Cela aurait pu être plus grave !


L’énorme boulette dans la vaccination en France:

.……..140 patients  »vaccinés » par erreur… au sérum physiologique, au lieu du vaccin Pfizer !!!

Cent quarante personnes venues se faire vacciner contre la Covid-19 mardi dans un centre de vaccination à Epernay (Marne), ont reçu par erreur une injection de sérum physiologique au lieu d’une dose de vaccin Pfizer/BioNTech,  »sans conséquence pour leur santé  », aurait indiqué le CHU de Reims.( pas loin de ma région d’origine ) !L’énorme boulette dans la vaccination en France: 140 patients «vaccinés» par erreur... au sérum physiologique, au lieu du vaccin Pfizer

 »Mardi après-midi, 140 personnes ont reçu une injection composée uniquement de sérum physiologique. Cette injection est sans conséquence pour la santé, cependant, leur parcours vaccinal reste incomplet », déclare le centre hospitalier de Reims dans un communiqué, confirmant une information de France Bleu Champagne-Ardenne.

Mercredi matin,  »immédiatement après la constatation de l’incident , une analyse des causes qui ont conduit à cette erreur a été menée», et  »une cadre de santé a été missionnée pour renforcer les procédures préexistantes de sécurité  », assure le CHU, sans plus de précisions sur la nature de cette erreur.

Un nouveau rendez-vous :

Les 140 patients concernés, ont été contactés dès jeudi par le personnel du centre de vaccination,  »pour les informer et leur proposer un nouveau rendez-vous », a indiqué le CHU. Ceux qui le souhaitaient ont pu  »échanger avec un médecin pour répondre à leurs interrogations ».

Comme chacun sait : Le sérum physiologique est une solution d’eau salée utilisée dans différents soins médicaux comme le nettoyage des plaies, des yeux ou encore comme diluant lors d’injections et ne présente pas de conséquences pour la santé…..( HEUREUSEMENT ! )

Point de VUE !


Avec ces histoires de coronavirus , on a un boulevard pour interdire l’ensemble des rassemblements et les manifestations, de plus ce Covid-19 occupe tout l’espace médiatique ce qui nous permet d’avancer masqués sans attirer l’attention de la populace , je me suis donc dit qu’on pourrait balancer un 49 -3 sur les retraites dès samedi soir histoire de tirer avantage de cette crise sanitaire pour tombée du ciel pour  » la leur mettre bien profonde  »

  • ça c’est vraiment un  » plan de fils de pute  » , ça me plait  » !
Le journal de BORIS VICTOR : LE CORONAVIRUS UNE ÉPIDÉMIE QUI TOMBE AU BON MOMEN...

9 mois de superstitions :


….croyances sur l’accouchement au XIXe siècle….Au XIXe siècle, les superstitions étaient nombreuses dans les campagnes françaises.

Par exemple : Si une femme enceinte assistait à l’égorgement d’un porc ou d’une volaille, on pensait qu’elle risquait d’avoir une hémorragie, de même que de crever sa poche d’eau si elle jetait de l’eau pendant la nuit. Pas question non plus de balancer des coquilles d’œufs dans l’âtre allumé du local de l’accouchement, car c’était le meilleur moyen d’avoir un mort-né.!!

En Auvergne, ( j’y habite ) les  » matrones  »

Une matrone lol

organisaient des espèces de sabbat préliminaires durant lesquelles les parturientes et leur entourage devaient bouger en gesticulant frénétiquement, tout en formulant des incantations chrétiennes et païennes. Elles flagellaient les ventres des accouchées avec un chapelet dans le but de dissiper leur angoisse.

Une fois l’accouchement accompli, il ne fallait pas jeter le placenta n’importe où, au risque de faire pleuvoir toutes sortes de malheurs sur l’enfant, mais au contraire de l’enterrer selon des rites précis, par exemple au pied de tel arbre portant fleurs et fruits ou à tel endroit où l’on avait la conviction que la terre ne serait pas retournée avant longtemps. Ce n’est que plus tard, quand l’obstétrique aura fait des progrès, que les matrones prendront l’habitude de le brûler ou de le jeter à l’eau. Pour savoir si une naissance sera suivie d’autres, les assistants recouraient aux spéculations astrologiques ou comptaient les nodosités du cordon ombilical, les rouges désignant les futurs garçons, les blanches, les futures filles.

Illustration :

accouchement ? ! à l’époque : Pas peur des virus !

 » à dada sur mon bidet  » !


