Epiphanie : Origines païennes:


 L’Epiphanie comme beaucoup de  » fêtes  » catholiques a des origines païennes lointaines :

  La galette des Rois est un gâteau célébrant l’Épiphanie et traditionnellement vendu et consommé quelques jours avant et après cette date. La tradition veut qu’elle soit l’occasion de « tirer les rois » à l’Épiphanie : une fève est cachée dans la galette et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée et a le droit de porter une couronne de fantaisie et ainsi d’être le roi.

   Lors des Saturnales (fêtes romaines sur la fin du mois de décembre et au commencement de janvier), les Romains désignaient un esclave comme « roi d’un jour ». Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne, divinité chtonienne. Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de la Rome antique) au sein de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » (Maître des Saturnales ou Roi du désordre). Cela permettait de resserrer les affections domestiques et donnait au « roi d’un jour » le pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile à l’issue de celle-ci.

   Pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service (d’où l’usage toujours vivant de « tirer les rois »). Tacite écrit que, dans les fêtes consacrées à Saturne , il était d’usage de tirer au sort la royauté. Étienne Pasquier a décrit dans ses Recherches sur France4 les cérémonies qui s’observaient en cette occasion : « Le gâteau, coupé en autant de parts qu’il y a de conviés, on met un petit enfant sous la table, lequel le maitre interroge sous le nom de Phébé (Phœbus ou Apollon), comme si ce fût un qui, en l’innocence de son âge, représentât un oracle d’Apollon. À cet interrogatoire, l’enfant répond d’un mot latin domine (seigneur, maître). Sur cela, le maître l’adjure de dire à qui il distribuera la portion du gâteau qu’il tient en sa main, l’enfant le nomme ainsi qu’il lui tombe en la pensée, sans acception de la dignité des personnes, jusqu’à ce que la part soit donnée où est la fève ; celui qui l’a est réputé roi de la compagnie encore qu’il soit moindre en autorité. Et, ce fait, chacun se déborde à boire, manger et danser. »

  C’est cet usage qui est passé jusqu’à nous. On en retrouve la trace non seulement dans le rituel de la galette des Rois, mais aussi dans la fête des Fous médiévale et des « rois et reines » des carnavals actuels. La galette, qui ressemblait à l’origine à une brioche en forme de couronne (ce qui est toujours le cas dans le sud de la France), n’est apparue qu’après. Sa forme ronde et sa couleur dorée en faisait un symbole solaire évoquant le « dieu » soleil, les jours qui se remettent à rallonger et le réveil prochain de la nature.soleil levant Aujourd’hui, on peut voir dans la tradition de la galette, dans laquelle se cache la fève qui désignera le roi ou la reine du jour, une transposition de la reconnaissance d’un roi au sens des mages, autant que les réminiscences d’une tradition populaire de transgression. Combien de « chrétiens ???» de « prêtres et pasteurs ??? » se sont donc conformés à un rituel et une tradition totalement antéchrist dans sa nature et sa forme, ces derniers jours (ou vont le faire ces prochains jours) ? Pratiquer, ou même ne plus le dénoncer, c’est l’accepter et donc favoriser l’apostasie et la venue de l’antéchrist, qui ne sera possible, que parce que le monde aura oublié la sainteté de l’évangile du Christ.

Qui était le Saturne des romains et pourquoi les saturnales des romains ?

Les festivité du 25 décembre, du natalis solis invicti ou la naissance du soleil invincible (sol invictus), avait été décrété par l’empereur Aurélien en 274 ap. J.-C. en tant que célébration du solstice d’hiver et plus tard… fut christianisé en tant que date à laquelle était né Jésus Christ.

« Les premiers Romains ne célébraient pas Noël mais plutôt une fête païenne appelée saturnales. C’était une fête annuelle qui se tenait au début de l’hiver, ou du solstice d’hiver.

   C’était la période pendant laquelle le soleil avait emprunté le chemin le plus bas au-dessus de l’horizon et où les jours commençaient à rallonger annonçant par cela une autre saison de croissance.

