L’autisme ?


( après avoir vu , revu le film  » Code Mercury  »

Code Mercury Poster

ce soir ) :

L’autisme est un trouble du développemental débutant avant l’âge de 3 ans. Il touche simultanément : Les interactions sociales , la communication ( verbale et non verbale ) . Le comportement avec les gestes stéréotypés , des rituels et des comportements / actions répétitifs .

D’autres troubles existent pour ce qu’il est de la cognition, de la motricité, de la sensorialité, des capacités adaptatives, mais ils ne sont pas retenus dans les critères diagnostiques. Dans les classifications internationales actuelles, l’autisme fait partie d’un groupe plus large de troubles appelés Troubles Envahissants du Développement (TED). (  »Envahissants  » signifie que plusieurs secteurs du développement sont touchés (interactions sociales, langage, comportements…). L’autisme est la forme la plus typique et la plus complète de TED connue à ce jour …

La description du  » trouble  » l’autisme est relativement récente : En effet, ce n’est qu’en 1943 que le psychiatre américain d’origine autrichienne Leo Kanner

décrit sous le nom d’autisme infantile des particularités de comportement de certains enfants : tendance à l’isolement, besoin d’immuabilité et retard de langage.

Dans les années 50-70 les conceptions psychanalytiques ont fortement marqué la psychiatrie française et la compréhension de l’autisme. L’autisme était alors relié aux  » psychoses infantiles  », ( terme employé dans les classifications officielles jusqu’en 1980 )…..Plus tard ,d’autres courants de recherche théorique ont pris une importance croissante dans l’étude du développement normal et pathologique de l’enfant : biologie, psychologie développementale, sciences cognitives… La compréhension des troubles autistiques a été fortement modifiée par ces contributions, et continue d’être enrichie par les recherches actuelles. 

En 1980 le concept de psychose infantile a été abandonné au plan international, en même temps qu’est apparu le terme de Trouble Envahissant du Développement.
L’autisme est conçu actuellement comme un trouble neuro-développemental aux origines multifactorielles, notamment génétiques. 

Description :

L’autisme apparaît au cours des 36 premiers mois de la vie. Parfois, des signes sont présents dès les premiers mois de la vie, parfois les signes apparaissent après une période plus ou moins longue de développement apparemment normal.

L’autisme est réputé durer toute la vie ,  » joue un rôle  » dans le développement et les apprentissages de tous ordres. L’hétérogénéité du développement est caractéristique de l’autisme et des TED, c’est-à-dire que certains domaines de développement vont être très atteints, d’autres beaucoup plus légèrement ou pas du tout. Des facultés d’apprentissage, de compréhension particulières ,exceptionnelles sont également fréquemment retrouvées chez les personnes avec autisme !

Il n’existe pas de moyen objectif (pas de tests sanguins, radiographiques…) pour faire le diagnostic d’autisme. Les examens complémentaires très importants à réaliser ont surtout pour but de rechercher les fréquents troubles associés……Dans tous les cas, le  diagnostic basé sur l’observation de : L’altération des interactions sociales ,  de la communication et du caractère restreint, répétitif et stéréotypé du comportement, des intérêts et des activités…..

 Pour poser le diagnostiquer l’autisme ou le TED, un certain nombre de symptômes doivent être associés. J’ai lu que différentes classifications  ont été mises au point pour permettre ces diagnostics :

Altération des interactions sociales : Les personnes autistes ont une mauvaise appréciation des signaux sociaux ou émotionnels, comme l’intonation de la voix ou les expressions faciales. Elles ont beaucoup de mal à interpréter ce que les autres pensent ou ressentent, elles manquent d’empathie. Les enfants autistes ne savent pas comment jouer de façon interactive avec les autres enfants, ils ont tendance à s’isoler, ne répondent pas à l’appel de leur prénom, fuient le regard.