En lisant le  » titre  » du billet ( en admettant que quelqu’un le lise ) , je présume que le lecteur va songer à  Résultat d’images pour images cheval à bascule ''ce jouet qui a presque disparu…..Mais non :

Il est question d’un autre bidet , objet presque disparu lui aussi :blanc de bidet illustration de vecteur

  Le bidet , banal meuble de salle de bain , a longtemps  » joui  » d’une réputation sulfureuse , surtout depuis que les G.I , qui l’ont découvert en 1939 – 45 dans les maisons closes , ont fait savoir au monde entier comment les Français se lavaient le derrière . En effet , à l’origine le bidet n’était pas destiné au lavage des pieds , comme ont l’a souvent raconté à certains enfants , mais bel et bien à celui des parties  du corps injustement qualifiées de  » honteuses  » . Aujourd’hui , le bidet semble passé de mode ,et on peut dire que c’est bien dommage ! car , outre ses vertus  avérées pour les soins et l’hygiène de notre   » séant » , il peut aussi être utile pour  bien d’autres usages comme la lessive à la main par exemple ….La baignoire baignoireoffre une plus grande contenance , mais…..Elle ne peut pas être chevauchée ….Quant au lavabolavabo , il est beaucoup trop haut pour nos  » popotins  » lol 

   __________________________________________________

      En français ancien, bidet veut dire petit cheval. On a  la possibilité de vous asseoir face aux robinets, ce qui est pratique, mais on peut aussi leur tourner le dos, comme si on s’asseyait sur les toilettes.

    Ainsi, le bidet servait pour l’hygiène intime des dames pendant les menstruations, mais aussi pour une hygiène intime après être allé à la selle.

   C’est l’époque aussi où notre  » chère  » Rika Zarai,Résultat d’images pour Rika Zaraï en plus de la chanson, s’intéressait à la santé naturelle et parlait du bain de siège avec de l’eau froide.

     Elle fut beaucoup raillée par les humoristes et pourtant, la méthode du bain de siège afin de refroidir l’organisme, que l’on peut aussi nommer hydrothérapie à de nombreuses vertus.

Dans un autre  » registre  » : Les 6 belles-mères……


…….

( à ma connaissance , rien de ce genre n’est arrivé avec les belles – mères de mon fils lol )

.….les plus mauvaises ayant  existé dans la vraie vie:

Dans la culture populaire  , les belles-mères ont une assez mauvaise réputation , d’être de  » mauvaises sorcières  ». Il ne faut tout de même pas généraliser , il existe de nombreuses belles-mères merveilleuses qui aiment et aident à élever leurs beaux-enfants, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de belles-mères maléfiques dans la vie réelle :

   1) Jessica Ann Cox :

Les belles-mères maléfiques Jessica Ann Cox

 La mère de 39 ans a été arrêtée en 2013 , accusée d’avoir menotté et torturé ses deux beaux-fils. Les adolescents ont témoigné qu’elle ne les avait pas nourris depuis trois jours et qu’elle les battait avec des rouleaux à pâtisserie et des maillets, les brûlait avec des cigarettes et les forçait à se baigner nus dans des baignoires remplies de glaçons et d’eau froide.

 

2 )Tracey Wright :

Les belles-mères maléfiques Tracey Wright

Tracey Wright, 31 ans, a été condamnée à 15 ans de prison après avoir été reconnue coupable de la mort angoissante de sa belle-fille de six ans ! Selon certaines informations, l’enfant aurait été cruellement battu et mort de faim.

  3 ) Heather Leavell-Keaton :

Cette belle-mère a été condamnée à mort pour les mauvais traitements, la torture et le meurtre de ses beaux-enfants de cinq et trois ansLe père des enfants, John DeBlase, a également été condamné pour leur mort. Le duo a apparemment utilisé de la cire de bougie chaude et des cigarettes, et a administré aux enfants un antigel toxique. Les enfants ont été tragiquement retrouvés choqués à mort.

   4 ) Tonya Schmidt

 La belle-mère de Pennsylvanie a été arrêtée pour avoir brûlé les mains de sa belle-fille de six ans . Une enquête a conduit les autorités à découvrir que les abus se poursuivaient depuis au moins trois ans.

5 )  Misty Stoddard

La belle-fille autiste de Stoddard est décédée de lésions cérébrales causées par une privation d’oxygène . Apparemment, la fillette de 11 ans avait été attachée à une planche de bois, la bouche fermée avec du ruban adhésif pour la  »protéger », aux dires de sa belle-mère.

6. Shaquila L. Byrd

     La femme de 35 ans a plaidé coupable d’avoir mis en danger le bien-être de son beau-fils de cinq ans. L’enfant a été déclaré par le personnel de l’école élémentaire avoir faim et être couvert de brûlures et d’ecchymoses sur tout le corps. Byrd a admis plus tard avoir frappé le garçon avec une ceinture, ainsi que lui avoir fait faire des pompes comme punition. Elle a également admis plus tard à un juge qu’elle enfermerait son beau-fils dans sa chambre à partir du moment où il reviendrait de l’école jusqu’à son départ pour l’école le lendemain, ce qui le faisait parfois se salir.!!

