Un 25 août ……il y a 75 ans …..


Paris est libérée !
   Le vendredi 25 août 1944, à 15h 30, le général Philippe Leclerc de Hauteclocque (43 ans) reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes d’occupation de la capitale.
  Le document est signé par le général Dietrich von Choltitz, commandant du 84e corps d’armée et  contresigné par le colonel Henri Rol-Tanguy, chef régional des FTP-FFI (Francs-tireurs et partisans des Forces Françaises de l’Intérieur).
  Une heure plus tard, le général  de Gaulle lui-même arrive à la gare et se voit remettre par Leclerc l’acte de capitulation (il fait la moue en voyant la signature de Rol-Tanguy, représentant de la résistance intérieure, communiste de surcroît).
   
Cependant,peu après il consent à tendre la main à la résistance intérieure et se rend à l’Hôtel de Ville où il est reçu par Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance. Quand  celui-ci lui demande de proclamer le rétablissement de la République, de Gaulle rétorque qu’elle n’a jamais cessé d’exister.
   Sur le perron, devant une foule enthousiaste et joyeuse, il célèbre en des termes flamboyants la Libération de Paris :  »’ Paris martyrisé ! mais Paris libéré !…  ». Son discours improvisé est aussitôt retransmis à la radio.
 » Paris libéré !  »
    Le soir, de Gaulle s’installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire de la République française et le lendemain, 26 août 1944, le chef de la France libre descend en triomphe les Champs-Élysées, suivi de Leclerc et de ses fidèles de la première heure auxquels il a recommandé de se tenir derrière lui.
   Dans une  » joyeuse pagaille  », acclamé par deux millions de Parisiens, il arrive à la Concorde. Là éclatent des coups de feu sporadiques. Puis le général gagne Notre-Dame pour un  »Te Deum passionné  ».

   

DeGaulleLeclerc
  S’insurger ou attendre ?

