Tradition …..?


Pourquoi casse-t-on une bouteille ( de champagne ? )  pour baptiser un bateau ?

J’ai lu que ( mais ! ? )

  Dans les premiers temps de la navigation , s’aventurer en mer étant particulièrement dangereux, les marins cherchaient à s’attirer la grâce des dieux. Ainsi, lorsqu’un navire prenait la mer pour la première fois, on attachait à sa proue des esclaves offerts en sacrifice !. Le sang coulait sans doute lors de ces cérémonies, comme le champagne aujourd’hui, Ce  qui a effacé le souvenir de ces rites païens et semble remplacer l’eau bénite du baptême. Pour porter bonheur au bateau, la bouteille doit se briser du premier coup sur la coque.

 

  » Un navire qui n’a pas goûté au vin goûtera au sang » : ce proverbe anglais explique à lui-seul l’origine de cette vieille superstition marine.
   Selon la tradition une bouteille doit être brisée sur la coque d’un bateau fraîchement mis à l’eau, avant tout pour conjurer le sort. Car sans ce rituel, malheur au navire et à ses occupants.
   D’ailleurs, la légende a été renforcée avec l’histoire du Titanic, paquebot tristement célèbre pour avoir coulé Titanic en 1912 pendant son voyage d’inauguration. La compagnie White Star Line, à laquelle il appartenait, ne baptisait jamais ses bateaux…
     Par contre , l’utilisation du champagne est plus récente. Auparavant, le sang d’une victime était étalé sur la proue du bateau avant que ce dernier ne prenne la mer. Ceci était censé calmer les dieux, le but étant d’éviter les naufrages, tempêtes et autres accidents de la mer. Ce sacrifice fût abandonné au profit de la bouteille de vin puis de champagne, une boisson associée au bonheur et à la chance.
    Parfois, la bouteille ne se brise pas, ce qui est de mauvaise augure. En général, les bouteilles sont donc légèrement sciées à l’avance. Pour éviter toute déconvenue, il faut que le lancer soit franc (pour que la mousse du champagne se répande sur la coque du bateau)… et bruyant, car le bruit éloigne les mauvais esprits !

  Parfois , cette  » cérémonie  » pose des problêmes :

Sourire ? puis…..klik….


Les braqueurs confondent la caisse enregistreuse avec…

….une balance alimentaire
    Deux braqueurs ont fait irruption le 5 août dernier dans une épicerie de Juziers,  Yvelines située à une cinquantaine de kilomètres de Paris, pour voler la caisse.      

     Pas très observateurs, ils sont repartis avec une balance alimentaire !

    Il y a une semaine , deux individus cagoulés pénètraient dans une supérette de Juziers aux alentours de 21h30. Armés de gaz lacrymogène, ils aspergent le visage du gérant et tentent de s’emparer de la caisse enregistreuse. À l’aide d’une bouteille, la victime parvient à faire fuir ses agresseurs.

    Une course-poursuite s’engage, mais elle tourne court.

    Les voleurs sèment rapidement le propriétaire du magasin qui alerte ensuite les forces de l’ordre. En estimant  les dégâts, il se rend compte que seule la balance alimentaire a disparu.  » Une méprise des braqueurs qui se sont simplement trompés, explique la police.
La patrouille a trouvé la victime qui avait les yeux rougis par le gaz. Mais il ne souhaitait pas que les pompiers interviennent pour lui porter secours  » 

il y a presque 500 ans …..


  Le 13 août 1521, le conquistador Hernan Cortés,

   ses compagnons d’armes et ses alliés mexicains entrent à Tenochtitlan, capitale de l’empire aztèque, vaincue par un long siège qui a réduit sa population à la famine.
    » L’orgueilleuse métropole  » sera détruite pierre à pierre et sur son emplacement sera érigée Mexico, centre de la colonisation espagnole en Amérique centrale.

Des intrus bien accueillis :
    Après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, les Espagnols s’étaient établis aux Antilles et consacrés à la colonisation de ces îles.
   Ce n’est qu’ en 1518 que le gouverneur de Cuba se soucie du continent proprement dit. Il confie une flotte de onze vaisseaux et 600 hommes à son secrétaire, Hernan Cortés (en français Fernand Cortez), un noble castillan de 33 ans, fortuné et cultivé, avide d’aventures.
   Le 19 février 1519, Cortés aborde près de l’actuel port de Tabasco et entreprend la conquête du Mexique. Avec lui, les Conquistadores (conquérants) succèdent aux  » Descubridores  » (découvreurs) : Colomb, Balboa, Cabral, Magellan… Pour enlever à ses hommes toute perspective de retraite, il fait démonter ses navires et brûler leurs coques !
   Cortés tire parti de l’étonnement que suscitent sur les Indiens du Mexique le physique barbu des Espagnols, leurs armures métalliques, leurs armes à feu et leurs chevaux caparaçonnés.conquistador 2conquistadorconquistador

