Vrai ? !


INCROYABLE !

George Washington Washingtonavait , parait il , des dents en ivoire d’hippopotame

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Hyppo

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    Premier président de l’histoire des États-Unis, George Washington a été affecté par de nombreuses maladies au cours de sa vie. Particulièrement touchée : Sa dentition ne comportait parait il qu’une seule dent d’origine lorsque l’homme politique devint président, en 1789. Le reste de son dentier était, en effet, composé de dents… faites en dents d’animaux, dont certaines en ivoire d’hippopotame.

Une dentition peu soignée ….

    Dans la plupart de biographies du premier président américain de l’Histoire, l’anecdote du dentier de George Washington montre une des facettes de l’alimentation et de la médecine du XVIIIe siècle.

  Ancien planteur, Washington n’avait, en effet, plus qu’une dent d’origine (une canine inférieure) lorsqu’il arriva au pouvoir en 1789,à l’âge de 56 ans.

   Cependant, cette particularité n’était en rien due au hasard, puisque l’ancien planteur avait pour habitude de manger goulûment de la canne à sucre ; une gourmandise qui remplissait sa bouche de caries.

   Ainsi, comme de nombreux aristocrates de son époque, George Washington perdit ses dents très jeune (la première se cassa, alors qu’il essayer de mordre une noix brésilienne, selon certains biographes).

   Pour ne rien arranger, la prise excessive de  » calomel  » (un purgatif puissant, contenant du mercure et censé guérir de la malaria) eut,  elle, pour effet néfaste de détruire l’émail de ses dents restantes.

   Afin de sauver les apparences, George Washington était donc contraint de porter un dentier pour le moins  particulier:

Un dentier peu commun

   Obligé  » faire avec  » cette   dentition désastreuse, le président américain décida d’accepter les services du dentiste John Greenwood.

   En guise de prothèse, ce dernier mit au point un dentier dont la partie inférieure composée de huit dents humaines (principalement celles d’esclaves, fixées au moyen de pivots en or)  laissait passer la seule dent naturelle du président.

  Mais ce n’était pas le seul aspect excentrique de ce dispositif, puisque des dents d’âne, de vache, de cheval et même… d’hippopotame complétaient l’ensemble de cette dentition disparate.

  Maintenu dans sa bouche, grâce à des ressorts hélicoïdaux, ce dentier expérimental se fermait difficilement et faisait beaucoup de bruit à chaque mastication.

  Pour toutes ces raisons, George Washington évitait donc de sourire en public et appréciait sans doute bien peu, le volume que prenaient ses lèvres à chaque fois qu’il mettait son dentier.

L’eau chaude….


     Je ne sais pas si  » Il n’a pas du inventer l’eau tiède ( ou chaude )  »  pour parler d’une personne peu intelligente , niaise est employée dans toutes les régions , mais ici et dans les Ardennes , on l’emploie fréquemment …

Pourtant , à bien y réfléchir , il a bien fallu que quelqu’un invente l’eau chaude lol , ou au moins découvre comment la faire chauffer …..

Alors…..Histoire de m’occuper , j’ai un peu chercher sur le net et ailleurs et ….J’ai trouvé ( résumé ) ceci :

    L’invention de l’eau chaude daterait  de nombreux siècles

     Souvent associée aux Romains, l’eau chaude remonterait en fait à l’homme préhistorique !

Des recherches menées par des scientifiques ont démontré  que les hommes de Neandertal se servaient d’eau chaude dans leurs abris. Les fouilles du site archéologique de Romani, en Catalogne (Espagne), confirment l’utilisation de l’eau chaude par les premiers hommes. Occupé il y a 60 000 ans, l’abri d’environ 180 m2 est marqué notamment par la présence d’un trou profond de 40cm , large de 30cm de diamètre , au niveau du sol. Au milieu d’une chambre à coucher se trouve ainsi un petit foyer, creusé pour  » conserver l’eau chaude  », rapportent les chercheurs , chargés de la fouille archéologique. L’eau était ainsi chauffée à l’aide  de pierres préalablement chauffées dans un feu. Celles-ci étaient ensuite jetées dans l’eau présente dans le trou, entraînant une mise en ébullition du liquide. Si rien n’indique précisément l’utilisation que faisaient les premiers hommes de l’eau chaude, elle aurait principalement servi à cuir la nourriture,  la viande en particulier .

L’eau chaude chez les Romains :

L’eau chaude a  traversé les siècles pour arriver jusqu’au temps des Romains. Les techniques de chauffage, inspirées de l’homme de Neandertal, se sont perfectionnées, au gré des avancées techniques et des savoirs. Certaines archives ont permis d’apprendre que les Romains déversaient de l’eau sur des pierres et cailloux incandescents, permettant d’obtenir des bains chauds. Hérodote,  en fait d’ailleurs référence dans l’un de ses écrits, constatant toute l’efficacité du processus. Les Romains sont aussi à l’origine des premiers thermes, ces fameux lieux qui abritaient les bains privés ou publics de l’Empire. Les dispositifs de production et de circulation de l’eau chaude ont alors fait leur apparition, permettant de garder une eau toujours chaude dans ces célèbres bains, alimentés en eau en permanence.

eau Les vestiges des thermes de Dioclétien, à Rome  ( trouvée sur le net )

L’invention du chauffe-eau :

Au fil du temps , l’eau chaude s’est répandue , passant des lieux publics aux lieux privés. Aujourd’hui  accessible dès l’ouverture du robinet, l’eau chaude doit désormais sa présence à l’invention du chauffe-eau, chauffe - eaudès le début du XXe siècle. En 1915, c’est un entrepreneur suisse, Frédéric Sauter, qui dépose le brevet du premier ballon à accumulation d’eau chaude, le fameux  » cumulus  ». Celui-ci, relié au chauffage central, permet de chauffer l’eau grâce au gaz de chauffage. Les innovations se suivent et c’est quelques années plus tard, en 1932, que le chauffe-eau électrique voit le jour. Théodore Stiebel, ingénieur allemand, fonde sa société  »Stiebel Eltron  » et présente en 1932 des chauffe-eau électriques. Après la guerre, dès 1945, il commercialise pour la première fois ses ballons d’eau chaude électriques, marquant un nouveau tournant technique. Viennent ensuite plusieurs améliorations de performances mais aussi d’économies d’énergie, arrivant progressivement aux chauffe-eau actuels.

 

La Terre, elle aussi à l’origine de l’eau chaude :

 Cependant, ces avancées techniques et  » la patte de l’homme  » sur l’apparition de l’eau chaude ne sont pas les seules. Car avant toute présence humaine, la Terre  » s’était déjà occupée du chauffage de l’eau  ». Depuis des millénaires, notre planète  fabrique sa propre eau chaude depuis son centre :

   La chaleur présente au centre de la Terre s’échappe sous forme de magma, des morceaux de roche en fusion issus du cœur de la planète, par le biais des différentes fissures de la croûte terrestre. Du coup, si le magma s’échappe près d’une nappe phréatique, l’eau chauffe naturellement. Une fois arrivée à la surface, l’eau est minérale. Souvent, ces zones sont aussi celles de stations thermales, rappelant l’antiquité romaine. Ainsi, l’eau chauffe naturellement et ce, depuis de nombreux siècles avant notre ère et sans nécessairement d’action humaine.

Trump…..


   Je ne suis pas sur que ce qui est écrit ci – dessous est vrai , mais n’ai pas pu résister à le mettre …..

A qui Trump a-il piqué tous ses défauts ?

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   Des allumés du ciboulot à la tête d’un pays, l’Histoire en regorge. Mais le président américain a le don de cumuler. Un cocktail détonant !

 1) Obsédé sexuel comme le président Johnson .Résultat d’images pour lyndon .b.jon=

Donald Trump a assuré en 2005 que  »quand vous êtes une star, vous pouvez attraper (les femmes) par la chatte.” Une  » réflexion  » ( si on peut dire qu’il réfléchit  !) qui rappelle Lyndon B. Johnson (1908- 1973), complètement obsédé, au point d’avoir baptisé son pénis « Jumbo » (géant, en anglais) ! Président des Etats-Unis de 1963 à 1969, Johnson en parle à tout propos et force même les députés à l’admirer dans les toilettes du Congrès.  » Vous avez déjà vu quelque chose d’aussi gros ?  » leur dit-il en le faisant tournoyer sous leurs yeux ! En 1965, lors d’une conférence de presse dans son ranch, un journaliste lui demande pourquoi les troupes américaines sont envoyées au Viêt Nam. Le président déboutonne sa braguette, dégaine  » Jumbo  » et répond :  » Voilà pourquoi !  »En 2006, des médecins de la Duke University Medical Center révèlent que Johnson était atteint de troubles bipolaires.

