C’était aussi un 9 novembre :


9/11/1918  ,il y a 101 ans : Décès de Guillaume Apollinaire   ….

  Affaibli par une blessure de guerre , Apollinaire décédait à l’âge de 38 ans de la grippe espagnole  ( épidémie qui fit plus de 50 millions dans le monde ! )

Le poète : ( du recueil  » alcool  » )

À Mademoiselle Marie Laurencin.

Frôlée par les ombres des morts
Sur l’herbe où le jour s’exténue
L’arlequine s’est mise nue
Et dans l’étang mire son corps

Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l’on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D’astres pâles comme du lait

Sur les tréteaux l’arlequin blême
Salue d’abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs

Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales

L’aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d’un air triste
Grandir l’arlequin trismégiste.( Qualifie un élément qui est trois fois plus grand ) ou ?  :
(Mythologie : Surnom donné par les Romains à l’ancien dieu égyptien, Thot)

_________________________________________________________________________

Il y a moins longtemps  ( 28 ans ) , le 9/11/1991  :

Yves Montand décédait  à l’âge de 70 ans ….C’est alors qu’il terminait les dernières prise du film  » I.P.S  » ( l’île aux pachydermes , drame de Jean Jacques Beineix ) que l’acteur fut pris de douleurs au thorax  , il succombera le lendemain laissant son épouse Caroline Amiel et un fils de 3 ans ( Valentin je crois ) 

Une des chansons ( texte de Apollinaire  ! ) 

Le texte

Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises

Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours des cerceaux dorés
L’ours et le singe animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage.

Une autre :  » Le galérien  » …

Les paroles: ( Pas de Apollinaire )

je m’souviens ma mère m’aimait
et je suis aux galères
je m’souviens ma mèr’ disait
mais je n’ai pas cru ma mère
ne traine pas dans les ruisseaux
t’bats pas comme un sauvage
t’amus’ pas comme les oiseaux
ell’ me disait d’ètre sage

j’ai pas tué,j’ai pas volé
j’voulais courir la chance
jai pas tué, j’ai pas volé
j’voulais qu’chaqu’ jour soit dimanche
je m’souviens ma mèr’ pleurait
dès qu’je passais la porte
je s’souviens comme ell’ pleurait
ell’ voulait pas que je sorte

toujours,,toujours ell’ disait
t’en vas pas chez les filles
fais donc pas toukours s’qui t’plait
dan les prisons y’a des grilles
j’ai pas tué,j’ai pas volé
j’voulais pas lui faire de peine

je m’souviens ma mèr’ disait
suis pas les bohémiennes
je m’souviens comme ell’ disait
on ramass’ les gens qui trainent
un jour les soldats du roi
t’emmen’ront aux galères
tu t’en iras trois par trois
comme ils ont emm’nés ton père

tu aura la tèt’ rasé
on te mettra des chaines
t’en auras les reins brisés
et moi j’en mourrai de peine
toujours .toujours tu ram’ras
quand tu s’ras aux galères
toujours,toujours tu ram’ras
tu pens’ras p’t’être a ta mère

j’ai pas tué,j’ai pas volé
mais j’ai pas cru ma mère
et je m’souviens qu’ell’ m’aimait
pendant qu’je rame aux galères.

_______________________________________________________

  Voilà , il y a beaucoup d’autres choses qui se sont passé un 9 novembre , mais c’est bon comme çà ….N’est ce pas ? 

 

 

