En pensant à ….


Maman qui nous à quittés le 8/03/2020 ……( seulement environ 6mois…..çà me semble plus loin )

Elle a fermé sa vie comme un livre d’images
Sur les mots les plus doux qui se soient jamais dits

Elle qui croyait l’amour perdu dans les nuages
Elle l’a redécouvert au creux du dernier lit

Et riche d’un sourire au terme du voyage
Elle a quitté son corps comme on quitte un bateau
En emportant la paix, gravée sur son visage
En nous laissant au
cœur un infini fardeau

Elle souriait de loin, du cœur de la lumière
Son âme était si claire aux franges de la nuit
On voyait du bonheur jusque dans sa misère
Tout l’amour de la Terre qui s’en allait sans bruit

Comme autour d’un chagrin les voix se font plus tendres
Un écrin de silence entourait nos regards
Les yeux n’ont plus besoin de mots pour se comprendre
Les mains se parlent mieux pour se dire au revoir

Moi qui ne savais rien de la vie éternelle
J’espérais qu’au-delà de ce monde de fous
Ceux qui nous ont aimés nous restent encore fidèles
Et que parfois leur souffle arrive jusqu’à nous

Elle souriait de loin, du cœur de la lumière
Et depuis ce jour-là je sais que dans sa nuit
Il existe un ailleurs où l’âme est plus légère
Et que j’aurai moins peur d’y voyager aussi

Elle a fermé sa vie comme un livre d’images
Sur les mots les plus doux qui se soient jamais dits
Elle qui croyait l’amour perdu dans les nuages
Elle l’a redécouvert au creux du dernier lit

Et riche d’un sourire au terme du voyage
Elle a quitté son corps comme on quitte un ami
En emportant la paix, gravée sur son visage
En nous laissant à l’âme une peine infinie.

Yves Duteil

Klik , je vais essayer ….


…..de dormir , alors que le jour se lève …..et à cet instant :

349 894 personnes au moins sont mortes suite au corona virus…..

31 jours sont passés depuis le décès de ma mère , je ne cesse de penser à elle !

et je n’ai pratiquement rendu visite à aucun blog que j’aime…….

Parce que je viens de lire que….


( Commenter n’est absolument pas nécessaire )

    Ce monsieur ( que je ne connaissais pas ) vient de mourir ,Raymond Gurême  ( c’est son nom ) Résultat d’image pour Raymond Gurême aurait eu 95 ans en août prochain…..

 

RAYMOND GURÊME :

      Raymond Gurême est né en 1925 en France dans une famille de nomades d’origine manouche qui tenait un cirque et un cinéma ambulants. Il est le dernier survivant de la communauté tsigane internée au camp de Linas-Montlhéry pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le 4 octobre 1940, à 6 heures du matin, à Petit-Couronne, près du port de Rouen, il est arrêté à l’âge de 15 ans avec toute sa famille, ses parents et ses huit frères et sœurs, avec qui ils se trouvaient dans la caravane familiale dans un champ.    La seule et unique raison invoquée est le fait qu’il soit détenteur d’une carte de forain établie selon la loi du 16 juillet 1912.

La famille est d’abord internée dans le camp de rassemblement de nomades de Darnétal en Seine-Maritime. Puis ils sont déportés dans des wagons à bestiaux avec 200 autres familles et arrivent le 27 novembre 1940 dans le camp de Linas-Montlhéry. Ils y subissent des coups et souffrent de malnutrition et de froid.

En juillet 1941, son frère et lui, s’échappent pour la première fois du camp mais les deux seront retrouvés. Raymond Gurême fait une deuxième tentative 3 mois plus tard,  par la suite , il se retrouve dans une maison de redressement pour mineurs faisant partie de l’hôpital d’Angers. Il s’enfuit de nouveau mais cette fois-ci, il est déporté dans un camp de travail à Francfort puis plus tard, s’en évade avec l’aide d’un chauffeur français.!

