Le joueur de flûte de Hamelin


   Vrai ou invention , conte -légende  ?

   Le 26 juin 1284 ( la date est précise ! ), la ville allemande de Hamelin ( Basse -Saxe ) est envahie par les rats ….En échange d’une somme importante , un joueur de flûte propose de dératiser la cité . Etant donnée l’ampleur du désastre , les habitants acceptent son aide …Au son de sa flûte , le musicien entraîne alors tous les rats complètement hypnotisés jusqu’à une rivière ( la Weser ) , où ils se noient en masse …Mais , finalement , il n’est pas récompensé car les habitants n’ont pas tenu leur engagement …..Pour se venger , le joueur de flûte utilise cette dernière pour attirer cette fois les enfants de la ville vers un lieu inconnu …On ne revit jamais les enfants ..( Cette légende a été adaptée par les frères Grimm dans leur conte  » l’attrapeur de rats  » ) .

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   La légende du joueur de flûte de Hamelin, histoire enfantine bien connue, a aussi été immortalisée par le poète anglais Robert Browling. Il faut pardonner aux touristes qui visitent Hameln (son véritable nom en allemand) de croire que ce récit est une réalité historique. En effet, deux maisons du XVIe siècle portent des inscriptions rappelant l’enlèvement des enfants du 26 juin 1284, et la légende est régulièrement présentée dans la ville. Dans une certaine rue, même, la Bungenstrasse (qui serait le chemin emprunté par les petits ensorcelés), aucune musique n’est autorisée de peur de courroucer à nouveau le joueur de flûte. Et, jusqu’au XIXe siècle, deux croix se dressaient sur la montagne pour marqué l’endroit où les enfants disparurent.

   Cependant, selon les témoignages écrits, il y aurait là une certaine confusion. Le plus ancien témoignage, qui remonte à 1450, ne relate que la disparition de 130 enfants. Ce n’est qu’au XVIe siècle que la chronique mentionne le joueur de flûte comme charmeur de rats.Selon des récits plus tardifs du XVIIe la date fatidique serait le 22 juillet 1376.

  Bien que la différence jette le doute sur l’authenticité de l’histoire, le fait même qu’elle soit rapportée avec une telle précision porte à croire que la légende a un fond de vérité.

  Ce n’est , ni la première ni la seule de son genre. Des récits remarquablement similaires se retrouvent dans le folklore de toute l’Europe et du Moyen-Orient. Mais contrairement aux autres contes similaires, celui de Hamelin donne des dates précises, quoique contradictoires.

Au XIVe siècle, un désastre bien pire va s’abattre sur Hamelin. La Mort Noire ( la peste bubonique –) fait rage en Europe dès 1345 et jusqu’à la fin des années 1360.     Elle est apportée par des rats infestés de puce qui meurent par la maladie. Les puces passent alors aux humains, qui meurent à leur tour. C’est un enchaînement semblable à celui de la légende. Ces souvenirs confus de la Mort Noire expliquerait la date la plus tardive de certains témoignages écrits

 

Le joueur de flûte de Hamelin Storyf10( illustration = net )

 

Les paroles :

Un étranger est arrivé un beau soir.

De son pipeau il tirait des sons bizarres.

Ses cheveux longs lui donnaient l’air d’un vagabond.

En ce temps-là, la ville était envahie par tous les rats venus du fonds du pays.

Privés de pain, les habitants mouraient de faim.

Le musicien leur dit : Si vous le voulez, Je peux sur l’heure du fléau vous délivrer.

Pour mille écus le marché fut bientôt conclu.

Devant l’église il joua de son pipeau

Comme un berger pour rassembler le troupeau,

Et de partout les rats sortirent de leurs trous.

On vit les rats qui le suivaient dans les rues.

Chemin faisant, ils étaient cent mille et plus.

Il les mena à la rivière et les noya.

C’est un sorcier!, s’écrièrent les bourgeois.

Tout le village déjà le désignait du doigt.

A coups de pierre et sans argent, ils le chassèrent.

Tout le village dormait paisiblement,

Lorsque soudain on entendit dans le vent

Un doux refrain que les enfants connaissaient bien.

Les p’tits enfants dans leurs chemises de nuit

Cherchaient le vent et le le pipeau dans la nuit.

Ils arrivèrent à la rivière et se noyèrent

 

 

 

Le petit , très petit sourire…..


