C’était aussi un 9 novembre :


9/11/1918  ,il y a 101 ans : Décès de Guillaume Apollinaire   ….

  Affaibli par une blessure de guerre , Apollinaire décédait à l’âge de 38 ans de la grippe espagnole  ( épidémie qui fit plus de 50 millions dans le monde ! )

Le poète : ( du recueil  » alcool  » )

À Mademoiselle Marie Laurencin.

Frôlée par les ombres des morts
Sur l’herbe où le jour s’exténue
L’arlequine s’est mise nue
Et dans l’étang mire son corps

Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l’on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D’astres pâles comme du lait

Sur les tréteaux l’arlequin blême
Salue d’abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs

Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales

L’aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d’un air triste
Grandir l’arlequin trismégiste.( Qualifie un élément qui est trois fois plus grand ) ou ?  :
(Mythologie : Surnom donné par les Romains à l’ancien dieu égyptien, Thot)

_________________________________________________________________________

Il y a moins longtemps  ( 28 ans ) , le 9/11/1991  :

Yves Montand décédait  à l’âge de 70 ans ….C’est alors qu’il terminait les dernières prise du film  » I.P.S  » ( l’île aux pachydermes , drame de Jean Jacques Beineix ) que l’acteur fut pris de douleurs au thorax  , il succombera le lendemain laissant son épouse Caroline Amiel et un fils de 3 ans ( Valentin je crois ) 

Une des chansons ( texte de Apollinaire  ! ) 

Le texte

Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours des cerceaux dorés
L’ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage.

Une autre :  » Le galérien  » …

Les paroles: ( Pas de Apollinaire )

je m’souviens ma mère m’aimait
et je suis aux galères
je m’souviens ma mèr’ disait
mais je n’ai pas cru ma mère
ne traine pas dans les ruisseaux
t’bats pas comme un sauvage
t’amus’ pas comme les oiseaux
ell’ me disait d’ètre sage

j’ai pas tué,j’ai pas volé
j’voulais courir la chance
jai pas tué, j’ai pas volé
j’voulais qu’chaqu’ jour soit dimanche
je m’souviens ma mèr’ pleurait
dès qu’je passais la porte
je s’souviens comme ell’ pleurait
ell’ voulait pas que je sorte

toujours,,toujours ell’ disait
t’en vas pas chez les filles
fais donc pas toukours s’qui t’plait
dan les prisons y’a des grilles
j’ai pas tué,j’ai pas volé
j’voulais pas lui faire de peine

je m’souviens ma mèr’ disait
suis pas les bohémiennes
je m’souviens comme ell’ disait
on ramass’ les gens qui trainent
un jour les soldats du roi
t’emmen’ront aux galères
tu t’en iras trois par trois
comme ils ont emm’nés ton père

tu aura la tèt’ rasé
on te mettra des chaines
t’en auras les reins brisés
et moi j’en mourrai de peine
toujours .toujours tu ram’ras
quand tu s’ras aux galères
toujours,toujours tu ram’ras
tu pens’ras p’t’être a ta mère

j’ai pas tué,j’ai pas volé
mais j’ai pas cru ma mère
et je m’souviens qu’ell’ m’aimait
pendant qu’je rame aux galères.

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  Voilà , il y a beaucoup d’autres choses qui se sont passé un 9 novembre , mais c’est bon comme çà ….N’est ce pas ? 

 

 

Il y a environ 38 ans….


L’Auvergnat et Les copains disaient au revoir à Georges Brassens

Brassens

    Le 29 Octobre 1981, Georges Brassens nous quittait. Il venait d’avoir 60 ans.
Le temps passe, mais les chansons de cet artiste inoubliable sont toujours écoutées par des milliers de personnes, de toutes les générations.
Ces chansons et poésies sont reprises et enseignées dans le monde entier, expliquait le quotidien Sud-Ouest dans un article en hommage à l’artiste sétois.
   Dans sa ville d’origine, on peut d’ailleurs visiter   » L’espace Brassens  » où, muni d’un casque, chaque visiteur se laisse guider par Brassens qui parle de sa vie et de son œuvre.

Un titre plutôt méconnu de notre Grand Brassens.

Le Bistrot :

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
L’est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.

Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ premièr’ classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici
Te dépasse.

Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armur’ d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.

Tu trouveras là
La fin’ fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.

Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell’ du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.

Que je boive à fond
L’eau de tout’s les fon-
tain’s Wallace,
Si, dès aujourd’hui,
Tu n’es pas séduit
Par la grâce.

De cett’ joli’ fé’
Qui, d’un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu’en bas,
Bien en place.

Ces trésors exquis,
Qui les embrass’, qui
Les enlace ?
Vraiment, c’en est trop !
Tout ça pour ce gros
Dégueulasse !

C’est injuste et fou,
Mais que voulez-vous
Qu’on y fasse ?
L’amour se fait vieux,
Il a plus les yeux
Bien en face.

Si tu fais ta cour,
Tâch’ que tes discours
Ne l’agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.

Car sa main qui claqu’,
Punit d’un flic-flac
Les audaces.
Certes, il n’est pas né
Qui mettra le nez
Dans sa tasse.

Pas né, le chanceux
Qui dégèl’ra ce
Bloc de glace.
Qui fera dans l’ dos
Les corne’ à ce gros
Dégueulasse.

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
Une espèc’ de fé’,
D’un vieux bouge, a fait
Un palace.

 

C’était il y a …480 ans !


    Signée par François Ier à Villers-Cotterêts, cette  »ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances  »  est destinée à réformer justice et fisc, interdit l’usage du latin dans les procès au profit du  » langage maternel français   » , et marque les débuts de l’état civil en imposant la tenue de registres par les curés

     L’ordonnance de 1539, signée par François Ier à Villers-Cotterêts,(  également appelée ordonnance Guilelmine  du nom de son rédacteur le chancelier Guillaume Poyet ), marque une époque intéressante dans l’histoire de notre législation, par les changements qu’elle y a apportés : C’est elle qui a déterminé les limites précises entre la juridiction ecclésiastique et la juridiction séculière ;  qui a défendu, sous peine d’amende arbitraire, de citer aucun laïc devant les juges d’Église, et à ces mêmes juges de provoquer ou recevoir la connaissance des matières qui ne seraient pas de leur compétence.

  Avant l’ordonnance de 1539, les naissances et les morts n’étaient constatées par aucun acte ; les majorités, les parentés étaient incertaines, et de là résultait la nécessité de recourir sans cesse à des enquêtes ruineuses pour les parties, et de soumettre les droits les plus légitimes aux dangers d’une preuve  » testimoniale  » ? : il fut ordonné que les chapitres, monastères et cures, tiendraient un registre des sépultures de toutes personnes, qu’ils y inscriraient la date précise de la mort des bénéficiers, et que ce registre ferait foi en justice.

Préambule de l'ordonnance de Villers-Cotterêts

Préambule de l’ordonnance de Villers-Cotterêts

Il fut ordonné que les curés tiendraient un pareil registre en bonne forme, sur lequel ils inscriraient le jour et l’heure de la naissance et du baptême de tous les enfants de leur paroisse. Il fut aussi ordonné que tous les ans les curés et les chapitres seraient obligés de déposer ces registres au  » Greffe du bailliage  » le plus proche , afin qu’on pût y recourir et en délivrer des extraits aux parties qui le demanderaient.

Il avait  été jusqu’alors d’usage  de rédiger en latin les actes, les procédures et les jugements, en procurant à la mauvaise foi les moyens de tromper l’ignorance confiante, était une source intarissable de procès ; les praticiens les plus honnêtes, mais peu instruits, ajoutaient souvent à la difficulté d’entendre leurs actes, soit par l’ambiguïté de leurs expressions, soit par une application absolument impropre : pour remédier à tant d’inconvénients, il fut ordonné qu’à l’avenir tous actes, procédures, sentences et arrêts, seraient rédigés, prononcés et expédiés en français.

La procédure criminelle fut l’objet d’ une révolution non moins importante : on avait pensé jusque-là qu’il était assez indifférent qu’un accusé répondît par sa bouche ou par celle du conseil dont il avait la liberté de se faire assister ; mais on sentit l’abus d’un usage inutile à l’innocence et trop favorable au crime dont il procurait souvent l’impunité : la loi nouvelle prescrivit qu’à l’avenir  :  »  ès matières criminelles, les parties ne seraient aucunement ouïes par le conseil ni ministère d’aucunes personnes, mais répondraient par leur bouche des cas dont ils seraient accusés  ».

