Jean Richepin suite…


Biographie Richepin

«apôtre de la sensualité et de l’athéisme »

Jean Richepin est né à Médéa, en Algérie, le 4 février 1849. Son père est médecin militaire. Après de brillantes études il entre à l’Ecole normale supérieure en 1862. Il est licencié ès lettre en 1868.

  En 1870, il s’engage dans un corps de Francs-tireurs pendant la guerre contre l’Allemagne. Il mène ensuite, durant quatre ans, une vie errante. IL est successivement professeur libre, journaliste, matelot et débardeur à Naples et à Bordeaux. 

   Après avoir écrit, en 1871, dans les journeaux « La Vérité » et dans « Le Corsaire », il débute en 1873 comme acteur et auteur au théâtre. Il devient célèbre dans les cénacles du Quartier latin, effréné d’indépendance et d’excentricité. En 1875 il fonde un petit cercle de poètes « le groupe des vivants » qui rejette le joug des conventions sociales et culturelles. Il se dit lui-même issu de bohémiens dans une biographie imaginaire riche en couleur. En 1876 il connait un grand succès public avec « la chanson des gueux » où, laissant exprimer sa verve, il exalte sans réticence « la poésie brutale de ces aventureux, de ces hardis, de ces enfants en révolte à qui la société presque toujours fut marâtre, et qui, ne trouvant pas de lait à la mamelle de la mauvaise nourrice, mordent à même la chair pour calmer leur faim ». Le poème est saisi le 24 mai 1876 et Jean Richepin est condamné le 15 juillet à un mois de prison et 500 francs d’amende pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. Il purge sa peine à la prison de Sainte-Pélagie et continu d’écrire pour la gloire, le triomphe de la justice sociale et la défense des humbles et des opprimés.!!!!

    Dès 1872, Jean Richepin fait de nombreux voyages pour découvrir « des espaces exotiques C’est ainsi qu’il découvre l’Italie, L’Espagne, l’Allemagne, la Scandinavie, la Suisse, le Maroc. 

En 1908, c’est la consécration. Il est élu à l’Académie française

  Son œuvre comporte des recueils de poèmes, Les Caresses, Les Blasphèmes, La Mer, Mes Paradis, Le Glas ; des romans dans la veine populiste, Les Braves gens ; des pièces de théâtre, Nana Sahib, Le Chemineau. A noter également un insolite discours sur le tango dans une séance publique annuelle des cinq Académies le 25 octobre 1913.

Il décède à Paris le 12 décembre 1926 ( 77 ans )

 » Mettre à l’index  » origines ….


  Cette expression devrait son origine au concile de Trente convoqué par le pape Paul III en 1545 pour lutter contre le développement du protestantisme. À la fin de ce concile qui dura dix-huit ans, l’autorité catholique dressa une liste d’ouvrages soupçonnés de propager des idées hérétiques appelée l’Index librorum prohibitorum, l’« Index des livres interdits » (1559). Couramment appelé l’« Index », il est à l’origine de l’expression signifiant que l’on exclut quelque chose ou quelqu’un car il est potentiellement dangereux ou parce qu’il ne respecte pas les règles établies.

censure

çà s’est aussi passé ………en mars :


Le 13 mars 2010 ( seulement 9 ans ? ! )

  Ce jour là , Jean Ferrat  décédait à l’âge de 79 ans  d’un cancer du poumon…..à l’hôpital d’ Aubenac dans les Ardèches  , région qu’il aimait beaucoup . Chanteur /poète , il ne supportait plus la vie d’artiste ( les tournées , la foule etc…) et avait décidé un jour de 1964 de tout stopper , de  » poser ses valises  » dans le petit village d’Antraigues ( qui lui avait parait il ,inspiré la chanson  » Pourtant que la montagne est belle  » )

Les paroles :

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne
Il faut savoir ce que l’on aime
Et rentrer dans son H.L.M.
Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

 

 Quelques  » bribes  » de sa vie :  