……pour finir :

Toto et Jo ,entrent en classe . La maîtresse demande à Toto :  » As tu fais une bonne action aujourd’hui ?  » 

  » Oui madame , j’ai fait traverser la rue à une très vieille dame  » 

 » Bravo Toto ! Et toi Jojo ,as tu fais une bonne action ?  »

 » Oui madame, j’ai aidé Toto pour faire traverser la vieille dame  » 

 »  Mais enfin , Jojo , étiez vous vraiment obligés d’être deux pour la faire traverser ?  »

 » Bien sur qu’on était obligés , vu qu’elle ne voulait pas traverser !  »

Noël est là et…..


Pour tous les enfants ce ne sera pas signe de joie …..

Poème d’un enfant triste

Le Père Noël je vous assure !
Oublie toujours mes chaussures. chaussures enfants
Il n’a pas notre adresse, dit Papa,
Sans travail depuis des mois
Il passe bien chez nos voisins !
Qui eux mangent à leur faim
Père Noël ! Viens chez moi.
Apporter du travail pour Papa
Voir Maman, enfin sourire !
Entendre Papa lui dire;
 » Voici le salaire du mois  » ,
Le bonheur enfin chez moi.

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Paroles :

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Avec mes copines en classe
On comprend pas tout
Pourquoi des gros dégueulasses
Font du mal partout

Pourquoi les enfants d’Belfast
Et d’tous les ghettos
Quand y balancent un caillasse
On leur fait la peau
J’croyais qu’david et Goliath
Ça marchait encore
Qu’les plus p’tits pouvaient s’débattre

Sans être les plus morts

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’liberté
‘l’en a oublié un max
En f’sant sa tournée
Pourquoi des mômes crèvent de faim
Pendant qu’on étouffe
D’vant nos télés comme des crétins
Sous des tonnes de bouffe

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’tendresse
S’il est sur l’trottoir d’en face
Dis-y qui traverse
J’peux lui enfiler un peu
Pour ceux qu’en ont b’soin
J’en ai r’çu tell’ment mon vieux

Qu’j’veux en donner tout plein

J’veux partager mon Mac-do
Avec ceux qui ont faim
J’veux donner d’l’amour bien chaud
A ceux qu’ont plus rien
Est-ce que c’est ça être coco
Ou être un vrai chrétien
Moi j’me fous de tous ces mots
J’veux être un vrai humain…

Dis, Papa, tous ces discours 
Me font mal aux oreilles
Même ceux qui sont plein d’amour
C’est kif-kif-pareil
Ça m’fait comme des trous dans la tête
Ça m’pollue la vie et tout
Ça fait qu’je vois sur ma planète

Des intifada partout

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard
Pour chanter tes conn’ries
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard,
Pour chanter tes conn’ries

Trier des cailloux…..


 

Paroles :

Tu rentres quand, où dont tu pars
et puis tu vas où
dis moi c’est quand qu’on va pouvoir
trier des cailloux

je cours après le temps
jamais ne le rattrape
je le prends de temps en temps
mais souvent il m’échappe
alos je cours tout le temps

 

et tu vois j’en oublie
de m’assoir un instant
et puis de faire le tri

oui mais…
tu rentres quand, où dont tu pars
et puis tu vas où
dis moi c’est quand qu’on va pouvoir
trier des cailloux
c’est des trucs pour les grands
d’avoir des choses à faire
on s’dit qu’c’est important
alors on court derrière
quand c’est trop énervant
on fait tout de travers
on croit gagner du temps
et souvent on en perd

Ben moi quand je le perds
que je sais pas quoi faire
je m’assoie là par terre
je joue avec des pierres

alors…
tu rentres quand, où dont tu pars
et puis tu vas où
dis moi c’est quand qu’on va pouvoir
trier des cailloux

ok, de temps en temps
je te promets tiens tape
je prendrai un moment
je ferai une étape
comme le petit poucet
je serai le semeur
de cailloux qui laisseraient
des traces sur ton coeur
et tu m’diras plus

tu rentres quand, où dont tu pars
et puis tu vas où
dis moi c’est quand qu’on va pouvoir
trier des cailloux

Pourquoi ???….