 2) Fainéant comme l’empereur Commode .

 Autoproclamé  » bourreau de travail  », Trump a pourtant eu le temps de disputer plus de 80 parties de golf en un an. Trois fois plus qu’Obama ou que Bush en deux mandats.      L’empereur romain Commode (161-192) est encore plus fainéant ! Persuadé d’être le fils de Jupiter et la réincarnation d’Hercule, il passe son temps à jouer au gladiateur ! Affublé d’une peau de lion, il combat des fauves dans l’arène du Colisée avec une énorme massue de bois. Son entourage s’inquiète. Alors, l’empereur dresse une liste de proches et de sénateurs qu’il souhaite voir périr. Mal lui en prend. Le 31 décembre 192, l’esclave Narcisse l’étrangle dans son bain sur ordre du Sénat.

 3 )  » Bling-bling  » comme Louis II de Bavière . Résultat d’images pour Louis II roi de Bavière

 Dans la  » Trump Tower  », gratte-ciel new-yorkais de 58 étages, son appartement est dégoulinant de dorures kitchissimes. Il reste un petit joueur comparé à Louis II de Bavière (1845-1886). En vingt-deux ans de règne (à l’issue duquel il est déclaré fou), le roi de Bavière fait construire trois châteaux démesurés. Son plus beau coup d’éclat : Neuschwanstein, tout droit sorti… des rêves de son enfance ! Sa construction démarre en 1869 par le dynamitage d’un pan de montagne. Dans l’édifice, on trouve un cabinet de toilette en forme de cygne, des fresques décrivant des légendes médiévales, une fausse grotte située au troisième étage… Cette meringue à tourelles inspira Walt Disney pour son dessin animé de La Belle au bois dormant.

 4 )Mégalo comme Nicolae Ceausescu Résultat d’images pour Nicolae Ceaușescu

Trump se qualifie sur Twitter de  »génie très équilibré  ». Hyper modeste, le président américain. La mégalomanie, c’est une veille tradition de chef d’Etat. Le dictateur Nicolae Ceausescu, à la tête de la Roumanie entre 1974 et 1989, est d’ailleurs bien plus narcissique… Il se décerne les titres de  »Conducator  », de  » Danube de la pensée  » et de  » génie des Carpates  ». Les médias à sa solde avaient aussi coutume de l’appeler  » le fils le plus aimé du peuple  »,  » firmament de l’humanité  »,  » le grand architecte  »  ou, en toute sobriété,  » l’Homme magnifique  » !!.

  5 )Narcissique comme Napoléon III

  Cheveux colorés en jaune poussin et teint orangé dû à un excès d’ U.V et d’autobronzant, Donald Trump est obsédé par son apparence. Tout comme Napoléon III (1808-1873) ! Avant de devenir empereur, il découvre l’art du maquillage en Angleterre, dans les coulisses d’un théâtre qu’il fréquente avec son ami le peintre et dandy Alfred d’Orsay. Il prend alors l’habitude de s’appliquer sur le visage du carbonate de plomb (appelé aussi blanc de céruse) pour cacher les stigmates de sa santé précaire. Dans son roman La Débâcle, Emile Zola décrit Napoléon III sortant de la citadelle assiégée de Sedan en 1870, épuisé par la dysenterie et  » fardé comme un acteur  ».

Un 26 février……


….1815 

    Napoléon décide de s’échapper de l’île d’Elbe, ( un petit territoire entre la Corse et l’Italie ) . C’est là que les alliés vainqueurs l’ont assigné à résidence, sous contrôle étroit : une déchéance pour celui qui, hier encore, était le chef d’un des plus grands empires du monde.

    Il s’en va par exaspération, et sans doute aussi parce qu’il s’estime en danger. On sait aujourd’hui que des complots étaient fomentés contre l’ancien Empereur : Louis XVIII, le premier, n’aurait pas été fâché de le voir disparaître. Donc Napoléon prépare son départ ; il est renseigné par des espions qui lui rapportent des nouvelles de France et le rassurent sur sa popularité. Il a bien préparé son coup, et en ce soir du 26 février, vers 19 heures, il se dirige vers le port, embarque sur un brick qui s’appelle  » l’Inconstant  », et est suivi par six autres navires.

Napoléon quittant l'île d'Elbe le 26 février 1815. Peinture de Joseph Baume (1796-1885)

Napoléon quittant l’île d’Elbe le 26 février 1815. Peinture de Joseph Baume (1796-1885)…( trouvée sur le Net )

Et personne ne surveille le port ?
   D’habitude si, il y a un représentant anglais qui est là, mais cette nuit-là, il s’est absenté : tout a été bien préparé du côté de Napoléon. L’Empereur va débarquer à Golfe-Juan, près d’Antibes, le 1er mars. La rumeur de son retour va se propager dans les rangs. Il se met en route. Bientôt, les troupes du 5e régiment d’infanterie se portent au-devant de lui pour l’arrêter au nom du roi, près de Grenoble. Ils sont un petit peu hésitants ; il s’agit tout de même de leur ancien chef. Napoléon s’avance, et à portée de fusil il ouvre sa redingote :  » S’il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voici !  »

   Les soldats baissent les armes et se rallient. Napoléon va regagner Paris. Son retour au pouvoir durera cent jours jusqu’à Waterloo.

Qui est Adolphe Sax ?


  Pour finir :   ( Cette après midi : Médecin , et Manu vient manger , alors repos , surtout pour le médecin ) 

  Chacun sait que ce Belge (1814-1894), qui fit carrière à Paris, a inventé le saxophone, dont la famille compte sept instruments qui se nomment, en allant du plus petit au plus grand, soit du plus aigu au plus grave: le sopranino, le soprano, l’alto, le ténor, le baryton, le basse et le contrebasse. L’on sait moins que Sax fut sans doute l’un des plus grands facteurs d’instruments de l’histoire pour avoir aussi créé d’autres instruments à vent, comme le saxhorn, le saxotromba, le saxtuba… et avoir perfectionné pratiquement tous ceux de son époque, faux et fragiles pour la plupart. Sa première grande invention fut une nouvelle clarinette basse (1838). Il fut aussi à la base de la réforme des musiques militaires, dans un état assez lamentable avant lui. La commission militaire française chargée de la concrétiser, en 1845, proposa entre autres au ministre de la Guerre d’augmenter l’allocation des musiques de cavalerie avec …le fruit de l’impôt sur le fumier.

    Sax s’intéressa aussi à d’autres domaines que celui de la musique. En 1855, il conçut un mortier capable de propulser des bombes de 500 kilos à une distance suffisante pour rester à l’abri de l’artillerie adverse. De quoi, en cette année de guerre contre la Russie, réduire l’armée ennemie en chair à saucisse et dévaster Sébastopol. En 1867, à l’Exposition universelle de Paris, il présente ses  » goudronnières  » à vapeur, ou  » émanateurs hygiéniques », appareils censés guérir des maladies de poitrine et des voies respiratoires par inhalation de goudron, de créosote ou autres substances antiseptiques.

   Sax avait prévu deux autres applications: la conservation des denrées périssables dans les magasins et la purification de l’air dans les hôpitaux. Elles furent cautionnées par l’Académie de Sciences et Pasteur lui-même leur a manifesté de l’intérêt. À la même occasion, il dévoila ses plans d’une salle de concert ovoïde, gigantesque, révolutionnaire du point de vue acoustique et visuel.     

    Le théâtre wagnérien de Bayreuth en serait inspiré. Il inventa aussi un nouveau sifflet de chemin de fer et un énorme orgue à vapeur capable de diffuser de la musique dans tout Paris, depuis une hauteur. Le monstre d’acier pouvait aussi servir pour l’inauguration de nouvelles lignes de chemin de fer: placé à l’avant d’une locomotive, il devait être entendu dans toute une province. L’invention resta à l’état théorique, mais elle fut alors approuvée par des spécialistes.

    Parmi toutes les percussions que Sax a améliorées, il y a le triangle, comme le prouve  une lettre adressée de Baden-Baden par Berlioz à Richard Polh le 28 août 1861 :

 » Liszt m’a dit que vous désirez un triangle; en voilà un de Sax qui vient servir pour la première fois dans l’introduction d’Harold. Il est fait à l’image de Dieu, comme tous les triangles, mais, de plus que les autres triangles, de plus que Dieu surtout, il est juste…  »

Procès fleuve

    Dès qu’il arriva dans la capitale, en 1842, Sax s’attira la haine des facteurs d’instruments à vent de Paris, puis de presque toute la France, qui craignaient sa concurrence.