Pendant ce temps, sa famille est transférée plusieurs fois à Mulsane dans la Sarthe puis à Montreuil-Bellay dans le Maine-et-Loire. Il parvient  à les suivre et réussit parfois à s’introduire dans le camp pour leur faire passer de la nourriture. Il vit désormais une vraie vie de cavale en France et rejoint la Résistance. Pris alors qu’il tentait de voler un camion pour la résistance, il est conduit en prison puis dans un camp en Allemagne dont il réussit à s’échapper une nouvelle fois.

Revenu en France, il poursuit ses activités dans la résistance. Lorsque la capitale est libérée, il est âgé de 19 ans. Neuf ans plus tard, il retrouve sa famille par hasard en Belgique. Une partie rentre avec lui mais  » Trois de mes sœurs n’ont jamais voulu  revenir en France, parce qu’ils nous ont fait trop souffrir, disaient-elles  ».

RG4

Ils reprennent leur vie de nomade, se déplaçant en fonction des travaux agricoles puis finissent par se fixer dans les années 1960. Raymond Gurême s’est longtemps tu jusqu’à sa rencontre avec une association de gens du voyage et une historienne dans les années 2000 qui réussit à faire ouvrir les archives du camp de Linas-Montlhéry. En 2010, il publie son histoire :  » Interdit aux nomades  »

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 Demandée en 1983, il finit par recevoir de la France sa carte d’interné politique en 2009 mais son rôle dans la Résistance n’a jamais été reconnu et il n’a jamais réussi à obtenir sa carte de déporté résistant.!

Agé de 94 ans, malgré des séquelles importantes tant psychologiques que physiques, il continue de témoigner en public, en particulier dans le milieu scolaire. Il continue de vivre dans une caravane, sur le terrain de la maison qu’il a fait construire à quelques mètres du camp de Linas-Montlhéry. Il y vivait avec sa famille  désormais sédentarisée…..

Se laver les mains, l’intuition géniale du docteur Semmelweis….


    Le médecin hongrois Ignace Philippe coronaSemmelweis est le premier à préconiser le lavage des mains des praticiens avant d’accoucher les femmes. Au milieu du XIXe siècle, entre 5 et 12% des accouchées meurent en effet des suites de la fièvre puerpérale. Mais aucune autorité médicale ne l’écoutera et Semmelweis mourra fou dans un asile, à l’âge de 47 ans. !!

    Avant de devenir une règle d’or, le fait de se laver les mains au préalable d’une intervention chirurgicale était une intuition hongroise. Le médecin obstétricien Ignace Philippe Semmelweis se désole de voir autant de décès de patientes enceintes à l’Hôpital général de Vienne. Il y a dans le service du docteur Klein un taux de mortalité post-natal alarmant, près de 40%. Il faut dire que les médecins ont l’habitude de disséquer des cadavres avant d’opérer les patients !!!!!       Semmelweis, sans évoquer la notion de microbes, encore inexistante au milieu du XIXe siècle, fait l’hypothèse d’une transmission de  » miasmes  » des cadavres aux patientes enceintes Résultat d’images pour illustration accouchement au 19èME . En se lavant les mains, il remarque une amélioration de l’état des mères et des nourrissons.

 » Viré   »et mis au ban de la famille des médecins :

 Lorsqu’il partage cette intuition avec ses supérieurs, ces derniers lui rient presque au nez. L’arrogance des grands pontes de la médecine viennoise refuse de se laisser conseiller par un petit docteur hongrois. Semmelweis est viré sur avis d’une commission hospitalière et retourne vivre en Hongrie, très affecté par cette mise au ban injustifiée.      En 1851, alors qu’il officie dans une maternité de Budapest, ses idées commencent à se répandre mais Semmelweis a une attitude étrange et irritable. En 1861, dans une relative indifférence, est publié l’ouvrage de sa vie, l’Étiologie, le concept et la prévention de la fièvre puerpérale.

