Pas chez moi …


çà fait 5 jours que je suis  »hors de mon antre  »  , déjà , j’ai hâte de rentrer ….Manu me téléphone ou m’envoie un S.M.S tous les jours ! Pour savoir si  » tout va bien  » comme il dit ….Un ou une de ses nombreux ami(e)s passe chaque jour pour la même chose ….( Je suis toujours surpris : Ils me connaissent tous , me tutoient (  pas gênant ) ) ,me proposent d’aller acheter ce dont je pourrait avoir besoin etc….Comme j’ai oublié mon chéquier à l’appartement, et que je n’ose pas ( tout de même ) leurs donner le code de ma C.B  , ils paient pour moi ! => je note et donnerais l’argent à Manu pour qu’ils les paient à son retour ….Ici : Pas de banque => pas de distributeur…….Un semblant d’épicerie et c’est pratiquement tout ! Alors , sans véhicule ?????

Enfin , idem ,Manu m’avait acheté une cartouche de cigarettes et laissé un peu d’argent   » au cas où  » Demain j’irais au village voir si je trouve quelques trucs qui me manquent ….

Sinon , les chiens sont adorables : Seyko ( le labrador ) dort  » avec moi  » et la petite chienne  » bâtarde s’est habituée à ma présence aussi ….Et la copine de Manu va à mon appartement , comme prévu , pour nourrir Cali ……

Bref , même si je préfèrerais  » garder  » ma petite Camille adorée ( au fait la petite Justine marche  maintenant, mais elle , elle ne me connait pas , même si Camille s’évertue à lui dire  » mais enfin Justine , c’est notre papy , il est gentil  » lol ) , on peut dire que  »çà baigne  »

Il y a environ 212 ans……


Le 7 juillet 1807, le tsar Alexandre Ier et l’empereur Napoléon 1er , les deux plus puissants souverains d’Europe continentale, signent un traité secret à Tilsit, une petite ville fortifiée de Prusse-orientale (on écrit aussi Tilsitt).tilsit

   Avec ce traité et celui, public, qui sera signé deux jours plus tard, c’en est fini de la quatrième coalition européenne contre la France qui a vu la défaite de la Prusse à Léna et celle de la Russie à Friedland. Les deux nouveaux alliés se promettent   » paix et amitié  ». Mieux que cela, ils s’engagent sur un partage du continent : à l’Empereur l’Occident, au tsar l’Orient et Constantinople. Mais ces engagements ne dureront guère.!

   Quelques jours plus tôt, le 25 juin, les deux souverains s’étaient rencontrés pour la première fois à proximité de là, sur un radeau au milieu du Niemen, à la frontière de l’empire russe.

   Le tsar, battu à Austerlitz , Eylau et Friedland, souhaite gagner du temps dans la guerre contre l’usurpateur français. Il feint en conséquence de se réconcilier avec lui et il ne lui déplairait pas d’en tirer profit en étendant la domination de la Russie à Constantinople, capitale d’un empire ottoman décati.

    De son côté, Napoléon croit possible d’en finir avec la résistance de l’Angleterre, maîtresse des mers depuis la bataille de Trafalgar, en associant la Russie au  » blocus continental  » destiné à ruiner son économie.

  Il s’agit d’interdire aux Européens de commercer avec les Anglais. Les Espagnols et les Portugais, très dépendants du commerce britannique, y rechignent mais Napoléon ne s’en inquiète pas et se dit qu’il saura les y contraindre le jour venu. Et pour rallier l’Europe du Nord au blocus, rien ne vaut le concours de la Russie…

  Le jeune tsar, qui a 28 ans, soit vingt ans de moins que Napoléon,  ne cache que difficilement une certaine admiration pour celui-ci bien que tout les oppose.        Alexandre est l’héritier très cultivé de la grande dynastie des Romanov et parle français sans accent alors que Napoléon est un homme aux origines communes et aux manières brutales qui conserve l’accent rude de son île natale. L’Empereur des Français nourrit pour le jeune souverain russe une condescendance qui va se muer au fil des rencontres en une affection quasi-paternelle.!!!!