    Constitués en ligue, ils lui intentèrent un procès en 1846 parce qu’ils contestaient la validité de la plupart de ses brevets, dont celui du saxophone. Sax en sortit vainqueur en 1854, puis passa à l’offensive contre ses persécuteurs qu’il accusa de contrefaire ses instruments, ceux-là mêmes qu’ils critiquaient. Ce nouveau bras de fer, qui s’acheva lui aussi à l’avantage de Sax, se prolongea jusqu’en 1867. Ces 21 ans de procès, durée sans précédent dans les annales de la justice française, occupèrent au moins 41 tribunaux. Les visites de l’inventeur dans les prétoires n’étaient pas terminées pour autant, à croire qu’il s’y complaisait. Sans compter les problèmes financiers qui l’y ramèneront, cet inlassable plaideur a intenté et gagné, de 1858 à 1876, au minimum cinq procès pour des affaires qui ne concernent pas la facture instrumentale. Signalons celui qui aboutit à interdire à la cantatrice Marie Sasse, le 13 avril 1866, d’utiliser le nom de Saxe ou Sax comme nom d’artiste. La Cour d’appel de Paris débouta toutefois l’inventeur dans sa réclamation de dommages et intérêts. Cette décision n’empêcha pas le chroniqueur Jean-Petit de s’indigner :

     » …il y a en France, et surtout en Allemagne, nombre de familles qui possèdent légalement le nom de Sax au même titre que l’éminent facteur d’instruments. Celui-ci est-il bien certain que ceux-là ne seraient pas très fiers de porter le même nom qu’une femme de talent? Voyez-vous un Sax quelconque intervenant dans ce sens? Mais Monsieur Sax a été plus loin dans ses prétentions, il a contesté le droit d’écrire son pseudonyme avec un « e » muet à la fin, et le tribunal lui a encore donné raison sur ce point. Le roi de Saxe, comme l’a dit un journaliste et comme l’ont répété les avocats, est le seul à ne pas avoir réclamé.» La voix, ajoute-t-il à l’adresse de l’inventeur, est «un instrument avec une intelligence et une âme, plus mélodieux que ne le seront jamais vos cuivres, vos soufflets et toutes vos ingénieuses machines, et vous lui refusez votre nom qu’il daigna prendre. Cela n’est pas logique. Vous avez tort d’avoir raison. »

Alphonse Sax féministe

    Alphonse Sax (1822-1874), un des cinq frères d’Adolphe, fut aussi inventeur, dans le domaine musical principalement, sans avoir jamais égalé le génie ou connu la notoriété d’Adolphe. Installé aussi à Paris, il se brouilla avec lui. Son idée la plus saugrenue fut la création d’un orchestre d’instruments à vent pour femmes. Non seulement la pratique des instruments devait leur permettre de gagner honorablement leur vie, mais aussi les prémunir contre la phtisie, dont la plupart de ses dix frères et soeurs étaient morts. Pour preuve, les trois seuls rescapés étaient ceux qui en jouaient. Son intention était de faire entendre un tel orchestre à l’Exposition de Paris, en 1867, mais des raisons financières l’en dissuadèrent. Ce projet, jugé ridicule dans une société machiste, lui valut d’être caricaturé en femme jouant d’un gros instrument en cuivre !

 

 

 

 

 » Le petit noir  »


   Je ne sais pas si  ,vous qui lirez ceci ,  êtes comme moi , mais je ne suis bon à rien avant d’avoir bu mon bol de café noircafé noir au lever …..Souvent, on me dit que j’en bois trop , que c’est mauvais pour la santé …..Mais, j’ai lu il y a peu que le café présente des  » vertus  » insoupçonnées . Comme chacun sait , il soutient notre vigilance , nous tient éveillés , mais il semblerait que ses vertus ne s’arrêtent pas là : Des études récentes ont notamment  prouvé son rôle dans la prévention de certains cancers !( colon , bouche , œsophage ..).. Il jouerait également un rôle bénéfique au niveau de la mémoire ? ! 

D’autres recherches sont arrivées à des résultats encore plus surprenants :Un rôle préventif dans certaines pathologies comme la maladie de Parkinson et d’ Alzheimer . Il empêcherait aussi l’apparition de caries en détruisant les bactéries de la plaque dentaire . Voilà de quoi satisfaire , rassurer les  » accrocs  » au café noir …Ceci dit , il ne s’agit pas d’enchaîner les expresso à longueur de journée ! les bénéfices du café à raison d’une consommation modérée : 3 à 4 tasses par jour et à deux conditions : Le boire noir ( le café au lait est indigeste ) et sans sucre  ! ( ce que je fais , mais j’en bois plus de 4 tasses par jour ! )

Voltaire….


Tout le monde connait ce nom , cet homme : Voltaire

Comme étant :………..Mais…?!

Philosophe, auteur dramatique, poète, historien et polémiste hors pair, l’homme incarne « l’esprit français » de l’époque. Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, voit le jour le 21 novembre 1694, à Paris et décède le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.. Il est le dernier fils d’un notaire parisien. Le jeune garçon va au collège des Jésuites Louis-le-Grand et fait de brillantes études de rhétorique et philosophie. Il se destine à une carrière littéraire, contre la volonté de son père qui pense qu’il ne pourra pas vivre de ses écrits. Il fréquente les salons littéraires et la haute société parisienne. C’est en 1717 qu’il prend le nom de Voltaire, une anagramme de son nom : AROVET LJ (Le Jeune), le U et V, J et I se confondaient à cette époque. Son talent d’écriture lui permit de parcourir presque tous les genres : la comédie, la tragédie, le pamphlet, le journalisme, le conte philosophique (Candide ou Zadig), l’ouvrage historique, le discours, la critique littéraire…
Voltaire à la Bastille
   Accusé à tort d’avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d’Orléans, il est emprisonné à la Bastille en 1717. Il y reste onze mois et met à profit ce temps pour écrire sa première pièce, « Œdipe ». Cette dernière, jouée quelques mois après sa sortie de prison, rencontre un petit succès. En 1726, Voltaire est à nouveau envoyé à la Bastille suite à une altercation avec le Chevalier de Rohan. Il est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Il quitte la France et s’installe outre-Manche. Là-bas, il découvre les théories d’Isaac Newton et la philosophie de John Locke qui l’influencent fortement. Voltaire est marqué par la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais. Il forme le vœu de tout faire pour réformer la société française au niveau social et judiciaire. De retour à Paris en 1729, il fait jouer ses deux tragédies Brutus (1730) et Zaïre (1732), qui connaissent un grand succès.

  Les œuvres de Voltaire :
    À quarante ans, Voltaire connaît un prestige considérable, il est fortuné grâce à l’amitié de banquiers qui lui ont appris à investir et à spéculer. Cette assise financière lui permet de pouvoir quitter la France du jour au lendemain, au cas où ses écrits sont condamnés. Dans ceux-ci, Voltaire utilise l’humour et l’ironie pour dénoncer le pouvoir du roi, de l’Eglise et des juges et pour critiquer les abus sociaux. En 1734, il est contraint de quitter la capitale suite à la publication sans autorisation des « Lettres philosophiques ». Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale. Il se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. Leur liaison dure quinze années. Tout au long de sa vie, à cause de la censure, Voltaire publie des dizaines d’écrits de façon anonyme.

   Le philosophe s’intéresse aussi aux sciences. Il concourt pour un prix de l’Académie des sciences et, en 1738, s’emploie à vulgariser les « Éléments de la philosophie » de Newton. Voltaire, qui cherchait ardemment à entrer à l’Académie française, y est élu en 1746. Il quitte la demeure de Mme du Châtelet et retourne à Paris où il mène une vie de courtisan. Les intrigues de la Cour lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de « Zadig ». Mais son ironie mordante et son imprudence lui valent d’être disgracié. En 1750, Voltaire se rend à Berlin. Il y reste trois ans au cours desquels le roi Frédéric II lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et le philosophe sont restés célèbres. Une querelle avec Maupertuis (président de l’Académie de Berlin) le pousse à quitter la cour et à s’installer en Suisse avec sa maîtresse Mme Denis. Il est alors âgé de soixante ans. Il emménage en 1755 aux « Délices » à côté de Genève, et y invite ses amis (académiciens, savants, comédiens, ambassadeurs…).