Y. Jamait c’est qui ?


  Après un 1er album «De verre en vers», couronné de succès, et qui l’a révélé au grand public (plus de 60.000 albums vendus), Yves Jamait lève le voile sur son nouvel opus baptisé Le Coquelicot.
  Enfant de prolo de la région de Dijon élevé par sa mère, s’étant frotté au monde ouvrier durant toute sa jeunesse, Jamait découvre aujourd’hui avec ses yeux d’enfant ce succès naissant, alors que ce métier reste pour lui un éternel rêve de gosse.
  C’est en effet très tôt qu’il se prend d’amour pour la « variétoche française », comme il aime à le dire, découvrant Maxime Le Forestier alors qu’il était aide-cuisinier dans une colonie de vacances. Du coup, très vite, il achète les disques du chanteur et s’essaye à l’écriture. Il s’en suivra la création de son premier groupe L’Adam de Sagesse, dont l’existence durera le temps d’un concert avant d’être rattrapé par des années sombres de dérive avec pour seul horizon : les zincs. Ce sera la naissance de son fils qui sera l’électrochoc pour Jamait. Alors ouvrier à l’usine, il rencontre un musicien et crée un trio au nom sans équivoque: » De verre en Vers « . Le groupe tourne dans la région dijonnaise et embrasse un public de plus en plus large.
  A 38 ans, Jamait quitte l’usine et avec sa prime de licenciement – et celles des autres membres du groupe – finance la réalisation dudit premier album autoproduit, De verre en vers. Ce premier galop d’essai, passé auprès du public avec brio, Yves Jamait nous dévoile désormais son nouvel opus baptisé Le Coquelicot.
  Cet album plus sombre, selon les propres termes de cet enfant de prolo, met en lumière la personnalité torturée de ce saltimbanque écorché, à la tendresse sincère, casquette irlandaise éternellement vissée sur la tête, devenu chanteur sur le tard.
  A l’écoute de l’album, on pourrait penser  tout simplement cueillir ces 15 nouvelles chansons comme l’on cueille ce charmant sourire vermillon que la nature en fête adresse aux hommes ? Un gentil coquelicot ? Loin de là.
  Ici, le coquelicot n’est pas que gentil, c’est le rouge étendard des étés inondés de soleil; c’est la tâche de sang clair des moissons d’or.
 C’est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, du bonheur, à l’image de son interprète, mais c’est aussi sa face sombre : une fleur rebelle qui peuple non seulement les blés mûrs, mais aussi tous les terrains vagues, toutes les cultures. Indomptable comme lorsque le coquelicot pousse en gros massifs frémissants sur les flancs des collines.
  Et plus encore : c’est aussi le cousin en habit éclatant du pavot oriental aux « vertus dormitives » qui calme, adoucit, mais ne tue jamais.
« J’aime cette fleur, explique Yves Jamait, car c’est une fleur rebelle qu’on ne peut pas mettre en pot ni en bouquet ». Comme à son image : celle d’un artiste qu’on ne peut pas museler ni mettre en cage.
  Et, de reprendre : « J’aime le rouge du coquelicot, cette couleur étendard. Et puis, le coquelicot, c’est aussi le pavot et cela ressemble à un sexe de femme. Bref, toutes ces métaphores me plaisent et résument bien l’album ».
Un album de composition réaliste qui, une nouvelle fois, procure des émotions brutes, indicibles, avec des textes burinés par la vie et l’envie de piquer juste et au cœur.
  On y découvre plus que jamais les fêlures d’un artiste attachant, cabossé par la vie, à la voix de râpe, comme rétamée par l’enclume des zincs trop longtemps fréquentés et qui trahit parfois mal une voix éreintée par la cigarette. Du vécu.
  Jamait chante la vie, son quotidien et ses galères avec une interprétation déchirante atypique. Des rengaines réalistes et populaires, écloses sur les pavés des cités sombres, qui racontent l’amour perdu, les adieux merdeux, la fraternité, la vie des zincs, des cirques, la complainte d’un clown, les déboires d’une vie de dézingué avec cette pudeur qui sied aux poulbots de culture ouvrière.
Les chansons
Tout l’univers de Jamait y figure : des amours détroussées comme dans L’Adieu merdeux (« Il est un peu merdeux ton adieu / C’est vraiment l’plus merdeux des adieux…Je te préfère dans tes silences immobiles, comme deux cœurs arrêtés / Déposés là, comme des distances entre nous, pour l’éternité ») ou le superbe Qu’est-ce que tu fous ? sorte d’appel vibrant au retour de l’être aimé. (« Qu’est-ce que tu fous sans moi ? / Qu’est-ce que tu fous là-bas ? / Tu dois avoir, j’imagine, une raison à toi pour ne pas être là / Je suis sûr qu’il t’embobine / Je suis sûr qu’il te regarde avec, au fond des yeux, des promesses d’amour / Quel que soit le serment qu’il farde, tu n’y vois que du bleu dans cette basse cour ») ;
Ou encore des amours tangentes qui ne tiennent qu’à un fil comme la chanson L’Equilibre (« Tu me dis que je perds l’équilibre sur le fil du temps / Que je serai plus facile à suivre à mon enterrement / Que le vin qui m’enivre à de mauvais relents »).

