La porcelaine de Limoges…


…… histoire d’un succès :

Un artisanat qui fait la fierté de la France

La porcelaine  et la capitale limousine sont devenues indissociables dans l’esprit des Français. Lorsque ceux-ci admirent les assiettes quasi-translucides finement décorées d’arabesques élégants, ils pensent immédiatement à Limoges ….
Ce n’est que depuis la fin du XVIII -ème siècle que la porcelaine ,certes , fait la richesse et la renommée du Limousin,  lorsque l’aventure de la porcelaine connaît un vrai tournant :

La porcelaine de Limoges fête cette année son 250e anniversaire, à cette occasion :Toute l’histoire de cet artisanat qui fait la fierté de la France :

Le prêtre et l’alchimiste

( Porcelaine chinoise, dynastie Qing, fin de la période Kangxi (1662-1722) )

Depuis les temps anciens, la porcelaine est l’apanage de la Chine. Très coûteuses et très recherchées, les pièces de porcelaines sont acheminées dans les Cours d’Europe, d’abord par la Route de la Soie, puis par voie navale, via la route des Indes. 

C’est à la fin du XVIIe siècle, qu’un Européen s’intéresse particulièrement à la fabrication de ces précieuses faïences : le père François-Xavier d’Entrecolles

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père François-Xavier d’Entrecolles ?( image du Net )

, jésuite originaire du Limousin, qui étudie en Chine, relate de manière détaillée le procédé de fabrication et de cuisson de la pâte à porcelaine, auxquelles il assiste.
Hélas, même le plus habile des artisans européens ne parvient pas à produire cette matière translucide sans défaut ni cassure
!

C’est en 1710 que le secret de la porcelaine est percé, à Meissen, en Saxe : Un jeune alchimiste nommé  Johann Böttger

 Johann Böttger ?

, qui recherche sans succès » la pierre philosophale  », se rabat sur la porcelaine, plus rentable et moins risquée : c’est un succès !

Les débuts d’une épopée limousine :

Portrait de Turgot ( ci – dessus )

Dans les années 1760, on découvre dans les environs de Limoges, à Saint-Yrieix-la-Perche précisément, une poudre blanche, ( que les femmes utilisent parfois pour leur lessive ).
En réalité il s’agit de kaolin, un des ingrédients essentiels à la préparation de la porcelaine, avec le quartz et le feldspath. Il s’avère que de nombreux gisements de kaolin existent autour de Limoges

Turgot, alors intendant du Limousin, comprend rapidement tout l’intérêt économique de cette découverte. La Cour de France représente un marché important, car le roi et ses courtisans importent à grand prix de la porcelaine de Saxe.

L’eau de la Vienne fera tourner les moulins, les forêts regorgent de bois de chauffage, et il y a à Limoges des faïenciers experts : Turgot appuie le projet d’une manufacture à Limoges. En 1771, une porcelaine dure est produite pour la première fois à Limoges

Le roi Louis XV  fait de cette fabrique une manufacture royale ,qui passe ensuite sous le contrôle du comte d’Artois , frère de Louis XVI. 

La clairvoyance des limougeauds a permis la naissance de cet  » or blanc  », qui va devenir une manne pour la région. 

Le sacre de la porcelaine de Limoges :

( Photo d’époque d’employés de magasins de porcelaine à Limoges )

Après la Révolution, un nom revient souvent à Limoges, celui de François Alluaud

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F. Alluaud ?

. Propriétaire de la manufacture des Casseaux, il est un pionnier du développement industriel de la porcelaine à Limoges. Il innove et améliore les procédés de fabrication, et achète la totalité des gisements de kaolin de la région

Au début du XIXe siècle, les manufactures fleurissent dans la ville : chaque décennie voit une dizaine de nouvelles entreprises fondées. Elles créent des milliers d’emplois, nourrissent des familles entières et poussent les artisans à parfaire sans cesse leurs compétences.

La porcelaine de Limoges devient de plus en plus réputée en Europe, et ses gisements alimentent en kaolin les manufactures allemandes, suisses, russes et d’Europe du Nord.

Les manufactures, multinationales avant l’heure :

Avec l’arrivée du new-yorkais David Haviland à Limoges en 1842, l’histoire de la porcelaine connaît un nouveau rebondissement.
Sous son impulsion, on commence à exporter la porcelaine de Limoges outre-Atlantique. Les Américains dépensent sans compter pour obtenir les pièces si délicates et élégantes devant lesquelles ils se pâment.

Haviland fait également la promotion de la porcelaine dansle Paris du second Empire , où elle remporte un franc succès. Les retombées économiques du travail de Haviland permettent d’investir dans des matériaux encore plus précieux et d’améliorer la qualité de la décoration.

Sortie de la manufacture Haviland avenue Garibaldi à Limoges :

( Four industriel du site du four des Casseaux )

Les innovations techniques de la fin du siècle sont également à l’origine du succès des manufactures.

En 1878, un nouveau système de four industriel est créé et breveté à Limoges. Il permet de faire deux cuissons à des températures différentes dans un seul four ! ( L’un des derniers fours de ce type peut encore se visiter sur le site du four des Casseaux ) .

L’arrivée du chemin de fer, quant à elle, permet de transporter plus facilement les matériaux et réduit le risque de briser les précieuses pièces de porcelaine destinées à la vente. 