Les Indiens font le rapprochement entre ces arrivants et leur mythologie, qui évoque un dieu, Quetzalcoatl, parti un jour à la conquête de nouvelles terres et qui doit revenir avec ses descendants revêtus d’armures dorées.
   Cortés utilise les services d’une jeune Indienne d’origine maya, Malintzin, surnommée  » la Malinche  », (qui sera plus tard connue sous son nom de baptême, Doña Marina ).
   Vendue par sa mère à des Indiens de la côte, elle parle leur langue et comme, parmi les Espagnols, figure un ancien prisonnier des Mayas, Cortés va pouvoir faire de Malintzin son interprète (et sa maîtresse). Grâce à elle, il va se rallier habilement les peuples soumis aux Aztèques des hauts plateaux.

Des maîtres détestés
  Les Aztèques ont établi un siècle plus tôt leur domination sur un vaste territoire qui s’étend jusqu’au Guatemala actuel.
  Leur capitale est une cité prestigieuse située sur les hauts plateaux centraux et environnée d’un lac qui la protège des agresseurs éventuels. Elle porte le nom de Tenochtitlan 
  C’est un peuple avant tout guerrier dont les guerres , qu’il poursuit sans relâche contre les peuples assujettis , n’ont d’autre but que d’alimenter les temples en sacrifices humains.
    En effet ,les Aztèques croient  que quatre mondes ou soleils ont déjà péri et voudraient éviter une nouvelle mort du soleil en nourrissant celui-ci en abondance.
80 000 prisonniers de guerre auraient été ainsi sacrifiés au dieu soleil  à l’occasion de l’intronisation du roi Ahuitzotl en 1486 ! Lors des sacrifices, les malheureux encore vivants se voient arracher leur coeur par un prêtre, au sommet du temple en forme de pyramide qui domine Tenochtitlan.
   A la vue de ces pratiques, il va de soi que les peuples voisins ne portent pas les Aztèques dans leur coeur et beaucoup voient dans l’arrivée des Espagnols l’occasion de s’en débarrasser . Parmi eux figurent les Tlaxcala, principaux ennemis des Aztèques, qui vont devenir aussi le principal allié de Cortès et lui fournir des milliers de combattants.

Le Mexique avant Cortès : Mexique avant

Avant l’arrivée de Cortés, au XVe siècle, les Aztèques ont établi leur domination sur le plateau central du Mexique, soit un vaste territoire qui s’étend jusqu’au Guatemala actuel. Bien avant, dans la zone tropicale humide, s’était  épanouie la civilisation maya.

Une guerre impitoyable :
   Quand Cortés fait part de son arrivée à l’empereur aztèque, Moctezuma II, ce dernier  n’ose pas lui refuser l’accès au coeur de sa capitale. Troublé, il le reçoit avec les honneurs dûs à un descendant du dieu Quetzalcoatl.!
   Cortés profite de sa situation pour séquestrer l’empereur et gouverner en son nom. Il prend possession assez facilement  de la ville.

    Mais voilà qu’il doit revenir sur la côte pour faire face au débarquement d’un rival, Panfilo de Narvaez. Il confie la garde de la ville et la surveillance de l’empereur à l’un de ses lieutenants, Pedro de Alvarado. Mais celui-ci est rapidement dépassé par la situation. Se croyant victime d’un complot, il pénètre dans le temple aztèque et fait un massacre des prêtres et des assistants.
    Informé de la situation, Hernan Cortés fait aussitôt demi-tour pour porter secours à ses compatriotes avec les quelques centaines d’hommes de Narvaez qui se sont ralliés à lui.      Comme il pouvait s’y attendre, la population de la métropole prend les Espagnols à partie. Moctezuma trouve la mort à cette occasion, blessé mortellement par une pierre en tentant de s’interposer.
Cortés comprend que la situation à Tenochtitlan est devenue intenable. Il ordonne la retraite.

