Avec modération ?


  Après un an de sommeil, l’Alambic de Crevant est enfin allumé. Le marc de raisin prêt à être distillé. Pour l’enfourner, c’est un travail d’équipe, car les charges sont lourdes. Ensuite, Raymond Auroy, le bouilleur de cru, prend les choses en main. L’alcool arrive en buée, le refroidisseur transforme cette buée en liquide. Un liquide receptionné goutte par goutte et avec soin par cette petite équipe.

L’alambic fête cette année ses 90 ans et lui seul ( R. Auroy ) sait le faire parfaitement fonctionner. Attentif le temps que dure la distillation ; l’eau de vie doit sortir à 50 degrés.

On débute l’alcool à 80°/90°, ensuite il monte et quand il arrive à 35°, il faut l’arrêter  alambic-3401305alambic

 

  Il n’est pas bouilleur de cru de métier, mais s’est bien souvent attelé à l’exercice. Un véritable plaisir pour lui. « On a le plaisir de ramasser les fruits, on a le plaisir de venir faire notre alcool… C’est tout un art !’. Mais là ne s’arrête pas la satisfaction de Raymond Auroy et des autres membres de l’association l’Alambic Domératois. Pour eux, il s’agit aussi de faire perdurer une pratique artisanale et un savoir-faire qui risquent de se perdre, alors qu’ils éprouvent un véritable bonheur à tout faire eux-mêmes.

 Au cœur de l’association, le respect du patrimoine. L’envie de préserver cette distillation artisanale qui existe depuis plus de 100 dans leur village.
Comme les autres, Claude Ducher est heureux de voir que cette distillation annuelle est un succès et fait le bonheur de tous. D’eux d’abord, ceux de l’Alambic, mais pas uniquement : « Voir que ça marche, qu’il y a encore des gens qui viennent, auxquels on rend un service et qui nous font confiance. le soir, qand ils partent, ils sont contents et nous disent à l’année prochaine. »

  Cette année, l’alambic domératois fonctionnera un peu plus d’un mois. L’occasion peut-être pour les membres de l’association de transmettre à de nouvelles générations ce savoir-faire.

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