De nouveaux horizons pour la porcelaine de Limoges :

(Porcelaine dans les ateliers de fabrication Bernardaud )

Au début du XXe siècle, le temps se gâte pour la porcelaine de Limoges. La crise économique de 1905 secoue le secteur et de nombreux mouvements sociaux ainsi que des grèves dures mettent en péril la production. Dans les décennies qui suivent, ce sont les deux guerres mondiales et la crise de 1929 qui ébranlent fortement le milieu. 

Depuis les années 1980, les manufactures traversent une crise profonde et durable, due à la concurrence sans merci des fabricants asiatiques et à la délocalisation des ateliers.
Plusieurs manufactures ferment, les clients se font moins nombreux, et la porcelaine de Limoges devient un marché de niche, comme beaucoup d’entreprises de l’artisanat d’art . Cela ne l’empêche pas d’être inscrite en 2008 à l’Inventaire du Patrimoine Immatériel en France

Toutefois, l’aventure ne s’arrête pas là… Aujourd’hui, la porcelaine de Limoges est certes le symbole de l’excellence   des grandes maisons d’artisanat françaises, comme Haviland, ou Bernardaud, mais, elle est également à la pointe de l’innovation dans les domaines techniques, médicaux, militaires, car elle possède de nombreuses propriétés insoupçonnées. 

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Fabrication vidéo :

Il est né 4 ou 5 jours…..


.….après moi ( çà dépend du nombre de jour en février 1955 ,année bissextile ou non …)

Steve Jobs

24 février 1955 à San Francisco (États-Unis) – 5 octobre 2011 à Palo Alto (États-Unis)

Biographie Steve Jobs

Steve Jobs , enfant naturel d’un Syrien et d’une Américaine , est adopté peu après sa naissance par un couple américain de Mountain View (Californie).

Très  » inspiré  » et d’un caractère affirmé, il crée l’entreprise Apple dans le garage de ses parents avec son ami l’informaticien Steve Wozniak

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(le nom et le logo de l’entreprise sont un hommage à Alan Turing

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A. Turing

 , un informaticien britannique génial et homosexuel qui s’est suicidé après avoir croqué une pomme / apple ? !).

Profitant de l’invention du micro-processeur , Apple invente le micro-ordinateur (Apple II, 1976) puis le  » multifenêtrage  » et la souris (Macintosh, 1984). Malgré ces succès, Steve Jobs est  » viré  » en 1985 de sa propre société.

Il crée alors une compagnie concurrente, NeXT, et revient chez Apple  » par la grande porte  » en 1997. A partir de cette époque vont s’enchaîner des innovations qui vont changer le monde : iPod (1998), iPhone (2007) et iPad (2010).

Steve Jobs apparaît comme le plus grand visionnaire de sa génération, l’héritier de Th .Edison et Henry Ford . Mais son ego et son âpreté au gain en font aussi le représentant de son époque néolibérale, amorale, individualiste et cupide.

En témoigne le contraste » abyssal  » entre le caractère avant gardiste d’Apple, champion de la Silicon Valley californienne (100 milliards de dollars de trésorerie, marge brute : 44% en 2011), et le sort misérable des ouvrières de l’entreprise chinoise où sont fabriqués ses produits (cadences, salaires, santé, environnement).

La muraille de Chine….


…Pourquoi a -t – elle été construite ?

Muraille de chine ( vue partielle )

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, la muraille de Chine est la plus vaste construction jamais entreprise par l’homme. Édifiée, pour l’essentiel, entre le IIIe siècle avant J.-C. et le XVIIe siècle de notre ère, elle devait protéger une Chine unifiée des invasions venues du nord.

Des travaux titanesques :

D’après les dernières estimations officielles, la muraille de Chine s’étendrait sur plus de 20 000 kilomètres. D’ailleurs ,elle n’est pas seulement composée de murs, d’une hauteur moyenne de six à sept mètres, mais aussi de fossés et de barrières naturelles, comme des rivières ou des montagnes.

La construction de cet immense édifice, qui engloba sans doute des pans de murs existants, débuta aux alentours de 221 avant notre ère. Cette date marque l’arrivée au pouvoir de l’empereur Shi Huang, qui fonde la dynastie Qin et réunifie la Chine, divisée en royaumes rivaux.

La construction de cette gigantesque muraille nécessita l’utilisation de plus de 100 millions de tonnes de briques, de pierres et de terre. Pour ces travaux pharaoniques, il fallut mobiliser des centaines de milliers de paysans et de soldats.

Un ouvrage défensif:

Cet ouvrage fut bien sûr érigé dans un but défensif. Du temps des Royaumes Combattants, qui précède l’unification de la Chine, les États septentrionaux avaient déjà pris l’habitude de construire des remparts sommaires, pour protéger leur territoire des incursions de peuples installés plus au nord, dans la Russie actuelle.

De même , c’est pour faire barrage à une possible invasion de la Chine par des tribus nomades parcourant les steppes du nord que le fondateur de la dynastie Qin ordonna l’édification de la grande muraille.

Obéissant au même réflexe de défense, ses successeurs s’efforcent de poursuivre et de consolider sa construction. Ainsi, les empereurs de la dynastie Ming, qui règnent du XIVe au XVIIe siècles, complètent la grande muraille pour lui donner en partie son aspect actuel.

Ces importants travaux avaient pour but la protection du pays contre les » Mandchous », qui devaient fonder la dernière dynastie chinoise, et contre les Mongols qui, au XIIIe siècle, conquirent la Chine du nord sous la bannière de Gengis Khan.