   Si plusieurs des ornements des saturnales ressemblent, d’une façon ou d’une autre, à ceux que nous avons aujourd’hui, pour Noël, nous savons maintenant où nous avons emprunté ……….. nos traditions des fêtes.

L   es saturnales, bien entendu, célébraient Saturne, le dieu du feu. Saturne était le dieu des semailles parce que la chaleur du soleil était nécessaire pour permettre l’ensemencement et la croissance des cultures.

   Il était aussi adoré lors de ces fêtes en son honneurs qui se tenait au plus creux de l’hiver, afin qu’il revienne (il était donc aussi le dieu Soleil) réchauffer la terre pour que les semailles de printemps puissent avoir lieu.

   La planète Saturne a hérité ce nom plus tard car, parmi toutes les planètes, ses anneaux et sa couleur rouge brillant représentait le mieux le dieu du feu !

   Virtuellement chaque civilisation possède son dieu du feu ou dieu soleil. Les Égyptiens (et parfois les Romains) l’appellent Vulcain. Les Grecs l’ont appelé Chronos, tout comme les Phéniciens mais ils l’appelaient aussi Saturne.

L   es Babyloniens l’appelaient Tammuz, fils de Semiramis (mère) et de Nimrod (père). Tammuz était censé être Nimrod ressuscité. Moloch ou Baal (comme l’appelaient aussi les druides) étaient en fait d’autres noms de Nimrod. Ce dernier, comme Chronos, est considéré le père de tous les dieux babyloniens.

Tammuz = Jupiter = »dieu lune » = fils
Nimrod = Saturne = « dieu soleil » = père =Baal
Semiramis = Venus = « reine du ciel » = Astarté = Ashtarot = mère

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çà s’est passé il y a ……..


environ 134 ans :

Le 5 janvier 1895 : 

Le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus est solennellement dégradé dans la cour de l’École Militaire, à Paris. Il a été condamné au bagne à vie pour haute trahison.
L’« Affaire Dreyfus » commence un an plus tard avec la révélationde son innocence. Elle va secouer l’opinion publique en France et dans le reste du monde pendant plusieurs décennies.

 

 

  L’affaire Dreyfus débute comme une banale affaire d’espionnage par la découverte en septembre 1894 d’un bordereau contenant des secrets militaires et adressé à l’ambassade allemande.
  Le capitaine Alfred Dreyfus (35 ans) est très vite accusé d’en être l’auteur sur la foi d’une analyse graphologique truquée.

   Issu d’une riche famille israélite d’origine alsacienne, cet officier d’état-major est arrêté dès le 15 octobre 1894 sous l’inculpation de haute trahison. Il échappe à la guillotine en vertu d’une loi qui a aboli la peine de mort pour les crimes politiques. C’est ainsi qu’il part pour l’île du Diable, en Guyane.
  Personne en France ne doute alors de sa culpabilité… Personne sauf sa femme Lucie et son frère Mathieu qui vont remuer ciel et terre pour obtenir sa libération.

  Cependant , le doute s’installe  :

En mars 1896. Le lieutenant-colonel Georges Picquart, qui dirige le service de renseignements, découvre que l’auteur du bordereau est en vérité le commandant Charles Walsin-Esterhazy. Ayant fait part de ses doutes au chef de l’état-major, il est réduit au silence par un limogeage en Tunisie.
  En octobre 1896, le colonel Henry, des services secrets, désireux d’écarter les soupçons d’Esterhazy, produit un nouveau bordereau qui accable Dreyfus. On apprendra plus tard qu’il s’agit d’un faux document !
  Entre temps, la famille du capitaine Dreyfus fait appel au journaliste Bernard-Lazare pour chercher des motifs de réviser le procès.
  Enfin, le 14 novembre 1897, le sénateur de Strasbourg Auguste Scheurer-Kestner, lui aussi convaincu de l’innocence de Dreyfus, publie une lettre où il annonce des faits nouveaux. Le lendemain, Mathieu Dreyfus ( le frère ) dénonce Esterhazy comme le véritable auteur du bordereau.