Altérations qualitatives de la communication :

Les troubles du langage sont constants : Beaucoup d’enfants autistes n’accèdent pas au langage oral, ou lorsque celui-ci est acquis, souvent avec retard, un grand nombre de difficultés restent. Pour le langage verbal : Sur le plan expressif : Le langage reste très concret, autour des besoins de la vie quotidienne (nourriture, famille, toilette…). Le  » je  » n’est pas utilisé. L’intonation est étrange, la voix peu modulée,  » haut perchée  ». Sur le pan réceptif : on constate un manque de réaction émotionnelle aux sollicitations verbales, la compréhension du second degré est difficile d’accès .

Quand le langage oral est acquis, une faible synchronisation, un manque de réciprocité dans les échanges  » parlés » restent présents et entravent plus ou moins la communication.

Les personnes autistes sont également gênées dans leur communication non verbale : elles utilisent peu de gestes sociaux ( » au revoir  »,  » bravo  »…), peu de gestes interactifs, peu ou pas d’imitation. La communication parlée n’est pas accompagnée de gestes, les mimiques faciales sont peu expressives. Chez les enfants, on note aussi des anomalies dans le jeu du  » faire semblant  ». Les intérêts des enfants autistes sont restreints, leurs activités sont souvent stéréotypées et répétitives. Ils peuvent être fascinés par des objets inhabituels (bouts de ficelle, plumes, miettes…), ou utiliser de façon inhabituelle des objets ou des jouets (faire tourner indéfiniment une roue de petite voiture…). Souvent ils ont besoin de rituels plus ou moins complexes et supportent très mal les changements dans le quotidien. On note des  » stéréotypies  » : gestes répétitifs comme se balancer ou tourner sur soi-même. Les personnes autistes peuvent également présenter des comportements auto-agressifs et des automutilations. Ces comportements sont plus ou moins envahissants, et peuvent persister ou au contraire s’atténuer. Ils peuvent également être renforcés ou réapparaître à certaines périodes de la vie.

D’autres symptômes sont souvent associés à l’autisme :

Des compétences cognitives particulières : très bonnes capacités visuo-spatiales, mémoire très développée dans certains domaines…

Des particularités sensorielles : Celles – ci peuvent concerner toutes les modalités sensorielles : Ouïe, vision, odorat, toucher,  »vestibulaire  » (c’est-à-dire sens de la position dans l’espace), et être caractérisées par une hypo, une hypersensibilité, ou la recherche de stimulations sensorielles souvent inhabituelles (sensibilité à certains sons, odeurs ou textures, coexistant parfois avec une apparente indifférence à d’autres, perception différente de la douleur…).

Des troubles de la motricité et de la posture : difficultés de coordination droite-gauche ou haut-bas du corps, raideur et utilisation de la posture pour réguler les émotions, atteinte de la  » motricité fine  »…

Les anomalies, troubles ou maladies associés à l’autisme sont fréquents :

Le retard mental : Dans une majorité de cas (environ 70%), l’autisme s’accompagne d’un retard mental plus ou moins sévère. ( Les autres 30% sont appelés  » autistes de haut niveau  » ).

Les déficits sensoriels, auditifs ou visuels sont beaucoup plus importants que dans la population générale .

L’épilepsie !!!: environ 1/3 des personnes autistes présentent des manifestations épileptiques plus ou moins graves . ( décidément, je retrouve cette  » saleté  » d’épilepsie partout !)

Epidémiologie ? Non, l’autisme n’est pas contagieux .

L’autisme touche 4 fois plus de garçons que de filles .

Causes de l’autisme : ?

Il n’a pas encore été trouvé de cause unique à l’autisme et il est probable que plusieurs causes différentes peuvent entraîner le développement des signes de l’autisme. Cependant , les recherchent suggèrent fortement qu’il existe des bases neurologiques et génétiques. L’idée selon laquelle l’autisme trouverait son origine dans des troubles de la relation parent-enfant ????? doit être maintenant totalement abandonnée . (Le risque d’apparition de l’autisme ne dépend pas du niveau social ou éducatif de la famille ni de l’origine ethnique ).