Par le traité de Tilsit : Tilsitz 1807

    Alexandre Ier apporte son soutien à Napoléon dans sa guerre contre l’Angleterre ; il reconnaît l’empire français et les nouvelles frontières de l’Allemagne. Dès le 7 novembre suivant, il rompt ses relations avec l’Angleterre, ce qui provoque comme prévu un début de crise économique dans les îles britanniques.

– En contrepartie de son soutien, le tsar conserve les mains libres dans sa guerre contre la Suède et dans son projet de dépeçage de la Turquie ; il doit toutefois retirer ses troupes de Moldavie et Valachie, deux provinces enlevées aux Turcs un an plus tôt.

– Napoléon démembre la Prusse , crée avec ses dépouilles le royaume de Westphalie à l’ouest et le grand-duché de Varsovie à l’est. Il respecte le voeu du tsar de ne pas dépecer totalement la Prusse, son ancienne alliée. Mais il reste flou sur son projet de restauration du royaume de Pologne, dont ne veut à aucun prix Alexandre.

   L’affaire a tout l’air d’un partage de l’Europe. Napoléon lui-même aurait dit à Lobanov, le représentant du tsar, en pointant du doigt la Vistule sur une carte :  » Voici la limite entre les deux empires… D’un côté doit régner votre souverain, moi de l’autre  ».

  Napoléon Ier semble à l’apogée de son règne avec le traité de Tilsit, trois ans à peine après son sacre !. Mais les embrassades au milieu du Niemen ne laissent guère d’illusions aux observateurs.

Sous-entendus et illusions :

    Beaucoup d’Européens sont réticents pour ce qui est de fermer leurs ports aux navires de commerce anglais ; les habitants des ports et les commerçants commencent à maudire l’occupation française, à commencer par les Russes qui ne peuvent plus exporter vers Londres leur chanvre, leur blé et leur lin. Le tsar rumine son amertume. Il supporte mal la résurrection de la Pologne à ses portes et l’évacuation de la Moldavie et de la Valachie.

   Et Napoléon Ier, trop sûr de son fait, commet la grande erreur de son règne en détrônant les Bourbons d’Espagne avec la même désinvolture que les Bourbons de Naples   le 27 décembre 1805. Il remplace le roi d’Espagne Charles IV par son propre frère Joseph.

   Le peuple espagnol se soulève aussitôt contre l’occupant français et pour ne rien arranger, les colonies espagnoles d’Amérique, s’estimant déliées de leur fidélité au nouveau roi, ouvrent leurs ports et leur commerce aux Anglais.

L’Espagne menace d’ébranler le fragile édifice napoléonien et déjà l‘Autriche redresse la tête. Napoléon a plus que jamais besoin du soutien du tsar. Il l’invite à en débattre à Erfurt, lors d’un congrès européen tout à sa gloire.

  Erfurt :

erfurt

Ce fut  du 27 septembre au 14 octobre 1808 que se réunit un prestigieux congrès à Erfurt, en Thuringe, à l’initiative de Napoléon 1er et tout à sa gloire. Presque tous les souverains allemands y sont présents, ainsi que le tsar de Russie Alexandre 1er. Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et l’empereur d’Autriche François 1er brillent par leur absence. Les fêtes s’enchaînent. Talma ? et la Comédie-Française jouent devant un  »parterre de rois »

Derrière la fête, les complots:

L’ambiance est  gâchée par les nouvelles de l’insurrection espagnole. Tout l’édifice européen laborieusement mis en place par Napoléon semble ébranlé. Le  »Blocus continental » destiné à ruiner l’Angleterre risque de ne pas avoir lieu . Et déjà l’Autriche relève la tête

Napoléon 1er veut aller en personne en Espagne combattre l’insurrection mais il a besoin d’assurer ses arrières avec le concours du tsar dont il s’est fait un allié à Tilsit. Dès le 27 septembre, une entrevue secrète est ménagée entre les deux souverains. Elle débouche sur une convention secrète datée  du 12 octobre par laquelle l’empereur demande au tsar de s’engager à ses côtés contre l’Autriche si celle-ci reprend la guerre.

Mais ses efforts sont ruinés par Talleyrand. Après la rencontre de Tilsit, celui-ci a  » troqué  » son portefeuille de ministre des Relations Extérieures contre un titre ronflant mais vain de grand chambellan. Lucide, il est conscient de l’impasse dans laquelle s’engage Napoléon et préfèrerait, dans l’intérêt de la France et de l’équilibre européen, qu’il se rapproche de l’Autriche.