Covid 29 ( suite)


Parce que j’ai voulu en savoir plus sur cette saleté de virus :

…..sur la piste de l’origine animale :

….Les chauves-souris …….

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…..et les pangolins.

Covid-19 : sur la piste de l'origine animale

Pangolin  » bébé  »

Comme écrit dans le billet précédent : Depuis le début de l’épidémie, tous les regards sont braqués sur la ville de Wuhan et son marché d’animaux vivants, d’où semble être partie la pandémie de Covid-19. Mais on n’a pas encore retrouvé le patient zéro, le premier humain infecté par le virus SARS-CoV-2, ni l’animal à l’origine de cette transmission. 

Depuis la crise du SRAS ( Syndrome Respiratoire Aigüe Sévère ) en 2002, qui a été suivie d’une seconde alerte en 2002/2003 (heureusement circonscrite immédiatement), les équipes chinoises sont sur le qui vive et ne cessent de chercher, dans la faune qui les entoure, les virus susceptibles de franchir la barrière des espèces pour pénétrer dans les cellules humaines. Il semble avéré que pour le SARS-CoV-2, le « réservoir » ( c’est-à-dire l’animal qui héberge le virus ) soit bien une chauve-souris. Mais on ignore encore précisément de quelle espèce. Quant au pangolin, il pourrait être « l’hôte intermédiaire » ( autrement dit le deuxième maillon de la chaîne de contamination, qui permet au virus d’évoluer afin de parvenir à infecter l’espèce humaine ). Mais là encore, ce n’est qu’une hypothèse et en réalité, les chercheurs n’ont pas encore identifié avec certitude l’animal qui joue ce rôle

Dans les mines désaffectées du Yunnan :

Après la crise du SRAS, dans le monde entier et principalement en Chine, les virologues sont partis à la recherche de coronavirus et ont prélevé des milliers d’animaux, constituant de gigantesques bases de données de génomes de virus. Avec l’émergence d’une nouvelle épidémie, dès que le génome du SARS – cov2  a été  »séquencé  », il a été possible de le comparer aux milliers de données disponibles.

Des équipes chinoises ont retrouvé trois génomes de virus de chauves-souris proches de notre SARS-CoV-2 humain. proches , mais pas identiques, ce qui est bien le problème. « Toutes ces études ont été motivées par la première épidémie de SRAS, en 2002-2003 », selon Alexandre Hassanin  spécialiste en évolution. Maître de conférence à Sorbonne-Université, il travaille sur la génétique des chauves-souris dans son laboratoire du Muséum d’histoire naturelle et ajoute « il y a donc eu pas mal d’expéditions sur le terrain et l’équipe de Wuhan est allée dans le Yunnan, le sud de la Chine, pour collecter des centaines de chauves-souris. Et sur l’un des individus, ils ont découvert un coronavirus – dont le génome a été complètement séquencé depuis – et qui est très proche du SARS-CoV-2 humain. ( Ils sont identiques à 96%, c’est le plus proche qu’on ait trouvé à ce jour ). Ce virus a été découvert chez une chauve-souris de l’espèce Rhinolophus affinis. » 

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<====Vol de chauve-souris

Alexandre Hassanin estime que l’équipe avait à l’époque récupéré au moins 300 à 400 chauves-souris sur ce site du Yunnan : 

Il faut imaginer ces mines abandonnées où gîtent des milliers chauves-souris. Il faut avoir la chance de tomber sur l’individu qui héberge le bon virus et en présente suffisamment pour être séquencé. Si les concentrations virales sont trop faibles, même avec des techniques moléculaires très pointues, on passe à côté de la détection.

Le virus, le plus proche du nôtre, a donc été collecté sur cette chauve-souris en 2013….L’équipe chinoise à l’origine de la découverte s’était rendue dans une mine désaffectée, dans le district de Mojiang. « Ce virus a été échantillonné à plus de 1 500 kilomètres de Wuhan et on n’en a jamais retrouvé de semblable depuis. C’est un peu le hasard qui fait qu’on l’a trouvé. A. Hassanin déclare n’être pas le seul à le penser, on ne peut pas prendre le RaTG13 comme un élément de preuve très solide. Ce n’est pas ce que les Américains appellent un « smoking gun », le pistolet encore fumant qui prouve que l’on vient de tuer quelqu’un. ( perso , je ne connaissais pas cette expression  » smoking gun  » F.) Il faut bien réaliser que malgré tous les efforts qu’ont fait les Chinois ,et ils ont dû prélever au moins 20 000 chauves-souris depuis la première crise du SARS , ce ne sont que des coups de sonde dans un univers de virus« .