Les recherches sur les causes de l’autisme font appel à des spécialités scientifiques différentes et à des approches variées, sans doute complémentaires : 1) Neuropsychologique : Qui cherche à comprendre le fonctionnement cognitif des personnes autistes. Trois modèles principaux ont été étudiés : Un déficit des fonctions exécutives

Une  » faiblesse de la cohérence centrale  »

Un déficit de la  » théorie de l’esprit  » 

Les données neurobiologiques  :

Ces recherches se basent sur l’étude de la morphologie du cerveau, et l’étude de son fonctionnement avec les nouvelles techniques d’imagerie, sur des mesures biologiques. 

Ces études ont permis de mettre en évidence des différences de morphologie du cerveau des personnes autistes, des différences dans leur cinétique développementale, des anomalies du traitement de l’information révélées par des anomalies dans l’activation des différentes zones et des différents circuits cérébraux, des anomalies biologiques significatives.

Les données génétiques :

L’intervention de facteurs génétiques parmi les causes de l’autisme est maintenant reconnue. Il s’agirait d’une transmission multigénique complexe.

Les données psychanalytiques :

Les particularités perceptives, sensorielles et motrices des personnes autistes entraîneraient des troubles dans la constitution du psychisme, et notamment concernant la constitution de l’image du corps et des  » enveloppes corporelles  ». Ces difficultés entraîneraient un débordement émotionnel lui-même responsable de difficultés ajoutées dans le développement et l’organisation des perceptions sensorielles et de la cognition.

Les recherches psychanalytiques actuelles s’appuient sur des éléments de concordance apparus ces dernières années entre les données fournies par les neurosciences, les travaux du courant de la psychologie du développement et les théorisations élaborées à partir de l’observation des bébés notamment, des ressentis des patients et des observations empathiques recueillies dans les traitements ….

Prise en charge de l’autisme :

Il n’y a pas à ce jour de traitement capable de guérir l’autisme, et il est très difficile de ne pas se perdre devant les multiples modes de prises en charge proposées pour répondre aux difficultés des personnes autistes.

Cependant, un accord existe :

  Souvent il est  » recommandé  » ? que la prise en charge des personnes autistes repose sur trois grands volets :

Educatif, avec pour objectif l’autonomie du sujet

Pédagogique, avec pour objectif les apprentissages

Thérapeutique, avec pour objectif la santé mentale et physique du sujet

L’intérêt d’une prise en charge précoce est reconnu. Mais, il faut savoir qu’une personne autiste peut continuer de progresser toute sa vie, y compris à l’âge adulte.

La prise en charge devrait être suffisamment intensive , être individualisée, adaptée aux particularités de chaque personne et régulièrement réévaluée en fonction de l’évolution.

Donc , il n’existe pas de prise en charge de l’autisme mais des modalités différentes qui peuvent être plus indiquées pour certaines personnes, pour certaines difficultés, ou à certains moments de l’évolution de la personne autiste. ( Des modèles souples, ouverts, coordonnant plusieurs modalités de prise en charge seraient à privilégier selon certains spécialistes . )

L’utilisation de médicaments peut-être indiquée. Il faut savoir que les traitements pharmacologiques sont toujours symptomatiques c’est-à-dire qu’ils visent à réduire certains symptômes (comme l’agitation, l’anxiété, des stéréotypies ou rituels envahissants, les troubles du sommeil…), sans traiter la cause de l’autisme .( en plus , ils ont souvent des  » effets secondaires  »)

Evolution :

L’autisme joue un rôle dans les apprentissages de tous ordres et entraîne un développement très hétérogène. Cependant , la plupart des symptômes s’améliore avec le temps. Le pronostic dépend notamment de l’existence et de l’importance d’un retard mental associé, de la présence d’une épilepsie, de l’apparition du langage avant 6 ans. Une aggravation pendant la puberté est fréquente, qui peut durer un à deux ans, avec retour à l’état antérieur. 

L’évolution est très variable d’une personne autiste à une autre. Certaines d’entre elles restent très handicapées toute leur vie, n’accèdent pas au langage, alors que d’autres vont arriver à une autonomie personnelle relativement bonne. La très grande majorité des personnes atteintes d’autisme a besoin d’un accompagnement important tout au long de la vie.