  À défaut de le convaincre, il pousse Alexandre à lui résister. Arrivé à Erfurt un jour avant l’Empereur des Français,il aurait  accueilli le tsar par ces mots : «Sire, que venez-vous faire ici ? C’est à vous de sauver l’Europe, et vous n’y parviendrez qu’en tenant tête à Napoléon. Le peuple français est civilisé, son souverain ne l’est pas ; le souverain de Russie est civilisé, son peuple ne l’est pas ; c’est donc au souverain de la Russie d’être l’allié du peuple français».

Après la fête, la guerre

Napoléon  semble ne se douter de rien. Après le congrès, il part pour l’Espagne. L’Autriche, comme il pouvait s’y attendre, reprend les armes sans que la Russie s’y oppose. Napoléon repasse à la hâte le Rhin et écrase une nouvelle fois les Autrichiens à Wagram le 6 juillet 1809. 

  Il sait alors à quoi s’en tenir concernant le tsar mais tente une nouvelle fois de l’amadouer en demandant un mois plus plus tard l’une de ses soeurs en mariage ! Le tsar se dérobe et Talleyrand en profite pour arranger le mariage de l’empereur avec une archiduchesse autrichienne, Marie-Louise.

Les relations entre Paris et Saint-Pétersbourg commencent à sérieusement se dégrader, d’autant que le tsar voit monter les protestations des commerçants contre le blocus continental qui les empêche de commercer avec les Anglais et dans le même temps s’irrite de la renaissance d’une Pologne indépendante.

Pour s’assurer de la fermeture des ports du continent au commerce anglais, Napoléon annexe peu à peu  tous les États vassaux à la France. C’est le cas de la Hollande, des villes de la Hanse puis le 10 décembre 1810 du duché d’Oldenbourg dont le souverain n’est autre que le beau-frère du tsar. La guerre entre la Russie et la France apparaît inéluctable mais Napoléon, au regret de devoir la mener, va encore patienter dix-huit mois avant de s’y résoudre………….

Si quelqu’un a lu ce billet !!! Chapeau et merci ! ( Moi , ce fut pour mon plaisir , mais…..)

çà s’est passé il y a environ 90 ans


    Méconnue et troublante, la guerre des  » Cristeros  » a opposé pendant plus de trois ans les paysans catholiques du Mexique à leur gouvernement.
   Elle s’est terminée le 22 juin 1929 par un arrangement (« Arreglos » en espagnol) entre le Saint-Siège et ce gouvernement socialiste et franc-maçon, dont l’intolérance avait entraîné les paysans à la révolte.
    Le représentant du pape demande aux paysans de déposer les armes sous peine d’excommunication ! . Abandonnés, les ex-rebelles vont subir pendant plusieurs années encore les exactions de l’armée.


  Tout avait commencé avec l’élection à la présidence de la République, en 1924, du général Plutarco Calles. Celui-ci consolide les acquis sociaux de la révolution de 1910, illustrée par les exploits de Zapata et Pancho Villa. Il réorganise l’instruction publique, étend la réforme agraire, nationalise l’industrie du pétrole au grand dam des États-Unis…
   Mais fidèle à une tradition anticléricale vieille de près d’un siècle, il a aussi la mauvaise idée de s’en prendre à l’Église catholique.
   Le 1er décembre 1924, il prive de droits civiques les catholiques (laïcs et prêtres) sous prétexte qu’ils obéissent à un souverain étranger, le pape ! Il expulse tous les ecclésiastiques étrangers et interdit aux prêtres toute critique du gouvernement en vertu de l’article 130 de la Constitution de 1917, jusque-là resté inappliqué. Il interdit les congrégations enseignantes et ferme pas moins de 20.000 églises !
    L’épiscopat se rebiffe et suspend le 31 juillet 1926 l’administration des sacrements dans tout le pays pour une durée de trois ans. Cette riposte ahurissante livre au désespoir les masses rurales, majoritairement indiennes ou métisses, attachées à une religiosité traditionnelle.

exécution d'un prêtre( exécution d’un prêtre ayant célébré la messe  ! )