Le 13 janvier 1898, coup de théâtre avec la publication d’un article incendiaire, intitulé J’accuse…et signé par  Émile Zola. Tout y est dit des mensonges et des compromissions des autorités. L’auteur doit s’exiler pour ne pas être emprisonné.
  Mais il n’est plus possible au gouvernement d’en rester là. Dreyfus revient du bagne. Il est à nouveau jugé, condamné à dix ans de prison et aussitôt grâcié par le Président de la République ! Le dénouement a lieu en  juillet 1906 avec sa réhabilitation par la Cour de Cassation.

çà s’est passé un 4 janvier :


brailleIl y a environ 210 ans :

Louis Braille

  Né le 4 janvier 1809 à Coupvray, Seine-et-Marne -Décédé le  6 janvier 1852 à Paris à l’âge de 43 ans 

  Aveugle à la suite d’un accident dans l’atelier de bourrelier de son père, Louis Braille intègre à dix ans l’Institution royale des jeunes aveugles à Paris, en 1819. Il s’y familiarise avec les caractères en relief de l’écriture mise au point par Valentin Haüy, une méthode peu pratique et encombrante.

Puis il découvre à douze ans l’invention de Charles Barbier de la Serre, la sonographie, qui retranscrit 36 sons sous forme de points en relief que l’on peut interpréter avec les doigts.

   Le jeune aveugle va alors passer son temps libre à perfectionner cette méthode. En 1827, il propose un alphabet s’inspirant de celui des voyants. Toujours en vigueur, il porte son nom, le «braille». Il sera enrichi en 1837 d’un système de notation pour la musique.

  Victime de tuberculose, l’inventeur meurt en 1852, léguant au monde une écriture qui devint vite internationale. Sa dépouille est inhumée au Panthéon à l’exception de ses mains, conservées dans son village natal.

1829 : naissance du braille

Le jeune Braille consacre tout son temps libre à perfectionner le système Barbier afin de mieux répondre aux besoins des personnes aveugles.

En 1825, il présente au directeur de l’Institution une première version de son système. Deux ans plus tard, une expérience de transcription est tentée : La grammaire des grammaires. Le résultat est concluant et en 1829, paraît le premier exposé de la méthode de Louis Braille: Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à l’usage des aveugles et disposé pour eux. C’est l’acte de naissance du braille.

En 1837, une seconde édition du Procédé donne la version définitive de l’alphabet.

Tablette Braille avec poinçon en positiontablette braille

Presse à imprimer en braille presse braille

  La vitesse de lecture s’en trouve considérablement augmentée par rapport au « Barbier ». Par ailleurs, les signes conçus par Louis Braille permettent la transcription de l’alphabet complet, la ponctuation, les chiffres et symboles mathématiques et la musique. Pour l’écriture, Braille adapte la tablette mise au point par Barbier.

1837 : l’atelier de l’Institution Royale des Jeunes Aveugles édite le premier livre imprimé en braille : Précis de l’histoire de France divisée en siècles.

çà s’et passé un 2 janvier …..