 » Les gestes barrières  »….


Qui les a inventés ?

En 1842, la clinique obstétricale de l’hôpital général de Vienne est frappée par la fièvre puerpérale ( La fièvre puerpérale est une maladie infectieuse de la femme, qui survient après un accouchement ou une fausse couche, surtout dans le cas où l’expulsion du placenta n’a pas été complète ). qui décime les femmes qui y sont admises. Le médecin hongrois Ignace Semmelweis

trouve la parade pour enrayer la transmission de la maladie. A l’époque on connaît bien la maladie. Mais sa mortalité est alors si minime parmi les femmes accouchées que personne ne s’en inquiète encore .

Une épidémie qui devient de plus en plus mortelle :

Vers 1832 /33, l’arrivée massive d’étudiants dans l’établissement change la donne. La maternité est divisée en deux sections, l’une tenue par par des sages-femmes, l’autre, par les étudiants. Et la mortalité bondit dans cette dernière unité : La mortalité descend à 2,6% chez les sages-femmes, tandis qu’elle atteint le chiffre effrayant de 9,5% chez les étudiants. En 1842, elle s’y élève à 15,8% et, certains mois le seuil des 30% est franchi. Un vent de panique s’ installe dans la ville. »

L’efficacité du lavage de mains en milieu hospitalier

Comment expliquer une telle différence entre les deux sections ? Nouvelle literie, venue d’un prêtre pour chasser les mauvais esprits, changements de locaux… Tout semble avoir été tenté, et pourtant, la mort plane toujours sur la clinique. C’est le décès de l’un de ses plus proches collègues qui met la puce à l’oreille au médecin Ignace Semmelweis  : le professeur Jakob Kolletschka ….

Jakob Kolletschka

meurt d’une septicémie après une blessure à la main lors d’une autopsie.

Tout devient clair alors pour le professeur qui comprend que la contamination se fait par les cadavres autopsiés par les étudiants qui se rendent ensuite auprès des patientes. De cette conclusion naissent alors les premiers gestes barrière : Il interdit aux étudiants et aux médecins de quitter les salles de dissection sans s’être lavé les mains avec une solution de chlore avant de se rendre au chevet des femmes en travail, de changer de tenue d’un service à l’autre, d’utiliser les instruments de dissection à d’autres fins . La mortalité chute alors pour tomber à seulement 1%. !

lavage des mains avec chlore

Fier de sa réussite, Ignace Semmelweis publie ses recommandations dans des revues scientifiques prestigieuses mais ses confrères ne lui accordent pas la reconnaissance escomptée. Le directeur de la maternité de Vienne, le professeur Klein , sans doute jaloux de son succès, l’empêche même de continuer à travailler dans son établissement. Son nom est cependant passé à la postérité : grâce à la découverte d’Ignace Simmelweis, des milliers de vie ont sans doute été sauvées en milieu hospitalier, et ceci , avant même l’apparition de la notion de stérilité née des travaux de L.Pasteur

Pasteur

. ( Finalement , on peut dire que l’histoire se  » répète » : le corona….)

Syndrome d’ auto- brasserie !


Syndrome  » d’auto-brasserie » : l’intestin de cet homme fabrique… de la bière !

     Après avoir été arrêté par des policiers en état d’ébriété, un homme a appris que son intestin produisait… de la bière ! Cette maladie peu connue porte un nom : le « syndrome d’auto-brasserie ».

Son intestin fabrique tout seul de la bière !!

Un homme de 46 ans, vivant en Caroline du Nord, n’aurait jamais pu deviner être ivre… depuis plusieurs années.

C’est lors d’une confrontation avec des policiers, où il niait « avoir consommé de l’alcool », qu’il a découvert être en état d’ébriété.

À l’hôpital, l’alcootest a indiqué que son taux d’alcoolémie était de 200 mg/dL, ce qui équivalait à environ « 10 boissons alcoolisées”.

L’homme a déclaré au personnel qu’au cours des trois dernières années, il avait connu de nombreux changements de personnalité, notamment une dépression, un “brouillard cérébral”, une perte de mémoire ou encore un comportement agressif.