Les paysans se soulèvent dans un parallèle frappant avec le soulèvement des Vendéens en 1793, au cri de  » Viva Cristo Rey ! , Viva la Virgen de Guadalupe !  » (Vive le Christ-Roi ! Vive la Vierge de Guadalupe).
  Ils sont par dérision surnommés « Cristeros ». Eux-mêmes qualifient leur soulèvement de « Cristiada » (Christiade) mais ils sont désavoués par l’épiscopat, à deux ou trois exceptions près.  Cependant ,avec 50.000 combattants, ils vont constituer la plus importante rébellion qu’ait connue le pays, lequel compte à cette époque moins de vingt millions d’habitants disséminés sur deux millions de km2.
    Trois ans plus tard, l’armée des Cristeros tient les trois quarts de l’ouest du Mexique et la moitié des 30 États de la fédération. Ses escarmouches occasionnent un total d’environ 90.000 tués selon l’historien Jean Meyer, dont les deux tiers dans les troupes gouvernementales, lesquelles sont en infériorité tactique face à la guérilla, malgré leur recours systématique à la terreur.
Arrangements bafoués :
     Le président Calles ose se réconcilier avec le gouvernement des États-Unis et fait des concessions sur le pétrole en échange de l’aide de l’US Air Force dans son combat contre les Cristeros.

   Désespérant malgré cela de vaincre la rébellion par les armes, il en vient à faire appel au Saint-Siège. En témoignage de bonne volonté, il autorise à nouveau le culte catholique le 3 mars 1929 et fait rouvrir la cathédrale de Mexico.
   Enfin, il conclut  »  los Arreglos  » avec le secrétaire d’Etat du pape Pie XI, le cardinal Gasparri, celui-là même qui signa les accords de Latran avec Mussolini.
   À sa demande, le président mexicain s’engage à ne plus tenter d’appliquer les articles antireligieux de la Constitution ! Il donne aussi sa parole que les rebelles seront amnistiés et qu’il ne leur sera fait aucun mal. Mais il ne s’agit que de sa parole. Aucun document n’est signé...
  Obéissants, les Cristeros se soumettent mais, dans les faits, l’amnistie ne sera pas le moins du monde respectée et des centaines d’insurgés seront assassinés dans d’atroces conditionscistéros 4 aussitôt après avoir rendu leurs armes sur ordre de leur évêque.
   L’armée ne s’en tient pas là. Elle met à sac les campagnes reculées de l’Ouest avec le désir d‘éradiquer une bonne fois pour toutes toute trace de christianisme. Le romancier Graham Greene en  » parle  » dans son roman  » La Puissance et la Gloire  » . Il s’ensuit une seconde guerre des Cristeros (la Secunda), qui réunit quelques milliers de combattants désespérés. Elle va durer de 1934 à 1938 sans qu’il soit possible d’en évaluer le nombre de victimes.
   Il faudra encore plusieurs années avant que la paix religieuse ne revienne au Mexique.
  L’émotion suscitée par « los Arreglos » entraîne la disgrâce du cardinal Gasparri, remplacé à la Secrétairerie d’État (le ministère des Affaires étrangères du Vatican) par le cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII).

 

A quoi çà sert ?…….


Une guimbarde ?

Dans certains cas , çà ne sert plus  à rien , ou presque  comme :puisque  » guimbarde  » désigne , dans le langage populaire , une vieille, ( très vieille ) automobile …….

Mais , çà sert aussi à faire de la musique  :

    La guimbarde est composée de deux éléments :
  Une armature, d’une forme quelconque, qui comprend toujours deux barres parallèles assez rapprochées .
   Une languette fine, haute de quelques millimètres, fixée à l’armature par l’une de ses extrémités, libre de l’autre côté et qui passe entre les deux barres.
    Selon que cette languette est du même matériau ou non, selon qu’elle est découpée ou non dans son propre cadre, on parle  » savamment  » de guimbarde idioglotte et de guimbarde hétéroglotte.
   Les guimbardes occidentales sont généralement en métal et le timbre du son généré peut varier selon leur taille. Il existe aussi des guimbardes en bois et en bambou,guimbarde 1 en Asie et en Océanie.
   La languette peut être ébranlée autrement que par son extrémité recourbée : par une ficelle liée au cadre, un marteau, etc. Le nombre de languettes peut aller jusqu’à cinq.