2 janvier 1812
Une médaille en sucre pour Delessert
  Le 2 janvier 1812, Napoléon 1er rend visite à Benjamin Delessert.
Dans sa fabrique de Passy, près de Paris, cet homme d’affaires de 39 ans, avisé mais aussi philanthrope, s’est lancé dans la production de sucre à partir de betteraves, sur la base d’un procédé révolutionnaire.
  Devant les ouvriers et son ministre de l’Intérieur Montalivet, l’empereur, séduit, épingle sur le champ sa propre croix de la Légion d’honneur sur la poitrine de l’entrepreneur !
Benjamin Delessert recevra plus tard le titre de baron d’Empire. C’est que son procédé a un intérêt stratégique.
  L’empereur y voit la perspective de remplacer le sucre de canne, lequel n’arrive plus en France du fait de la guerre maritime avec les Anglais, de l’indépendance d’Haïti, principal producteur mondial, et du Blocus continental (interdiction de tout commerce avec les Anglais).
Fabienne Manière.
Betterave et canne à sucre :
 Depuis des temps immémoriaux, les Européens s’approvisionnaient en sucre de canne auprès des planteurs orientaux puis des planteurs américains. Le sucre, prisé des familles bourgeoises, demeurait cher, voire luxueux
 Très tôt, on a cherché à le produire à partir de végétaux plus accessibles que la canne, à commencer par la betterave. Originaire du Moyen-Orient, celle-ci est cultivée depuis 2500 ans. Ses feuilles servent à l’alimentation du bétail et, de ses racines, on a longtemps extrait un miel végétal. Dès 1575, le grand agronome Olivier de Serres remarque sa forte teneur en sucre (jusqu’à 7%).
  En 1747, un chimiste prussien, Andreas Sigismund Marggraf, réussit à en tirer du sucre cristallisé, à raison d’une once un quart de sucre pour une livre et demie de betterave. En 1786, à l’instigation du roi Frédéric II, un pharmacien d’origine huguenote, Charles-François Achard, construit la première sucrerie à betterave à Kürnen-sur-Oder, en Silésie. Elle traite 70 kilos de betterave par jour selon le procédé de Marggraf. Mais l’entreprise tourne court.
  Quand Napoléon éprouve la nécessité de remplacer le sucre des Antilles, les scientifiques français lui déconseillent le sucre de betterave. Le célèbre Parmentier recommande le sucre de raisin. Mais l’empereur n’en offre pas moins cent mille arpents de terre à qui voudra cultiver la betterave. 32.000 hectares sont ensemencés dès 1811 !betteraves
  Il subventionne par ailleurs les recherches des industriels à hauteur d’un million de francs. Il veut aller vite : un décret du 25 mars 1811 interdit purement et simplement le sucre de canne à partir du 11 janvier 1813. Son obstination est récompensée quand Benjamin Delessert réussit à industrialiser le procédé de Marggraf avec le concours d’un pharmacien de l’Académie des Sciences, Nicolas Deyeux.
  Tirant parti de cette réussite, Napoléon 1er délivre 500 licences pour la fabrication du sucre de betterave. Ses encouragements ne sauveront pas l’Empire de la déconfiture mais auront des conséquences industrielles majeures. Soutenue par une intense recherche agronomique, la betterave ne tardera pas à concurrencer avec succès la canne à sucre. En moins d’un siècle, le prix courant du sucre sera divisé par… 200 (de 15 francs à 7 centimes le kilo).

çà s’est passé un….


Premier janvier:

 

  Le 1er janvier 1777, publication du premier quotidien en France. Il s’agit d’un journal de 4 pages composé de faits divers et d’actualités culturelles, édité par Cadet de Vaux, Coranrez et Dussieux sous le nom de « Le journal de Paris ».

 Le 1er janvier 1863, le président Abraham Lincoln Lincoln proclame la fin de l’esclavage en émancipant plus de trois millions d’esclaves aux États-Unis.

 Le 1er janvier 1880, l’ingénieur Ferdinand de Lesseps expose le projet du canal de Panama permettant de relier l’Océan Atlantique à l’Océan Pacifique. Les travaux débuteront 2 ans plus tard, en 1882.

 Le 1er janvier 1916, après la Grande-Bretagne en 1842 et la Prusse en 1893, la France met en place l’impôt sur le revenu. Un premier projet de loi date de 1907.

 Le 1er janvier 1948, inauguration de l’aéroport d’Orly (Paris).

 Le 1er janvier 1959, Fidel Castro prend le pouvoir à Cuba en chassant Fulgencio Batista. Il est accompagné de fidèles, dont Ernesto Guevara, surnommé le Che.