Ce virus identifié en 2013 n’est donc pas « le » virus qui est venu infecter l’homme. Il s’agit plutôt d’un parent de ce virus, une sorte de cousin. Mais il semble tout de même que la chauve-souris qui l’a hébergé ,ou plus précisément le groupe auquel elle appartient , serve bien de « réservoir » à notre SARS-CoV-2. La chasse aléatoire au coronavirus s’est en effet soldée également par deux autres prises : en 2012 et en 2015, des chercheurs ont prélevé des chauves-souris et chez deux d’entre-elles, on a découvert deux coronavirus identiques au SARS-CoV-2 à 89%.  Ces deux chauves-souris étaient de l’espèce Rhinolophus sinicus, « une espèce qui n’est quasiment présente que en Chine , ce qui en fait d’ailleurs un bon candidat pour héberger le coronavirus responsable du Covid-19″, poursuit Alexandre Hassanin, « Mais je pense pour ma part , déclare -t-il ,que le réservoir de ce virus, ce n’est pas une seule espèce mais que ce sont plusieurs espèces du genre Rhinolophus. Il faut imaginer que ces virus sont échangés régulièrement entre espèces, certaines les acceptant plus facilement que d’autres, et il y a peut-être d’autres espèces parmi les Rhinolophus qui n’ont pas encore été échantillonnées. » Des espèces susceptibles, donc, d’héberger un coronavirus encore plus proche du SARS-CoV-2.

Les chauves-souris hébergent au moins 500 coronavirus

Les chauves-souris sont de véritables « nids » à virus, rappelle Jean-François Julien

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, qui se hâte d’ajouter qu’elles ne sont pas « dangereuses » pour autant. La densité de virus s’explique en partie par le grand nombre d’espèces (c’est valable pour tous les groupes d’animaux) et par leur capacité à se regrouper entre espèces, justement. C’est ce que l’on nomme leur  « grégarité interspécifique ». Cela permet aux mammifères d’échanger des virus entre eux et aux virus de se recombiner, ce qui augmente leur chance de pouvoir trouver de nouvelles cibles à infecter. C’est particulièrement vrai des chauves-souris dont différentes espèces s’accrochent parfois à « touche-touche » dans leurs gîtes. 

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Des pipistrelles communes gîtent dans une habitation. France

Pour se faire une idée de la variété du monde des chauve-souris, il faut savoir qu’il y a : « 35 espèces de chauves-souris en France et on en a trouvé une dizaine de nouvelles depuis la fin des années 80″ s’émerveille Jean-François Julien, « Comme dans beaucoup de groupes d’animaux, les progrès des analyses ADN nous ont montré que des animaux qu’on croyait appartenir à la même espèce sont d’espèces différentes. Dans le monde, on estime qu’ il y a environ 1400 espèces de chauves-souris et une vingtaine de nouvelles espèces sont découvertes chaque année. On ne peut donc pas donner de chiffre précis. En Chine, pays plus grand et plus chaud que la France, on dénombre au moins 110 espèces de chauves-souris, et parmi le groupe des Rhinolophus, il y a au moins 14 espèces différentes.  »

 » Depuis la crise du SARS, les équipes chinoises collectent donc des spécimens et auraient « caractérisé au moins 500 coronavirus chez les chauves-souris. Et ils pensent qu’il y en a probablement 5 000 ! », s’exclame Jean-François Julien. Tous sont cependant loin d’être capables d’infecter l’homme

Depuis que l’on s’intéresse à cette famille de virus, on a dénombré uniquement 7 coronavirus différents qui ont réussi à pénétrer des organismes humains. Quatre d’entre eux donnent de petits rhumes bénins et étaient, jusqu’aux années 2000, passés presque inaperçus tant leurs effets sont négligeables. !!!

Trois autres coronavirus respiratoires dangereux ont provoqué les trois flambées épidémiques qui ont effrayé la planète : le virus MERS-CoV a provoqué de petites épidémies de MERS au Moyen-Orient. Il y a environ un siècle que ce virus ( probablement hébergé initialement chez les chauves-souris ) a contaminé les dromadaires, qui sont devenus son « réservoir ». Deux autres coronavirus respiratoires , issus d’une même famille de virus , ont provoqué les crises du SARS et la toute dernière pandémie de Covid-19. Or, jamais aucune équipe n’a découvert chez les chauves-souris un virus absolument identique à ces tueurs.

Cependant ,même si on n’a pas retrouvé « la coupable », il ne fait pratiquement aucun doute que le « réservoir animal » des coronavirus transmissibles sont bien les chiroptères, appartenant plus précisément au groupe des Rhinolophes. Ces dernières ont été étudiées plus particulièrement par une équipe de chercheurs du laboratoire de virologie de Wuhan, menée par la célèbre virologue Shi Zheng – Li ,

qui avait déjà identifié le fameux virus RaTG13 dans la mine désaffectée de Mojiang. 

Cette fois, pendant 5 ans, son équipe a observé les chauves-souris d’une grotte où elles dorment par 22° à 25° degrés. Cette cavité est située dans le Yunnan, à 60 km de la ville de Kunming et à 1 km, seulement, d’un village. En 2017, les chercheurs ont présenté une synthèse de leurs travaux qui montre que les virus circulant dans cette grotte ont très vraisemblablement pu se recombiner pour faire émerger une souche capable d’infecter l’espèce humaine. Ils ont ainsi séquencé entièrement 11 nouveaux virus, jusque là totalement inédits, tous de la famille des SARS-CoV – et présentant, s’ils parvenaient à se mêler, les armes nécessaires à l’attaque d’une cible humaine. Ce qui ne veut pas dire, encore une fois, que le SARS-CoV-2 soit issu de cette grotte.