Avec les 500 hommes qui lui restent, il quitte précipitamment la capitale de l’empire aztèque dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1520.
Mais la population a coupé les ponts qui permettaient de franchir les marais environnants et la moitié des Espagnols succombent en tentant de sortir de la ville.
Certains historiens évoquent  le  » saut d’Alvarado  » : Imitant le  lieutenant de Cortès, des Espagnols auraient utilisé leur lance comme une perche pour franchir les brèches ouvertes par les Aztèques dans la chaussée   (Indiana Jones n’aurait pas fait mieux ! lol )
Plus tragique : Cuitlahuac, le successeur (et meurtrier) de Moctezuma ne tarde pas à mourir de la variole ! Un nouvel empereur, Cuauhtémoc, neveu de Moctezuma, prend alors, la tête de la révolte.

   La variole, arme de destruction massive !
Parti de Cuba le 5 mars 1520, Hernan Cortès emmena avec lui  » un passager clandestin  » qui allait se révéler effroyablement meurtrier : la variole. Cette maladie infectieuse contre laquelle les Eurasiens s’étaient partiellement immunisés  frappa les Amérindiens avec une brutalité sans pareille.
Il semble que la maladie ait été introduite au Mexique par l’un des esclaves africains de l’expédition, un certain Francisco de Eguia. Fiévreux, il fut mis au lit dans une maison indigène de Zempoala et, en quelques jours, la ville se transforma en cimetière ! Les survivants, en tentant de fuir l’épidémie, ne firent que la propager plus loin. Dès le mois de septembre 1520, Tenochtitlan fut atteinte et en quelques semaines, sa population chuta d’un bon tiers… ce qui, entre autres effets, facilita la conquête espagnole.
La variole sera ainsi la cause principale de l’effondrement démographique des Amérindiens après la conquête européenne, de 80 millions d’êtres humains en 1492 à une dizaine de millions au milieu du XVIe siècle, pour l’ensemble des Amériques, selon les chiffres des historiens !
Les effets de ce  » choc microbien  » ont été immédiats. Ainsi Tenochtitlan, orgueilleuse capitale aztèque, était-elle déjà décimée par l’épidémie de variole quand Cortès en a entamé le siègne…

  Triomphe espagnol :
    Cortés, tenace, regroupe les survivants et ses alliés indiens avant de reprendre l’offensive. Le 7 juillet 1520, près de la localité d’Otumba, il fait face avec 500 hommes plus ou moins éclopés et des alliés indiens incertains à une armée aztèque de plusieurs dizaines de milliers d’hommes.

     Par un  » trait de génie  », il bat l’ennemi en chargeant à cheval à travers les rangs jusqu’à atteindre et tuer d’un coup de lance le général aztèque posté sur une colline au milieu de ses troupes !
    Cortés assiège dès lors   » posément  » la capitale aztèque. Celle-ci devait compter 250 000 habitants avant l’arrivée des Espagnols mais déjà se font sentir les effets de la variole introduite par les Européens et beaucoup de jeunes défenseurs, s’ils ne sont déjà morts, ressentent déjà la fièvre et les symptômes de la » maladie.
conquistador  »… Avec les matériaux récupérés de ses anciens navires, il fait construire des  » brigantins  » pour traquer sur le lac les embarcations qui ravitaillent la ville. Tenochtitlan est prise le 13 août 1521, après un siège de 75 jours et une famine épouvantable, malgré la résistance opiniâtre de Cuauhtémoc.

    L’orgueilleuse métropole est détruite pierre à pierre et, avec elle, l’empire aztèque. L’empereur, capturé, est maintenu en prison pendant plusieurs années par Cortés, dans le but  de s’assurer ainsi la soumission des Aztèques. Il sera exécuté finalement par le conquistador en 1525 au cours d’une expédition en Amérique centrale, accusé injustement de complot.
   Sur l’emplacement de Tenochtitlan, le nouveau maître du pays fondera la ville de Mexico, d’après le nom donné aux habitants de la région, les Mexican.

c’était il y a……


Environ 58 ans :

Le 12 août 1961 :

   Construction du  » Mur de la honte  » à Berlin …….

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dès 1947, l’Europe se divise en deux camps ennemis, avec la mise en place d’un  » rideau de fer  », de Lubeck jusqu’en Tchécoslovaquie et au-delà. Enclavée dans la zone d’occupation soviétique, l’ancienne capitale allemande, Berlin, est elle-même partagée entre les Occidentaux et les Soviétiques.
  Ces derniers tentent d’en chasser leurs anciens alliés en organisant le blocus de l’ancienne capitale du Reich ! Mais leur échec face à la détermination des Anglo-Saxons va   » cristalliser  » les tensions entre les deux blocs et conduire à la construction du Mur.

   Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) érigent une enceinte fortifiée sur la ligne qui sépare à Berlin leur zone, sous occupation soviétique, des zones sous occupation américaine, anglaise et française.mur de Berlin 1

Des policiers et des ouvriers  » dépavent  » à la hâte les accès routiers entre la zone d’occupation soviétique : Berlin-Est, et les autres zones, ou Berlin-Ouest.
    Ils tendent des barbelés, creusent des fossés et entament la construction d’un mur en béton. Dans le même temps, les liaisons ferrées sont aussi coupées.
   Dans les jours et les semaines qui suivent, à la stupéfaction du monde occidental, les autorités est-allemandes parachèvent le travail en murant les fenêtres et les portes des constructions situées sur la ligne de démarcation.
    Les médias de l’Ouest baptisent aussitôt cette initiative de   » Mur de la honte  ». Le  » mur  » s’étend sur 43 km à Berlin même et sur 112 km dans les autres parties de la RDA. Il met une touche finale au  » rideau de fer  » dont Churchill dénonçait la mise en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.

  Les caractéristiques du mur :
Longueur totale de  » la ceinture  »  autour de Berlin-Ouest : 155 kilomètres, dont longueur entre Berlin-Ouest et Berlin-Est = 43,1 km. et longueur entre Berlin-Ouest et la RDA = 111,9 km.
Avec en plus : Tours de contrôle : 302 , unités de chiens de garde : 259 , miradors : 93 , bunker : 20 ……mirador

Mesures du mur : Hauteur : 3,6 m. au minimum. Largeur 1,20 m.Profondeur au sol 2,10 m.

Le gouvernement communiste de l’Allemagne de l’Est veut, grâce à lui, empêcher ses ressortissants de fuir vers Berlin-Ouest et, au-delà, vers la République fédérale allemande, où  »démocratie rime avec prospérité  ».
   Il est vrai que, depuis la scission entre les deux Allemagnes, en 1949, plus de 3 millions de personnes, soit 20% de la population de la RDA, ont fui vers l’ouest. Le mur va démontrer son efficacité de ce point de vue car, de sa construction à sa chute, le 9 novembre 1989, on évalue à 5 000   » seulement  » le nombre de personnes qui parviendront encore à passer à l’Ouest au risque de leur vie… 239 échoueront et seront abattues par les  » vopos  » (  garde-frontières, postés dans les miradors ) .

mur de Berlin 2(  » Check Point Charly  » )
  Un soulagement  » paradoxal  »
  Le président américain John KennedyKennedy 1 est informé de la construction du mur sur son yacht. Il ne manque pas de s’en indigner devant les caméras et les micros mais s’en réjouit en son for intérieur. En construisant le mur, les dirigeants communistes de Berlin et Moscou signifient qu’ils aspirent au statu quo. La perspective d’une guerre pour Berlin tend à s’éloigner et en même temps , la guerre froide.
   Malgré un discours retentissant du maire de Berlin-Ouest, Willy Brandt W Brandt, le 16 août devant une foule surexcitée, chacun sait bien que la division de Berlin est scellée pour longtemps…