Guimbarde

   Pour en jouer , le musicien tient la guimbarde entre ses lèvres et  » titille  » la lamelle avec ses doigts pour la faire vibrer , sa bouche sert de caisse de résonnance …….

On peut dire que c’est une minuscule  » cousine  » de la guitare …..Ses origines remonteraient à la Chine ancienne  ! 

  Surprenant : Un musicien autrichien ( J.G Albrectsberger ? ) aurait même composé plusieurs concertos pour guimbarde !

 

Origine du………..


Salut hitlérien?

  Ni HitlerHitler caricature 1 ni son régime ne sont les inventeurs du tristement célèbre salut bras droit et main tendus. Déjà utilisé par les fascistes italiens avant eux, ses origines sont bien plus anciennes.  Connu sous l’empire romain, Pierre de Coubertin le reprit pour lui attribuer la signification de salut olympique aux Jeux d’Anvers en 1920.

   Il était alors connu sur le nom de  »salut de Joinville  » . Certains historiens considèrent que sa véritable origine se trouve aux Etats Unis avec le  » salut de Bellamy  »  datant de la fin du 19ème siècle.  ?

  Le salut de Bellamy fut proposé par Francis Bellamy (1855-1931) pour accompagner le Serment d’allégeance au drapeau des États-Unis ( dont il est l’auteur ) . À cause de la ressemblance de ce geste avec les saluts fascistes, il fut officiellement remplacé par la main sur le cœur quand le Congrès américain amende le » Flag Code  »  le 22 décembre 1942. 

çà s’est passé il y a environ 148 ans :


  Né à Blois le 7 décembre 1805 ,décédé le 13 Juin 1871, il y a donc 148 ans ,( âgé de 66 ans ) Jean-Eugène Robert-Houdin fut non seulement un amuseur prestigieux, mais également un inventeur dont l’œuvre, quoique inconnue du grand public, est cependant considérable.
   Fils d’un horloger, le jeune Jean-Eugène avait fait ses études au collège de sa ville natale. Féru de mécanique, il s’était pris de passion pour le métier paternel, mais en matière d’horlogerie il avait des idées absolument nouvelles. Il ne rêvait d’abord que d’horloges et de tabatières à musique, alors que l’auteur de ses jours qui avait conçu à son égard d’autres ambitions puisqu’il parlait d’en faire un notaire, l’avait fait entrer comme clerc chez un notaire de la ville.!

  Cependant la mécanique finit par l’emporter sur la  » basoche  » ( Ensemble des clercs des cours de justice qui étaient constitués en associations dont l’origine remonte à Philippe le Bel ), et abandonnant dossiers et  autres corvées  , il partit  tenter fortune. Pourquoi de l’atelier d’horlogerie passa-t-il dans le cabinet d’un escamoteur ? Sans doute, pour gagner sa vie, mais surtout parce que son esprit inventif le déposait particulièrement à la réalisation de trucs   » machinés  » où la mécanique, grâce à lui, allait jouer un rôle primordial.
  Toutefois, ses randonnées à travers la France, la Belgique et l’Angleterre furent assez mouvementées, et ce fut avec un certain soulagement que, lâchant son escamoteur Houdin-Escamoteur (illustration trouvée sur le net )

     qui n’usait que de trucs primitifs tels que gobelets, boîtes à doubles fonds et compères, il s’établit à son propre compte. En 1830, Houdin  arriva à Paris, et s’y fit aussitôt connaître par ses surprenants automates parlants et gesticulants. Il resconstitua  notamment, en effet, Marie-Antoinette au clavecin et le Joueur d’Échecs ! Il en imagina d’autres, tels que l’Écrivain, la Leçon de Serinette, Antonio Diavolo, l’Oranger merveilleux, Auriol et Débriteau, etc.
   En quelques jours s’établit la réputation de Jean-Eugène Robert, car il n’avait pas encore associé au sien le nom de sa femme, afin de se constituer un nom bien spécial. A toutes les Expositions, en 1835, en 1844, 1855 et 1859, il se vit  décerner des médailles d’or et d’argent pour ses inventions qui cependant ne le rendaient pas riche. Bien au contraire, ce fut pour éviter la ruine définitive qu’il dut ouvrir en 1845 son petit théâtre au Palais-Royal, rue de Valois, où il allait faire accourir tout Paris.
   Naturellement, à ses dons prodigieux de mécanicien scientifique, Robert-Houdin joignait pour présenter son spectacle les qualités indispensables de l’escamoteur, c’est-à-dire l’habileté et la dextérité.