   En 1865, il se contamine lui-même après une autopsie et entre dans une longue phase de délire. Il doit être placé en hôpital psychiatrique où il décède quelques semaines plus tard. Louis-Ferdinand Destouches,Résultat d’images pour louis ferdinand destouches ( le futur Céline ), lui consacrera sa thèse de médecine en 1924. Comme une tentative, plutôt vaine, de faire sortir le nom de Semmelweis de l’oubli. À l’heure du coronavirus, le temps est venu de s’en rappeler.

Un mois déjà …..


……que ma mère est décédée et…..je ne cesse d’y penser  , de penser à ce que je lui ai dis et n’aurais pas du lui dire , à ce que je ne lui ai pas dit et aurais du lui dire ….

Les cauchemars de mon enfance reviennent !!!  ( il y avait très longtemps  ! ) , j’essaie de  » compenser  » en parlant plus avec mon père ( qui vient d’ avoir 88 ans ) , maman aurait atteint ses 87 dans 2 mois ( le 28 juin ) , je sens qu’à lui aussi elle manque ….( Il va tous les jours sur sa tombe ) ……

Je bloque les commentaires : Inutiles 

marin-francis08@outlook.com

C’est étrange…..


    Étrange  comment la disparition d’un être cher ( en l’occurrence ma mère ) rapproche parfois …..Résultat d’images pour images tombe

   Comme j’ai du l’écrire ici ( j’y écris trop de choses   » inutiles  » ) : Les relations entre mon père et moi étaient loin d’être  » au beau fixe  » …Depuis le décès de maman , il me téléphone pratiquement tous les jours , sinon , c’est moi qui l’appelle …..Nous parlons de  » tout et rien  » , il dit être allé au cimetière  pratiquement chaque jour ( je crois qu’il dit vrai ) , il dit aussi que voir le fauteuil de sa femme vide à côté du sien lui fait mal  » comme un vide dans son coeur  »…..Comme je n’ai pas de photographie de maman jeune ( Elle était très belle ) , je lui ai demandé de m’en envoyer une …..Sa réponse :  » D’accord , mais tu me la rendras car j’y tiens   »…

Bref , je crois qu’il a besoin de parler , d’ouvrir son coeur ,dire ses regrets …..Nous sommes pourtant quatre enfants , alors pourquoi moi ? Moi qui suis le seul ( avec Manu ) à ne pas avoir été présent à l’enterrement…

Décidément , la vie est bien étrange……

C’était aussi un 9 novembre :


9/11/1918  ,il y a 101 ans : Décès de Guillaume Apollinaire   ….

  Affaibli par une blessure de guerre , Apollinaire décédait à l’âge de 38 ans de la grippe espagnole  ( épidémie qui fit plus de 50 millions dans le monde ! )

Le poète : ( du recueil  » alcool  » )

À Mademoiselle Marie Laurencin.

Frôlée par les ombres des morts
Sur l’herbe où le jour s’exténue
L’arlequine s’est mise nue
Et dans l’étang mire son corps

Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l’on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D’astres pâles comme du lait

Sur les tréteaux l’arlequin blême
Salue d’abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs

Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales

L’aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d’un air triste
Grandir l’arlequin trismégiste.( Qualifie un élément qui est trois fois plus grand ) ou ?  :
(Mythologie : Surnom donné par les Romains à l’ancien dieu égyptien, Thot)

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Il y a moins longtemps  ( 28 ans ) , le 9/11/1991  :

Yves Montand décédait  à l’âge de 70 ans ….C’est alors qu’il terminait les dernières prise du film  » I.P.S  » ( l’île aux pachydermes , drame de Jean Jacques Beineix ) que l’acteur fut pris de douleurs au thorax  , il succombera le lendemain laissant son épouse Caroline Amiel et un fils de 3 ans ( Valentin je crois ) 

Une des chansons ( texte de Apollinaire  ! ) 

Le texte

Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours des cerceaux dorés
L’ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage.