   Il a aussi affirmé que ces problèmes avaient commencé une semaine après la fin d’une antibiothérapie pour une blessure au pouce.

  « Le personnel de l’hôpital et la police ont refusé de le croire quand il a nié à plusieurs reprises l’ingestion d’alcool », ont déclaré des chercheurs du Richmond University Medical Center à New York.

La plupart de ses tests étaient normaux, cependant, son échantillon de selles montrait la présence de Saccharomyces cerevisiae, également appelée « levure de bière ». Ce champignon est bien connu dans l’industrie des boissons puisqu’il contribue à la fermentation des glucides et à la production d’alcool.

     Les médecins ont commencé à soupçonner qu’il souffrait peut-être de la maladie du « syndrome d’auto-brasserie (ABS) », également appelée syndrome de fermentation intestinale.

   L’alcool crée par l’intestin provient de la conversion des glucides ingérés en alcool, grâce à l’action de champignons dans le tractus gastro-intestinal.

  La maladie est si rare que seulement 5 personnes en ont été diagnostiquées au cours des 30 dernières années.

Le syndrome d’auto-brasserie : un facteur de la maladie du « foie gras »

   La maladie du foie gras (appelée aussi stéatose hépatique non-alcoolique ou NASH) touche particulièrement les pays industrialisés et les cas en France se multiplient d’année en année. Elle survient par un excès de graisse dans le foie.

Selon un communiqué de l’Institut Pasteur, 1 personne sur 5 serait désormais concernée.

   La cause ? Notre mode de vie moderne propice aux excès d’alcool et à une alimentation grasse.

   Les personnes totalement sobres peuvent aussi contracter cette maladie, suggère une nouvelle étude. La bactérie  » Klebsiella pneumonia  », dissimulée dans le microbiote de certains patients, serait en cause.

  La maladie du foie gras est liée de près à la consommation d’alcool ainsi qu’à certains troubles métaboliques comme l’obésité et le diabète. En effet, l’alcool altère le traitement des acides gras par l’organisme. Ils prolifèrent alors en trop grande quantité dans le sang avant de s’accumuler dans le foie. Dans les cas les plus graves, cette maladie implique une greffe du foie.

   Or, un nouveau facteur dans la survenue de cette pathologie vient d’être identifié. Il s’agit du microbiote intestinal. Les chercheurs ont analysé les selles d’un patient atteint de la maladie du foie gras. Ce dernier était également victime d’une affection nommée « syndrome d’auto-brasserie ». Son nom parle de lui-même : le microbiote intestinal produisait de l’alcool à partir d’une alimentation riche en sucres.

   D’après les analyses des selles, c’est la bactérie intestinale  » Klebsiella pneumonia »  qui serait responsable. Si cette dernière se trouve dans les intestins de l’ensemble des humains, celle de ce patient pouvait générer 4 à 6 fois plus d’alcool que chez les autres.

Cette bactérie présente dans 60 % des patients atteint de NASH

   L’équipe de chercheurs a donc décidé d’étendre leur étude à 43 patients souffrant de la maladie du foie gras. Ils ont retrouvé des souches de Klebsiella pneumonia dans le microbiote intestinal de 60 % des malades !

   Pour aller encore plus loin, les scientifiques ont injecté des souches de la bactérie prélevées chez le premier patient dans le microbiote intestinal de souris saines. Au bout de 4 semaines, elles ont développé la maladie du foie à leur tour. Le foie s’est même vu endommagé de façon irréversible.

   Or, en utilisant un antibiotique neutralisant Klebsiella pneumonia, les chercheurs sont parvenus à améliorer l’état du foie des souris.

« Notre étude montre que Klebsiella pneumonia endommage votre foie, tout comme l’alcool, malgré vous », notent les chercheurs.