     Ainsi la duchesse d’Orléans, en lui annonçant qu’elle lui faisait présent d’un écrin fermé, lui avait demandé d’en faire révéler le contenu par son fils.        Astucieusement,  Robert-Houdin avait pu entrouvrir l’écrin et voir ce qu’il contenait. Sous prétexte d’arranger les cheveux de son enfant, il murmura à voix basse ce qu’il venait de voir, si bien qu’avec assurance, le jeune Houdin répéta aussitôt :  » Il y a dans cet écrin une épingle en or surmontée d’un diamant, autour duquel est un cercle d’émail bleu  » .

  Les Soirées fantastiques de Robert-Houdin connurent de 1845 à 1852 la plus grande vogue, et après avoir cédé son théâtre à son beau-frère Hamilton, il ne songeait plus qu’à se reposer tranquillement dans sa propriété du Prieuré, près de Blois, lorsqu’il dut céder aux sollicitations du gouvernement impérial qui avait décidé de faire appel à lui pour lutter en Algérie contre l’influence des marabouts et des sorciers qui soulevaient les indigènes contre l’autorité française.
   Donc, à Alger, il participait à une grande fête où avaient été contraints d’assister les aghas et les caïds des territoires soumis. Avec sa seule bouteille inépuisable, il avait servi lui-même aux assistants émerveillés cent tasses d’un café délicieux.          Puis, plaçant sous un énorme gobelet un jeune et riche agha, il l’avait escamoté. Terrifiés, les Arabes s’enfuyaient lorsqu’ils avaient aperçu l’escamoté qui revenait tranquillement des coulisses. Cette aventure du  » Maure ressuscité  »fit un tel bruit dans la région, que le prestidigitateur fut prié d’aller opérer dans le Sud, en pleine effervescence.
   Rencontrant dans un village un marabout fameux entre tous, il ne dut qu’à son habileté professionnelle de se tirer d’un fort mauvais pas.  » Choisis une de ces armes  », lui avait dit ce marabout en lui montrant deux pistolets.  » Nous allons les charger et je tirerai sur toi. Tu n’as rien à craindre puisque tu sais parer les coups ! 

     » Pour cela, il me faut être en prières pendant six heures  », avait répliqué Robert-Houdin après être revenu de sa surprise. Demain matin, je braverai tes coups !  »
    Le lendemain matin tout le monde était exact au rendez-vous. En présence de tous les Arabes réunis, le marabout saisit l’un des deux pistolets, et au signal donné par Jean-Eugène Robert-Houdin lui-même, il tira après avoir visé attentivement. Le coup partit et la balle apparut entre les dents du prestidigitateur. Le marabout voulut saisir le second pistolet. Mais, plus rapide, Robert-Houdin s’en empara.
    » Tu n’as pu me blesser ! lui dit-il. Regarde maintenant et vois combien mes coups sont plus redoutables que les tiens.  »  Et pressant la détente, il tira à son tour.Et…à la surprise de tous , sur la muraille blanche de la mosquée, à l’endroit même où la balle venait de frapper, apparut une éclaboussure sanglante. Le marabout se précipita, trempa son doigt dans cette empreinte, le porta à sa bouche pour goûter ! C’était du sang.Houdin-Algerie

    L’impression ,dit on , fut énorme ! Le grand marabout de France avait rallié tous les dissidents à la cause de son pays. Tout simplement, Robert-Houdin avait placé une balle creuse en stéarine dans le premier pistolet, tandis qu’il prenait la balle entre ses dents, et il en avait glissé une autre en stéarine dans le second, mais en ayant eu soin de l’emplir avec du sang extrait de son pouce.
    Robert-Houdin, qui fit le tour du monde avec sa boîte à malice dans ses bagages, rapporte qu’à Rome il stupéfia le Sacré Collège par un tour qui resta célèbre dans les annales papales. Ayant remarqué chez un horloger de la ville où il avait fait quelques achats, une montre particulièrement belle qu’on venait de réparer, il apprit que l’objet appartenait à un cardinal très en vue au Vatican.