Ce doute est partagé par un autre scientifique. Eric Leroy travaille à  l’Institut de recherche pour le développement. Membre de l’Académie nationale de médecine et de l’académie vétérinaire, il a beaucoup étudié le virus Ebola . Lui aussi pense que pour le Covic-19, toutes les pistes restent ouvertes : « Effectivement, ce serait une erreur de se focaliser sur le pangolin. Il faut envisager l’implication de n’importe quelle espèce animale. » Le virologue rappelle qu’en ce qui concerne le réservoir du virus, les choses sont plus claires : « Pour les chauves-souris, on a caractérisé des séquences de virus très semblables (au SARS-CoV-2 , NDLR) chez les Rhinolophes. Et les deux autres virus très proches du SARS-CoV-2, qui sont le SARS-CoV et le MERS-CoV, ont également identifiés chez des chauves-souris du même genre. Donc, au niveau de la source primaire, on a dépassé le stade d’hypothèses, il y a une quasi certitude que ce sont les chauves-souris. Après, tous les scénarios sont possibles. » 

Remonter le fil vers l’origine du Covid-19 est d’autant plus difficile que les chercheurs travaillent pour l’instant sur des virus de chauves-souris et pangolins prélevés il y a des mois, voire des années. Or le temps joue contre eux souligne Eric Leroy : « Vous savez que tous les virus, comme tous les êtres vivants de manière générale ainsi que les micro-organismes ,sont en perpétuelle évolution..   Et la difficulté est justement de comprendre ce qui gouverne cette évolution. Chaque virus vit en équilibre avec son hôte, son animal réservoir. Normalement, il existe ce qu’on appelle une barrière d’espèce, une spécificité d’hôte qui empêche le virus d’infecter d’autres espèces animales. Sauf s’il évolue … Et c’est tout l’enjeu de ces recherches qu’il faut mener aujourd’hui. »

Un ancêtre commun il y a 30 ou 40 ans

Le RaTG13, le virus le plus proche du SARS-CoV-2 découvert chez la Rhinolophus affinis en 2013, et les autres virus découverts chez les pangolins malais ne sont donc pas les suspects directs qui causent le Covid-19. « Ce sont des cousins, qui ont été trouvés à des périodes différentes », insiste Alexandre Hassanin, du Muséum d’histoire naturelle. « Cela veut dire que ces virus animaux partagent un ancêtre commun avec le SARS-CoV-2 et qu’ils ont divergé il y a quelques décennies. Ils partageaient cet ancêtre commun il y a probablement 30 ou 40 ans, on peut l’estimer à partir des datations moléculaires, mais cela reste une estimation. Ensuite, à partir de cet ancêtre, les virus évoluent, s’adaptent, mènent leur vie. Certaines lignées s’éteignent, d’autres survivent. Leur dynamique est très importante. » 

Voilà pourquoi il faudrait relancer au plus vite les investigations. Quand on demande à Eric Leroy si des captures de chauves-souris ou des séquençages de virus sont en train d’être menés, il paraît sceptique. « Il n’y a pas d’équipe, ni européenne ni américaine, qui le fasse en ce moment. Nous avons donc présenté un projet, qui a été accepté d’ailleurs par l’Agence nationale de la recherche, et qui sera financé sur les fonds débloqués par le gouvernement. Notre projet a été sélectionné, mais maintenant on est obligés d’attendre que la situation sanitaire se normalise un peu avant d’entamer les recherches. Sur place, y a-t-il actuellement des équipes chinoise qui travaillent ? Peut-être, mais tant que les articles issus des travaux de recherche en cours n’ont pas été publiés, il est difficile de savoir ce qui se passe réellement. » Pour Jean-François Julien, il est extrêmement probable que les équipes chinoises soient en train de collecter un maximum d’informations : « Les Chinois ont déjà publié sur des prospections de l’été 2019. Vu les délais habituels des publications scientifiques, ce n’est pas si mal !  Et il arrive qu’ils signent des papiers avec des chercheurs occidentaux comme Edward Holmes  , de l’université de Sidney « , insiste Jean-François Julien. Le projet auquel participe Eric Leroy implique l’IRD (l’Institut de recherche pour le développement), le CNRS et l’Université de Caen, qui vont s’appuyer sur des partenaires locaux…..La traque du virus doit donc être la plus large possible, insiste Eric Leroy : « Quand on mène des études qui visent à identifier l’origine d’un phénomène infectieux, d’une épidémie, d’un passage à l’homme, il ne faut pas émettre d’hypothèses, car c’est là vraiment la meilleure façon d’échouer et éventuellement d’aller vers des fausses pistes. » Donc, l’objectif, justement, c’est de se dire que tout est possible .  Le virus peut effectivement avoir émergé au niveau de la ville de Wuhan, ou du marché, mais il se peut aussi que le virus circule, comme on le dit, à bas bruit depuis très longtemps et qu’il soit originaire d’un autre pays que la Chine.« 

Mais comment, concrètement, chercher une aiguille dans une botte de foin ?  » il n’y a probablement pas, c’est même quasiment certain, de spécificité géographique. En général, quand un virus est présent quelque part, il est présent dans une région très, très vaste » croit savoir Eric Leroy, « mais, ce n’est pas la peine d’aller partout. On part d’un endroit, d’un site modèle qui paraît favorable au contexte épidémiologique actuel. On reste focalisé sur ce site.  Par exemple, si on s’intéresse aux Rhinolophes, ça peut-être une grotte, on en sélectionne juste une. Et ensuite, petit à petit on va élargir les champs.

L’homme a toujours cohabité avec les chauves-souris ….

