Absent….


Cette nuit  pour cause de moment rare ,exceptionnel et émouvant …….Emotion extrêmement agréable ….

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Souvenir……..


Merci à Gavroche….

Les paroles :

Jadis, avec Pierre et Gladys
On les voyait passer en robe blanche
Au ruisseau qui traînait nos rêves
Vers un écrin de joie
Nous suivions la trace des fées
C’était au mois de mai

Vole, blonde tête folle,
On les voyait quitter leur robe blanche
Un torrent de cheveux dorés
Léchait nos yeux de soie
Nous étions sur la trace des fées
C’était au mois de mai

J’étais le prince sur son carrosse
Ma muse pleurait aux étoiles
Puis je redevins le chien.

Jadis, cachées sous les fleurs de lys
On les voyait flâner en robe blanche
Au pays où la bise enlace les gens aux mille pleurs
Nous suivions la trace des fées
C’était au mois de mai

Vole, vole, blonde nympholle
On les entendait rire en robe blanche
Et le gazon du parc s’imbibait à nos pieds d’enfant
Nous étions sur la trace des fées
C’était au mois de mai

J’étais le prince sur son carrosse
Ma muse pleurait aux étoiles
Puis je redevins le chien.

 

Quelques mots sur le groupe  » Ange  » :

  Le groupe naît, au quatrième trimestre 1969, de la fusion de l’orchestre de bal de Christian Décamps, « Les Anges », et du groupe de son frère Francis, « Évolution ». Christian a déjà plusieurs années de pratique de « groupe pop et de bal » et Francis tend plutôt vers le rock.

     Le 31 janvier 1970, Ange se fait connaître à Belfort, au centre culturel de La Pépinière, avec un très long opéra de trois heures, La fantastique épopée du général Machin, composé par Christian sur son tout nouvel orgue Hammond. Des extraits live de ce concert se trouvent sur le double album publié par RCA en 1978, sans l’accord du groupe, 1970-1971 – En concert. Après plusieurs passages à Paris, au Golf Drouot, le groupe finit par remporter le Tremplin et signe chez Philips, enregistrant immédiatement son premier single, Tout feu, tout flamme, à la fin de 1971.

  Soutenu par le magazine Best, notamment par le journaliste Hervé Picart et par Jean-Bernard Hebey sur RTL, Ange sort son premier album, Caricatures, en 1972. Sur leur rock théâtral et poétique, Christian Décamps, le leader et chanteur du groupe, utilise des mots et des tournures de phrases rares dans le milieu musical rock, donnant au groupe une originalité qui le démarque des autres formations françaises de l’époque. Pendant l’été 1972, le groupe tourne en première partie de Johnny Hallyday et de son Johnny Circus. Leur premier succès vient par leur reprise de Ces gens-là de Jacques Brel, sur l’album Le Cimetière des Arlequins, paru en 1973.

 Le 26 août 1973, Ange joue devant trente mille spectateurs au Reading Festival, au même programme que Genesis, The Spencer Davis Group et John Martyn. Le groupe est ovationné après un show très enlevé de quarante minutes1.

 

 

 

Le bonheur ?


Heureux enfant ! que j’envie
Ton innocence et ton bonheur !
Ah ! garde bien toute la vie
La paix qui règne dans ton cœur !

Tu dors ; mille songes volages,
Amis paisibles du sommeil,
Te peignent de douces images
Jusqu’au moment de ton réveil.

Ton œil s’ouvre ; tu vois ton père,
Joyeux, accourir à grands pas ;
Il t’emporte au sein de ta mère,
Tous deux te bercent dans leurs bras.

Espoir naissant de ta famille,
Tu fais son destin d’un souris :
Quand sur ton front la gaieté brille,
Tous leurs fronts sont épanouis.

Heureux enfant ! que j’envie
Ton innocence et ton bonheur !
Ah ! garde bien toute la vie
La paix qui règne dans ton cœur !