Une bactérie détectable par un test simple

  Si les chercheurs ne connaissent pas les causes de l’effet de Klebsiella pneumonia, ils estiment que cette dernière pourrait constituer une cible thérapeutique. Le diagnostic de la maladie pourrait être amélioré : en effet, les chercheurs ont remarqué qu’une perfusion de glucose chez les souris malades pouvait détecter l’alcool dans le sang. Ce test pourrait servir d’indicateur pour constater la présence ou non de la bactérie.

Epidémie ( peste )


.
   Extrêmement dévastatrice, l’épidémie de peste bubonique qui frappa Londres, au XVIIe siècle, fit près de 100 000 victimes. Désemparées face à sa propagation, les autorités britanniques eurent alors une idée étrange : celle de rendre le tabagisme obligatoire, même chez les écoliers ….(  le tabac étant alors considéré comme un médicament naturel, efficace face à ce fléau.)ImageEnfant avec une cigarette dans la bouche assis sur une mini chaise à côté d'un coq

Londres frappée par la peste :

 En 1665, une grande épidémie de peste bubonique frappe l’Europe et, notamment, la ville de Londres.peste

   Probablement propagée par des navires néerlandais ( infestés de puces et de rats porteurs du virus ) la maladie fait, au total, près de 100 000 morts dans la capitale anglaise ; soit , à peu près, à 20 % de sa population.

  Afin de limiter la contagion, plusieurs dispositions sont prises par le pouvoir central.
Ainsi, les personnes infectées ne peuvent pas sortir de chez elles,( tiens ,déjà le  » confinement  » ? ) tandis que la porte de leur demeure est marquée d’un motif (une croix blanche, rouge, ou encore l’inscription  »Lord have mercy  » (  »Dieu est miséricordieux » en français).

   Cependant, les autorités ne se limitent pas  à ces simples mesures relevant du bon sens.
Les médecins de l’époque pensent, en effet, que fumer du tabac est un excellent préservatif contre la peste.

    Cette croyance provient probablement , selon les historiens , des travaux menés par le médecin néerlandais Isbandis de Diemerbroeck qui attribuait au tabac des vertus médicinales, depuis l’épidémie de Nimègue (1635-1636).

Un remède de fortune……

   Afin de contenir la propagation de la maladie, les médecins anglais obligent alors la population (adultes, comme enfants !) à fumer massivement du tabac.

   Associé à la diffusion  ( dans chaque habitation ) de vapeurs issues d’un mélange de vinaigre et de plantes aromatiques, cette décision est censée représenter le principal remède devant ce fléau qui semble irrésistible

   Très pointilleuses, les autorités vont même jusqu’à fouetter les élèves du collège d’Eton qui refusent de fumer du tabac régulièrement.!

  Cependant, toutes ces mesures restent inefficaces et le salut de l’Angleterre n’advient, finalement, qu’après l’arrivée du pic de contamination, au cours du mois de septembre de l’année 1665.

Un dénouement brutal qui reste encore inexpliqué aux yeux des historiens actuels.

______________________

Pas de commentaire depuis plus de 5 jours : Comme prévu ; je les bloque !

marin-francis08@outlook.com

fralurcy085903@gmail.com

Je vous laisse juger…..


Complément :

  En instrumentalisant une létalité que nous savons désormais erronée, en abreuvant la population d’une pléthore de données « scientifiques » censées justifier des mesures coercitives, en favorisant l’éclosion de polémiques ( pénurie de masques, respect des protocoles habituels d’élaboration de traitements… ) visant à faire diversion, les instances politiques décisionnaires se sont rendues coupables de crime… à tout le moins contre l’intelligence des plus lucides des Français

  Dans un passionnant entretien vidéo de plus d’une heure réalisé le 25 avril dernier, Jean-Dominique Michel, anthropologue médical de nationalité suisse ayant exercé 15 ans dans le domaine de la santé publique, décrypte sans concession quelques-uns des tenants et aboutissants des dispositions adoptées par plusieurs pays occidentaux regardant la  » crise sanitaire  » découlant du Coronavirus : une mise en perspective intellectuellement salutaire, pointant les manquements et mensonges confinant à une véritable et non moins funeste imposture politique.