 Candide de Voltaire
   Par sa riche correspondance (plus de 6 000 lettres), Voltaire continue d’être en relation avec de nombreuses personnes influentes en France et en Europe. Il a également de nombreux ennemis comme Jean-Jacques Rousseau. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ». Rééditée vingt fois du vivant de Voltaire, Candide est l’un des plus grands succès de la littérature française. Cette œuvre s’inscrit dans le mouvement littéraire et philosophique des Lumières, traitant des sujets tels que le bonheur, le fatalisme, la tolérance, la connaissance, la liberté. Voltaire use de beaucoup d’ironie dans cette œuvre, jusque dans son titre : il s’agit d’une prétendue traduction d’écrits du « docteur Ralph » qui n’est autre que Voltaire lui-même.
Voltaire au Panthéon
   Les combats de Voltaire contre les restrictions de la liberté individuelle lui confèrent une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778, le peuple de la capitale lui réserve un accueil chaleureux et le porte en triomphe pour aller assister à la sixième représentation de sa dernière pièce « Irène ». En avril de cette même année, il devient franc-maçon. Voltaire meurt le 30 mai 1778 à Paris. Le curé de Saint-Sulpice refusant de l’inhumer, il est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu. Ses cendres furent transférées au Panthéon le 11 juillet 1791, après une grande cérémonie sans la participation du clergé. Les œuvres de Voltaire dénoncent la guerre, l’intolérance religieuse, l’injustice politique et sociale qui régnaient au XVIIIe siècle. On sent y souffler le vent annonciateur de la Révolution française de 1789.

Voltaire : dates clés
   21 novembre 1694 : Naissance de Voltaire
François-Marie Arouet alias Voltaire est le dernier fils d’un notaire parisien. Après le collège des Jésuites Louis-le-Grand, il fait de brillantes études de rhétorique et de philosophie. Le jeune homme choisit rapidement à une carrière littéraire.
  16 mai 1717 : Voltaire embastillé
Francois-Marie Arouet, 23 ans, dont les écrits satiriques s’en prennent à la vie intime de Philippe d’Orléans, est envoyé à la Bastille pour outrage au Régent. Il y restera 11 mois. Il y entreprendra l’écriture de « Œdipe » et prendra le pseudonyme de Voltaire. A sa sortie le succès de sa tragédie marquera le début de sa reconnaissance littéraire.
   1726 : Deuxième séjour à la Bastille
Lors d’une dispute avec le chevalier de Rohan-Chabot, Voltaire a ce mot d’esprit :  » Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre « . Pour éviter un duel entre les deux hommes, la puissante famille du chevalier le fait emprisonner sur une lettre de cachet. Voltaire est libéré contre la promesse de s’exiler en Angleterre. Outre-Manche, il découvre la grande liberté d’opinion dont jouissent les Anglais et se fixe comme but de tout faire pour réformer de la société française au niveau social et judiciaire.
   1734 : Ses écrits provocateurs le poussent à fuir
Voltaire fait publier les « Lettres philosophiques » en 1734. Cette satire des mœurs et des institutions françaises fait scandale et est condamnée par la censure. Le philosophe s’enfuit de Paris et se réfugie en Lorraine chez la marquise du Châtelet. A cause de cette censure, Voltaire publiera des dizaines d’écrits de façon anonyme.
  1747 : La vie de courtisan
Grâce à diverses amitiés, Voltaire est invité à Versailles. Il devient courtisan et découvre les intrigues de la Cour de Louis XV. Ces dernières lui inspirent « Memnon, histoire orientale » (1747), une première version de Zadig. Mais son ironie mordante lui vaudra d’être disgracié. Il lui faut alors trouver un autre protecteur.
   1750 : A la cour de Frédéric II
En 1750, Voltaire accepte l’invitation du roi de Prusse Frédéric II. Il reste trois ans à Berlin, durant lesquels le roi lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers entre le roi et l’homme de lettres sont restés célèbres. C’est à cette époque qu’il écrit « le Siècle de Louis XIV » (1752) et le conte philosophique « Micromégas ». Une querelle avec Maupertuis le contraint à quitter la cour et à s’installer en Suisse. Il est alors âgé de soixante ans. En 1759, il achève l’un de ses chefs-d’œuvre, « Candide ou l’Optimiste ».
   9 mars 1765 : Réhabilitation de Jean Calas
   Trois ans exactement après son procès, la famille Calas, soutenue par Voltaire, obtient la réhabilitation de Jean. Soupçonné d’avoir tué son fils, le protestant Jean Calas avait été supplicié et mis à mort sur fond d’intolérance religieuse. Afin de parvenir à la révision du procès, Voltaire avait publié en 1763 l’ouvrage « Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas » tandis que la famille avait obtenu un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Le capitoul, c’est-à-dire l’officier municipal de Toulouse, qui avait largement contribué à monter les fausses accusations contre Calas, est destitué.
   juillet 1766 : Le Chevalier de la Barre est exécuté
   Le chevalier de La Barre a le poing coupé, la langue arrachée avant de se faire décapiter et d’être jeté au bûcher. Il paye ainsi un blasphème qui a consisté en une mutilation de crucifix, acte qu’il n’a d’ailleurs certainement pas commis. En effet, le jeune homme de dix-neuf ans possédait ce jour là un solide alibi. Mais les preuves sont ailleurs : il ne s’est pas dévêtu la tête au passage d’une procession et possède trois ouvrages interdits, dont le « Dictionnaire philosophique » de Voltaire. Ce dernier, comme l’ensemble des Lumières, dénoncera cette accusation, au point qu’il devra fuir pour échapper à une arrestation. Son ouvrage brûlera d’ailleurs avec le chevalier sur le bûcher. Symbole de l’intolérance religieuse et de la défaillance de la justice du XVIIIème siècle, cette affaire est l’un des dernier procès pour blasphème en France. La Révolution approche et elle réhabilitera de La Barre en 1793.
   1778 : A la veille de sa mort, Voltaire jouit d’une grande popularité
    Par ses combats contre toute restriction de la liberté individuelle, Voltaire a acquis une immense popularité. Lorsqu’il revient à Paris en 1778 et assiste à la représentation de sa dernière tragédie, « Irène », le peuple de la capitale l’acclame. Le grand défenseur de la tolérance et la justice s’éteint le 30 mai 1778 à Paris et est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), grâce à l’intervention de son neveu.
   11 juillet 1791 : Voltaire au Panthéon
    Treize ans après sa mort (30 mai 1778), la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon. Une foule immense accompagne le cortège composé d’acteurs, d’ouvriers, de membres de l’Assemblée nationale, de magistrats, etc. Le clergé ne participe pas à la cérémonie. Après avoir été exposé à la Bastille, symbole de la révolution survenue deux ans auparavant, le cercueil de Voltaire est conduit au Panthéon. L’épitaphe porte ces mots: « Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain, et lui apprit à être libre. »

   J’écrivais  » mais  » au début de ce billet  car , j’ai lu quelque chose qu’on peut pour le moins qualifié d’incompatible avec ce qu’on sait  » officiellement  » de lui

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  Peut -on être l’un des plus grands esprits de son temps et pourtant énoncer des  » certitudes  » racistes qui seraient inacceptable de no jours ?  Tout à fait , Voltaire ( si ce que j’ai lu est vrai ) en est la preuve : Cette  » lumière  » avec semble – t – il des  » zones d’ombre  » comme quand il écrit :  » Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres ,comme les Nègres le sont aux singes , et comme les singes le sont aux huîtres  » !!!!!! ( si c’est vrai ,  » on s’est bien gardé de nous l’enseigner en cours de français /philo !)

 

 

21 décembre 1645 ……….


( long, trop long : Là si pas de commentaire , je comprends , mais perso , j’ai passé un bon moment )

mort d’Athos, mousquetaire ayant inspiré Alexandre Dumas ! ( Athos a existé  ? ! )

   Son nom complet : Armand de Sillègue d’Athos d’Authevielle, Athos, né en Béarn en 1615, fut mousquetaire du roi Louis XIII et inspira Alexandre Dumas père pour son personnage fictif d’Athos de son roman Les Trois Mousquetaires paru en 1844, fidèle peinture de l’esprit du XVIIe siècle ….