 Le 1er janvier 1986, le Marché commun européen accueille deux nouveaux entrants, l’Espagne et le Portugal. L’Europe passe de 10 à 12 pays.

  Le 1er janvier 1995, l’Europe accueille 3 nouveaux membres et passe à 15 membres : l’Autriche, la Suède et la Finlande, la Norvège aurait dû être le 4ème mais les Norvégiens ont dit non par référendum.

  Le 1er janvier 1999, adoption de la monnaie unique, de l’euro euro, qui doit remplacer les monnaies nationales en 2002.

  Le 1er janvier 2000, la peur du bug informatique au passage à l’an 2000.

  Le 1er janvier 2002, l’euro est mis en circulation et remplace les monnaies de 12 pays : France, Allemagne, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, Autriche, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Finlande, Grèce. Pour la France, 1 euro vaut 6,55957.

1986 – L’Espagne et le Portugal entrent dans le Marché commun, qui devient l’Europe des 12.

 Le 1er janvier 1999, adoption de la monnaie unique, de l’euro, qui doit remplacer les monnaies nationales en 2002.

  

 Et…….depuis ???jours, Moi lol je suis toujours de garde chez Manu et Bérénice ! 

Dialogue entre un pessimiste et un optimiste ( en 1913)


   Le 31 décembre 1913, le Figaro nous livre l’hypothétique dialogue entre un pessimiste et un optimiste au sujet du passage d’une année à l’autre et des réjouissances auxquelles ce triste ou heureux instant donne lieu…

LE PESSIMISTE. — Alors, vous trouvez ça drôle, vous ?

L’OPTIMISTE. — Drôle, quoi ?

LE PESSIMISTE. — Le passage d’une année à l’autre ! Vous trouvez cela risible, la constatation mathématique du temps révolu par le grossissement du millésime ? Ça vous donne envie de souper, de chanter, de danser, d’entendre de la musique, de vous agiter comme une petite folle, et d’échanger dans des restaurants de nuit des peaux d’oranges et des croûtons de pain ?

L’OPTIMISTE. — N’est-il pas d’usage immémorial de célébrer par une fête ce passage d’une année à l’autre ?

LE PESSIMISTE. — Ça y est ! J’attendais le grand mot ! J’attendais l’ « usage immémorial » !… Qu’appelez-vous d’abord un usage ?

L’OPTIMISTE. — Un usage, c’est, je pense, une ancienne coutume logique ou agréable, qui, née du consentement du plus grand nombre, se prolonge à travers les âges par l’approbation tacite de la majorité des gens

Bonjour 1904. Adieu 1903

Bonjour 1904. Adieu 1903

LE PESSIMISTE. — Non, monsieur ! Un usage, c’est la plupart du temps une bêtise qui a pris du ventre ! C’est une imbécillité pour laquelle il y a prescription ! C’est neuf fois sur dix le mouvement perpétuel appliqué à une manifestation de la sottise humaine !

L’OPTIMISTE. — Vous êtes pessimiste.

LE PESSIMISTE. — Et je m’en vante ! Je m’en vante parce que, dans ce bas monde, être pessimiste c’est réfléchir… Le pessimiste est le lynx de la réflexion, dont l’optimiste est la taupe… Et la devise de tout homme tant soit peu observateur et philosophe devrait être : « Je pense donc je suis… pessimiste ! »

L’OPTIMISTE. — Vous broyez du noir !

LE PESSIMISTE. — Le noir est la vraie couleur de la vie, couleur qui vous sauterait aux yeux sans vos lunettes roses !

L’OPTIMISTE. — Alors, hourra pour les lunettes roses !… Mais pourquoi ce débordement de mauvaise humeur juste au moment où il est d’usage de montrer de la joie ?