La Libération de Paris a débuté 15 jours avant : le 10 août. Ce jour-là, les cheminots se mettent en grève. Ils sont suivis cinq jours plus tard par les policiers et les employés du métro, enfin par les postiers le 18 août. Dans le même temps, les troupes allemandes de la capitale commencent à plier bagage en prévision de l’arrivée prochaine des troupes alliées.
    Celles-ci ont débarqué en Normandie deux mois plus tôt et progressent assez dificilement vers l’est et l’Allemagne. (  Leurs chefs, les généraux américains Eisenhower et Bradley, n’envisagent pas un seul instant d’entrer à Paris ! ). Ils ne veulent pas disperser leurs forces ni perdre du temps, encore moins prendre en charge 3 à 4 millions de Parisiens plus ou moins démunis. Ils préfèrent contourner l’agglomération et l’encercler.
    Pour sa part, le général Pierre Koenig, chef d’état-major des Forces Françaises de l’Intérieur, souhaite qu’un soulèvement populaire précède l’arrivée des troupes alliées dans la capitale. Koenig ainsi que de Gaulle et le Comité national de la Résistance veulent  ainsi éviter une administration alliée, affirmer la souveraineté du peuple français et prouver que la résistance n’est pas un mythe.
    Le soulèvement n’est pas sans risques.
   Quelques jours plus tôt, le 1er août, les résistants de Varsovie ayant fait le même choix ont subi une répression d’une extrême violence. D’autre part, le risque existe d’un affrontement entre gaullistes et communistes.
    C’est à ces derniers, sous les ordres de Rol-Tanguy,rol-tanguy que revient l’initiative du soulèvement proprement dit. Dès le 18 août, Paris se couvre d’affiches appelant la population à s’insurger.
     Le 19 août, des combats sporadiques éclatent un peu partout. 3 000 policiers de Paris sont invités en secret à rejoindre la Préfecture de police de l’île de la Cité, au coeur de la capitale, en tenue civile et avec leur arme de service. Le drapeau tricolore est hissé au sommet de l’édifice au nez et à la barbe des Allemands. Mais les Alliés n’étant pas attendus dans la capitale avant le 1er septembre, les gaullistes jugent l’insurrection prématurée. Ils le font savoir à Rol-Tanguy par le biais d’une note transmise par l’intermédiaire de Jacques Chaban-Delmas (29 ans), délégué militaire national.
     Au terme d’une violente discussion, les représentants du Comité national de la Résistance conviennent de négocier une trêve par l’intermédiaire du consul général de Suède, Raoul Nordling. Celui-ci a déjà obtenu du gouverneur militaire de Paris, von Choltitz, qu’il libère des prisonniers, dont 1482 juifs détenus dans le camp de Drancy, au nord de Paris.
    Dans les faits, la trêve ne sera appliquée que de façon intermittente puis plus du tout. Le 20 août, un groupe de maquisards, sous les ordres du futur journaliste Roger Stéphane, occupent l’Hôtel de ville et arrêtent le président du conseil municipal,    Pierre Taittinger, auquel on reproche ses compromissions avec l’occupant.
   Le colonel Rol-Tanguy coordonne tant bien que mal les opérations à partir de son quartier général installé dans les catacombes de la place Denfert-Rochereau, en utilisant le réseau téléphonique du métro. Opposé à la trêve, il lance l’ordre de constituer partout des barricades. La population, aussitôt, se met avec frénésie à la tâche. On dépave les rues, on entasse des meubles et l’on coupe des arbres pour dresser un total de plus de 400 barricades comme au temps de la Commune ou des  Journées de juin 1848.
     Au nombre de plusieurs dizaines de milliers mais manquant d’armes lourdes et de munitions, les insurgés doivent faire face aux 16 000 soldats allemands, nerveux et lourdement armés, qui sillonnent la capitale à bord de 80 chars et d’autres véhicules blindés, le doigt sur la détente.
De la légende à la réalité :
   Dietrich Von Choltitz choltitz(48 ans), général de la vieille école, hésite sur la conduite à tenir. Il a prouvé en Russie, en rasant la ville de Sébastopol, qu’il était capable du pire.
    Maintenant, il est conscient que la défaite allemande est proche. Le consul Raoul Nordling lui signifie qu’il aura à répondre de ses actes devant les Alliés. Mais par ailleurs, sa femme et ses enfants sont à Nuremberg et répondent de sa loyauté au Führer. Lui-même a le souci de protéger la vie de ses hommes et de limiter les dégâts.
      Comme il est habituel aux militaires en pareil cas, le général allemand fait miner les ponts de Paris en vue de ralentir les troupes alliées si elles venaient à pénétrer dans la ville. Ses artificiers commencent également à miner certains édifices (Palais-Bourbon et palais du Luxembourg).
   On dit qu’il aurait reçu de Hitler, dès sa prise de fonctions le 7 août, l’ordre de détruire complètement Paris. Ordre qui aurait été réitéré par un télégramme comminatoire du Führer mais le général l’aurait rejeté. Paris a-t-il vraiment été menacé de destruction ?      Cette rumeur a été entretenue par le livre de Dominique Lapierre et Larry Collins, Paris brûle-t-il ? (1964) et le film à grand spectacle qui en a été tiré deux ans plus tard. Mais elle repose seulement sur les témoignages de von Choltitz lui-même et de quelques interlocuteurs soucieux comme lui de se donner belle figure.
      Le 22 août, les événements se précipitent. Un chef FFI, le commandant Gallois, adjoint de Rol-Tanguy, traverse les lignes, rejoint le général Leclerc et lui fait part de la situation désespérée des insurgés parisiens.
   Le même jour, de Gaulle et Koenig parviennent à convaincre le général Eisenhower d’intervenir.2eDB Ils obtiennent de celui-ci qu’il autorise le général Leclerc à faire un crochet vers la capitale. De Gaulle insiste auprès du généralissime américain pour que l’honneur de libérer la capitale revienne à un détachement français.