    En 1910, Jean de Jaurgain, membre correspondant de l’Académie royale de Madrid, publiait un ouvrage intitulé  »Troisville, d’Artagnan  » et les Trois Mousquetaires montrant qu’aucune des trouvailles importantes d’Alexandre Dumas n’était contredite par les découvertes des érudits, et que la fantaisie pittoresque du romancier s’accordait merveilleusement à la sévérité des historiens. Parmi les pièces authentiques, des correspondances et des papiers de famille retrouvés par Jean de Jaurgain, se détachaient des portraits, des tableaux de mœurs, auxquels on pouvait contrôler les inventions d’Alexandre Dumas sans constater une défaillance du portraitiste ni une offense du peintre à l’endroit de ce qu’on nomme  » la couleur locale  » : les héros présentés par Dumas  A.Dumassont conformes aux originaux et les milieux dans lesquels ceux-ci se meuvent, se démènent, intriguent, s’amusent, se battent, sont bien les mêmes qu’avec une merveilleuse intuition de l’histoire, l’auteur des Mousquetaires a peints.

trois-mousquetaires affiche

Dumas aurait  raconté lui-même comment l’idée d’écrire son romain lui vint, un jour qu’il lisait le premier volume des  » Mémoires du capitaine d’Artagnan  », rédigés par Courtilz de Sandras. Dans cet ouvrage, ce dernier, qui avait été l’ami de d’Artagnan, raconte avec une belle verve gasconne les duels et les amours du mousquetaire, rapportant même son aventure avec Milady et mettant en scène, les trois Béarnais qu’illustra le feuilletoniste : Athos, Porthos et Aramis.  » Nous l’avouons, déclare Alexandre Dumas, ces trois noms étranges nous frappèrent et il nous vint aussitôt à l’esprit qu’ils n’étaient que des pseudonymes à l’aide desquels d’Artagnan avait déguisé des noms peut-être fameux.  »

Ces brillants gardes du roi, dont le capitaine avait rang de lieutenant général et qui avaient parfois pour lieutenants des maréchaux de camp et pour enseignes des colonels d’infanterie, devaient le conquérir autant par la splendeur de leurs équipages que par la variété de leurs exploits.

On lit dans le curieux  »Journal d’un voyage à Paris  », publié en 1862 par Faugère : 

  » Le 19 janvier 1657, nous pusmes voir entrer le Roy par la Porte Saint-Antoine avec ses nouveaux cent-vingt mousquetaires qui luy servent aussy de garde. Certainement, ce sont des hommes bien choisis et qui vont couverts magnifiquement, car chacun a une casaque bleue avec de grandes croix d’argent à flammes d’or qui finissent en fleur de lis. Sur toute la casaque il y a un grand galon d’argent. On n’y reçoit personne qu’il ne soit gentilhomme et qu’il ne soit brave à outrance. M. Manchini (le duc de Nevers) en est capitaine. Ils ont deux tambours et deux fifres ; ils portent le mousquet et attachent la mesche à la testière, entre les deux oreilles du cheval.  »

   Le 30 novembre, le voyageur ajoute sur son journal :  » Nous apprîmes de M. Lemonoir que le Roy avait commandé à ses mousquetaires de se pourvoir de chevaux gris, voulant que la compagnie en fût montée et qu’ils eussent la queue longue.  » Enfin, Dumas les chérissait peut-être pour leur faconde. La plupart d’entre eux étaient de Gascogne et du Béarn ; la fortune de M. de Troisville, qui commanda longtemps la compagnie sous Richelieu et au début du ministère Mazarin, avait tourné la tête de tous les cadets du pays.mousquetaire 1622<= mousquetaire 1622.

L’ouvrage  » Mémoires du capitaine d’Artagnan, capitaine-lieutenant de la première compagnie des Mousquetaires du roi, contenant quantité de choses particulières et secrètes qui se sont passées sous le règne de Louis-le-Grand  »(1701), en trois volumes, considéré parfois comme apocryphe, car il eut pour auteur,  non  d’Artagnan lui-même, mais l’un de ses amis, Gatien de Courtilz, seigneur de Sandras (1644-1712). Ceux qui, pour faire montre d’érudition, insinueraient que Dumas n’a eu d’autre peine que d’y avoir copié les aventures de son héros, établiraient par cette seule assertion qu’ils n’ont jamais ouvert ce vénérable ouvrage. Sans doute, dans la préface du roman, Dumas lui-même expose qu’il en emprunte tous les éléments à ces mémoires ; mais c’est là un artifice si souvent employé qu’il ne trompe plus personne et auquel l’auteur, tout le premier, serait désolé qu’on se laissât prendre.

   Dans cette même préface il fait allusion à d’autres Mémoires  » à lui signalés par son illustre et savant ami Paulin Paris  » ; ce sont les » Souvenirs de M. le comte de la Fère  » , dont le manuscrit in-folio est coté, affirme Dumas, dans les collections de la Bibliothèque royale. Or, ces Souvenirs du comte de la Fère, et ce personnage lui-même, n’ont jamais existé que dans l’imagination de Dumas. Peut-être, ayant indiqué comme l’une de ses prétendues sources les Mémoires de M. d’Artagnan, et se figurant qu’il se rencontrerait des badauds assez simples pour collationner son texte avec la version originale, se précautionnait-il conte ces naïfs inquisiteurs, en déroutant leur perspicacité qu’il lançait sur la piste d’un document introuvable ? Peut-être voulait-il donner à croire que tout ce qui, dans son livre, ne provenait pas du premier de ces ouvrages, était tiré du second ? Peu importe. Ce genre de supercherie était fréquent à cette époque.

Il y eut trois d’Artagnan d'Artagnan<==d’Artagnan 

qui portèrent tour à tour la casaque bleue à croix d’argent : c’est le deuxième qu’Alexandre Dumas, avec une charmante familiarité, fit entrer dans son épique trilogie. (Il s’appelait Charles de Batz de Castelmore  ); le nom domanial d’Artagnan distinguait une branche cadette de l’illustre maison à laquelle appartenait sa mère, une Montesquiou. Il adopta ce nom que son aîné avait déjà fait apprécier dans la compagnie des Mousquetaires et dont il devait encore aviver l’éclat. C’est en 1640 et non en 1626, comme l’écrivit Dumas pour la commodité de son récit, qu’il quitta le  » castel  » familial pour chercher fortune à Paris

mousquetaire-seconde-compagnie<== mousquetaire 2ème compagnie )

Ses parents n’avaient pu lui donner, pour traverser les trois quarts de la France, que  22 francs et 6 écus ; encore, ce mince bagage lui fut-il volé avant qu’il atteignit la capitale, au cours d’une querelle qu’il eut à Saint-Dié avec un gentilhomme, M. de Rosnay.           L’auteur des Trois Mousquetaires ne négligea pas  cette scène pittoresque, modifiant seulement le lieu de la rencontre  ( Saint-Dié, par Meung ) et le nom de l’adversaire (de Rosnay ), par le comte de Rochefort.

De l’arrivée à Paris de d’Artagnan : Aucune trace. Elle se situe au plus tôt vers 1631 et au plus tard vers 1639, ce qui est vague. Quoi qu’il en soit, il n’a pas pu participer au siège de La Rochelle qui eut lieu en 1627-1628. Dumas n’en a rien su ( ou n’a rien voulu savoir ) . en revanche, et la réalité dépasse ici la fiction, il rencontra bien à Paris ces fameux trois mousquetaires qui nous sont si bien connus par la plume de Dumas. L’entrée de d’Artagnan dans l’antichambre du capitaine de Tréville encombrée de Gascons et de Béarnais, est une esquisse où l’on reconnaît les lignes principales de la grande toile que devait brosser, deux siècles plus tard, avec une verve éblouissante, le fécond romancier ; tout de suite, le Cadet de Gascogne se lie avec ses compagnons légendaires : Porthos, Athos et Aramis.

Et c’est au sein des Mémoires du capitaine d’Artagnan qu’il puisa ces noms : celui du héros, d’Artagnan, le séduisit par sa crâne allure et sa résonance gasconne ; ceux d’Aramis , d’Athos et de Porthos, recueillis également dans l’œuvre. Ces noms étaient parfaitement authentiques.

   Aramis qui, dans le roman de Dumas, devient chevalier d’Herblay, puis évêque de Vannes, puis général des Jésuites, et enfin duc d’Almeréda, était, dans la véritable histoire, Henry d’Aramitz, écuyer abbé laïque d’Aramits en la vallée de Baretous, sénéchaussée d’Oloron : neveu  » à la mode de Bretagne  » de Tréville, le capitaine de la compagnie, il entra aux Mousquetaires en 1640 et épousa, deux ans plus tard, Jeanne de Béarn-Bonasse, dont il eut quatre enfants. Dans son ouvrage, Jean de Jaurgain relate qu’Aramis abandonna jeune la compagnie des Mousquetaires et se retira dans ses terres où il mourut, au milieu de ses enfants,  »en odeur de sainteté  » . De la période de son existence qui est antérieure à la pénitence, le consciencieux historiographe a retenu une anecdote dont la couleur eut certainement ravi Alexandre Dumas : Elle se rapporte à l’un des duels où Aramis fut le second de d’Artagnan. Celui-ci avait déplu à de jeunes seigneurs anglais, au cours d’une visite qu’il faisait à la reine Henriette, en adressant à la femme de Charles Ier des compliments où il entrait un peu d’insolence à l’égard des sujets de Sa Majesté.     L’une deux provoqua donc Charles d’Artagnan. Celui-ci s’en fut à l’hôtel de la rue du Bac, où étaient casernés les Mousquetaires et, en l’absence de Porthos et d’Athos, pria Aramis de l’accompagner. Aramis, qui venait de prendre une médecine, était couché : il se jeta hors du lit et, passant son haut-de-chausse, tint à suivre sur le pré son fougueux camarade. Là, sa pâleur donna un instant d’espoir à l’Anglais qui se trouvait en face de lui et qui attribuait à la crainte le malaise dont Aramis souffrait visiblement.