        
Origines familiales et enfance
Jean Ferrat est le fils de Mnacha (diminutif russe de Mikhail, ou Michel) Tenenbaum , Juif russe naturalisé français en 1928, et d’Antoinette Malon, Française née à Paris d’une famille originaire d’Auvergne (Saint-Simon dans le Cantal par son père, Isserteaux dans le Puy-de-Dôme par sa mère ) . Son père, fils de Samuel Tenenbaum et Broucha Gellerstein (ou Hellerstein), est né le 15 août 1886 à Ekaterinoslav (actuel Dnipro), dans l’Ukraine russe . Il y a un doute sur le lieu de naissance exact de Mnacha Tenenbaum : s’agit-il de la ville d’Ekaterinodar (aujourd’hui Krasnodar) ou de celle d’Ekaterinoslav (actuelle Dnipro) ? Cette dernière est le plus probable : c’est ce nom qui est indiqué dans les documents officiels français comme la liste du « convoi 39 » pour Auschwitz . À Ekaterinoslav vivaient plusieurs familles du nom de Tenenbaum et de Gellerstein au sein de la forte communauté juive. C’est en outre l’hypothèse formulée dans la correspondance entre Jean Ferrat et un membre du  » Cercle  ». En revanche, c’est Ekaterinodar qui figure dans l’acte de naissance de Jean (et les autres actes d’état civil), mais aucune famille du nom de Tenenbaum n’est attestée dans cette ville à la fin du XIX siècle.
   Le père de Jean Ferrat, ouvrier joailler, émigre en France en 1905. Pendant la Première Guerre mondiale, il est engagé volontaire et affecté comme ajusteur dans un atelier d’aviation . Durant cette période, il rencontre Antoinette Malon, ouvrière dans une entreprise de fleurs artificielles, et ils se marient le 8 décembre 1917 . Après son mariage, elle quitte son emploi pour élever les enfants du couple : Raymonde (née en 1916 à Paris ), André (né en 1918 à Draveil), Pierre (né en 1925 à Vaucresson ) et Jean .

   Vie sociale, politique :

  Jean Ferrat, dès ses débuts, outre de très nombreuses chansons sentimentales, oriente son inspiration dans deux directions : l’engagement social-politique et la poésie, cette dernière notamment en mettant en musique de nombreux poèmes de Louis Aragon.

   Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre, il garde ses distances avec l’URSS et, en 1969, dans la chanson Camarade, dénonce l’invasion de Prague en 1968 par les troupes du Pacte de Varsovie.

    Il y préfère la révolte des humbles, des simples gens. Opposé à l’orientation pro-soviétique prise à l’issue du vingt-troisième congrès du Parti communiste en 1979, il fustige dans la chanson Le Bilan, la déclaration de Georges Marchais, secrétaire général du PCF, qui évoque alors — en 1979 — un bilan globalement positif des régimes socialistes. Il apporte tout de même son soutien à Georges Marchais lors des élections présidentielles de 1981, expliquant quelques années plus tard, dans la chanson Les Cerisiers (1985), les raisons pour lesquelles il est demeuré fidèle à la mouvance communiste.

  Il accuse aussi l’industrie du disque de faire passer les considérations financières avant l’art des artistes créatifs. Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de la vie culturelle, présidents de chaînes de radio et télévision, ministres, il dénonce une programmation qui, selon lui, privilégie les chansons « commerciales » plutôt que les créations musicales et poétiques.

   Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d’une culture de non-violence et de paix ainsi que du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

Censuré !

   Il évoque en 1963 la déportation par les nazis, à une époque où la diplomatie préfère occulter ce passé récent — la France et l’Allemagne étant alors en pleine phase, stratégique, de réconciliation — tout autant que l’existence en France de camps tels que Drancy durant l’occupation. La diffusion de sa chanson Nuit et brouillard est « déconseillée » par le directeur de l’ORTF, mais le public suit, !comme la critique, et l’album  » Nuit et brouillard  » obtient le prix de l’Académie Charles-Cros.