Le chancelier Poyet, auteur de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, fut une des premières victimes de cette disposition qui parut alors si rigoureuse, car dans l’instruction de son procès , peu après le retour à la cour royale, en 1542, de l’amiral Philippe Chabot de Brion qui en avait été écarté l’année précédente par Guillaume Poyet, ce dernier est arrêté le 2 août 1542 pour malversation, emprisonné à Bourges, puis à la Bastille, son procès, ouvert en 1544, débouchant en avril 1545 sur sa condamnation, avant qu’il n’obtienne sa libération grâce à une lettre de rémission du roi François Ier  date du 27 juin 1545 , non seulement on lui ôta la liberté de répondre par le ministère d’un avocat, mais toute communication lui fut même interdite, à l’exception de celle du greffier Masparaut.

Ce changement  ne fut pas le seul qui ait été fait dans l’instruction des procès criminels. Tout accusé pouvait entendre les dépositions des témoins avant de proposer ses reproches, et il n’est pas difficile de croire que la nature de chaque déposition déterminait l’accusé à proposer des reproches ou à garder le silence.        

   L’ordonnance prescrivait que le juge, en faisant comparaître l’accusé devant le témoin, et avant de lui donner aucune connaissance de la déposition, lui enjoindrait de déclarer s’il avait quelque reproche à fournir contre lui, faute de quoi il n’y serait plus reçu après la confrontation. Cette disposition sage fut été renouvelée par l’article 16 du titre 15 de l’ordonnance de 1670, et  le procès-verbal de cette loi montre , qu’il n’y eut pas la plus légère réclamation sur cet article, dans l’assemblée des commissaires.

  Parmi les changements que prescrivait l’ordonnance de 1539, il y en eut plusieurs qui parurent au Parlement, susceptibles des plus grands inconvénients. Cette cour arrêta des remontrances, mais elle reçut même avant d’avoir pu les présenter, un ordre d’obtempérer sans délai.

François Ier en costume de cérémonie. Gravure de 1850 de Léopold Massard (1812–1889) extraite d'une série de portraits des rois et reines de France

François Ier

L’ordre du roi était accompagné d’une lettre du chancelier à l’avocat-général Raimond, qui lui avait donné avis de ce qui se passait au Parlement. Elle était rédigée  dans ces termes :  » M. l’Avocat, j’ai reçu vos lettres, et pour réponse, ce n’est autre chose que celte forme ancienne, si mal reçue et goûtée de ceux qui ont puissance de commander, qu’il n’est possible de plus. C’était assez qu’en votre présence, les choses avaient été lues, et ne s’y devait perdre le temps déjà employé. Vous y penserez et en ferez votre devoir ; et adieu auquel je prie vous donner ce que vous désirez. À Villers-Cotterêts, ce 24 août. Votre bon ami Guillaume Poyet.  »

   Cette lettre, dont le sens général est plus facile à comprendre que les détails qu’elle renferme, que  » cette forme ancienne si mal reçue et goûtée de ceux qui ont puissance de commander qu’il n’est rien possible de plus  » , fut transcrite ainsi que l’ordre du roi, sur les registres du Parlement, et l’ordonnance fut enregistrée de l’ordre et du commandement du roi, le 6 septembre 1539.

   Le roi et le chancelier, mécontents de cette mention, exigèrent un enregistrement pur et simple ; alors le Parlement désigna deux de ses membres pour aller à Villers-Cotterêts, présenter au roi les remontrances refusées précédemment, mais ils ne reçurent d’autre réponse qu’un ordre d’obtempérer.

çà s’est passé il y a ….


500 ans :

    Le  2 mai 1519, à Amboise, au manoir du Cloux ; belle demeure appelée le Clos-Lucé.

