Ce serait bien pour les politiques ….


  Il faudrait engager cette petite fille pour les discours langue de bois des politiques ça nous ferait gagner du temps à tous !  

Les organisateurs des prix Ig-nobel ont trouvé une solution au problème des discours trop longs lors des remises de prix. Au-delà de 60 secondes, une fillette de 8 ans, Miss Sweetie Poo, vient répéter en boucle devant la scène « Please stop, I’m bored! » (veuillez vous arrêter, je m’ennuie). Ce système a fait ses preuves.

Le délai très court permet de fréquentes interventions pour la plus grande hilarité du public. Au cours des années, de nombreuses tentatives ont été faites pour neutraliser la demoiselle : de la corruption aux bonbons, enlèvement par un faux gorille, etc.

Vrai discours de l’élu ?La sinistre vérité


homme politique
Chères concitoyennes, chers concitoyens
Je vous remercie vivement
De m’avoir élu si favorablement
A ce poste tellement compliqué
Mais Oh Combien important,
De sénateur-maire député
Président et vice-président
Ministre de la vérité.

Je vous entends déjà me dire
«Oui, il y a bien le mot vice
Dans les fonctions qui me sont allouées»,
Je vous réponds «Pas question que je me tire»
Même si la place n’est que factice
Et ça je peux vous le certifier;
Il n’y aura jamais avec moi
Quelques formes de langues de bois.

Je vous le dis solennellement
Il n’y aura plus de magouilles
Au seing de vos administrés,
J’y veillerai personnellement
Même si je dois faire des fouilles
Sur les bancs de notre assemblée,
Pour vous assurer de ma mauvaise foi
Que tout ça n’est rien d’autre que du blabla.

En ce qui concerne la transparence
Je vous promets que vous pourrez voir
Tout ce qu’il vous semble être dissimulé,
Mais ne vous fiez pas aux apparences
Nous faisons en sorte que vos regards
Se perdent dans la publicité;
Vos enfants croient aux œufs de Pâques,
Nous rendons tout le reste opaque.

C’est vrai qu’avant mon élection
On vous avait promis de dévoiler
Ce que nous avons comme patrimoine,
Mais nous avons écouté l’opposition
Qui voyait là de la curiosité
-faut quand-même pas nous prendre pour des moines-
Je reconnais qu’ils ont bien des raisons
De vouloir éviter leur démission.

Même si nous savons absolument tout
De ce que vous croyez posséder
Chez vous et sur vos comptes bancaires,
J’ai personnellement nommé un filou
Qui se charge de vous déposséder
Du plus que vous auriez pu faire,
Lui qui a raté son Bac S
Se réjouira de prendre vos bas de caisses.

Comprenez bien mes chers concitoyens
Que le moindre sou nous intéresse
Et que c’est pour ma bonne cause,
Il faut vous dire que dans concitoyen
Une syllabe vous rentre dans les fesses
Chaque fois que je m’arrose;
C’est normal nous y avons travaillé
Depuis que nous sommes nés.

Alors vraiment chers contribuables
Acceptez qu’on vous passe de la vaseline
Vous sentez bien que ça fait moins mal,
Je deviendrai Grand-Connétable
Et atteindrai le point sublime
En vous disant de garder le moral;
Si vous parvenez à la retraite
Il vous restera quelques miettes.

Mes amis grâce à nos bonnes actions,
Nos lois qui n’arrangent que notre beurre
Ou les guerres que nous avons inventées,
Je vous remercie de tous vos dons
Qui servent à payer nos tueurs
Et qui ne seront que très peu attribués,
Même si je sais que c’est très moche
Sachez que ça fini dans nos poches.

Vous me dites de n’avoir pas d’argent
Que les débuts de mois sont difficiles
Car les factures mangent vos salaires,
Soyez heureux il y a le surendettement
Qui vous rendra la vie plus facile
Avant de vous laisser dans la misère;
Vous deviendrez alors des pestiférés
Après que les huissiers soient passés.