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   » Le Mur avant le Mur  »
    Le 24 juin 1948, les Soviétiques, qui occupent Berlin-Est, coupaient les communications terrestres entre l’enclave de Berlin-Ouest, répartie en secteurs anglais, américain et français, et l’Allemagne occidentale. La réussite du coup de force que représentait le blocus aurait signifié l’abandon par les alliés occidentaux de Berlin et son occupation par les Soviétiques. Mais, pendant près de onze mois, les Américains et les Anglais organisent un pont aérien pour ravitailler les Berlinois de l’Ouest.
    Malgré 76 morts et un coût financier considérable pour les Occidentaux, le pont aérien finit par contraindre les Soviétiques à mettre fin au blocus, en avril 1949. La première raison de la construction du mur de Berlin vient donc de la détermination des Occidentaux à ne pas abandonner Berlin-Ouest aux Soviétique.
     En 1950, le Land (région administrative) de Berlin-Ouest est intégré au sein de la nouvelle République fédérale d’Allemagne (RFA). Son statut d’enclave occidentale au milieu d’un territoire contrôlé par la RDA est ainsi confirmé.
   L’existence de Berlin-Ouest continue d’être insupportable pour les Soviétiques car les Allemands de l’Est y  » votent  » chaque jour  » avec leurs pieds  » en fuyant le régime soviétique. Il devient difficile de contrôler les 500 000 personnes qui traversent chaque jour la ligne de démarcation berlinoise, à pied ou par les réseaux de communication ferroviaire et métropolitain.
  Berlin-Ouest est le principal espace de transit des Allemands de l’Est émigrant à l’Ouest. En 1958, déjà plus de trois millions d’Allemands de l’Est ont fui pour la RFA. Cette hémorragie humaine prive la RDA de main-d’œuvre et montre à la face du monde la faible adhésion à la soviétisation de l’Allemagne de l’Est.
    L’URSS tente un nouveau coup le 27 novembre 1958 en lançant un ultimatum exigeant le départ des troupes occidentales dans les six mois pour faire de Berlin une  » ville libre  » démilitarisée. Les alliés occidentaux refusent. En 1961, les Soviétiques prennent donc la décision de faire supprimer par la RDA la ligne de démarcation berlinoise en construisant un mur, qui deviendra  » le mur de la honte  ».
     Cette construction commence les 12 et 13 juin 1961 avec la pose de grillages et de barbelés autour de Berlin-Ouest. Puis les Soviétiques choisissent une date idéale pour faire exécuter leur oeuvre : le 13 août 1961, (  soit en plein pont estival pendant lequel de nombreux de chefs d’État occidentaux sont en vacances.)
   La RDA annonce avoir l’agrément du pacte de Varsovie et présente la construction un  » mur de protection antifasciste  » . Des unités armées de la RDA encerclent Berlin-Ouest de façon hermétique et la construction du mur se réalise dans un temps record, ce qui implique  qu’elle est le fruit d’une préparation longue et minutieuse.
   Le mur est plus qu’un mur:
   Le mur est bordé de mines anti-personnelles, de pièges pour tanks, de barrières d’alarme… Au mur de 3,5 m de hauteur courant sur 155 km autour de Berlin-Ouest s’ajoutent ensuite les  » murs  » créés par la fermeture des réseaux de communication ferroviaire et métropolitain entre Berlin-Ouest et Berlin-Est.
   Sur les 81 points de passage existant avant août 1961, 69 sont fermés dès le 13 août, par des barbelés et des murs de briques. Pour les visiteurs étrangers est assigné un point de passage unique situé dans Friedrich Strasse C P Charlie( » Chekpoint Charlie  ») , ouvert jour et nuit.
   Les échanges économiques cessent entre les deux Berlin : 63 000 berlinois de l’Est perdent leur emploi à l’Ouest, et 10 000 de l’Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est.
    Pour faire face à cette nouvelle situation, de nombreux grands équipements concernant la culture (opéras), l’éducation (universités), les sciences (parcs zoologiques) sont  » dédoublés  ».

Cali…..


   Tout à l’heure, Emmanuel m’a téléphoné  : Il voulait passer avec la fille de son  » amie  » qui aurait aimé voir cali ……Comme cette dernière n’est toujours pas réapparue , j’ai du lui répondre qu’ils pouvaient passer , mais ne pourraient pas voir ma  » petite féline compagne  » …..

J’ai encore fait un  » tour  » dans les environs, mais ne l’ai pas vue ! 

Cette fois , c’est sur : Si je ne revois pas Cali , je ne VEUX plus de chat P1000442…….Dommage pour moi  ……Car , plusieurs médecins me l’ont dit : Avoir un chat , c’est bon pour moi …..

 

Les ronronnements du chat sont bons pour votre santé !

   Cela a été prouvé scientifiquement, le ronronnement de votre chat possède des vertus thérapeutiques. Leurs  » ronrons  » possèdent des effets relaxants semblables à la méditation.  Autant pour le chat que pour l’humain. Ce son aide à la récupération et est déclenché lors d’une émotion intense. C’est pour cela que des chats mal en points comme très heureux peuvent ronronner.
Un  » ronron  » = un moment difficile en moins !

Origines des marques….


SEB affiche

  SEB, acronyme de  » Société d’Emboutissage de Bourgogne  », est une marque française à l’origine du nom du groupe SEB, le leader mondial du petit équipement domestique.      La SEB est née en Bourgogne en 1944 et elle est devenue une marque emblématique en France, notamment grâce à la Cocotte Minute lancée en 1953 sous le nom originel de  » super cocotte  » cocotte - minute 1943. Son slogan  » SEB c’est bien !  », lancé en 1986, est resté dans les mémoires. Depuis, les produits de la marque continuent d’accompagner les évolutions de la cuisine française quotidienne. Son président-directeur général est Thierry de La Tour d’Artaise depuis 2000. SEB pdg
La fortune professionnelle de la famille Lescure est estimée à 3 milliards d’euros

Quand la société Seb apparait en 1944 , la cocotte n’existe pas encore ..La Société d’emboutissage de Bourgogne est une entreprise qui se transmet  » de père en fils  » dans la famille Lescure . On y fabrique des utensile en fer recouverts d’une fine couche d’étain , souvent des casseroles , des bassines , même des lanternes . Grâce au procédé de l’emboutissage ( une machine presse et découpe a matière )  .