Tout plaît à ton âme ingénue :
Sans regrets, comme sans désirs,
Chaque objet qui s’offre à ta vue
T’apporte de nouveaux plaisirs.

Si quelquefois ton coeur soupire,
Tu n’as point de longues douleurs ;
Et l’on voit ta bouche sourire,
À l’instant où coulent tes pleurs.

Par le charme de la faiblesse
Tu nous attaches à tes lois ;
Et, jusqu’à la froide vieillesse,
Tout s’attendrit autour de toi.

Heureux enfant ! que j’envie
Ton innocence et ton bonheur !
Ah ! garde bien toute la vie
La paix qui règne dans ton cœur !

 

 

Déclaration………


Le texte :
Je déclare l’état de bonheur permanent
Et le droit de chacun à tous les privilèges
Je dis que la souffrance est chose sacrilège
Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc

Je conteste la légitimité des guerres
La justice qui tue et la mort qui punit
Les consciences qui dorment au fond de leur lit
La civilisation au bras des mercenaires

Je regarde mourir ce siècle vieillissant
Un monde différent renaîtra de ses cendres
Mais il ne suffit plus simplement de l’attendre
Je l’ai trop attendu je le veux à présent

Que ma femme soit belle à chaque heure du jour
Sans avoir à se dissimuler sous le fard
Et qu’il ne soit plus dit de remettre à plus tard
L’envie que j’ai d’elle et de lui faire l’amour

Que nos fils soient des hommes non pas des adultes
Et qu’ils soient ce que nous voulions être jadis
Que nous soyons frères camarades et complices
Au lieu d’être deux générations qui s’insultent

Que nos pères puissent enfin s’émanciper
Et qu’ils prennent le temps de caresser leur femme
Après toute une vie de sueur et de larmes
Et des entre-deux-guerres qui n’étaient pas la paix

Je déclare l’état de bonheur permanent
Sans que ce soit des mots avec de la musique
Sans attendre que viennent les temps messianiques
Sans que ce soit voté dans aucun parlement

Je dis que désormais nous serons responsables
Nous ne rendrons de compte à personne et à rien
Et nous transformerons le hasard en destin
Seuls à bord et sans maître et sans dieu et sans diable

Et si tu veux venir passe la passerelle
Il y a de la place pour tous et pour chacun
Mais il nous reste à faire encore du chemin
Pour aller voir briller une étoile nouvelle

Je déclare l’état de bonheur permanent

Quitter ce monde……….




Sourire aux larmes,
Trouver du charme
Au fond du soir pourri qui mène à la mort.
Viens ma dormeuse
Dans la berceuse
Que je te chanterai et que je cherche encore.

Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.

Pas de suicide,
Pas de morbide,
Pas l´ombre d´un regret ou d´un désespoir,
Pas l´ombre d´une
Tache à la lune,
D´un mauvais souvenir ou d´un plaisir au noir.

Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.

Quand la peinture
Sera nature,
Quand on verra fleurir aux murs en chaleur
Tous les délires
Des sans-écrire,
Des affamés de l´âme, des fous de la couleur.

Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.

Quand, dans ses tripes,
Un pauvre type
Aura enfin trouvé, taillé dans du bois
La chanson belle,
Universelle
Qui l´aura fait content, mais qui sera de moi.

Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.

Quand ne claironne-
Ra plus personne,
Au nom du bien, du mal, du roi ou de Dieu,
Qu´on pourra faire
Un tour de terre
Sans pleurer, sans vomir, sans se fermer les yeux.

Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
Je veux quitter ce monde, heureux.

Que je te touche,
Que je te couche
Et retrouver l´amour qu´on fait à quinze ans,
Alors ma tendre
Tu vas entendre
Pour la première fois, on peut faire un enfant.

Et puis quitter ce monde en regrettant un peu.
Et puis quitter ce monde, heureux.

Maxime le Forestier

Je quitte donc ce monde ……..pour quelques heures ;trouver dans le sommeil le bonheur?