Que sait-on finalement de l’origine animale du SARS-CoV-2 ? P Probablement que nous en sommes au tout début de l’enquête. Rien ne démontre pour l’instant qu’il y ait eu de transmission directe entre les chauves-souris et l’homme. Les virus les plus proches découverts, même le RaTG13 de la Rhinolophus affinis, ne peuvent pas pénétrer dans les cellules humaines. Les deux virus identifiés chez les pangolins, qui ne vivent pas en Chine, pourraient pénétrer nos organismes mais ils sont loin d’être identiques au SARS-CoV-2, leurs génomes présentent trop de divergence pour être la source directe du Covid-19. Ne reste que la quasi-certitude qu’une espèce (ou plusieurs) de chauve-souris est bien le réservoir du coronavirus qui a réussi , très probablement par l’entremise d’un ou plusieurs autres hôtes animaux , à sauter la barrière d’espèce. Mais cela ne doit pas nous conduire à regarder les chiroptères comme nos ennemis. Bien au contraire, affirment les spécialistes du Muséum d’histoire naturelle. De tout temps, l’homme a cohabité avec les chauves-souris et elles vivent paisiblement à nos côtés sur tous les continents. « Depuis que l’on construit des bâtiments en Europe, on a des chauves-souris qui s’installent. En France, on connaît des centaines de colonies qui gîtent dans un grenier, derrière un volet. A la campagne, c’est courant. On connaît même au moins deux maisons, une en Lorraine et une dans le Cher ( PRES DE CHEZ MOI !! ) , où les chauves-souris qui y vivent sont porteuses de la rage. Les habitants sont informés et prévenus qu’ils ne risquent rien tant qu’ils ne touchent pas les animaux et ne se font pas mordre »insiste Jean-François Julien. « J’ai un collègue à Kisangani, en République Démocratique du Congo, qui hébergeait il y a quelques années un couple de chauves-souris dans son bureau. Elles s’étaient installées sous une table et la cohabitation était parfaite. » Il n’en reste pas moins vrai qu’en cas de morsure ou de contact non protégé, les hommes peuvent entrer en contact avec des virus hébergés par ces petits mammifères. D’une manière générale, si les chauves-souris sont indéniablement porteuses d’un très grand nombre de virus, elles ne sont pas l’animal qui a transmis le plus de maladies aux hommes dans l’histoire. « Les rongeurs, qui comptent presque deux fois plus d’espèces que les chauves-souris ont provoqué plus de zoonoses », assure Jean-François Julien. Il cite deux articles scientifiques parus dans Nature et la Royal Society Publishing  à l’appui de sa thèse. Avant de conclure dans un sourire « Nous, on cite ces publications pour défendre des chauves-souris, mais c’est la réalité en même temps. » 

Voilà !!!!

J’ai appris pas mal de choses , si personne ne lit : Pas grave !

Comment l’inoffensif pangolin est devenu ennemi public n°1


Comment cet animal sacré, l’un des plus braconnés au monde, est-il passé du totem guérisseur au porteur de virus avec la pandémie du Covid-19 ? Retour sur l’histoire du pangolin :

C’est le mammifère le plus braconné au monde et une possible cause du covid-19. Sacré pour la plupart des Chinois, des tribus en Afrique lui vouent également un culte. Comment le pangolin est il passé de mignon animal inoffensif à ennemi public n°1. ?

Un pangolin.
Ancien  »croquis  » du pangolin .

Animal hybride :

Aujourd’hui, un pangolin est braconné toutes les 5 minutes dans le monde. Toutes les espèces, asiatiques et africaines, sont en danger d’extinction. Au cœur de ce braconnage massif : des croyances et des mythes autour de son statut d’animal sacré notamment en Afrique et en Asie. Son aspect hybride entre le mammifère, qui se déplace à quatre pattes, et le poisson avec ses écailles fascine depuis des siècles. 

Son absence d’agressivité et la façon qu’il a de s’enrouler sur lui-même pour se protéger ont pu être interprétées comme des gestes d’offrande. Animal nocturne, sa capacité à se tenir debout a aussi fait de lui le héros de nombreux contes. 

Sacré en Afrique centrale :

En 1949, l’anthropologue britannique Mary Douglas 

Mary Douglas

vit une année en Afrique centrale dans la tribu des Lele du Kasaï. Elle y découvre un culte lié au pangolin. Il est ce qu’on appelle un “animal esprit”, un animal “interdit”, dont l’hybridité fait peur autant qu’elle fascine.  

La tribu des Lele ( image du net :

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voit le pangolin comme un ami de l’homme : Comme les humains, ils ne mettent au monde qu’un enfant à la fois et semblent sensibles à la honte car ils baissent la tête dans leurs écailles. Pour les Lele du Kasaï, manger du pangolin augmente la fécondité. 

Une tribu voisine, les Lega, considère le pangolin comme un bâtisseur, il aurait enseigné la construction des maisons aux hommes de la tribu. Le fourmilier écailleux y est l’image du lien social entre les générations. 