  Jamait nous livre également sa « poétique des bistrots », avec la reprise de la chanson d’Aznavour (une de ses idoles), La Salle et la Terrasse ainsi que dans la chanson Jean-Louis ou le monologue du client (« Boire, ça réchauffe le cœur, même si ça nique le foie./ Pour sortir d’la torpeur que veux-tu, je bois / Allez mon vieux Jean-Louis, sers m’en donc une dernière, je m’sens un peu aigri, pour tout dire, j’suis amer »).

  Mais Jamait chante également la vie, éclairant d’un jour cru son expérience de « cette chienne de vie », qui ne l’a pas toujours ménagé, à l’instar de la chanson C’est la vie, une des plus courtes mais assurément la plus percutante : « C’n’est pas moi qui suis aigri, c’est la vie qu’est mortelle, qui te sort du nid et te rogne les ailes ». Tout est dit.

  Une émotion qui atteint son paroxysme lorsqu’il interprète Vierzon, chanson dédiée à son père, en écho à Barbara, Béranger et Brel. « J’ai retrouvé mon père il y a 2 ans, je ne l’avais jamais connu. On m’a appelé pour me dire qu’il était mort, vers Vierzon. En allant là-bas, j’ai touché pour la première fois un mort et j’ai découvert mon père. Cela m’a suffisamment bouleversé pour que j’en fasse une chanson.»

  Jamait ponctue l’album avec Dijon, sa ville de naissance, ville avec qui il nourrit une relation d’amour – agacement (« Je te salue, ma belle Dijon, ô maîtresse burgonde/ Je te salue, ma vieille Dijon/ Et nulle part au monde je n’aurais voulu naître./ Bien sûr tu as exacerbé mes aigreurs de jeunesse/ Mais tu es longue à décoincer, à te bouger les fesses/ Aussi, j’ai voulu te quitter pour une autre, plus littorale/ Bien que la fille fût dessalée, me manquait mon canal/ Et vois-tu, je suis revenu, ma précieuse bourgeoise/ Et je ne te quitterai jamais plus pour une plus grivoise »). Sorte de Toulouse à lui.

  Jamait peint les images de notre société sans contestation sirupeuse.
Il va chercher au tréfonds de nos sentiments les plus intimes pour nous les restituer avec opulence, redonnant à la culture populaire ses plus beaux blasons avec, en filigrane, cette impérieuse urgence à donner de l’émotion brute,
qu’elle fasse sourire, pleurer, se rebeller, voire se révolter.

à consommer avec modération …Long billet..


C’est une belle plante au charme toxiqueRésultat de recherche d'images pour "absinthe plante illustration", qui au XIXe siècle a fait tourner plus d’une tête. Une liqueur enchanteresse couleur vert trouble. Il s’agit de l’absinthe. À l’époque, celle que l’on appelait la fée verte fait fureur dans les salons bourgeois mais dans les assommoirs, elle fait aussi des ravages.

Petit à petit la boisson s’est popularisée. Dans les bistrots, elle est sifflée pure et servie directement au verre. Au début du XXe siècle, absinthisme rime avec alcoolisme. Et en France, s’étend le « péril vert ». Sa toxicité, l’absinthe la doit à la thuyone, une molécule présente dans la plante. Concentrée dans l’alcool, elle contient des propriétés convulsivantes.

En 1907, Georges Clemenceau encourage même les médecins à étudier les effets de cette boisson dans leurs asiles psychiatriques. Car l’absinthe cause d’après lui une folie bien spécifique. « Les médecins chefs très réglementairement, très obéissants, ont à ce moment-là produit des statistiques montrant que plus de 20% des fous étaient d’origine absinthique et qu’il fallait absolument condamner la consommation d’absinthe qui rendait fou. C’était d’ailleurs le slogan de l’époque. L’absinthe rend fou. Elle fait de l’homme une brute, de la femme une victime et des enfants des martyrs », raconte Didier Nourrisson, historien.

Un slogan martelé par les ligues antialcooliques. Crimes, viols, suicides… au début du XXe siècle, l’absinthe est accusée de tous les vices. La ligue nationale publie des affiches, organise des conférences, et tracte jusque sur les bancs de l’école.