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 Le noble Athos Athos était, en réalité, messire Armand de Sillègue, fils puîné d’Adrien de Sillègue, seigneur d’Athos ( tout petit village situé aux portes de Sauveterre-de-Béarn, sur la rive droite du gave d’Oloron ), et d’une certaine N*** de Peyrer, fille d’honorable homme Guillem de Peyrer, marchand et jurat d’Oloron. Mousquetaire de la garde du roi, Athos trépassa à Paris le 21 décembre 1645 et, d’après un acte découvert par l’archiviste Auguste Jal (1795-1873) dans les registres mortuaires de l’église Saint-Sulpice, il semble bien qu’il succomba dans quelque duel, son corps ayant été trouvé  » proche la halle du Pré-aux-Clercs  », d’où on a pu conclure que ce gentilhomme avait peut-être succombé du grand coup d’épée qu’il reçut à travers le corps le soir où, sortant de la foire Saint-Germain, il tira d’un mauvais pas d’Artagnan, assailli par les spadassins de Milady.       

 Dumas ayant besoin d’Aramis le fait vivre beaucoup plus longtemps, et le transforme en ce comte de La Fère, auteur présumé de ces Mémoires imaginaires que nul n’a lus et ne lira jamais.

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  Quant à Porthos, il s’appelait de son vrai nom Isaac de Portau et, né à Pau le 2 février 1617, était le second fils d’un conseiller du roi et contrôleur provincial des guerres et artillerie du Béarn. D’abord garde du roi, Porthos n’obtint la casaque de mousquetaire qu’au début de 1643. On ignore quelle fut sa carrière militaire et la date de sa mort ; mais des descendants directs de son frère aîné, Jean de Portau, vivaient encore au début du XXe siècle. Il faut se féliciter de ce que Dumas n’ait pas poussé ses recherches jusqu’à se procurer un contrôle des Mousquetaires, car il y aurait constaté qu’Athos était mort avant l’entrée de d’Artagnan dans ce corps d’élite et qu’Aramis et Porthos ne durent pas l’y connaître bien longtemps !

 

     Si Alexandre Dumas n’emprunte pas que les noms des mousquetaires à l’ouvrage de Courtilz de Sandras, mais s’en inspire également pour certains épisodes, notamment celui du voyage de d’Artagnan arrivant de sa province à Paris, ce n’est pas sur ces ressemblances qu’il est possible de fonder une accusation de plagiat : l’œuvre de Dumas diffère totalement du récit de Courtilz, tant par la conduite et l’enchaînement des aventures que par le mouvement, la variété, l’entrain de la narration, l’allure et le ton des personnages, et surtout , qui le croirait ?  Par l’exactitude de la couleur locale. C’est là le prodige : des deux écrivains, c’est le contemporain, bien renseigné des événements, qui semble n’avoir pas su  » voir  » ; et c’est l’autre, l’ignorant, venu deux cents ans plus tard, qui va nous restituer  » l’ambiance  »  de ses héros avec une vérité de convention si puissante qu’elle s’impose, entraîne et persuade !

   Il paraît bien que Dumas s’était pénétré de Tallemant des Réaux  T. des Réeaux, car on reconnaît çà et là dans son oeuvre des traits manifestement empruntés aux Historiettes. Ou bien ne puisait-il pas, moins savamment encore, sa fragile documentation dans un ouvrage publié de son temps, en 1832, chez Gosselin, et qui a pour titre : Intrigues politiques et galantes de la Cour de France sous Charles IX, LouisXIII, Louis XIV, le Régent et Louis XV mises en comédies par Antoine-Marie Roederer, ancien préfet ? Cette  » rhapsodie historico-théâtrale » était bien faite pour satisfaire très largement la rapide et superficielle curiosité du  » bon Dumas  » ; et ce qui donnerait à penser qu’il l’utilisa, c’est que, dans  une des comédies de l’ancien préfet Roederer,  » les Aiguillettes d’Anne d’Autriche  », on voit Buckingham s’emparant par surprise des ferrets de diamants de la reine, qu’il restitue par crainte du scandale. Ceci ressemble beaucoup, tout au moins par le thème, à certain épisode des Trois Mousquetaires…

 

çà s’et passé un 16 novembre..


16 novembre 1793 : à Nantes, l’infâme Carrier fait noyer 90 prêtres réfractaires dans la Loire….

   Mandaté par la Convention nationale pour briser la révolte vendéenne par tous les moyens, Jean-Baptiste Carrier invente la noyade en masse et met au point la « déportation verticale » dans le fleuve, l’objectif étant d’éliminer rapidement et à moindres frais des condamnés trop nombreux…
Pour se faire la main, l’envoyé de Paris, chargé de mettre fin à la révolte vendéenne par tous les moyens, commence avec 90 prêtres réfractaires emprisonnés à Nantes. Il demande à son bras armé, l’adjudant général Guillaume Lamberty, et à ses hommes, la compagnie Marat, de les noyer dans la Loire, le « fleuve républicain ».
C’est ainsi que, le 16 novembre 1793, à la nuit tombée, la femme Pichot voit débarquer, dans son auberge de la Sécherie, Lamberty, son adjoint Fouquet et quelques hommes à la mine patibulaire. Ce n’est pas la première fois qu’ils viennent. Voilà quelques jours, ils ont demandé aux menuisiers de Baudet d’installer des trappes au fond de gabares, des péniches à fond plat. Bizarre ! Mais la femme Pichot n’est pas née de la dernière pluie. Elle se doute que cette activité a un rapport avec les prêtres réfractaires enfermés dans la galiote ancrée à proximité, La Gloire. Ne serait-ce pas pour les noyer ? Mais elle se garde d’en parler, ne voulant pas subir les foudres révolutionnaires, comme on dit.

Jean-Baptiste Carrier :jean-baptiste-carrier
Machiavélisme :
   Ces prêtres emprisonnés sont au nombre de 90. Pour certains, cela fait plusieurs mois qu’ils ont été arrêtés pour avoir refusé de prêter le serment de la constitution civile du clergé. Le 25 octobre, le Comité révolutionnaire de Nantes les a fait emmener dans une prison  » flottante  », La Gloire, ancrée devant la Sécherie. Le plan de Lamberty, on l’a compris, est de faire transférer les malheureux sur les gabares modifiées qui seront coulées au milieu du fleuve. La veille, le 15 novembre, il a demandé au commandant chargé de la surveillance des prêtres de supprimer toute garde cette nuit-là afin qu’il n’y ait pas de témoins de la noyade. Il fait même preuve d’un machiavélisme admirable en faisant croire aux prisonniers qu’ils seront emmenés la nuit suivante au château de la Musse et leur recommande donc de déposer entre les mains du commandant tous leurs objets précieux qui leur seront rendus une fois arrivés dans leur nouvelle prison.
    Après avoir bu un coup chez la femme Pichot, Lamberty et sa clique montent à bord de la gabare trafiquée pour rejoindre la galiote-prison. S’attendant à être transférés, les prêtres ne s’alarment pas outre mesure en les voyant arriver. Ils obéissent sagement quand on leur demande de monter deux par deux sur le pont.      Ils sont fouillés, dépouillés des objets de valeur conservés sur eux. On leur demande même de retirer leurs vêtements et leurs chaussures. Ils sont alors liés à deux, puis jetés à l’intérieur de la gabare. Le transfert se fait dans le calme. Les prêtres ne se doutent pas du sort funeste qui les attend. Seul le curé de Machecoul  s’inquiète en voyant sur le fond du bateau des pierres plates et blanches cachant des trous. Voyant de l’eau s’infiltrer, il conseille à ses voisins de se donner l’absolution l’un à l’autre. Ce qu’ils font.