….dit on que les bébés naissent dans les choux ? choux.jpg

Cette curieuse légende selon laquelle les garçons naissent dans les choux et les petites filles dans les roses n’a pas une, mais deux origines revendiquées :
  La première de ces deux théories souligne que depuis l’Antiquité le chou est un symbole de fécondité. Cela s’explique vraisemblablement par sa forme et sa composition: ces innombrables feuilles superposées.
   Ainsi on sait qu’à cette période mais aussi au Moyen-âge on servait traditionnellement de la soupe aux choux soupe aux choux aux jeunes couples afin d’augmenter leurs chances d’avoir un bébé. De plus on a dit que le chou aidait au développement du fœtus et faisait partie des aliments qui permettaient d’augmenter la qualité du sperme.

  Du coté des filles, c’est la même chose. La rose rose fleurdans laquelle elles sont censés naitre est elle aussi constituée de multiple couches, de pétales en l’occurrence. Et cette fleur est depuis l’Antiquité associée à la féminité.

   Selon la seconde théorie, l’explication réside dans la mythologie grecque. On dit que le roi Agamemnon parti à la guerre, sa femme Clytemnestre accoucha de quadruplés, trois filles et un garçon. On enveloppa les trois filles dans des pétales de rose. Quant au garçon il fut enveloppé dans des feuilles de chou se trouvant ce jour-là, comme les roses, sur la table du roi. Pourquoi donc ? Afin que l’enfant n’ait aucun trait de caractère féminin.
     Quelle que soit son origine cette référence aux choux et aux roses est bien utile… car elle permet de ne pas répondre précisément aux questions techniques des petis enfants. Et c’est certainement cela qui en a assuré le succès au cours des siècles !

Vive la poste !


    Pour les enfants qui croient encore au père Noël , lui écrire une lettre qui comprend tous leurs souhaits de cadeaux est un moment magique ( souvenez vous de votre enfance  )…Ils peuvent pour celà compter sur la complicité de la Poste , qui met tout en oeuvre pour que nos bambins soient heureux . C’est ainsi que , depuis 1962 , à partir de début novembre  , une équipe dédiée à la réception et au tri des lettres adressées au père Noël est installée dans le centre de tri de Libourne  en Gironde . 

 » Pôle Nord , avenue des rennes , grand Nord  »  : Toutes ces adresses fonctionnent à partir du moment où elles sont adressées au père Noël père Noël . Il n’est pas nécessaire de mettre un timbre sur l’enveloppe , la Poste assure gratuitement la distribution de ce courrier et la réponse qui est faite au million et demi d’enfants qui ont écrit chaque année ……Le Père Noël serait il un facteur comme les autres ?

.=> La vidéo visible seulement ur you tube ! ( dommage ): Celle ci fonctionne !

 » Citoyen  » extraordinaire …..


  L’histoire d  ‘ Aymen Latrous S.D.F prouve qu’on peut – être un  » citoyen extraordinaire  »  sans pourtant être….Citoyen ! 

  En 2015 , ce jeune  » sans- papiers  »  tunisien âgé de 25 ans  a sauvé deux enfants et leur mère  d’un incendie  à Fosse dans le Val-d’Oise . Il devait être expulsé, mais vient d’obtenir un titre de séjour d’un an renouvelable

  « La maison était en feu. On est entrés. On a sauvé les enfants. » Aymen Latrous, 25 ans, raconte ça comme ça. Comme si de rien n’était. Ce 10 avril 2015, avec deux copains, il a sauvé d’un incendie deux enfants de 19 mois et 4 ans piégés dans un appartement en feu à Fosses (Val-d’Oise) avec son cousin Aniss et son ami Johnny. Une fois les deux petits remis à leur mère, il a disparu. Trop peur de se faire arrêter. Aymen n’avait pas de papiers.

   Au cabinet d’avocats , dans l’étouffante chaleur de cette fin juillet, Aymen, en jeans et tee-shirt blanc, les cheveux noirs parfaitement coiffés, se montre d’abord un peu tendu. Il n’y a pas si longtemps, le jeune homme plutôt réservé s’est retrouvé noyé sous les sollicitations des journalistes. « Toutes les télés, toutes les radios, et de nombreux médias internationaux nous ont contactés », indique son avocate, maître Philippine Parastatis. 