LE PESSIMISTE. — Précisément à cause de l’imbécillité de cet usage ! Vous ne trouvez pas ridicule de se réunir pour fêter joyeusement l’éloignement progressif de sa jeunesse ? De manger du boudin pour célébrer l’avènement d’une ride supplémentaire ? D’applaudir son vieillissement avec ses deux pattes d’oie ? De choquer des coupes en signe de deuil ? Et de manger des crêpes quand on aurait tant de raisons d’en mettre à son chapeau ?

L’OPTIMISTE. — A ce compte-là il faudrait considérer chaque minute de l’année comme un bout de l’an, puisque chacune d’elle est, en somme, un anniversaire qui vous éloigne de vos dents de lait…

Ce serait par heure soixante occasions de se désespérer, et par jour quatorze cent quarante prétextes à se couvrir la tête de cendre. S’il fallait vivre constamment dans cette affliction, la terre ne serait bientôt plus peuplée que de suicidés !

LE PESSIMISTE. — Hé bien, j’admets que nous nous bouchions les oreilles et les yeux, vous conviendrez que de là à tirer un feu d’artifice à l’occasion de ce qui n’est, malgré tout, qu’une sorte d’enterrement moral, il y a de la marge !

L’OPTIMISTE. —Tout dépend de la façon de regarder. Chaussez nos lunettes roses, et ce que vous prenez pour une cérémonie funèbre prendra l’aspect d’un baptême ! Au moment précis où trépasse la vieille année, une année jeune vient au monde. Pourquoi choisissez-vous d’être le pleureur de celle-là plutôt que le parrain de celle-ci ? Si votre qualité de pessimiste vous oblige à choisir le plus triste des deux cortèges légendaires qui se sont rencontrés au carrefour des calendriers, c’est votre affaire ! Souffrez que nous préférions, nous autres, le biniou aux lamentations et les dragées aux condoléances !… Nous prenons un an de plus le trente et un décembre ? D’abord cela n’est vrai que si nous sommes précisément né ce jour-là ! Et puis, en admettant même ?… Une année de plus ; ça ne se voit pas : il n’y a que plusieurs années ensemble qui vous vieillissent… Et nous n’en enterrons jamais qu’une à la fois !

LE PESSIMISTE. — Soit. Mais si votre réveillon échevelé ne fête pas une étape vers votre décrépitude, il n’en souhaite pas moins la bienvenue à une année qui sera peut-être abominable par une explosion de gaieté !

L’OPTIMISTE. — Libre à vous de vous désoler d’avance ! Libre à vous de célébrer l’avènement de la jeune année par des réveillons de trappistes, de porter entre le brouet clair et les pois chiches un toast à l’eau de citerne, avec « Frères, il faut mourir ! » comme leitmotiv. Nous autres, nous préférons faire du premier jour de l’an la grande fête de l’Optimisme ! Ce jour de l’an n’est pas pour nous un coup de pioche du Temps démolisseur, c’est la pose d’une première pierre et une inauguration. Nous ne soupons pas sur des ruines mais sur des fondations. Et il nous plaît de supposer que la jeune année arrive avec, sous son bras, la boîte de Pandore où l’Espérance est prisonnière ; qu’elle nous apporte des présents de toutes espèces : des rubans, des lauriers, de la poudre d’or, des provisions de gloire et des réserves de santé.

Nous l’accueillons par des vivats parce que nous voulons croire qu’elle arrive exprès du fond de l’éternité pour équilibrer enfin nos budgets et nos bilans, combler nos déficits, multiplier nos profits, guérir nos rhumatismes et arranger nos affaires de cœur !… Peut-être aussi un peu de superstition inconsciente accroît-elle encore notre enthousiasme. Nous espérons peut- être nous rendre favorable par nos fleurs, nos : chants et nos tangos, la Divinité au visage de Sibylle qui s’avance un doigt sur les lèvres. Et peut-être ne me faut-il voir dans la consommation immodérée de Champagne que nous faisons ce soir-là une réminiscence des libations par quoi l’on s’attirait adis la sympathie des dieux infernaux.