    La presse parisienne est demeurée collaborationniste jusqu’au 19 août. Elle disparaît alors brusquement des kiosques et se voit remplacée par de nouveaux titres issus de la clandestinité. Parmi ceux-ci figure Combat, un journal dirigé par le jeune philosophe Albert Camus. L’un de ses collaborateurs est un autre philosophe, Jean-Paul Sartre. Il publie jour après jour sa chronique :  » Un promeneur dans Paris insurgé  »
   Ainsi écrit-il :  » L’insurrection n’est pas visible en tous lieux. Rue de la Gaîté, un accordéoniste aveugle joue la Traviata, assis sur un fauteuil pliant. Les gens se pressent dans un bistrot à demi ouvert et boivent un coup de vin. Sur les berges de la Seine, des hommes et des femmes se baignent ou se dorent au soleil en maillot de bain.  »’
Ultimes combats
    À la tête des 15 000 hommes et femmes de sa 2e division blindée, sous uniforme et sous commandement américains, Leclerc se lance en avant. De Laval, il a 200 km à parcourir avant d’atteindre son but. Il contourne la banlieue ouest où le dispositif allemand est encore menaçant et contourne l’agglomération par le sud.
   Le jeudi 24 août, en milieu de journée, il envoie un avion au-dessus de Paris. Celui-ci largue un message d’encouragement aux insurgés de la Préfecture de police, sur l’île de la Cité :  »  Tenez bon, nous arrivons  ».
   Après de rudes combats, ses hommes arrivent exténués à une cinquantaine de kilomètres de la capitale. À la Croix-de-Berny, pendant que les troupes prennent quelques heures de repos, Leclerc demande au capitaine Raymond Dronne de prendre les devants et d’entrer à Paris dès le soir à la tête de sa 9e compagnie.
   Vers 20h30, ce  » rude baroudeur  » a l’honneur insigne d’être le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d’Italie. Il conduit un détachement de 150 hommes, dont 120 vétérans espagnols de la guerre d’Espagne, et trois chars (Montmirail, Champaubert, Romilly). Il se rend à l’Hôtel de Ville et se met en position de résister aux tirs des Allemands qui tiennent encore solidement la ville.

    Le reste de la 2e DB entra dans Paris le lendemain matin dès 9h, par les portes d’Italie, d’Orléans et d’Ivry. Les colonnes blindées doivent lutter partout contre les poches de résistance allemandes.
   Le général Leclerc, qui est entré par la porte d’Orléans, gagne immédiatement la gare Montparnasse où il établit son quartier général.
  Dans la rue de Rivoli, les 200 hommes qui défendent l’Hôtel Meurice, siège du commandement militaire allemand, se rendent vers 14h30 après une résistance de principe.
   Von Choltitz lui-même se rend à un soldat de Leclerc, un ancien républicain espagnol, qui l’amène aussitôt au QG de la gare Montparnasse.
Bilan affligeant
    En quelques jours, la libération de Paris aura causé la mort de 76 soldats de la 2e division blindée ainsi que de 901 résistants des FFI et de 3 200 Allemands. 12 800 soldats allemands sont aussi faits prisonniers. Un bilan somme toute modéré si on le compare à l’effroyable répression du soulèvement de Varsovie.
    Certains soldats allemands ont été lynchés par des  » résistants de la 25e heure  » cependant que des  » coiffeurs de septembre  »  venus d’on ne sait où s’occuperont de tondre les femmes suspectées d’avoir couché avec l’occupant.
    Parmi les drames les plus désolants, il y a  le souvenir de 35 garçons et filles qui avaient maladroitement confié à un agent double leur désir de combattre. Dans la nuit du 16 au 17 août, celui-ci les livre à la Gestapo qui les fusille sans délai près de la cascade du bois de Boulogne

En mai ….il y a 51 ans


( Comme souvent , j’écris ce billet parceque j’en ai envie, çà m’intéresse . Il est long , trop long ? , peut-être confus ….Alors si quelqu’un passe , il ( elle ) n’a aucune obligation de le lire ou le commenter et surtout de mettre un  » like  » hypoccrite  )

F.