C ‘est là  que disparu  Léonard de Vinci. Leonard-Vinci 

    Une légende tenace raconte que le maître italien aurait rendu son dernier soupir dans les bras du roi François Ier. Mais , on  sait aujourd’hui, indubitablement, que c’est faux. Mais l’image est belle,ce qui fait qu’ elle a été représentée par un autre génie de la peinture : Ingres.
   Pourquoi Léonard de Vinci était-il à Amboise à ce moment-là ?
   Le roi de France, François Ier, et sa mère, Louise de Savoie, l’avaient invité, en 1516, à venir s’installer en France. Le Maître a quitté l’Italie et traversé les Alpes à dos de mule, emportant avec lui quelques tableaux, dont la Joconde. Il a été nommé « Premier peintre, Premier ingénieur et Premier architecte du Roi » — un roi qui l’a hébergé, » pensionné  »et surtout laissé libre de travailler à sa guise.
L. de Vinci  a bien voulu travailler à des spectacles de Cour, et a fait quelques plans pour le domaine de Louise de Savoie. Travaux d’urbanisme, d’hydraulique et, bien entendu, de mécanique qui passionnaient ce génie vieillissant, bien plus que la peinture.
   Mais il n’a pas vraiment eu le temps de profiter de sa liberté nouvelle: Trois ans, à peine. Et puis la maladie a eu raison de lui, le 2 mai 1519. Un cortège de soixante mendiants (  c’était sa volonté ) l’accompagna jusqu’à sa dernière demeure, la collégiale Saint-Florentin du château d’Amboise. A son disciple, Francesco Melzi, il léguera ses pinceaux, ses livres et… ce qu’il lui restait de ses œuvres. Innombrables croquis, dessins et tableaux seront dispersés par la suite.

Quelques croquis sciences, machines de guerre etc….

 

( croquis foetus)

Ebauches  » machines de guerre  »

 

 

 

 

 

çà s’est aussi passé ………en mars :


Le 13 mars 2010 ( seulement 9 ans ? ! )

  Ce jour là , Jean Ferrat  décédait à l’âge de 79 ans  d’un cancer du poumon…..à l’hôpital d’ Aubenac dans les Ardèches  , région qu’il aimait beaucoup . Chanteur /poète , il ne supportait plus la vie d’artiste ( les tournées , la foule etc…) et avait décidé un jour de 1964 de tout stopper , de  » poser ses valises  » dans le petit village d’Antraigues ( qui lui avait parait il ,inspiré la chanson  » Pourtant que la montagne est belle  » )

Les paroles :

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

 

 Quelques  » bribes  » de sa vie :  

        
Origines familiales et enfance
Jean Ferrat est le fils de Mnacha (diminutif russe de Mikhail, ou Michel) Tenenbaum , Juif russe naturalisé français en 1928, et d’Antoinette Malon, Française née à Paris d’une famille originaire d’Auvergne (Saint-Simon dans le Cantal par son père, Isserteaux dans le Puy-de-Dôme par sa mère ) . Son père, fils de Samuel Tenenbaum et Broucha Gellerstein (ou Hellerstein), est né le 15 août 1886 à Ekaterinoslav (actuel Dnipro), dans l’Ukraine russe . Il y a un doute sur le lieu de naissance exact de Mnacha Tenenbaum : s’agit-il de la ville d’Ekaterinodar (aujourd’hui Krasnodar) ou de celle d’Ekaterinoslav (actuelle Dnipro) ? Cette dernière est le plus probable : c’est ce nom qui est indiqué dans les documents officiels français comme la liste du « convoi 39 » pour Auschwitz . À Ekaterinoslav vivaient plusieurs familles du nom de Tenenbaum et de Gellerstein au sein de la forte communauté juive. C’est en outre l’hypothèse formulée dans la correspondance entre Jean Ferrat et un membre du  » Cercle  ». En revanche, c’est Ekaterinodar qui figure dans l’acte de naissance de Jean (et les autres actes d’état civil), mais aucune famille du nom de Tenenbaum n’est attestée dans cette ville à la fin du XIX siècle.
   Le père de Jean Ferrat, ouvrier joailler, émigre en France en 1905. Pendant la Première Guerre mondiale, il est engagé volontaire et affecté comme ajusteur dans un atelier d’aviation . Durant cette période, il rencontre Antoinette Malon, ouvrière dans une entreprise de fleurs artificielles, et ils se marient le 8 décembre 1917 . Après son mariage, elle quitte son emploi pour élever les enfants du couple : Raymonde (née en 1916 à Paris ), André (né en 1918 à Draveil), Pierre (né en 1925 à Vaucresson ) et Jean .

   Vie sociale, politique :

  Jean Ferrat, dès ses débuts, outre de très nombreuses chansons sentimentales, oriente son inspiration dans deux directions : l’engagement social-politique et la poésie, cette dernière notamment en mettant en musique de nombreux poèmes de Louis Aragon.

   Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre, il garde ses distances avec l’URSS et, en 1969, dans la chanson Camarade, dénonce l’invasion de Prague en 1968 par les troupes du Pacte de Varsovie.

    Il y préfère la révolte des humbles, des simples gens. Opposé à l’orientation pro-soviétique prise à l’issue du vingt-troisième congrès du Parti communiste en 1979, il fustige dans la chanson Le Bilan, la déclaration de Georges Marchais, secrétaire général du PCF, qui évoque alors — en 1979 — un bilan globalement positif des régimes socialistes. Il apporte tout de même son soutien à Georges Marchais lors des élections présidentielles de 1981, expliquant quelques années plus tard, dans la chanson Les Cerisiers (1985), les raisons pour lesquelles il est demeuré fidèle à la mouvance communiste.

  Il accuse aussi l’industrie du disque de faire passer les considérations financières avant l’art des artistes créatifs. Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de la vie culturelle, présidents de chaînes de radio et télévision, ministres, il dénonce une programmation qui, selon lui, privilégie les chansons « commerciales » plutôt que les créations musicales et poétiques.

   Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d’une culture de non-violence et de paix ainsi que du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

Censuré !

   Il évoque en 1963 la déportation par les nazis, à une époque où la diplomatie préfère occulter ce passé récent — la France et l’Allemagne étant alors en pleine phase, stratégique, de réconciliation — tout autant que l’existence en France de camps tels que Drancy durant l’occupation. La diffusion de sa chanson Nuit et brouillard est « déconseillée » par le directeur de l’ORTF, mais le public suit, !comme la critique, et l’album  » Nuit et brouillard  » obtient le prix de l’Académie Charles-Cros.

     À la sortie en 1965 de l’album Potemkine, les problèmes de censure recommencent . Georges Coulonges, le parolier de la chanson-titre a pourtant pris des gants. Il écrit : « M’en voudrez-vous beaucoup… » Dans son autobiographie, il explique : « Pourquoi demander au public s’il m’en voudrait d’écrire ma chanson ? On l’a compris : ce n’était pas à lui que la question était posée. C’était aux antennes vigilantes de la radio, de la télévision gaullienne. J’avais des raisons de me méfier d’elles. »

   En 1966, il est interdit de petit écran, sous le prétexte de sa candidature sur la liste PCF aux élections municipales d’Antraigues (Ardèche).

    Les déboires de Jean Ferrat se poursuivent en 1969 avec la sortie de l’album Ma France, qui est interdit d’antenne, provoquant son boycott des plateaux de télévision. Intransigeant sur ce point, Jean Ferrat n’y retourne qu’en 1970 et doit patienter un an de plus pour voir la censure brisée par Yves Mourousi, qui diffuse en 1971 un extrait de Ma France.

  Le , Jean-Pierre Chabrol invite Jean Ferrat dans son émission télévisée L’Invité du dimanche, ainsi que Georges Brassens et Jacques Brel. En plein débat d’idées, le chef de plateau arrive avec une ardoise où il est écrit à la craie : « Ordre de la direction, que Jean Ferrat chante, mais qu’il ne parle plus. » Un tollé général s’ensuit et toute l’équipe est renvoyée. Jean Ferrat ne fera plus de télévision pendant près de trois ans à la suite de cet événement.

Son œuvre:

Son œuvre se partage entre textes engagés, chansons d’amour, fantaisies empreintes d’humour et hommages multiples : à l’Ardèche, sa région d’adoption, à la femme (comme dans La femme est l’avenir de l’homme, dont le titre est un clin d’œil à Louis Aragon), à différentes personnalités, corps de métiers ou peuples, historiques ou contemporains, d’Europe ou d’Amérique latine.

   Ferrat a composé toutes les musiques de ses chansons, sauf trois, mais il a aussi composé la musique de chansons qu’il n’a jamais interprétées :  » Mon vieux  » ( chanté par D.Guichard ) ,  » le pulle-over  » par J. Gréco …..

Les paroles : ( Si on lit bien les paroles , on constate que cette chanson est loin d’être un  » hommage  » aux communistes de l’époque => Pragues ) à mon avis ..)