En 1915, la consommation d’absinthe est finalement interdite. Une victoire pour la lutte contre l’alcoolisme, mais une victoire teintée d’amertume comme l’explique Didier Nourrisson : « C’est une victoire à la Pyrrhus puisqu’on a supprimé la liqueur d’absinthe mais on a autorisé le lancement des similaires d’absinthe et donc d’une nouvelle gamme de produits assez semblables tout de même et cela n’a absolument pas fait reculer le problème de l’alcoolisme en France ».

Il faudra attendre 96 ans pour que l’absinthe soit à nouveau autorisée en France. Aujourd’hui son taux de thuyone a été limité, mais son degré d’alcool reste toujours aussi élevé. Et si la fée verte ne suscite plus l’enthousiasme, elle est tout de même restée une curiosité.

Paroles :

Ils buvaient de l’ absinthe,
Comme on boirait de l’ eau,
L’ un s’ appelait Verlaine,

L’ autre, c’ était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l’ eau,
Toi, tu n’ es pas Verlaine,
Toi, tu n’ est pas Rimbaud,
Mais quand tu dis « je t’ aime »,
Oh mon dieu, que c’ est beau,
Bien plus beau qu’ un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud,

Pourtant que j’ aime entendre,
Encore et puis encore,
La chanson des amours,
Quand il pleut sur la ville,
La chanson des amours,
Quand il pleut dans mon cœoeur,
Et qu’ on a l’ âme grise,
Et que les violons pleurent,
Pourtant, je veux l’ entendre,
Encore et puis encore,
Tu sais qu’ elle m’ enivre,
La chanson de ceux-là,
Qui s’ aiment et qui en meurent,
Et si j’ ai l’ âme grise,
Tu sécheras mes pleurs,

Ils buvaient de l’ absinthe,
Comme l’ on boit de l’ eau,
Mais l’ un, c’ était Verlaine,
L’ autre, c’ était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l’ eau,
Aujourd’hui, les « je t’ aime »,
S’ écrivent en deux mots,
Finis, les longs poèmes,
La musique des mots,
Dont se grisait Verlaine,
Dont se saoulait Rimbaud,

Car je voudrais connaître,
Ces alcools dorés, qui leur grisaient le coeœur,
Et qui saoulaient leur peine,
Oh, fais-les-moi connaître,
Ces alcools d’ or, qui nous grisent le coeœur,
Et coulent dans nos veines,
Et verse-m’ en à boire,
Encore et puis encore,
Voilà que je m’ enivre,
Je suis ton bateau ivre,
Avec toi, je dérive,

Et j’ aime et j’ en meurs,
Les vapeurs de l’ absinthe,
M’ embrument,
Je vois des fleurs qui grimpent,
Au velours des rideaux,
Quelle est donc cette plainte,
Lourde comme un sanglot,
Ce sont eux qui reviennent,
Encore et puis encore,
Au vent glacé d’ hiver,
Entends-les qui se traînent,
Les pendus de Verlaine,
Les noyés de Rimbaud,
Que la mort a figés,
Aux eaux noires de la Seine,
J’ ai mal de les entendre,
Encore et puis encore,
Oh, que ce bateau ivre,
Nous mène à la dérive,
Qu’ il sombre au fond des eaux,
Et qu’ avec toi, je meurs,

On a bu de l’ absinthe,
Comme on boirait de l’ eau,
Et je t’ aime, je t’ aime,
Oh mon dieu, que c’ est beau,
Bien plus beau qu’ un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud…
La cueillette , distillation …..:

J’en ai entendu parlé tout à l’heure …….