     À la sortie en 1965 de l’album Potemkine, les problèmes de censure recommencent . Georges Coulonges, le parolier de la chanson-titre a pourtant pris des gants. Il écrit : « M’en voudrez-vous beaucoup… » Dans son autobiographie, il explique : « Pourquoi demander au public s’il m’en voudrait d’écrire ma chanson ? On l’a compris : ce n’était pas à lui que la question était posée. C’était aux antennes vigilantes de la radio, de la télévision gaullienne. J’avais des raisons de me méfier d’elles. »

   En 1966, il est interdit de petit écran, sous le prétexte de sa candidature sur la liste PCF aux élections municipales d’Antraigues (Ardèche).

    Les déboires de Jean Ferrat se poursuivent en 1969 avec la sortie de l’album Ma France, qui est interdit d’antenne, provoquant son boycott des plateaux de télévision. Intransigeant sur ce point, Jean Ferrat n’y retourne qu’en 1970 et doit patienter un an de plus pour voir la censure brisée par Yves Mourousi, qui diffuse en 1971 un extrait de Ma France.

  Le , Jean-Pierre Chabrol invite Jean Ferrat dans son émission télévisée L’Invité du dimanche, ainsi que Georges Brassens et Jacques Brel. En plein débat d’idées, le chef de plateau arrive avec une ardoise où il est écrit à la craie : « Ordre de la direction, que Jean Ferrat chante, mais qu’il ne parle plus. » Un tollé général s’ensuit et toute l’équipe est renvoyée. Jean Ferrat ne fera plus de télévision pendant près de trois ans à la suite de cet événement.

Son œuvre:

Son œuvre se partage entre textes engagés, chansons d’amour, fantaisies empreintes d’humour et hommages multiples : à l’Ardèche, sa région d’adoption, à la femme (comme dans La femme est l’avenir de l’homme, dont le titre est un clin d’œil à Louis Aragon), à différentes personnalités, corps de métiers ou peuples, historiques ou contemporains, d’Europe ou d’Amérique latine.

   Ferrat a composé toutes les musiques de ses chansons, sauf trois, mais il a aussi composé la musique de chansons qu’il n’a jamais interprétées :  » Mon vieux  » ( chanté par D.Guichard ) ,  » le pulle-over  » par J. Gréco …..

Les paroles : ( Si on lit bien les paroles , on constate que cette chanson est loin d’être un  » hommage  » aux communistes de l’époque => Pragues ) à mon avis ..)

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s’épanouissaient
Camarade Camarade

C’est un nom terrible Camarade
C’est un nom terrible à dire
Quand, le temps d’une mascarade
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire Camarade
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d’août s’obscurcit
Camarade Camarade

C’est un joli nom Camarade
C’est un joli nom tu sais
Dans mon cœur battant la chamade
Pour qu’il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

 

 


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© Musée d’Orsay / RMN / Grand Palais / P.Schmidt

Une exposition sur l’érotisme dans l’œuvre de Victor Hugo (« Eros Hugo – Entre pudeur & excès », à la Maison de Victor Hugo), une autre, très remarquée, sur les splendeurs et les misères des courtisanes à Orsay, qui montre les plus beaux nus du XIXe siècle, et une belle sélection d’œuvres du peintre libertin Fragonard au musée du Luxembourg, l’automne est des plus sensuels dans les grandes institutions parisiennes. Mais comme ce week-end, le thermomètre est censé chuter de 10°C et nous plonger dans les frimas de l’hiver, ces trois événements nous ont inspiré un remue-méninges un peu spécial, histoire de faire monter la température au sein des ménages. Êtes-vous prêts à passer le test ?

1/ Olympia, un tableau peint par Édouard Manet en 1863, a déclenché un énorme scandale à son époque. Pourquoi ?
a- parce que le petit chat était noir
b- parce que la servante était noire
c- parce que les yeux de la courtisane étaient noirs.

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© Musée d’Orsay / RMN / Grand-Palais /P.Schmidt – L’Olympia de Manet est visible jusqu’au 17 janvier dans l’exposition « Splendeurs et misères » au musée d’Orsay.