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s’épanouissaient
Camarade Camarade

C’est un nom terrible Camarade
C’est un nom terrible à dire
Quand, le temps d’une mascarade
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire Camarade
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d’août s’obscurcit
Camarade Camarade

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Dans mon cœur battant la chamade
Pour qu’il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

 

 

Il y a environ 21ans…


H.Tazieff décédait .Tazieff

Haroun Tazieff, né à Varsovie le 11 mai 1914 et mort à Paris le 2 février 1998 à 84 ans , est un ingénieur agronome, ingénieur géologue, ingénieur des mines, volcanologue et écrivain de nationalité russe naturalisé successivement belge puis français.

 

  À la suite du décès en 2006 de France Tazieff-Depierre, dernière épouse d’Haroun Tazieff et sa légataire universelle, le patrimoine culturel Tazieff est dispersé par ses neveux et nièces, France ayant omis de dater et signer son testament. C’est le physicien Jacques Labeyrie, compagnon et collègue d’Haroun Tazieff depuis 1950, qui demande au fils de Tazieff, Frédéric Lavachery, de créer une association patrimoniale. Les apports d’Haroun Tazieff à la volcanologie et à la politique de prévention des risques naturels et technologiques majeurs et l’actualité des enjeux au centre desquels il s’est trouvé fortement impliqué, font l’objet des travaux de cette association née en juillet 2008, le Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre, dont le siège social est à Arette, commune des Pyrénées-Atlantiques où se trouve le célèbre gouffre de la Pierre Saint-Martin dont Tazieff fut l’un des explorateurs en 1951 et 1952, et dont le siège administratif est à Chaudeyrolles, en Haute-Loire, au cœur du massif volcanique du Mézenc-Gerbier-de-Jonc14.

çà s’est passé un 18 décembre………..


18 décembre 1737 : Mort de Stradivarius
   Le 18 décembre 1737, le célèbre luthier Antonio StradivariusStradivarius meurt à Crémone, dans la vallée du Pô, à 93 ans.
Le secret du « Stradivarius »
   Héritier d’une lignée de « facteurs » de violons, Antonio Stradivari, dont le nom a été latinisé en Stradivarius, a laissé derrière lui environ 1100 instruments de musique à la sonorité incomparable et encore jamais égalée. Il en reste environ 500 qui font le bonheur des virtuoses.violon
   Le luthier a été formé dans l’atelier de la famille Amati. L’ancêtre Andrea aurait inventé le violon vers 1560 en développant une variante de la viole médiévale.
   Le mystère demeure sur la perfection des violons de Crémone. On l’a attribuée au vernis ou à la forme de l’instrument. On l’a aussi attribuée à la qualité particulière du bois à l’époque du célèbre facteur. La dernière hypothèse en date vient d’un biochimiste texan : il incrimine un champignon local qui poussait sur le bois lors de son flottage sur les rivières de Lombardie et lui conférait après séchage d’exceptionnelles qualités vibratoires.!!!!?

Il ne  » joue  » certainement pas avec un Stradivarius  lol 

çà c’est passé……


La nuit de samedi du 27/10/2018 au dimanche 28/10/2018 :

Le journaliste  /animateur Philipe Gildas Gildasest décédé à l’âge de 82 ans ….

Il est mort des suites d’un cancer . (C’est Antoine de Caunes  qui l’ a annoncé à l’A.F.P . Gildas a été un des premiers à mélanger journalisme et divertissement en France  ( notamment dans l’émission  » Nulle part ailleurs  » )

Décès


L’homme de taille modeste qui a renversé les montagnes

Sa détermination, son talent et, comment les ignorer, ses tubes intemporels comme « La Bohème », « La Mamma », « Comme ils disent », « Mes emmerdes » permettront finalement à cet homme de taille modeste de renverser les montagnes. Lui qui n’a jamais hésité à protéger les jeunes pousses, comme Johnny Hallyday à qui il fit cadeau de « Retiens la nuit ».

Où qu’il fut, cet artiste concerné par le drame des migrants rappelait toujours son attachement à ses deux pays. « Je suis Français et Arménien, les deux sont inséparables comme le lait et le café », résumait-il l’an passé en recevant son étoile sur le « Walk of fame » à Hollywood.

On ignore encore les causes précises du décès de l’artiste. Une autopsie doit être pratiquée demain, mardi 2 octobre.