Mais ,avec l’évolution de la société , le culte de l’animal s’est peu à peu éteint. Aujourd’hui il est encore parfois consommé mais est surtout chassé en masse pour être vendu en Asie, car ses écailles sont considérées comme de l’or pour la plupart des Chinois

Soigneur en Chine :

Les premiers écrits chinois sur le pangolin remontent à la fin du Ve siècle. Ils ont été consigné par Tao Hongjing, un taoïste qui rédigeait des traités médicaux

Selon lui, le pangolin a été repéré à sa manière de chasser les fourmis : Il se laisse envahir d’insectes puis se jette dans l’eau. Les fourmis meurent et remontent à la surface, et le pangolin peut ensuite facilement les manger !!. À cette époque, il existe une infection cutanée nommée “yi lou”. “Yi” signifiant aussi fourmis. Le pangolin est donc utilisé pour soigner ces infections de la peau

« Cela montre bien que l’une des idées de l’utilisation de produits animaux ou végétaux est ce qu’on appelle la théorie des signatures. Les produits qui vont pouvoir être utilisés pour soigner les maladies sont signalés. Je donne un exemple, une plante rouge va soigner le sang, une plante jaune sera plutôt utilisée pour soigner des infections du foie », développe Frédéric Obringer

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Photo ? pas sur que = Frédéric Obringer

, historien de la Chine. 

Le pangolin est inscrit dans la pharmacopée de la médecine traditionnelle chinoise. Ses écailles seraient anti-inflammatoires, un remède à l’infertilité et un vivifiant pour le sang, son sang et son fœtus sont considérés aphrodisiaques. En réalité les écailles du pangolin sont constituées de kératine, qui n’a scientifiquement pas de vertus médicinales particulières

À l’origine du Covid-19 ? 

Comme la chauve-souris

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, le pangolin est soupçonné d’être à l’origine du Covid-19. L’animal héberge des dizaines de virus mais il ne tombe pas malade et transmet le virus aux autres. Vendu sur les étals des marchés en Chine,  les conditions de conservation n’y sont pas  »optimales  ». Sa chair est découpée et souvent importée d’Afrique dans des valises conservées dans des sacs plastiques. Une combinaison de règles sanitaires déplorables et d’habitudes de consommations particulières qui pourrait constituer l’une des origines de la pandémie actuelle.

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Ching Shih a marqué l’histoire de la piraterie ?Pourquoi ….


Quelques femmes se sont illustrées dans l’histoire de la piraterie. La Chinoise Ching Shih

est probablement l’une des plus connues ( pas moi ? ! ). En effet, cette femme pirate a littéralement terrorisé le mers de Chine au début du XIXe siècle ; au point d’inspirer encore régulièrement dans des œuvres de fictions diverses.

Alcôve et piraterie :

Le parcours de Ching Shih n’a rien d’un long fleuve tranquille….

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Alcôve et piraterie….

Avant d’être une pirate redoutée , la Chinoise a d’abord été… une prostituée officiant dans un bordel flottant, stationné dans le port de Canton (ville où Ching Shih serait née en 1775).

 » bordel  » flottant ?

Cependant, sa vie bascule lorsqu’elle est capturée par les hommes du redoutable pirate Cheng .

Amoureux de la jeune demoiselle, le chef pirate la demande en mariage (1801) et celle-ci accepte de devenir son épouse.

Cependant ,une légende raconte, que la cantonaise exigea que son futur époux la laisse commander une de ses flottes, une fois qu’elle serait mariée (ce que Cheng aurait accepté).

Cette décision n’avait rien d’anodin, puisque après la mort de Cheng (emporté par un typhon), Ching Shih (littéralement,  »la veuve de Ching ») pris étonnamment le contrôle des opérations.

Cœur de pirate…….

Dès son entrée en fonction, la pirate cantonaise s’illustre par son calme et son tempérament calculateur.
Elle se remarie par exemple à Chang Pao ( le fils adoptif de son défunt époux ) et l’installe à la tête de sa flotte.

Par ces subtils jeux d’alliances, la pirate finit ainsi par commander une armada absolument gigantesque pour son époque.
En effet, finalement, ce sont plus de 1800 navires et 60 000 hommes qui lui obéissent (étalés sur un territoire maritime allant de la Malaisie à la Corée).

En plus d’imposer un commandement vertical (appuyé sur un véritable code de la piraterie), Ching Shih ordonne régulièrement le pillage de navires marchands ainsi que la mise à sac de villages rétifs à sa flotte (qu’on nomme alors  »les drapeaux rouges » ).

Lassée par une vie aussi éprouvante, Ching Shih finit cependant par rompre face au gouvernement chinois ; en acceptant de prendre sa retraite, vers la fin de sa vie.

Pouvant disposer de son large butin, elle revient ainsi à ses premières amours… en gérant une maison close.!

Riche et respectée, elle rendra finalement l’âme en 1844, à l’âge de 69 ans.

C’était il y a environ….


……194 ans : Mort  de P.Blancart  (qui introduisit le chrysanthème Résultat d’images pour images, photos fleur chrysanthèmeen France )
 
 
      P.Blancart était , parait il ,  » doté  » d’une  intelligence remarquable se portant vers les observations scientifiques,  passionné pour les voyages et les aventures, le capitaine au long cours Pierre Blancard rapporta en France de ses nombreux voyages le chrysanthème ou  »  fleur d’or  »…

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    Pierre Blancard naquit à Marseille, le 21 avril 1741, d’une famille connue depuis le XVe siècle  ( qui a donné son nom à la gare et au quartier de la Blancarde ) . À l’âge de 25 ans, influencé par son  son père, capitaine de navire, et investi de la confiance de plusieurs grandes maisons de commerce de la ville, il fit d’abord, aux Antilles, une dizaines de campagnes en qualité de  » subrécargue  »  ( dont une année en course sur la frégate La Fortune ) qui lui permirent de devenir capitaine.