Témoignage accablant
    Une fois le transfert achevé, Lamberty et ses hommes embarquent sur un bachot (un canot) puis coupent les amarres de la gabarre que la marée descendante entraîne. Quand l’étrange convoi passe devant la batterie flottante de la Samaritaine, le canonnier Vailly, en faction, leur fait signe de s’arrêter. Voici son témoignage accablant :  » Environ minuit et demi, huit particuliers de moi inconnus se sont approchés du bord dudit ponton montés sur un canot ; je les ai hélés et, au mot de qui vive, il m’a été répondu : Commandant, nous allons à bord. En effet, ils se sont approchés et m’ont demandé la liberté de passer avec un gabareau, qu’ils me dirent être chargé de 90 brigands, que j’ai su depuis être 90 prêtres. Je leur ai répondu que la consigne qui m’était donnée était de ne laisser passer aucun bâtiment, que l’on ne m’apparaisse d’ordre supérieur. Sur ma réponse, l’un de ces individus, nommé Fouquet, me menaça de me couper en morceaux, parce que, ajouta-t-il, lui et sa troupe étaient autorisés à passer partout sans qu’on pût les arrêter. Je leur demandai à voir leurs pouvoirs, ils obéirent et me présentèrent un ordre conçu à peu près en ces termes, et signé Carrier, représentant du peuple :           » Permis aux citoyens Fouquet et Lamberty de passer partout ou besoin sera avec un gabareau chargé de brigands, sans que personne puisse les interrompre ni troubler dans ce transport.  »

  Les noyades de Nantes en 1793.noyade Nantes ( Peinture de Joseph Aubert (1882) )
   Puis le canonnier Vailly poursuit :  » Muni de l’ordre du représentant Carrier que Fouquet et Lamberty venaient de me présenter, je ne crus pas devoir insister davantage ; en conséquence, les particuliers montant le canot et le gabareau contenant les individus passèrent sous la batterie du ponton où j’étais en faction, et un quart d’heure après, j’entendis les plus grands cris partir du côté des bateaux qui venaient de se séparer de moi et, à la faveur du silence de la nuit, j’entendis parfaitement que les cris de ceux que j’avais entendus auparavant étaient ceux des individus renfermés dans le gabareau, que l’on faisait périr de la façon la plus féroce. Je réveillai mes camarades du poste, lesquels, étant sur le pont, ont entendu les mêmes cris, jusqu’à l’instant où tout fut englouti.  »
Trois prêtres s’échappent :
    Le canonnier a tout entendu, mais n’a rien vu. Effectivement, la gabare poursuit sa descente du fleuve, dépasse les villages de Trentemoult et Chantenay. Lamberty attend l’endroit convenant pour agir. Le voici, juste avant l’île Cheviré. La profondeur est suffisante pour engloutir la péniche. Il fait signe à ses hommes de défoncer ses sabords à coups de marteau. L’eau envahit la cale, où les prêtres, commençant à se rendre compte qu’ils vont bientôt rencontrer le Créateur, se mettent à hurler de désespoir, à supplier pour qu’on leur porte secours. Un des bourreaux a l’idée de leur faire une bonne blague, il grimpe sur le chaland en train de couler pour faire semblant de vider l’eau au moyen d’une poêle à châtaignes percée de trous.

     Que c’est amusant ! Mais les prêtres, qui ont déjà de l’eau à mi-cuisse, ne goûtent pas la plaisanterie. L’affreux plaisantin rejoint ses compagnons dans la barque, qui s’éloigne pour éviter d’être entraînée par le remous du chaland. Bientôt, les cris s’évanouissent. Le calme est revenu sur la Loire.  » Dieu accueille les siens avec de grandes serviettes de bain. »

   Lamberty demande alors à ses hommes de ramer jusqu’à l’endroit où la gabare a coulé pour vérifier l’absence de survivants !. Il a raison, car plusieurs malheureux, encore liés deux par deux, sont parvenus à s’échapper de leur prison. Ils luttent désespérément pour éviter la noyade. Mais quelques coups de rame bien placés   » les amènent vite à la raison  ». Bientôt, les flots du fleuve ont retrouvé leur calme. Lamberty ricane, content de son oeuvre de mort. Les noyeurs regagnent la rive, où chacun rentre chez soi satisfait du devoir accompli. Voilà 90 corbeaux, ennemis de la République, qui ne coûteront plus cher à nourrir. Quant à Lamberty, il file prévenir Carrier de l’efficacité de la méthode.
   Pourtant, le lendemain, on apprend que trois prêtres ont réussi à filer dans le noir après s’être détachés. L’un a été repêché et les deux autres ont atteint la rive. Tous trois ont trouvé refuge sur un navire, ancré à proximité, : L’Imposant.          Aussitôt, Carrier les réclame au capitaine pour les faire noyer le soir même. Les malheureux n’ont gagné qu’un jour de vie. Pourtant, un prêtre a survécu au massacre, il s’agit de l’abbé Julien Landeau, curé de Saint-Lyphard. Mal ficelé, il avait réussi à détacher ses liens l’unissant à un vieux moine. Échappant aux coups de rame, ils s’étaient éclipsés dans la nuit.

Un unique survivant :
  Mais le moine est vieux et gras. Bientôt, il est à bout de forces. Malgré ses efforts, le curé est incapable de le sauver de la noyade. Le voilà seul. Il est sur le point, à son tour, de se noyer quand il parvient à attirer l’attention d’une barque. Les bateliers le hissent à bord, mais le déposent aussitôt sur la rive de peur d’être dénoncés à Carrier. Défaillant de froid, de faim et de fatigue, Landeau trouve refuge dans une chaumière compatissante. Mais avant l’aube, il lui faut partir pour ne pas mettre en danger ses hôtes. Déguisé en maraîcher, équipé d’un panier plein de légumes, il rallie Nantes en sabots. Une femme de son pays lui offre l’asile le temps que son frère, paludier à Guérande, vienne le chercher. C’est le seul survivant du massacre des 90 curés.

     Les noyades de Nantes, 1793. Gravure de Maurand réalisée d’après le dessin d’Hippolyte  de la Charlerie (1827–1867) et extraite de La Révolution française par Jules Janin (1862)les noyade de nantes
    Au cours des jours suivants, de nombreux cadavres sont repêchés sur les berges de la Loire. Ils ont pu s’échapper par les sabords trop grands ouverts, ou bien le chaland s’est brisé contre un banc de sable. C’est embêtant, car la rumeur de l’affreuse noyade se répand dans Nantes. Mais Carrier peut se rassurer, car nul n’ose s’en insurger de peur des conséquences !!. Il reste une dernière chose à faire à Lamberty et à ses hommes : récupérer les biens des prêtres restés à bord de leur prison et qu’ils n’ont pas pu emporter la nuit du crime.
   Le lendemain, ils vont chercher La Gloire pour l’amarrer au quai d’un nommé Sourisseau et entreprennent de la vider dans son entrepôt. Ils décident de se partager le trésor arraché aux prêtres quelques jours plus tard. Mais l’un d’entre eux, le nommé Foucaud, revient en catimini pour tout embarquer sur des charrettes et… disparaître. Prévenu, Lamberty est fou de rage de voir ainsi le butin lui échapper. Environ 40 000 francs, dit-on. Une fortune à l’époque. En guise de dédommagement, Carrier lui donne la galiote, sur laquelle il organisera quelques jours plus tard un grand dîner pour fêter la mort des prêtres. Certains invités n’hésitant pas à enfiler des soutanes et perruques oubliées dans un coin.

La méthode de la  » déportation verticale  » a prouvé, malgré quelques imperfections, son efficacité. Jean-Baptiste Carrier décide de l’appliquer à grande échelle pour se débarrasser des milliers de Vendéens qui encombrent la prison de la ville. Entre les derniers jours de 1793 et février 1794, de 1 800 à 4 800 victimes disparaissent dans la Loire. !!!!!!

Saint Emilion …………..


16 novembre 767 : Mort de l’ermite Émilion près de Bordeaux

    Le 16 novembre 767, l’ermite Émilion s’éteint dans son refuge des environs de Bordeaux. Autour de son tombeau se développe au Moyen Âge une cité qui porte son nom, avec en son centre une curieuse église monolithique dont la nef est creusée dans le sous-sol calcaire. La cité est célèbre aujourd’hui dans le monde entier en raison de la qualité exceptionnelle de son vignoble et de la beauté de ses paysages. Saint-Émilion est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.

 Selon la tradition, lorsque Saint-Emilion quitta sa Bretagne natale au milieu du VIIIe siècle, il traversa une bonne partie de la France en prodiguant quelques miracles. Il s’arrêta finalement dans la forêt des combes, où la brusque dépression d’une vallée riante lui offrait un asile bienveillant. A l’époque, la région était ravagée par les Sarrasins et pour se soustraire aux lames de leurs sabres, Emilion aurait creusé une grotte de ses mains. Dans cette cavité, il jeûna, pria, nourrit les oiseaux et il y fit de nombreux miracles. Un jour, un attroupement s’invita dans la retraite d’Emilion avec une femme aveugle à sa tête. Elle avait rêvé que le saint homme traçait une croix sur ses yeux avec les mains et elle le suppliait maintenant de réaliser son rêve. L’ermite s’exécuta et la femme retrouva aussitôt la vue. Elle repartit chez elle toute joyeuse. Cette grotte existe encore.