   Pour mémoire et afin de rappeler le contexte, d’une létalité ( proportion de décès par rapport au nombre de personnes infectées ) de 3,4 % scandée par l’OMS le 4 mars dernier  et d’une étude de l’Imperial College à Londres estimant le 12 mars à 500 000 le nombre de victimes potentielles sur le sol français, ces deux estimations ayant constitué le socle des décisions gouvernementales relatives aux restrictions de liberté de circulation et au sabordage économique de notre pays ( un des épidémiologistes de l’Institut Pasteur rapportant le 15 mars dernier que  » les observations de terrain coïncident avec les prédictions du modèle et ont tout autant concouru au processus de décision  » ), nous sommes désormais passés, selon les résultats de travaux menés par l’Institut Pasteur  rendus publics le 21 avril, à 0,5 %, une étude émanant de l’Université de Californie du Sud et relayée par Associated Press  ce même 21 avril évaluant quant à elle cette même létalité à environ 0,35 %.

Un crieur des morts au XVIIe siècle. Gravure de 1856
Un crieur des morts au XVIIe siècle. Gravure de 1856

   À l’heure où, sans nul doute à seule fin de maintenir le peuple dans l’état de sidération nécessaire à l’acceptation de mesures tant ubuesques que drastiques, les très médiatiques  » crieurs des morts  » du XXIe siècle ( exerçant encore à la fin du XVIIe siècle, le crieur des morts s’en allait par les rues, par les carrefours, annoncer au son d’une clochette, la nuit autant que le jour, les décès et les heures d’enterrement ) à la solde des instances gouvernementales se font un devoir d’égrener quotidiennement, et sans rougir de l’indécente comparaison historique, le nombre de victimes d’une crise sanitaire supposément  » sans précédent  », gardons à l’esprit que la  » grippe espagnole  », sévissant au début du XXe siècle, fit 20 à 50 millions de morts dans le monde ( soit 2,5 à 5 % de la population ), le choléra du milieu du XIXe siècle ayant quant à lui entraîné plus d’un million de décès pour la seule Europe, et la peste noire au XIVe siècle étant de son côté responsable de la mort de 6 millions de Français, soit le tiers de la population que comptait alors notre pays. !

   Sachant qu’à ce jour, on attribue officiellement au Coronavirus le décès d’un peu plus de 200 000 personnes dans le monde, soit 0,003 % de la population, que devons-nous en conclure ? Tout rapprochement de la crise sanitaire actuelle avec les fléaux antérieurs évoqués relève-t-il d’une surprenante méconnaissance historique ou d’une coupable désinformation ?

   Pressentant que le chiffon rouge de la  » pandémie  », agité par l’OMS, aurait de moins en moins le vent en poupe et que le paramètre létalité aurait bientôt vécu son heure de triste gloire, les autorités gouvernementales françaises ont d’ores et déjà changé leur cheval de bataille, attirant désormais l’attention des confinés de Français sur un autre chiffre plus à même d’inoculer de nouveau l’effroi, justifiant notamment la poursuite mortifère de la mise sous perfusion économique de certains secteurs d’activité, les entraves visant spécifiquement la religion catholique ou encore l’extension du  » masquage  » de la population ( moyen, parmi tant d’autres, de jauger du degré de domestication d’un peuple ) .

   Car, toujours selon les résultats de l’étude de l’Institut Pasteur publiés le 21 avril dernier, à peine 6 % des Français  auraient été contaminés par le virus ( chiffre qui ne devrait pas laisser de nous interroger, le virus annoncé comme hautement contagieux ayant librement circulé depuis au moins janvier en France, soit durant deux mois et demi avant un confinement au demeurant poreux ), laissant ainsi planer le redoutable spectre d’une  » deuxième vague  », plus meurtrière encore. Pourtant, selon des travaux réalisés par l’Université d’Oxford , environ 50 % de la population britannique avait déjà contracté le virus fin mars… Si la Grande-Bretagne n’est certes pas la France et si nous pensions qu’un simple tunnel les séparait, faudrait-il désormais compter avec un gouffre mathématique et sanitaire pour le moins… singulier ?

D’actualité ?