   L’intérêt pour son cas avait été relancé juste après l’affaire Mamoudou Gassama. Le jeune Malien venait de sauver un enfant en escaladant la façade d’un immeuble parisien du 18e arrondissement. Les images de son ascension étaient célébrées sur tous les réseaux sociaux. Il était reçu à l’Elysée par Emmanuel Macron en personne, aussitôt régularisé. Mais Aymen Latrous, diplômé en maintenance informatique, était, lui, toujours clandestin. Il était même sous le coup d’un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Son avocate est alors montée au créneau. Cet aîné d’une fratrie de quatre enfants, qui aimerait faire sa vie en France, n’a-t-il pas, lui aussi, sauvé des vies ?
   Son jeune frère de 24 ans et ses deux petites sœurs de 18 et 7 ans vivent avec leurs parents à Grombalia, une ville de près de 25.000 habitants où il a grandi, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Tunis. Son père, qui travaillait pour une entreprise allemande de construction automobile, est retraité depuis peu. Sa mère s’occupe des enfants. Récemment, des inconnus qui ont eu vent de l’histoire de leur fils sont venus frapper chez eux. « Ils les ont remerciés pour l’image des Tunisiens et de l’Afrique' », raconte Aymen.
« J’ai confiance en la société française »
   Aymen a quitté la Tunisie en 2013. Après un an passé à travailler à Dubaï à la réception d’un hôtel, il est de retour au pays. Mais ne veut pas rester. « Je n’aimais pas le nouveau système » qui a succédé à la dictature du président Ben Ali, « ce n’était pas stable, j’avais envie de vivre libre ». Il s’en va seul. Commence alors un périple de deux mois dans les Balkans. En Serbie, d’abord, où il se retrouve « coincé », sans argent, avant qu’une famille ne propose de l’héberger. En Hongrie, ensuite, où il est arrêté une semaine. « C’était choquant », dit seulement Aymen en regardant ailleurs. Après quelques jours à l’hôtel en Autriche, il est à nouveau interpellé, en Allemagne cette fois, dans un TGV. Puis il rejoint la France.
    L’arrivée est « un peu difficile », dit-t-il encore pudiquement. Il dort une semaine dans un hôtel de Strasbourg, passe un mois chez un ami lyonnais. Puis il arrive chez son oncle et sa tante, à Fosses, où il trouve enfin un peu de stabilité. Le couple l’inscrit à des cours de français, lui donne « un peu d’argent de poche ». Ménage, jardin… Aymen fait son possible pour leur venir en aide. Il travaille aussi parfois au noir dans le bâtiment, le week-end.
   Nouvelle rencontre avec Aymen et sa tante le lendemain, à la table d’un fast-food du quartier de la gare de Fosses. Myriam ne tarit pas d’éloges sur son neveu. « C’est un garçon très bien éduqué, discret, serviable, toujours prêt à donner un coup de main », confie-t-elle, enthousiaste.
   Dans la rue, un homme vient saluer le jeune Tunisien. Puis un autre. « Tout le monde le connaît ! », lance comme une évidence Olcay depuis le comptoir du Café de la Liberté. « On l’a vu là », dit fièrement le serveur en pointant du doigt son grand téléviseur. Olcay est un des plus proches amis d’Aymen. « C’est quelqu’un de sage, discret, tout cela ne l’a pas changé », dit-il en lui servant un café. Gêné devant tant d’éloges, le jeune homme préfère sortir fumer. Le serveur n’a pas compris l’obligation de quitter le territoire français envoyée à Aymen, malgré l’intervention du maire de Fosses, Pierre Barros, , qui a appuyé son dossier de régularisation en rappelant son acte de bravoure. Ce n’est qu’après la médiatisation de l’affaire, que la préfecture a accepté de revoir sa décision. Olcay n’en démord pas : « S’il y avait eu une caméra ou un téléphone pour filmer [l’incendie et le sauvetage des enfants, , ça aurait changé la donne. » Aymen, lui, dit ne pas ressentir d’injustice :
 « J’ai confiance en la société française, j’aimerais juste qu’elle me donne une chance pour faire ma vie ici. »
   « C’est le genre de personne, très respectueuse, qui s’excuse pendant un quart d’heure du temps que vous lui consacrez », témoigne Pierre Barros, qui juge la différence de traitement entre Mamoudou Gassama et Aymen Latrous « tellement énorme ». L’édile lui avait d’ailleurs remis la médaille de la ville (ainsi qu’aux deux autres sauveteurs).         Aymen était, là encore, inquiet de se confronter aux autorités alors qu’il n’avait pas de papiers. Après avoir extirpé les enfants du feu, il avait eu peur de croiser les secours sur le point d’arriver. « Ils sont partis tellement vite que je n’ai même pas eu le temps de leur demander leur nom », se souvient Laurence, la mère des enfants, qui tenait tant à retrouver les trois jeunes sauveteurs qu’elle avait fait passer un appel dans le journal.
    Le lundi 30 juillet, la préfecture a finalement remis à Aymen un titre de séjour d’un an renouvelable. Quand, enfin, il a eu la petite carte entre les mains, il s’est senti soulagé, mais aussi « un peu abasourdi », rapporte son avocate, après tant de périodes de doutes, d’attente. Me Philippine Parastatis a prévu de reprendre le dossier dès la rentrée.
« C’est un premier combat, mais j’entends poursuivre la procédure de naturalisation, comme pour Mamoudou Gassama. »
    Aymen, toujours un peu inquiet de l’avenir, « remercie la France », espère désormais trouver un emploi et un logement. Laurence, la mère des deux enfants qu’il a sauvés, aimerait pouvoir l’aider dans ses recherches. Elle et sa famille ont gardé avec lui « une relation très forte » : « C’est notre héros. » déclare la famille …