 

2/ Ce délicat dessin croqué au crayon de graphite et rehaussé au pinceau d’un lavis d’encre brune a été intitulé Sub clara nuda lucerna (ou « nue sous la lumière de la lampe ») par son auteur. Qui était cet artiste ?
a- le peintre impressionniste Edgar Degas
b- l’écrivain romantique Victor Hugo
c) l’auteur de bande dessinée grand public Joan Sfarr.

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© Maisons de Victor Hugo / Roger Viollet – Sub clara nuda lucerna est visible jusqu’au 21 février, dans l’exposition « Entre pudeur & excès » de la Maison Victor Hugo.

 

3/ Scène libertine entre deux amants sur le point de passer à l’acte, le Verrou est un tableau emblématique de l’esprit licencieux du XVIIIe siècle. Juste après l’avoir vendu au Louvre, ses précédents propriétaires s’en sont mordu les doigts. Pourquoi ?
a- Les deux protagonistes, leurs ancêtres, étaient parfaitement reconnaissables
b- « Attribué » à Fragonard avant la vente, le tableau a ensuite été attesté comme une authentique œuvre du grand maître, ce qui lui a fait prendre une immense valeur
c- En analysant le tableau, les conservateurs du Louvre se sont aperçus qu’il recélait une énigme qui pouvait mettre en cause un membre éminent du royaume.

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© RMN / Grand-Palais / D.Arnaudet – Le Verrou est visible jusqu’au 24 janvier dans l’exposition « Fragonard amoureux », au Musée du Luxembourg.

 

4/ Peint en 1866 par Gustave Courbet, ce tableau éminemment érotique n’a été montré au public qu’un siècle plus tard, lors d’une exposition au Brooklyn Museum de New-York, en 1988. Il est en effet resté caché chez ses différents propriétaires. L’un deux était particulièrement célèbre. Qui était-il ?
a- Khalil Bey, un diplomate turc qui l’exposait dans son salon mais derrière un rideau
b-Le psychanalyste Sigmund Freud, qui l’avait accroché dans son cabinet mais derrière un tableau plus moderne
c- Le grand couturier et collectionneur Jacques Doucet, qui l’avait fait coller au dos d’un paysage peint par Courbet.

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© Getty images / L’Origine du monde appartient aux collections permanentes d’Orsay.

 

Réponses :

1a. Hormis l’air résolument aguichant d’Olympia, c’est le petit chat noir qui a causé le plus d’émoi. A l’époque, cet animal était synonyme du diable. Pour cette toile, Manet le provocateur s’était inspiré de la Vénus d’Urbin peinte par Titien en 1534, un nu dont la sensualité n’avait pas tant choqué. Il faut dire qu’aux pieds de la belle, se trouvait un petit chien blanc, symbole de fidélité.

2b. Victor Hugo était un excellent dessinateur et caricaturiste. Le croquis avait pour lui plusieurs fonctions : faire des repérages de paysages et d’ambiance pour ses romans, appuyer ses idées politiques (notamment sa lutte contre la peine de mort) et immortaliser les femmes qu’il croisait. Ses carnets témoignent de ses amours furtives avec des servantes, des prostituées et des rencontres occasionnelles. Un exutoire car malgré son appétit charnel, jamais il ne décrivit une scène de sexe dans un livre.

3b. Ils tentèrent de faire annuler la vente aux enchères, mais la cour de Cassation refusa de prononcer cette nullité, en arguant du fait que la mention « attribué à Fragonard » laissait subsister un doute sur l’authenticité du tableau mais ne l’excluait pas.

4a. Cet ancien ambassadeur de l’empire Ottoman à Athènes possédait d’autres œuvres érotiques, dont le Bain Turc d’Ingres. Par la suite, le tableau a bien appartenu à un psychanalyste mais il s’agissait de Jacques Lacan, qui l’avait fait cacher dans un cadre à double fond derrière une œuvre surréaliste du peintre André Masson.

Coluche un clown ennemi de l’état ?