     Arrivé en mars , la  » goutte » distillée en décembre est à point pour la dégustation parait il …..
  C’est la tradition, comme chaque année ,en décembre  Laurent Petit, du Pin, astique les cuivres de son alambic itinérant et le prépare pour un périple de plus de trois mois qui va l’emmener dans une dizaine de communes du sud-est du département de l’Allier  où il est attendu avec impatience afin de distiller la précieuse eau-de-vie.
Une activité réglementée :
« Mon grand-père a acheté cet alambic itinérant en 1952. J’ai repris l’activité de bouilleur ambulant à la suite de mon père et chaque année, je passe une semaine environ dans chacune des communes qui m’accueillent jusqu’à fin février afin de procéder à la distillation des productions que m’apportent les propriétaires récoltants. Cette activité de bouilleur ambulant est très réglementée. Elle a d’ailleurs failli disparaître dans les années soixante, quand le privilège de bouilleur de cru, à l’origine transmissible de père en fils a été supprimé. Aujourd’hui peu de récoltants possèdent encore ce privilège ou sont trop âgés pour l’exercer. Heureusement, en 2003, une nouvelle loi a été votée, permettant aux propriétaires d’arbres fruitiers de distiller leur récolte, moyennant une taxe spécifique. Rappelons qu’il est interdit à un particulier de procéder lui-même à la distillation de ses récoltes ».
   Aujourd’hui, les amateurs privilégient la qualité plutôt que la quantité « les propriétaires nous apportent surtout des récoltes de prunes, poires, mirabelles et de cerises à distiller. La quantité à distiller varie suivant l’année mais l’eau-de-vie ainsi produite est de bien meilleure qualité. On ne s’improvise pas bouilleur ambulant. Ce métier demande de l’expérience et du savoir faire. Le syndicat national de notre profession envisage de créer un cycle de formation spécifique à cette activité. Personnellement j’ai appris le métier avec mon grand-père et mon père. Je travaille traditionnellement, en chauffant ma chaudière au bois et mon alambic est composé essentiellement de cuivre ». Cet alambic  commence sa tournée fin novembre à Montaiguët en Forez, puis ira à Marcigny et terminera son périple, fin février aux alentours de Vichy.
L’Alambic : comment ça marche ?
De l’eau est portée à ébullition dans une chaudière, généralement à bois. La vapeur d’eau va circuler, grâce à des tuyaux de cuivre pour arriver dans des cuves en cuivre également, contenant la production du récoltant. Elle va chauffer cette macération de fruits et se charger de ses arômes et de ses parfums avant de continuer son trajet vers un rectificateur et finalement un serpentin, plongé dans l’eau froide contenue dans le refroidisseur. La vapeur va ainsi condenser et s’écouler ensuite dans un décalitre, qui permettra de mesurer la quantité produite. Avant rectification, l’eau-de-vie produite sort à un degré d’alcool entre 60° ou 70°. Après rectification par ajout d’eau pure, le degré d’alcool obtenu est d’environ 50°. Pour produire 5 litres d’eau-de-vie à 50°, il faut compter environ 60 litres de fruits macérés.
La législation impose une autorisation de transport de la macération sur le trajet producteur et alambic, établi généralement par le bouilleur ambulant.

Souvenirs d’enfance sombres…………


Dit maman pourquoi pleures tu ?
Pourquoi tant de larmes qui coulent sur ta joue toi qui était  si jolie
Inondant ton si doux visage qui effacent ton beau  sourire qui avant rayonnait?
Un voile sombre s’est posé dans ton regard  qui était rempli d’amour .Dit maman pourquoi pleures tu ?
Pourquoi sur tes lèvres ne se dessine plus ce merveilleux sourire nous inondait de bonheur ?
Quand dans ton cœur tout était rempli de douceur et où sont passés tous ces éclats de rire .Dit maman pourquoi tant de peine ?
Pourquoi tant de douleur coule et brûle dans ton âme et tant de haine
Qui dévaste ton corps de l’amour qui te néglige et nous fait si mal au cœurAlors dit moi maman pourquoi tant de peine ?
Pourquoi tes nuits sont si dures et t’empêchent de dormir ?
Qui fait revenir la nuit tes journées  douloureuses ?

Toi qui voudrais retrouver la sérénité et la douceur ….Dit maman pourquoi tu n’oublierais pas ?Pourquoi tu ne LE quittes pas ?
Afin que demain ne soit plus noirceur mais rempli de bonheur pour appaiser cette peine
Pourquoi rester enfermée dans ce « foyer » si douloureux  qui n’est plus qu’ épreuves et souffrance
Tout cela à cause d’un homme qui t’a abandonné ,ne sait plus que se saouler et te frapper …Oh oui maman pourquoi tu n’oublierais pas ?
Pourquoi l’amour est une épreuve parfois qui apporte souffrance et nous rend triste quand il nous laisse si seul ?
Derrière une fausse apparence en donnant de faux espoirs dans des mots sans sincérité…
Toutes ces choses qu’il t’a dites ,aux quelles tu as cru ,ces promesses qu’il n’a pas tenues Alors maman sourit de nouveau à la vie et regardes
Moi je suis là et je ferais tout pour toi et jamais je ne te blesserais alors maman s’il te plait sourit chantes danses pour nous et regardes la beauté de la vie et retrouve ces rires et croit en tes rêves Alors souris maman pour nous !Tiens ma main tu es plus jolie quand se dessine ce sourire sur ton beau visage
Aujourd’hui , » IL  » essaie d’être  » gentil » ,croit que nous pouvons oublier ,l’aimer …..Mais…