L’éternuement vitesse ? ….qu’est ce qui  se passe quand on éternue…

On éternue à près de 50 km/h  Résultat d’images pour illustration '' atchoum '' personnage dessin animé

   D’où le  » atchoum  » parfois très sonore que l’on pousse au moment de cette expiration brusque ! Les éternuements, en dehors d’un contexte de rhume ou d’allergie, interviennent lorsque le système de purification nasal commence à dysfonctionner. Ils permettent de faire circuler l’air dans le nez et de redynamiser les petits cils de la muqueuse nasale, censée piéger les impuretés. Les gouttelettes de mucus et autres microbes sont projetés dans un rayon de1,50m en moyenne et jusqu’à 9m de l’éternueur.!

Mary Mallon…..


…..Première porteuse saine d’une maladie infectueuse !

 

Début du XXe siècle, sur Long Island, une belle maison de vacances occupée par une riche famille et ses nombreux domestiques ; décor paisible mais bientôt inquiétant….

    Au cours de l’été 1906, la moitié des personnes occupant la villa tombe malade, ils sont atteints de vomissements, de diarrhées et de fortes fièvres. Le diagnostic est rapide, la typhoïde est en train de ravager la famille. Pour percer le mystère et l’origine du fléau, le père engage alors un célèbre médecin à l’allure de détective, George Soper  Résultat d’images pour George Soper médecinle  » guerrier des épidémies  »comme on le surnomme.

La cuisinière était malade sans le savoir

  Les soupçons se tournent rapidement vers les domestiques et une en particulier,       Mary Mallon Afficher l’image source , une cuisinière embauchée trois semaines avant que la première personne ne tombe malade. Soper s’intéresse surtout à un dessert que Mary Mallon prépare, une crème glacée aux pêches. Contrairement aux plats chauds, qui éliminent les bactéries, celui-ci comporte tous les microbes que la cuisinière transmet de ses mains sales. George Soper enquête sur cette femme nord-irlandaise de 37 ans et retrace son parcours. Entre 1900 et 1906, Mallon a travaillé pour plusieurs familles, laissant derrière elle de nombreux malades de la typhoïde !

    Les autorités la retrouvent et lui demandent de faire des tests, ce qu’elle refuse obstinément. Elle finit par être emmenée de force à l’hôpital et le verdict tombe, Mary Mallon est porteuse de la bactérie Salmonella typhi, à l’origine de la typhoïde, mais ne présente aucun symptôme de la maladie. Elle est mise en quarantaine sur une petit île du Bronx. Les médecins proposent de lui retirer la vésicule biliaire afin de stopper les contaminations mais elle refuse, persuadée de ne pas être malade.

Mary Typhoïde, un nom pour l’éternité !?

   A partir de 1909, la presse la surnomme  » Mary Typhoïd  », il faut savoir qu’après avoir été isolée et perdu un procès qu’elle avait intenté au département de santé de la ville de New York, elle finit par être relâchée à condition de ne plus exercer la profession de cuisinière. Mais Mallon persiste, elle ne peut exercer une autre profession et ne se pense pas malade, alors elle travaille dans différents hôtels, provoquant une recrudescence du nombre de cas dans la ville durant l’année 1915.

 Placée de nouveau en quarantaine, elle ne quittera plus l’île North Brother et mourra en 1938 près de 25 ans après cette seconde  » mise en retrait de la société  ». Le cas Mallon a permis de mettre au jour le profil des porteurs asymptomatiques qui, en toute innocence, représente un grand danger pour la population.

   Alors que le coronavirus pose la question de la gestion des personnes atteintes sans symptômes, le débat sur l’adéquation entre autonomie personnelle et santé publique revient d’ actualité.!

Si çà peut aider un lecteur …..


Il suffit de l’imprimer mais il est possible aussi de la  » faire  » , écrire  à la main …..

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

Je soussigné(e),

Mme/M. :
Né(e) le :
À :
Demeurant :

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire :

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d’une affection de longue durée.

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

[ ] Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.
Fait à :

Le : à h
(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)
Signature :