Extrait d’ une émission télé trèsss intéressante

 

La vidéo complète :

 

Des témoins racontent la guerre secrète contre les opposants « gauchistes » menée par le pouvoir gaulliste ou giscardien…

En octobre 1980, Coluche annonce qu’il va se présenter à l’élection présidentielle. « L’équipe de campagne » qui se forme est alors constituée de gauchistes ayant agité les années 70. Ce qui n’est d’abord qu’une farce devient très vite sérieux. Amis, soutiens, journalistes ou simples électeurs voient dans cette candidature « pour rire » un pied de nez aux candidats du système qui, eux, ne semblent préoccupés que par leur propre destin. Pourtant, cinq mois plus tard, malgré ses 16 % d’intention de votes, le clown se retire mystérieusement. Il n’explique rien, mais il est visiblement secoué par ce qu’il a vécu. Cette enquête documentaire retrace cette campagne improbable durant laquelle toute la classe politique se demande s’il faut rire ou au contraire s’inquiéter de la popularité du phénomène Coluche. L’ex-femme de l’humoriste, Véronique Colucci, son ami Romain Goupil, des politiques de droite comme de gauche racontent de l’intérieur le raz de marée Coluche dans l’opinion et ses conséquences politiques. En 1980, Coluche est accusé par le président Valery Giscard d’Estaing de « vouloir ridiculiser la République ». Il inquiète aussi l’entourage du candidat socialiste François Mitterrand. Le documentaire raconte comment le clown a reçu des menaces de mort signées  » Honneur de la police « , un commando qui avait revendiqué l’assassinat du gauchiste Pierre Goldman quelques mois auparavant.

Brassens peu connu (censurée)


« Chansonnette à celle qui reste pucelle « 

Jadis la mineure
Perdait son honneur
Au moindre faux pas
Ces mœurs n´ont plus cours de
Nos jours c´est la gourde
Qui ne le fait pas. Toute ton école,
Petite, rigole
Qu´encore à seize ans
Tu sois vierge et sage,
Fidèle à l´usage
Caduc à présent.

Malgré les exemples
De gosses, plus ample
Informé que toi,
Et qu´on dépucelle
Avec leur crécelle
Au bout de leurs doigts.

Chacun te brocarde
De ce que tu gardes
Ta fleur d´oranger,
Pour la bonne cause,
Et chacune glose
Sur tes préjugés.

Et tu sers de cible
Mais reste insensible
Aux propos moqueurs,
Aux traits à la gomme.
Comporte-toi comme
Te le dit ton cœur.

Quoi que l´on raconte,
Y a pas plus de honte
A se refuser,
Ni plus de mérite
D´ailleurs, ma petite,
Qu´à se faire baiser.

Facultatifs
Certes, si te presse
La soif de caresses,
Cours, saute avec les
Vénus de Panurge.
Va, mais si rien n´urge,
Faut pas t´emballer.

Mais si tu succombes,
Sache surtout qu´on peut
Être passée par
Onze mille verges,
Et demeurer vierge,
Paradoxe à part.

Hommage…..à J.Debronkart ….Censuré et oublié


La vidéo « Mutins », je ne l’ai pas encore mise …mais  çà ne saurait tarder sachant qu’elle a été censurée à l’époque!

Mutins de 1917 est une chanson écrite en 1967 par J/Debronckart (19341983), chanson dont il est également le compositeur

Il s’agit d’un texte en hommage aux soldats qui furent fusillés lors de la bataille du chemins des dames, lors de la Première guerre mondiale et plus précisément des mutineries de 1917. Des victimes qui en résultèrent, un certain nombre de mutins étant condamnés à mort par les tribunaux militaires, dont quelques uns pour l’exemple.

L’auteur s’adresse directement aux victimes, navré mais exprimant aussi une sourde colère contre l’oubli du sort de ces suppliciés : « […] À vos enfants on ne répète jamais comment finit leur grand-papa, il y a des choses dont on ne parle pas, mutins de 1917 ».


La chanson a été interdite de diffusion sur les ondes nationales dès sa sortie. Ce n’est que plus de trente années plus tard, précisément le 22/11/1998 dans l’émission de  R. Arnaut :Histoires possibles et impossibles , qu’il a été possible d’entendre l’enregistrement original de Jacques Debronckart.