Les événements de mai-juin 1968 : ( j’avais environ 13/14 ans , mais je m’en souviens encore )

   Une période durant laquelle se déroulent, en France, des manifestations d’étudiants, ainsi que des grèves générales et sauvages.
   Ces événements, enclenchés par une révolte de la jeunesse étudiante à Paris, puis gagnant le monde ouvrier et la plupart des catégories de population sur l’ensemble du territoire, en font  le plus important mouvement social de l’histoire de France du XXe siècle.
   Il est caractérisé par une vaste révolte spontanée  » antiautoritaire  » ,  à la fois sociale, politique et culturelle, dirigée contre le capitalisme, le consumérisme, l’impérialisme américain et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place.
   Les événements de mai-juin provoquent la mort d’au moins sept personnes et des centaines de blessés graves dans les affrontements, aussi bien du côté des manifestants que des forces de l’ordre.
   Des années après , les événements de mai-juin 1968 apparaissent comme une rupture fondamentale dans l’histoire de la société française, matérialisant une remise en cause des institutions traditionnelles.

Les  » slogans  » :

 

 » Sous les pavés, la plage  »   ( 22 mai 1968 )
     L’aphorisme le plus célèbre de Mai 68 a été inventé par un inconnu.

    Ce 22mai, un jeune Parisien, Bernard Cousin, boit un café en terrasse. Devant lui, le boulevard Saint-Michel est éventré: des étudiants ont arraché les pavés. Il n’y a plus sur la chaussée que la couche de sable servant de soubassement. Pour passer le temps, Bernard cherche un slogan de soutien au mouvement étudiant. Les slogans, c’est son métier: il travaille dans une agence de publicité. Il tourne d’abord autour d’une idée plutôt » bucolique  »:  » Il y a de l’herbe sous les pavés  »…    Mais il craint un amalgame avec la marijuana. Soudain, quelqu’un ouvre une vanne d’incendie sur le trottoir, pour évacuer les déchets. L’eau se répand sur la chaussée, giclant comme une vague sur le sable. Eurêka !  »  Sous les pavés, la plage  »… Le soir même, heureux de son invention, le jeune homme part dans Paris avec un ami pour la copier plus de cent fois sur les murs.
 » La chienlit, c’est lui  » ( 19 mai 1968 )
   Ce jour-là, de Gaulle est en colère. Il a écourté un voyage officiel en Roumanie pour faire face aux événements. Non seulement la révolte étudiante nefaiblit pas, mais le pays est paralysé par les grèves. En plein conseil des ministres, le général s’agace : « La réforme oui ! La chienlit, non ! » Par ces mots, il prend acte de la nécessité de changement, mais il réclame que cesse la pagaille, autrement dit, la « chienlit » ( mot inventé cinq siècles et demi plus tôt par Rabelais ). À la télévision et à la radio, de Gaulle répète sans cesse  cette formule, pour appeler à la fin de la grève générale… Mais, dans cette bataille de mots qu’est aussi Mai 68, les étudiants des Beaux-Arts ripostent en lui retournant le compliment avec ce slogan: « La chienlit, c’est lui ! »   Pour de Gaulle, l’effet est ravageur : cette phrase amusante accréditera dans l’opinion l’idée qu’il est dépassé par la situation.
 » Soyez réalistes, demandez l’impossible  » ( 14 mai 1968 )affiche 68
  Les étudiants vont d’usine en usine, au milieu du mois de mai, pour appeler les ouvriers à rejoindre leur mouvement en déclenchant des grèves. À Billancourt, des émissaires de la faculté parisienne de Censier discutent avec les travailleurs de l’usine Renault. Au fil des échanges, l’un d’eux s’exclame : « Mais, enfin, on doit être réalistes, on ne peut pas demander l’impossible ! » Un étudiant saisit la balle au bond et inverse la formule: si, justement, il faut demander l’impossible ! On ignore encore aujourd’hui s’il s’agissait d’un emprunt ou d’une coïncidence, mais le slogan qui vient alors d’être inventé est très proche d’un autre, que le révolutionnaire cubain Che Guevara aurait prononcé peu avant sa mort, en 1967: « Soyons réalistes et faisons l’impossible
   Alors que la rue réclame sa démission, le général de Gaulle tente un coup de poker. Le 30mai 1968, il dissout l’Assemblée nationale et convoque des élections législatives, dont il espère sortir légitimé.