Bonjour 1904. Adieu 1903

LE PESSIMISTE. — Tout cela ne constitue pas une justification péremptoire du grand chahut paradoxal de fin d’année. A peine en est-ce une excuse subtile et laborieuse !… Enfin, et pour aller jusqu’aux extrêmes limites des concessions, j’admets encore qu’avant de sauter dans le gouffre de l’inconnu au fond duquel vous attendent, au petit malheur, des héritages ou des faillites, des accidents d’autos ou des guérisons miraculeuses, des fiançailles ou des trahisons, des croix à accrocher ou des croix à porter, j’admets, dis-je, que vous aspiriez une bonne bouffée d’insouciance et savouriez pendant vingt- quatre heures une ivresse optimiste, vous conviendrez bien que le réveil du premier janvier vous replongera dans l’odieuse réalité ?

L’OPTIMISTE. — Pourquoi odieuse ?

LE PESSIMISTE. — Parce que le premier janvier, c’est le jour maudit des étrennes forcées et des visites obligatoires ! Le jour où l’on donne sans agrément et où l’on embrasse sans plaisir ! Où l’on est condamné à-jeter les pièces de cent sous par les fenêtres, et à distribuer des poignées de main et des baisers au coin des rues ! Où l’on passe son temps à vider son porte-monnaie, à s’arracher les bons souhaits de la gorge, et à s’essuyer les joues avec dégoût !

L’OPTIMISTE. — Ça, c’est là version, que dis-je, l’aversion du pessimiste. C’est la définition désolante du jour de l’an par celui qui distribue contraint et forcé. Mais il y a la cloche et le son de ceux qui donnent avec joie, et surtout de ceux qui reçoivent !

LE PESSIMISTE. — L’optimisme est facile à ceux qui reçoivent !

L’OPTIMISTE. — Il l’est aussi à ceux qui donnent sans rancune, et avec la notion exacte des nécessités sociales et sentimentales. Le tout, c’est de savoir prendre son plaisir où i ! n’a pas l’air de se trouver, et de se dire que de l’or que l’on sème germeront toutes sortes de choses agréables ou utiles.

Il faut supposer que vos domestiques, gorgés d’étrennes, conduiront moins au bal l’anse du panier. Que vos concierges, émus par votre offrande, vous ouvriront plus vite quand il gèlera et sauront mieux quand vous serez sortis. Que votre femme, vos enfants, votre bonne amie, vos neveux, vos nièces, vos filleuls, vos protégés, amis, connaissances, employés, manucures, masseurs, maîtres d’armes, maîtres d’hôtel, gardes-chasse, garçons coiffeurs, garçons de restaurants, et ouvreurs de portières, sentiront croître leur affection ou leur estime, selon le cas, en raison directe de votre générosité.

LE PESSIMISTE. — Vous avez décidément la bosse de l’optimisme !

L’OPTIMISTE. — Oui ! Et quel dommage que vous ne l’ayez pas, vous verriez comme elle est légère à porter !

Quelques nouvelles …..


Suis Toujours chez Manu et Bérénice, seul avec les deux chiens. ( bien entendu , Seyko , comme à son habitude )   » dort  » avec moi , il s’allonge sur la couette /sur mes pieds !Parfois , au cours de la nuit,  » monsieur  » me réveille car il a faim ou veut sortir ! Comme , pour moi , la maison est un  » labyrinthe « , la nuit, si je sors du sommeil , pour un besoin  » pressé  » ou parce que le chien veut sortir , je suis  » paumé  » lol  ( où sont les interrupteurs ,une fois dans le couloir : quelle porte donne sur les toilettes …..? ) etc…..

 

 

Klik…………


Bien que Manu ne vienne pas manger ce mercredi , mais , il viendra jeudi , la raison exige que je me couche  et essaie de dormir ……D’autant plus que je dois passer chez mon médecin ce jeudi après-midi ……

  => Je n’aurais encore visité aucun blogs  » amis  » cette nuit pffffffffff!