Trafic ……..


C’était il y a environ 239 ans !


  Tout le monde ( ou presque ) connait cette oeuvre  :  » la belle et la bête  » 

  Mais Jeanne-Marie Leprince de Beaumont ( que je ne connaissait pas )  était , entr’autre l’auteur du roman .
   Le 8 septembre 1780 est la date de son décès ( il y a donc 239 ans )….

   Gouvernante française installée à Londres, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont  mit à profit son expérience de pédagogue pour rédiger des traités d’éducation sous forme de dialogues truffés de contes, et est considérée comme le premier auteur à avoir adopté un style simple pour plaire aux jeunes lecteurs

D’après une  » notice  » d’ Eugénie Foa , notice éditée dans une réédition du  »Magasin des Enfants »  , femme de lettre :  En 1748, vers le commencement de l’hiver, une femme jeune , d’apparence décente mais triste, se présenta à l’Hôtel des Trois Couronnes, à Londres . Parlant facilement l’anglais, bien qu’avec un accent français, cette dame demanda une chambre dont le loyer ne soit pas trop cher, paya une quinzaine d’avance et s’installa.

   Bientôt la conduite de cette étrangère inspira quelques soupçons à l’hôtesse, vieille femme, pas méchante, mais assez bavarde,( ce qui quelquefois revient au même ). Cette étrangère ne prenait aucun de ses repas à l’hôtel, ne sortait qu’une fois par jour, très tôt  le  matin, restait dehors un quart d’heure environ, et  rentrait  » furtivement  » , et en évitant soigneusement d’être vue ou rencontrée par les gens de la maison ; le reste du jour, elle le passait à écrire ; d’après les dires de valets plus curieux que discrets , qui l’observaient par le trou de la serrure !

  La  quinzaine suivante  se passa de même ; mais  » la dame française  » sortait plus souvent, par conséquent écrivait moins , et, chaque fois qu’elle rentrait, elle paraissait plus accablée et découragée que fatiguée ; souvent ses yeux baignés de larmes se détournaient de ceux que le hasard ou un sentiment de curiosité malveillante mettait sur son chemin.

   Un jour un grand bruit se fit entendre sur le palier même où était situé l’appartement de la dame française. D’abord on entendit la voix aigre de l’hôtesse, qui, d’un ton qui ne permettait aucune réplique, criait :  » Payez-moi, ou sortez ; votre chambre est louée à d’autres. Allons, sortez !  »