      Les contestataires dénoncent aussitôt la manœuvre, avec cette formule choc: « Élections, piège à cons ! » Mais que veut-elle dire, au juste ? Que la démocratie représentative est un leurre et que le vrai changement passe par la rue, non par les urnes. Les Français, séduits jusque-là par le mouvement s’en éloignent car ils restent attachés au vote. Les élections de juin 1968 seront d’ailleurs un succès pour le général, avec près de 80 % de participants et une majorité absolue pour le parti qui le soutient, l’UDR.
« Ce n’est qu’un début, continuons le combat »  (27 mai 1968 )affiche 68 2
  Le printemps des étudiants s’achève par une manifestation monstre, le 27mai, au stade Charlety, à Paris. Et c’est au cours de celle-ci que les 50000participants entonnent ce slogan, mi-optimiste, mi-mélancolique. Ils pressentent que le mouvement vit ses dernières heures. Début juin, la grève s’achève dans les usines ainsi que dans les administrations, et, le 14 du mois, les tout derniers manifestants sont évacués de l’université de la Sorbonne, vaisseau amiral de la révolte. Les cours peuvent reprendre, après un mois

çà s’est passé il y a …


environ 75 ans :

   Le 21 avril 1944  , les femmes françaises obtiennent le droit de vote ! Par une ordonnance signée du général de Gaulle , les femmes deviennent enfin  » électrices et éligibles dans les mêmes conditions que l’homme  » . Leur premier vote aura lieu un an plus tard , à l’occasion des élections municipales de 1945 .

   La revendication était de longue date :  Olympe de Gouges ( ? ) , réclamait déjà le droit de  » monter à la tribune  » dans sa déclaration des droits de la femmes et de la citoyenne  » en……1791 ! 

Olympes de Gouges : Olympe de Gouge image (portrait aquarelle )

   Personnage secondaire de la Révolution française, Olympe de Gouges a été redécouverte à la fin du XXe siècle par les mouvements féministes qui se l’ont appropriée, à juste titre d’ailleurs. Nul doute qu’elle aurait soutenu leurs combats pour l’égalité des droits entre les sexes.
Libre de moeurs, libre de pensée
   Née en mai 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu’elle suit à Paris.
   À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte… mais avec tout de même le soutien financier de son compagnon.
   Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels qui gravitent autour du duc d’Orléans.
   Quant arrive la trentaine, elle s’offre divers amants dont l’écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode. Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir…
   En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d’être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs.
  En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.
Femme et révolutionnaire
    Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d’activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792).
    Olympe de Gouges brave la bienséance révolutionnaire en publiant une parodie de l’auguste Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sous l’intitulé : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec une dédicace à la reine Marie-Antoinette, où l’on peut lire : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » .
   En matière institutionnelle, Olympe s’en tient toutefois au souhait d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise et restera jusqu’à la mort attachée à la royauté.
    Sous la Convention, après la chute de celle-ci, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe… Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.

Journée internationale de la femme ….mais…..


J’ai préféré mettre cette « petite « vidéo  à un long « laïus » ….Même si je ne suis pas un admirateur de De Gaulle ,loin de là ,il faut avouer que c’est lui qui a beaucoup fait pour que les femmes aient le droit de vote en France  (Il est à noter que la France est loin d’être la première nation à avoir accorder ce droit à nos compagnes….)

La France,pays des droit de l’homme ! Oui de l’homme seulement jusqu’à ce que vous « mesdames » ayez le droit de vote….Et çà ne date pas de très loin dans le temps !

