par l’Afro-Américain Nate Parker, sorti en France le 11 janvier 2017

:Bande annonce du film :

Honte !


Tous les enfants aiment-ils le Nutella? Oui, sûrement…sauf ceux qui sont réduits en esclavage pour le produire. illustration-chocolat

Nous sommes en 2016 et pour accroître ses bénéfices, Ferrero — le géant du chocolat propriétaire de Nutella — va jusqu’à tirer profit de l’asservissement de pauvres enfants.

Arrachés à leurs familles et vendus aux plus offrants dans le pire des cas, ces enfants travaillent gratuitement dans des conditions extrêmement dangereuses. Le plaisir que nous prenons à déguster les tablettes de chocolat Ferrero a un prix : celui de leurs vies.

Si plusieurs entreprises ont déjà pris des mesures pour lutter contre ce fléau, Ferrero ne semble pas s’émouvoir du sort de ces jeunes enfants.esclaves-enfants

Il en sera ainsi tant que ses énormes bénéfices ne seront pas menacés.

Et si nous profitions de la période de fêtes qui approche pour demander des comptes au géant du chocolat ? À la veille de Noël, Ferrero souhaite éviter au maximum un scandale autour du travail des enfants. C’est une occasion rêvée pour demander à l’entreprise de mettre un terme à ces pratiques.

Dites à Ferrero de mettre fin à l’exploitation des enfants dans les plantations de cacao — tirer des bénéfices sur le travail d’enfants est intolérable!

Ferrero possède 8,8% du marché mondial du cacao. Avec les quatre autres plus grands groupes du monde, ils se partagent jusqu’à 100 milliards de dollars par an. C’est énorme! Mais au lieu de se servir de cet argent pour payer convenablement les producteurs locaux, Ferrero s’en met plein les poches.

Au lieu d’aller à l’école et de profiter de leur enfance, nombre d’enfants travaillent dans les plantations de cacao où il doivent manipuler des machettes et appliquer des produits chimiques qui dégradent leur santé. Pire: des trafiquants vont même jusqu’à arracher certains enfants à leurs familles et à les réduire en esclavage. 

Le travail forcé des enfants est l’une des conséquences les plus graves générées par la filière du cacao.  Ils sont 2,1 millions d’enfants à y travailler — en Afrique de l’Ouest — selon le Département étasuniens du Travail. Pour sensibiliser les consommateurs, une ONG étasunienne – Green America – propose chaque année un classement des efforts fournis par les 6 plus grandes marques de chocolat pour régler ce problème. En 2016, l’entreprise Ferrero était encore la dernière de la classe…


Grâce à la mobilisation de plusieurs ONG et de plus de 100 000 membres de SumOfUs, le géant Nestlé tenait lui le peloton de tête. Interpellée il y a plusieurs mois sur le sujet, l’entreprise s’était en effet engagée à prendre des mesures fermes contre le travail des enfants sur ses plantations de cacao. Au tour de Ferrero!

Dites à Ferrero que vous refusez de manger du chocolat produit par des enfants qui devraient être à l’école.