Evidemment, ces légendes prêtent à de nombreuses discussions, .  Parlons surtout du lieu qui fut sa demeure. On descend dans l’ermitage de saint Emilion comme on pénètre dans une crypte sacrée ou le tombeau d’un pharaon, avec solennité et en suivant un guide, parfois à la lueur d’une torche. Il faut dire que l’on approche ici le sanctuaire de la cité, son cœur originel ou, comme l’écrit Léo Drouyn, le palladium, c’est-à-dire le lieu sacré et l’emblème mystique de Saint-Emilion.

   L’escalier qui mène à l’ermitage date de la fin du XVIIe siècle, époque où d’importants aménagements ont été réalisés : placement des balustrades que l’on voit à l’intérieur et condamnation des autres accès. Sur le pilier qui supporte le porche de l’escalier, on devine une inscription gravée dans la pierre en 1708 :

 Emilio Silet Hic
 Nec Sit Grave Dice
 Re Mecum Desv
 Per
 Ille Famem
 Pulsit et Iste
 Sitim

Que l’on peut ainsi traduire :  » Ici repose Emilion. Qu’il ne vous soit pas pénible de dire avec moi : pendant qu’il était de ce monde, il apaisa la faim, maintenant il étanche la soif. »

  L’allusion à la faim tient aux pains qu’Emilion subtilisait pour distribuer aux pauvres et l’allusion à la soif fait plus certainement référence à la source qui coule dans l’ermitage qu’au vin produit dans la cité. Et en effet, une fois les marches descendues, on aperçoit sur la gauche un bassin qu’une fontaine vient remplir. A l’origine, l’accès au sanctuaire se faisait depuis le fond opposé par une ouverture plein pied, donnant directement dans la rue. Cette entrée, plus logique et agréable, est aujourd’hui murée et donne sur une cave voisine. Il est aussi possible que la grotte se poursuivît jadis dans le fond, soit par un escalier remontant dans la chapelle de la Trinité, située juste au dessus, soit par un passage conduisant à l’église souterraine.

L'Ermite dans la forêt La tradition veut que l'ermite Emilion s'installe au cœur d'un paysage vierge : la forêt des Combes. Or, comme le laisse voir cette gravure de Gustave Doré où une jeune femme vient à la rencontre de l'ermite, le lieu choisi par l'ermite à la croisée de chemins était très certainement déjà en partie bâti et peuplé.

   Le saint est sensé avoir habité le lieu de l’an 750 à 767. Dans une chaire, on voit son fauteuil ; dans la cavité percée dans le pilier face au fauteuil l’armoire du saint ou même son four ; dans l’autel, sa table ; dans le tombeau, le lit de l’ermite. Seul le bénitier creusé dans un petit chapiteau gallo-romain ne prête pas à interprétation. La rusticité du lieu a longtemps rendu impossible une datation de l’ermitage et on a longtemps supposé qu’il était contemporain du saint et que, par conséquent, ce dernier l’avait bien occupé.

    Cette croyance était appuyée par la Vita sancti Emiliani Confessoris, un manuscrit du premier quart du XIIe siècle (entre 1060 et 1120), probablement rédigé par les mêmes moines que ceux qui creusèrent l’église souterraine. En effet, le manuscrit raconte la vie du saint et son installation dans la forêt des Combes. Le fait qu’il y soit écrit qu’il tailla dans le rocher une cellule et un oratoire viendrait corroborer l’authenticité de l’ermitage, au moins à partir de cette époque. Mais on sait qu’à cette époque de crise religieuse, la confection de la légende du Saint Patron de la communauté devient une urgente nécessité, il est délicat de prendre au pied de la lettre ce que le manuscrit raconte. Jean-Luc Piat, archéologue du bureau d’études Hadès-Ausonius, émet lui aussi de sérieuses réserves quant à l’authenticité du lieu. Une étude attentive des modifications modernes de l’église souterraine que l’on retrouve dans l’ermitage fait penser à une oeuvre de la Contre-Réforme, mouvement de réaction de l’Église catholique romaine, apparu dans le courant du XVIe siècle face à la Réforme protestante. L’Ermitage serait donc un faux fabriqué de toute pièce pour reconquérir un territoire sous influence protestante. Le Concile de Trente réaffirme en 1546 l’importance du culte des saints et de l’adoration des reliques, ce qui coïncide avec le renouveau du culte de Saint-Emilion. Il n’est pas douteux que relancer le pèlerinage émilionnais et attribuer à l’ermitage des pouvoirs surnaturels permettait de renforcer les sentiments antiprotestants des populations catholiques.

  L’hypothèse la plus probable aujourd’hui est donc que, plutôt que d’être l’ermitage du saint, ce fut un tombeau (probablement celui du saint) au VIIIe siècle, popularisé au XIIe siècle puis considérablement agrandi et aménagé en croix latine au XVIe pour raviver le culte. En 1946, enfin, on retira la statue mutilée du saint pour la remplacer par une statue moderne. La statue ancienne est remisée dans une niche du chœur de l’église collégiale, près du trésor.

Un lieu de miracles

    Quoi que l’on pense de cet antre souterrain, il n’en demeure pas moins vrai qu’on lui attribue un grand nombre de pouvoirs surnaturels. Les témoignages gravés dans la pierre, que l’on ne remarque pas tout de suite mais qui sont bien là, sur les parois au bas de l’escalier, attestent de la ferveur des visiteurs. La densité bénéfique est tout à fait remarquable sur un seul lieu et de nombreuses personnes témoignent chaque année des  » phénomènes magiques  » du caveau. Au visiteurs de tester.!

La source.

Quand saint Emilion s’installa dans l’ermitage, il n’y avait point d’eau nous dit la légende. Le saint fit miraculeusement remonter le cours d’un ruisseau depuis la vallée jusqu’au fond de son ermitage pour le désaltérer[1]. C’est cette eau qui coule encore sous vos yeux, qui passe sous l’ermitage par une très vieille canalisation et remplit le lavoir de la Petite Fontaine quelques mètres plus bas. A cet endroit, on peut juger du remarquable débit de la source.

L'Ermitage au début du XXe siècle Cette carte postale du début du XXe siècle montre un ermitage en accès libre, semblable à celui que l'on connait aujourd'hui. Seules les mystérieuses phrases tracées au noir sur la voûte ont disparu. Cliché : Librairie des Colporteurs.

Au XIXe siècle, l’accès à l’ermitage était entièrement libre et cette source était connue sous le nom de Fontplegada, c’est-à-dire la source pliée, sans doute en référence au miracle. Elle était connue pour guérir des maladies des yeux, comme beaucoup de sources locales, et les crises de conjonctivites se soignaient par des compresses imbibées de cette eau. Plus généralement, elle faisait passer les douleurs de toute sorte à celui qui en buvait. Aujourd’hui, il serait peut-être dangereux d’en boire, mieux vaut en frictionner les parties malades, ce qui était aussi l’usage.

Le bassin a encore le pouvoir de réaliser les vœux d’un simple jet de pièce. Sans doute ce bassin tient-il cette propriété de son passé d’ ancien baptistère. Une fonction que laissent supposer les quelques marches qui descendent vers l’eau. Mais surtout, la fontaine offre une rencontre avec le grand Amour, voire un mariage dans l’année, à quiconque lâchera deux épingles qui tomberont au fond du bassin en se croisant. Des générations de jeunes personnes ont ainsi provoqué la chance et, il n’y a pas si longtemps encore, un tapis d’épingles témoignait de cette ferveur. Un roman anglais de la collection Harlequin (« Two pins in a fountain » de Jane Arbor) qui se déroule à Saint-Emilion évoque cette coutume. C’est dire…

Le fauteuil

Le fauteuil du saint ermite serait un siège de la fécondité féminine.! Toute femme désireuse d’enfant qui s’assoit sur ce fauteuil tomberait enceinte dans l’année. D’après François Bouchet, guide de l’Office du tourisme, Aliénor d’Aquitaine en personne y aurait posé son séant avant d’enfanter Richard Cœur de Lion ou Jean Sans Terre (la légende s’égare un peu sur l’identité du fils de l’ermitage). Cela prêterait à sourire si l’office du tourisme de Saint-Emilion ne jurait recevoir régulièrement faire-parts de naissances et clichés échographiques de visiteurs des quatre coins du monde suite à leur passage dans l’ermitage.????

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