10 ans plus tard , en 1953 , le président de la société , Frédéric Lescure et ses deux frères mettent au point un mécanisme qui parait révolutionnaire en France : La cocotte- minute . Une  » cuve  » en métal fermée à l’aide d’un couvercle , dans laquelle on verse un  » fond d’eau  » . On y dépose un panier percé panier percé 1 de petits trous et les aliments qu’on désire cuire ….La cuve fermée est posée sur le feu, l’eau bout et se transformr en vapeur chaude qui provoque une cuisson rapide ….. La cocotte est inscrite au  » registre de l’intitut national de la propriété intellectuelle mi septempbre 1953 , brevetée…..

Les frères Lescure croient tellement à leur  » Super – Cocotte  » , qu’ils se portent candidats au salon des arts ménagers de 1954 . ( A l’époque , ce salon est le  » passage obligé  » pour se faire connaître dans le domaine de l’électroménager ) .

Mais , rapidement , le verdict tombe : La cocotte SEB est refusée ! Frédéric Lescure ne se laisse pas abattre pour autant . Il décide d’écrire une chanson ? Pour faire la publicité de ses malheurs ….La  » complainte de la cocotte  » est adressée à Mr Breton , le commissaire du salon desarts ménagers  :

 » Je suis une pauvre COCOTTE .

  Le salon m’a fermé ses portes.

Pourtant je suis SÛRE et FIDELE

Et puis , de beaucoup , la plus BELLE .

Je suis trop jeune , on me l’a dit .

Je suis trop jeune , on me l’a dit .

Je suis légère, on me médit .

Mais je suis bonne , pour peu de sous .

Et , pour toujours , je suis à vous .

Aussi , je peux venir chez vous .

Pour contenter votre mari .

Je fais bonne cuisine de tout .

Ne me laissez pas sans abri .

Des Ministres, je suis l’AMIE .

Car je veux faire baisser les prix .

Je suis donc aussi votre amie . 

J’ai des relations, j’en souris .

Pauvre de moi SUPER COCOTTE .

Le salon m’a fermé ses portes .

C’est pas gentil ,Monsieur Breton .

L’eusse été très bien dans le ton  »

 

Le sens du commerce et la persévérance des frères Lescure permettront aux cocottes SEB d’exister malgré le refus du salon . Dès son lancement officiel en 1954 , la cocotte se vend à 130 000 exemplaires ; six ans plus tard, 500 000 cocottes équipent les ménages français ! Le développement de la télévision permet au groupe SEB de diffuser des des publicités, etl’avènement du Tour de France sera l’occasion de se faire connaître sur tout le territoire .  Le groupe SEB ira même jusqu’à confectionner une camionnette en forme de cocotte  géante pour suivre les coureurs cyclistes !!!!camionnette SEB

P.S : Révolutionnaire la cocotte des frères Lescure ? Pas tant que çà  ! Ils sont juste parvenus à effacer la concurrence et à faire oublier les inventions des autres ! Ce concept révolutionnaire vient en fait de Denis Papin Papin , l’inventeur de la machine à vapeur . c’est en 1679 que D.Papin avait mis au point une sorte de marmite en métal , avec un couvercle à pression bloqué par une vis . ( Il avait nommé son procédé  » le digesteur d’aliments  » . Ce  » digesteur avait été transformé et amélioré par un ingénieur de la société Schneider , Camille Hautier . Il inventa aussi l’  » auto-thermos  » . Cet ustensile de cuissonà la vapeur avait été présenté au Salon des arts ménagers de Paris de ……1926 ! A l’époque , ( donc bien avant le refus de la cocotte des Lescure ) , le procédé avait été apprécié . L’auto-thermos , sans avoir le succès de la cocotte SEB ,était déjà connu …..On en trouve la trace notamment sur une affiche de  » réclame  » où l’actrice Joséphine Baker est dessinée en  » petite tenue  » et reprend une de ses chanson :  » J’ai deux amours !….Mon auto – thermos et mon perco- thermos  » ( percolateur à café ) . Les deux ustensiles étant  » signés  »  » inventions françaises  » et fabriqués dans les ateliers de Boulogne .

