Une nuit…….


Lorsque les heures d’insomnie

Font un éther de mon ennui

Une sensation vaporeuse

Etendu j’ai l’âme fiévreuse

Et revois l’enfant qui sourit

A l’instant sans être inquiété

Par l’angoisse du lendemain

Mais la vie semble s’émietter
Comme du sable entre mes mains

Derrière moi s’étend le chemin

Tracé par ce que j’ai perdu

Devant moi se tient l’inconnu

Je cherche un point obstinément

Mais je n’en vois plus et je me ments

Je marche sur un fil ténu

Des jours arides, des aubes pâles

En une suite sans mystère

De déceptions toujours banales

La médiocrité délétère

Ont fait de moi un homme amer

Ai même perdu la joie d’être grand-père………

Je n’ai pratiquement plus d’ idéal.

Demain ? Il suffirait d’une lumière 

Un sourire d’enfant , de mon petit enfant P1000439

Pour que ma vie à nouveau s’éclaire…..

 

 

La solitude……


« Qui connaît l’art de vivre avec soi-même ignore l’ennui. »
Citation de Érasme .

« À force de me trouver mal dans ma solitude, j’arrive à m’y trouver bien. »
Citation de Gustave Flaubert

« Il en est des charmes de la solitude comme de ceux de la vertu qui ne sont connus que de ceux qui l’aiment. »
Citation de Adolphe d’Houdetot

« La solitude est bonne pour oublier le train de ce monde, où c’est le plus souvent la queue qui conduit la tête, la force qui l’emporte sur l’esprit, la volonté qui précède l’intelligence, où c’est rarement le plus autorisé, le plus expert qui dirige, qui prononce, qui organise, qui exécute. »
Citation de Henri-Frédéric Amiel


………………………………………………………………………………………………………………………….!

Je suis d´un autre pays que le vôtre, d´une autre quartier, d´une autre solitude.
Je m´invente aujourd´hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous. J´attends des mutants.
Biologiquement, je m´arrange avec l´idée que je me fais de la biologie : je pisse, j´éjacule, je pleure.
Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s´il s´agissait d´objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais…
La solitude…
La solitude…

Les moules sont d´une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin.
Si vous n´avez pas, dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c´est derrière, la nuit c´est le jour. Et…
La solitude…
La solitude…
La solitude…

Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d´arrêt ou de voie libre.
Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n´est qu´une dépendance de l´ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant…
La solitude…
La solitude!

Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l´appellerons « bonheur », les mots que vous employez n´étant plus « les mots » mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience. Mais…

La solitude…
La solitude…
La solitude, la solitude, la solitude…
La solitude!

Le Code Civil, nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l´incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties. Je voudrais m´insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité.
La lucidité se tient dans mon froc!
Dans mon froc!

Léo Ferré.

 

Spleen…..


BeaudelaireCharles BAUDELAIRE   (1821-1867)

Spleen :

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Epilepsie……epilepsie

Quand l’émotion est plus forte que tout

Sans pouvoir exprimer ses sentiments

Le voltage explose et dans ma tête, je court-circuite tout

C’est comme l’éruption d’un volcan

Mon corps s’exprime comme un tremblement de terre

Je n’ai plus de son

Et la lumière est éteinte, malgré les yeux grands ouverts

Je me réveille inconsciemment sans vraiment voir à l’horizon

Doucement mes idées se remettent en place

Et je fais comme si de rien n’était

Lorsque je reviens à la surface

Je découvre un paysage qui n’est plus ce qu’il était

A l’extérieur je fuis, et à l’intérieur je me replie

La bête noire arrive avec un grand H, comme honte

Je continue dans un grand silence, comme si…

Avec un bête regard et un beau sourire, comme la Joconde

Mourir n’est rien à côté de souffrir

Car la souffrance, on la vit au quotidien

Et la mort n’est qu’un moment de transition pour partir

Et la société, sans comprendre, pour des banalités se plaint.

Le blues du samedi


Fin de la nuit rien envie mais ( je crois ) en vie …..avec en prime l’ennui…..

Coup de blues

Le bonheur est- il là où on l’attend ?
Moi qui me croyais plein d’espoir
Comme un grand manque de sentiments
Un vieux coup de blues me prend ce soir

Même si demain tout reprend court
L’histoire continue de s’écrire
Il y a parfois ces moments lourds
Qu’il faut porter sans rien se dire

De ce démon qui hante ma vie
Je veux comprendre la vérité
Réussir à croire en celui
Qui révèlera son amitié

Je veux retrouver le sourire
Perdu un jour de solitude
Croire à nouveau en l’avenir
Et changer toutes mes habitudes

Pour retrouver toutes ces joies
Existentielles, et sans remords
Puiser ainsi au fond de moi
L’envie de vivre encore plus fort

Ne profiter que du plaisir
Sans se soucier du qu’en dira…
Sans pour autant se faire souffrir
Sans regret penser plus à soi

Sans attacher trop d’importance
Sans pour autant ne pas aimer
Sans en faire non plus une romance
Mais être avec soit même en paix

De balayer tous mes complexes
De briser aussi l’anathème
De mes angoisses de mes réflexes
Qui m’empêchaient d’être moi-même

Un autre chapitre à ma vie
Pourrait commencer à s’écrire
Plaisirs, désirs et mes envies
Je veux aussi les assouvir

Je noircirai toutes ces pages
Tant que le sang bouillant en moi
De vivre me donnera la rage
D’écrire tous ces maux ici bas

Lamentable…..


Le temps est froid,pluvieux…..Bref : Lamentable….

Moi :Idem ,je suis dans un état pitoyable …..(Comme d’ habitude depuis quelques temps ) ….Résultat : Je ne suis même pas fichu de me concentrer sur un livre ! Alors…….Télé !!!!Et câlins partagés avec Fripon …(Qui devient de plus en plus affectueux et en même temps, »aventureux »  :Depuis quelques jours il sort pendant de longs moments même la nuit venue….)

   Ce soir , pour la Xème fois ,mais avec toujours autant de plaisir ,j’ai regardé à la télé  le film  » il était une fois dans l’ouest » ….Pourquoi ce film me plait ????  Je n’en sais fichtre rien…..

Sur ces mots sans intérêt aucun ,j’en conviens,je vais tenter de dormir ….De résister à l’envie de me reconnecter….