Comme j’écrivais ,la France n’a pas été le premier pays  loin de là ! (plus de 40ans après l’Australie par exemple!)

ANNEE DE DROIT DE VOTE DES FEMMES DANS LE MONDE
Année
Pays
1869
USA : Etat du Wyoming (11 États des USA suivront avant 1914)
1881
Ile de Man
1893
Nouvelle-Zélande
1902
Australie
1906
Finlande
1913
Norvège
1915
Danemark, Norvège
1917
Canada, Pays-Bas
1918
Fédération de Russie, Géorgie, Kirghizistan, Allemagne, Autriche, Estonie, Hongrie, Irlande (à 30 ans), Lettonie, Lituanie, Pologne, Royaume-Uni (à 30 ans)
1919
Biélorussie, Ukraine, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suède
1920
USA en entier, Albanie, République Tchèque, Slovaquie
1921
Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie
1924
Kazakhstan, Mongolie, Sainte-Lucie, Tadjikistan
1927
Turkménistan
1928
Royaume-Uni à 21 ans, Irlande (pour toutes les femmes)
1929
Equateur, Roumanie
1930
Afrique du Sud (pour les Blanches), Turquie
1931
Espagne, Chili, Sri Lanka
1932
Maldives, Thaïlande, Uruguay
1934
Brésil, Cuba
1935
Myanmar
1937
Philippines
1938
Ouzbékistan, Bolivie
1942
République Dominicaine
1944
France, Jamaïque
1945
Italie, Croatie, Slovénie, Japon, Togo, Sénégal, Indonésie, Guyane
1946
Cameroun, Djibouti, Guatemala, Liberia, Panama, Corée du Nord, Trinité-et-Tobago, Venezuela, Vietnam, Macédoine, Yougoslavie
1947
Argentine, Singapour, Mexique, Pakistan, Malte
1948
Israël, Niger, Corée du Sud, Seychelles, Suriname, Belgique
1949
Chine, Costa Rica, République arabe syrienne, Bosnie-Herzégovine
1950
Barbade, Haïti, Inde
1951
Antigua et Barbuda, Dominique, Grenade, Népal, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-Grenadines
1952
Grèce, Côte d’Ivoire, Liban
1953
Bouhtan
1954
Belize, Colombie, Ghana
1955
Cambodge, Erythrée, Ethiopie, Honduras, Nicaragua, Pérou
1956
Bénin, Comores, Egypte, Gabon, Mali, Maurice, Somalie
1957
Malaisie, Zimbabwe
1958
Burkina Faso, Guinée, Nigéria (sud), Laos, Tchad
1959
Madagascar, Tanzanie, Tunisie
1960
Chypre, Gambie, Tonga
1961
Bahamas, Burundi, El Salvador, Malawi, Mauritanie, Paraguay, Rwanda, Sierra Leone
1962
Monaco, Algérie, Ouganda, Zambie
1963
Afghanistan, Fidji, Guinée équatoriale, Iran, Kenya, Maroc
1964
Libye, Papouasie-Nouvelle Guinée, Soudan
1965
Bostwana, Lesotho
1967
Kiribati, Congo, Tuvalu, Yémen
1968
Nauru, Swaziland
1970
Andorre
1971
Suisse
1972
Bangladesh
1973
Bahreïn
1974
Jordanie
1975
Mozambique, Angola, Cap-Vert, São Tomé et Príncipe, Vanuatu
1976
Portugal (femmes diplômées de l’enseignement supérieur en 1931, accordé à toutes en 1976)
1977
Guinée-Bissau
1978
Nigéria (nord)
1979
Iles Marshall, Micronésie, Palaos
1980
Irak
1983
Afrique du Sud (pour les Métisses et Indiennes)
1984
Liechtenstein
1986
République Centrafricaine
1989
Namibie
1990
Samoa Occidentales
1993
Moldavie
1994
Afrique du Sud (pour les Noires)
2005
Koweït