Abs..tenons nous de ….(à lire avec modération lol)


L’absinthe :!!! ( Je viens de voir un documentaire sur le peintre Toulouse-Lautrec qui était  » accroc »à l’Absinthe d’où ma recherche…) N.B: Si je comprends bien,elle est toujours autorisée en France ,je croyais qu’elle était interdite ..???

L’origine précise de l’absinthe est incertaine. En Égypte ancienne, l’usage médical d’extraits d’absinthe est mentionné par.Pythagore  et Hippocrate  (460-377 av. J.-C.)qui  parlent d’alcool d’absinthe et de son action sur la santé, son effet aphrodisiaque et sa stimulation de la création. Les Grecs anciens consommaient également du vin aux extraits d’absinthe. Le poète latin Lucrèce, au début du livre quatrième de son ouvrage « De la nature des Choses » , mentionne les vertus thérapeutiques de l’absinthe, que l’on fait boire aux enfants malgré l’amertume du breuvage grâce à un peu de miel au bord d’une coupe.

Ce n’est que vers la fin du XVIIIème siècle  que l’on retrouve la première trace attestée d’absinthe distillée contenant de l’anis vert et du fenouil.  La  recette était celle d’une rebouteuse suisse dans le : Henriette Henriod . Celle-ci avait mis au point la première recette d’absinthe, qui était un breuvage médicinal. Cette question de l’origine de la recette  ne semble toutefois pas définitivement tranchée

Quoi qu’il en soit  le « beau-père » de Pernod  achète  la recette auprès de la mère Henriod en 1797  et ouvre, avec son gendre Henri Louis Pernod  , la première distillerie d’absinthe à Couvert en Suisse. On trouve dans le livre de raison de ce dernier la première recette d’absinthe apéritive, datée de 1797. Ils fondent en 1798 la première distillerie, la maison Dubied Père & Fils. En 1805, Henri-Louis Pernod prend ses distances avec son beau-père et monte sa propre distillerie à Pontarlier : Pernod Fils qui deviendra la première marque de spiritueux français.

Pendant une trentaine d’années l’absinthe reste une boisson régionale essentiellement consommée dans la région de Pontarlier qui devient la capitale de l’absinthe (en 1900, vingt-cinq distilleries emploiront 3 000 des 8 000 Pontissaliens malgré la lutte contre l’alcoolisme menée par le député de sa région ). En 1830, les soldats français colonisent l’Algérie  et les officiers leur recommandent de diluer quelques gouttes d’absinthe dans l’eau pour faire passer les désagréments de la malaria et de la dysenterie. Les soldats, à leur retour en France, popularisent cette boisson à travers tout le pays. Titrant 68 à 72° dans la bouteille, l’absinthe est alors diluée dans des verres hauts et larges (à un volume d’absinthe est ajouté six à sept volumes d’eau fraîche versée goutte à goutte sur un sucre posé sur une cuillère percée elle même placée sur le verre afin d’exhaler ses arômes), certains pratiquent une « purée » (dilution moindre jusqu’à la boire pure).

Relativement chère au début des années 1850, elle est surtout consommée par la bourgeoisie, devenant la « fée verte des boulevards ». Puis, sa popularité ne cesse de grandir puisqu’en 1870, début de la guerre franco-prussienne, l’absinthe représente 90 % des apéritifs consommés en France. La production d’absinthe augmente, entraînant une diminution des prix et une popularité grandissante.