En 1769, le privilège exclusif de l’ancienne Compagnie des Indes orientales étant supprimé, les différentes villes de commerce s’empressèrent de faire des armements pour ces contrés, et Blancard fut chargé des opérations commerciales de la frégate La Thétis, que le gouvernement avait accordée à une maison de Marseille .

Médaillon donnant le portrait de Pierre Blancard et apposé sur la tombe de celui-ci

Médaillon donnant le portrait de Pierre Blancard et mis sur sa tombe .

 Le  » hardi et savant   » navigateur accomplit donc, de 1769 à 1793, d’importants voyages aux Indes, au cours desquels il se livra à d’utiles observations d’hygiène navale et à des travaux fort estimés sur les problèmes de longitude, la direction et la vitesse des courants à diverses époques de l’année et aux environs de la ligne équinoxiale, etc.

  Il est même allé  jusqu’à Batavia en 1772 ; à Moka, en 1774, il força le gouverneur à se conformer aux clauses du traité conclu pour la France en 1737 par la  » Garde-Jazier  ». En 1777, la frégate  »Le Duras  », qu’il commandait, fit naufrage le 12 avril, sur les écueils  bordant les Maldives. La guerre qui éclata en 1778 entre la France et l’Angleterre, puis le rétablissement de la Compagnie des Indes, après la paix, obligèrent Blancard à naviguer sous les pavillons toscan et autrichien et à effectuer son retour à Livourne et à Ostende.

  Dans une de ses dernières traversées, il fut obligé,  suite aux événements qui se déroulaient alors en Europe, de se diriger vers l’Amérique du Nord pour échapper aux dangers que pouvait courir la riche cargaison de son navire, et, malgré croisières et corsaires, il atteignit Philadelphie après avoir effectué 3 200 lieues marines en 71 jours, soit une moyenne de 46 lieues par 24 heures, ce qui constituait, pour l’époque, un véritable record.

 À l’âge de 52 ans, Pierre Blancard abandonna la navigation et se retira dans sa ville natale. C’est à Marseille qu’il écrivit son Manuel du Commerce des Indes Orientales et de la Chine, ses Observations Nautiques et son Essai sur un nouveau moyen de reconnaître les courants en mer.

Blancard fut reçu à  l’Académie de Marseille  en 1808 .  » Notre  » capitaine de marine mourut à Aubagne le 16 mars 1826, à l’âge de 85 ans.

 Le fait de la vie de Blancard, qui devait le faire passer à la célébrité, remonte à l’année 1789. En mai 1787, il quitta Bombay et fit voile vers la Chine. Début  août, il atteignit  Canton, et y découvrit une fleur inconnue en Europe, la fleur sacrée, la fleur d’or : Ju Hua, symbole de l’Empereur, la fleur aux 16 pétales brodée sur des vêtements sacrés, le Kikumon (issu de kiku, le chrysanthème, et de mon, le blason) ; une plante extraordinaire que la mythologie chinoise fait éclore sur l’île de la Libellule et qui possède la vertu de conserver une permanente jeunesse. Evidemment, la fleur est protégée.

Et c’est en 1789 que Pierre Blancard, à bord du Saint-Charles, rentra à Marseille de   son cinquième voyage aux Indes, rapportant trois variétés de   »chrysanthèmes indicum   »qu’il avait cachés sous sa houppelande. Pour l’arroser et le conserver, il avait restreint les rations d’eau de son équipage. Il remit les trois variétés à l’abbé Thomas de Ramatuelle, d’Aix-en-Provence, qui les fit parvenir au Jardin des Plantes de Paris. Une seule, à fleurs pourpres, survécut. Le chrysanthème venait de faire son apparition en Europe…..

 En 1808, reçu à la Malmaison, Pierre Blancard offrit à l’Impératrice, charmée, les premiers chrysanthèmes dont il avait rapporté la plante en France et qu’il avait pieusement cultivés dans son petit jardin d’Aubagne. Il s’était retiré dans cette ville et y avait rédigé le récit de ses campagnes aux Indes, ouvrage brillant qui lui ouvrit, cette même année 1808, les portes de l’Académie de Marseille, le capitaine de marine faisant également partie du Conseil d’Agriculture, des Arts et du Commerce de cette ville.

Pierre Blancard mourut à Aubagne le 16 mars 1826, à l’âge de 85 ans. Sur sa tombe est inscrit :  » A cause d’une fleur, on se souvient de lui  ».

çà s’est passé un 18 août….


    Le 18 août 1868, Jules JanssenJules Janssen (astronome français) découvre un nouveau gaz qu’il nomme hélium. Il a découvert ce gaz en observant une éclipse solaire et le nom est donné en référence au soleil, du grec helios. Il faut attendre 1895 pour découvrir que l’hélium existe en petite quantité dans l’atmosphère terrestre. Ce gaz, plus léger que l’air, sert notamment à gonfler les ballons.

Presque 100 ans après :

     Le 18 août 1966, début de la révolution culturelle en Chine, sous l’impulsion de Mao Zedong Mao. Ce dernier mobilise la jeunesse contre le président Liu Shaoqi et l’aile droite du bureau du Parti communiste chinois représenté par Deng Xiaoping. Ils sont accusés de sacrifier l’idéologie aux impératifs du redressement économique.