Paroles :

 

La mamma

Ils sont venus,
Ils sont tous là
Dès qu’ils ont entendu ce cri,
Elle va mourir, la mamma…
Ils sont venus,
Ils sont tous là,
Même ceux du sud de l’Italie,
Y’a même Giorgio, le fils maudit
Avec des présents plein les bras.
Tous les enfants jouent en silence
Autour du lit ou sur le carreau,
Mais leurs jeux n’ont pas d’importance,
C’est un peu leurs derniers cadeaux
À la mamma, la mamma…
On la réchauffe de baisers,
On lui remonte ses oreillers,
Elle va mourir, la mamma…
Sainte Marie pleine de grâces
Dont la statue est sur la place,
Bien sûr vous lui tendez les bras
En lui chantant Ave Maria,
Ave Maria…
Y’a tant d’amour, de souvenirs
Autour de toi, toi la mamma,
Y’a tant de larmes et de sourires
À travers toi, toi la mamma.
Et tous les hommes ont eu si chaud
Sur les chemins de grand soleil,
Elle va mourir, la mamma…
Qu’ils boivent frais le vin nouveau,
Le bon vin de la bonne treille
Tandis que s’entrassent pêle-mêle
Sur les bancs, foulards et chapeaux.
C’est drôle, on ne se sent pas triste
Près du grand lit et de l’affection,
Y’a même un oncle guitariste
Qui joue, qui joue en faisant attention
À la mamma, la mamma…
Et les femmes se souvenant
Des chansons tristes des veillées,
Elle va mourir, la mamma…
Tout doucement, les yeux fermés
Chantent comme on berce un enfant
Après une bonne journée
Pour qu’il sourie en s’endormant,
Ave Maria…
Y’a tant d’amour, tant de souvenirs
Tout autour de toi, toi la mamma,
Y’a tant de larmes et de sourires
À travers toi, toi la mamma
Que jamais, jamais, jamais
Tu nous quitteras…

Les paroles:

J’ai travaillé,
Des années
Sans répit,
Jour et nuit
Pour réussir,
Pour gravir
Les sommets
En oubliant
Souvent dans
Ma course contre le temps
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

À corps perdu J’ai couru Assoiffé
Obstiné
Vers l’horizon
L’illusion
Vers l’abstrait
En sacrifiant
C’est navrant
Je m’en accuse à présent

Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Mes amis c’était tout en partage
Mes amours faisaient très bien l’amour
Mes emmerdes étaient ceux de mon âge
Où l’argent, c’est dommage
Éperonnait nos jours

Pour être fier
Je suis fier
Entre nous
Je l’avoue
J’ai fait ma vie
Mais il y
A un mais…
Je donnerais
Ce que j’ai
Pour retrouver, je l’admets
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Mes relations
Vraiment, sont
Haut placées
Décorées
Très influentes
Bedonnantes
Des gens bien
Ils sont sérieux
Mais près d’eux
J’ai toujours le regret de
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Mes amis étaient pleins d’insouciance
Mes amours avaient le corps brûlant
Mes emmerdes aujourd’hui quand j’y pense
Avaient peu d’importance
Et c’était le bon temps
Le temps des canulars
Des pétards
Des folies
Des orgies
Les jours du bac
Le cognac
Les refrains
Tout ce qui fait
Je le sais
Que je n’oublierai jamais
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Ne pas se fier…..


  Aux  » infos  » données par les gens dans un petit village ,les rumeurs entrainent souvent des erreurs …..

Hier , j’écrivais ici un petit billet disant que je devais passer chez le médecin , cette semaine absolument …Et je me demandais si le cabinet serait ouvert , étant donné que mon médecin traitant était décédé ….

  Cet après – midi , je me suis décidé à téléphoner pour savoir si l’épouse du docteur  » travaillait  » cette semaine bien que son mari soit décédé ……..et là !!!!! La secrétaire me répondit :  » Mais , le docteur n’est pas décédé Mr ! « …..En fait, il a eu un accident, est ( a été ) hospitalisé , mais est bien vivant ……

Du coup , je lui dis  » les gens racontent n’importe quoi  »  ( elle m’a confirmé que je n’étais pas le seul à avoir appelé à ce sujet  )

  Bref , que ce soit lui ou son épouse , j’y passerais ce jeudi dans l’après-midi  et ferais renouveler mon ordonnance sans problème !