Mes très chers amis électeurs
Puisque vous êtes encore devant la télé
Et que vous n’avez que ça à faire,
Je vous conjure d’être bien à l’heure
La prochaine fois qu’il faudra voter
Que je puisse continuer mes affaires;
De vous seuls dépend ma fortune
Quitte à vous laisser sans une tune.

Mes très chères brebis chéries que j’aime
Non, vous n’êtes pas que des esclaves
Vous êtes aussi une corne d’abondance,
On s’occupe de vos bas de laine
Alors restez bien dans votre enclave
Devant vos programmes d’ignorance;
Vous m’avez élu ministre de la vérité,
Je vous dois La Sinistre Vérité.

Faut faire attention quand on est candidat !


Tout devait bien se passer pourtant. Au programme de Nicolas Sarkozy, mardi, une journée à Montpellier autour de la thématique de l’éducation, couronnée par un grand discours sur le sujet. Le Zénith de la ville était bourré à craquer. Il y avait plus de 6 000 militants chauds bouillants, dont beaucoup agitaient des drapeaux bleu-blanc-rouge. La salle ondulait en attendant son héros, encouragée par le patron de l’UMP, Jean-François Copé, qui jubilait au micro. Mais voilà : Nicolas Sarkozy n’assure plus le show comme en 2007. Il s’est tellement présidentialisé qu’il semble en avoir perdu le goût de la scène. Pendant la campagne de 2007, quand il était en meeting, il se passait quelque chose émotionnellement : le show man faisait corps avec son public. Les quatre meetings qu’il a faits depuis son entrée en campagne ont un point commun : il ne parvient pas à oublier qu’il est président, et il vient solennellement professer la bonne parole. Mardi, il est arrivé, il a serré quelques mains, il a lu son discours, il a serré quelques autres mains, et il est parti. Le tout en 56 minutes chrono, Marseillaise comprise. Parler trop vite Le discours était travaillé, mais Sarkozy ne l’habitait pas vraiment. Au point qu’il est passé à côté d’une partie de ce qu’il voulait dire. Dans le texte écrit, il y avait un paragraphe où il annonçait son intention d’exonérer la maternelle et la primaire de la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Cette proposition devait être la deuxième grande annonce du jour. Eh bien, Sarkozy n’a pas prononcé le paragraphe en question. Les journalistes ont pensé qu’il y avait volontairement renoncé. Manifestement non ! Parce qu’à la fin du meeting, son service de presse nous a fait savoir qu’il fallait relayer cette proposition, alors même que Sarkozy ne l’avait pas verbalisée ! D’habitude, vous connaissez la règle : seul le prononcé fait foi. Mais là, c’est l’inverse. C’est le texte écrit qui fait foi, parce que l’orateur est un peu distrait, ou fatigué, ou bien les deux. Cela ne lui ressemble guère, à Sarkozy… On voulait une preuve qu’il avait changé, on l’a. Ce qui lui ressemble davantage, en revanche, c’est d’avoir parlé trop ou trop vite de l’évacuation de la journaliste Édith Bouvier. Vers 16 h 30 mardi, il confirme l’arrivée de notre consoeur au Liban et se dit « heureux que ce cauchemar prenne fin ». Deux heures plus tard, juste avant le meeting, il dément ce qu’il a lui-même dit. Un vrai loupé, qui a parasité une séquence censée être consacrée à l’école. Sans compter que c’est aussi en fin d’après-midi qu’est tombée la décision du Conseil constitutionnel de censurer la loi si chère à Sarkozy – et au Parti socialiste, rappelons-le – punissant la contestation du génocide arménien. Résultat : pendant qu’à la tribune le président-candidat parlait d’école, ce qui faisait le buzz, c’était sa bourde sur Édith Bouvier et le désaveu du Conseil constitutionnel. Comme l’a confié un conseiller du chef de l’État en ronchonnant : « Le message éducatif a été pollué. » C’est joliment dit.