Et ce n’est pas tout : avant la cocotte SEB , un autre entrepreneur invente un autocuiseur en fonte ! Roland DevedjianDevedjian ( photo ? pas sur ) et l’ ancien prsident du concours Lépine , Georges Lavergne , imaginent même en 1952 une cocotte de 300 litres cocotte 300 L pour les repas des militaires de la marine française ….Mais malgré tout, rien n’y fait : La cocotte SEB seule est  » passée à la postérité  » !

enseigne SEB

 

Solitude ,Amour…..


La capacité d’être seul , c’est la capacité d’aimer . 

  Pardoxal? Non, pas à mon avis…

C’est une vérité: Les personnes capables de vivre seules  sont capables d’aimer , de partager , d’aller  » en profondeur  » vers une autre personne sans vouloir la  » posséder  » , sans en être dépendante et sans essayer de la  » réduire à une chose  »………….mains

 

Pffffff!!!!


  Vive le  » progrès »!

Soudain :Plus de connexion internet et ….comme tout est  » lié  »  : Plus de télé ( télé = pas très grave ) mais internet !!! grrrrrrrrrrr!

   Bref ,  » trifouillage  » ( de ma part ) , c’est à dire : tout débranché , attente quelques minutes lol , puis tout  » rebranché  » ……Et là !!!! Sur la box internet  box internet=  » connection impossible , cause pas de paiement !?????….Bonjour l’angoisse ! 

     Car payer , O.K mais je dois passer par internet !! => cercle VICIEUX au possible .Là , je me calme ……fume une clop lol , puis ….reprends en connexion limitée ! ( je ne sais pas exactement ce que çà signifie ) , mais : Ouf connexion possible à ma banque , là O.K le solde est  » dans le rouge  » , mais le découvert autorisé n’est pas dépassé  : Au crédit mutuel , pour payer sur internet , il faut un N°  » virtuel  » ( système de sécurité nommé  » Virtualis  »  )C.B virtuelle : Je demande un N° avec la somme due et paie sans problème la somme demandée ……

   Suis donc O.K , mais  » out  » ….En plus , autre souci , Cali , ma féline compagne est sortie tout à l’heure , comme elle le fait depuis quelques jours , mais ………N’est pas rentrée ! 

   Etant donné qu’il est 7 h 25 ce samedi , je vais monter m’allonger quelques heures en espérant dormir ……Et ce soir , je retente la connexion pour mettre quelques billets prévus et visiter les blogs  » amis  » .

Soyez bien vous qui , par hasard passerez sur ce billet  » intime  » mais nécessaire ( pour moi ) 

klik

F.

 

 

C’était il y a …480 ans !


    Signée par François Ier à Villers-Cotterêts, cette  »ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances  »  est destinée à réformer justice et fisc, interdit l’usage du latin dans les procès au profit du  » langage maternel français   » , et marque les débuts de l’état civil en imposant la tenue de registres par les curés

     L’ordonnance de 1539, signée par François Ier à Villers-Cotterêts,(  également appelée ordonnance Guilelmine  du nom de son rédacteur le chancelier Guillaume Poyet ), marque une époque intéressante dans l’histoire de notre législation, par les changements qu’elle y a apportés : C’est elle qui a déterminé les limites précises entre la juridiction ecclésiastique et la juridiction séculière ;  qui a défendu, sous peine d’amende arbitraire, de citer aucun laïc devant les juges d’Église, et à ces mêmes juges de provoquer ou recevoir la connaissance des matières qui ne seraient pas de leur compétence.

  Avant l’ordonnance de 1539, les naissances et les morts n’étaient constatées par aucun acte ; les majorités, les parentés étaient incertaines, et de là résultait la nécessité de recourir sans cesse à des enquêtes ruineuses pour les parties, et de soumettre les droits les plus légitimes aux dangers d’une preuve  » testimoniale  » ? : il fut ordonné que les chapitres, monastères et cures, tiendraient un registre des sépultures de toutes personnes, qu’ils y inscriraient la date précise de la mort des bénéficiers, et que ce registre ferait foi en justice.

Préambule de l'ordonnance de Villers-Cotterêts

Préambule de l’ordonnance de Villers-Cotterêts

Il fut ordonné que les curés tiendraient un pareil registre en bonne forme, sur lequel ils inscriraient le jour et l’heure de la naissance et du baptême de tous les enfants de leur paroisse. Il fut aussi ordonné que tous les ans les curés et les chapitres seraient obligés de déposer ces registres au  » Greffe du bailliage  » le plus proche , afin qu’on pût y recourir et en délivrer des extraits aux parties qui le demanderaient.