     Puis une voix désolée, qui, sans prière, et répondant plutôt aux exigences du sort qu’à celles de l’hôtesse, disait :  » Mais où aller, mon Dieu ! où aller ?  » Cette voix ne pouvait appartenir qu’à une très jeune fille ; la » dame française  » ouvrit précipitamment sa porte, et  vit effectivement une jeune fille , grande, mince, le visage couvert de ses mains, qui, appuyée sur le chambranle de la porte inhospitalière refermée inhumainement sur elle, ne pouvait se décider à quitter même cette dernière place.  » Allons, descendez, que faites-vous là ? Vous ne pouvez y rester éternellement  » , lui disait l’hôtesse ; puis, sans doute, pour tempérer aux yeux de ceux que ces bruits  avait amassés dans cet endroit ,son action barbare, elle ajouta :  » Elle me doit un mois, je ne le lui demande pas, je ne retiens pas même son paquet ; mais qu’elle s’en aille, au moins, je ne puis lui faire la charité plus longtemps.  » A ce mot de charité, la jeune fille releva subitement la tête, dont une  »noble rougeur » colorait le front :  » Assez, madame, je m’en vais  », dit-elle. Puis elle ajouta en pleurant :  » C’est vrai, vous avez été bien bonne pour moi, et je vous remercie.  »

Alors qu’elle passait devant  l’étrangère , celle – ci  lui prit le bras :
    »  Où allez-vous, pauvre enfant ?  » lui dit-elle de cet accent qui trahit non la pitié, mais de la bonté.

    »Je I’ignore, madame, répondit la jeune fille,  sentant le besoin de  » concilier à elle  » les gens qui l’écoutaient. Orpheline, sans appui, j’ai été élevée dans une pension dont la maîtresse est morte il y a deux mois ; obligée de quitter mon seul asile, je suis venue ici ; j’espérais trouver une autre pension, y entrer comme institutrice… mais partout on me trouve trop jeune ! … Voilà mon histoire, madame  ».

   »Entrez chez moi, mademoiselle, dit la dame française prenant avec amitié la main de la jeune Anglaise ; puis, se tournant vers l’hôtesse, elle dit simplement :  » Faites, je vous prie, madame, mettre un lit dans le cabinet attenant à ma chambre, et dites-moi ce que je devrai de surplus.  »

   Et, comme  » la foule  » augmentait progressivement, elle entraîna la jeune fille dans sa chambre, et en referma la porte sur les curieux.
    » C’est ça, ça n’a pas de quoi manger, et ça partage avec tout le monde. ».. s’écria l’hôtesse.

   » Qui n’a pas de quoi manger ?  » demanda un locataire du premier que le bruit avait attiré au quatrième, où se passait la scène.

    » Cette Française qui prend la première venue en pension chez elle ; si elle la nourrit comme elle se nourrit, sa pensionnaire n’engraissera pas.!  »

Cette Française ?… mais je la connais, mistress Green, dit le locataire du premier… et je la croyais riche.

   » Riche  » ! se récria mistress Green, ça paye une chambre une livre par mois, et ça déjeune, ça dîne, ça soupe avec un schelling, pain et viande tout compris, qu’elle va acheter elle-même à la halle tous les matins ; riche ! il fait un froid d’enfer, et ça n’a pas seulement les moyens d’avoir une chaufferette pour se chauffer !

 » Mais n’est-ce pas madame Leprince de Beaumont ?  » demanda le locataire.

‘ C’est le nom inscrit sur le registre  », répondit l’hôtesse.

‘ C’est bien elle  », dit le locataire. C’est une dame du plus haut mérite. L’année dernière, j’étais à Commercy au moment où elle offrait au roi de Pologne un roman de sa composition,  » le Triomphe de la Vérité  ». Ce livre était très bien. Faites-moi l’amitié, mistress Green, d’aller demander à madame de Beaumont l’honneur d’une visite.
   Madame Leprince de Beaumont avait trop d’esprit pour éprouver une fausse honte sur l’état de gêne où elle se trouvait ; elle accueillit très bien son compatriote, et ne lui cacha pas qu’elle désirait obtenir à Londres une place d’institutrice dans une grande maison. Celui-ci s’engagea à la lui procurer ; effectivement il la présenta chez une dame qui l’accueillit parfaitement et lui confia l’éducation de ses filles. Par les soins de madame de Beaumont, sa protégée trouva, elle aussi, une place de sous-maîtresse dans une pension.

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  C’est  pour ses élèves que madame Leprince de Beaumont composa, en 1757, son meilleur ouvrage, Le Magasin des enfants, qui eut un si grand succès, qu’il fut traduit dans toutes les langues de l’Europe. Très souvent réimprimé, ce livre a toujours obtenu l’approbation du public. Il est écrit avec simplicité et clarté ; les contes qu’il contient ont un côté original plein de charmes, ils ont fourni le sujet de plusieurs de nos comédies ; la morale en est  » attachante et douce  ».
 