Hommage d’ un « perdu de vue » (M.Fanon )à un autre oublié ( J.Debronckart)

Une dernière????

Les paroles : « Caustiques » de « j’suis heureux »    (Magnifique critique du confort « bourgeois  » avec humour)

« J’suis heureux » J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur
J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur
Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur
Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur
J’ suis HEUREUX.

Une femme et deux fils qui n’obéissent guère
A Chatou une résidence secondaire
Le barbecue l’été, le feu de bois l’hiver
Et pendant le mois d’août je me dore à la mer
J’ suis HEUREUX.

Je sais choisir mon déodorant corporel
Ma crème, mon tonic au parfum personnel
Je comprends mieux ma femme, je me rapproche d’elle
Je sais danser le jerk, j’ai un slip Rasurel
J’ suis HEUREUX.

Ma femme sort sans moi quelquefois c’est son droit
Elle a ses connaissances, ça ne me regarde pas
Je vois tous les mardis une fille du nom d’Olga
Elle a une bouche grande et ça compte pour moi
J’ suis HEUREUX.

Je suis un homme de gauche mais la gauche a vieilli
Il faut évoluer c’est la loi de la vie
Je ne dis pas cela parce que je suis nanti
D’ailleurs tout ce que j’ai, je l’ai eu à crédit
J’ suis HEUREUX.

Si j’ai peur du cancer, j’ai pas peur des Chinois
J’ai du cœur, j’ai donné dix francs pour le Biafra
J’ai besoin d’érotisme, j’aime Barbarella
Et De Funès et Dracula quand je les vois
J’ suis HEUREUX.

Je rêve chaque nuit et des rêves barbares
Je suis toujours pirate, cosaque ou tartare
Egorgeur ou violeur, incendiaire ou pillard.
Puis quand je me réveille au matin c’est bizarre
J’ suis HEUREUX.

Je n’ perds pas mes cheveux, je n’ perds pas mes réflexes
Je ne suis pas raciste, je n’ai pas de complexes
Je suis bien dans mon âge, je suis bien dans mon sexe
Aucune raison d’être angoissé ni perplexe
J’ suis HEUREUX.

J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur
J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur
Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur
Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur

J’SUIS HEUREUX… J’SUIS HEUREUX… J’SUIS HEUREUX.

Une dernière: Les mutins!!!!

Mutins : Le texte !

Les paroles similaires
 
Vous n’êtes pas aux Monuments aux Morts
Vous n’êtes même plus dans les mémoires
Comme vos compagnons de la Mer Noire :
Vous êtes morts et deux fois morts.
A vos petits enfants l’on ne répète
Jamais comment finit leur grand-papa :
Il y a des chos’s dont on ne parle pas,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle
Faisaient carrièr’ dans les états-majors,
Leur humeur décidait de votre sort :
Aujourd’hui qui se le rappelle ?
Au lieu de s’emmerder en garnison,
Au lieu de piétiner au même grade,
C’était le temps béni de l’empoignade,
Vous parlez d’un’ belle occasion…

Vous aviez fait tant d’assauts inutiles,
Juste pour corser le communiqué,
Vous vous sentiez tellement cocufiés,
Telle’ment pris pour des imbéciles,
Que vous avez voulu que ça s’arrête,
Cet abattoir tenu par la patrie,
Cette nationale charcuterie,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Avant l’attaque arrivaient les cercueils
Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,
Tout juste si le crêpe à votre manche
N’annonçait votre propre deuil.
Par malheur, la France n’était pas prête,
Se révolter lui paraissait énorme,
Ell’ bavait encore devant l’uniforme,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

L’Histoir’ vous a jetés dans ses égouts,
Cachant sous les flots de ses Marseillaise
Qu’un’ bonne moitié de l’armée française
Brûlait de faire comme vous.
Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?
Un jour verrons-nous gagner votre cause ?
J’en doute, à voir le train où vont les choses
Mutins de mil neuf cent dix-sept,
Mutins de mil neuf cent dix-sept