Une autre :  » Le galérien  » …

Les paroles: ( Pas de Apollinaire )

je m’souviens ma mère m’aimait
et je suis aux galères
je m’souviens ma mèr’ disait
mais je n’ai pas cru ma mère
ne traine pas dans les ruisseaux
t’bats pas comme un sauvage
t’amus’ pas comme les oiseaux
ell’ me disait d’ètre sage

j’ai pas tué,j’ai pas volé
j’voulais courir la chance
jai pas tué, j’ai pas volé
j’voulais qu’chaqu’ jour soit dimanche
je m’souviens ma mèr’ pleurait
dès qu’je passais la porte
je s’souviens comme ell’ pleurait
ell’ voulait pas que je sorte

toujours,,toujours ell’ disait
t’en vas pas chez les filles
fais donc pas toukours s’qui t’plait
dan les prisons y’a des grilles
j’ai pas tué,j’ai pas volé
j’voulais pas lui faire de peine

je m’souviens ma mèr’ disait
suis pas les bohémiennes
je m’souviens comme ell’ disait
on ramass’ les gens qui trainent
un jour les soldats du roi
t’emmen’ront aux galères
tu t’en iras trois par trois
comme ils ont emm’nés ton père

tu aura la tèt’ rasé
on te mettra des chaines
t’en auras les reins brisés
et moi j’en mourrai de peine
toujours .toujours tu ram’ras
quand tu s’ras aux galères
toujours,toujours tu ram’ras
tu pens’ras p’t’être a ta mère

j’ai pas tué,j’ai pas volé
mais j’ai pas cru ma mère
et je m’souviens qu’ell’ m’aimait
pendant qu’je rame aux galères.

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  Voilà , il y a beaucoup d’autres choses qui se sont passé un 9 novembre , mais c’est bon comme çà ….N’est ce pas ? 

 

 

Il y a environ 38 ans….


L’Auvergnat et Les copains disaient au revoir à Georges Brassens

Brassens

    Le 29 Octobre 1981, Georges Brassens nous quittait. Il venait d’avoir 60 ans.
Le temps passe, mais les chansons de cet artiste inoubliable sont toujours écoutées par des milliers de personnes, de toutes les générations.
Ces chansons et poésies sont reprises et enseignées dans le monde entier, expliquait le quotidien Sud-Ouest dans un article en hommage à l’artiste sétois.
   Dans sa ville d’origine, on peut d’ailleurs visiter   » L’espace Brassens  » où, muni d’un casque, chaque visiteur se laisse guider par Brassens qui parle de sa vie et de son œuvre.

Un titre plutôt méconnu de notre Grand Brassens.

Le Bistrot :

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
L’est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.

Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin
D’ premièr’ classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici
Te dépasse.

Mais si t’as l’ gosier
Qu’une armur’ d’acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.

Tu trouveras là
La fin’ fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.

Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell’ du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.

Que je boive à fond
L’eau de tout’s les fon-
tain’s Wallace,
Si, dès aujourd’hui,
Tu n’es pas séduit
Par la grâce.

De cett’ joli’ fé’
Qui, d’un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu’en bas,
Bien en place.

Ces trésors exquis,
Qui les embrass’, qui
Les enlace ?
Vraiment, c’en est trop !
Tout ça pour ce gros
Dégueulasse !

C’est injuste et fou,
Mais que voulez-vous
Qu’on y fasse ?
L’amour se fait vieux,
Il a plus les yeux
Bien en face.

Si tu fais ta cour,
Tâch’ que tes discours
Ne l’agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.

Car sa main qui claqu’,
Punit d’un flic-flac
Les audaces.
Certes, il n’est pas né
Qui mettra le nez
Dans sa tasse.

Pas né, le chanceux
Qui dégèl’ra ce
Bloc de glace.
Qui fera dans l’ dos
Les corne’ à ce gros
Dégueulasse.

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un’ place,
Une espèc’ de fé’,
D’un vieux bouge, a fait
Un palace.