    Jeanne-Marie Leprince de Beaumont naquit à Rouen le 26 avril 1711. En 1725, elle entra chez les Sœurs d’Ernemmont qui formaient les enseignantes pour ce que l’on appelait à l’époque les  » petites écoles  ». Elle enseigna dix ans dans cette institution rouennaise et prononça même des vœux de noviciat. Puis elle décida de quitter sa Normandie natale et, munie d’une lettre de recommandation du couvent, elle rejoignit la cour de Lorraine à Lunéville où elle devint la gouvernante de la fille aînée de la duchesse de Lorraine. Lorsque la Lorraine fut confiée à Stanislas Leszczynski, roi détrôné de Pologne et beau-père de Louis XV, elle décida de rester à la cour et d’y étudier la musique.

Elle se maria à Lunéville en 1743, mais cette union fut malheureuse et rapidement déclarée nulle en raison de la vie dissolue de son époux, Grimard de Beaumont. Obligée de subvenir à ses besoins après la séparation, elle quitta la France et s’installa à Londres en 1748.
  La même année, elle débuta dans les lettres par un roman : Le Triomphe de la vérité ou Mémoires de Monsieur de Villeneuve qu’elle offrit à Stanislas, roi de Pologne retiré à Lunéville. Elle gagna sa vie en tant que gouvernante dans des familles aristocratiques anglaises où ses talents de pédagogue  » firent merveille  ».   Pour ses élèves, elle se mit à rechercher des textes français pouvant servir de support à des exercices de traduction et favoriser ainsi à ses jeunes élèves l’apprentissage du français. Elle décida de traduire » Gil Blas  » de Santillane de Lesage, mais constata vite que le roman n’intéressait guère son auditoire.

En 1757, elle se remaria avec Thomas Pichon, un Anglais naturalisé, originaire comme elle de Normandie. Elle abandonna alors pour un temps ses activités de gouvernante, et sa fille Élisabeth, née de son premier mariage, vint la rejoindre en Angleterre. En 1764 enfin, elle décida de rentrer en France. Sa fille et son gendre l’accompagnèrent, mais son époux resta en Angleterre et mourut  à Jersey sans l’avoir revue. Avec ses économies, elle acheta la petite terre de Chavanod, dans les environs d’Annecy, en Haute-Savoie, où elle s’installa. Elle avait acquis une réelle notoriété.
    Animée d’une véritable vocation pédagogique, elle continua à publier des ouvrages faisant référence : en 1766, L’Instruction pour les jeunes gens qui entrent dans le monde et s’y marient, ouvrage plus connu sous le titre de Magasin des adolescentes ; en 1768, Le Magasin des pauvres, des artisans, des domestiques et des gens de la campagne ; en 1772, un manuel d’éducation des garçons, Le Mentor moderne. Viennent encore de nombreux ouvrages, parmi lesquels des Contes moraux (1774) et Les Mémoires de la baronne de Batteville (1776) d’orientation autobiographique . Elle mourut à presque soixante-dix ans, en 1780, après avoir publié plus de soixante-dix ouvrages. Nul ne sait où son corps repose ………

 

La Belle et la Bête La belle et la bête livre reste l’un des contes les plus célèbres de la littérature française. Avant d’être adapté au cinéma par Jean Cocteau en 1946, puis de constituer l’un des plus grands succès des studios Walt Disney en 1991 c’est d’abord un long conte féérique et philosophique publié en 1740 par Gabrielle de Villeneuve. Inspiré d’un conte d’Apulée, La Belle et la Bête raconte une histoire de rédemption par l’amour sur fond de rivalités entre fées et propose des réflexions très fines sur l’amour, les liens familiaux et toutes les formes de pouvoir.         L’ouvrage rencontre un vif succès. Quand elle compose à Londres son Magasin des enfants, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont imagine d’adapter cette histoire pour un jeune public : elle simplifie l’intrigue, interrompant l’histoire à mi-course, quand la Bête reçoit de la Belle le baiser qui la délivre du sort jeté par une fée jalouse. Cette nouvelle version, publiée en 1757, connaît une belle réception. C’est dans l’adaptation qu’en a donnée Leprince de Beaumont que l’histoire est inlassablement reprise ensuite, illustrée d’innombrables fois et éditée sans discontinuer dans de nombreuses langues……..