    L’ illusionniste en fit faire aussitôt une copie simili-or, fit reproduire sur le boîtier le chiffre du prélat que le modèle comportait, bref, fit donner au faux l’apparence du vrai.
   Muni de cette réplique, il se rendit un soir au Vatican où il allait donner devant Pie VII en personne  (la réputation mondiale de Robert-Houdin autorisait cette exception ) une représentation. Vers la fin de la séance, lorsque l’assistance fut au comble de l’admiration, Houdin demanda qu’on lui prête une montre. Parmi celles qu’on lui tendit, il choisit celle du cardinal qui se trouvait justement à la droite du Saint-Père. Dès lors, ce prince de l’Église passe par des transes bien explicables:
   C’est qu’il voit successivement Robert-Houdin jongler avec sa montre, la laisser choir sur le parquet, finalement la réduire en miettes en la broyant dans un mortier. Le cardinal veut intervenir. Un gros éclat du boîtier sur lequel figure son chiffre a roulé jusqu’à ses pieds. Mais l’illusionniste ne s’émeut pas, reprend ce débris de montre, achève de le briser avec le reste et finalement fait disparaître le tout dans un mouchoir qu’il agite aussitôt après pour montrer qu’il est vide.
  Tout est parti, comme volatilisé. Robert-Houdin est-il devenu fou ?

     Tout le monde se regarde inquiet et Pie VII lui-même, qui souriait, a pris un visage plus grave.  » Et ma montre ? murmure le cardinal interdit. Comment la ferez-vous revenir ?  » Elle est déjà raccommodée, Eminence, dit Robert-Houdin, et elle est placée en lieu sûr.  »  Et se tournant vers le Pape :  » Votre Sainteté sait-elle que la montre se trouve dans la poche de sa robe ?  » Pie VII, incrédule, porte la main au gousset de sa  » douillette  ». La montre s’y trouve effectivement.

  À la minute où le cardinal lui avait confié l’objet, le fameux prestidigitateur avait eu le temps de le faire passer dans la poche du pape et d’exhiber entre le pouce et l’index la montre-copie qu’il cachait dans sa main. L’histoire rapporte que tant d’adresse valut  Robert-Houdin une tabatière ornée de diamants que lui remit la cour pontificale.
  Tel était le génial illusionniste qui cependant a rendu plus de services à la science par ses travaux sur l’électricité et fut un véritable précurseur. En 1851, à l’occasion de la naissance de son fils, il avait entièrement éclairé son parc du Prieuré à l’électricité et des projecteurs illuminaient le village et la plaine.

     A l’Exposition universelle de 1855, il avait présenté une dizaine d’applications de l’électricité à la mécanique et à l’horlogerie. Il avait inventé une nouvelle pile et son répartiteur électrique fut présenté en 1856 à l’Académie des sciences.
    En optométrie (  » branche  » de l’ophtalmologie ) , il étudia et construisit une série d’instruments, comme l’iridoscope, le pupillomètre, l’optomètre, le diopsimètre, le pupilloscope, le dioscope et le rétinoscope qui datent de 1867. Il imagina des régulateurs, des pendules dont l’une, placée sur une maison, à l’entrée du Grand-Pont de Blois, fut longtemps connue sous le nom d’Horloge mystérieuse !
   Retiré au Prieuré, il en poursuivit l’aménagement à sa manière, le peuplant de trucs tels que les portes s’ouvraient toutes seules, les tables se garnissaient d’elles-mêmes, les chaises s’avançaient au devant des visiteurs. Sa  » maison-machine  », comme il l’appelait lui-même, était une véritable demeure de fées. Dans le parc se trouvait un chemin creux. Pour le traverser, le visiteur n’avait qu’à s’asseoir sur un petit banc placé au bord de ce ravin. Il n’était pas plutôt assis qu’il se voyait subitement transporté sur l’autre rive, et dès qu’il avait mis pied à terre, le petit banc retournait de lui-même chercher un autre voyageur.     ( Bien entendu, c’était Robert-Houdin qui réglait lui-même ces transports automatiques et toutes les  » sorcelleries  » de sa mystérieuse demeure )………

Robert-Houdin( Affiche / timbres de l’époque )

 

Il y a environ un an…..