Absinthe supérieur, estampe de Victor Leydet

La période de 1880 à 1914, début de la Première Guerre mondiale, marque une explosion de la production et une chute drastique des prix. La production française passe de 700 000 litres en 1874 à 36 000 000 de litres en 1910. Des absinthes de mauvaise qualité, surnommées « sulfates de zinc » en raison de la coloration obtenue grâce à ce composé chimique, prolifèrent. Un verre d’absinthe est alors moins cher qu’un verre de vin

L’interdiction

Affiche de Frédéric Christol imprimée en France en 1910. « Omnibus pour Charenton!(asile pour fous)  Avec correspondance par l’alcool ou directement avec l’absinthe. »

Affiche critiquant l’interdiction de l’absinthe en Suisse, au début du XXe siècle

L’absinthe connut un vif succès au XIXe siècle, mais elle fut accusée de provoquer de graves intoxications (contenant entre autres du méthanol, un alcool neurotoxique), décrites notamment par Émile Zola dans L’Assommoir et ayant probablement alimenté la folie de certains artistes de l’époque (Van Gogh ). Elle est également connue pour son effet abortif.

Dès 1875 les ligues antialcooliques (groupées autour de Louis Pasteur et de Claude Bernard et qui seront à l’origine de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie), les syndicats, l’Église catholique, les médecins hygiénistes, la presse, se mobilisent contre « l’absinthe qui rend fou ». . En 1907, une grande manifestation a lieu à Paris rassemblant les viticulteurs et les ligues anti-alcooliques. Leur mot d’ordre : « Tous pour le vin, contre l’absinthe ». En 1908, le groupe antialcoolique qui s’est constitué au Sénat veut faire voter des mesures interdisant l’absinthe

Ceci conduisit à son interdiction dans de nombreux pays, (en France du 16 mars 1915 au 18  mai2011(=> Elle est légale aujourd’hui?), en Suisse du 7 octobre 1910 au 1ermars 2005) car les ligues de vertus disaient d’elle « qu’elle rend fou et criminel, fait de l’homme une bête et menace l’avenir de notre temps ».

En réalité, il est clairement dit dans le projet d’interdiction de l’absinthe en France que la boisson est interdite pour lutter contre l’alcoolisme. Extrait : « À diverses reprises, l’Académie de médecine a signalé le grand intérêt que présente, au point de vue de la santé publique et de l’avenir même de la race, l’organisation en France d’une lutte active contre l’alcoolisme. De son côté, l’Académie des sciences a, au cours d’une de ses récentes séances, apporté à ces vues l’appui de sa haute autorité en émettant un vœu pressant en faveur de l’adoption prochaine de diverses mesures propres à enrayer le fléau. Il a paru au gouvernement que le moment était venu d’entrer résolument dans la voie qui lui était ainsi tracée et qu’il convenait notamment de réaliser, dès à présent, une des mesures qui de tout temps ont été considérées, à juste titre, comme pouvant le plus aisément contribuer pour une large part à la restriction du mal : mettre un terme à toute consommation de l’absinthe et des liqueurs similaires. »

Après l’interdiction de la fabrication, de la vente et de la consommation de l’absinthe et de ses similaires, les anciennes marques d’absinthes se reconvertissent dans des anisés sans sucre qui se préparent comme l’absinthe (l’État autorise en 1920 la présence d’anis dans les spiritueux à 30° maximum avec un minimum de 200 grammes de sucre et ne devant pas avoir la couleur verte feuille morte qui rappelle l’absinthe). En 1932 (année de la libéralisation des anisés dont la teneur en sucres est déréglementée, le degré est relevé à 40°, ce qui les fait passer de statut de digestif à celui d’apéritif), Paul Ricard invente le Pastis qui est le premier anisé à connaître un succès presque équivalent à celui de l’absinthe. En 1938, les anisés peuvent titrer 45°, ce qui permet la dissolution dans l’alcool de plus d’huiles essentielles d’anis, ce qui donne alors à cette boisson toute sa saveur.

Le 2 novembre 1988, un décret, signé par Michel Rocard, autorise et règlemente la présence de thuyone (principale molécule de l’huile essentielle d’absinthe, présente dans la grande et la petite absinthe) dans les boissons et l’alimentation, ce qui permet techniquement de produire à nouveau de l’absinthe en France. En 1999, la première absinthe française depuis 1915 est produite : la Versinthe verte, qui contient de la grande absinthe. Son apparition et son étiquetage (absinthe) met en évidence un hiatus entre le décret européen de 1988 et l’interdiction de l’absinthe en France de 1915 toujours en vigueur. Plutôt que d’abolir cette loi, le gouvernement pare au plus pressé en votant un aménagement du décret et en attribuant une nouvelle appellation légale à l’absinthe : « spiritueux aromatisé à la plante d’absinthe »