Il avait  été jusqu’alors d’usage  de rédiger en latin les actes, les procédures et les jugements, en procurant à la mauvaise foi les moyens de tromper l’ignorance confiante, était une source intarissable de procès ; les praticiens les plus honnêtes, mais peu instruits, ajoutaient souvent à la difficulté d’entendre leurs actes, soit par l’ambiguïté de leurs expressions, soit par une application absolument impropre : pour remédier à tant d’inconvénients, il fut ordonné qu’à l’avenir tous actes, procédures, sentences et arrêts, seraient rédigés, prononcés et expédiés en français.

La procédure criminelle fut l’objet d’ une révolution non moins importante : on avait pensé jusque-là qu’il était assez indifférent qu’un accusé répondît par sa bouche ou par celle du conseil dont il avait la liberté de se faire assister ; mais on sentit l’abus d’un usage inutile à l’innocence et trop favorable au crime dont il procurait souvent l’impunité : la loi nouvelle prescrivit qu’à l’avenir  :  »  ès matières criminelles, les parties ne seraient aucunement ouïes par le conseil ni ministère d’aucunes personnes, mais répondraient par leur bouche des cas dont ils seraient accusés  ».

Le chancelier Poyet, auteur de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, fut une des premières victimes de cette disposition qui parut alors si rigoureuse, car dans l’instruction de son procès , peu après le retour à la cour royale, en 1542, de l’amiral Philippe Chabot de Brion qui en avait été écarté l’année précédente par Guillaume Poyet, ce dernier est arrêté le 2 août 1542 pour malversation, emprisonné à Bourges, puis à la Bastille, son procès, ouvert en 1544, débouchant en avril 1545 sur sa condamnation, avant qu’il n’obtienne sa libération grâce à une lettre de rémission du roi François Ier  date du 27 juin 1545 , non seulement on lui ôta la liberté de répondre par le ministère d’un avocat, mais toute communication lui fut même interdite, à l’exception de celle du greffier Masparaut.

Ce changement  ne fut pas le seul qui ait été fait dans l’instruction des procès criminels. Tout accusé pouvait entendre les dépositions des témoins avant de proposer ses reproches, et il n’est pas difficile de croire que la nature de chaque déposition déterminait l’accusé à proposer des reproches ou à garder le silence.        

   L’ordonnance prescrivait que le juge, en faisant comparaître l’accusé devant le témoin, et avant de lui donner aucune connaissance de la déposition, lui enjoindrait de déclarer s’il avait quelque reproche à fournir contre lui, faute de quoi il n’y serait plus reçu après la confrontation. Cette disposition sage fut été renouvelée par l’article 16 du titre 15 de l’ordonnance de 1670, et  le procès-verbal de cette loi montre , qu’il n’y eut pas la plus légère réclamation sur cet article, dans l’assemblée des commissaires.

  Parmi les changements que prescrivait l’ordonnance de 1539, il y en eut plusieurs qui parurent au Parlement, susceptibles des plus grands inconvénients. Cette cour arrêta des remontrances, mais elle reçut même avant d’avoir pu les présenter, un ordre d’obtempérer sans délai.

François Ier en costume de cérémonie. Gravure de 1850 de Léopold Massard (1812–1889) extraite d'une série de portraits des rois et reines de France

François Ier

L’ordre du roi était accompagné d’une lettre du chancelier à l’avocat-général Raimond, qui lui avait donné avis de ce qui se passait au Parlement. Elle était rédigée  dans ces termes :  » M. l’Avocat, j’ai reçu vos lettres, et pour réponse, ce n’est autre chose que celte forme ancienne, si mal reçue et goûtée de ceux qui ont puissance de commander, qu’il n’est possible de plus. C’était assez qu’en votre présence, les choses avaient été lues, et ne s’y devait perdre le temps déjà employé. Vous y penserez et en ferez votre devoir ; et adieu auquel je prie vous donner ce que vous désirez. À Villers-Cotterêts, ce 24 août. Votre bon ami Guillaume Poyet.  »

   Cette lettre, dont le sens général est plus facile à comprendre que les détails qu’elle renferme, que  » cette forme ancienne si mal reçue et goûtée de ceux qui ont puissance de commander qu’il n’est rien possible de plus  » , fut transcrite ainsi que l’ordre du roi, sur les registres du Parlement, et l’ordonnance fut enregistrée de l’ordre et du commandement du roi, le 6 septembre 1539.

   Le roi et le chancelier, mécontents de cette mention, exigèrent un enregistrement pur et simple ; alors le Parlement désigna deux de ses membres pour aller à Villers-Cotterêts, présenter au roi les remontrances refusées précédemment, mais ils ne reçurent d’autre réponse qu’un ordre d’obtempérer.