   Le gouvernement ukrainien annonce le 29 mai 2018 que le journaliste russe critique du Kremlin Arkadi Babtchenko fake a été assassiné par balles à Kiev où il s’était réfugié.

    Le Premier ministre Volodymyr Groïsman accuse aussitôt de ce crime la « machine totalitaire russe ».

     Dès le lendemain, le défunt réapparaît en pleine forme devant la presse internationale et les officiels ukrainiens assurent avoir voulu prévenir un projet véritable d’assassinat par cette mascarade. Le président ukrainien, goguenard, se félicite du bon tour joué aux Russes. Il était difficile en tout cas de faire pire pour donner du crédit aux théories complotistes, bobards et autres fake fake 1news qui minent le débat démocratique partout dans le monde.

Proverbe :


Proverbe :  » Trop gratter cuit, trop parler nuit  » 

  C’est à dire :

 » On risque moins de se faire du tort en parlant peu qu’en parlant beaucoup, ou Il faut savoir maîtriser sa langue comme on retient de se gratter  »

    Comme on doit résister au désir de se gratter, quand on a une démangeaison, il faut résister autant qu’on le peut à la démangeaison de parler. Celui qui parle peu et avec prudence est moins exposé à faire des erreurs, à connaître des indiscrétions, à dire des sottises, à prononcer des paroles injustes ou blessantes, en un mot, à se faire mal juger. Si l’on a du mérite, la réserve le fait ressortir davantage ; si l’on n’en a pas, l’indiscrétion dans les paroles permettra aux autres de s’en apercevoir.

    Zénon, un ancien philosophe , disait déjà  à ses disciples :  » Souvenez-vous que la nature nous a donné deux oreilles et une seule langue, pour nous apprendre qu’il faut plus écouter que parler  »

  Un autre philosophe à qui on demandait :

    Pourquoi, dans une réunion de ses concitoyens où chacun discutait à son tour, il était le seul qui gardait le silence :  » Je me suis quelquefois repenti  », dit-il,  » d’avoir parlé ; mais de m’être tu, jamais. » Un autre proverbe qui est , à mon avis , adapté au sujet :   » On ne peut à la fois parler beaucoup et à propos  » . Les Grecs modernes disent :  » Si tu gagnes de l’argent à parler, tu gagnes de l’or à te taire. ‘

Caton :

Là, tu peux trouver écrit
Que la vertu souveraine
C’est de mettre un frein à sa langue.
Dompte donc la tienne et gare-la
De folies, de colères et d’outrages ;
Tu agiras en homme courageux et sage.

Jean de Meung ( je crois ) :

La langue aux mortels fait produire
Du bien ou du mal, c’est selon.
Ne la réglons pas, rien n’est pire ;
Gouvernons-la, rien n’est si bon.

Pour terminer :

  La Bruyère    » L’on se repent rarement de parler peu, très souvent de trop parler, maxime usée et triviale, que tout le monde sait et que tout le monde ne pratique pas.  »

Corneille :  » Qui parle beaucoup dit beaucoup de sottises  »

Il y a un proverbe espagnol : Qui veut (dire une fois ,traduit  ) :  »Le peu parler est d’or et le trop est boue. » 

   Un proverbe italien pourrait résumer  tout ce qui a été dit : » Chi parla semina, e chi tace racoglie, » ce qui signifie :  » Qui parle sème et qui se tait recueille. »

    On trouve de nombreux exemples qui démontrent qu’il est souvent dangereux de ne pas résister à la démangeaison de dire un bon mot.

    Un , tiré de l’histoire romaine :  L’empereur Domitien se distrayait souvent, dans son cabinet, à percer des mouches avec un poinçon d’or ???. Une personne qui voulait lui parler ayant demandé à l’un des officiers s’il n’y avait personne avec l’empereur :  » Il n’y a pas une mouche, répondit l’officier  ». Cette raillerie fut rapportée à Domitien, qui fit mettre à mort l’auteur de la réponse.! 

  Pour illustrer :

Après avoir écrit se billet , je me demande si  » trop écrire nuit aussi  » ?

 

<= klikez sur l’image pour lire …..

  Ceci écrit , comme le disait Mr Devos :  » Coucher tard nuit  » alors…..il serait temps que j’aille rejoindre Cali  ( qui est déjà dans mon lit  )