A cet instant …..


Je me demande si je suis  » contaminé » et…….

…… » COVID 19  »….

143 427 cas sont désormais confirmés sur le territoire national, dont 524 de plus en 24 heures.

En France, nous comptons 18 468 personnes encore hospitalisé pour le Covid-19, dont 506 nouvelles admissions enregistrées ces dernières 24 heures.

1 894 personnes sont encore en réanimation.

69 nouveaux cas graves ont encore été admis en réanimation les dernières 24 heures : le solde reste négatif avec 104 malades en moins.

62 563 personnes guéries sont rentrées à domicile.

Le nombre de décès s’élève à 28 022 en France ce mardi soir : 17 714 personnes sont mortes en milieu hospitalier depuis le 1er mars (125 de plus ces dernières 24 heures), et 10.308 en Ehpad et autres établissements médico-sociaux.

Les S.D.F et…..


…..le confinement ??????

Coronavirus : les sans-abri, grands oubliés du confinement

 Les personnes qui  » vivent  » dans la rue non seulement n’ont pas la possibilité de se confiner mais elles sont en plus confrontées à la raréfaction des services dont dépend leur survie.

Coronavirus : les sans-abri, grands oubliés du confinement

   Si le quotidien de l’ensemble des Français a changé radicalement en quelques jours, pour les sans-abris, la situation est devenue carrément invivable….

 

   Bien sûr qu’il est toujours là. Où voulez-vous qu’il aille ?

   Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron sur l’absolue nécessité de rester chez soi, Romano est assis dehors sur ses matelas, devant le renfoncement d’immeuble du nord-est parisien où il a installé tout son barda. Le confinement, il en a entendu parler, évidemment. Mais comment faire ?  » Moi, pas de maison, j’habite ici  », explique dans un français approximatif ce Roumain, qui constate, dépité, que la vie est devenue plus difficile encore depuis ce matin.  » Plus rien, plus personne ici pour apporter à manger, moi beaucoup beaucoup besoin d’eau  », raconte-t-il. Ce matin-là, en fait de confinement, deux amis sont venus partager une bière. L’un lui a ramené un repas, l’autre, qui s’inquiète de la fermeture de services où il devait finaliser sa demande d’aide médicale d’État, est venu chercher un peu de réconfort.

  Autre décor, un peu plus loin dans Paris, dans le tout nouveau quartier Rosa Parks. Une trentaine de tentes installées près du Décathlon, abritaient jusqu’à la veille quelque 60 à 70 personnes, essentiellement des familles. Lundi soir, indique Julia, coordinatrice de l’association Utopia,  » la police est venue pour leur demande d’évacuer, puis il y a eu contre ordre apparemment. Mais ils sont revenus le lendemain à 6 h 30, parfois en donnant parfois des coups de pied dans les tentes, et les familles ont finalement dû partir.  »Résultat d’images pour '' camp '' de sans abri

    Si le quotidien de l’ensemble des Français a changé radicalement en quelques jours, pour les sans-abri, la situation est devenue carrément critique.  » C’est comme en 2015, au moment des attentats, on disait aux gens de pas sortir de chez eux mais rien n’est prévu pour ceux qui sont à la rue  », constate Christian Page, un ancien sans-abri, aujourd’hui maraudeur pour  »’ Féminité sans abri  » .   » Ce qui est en train de se passer, c’est que tout, les accueils de jour, les distributions de nourriture, les services administratifs… est en train de s’arrêter, sans parler de la possibilité de faire la manche.  »

   La veille, pourtant, Emmanuel Macron déclarait que  » pour les plus précaires, pour les plus démunis, (…), nous ferons en sorte (…) qu’ils puissent être nourris, protégés, que les services que nous leur devons soient assurés  ». Et le 13 mars, le ministre du logement, Julien Denormandie, annonçait la suspension des remises à la rue au 31 mars des personnes mises à l’abri durant la trêve hivernale.

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Sales les français ?


 Une petite partie des Français déclare se laver moins souvent qu’avant le début du confinement imposé pour enrayer le nouveau coronavirus, selon un sondage de l’IFOP publié mercredi par le site 24 matin .

  Oui, les gestes barrière et le lavage de mains répété ont été adoptés par une large majorité. Mais seulement 67 % des Français interrogés déclarent pratiquer une  » toilette complète  » au quotidien en période de confinement, contre 76 % avant, constate l’IFOP. L’institut compare ce sondage réalisé les 3 et 4 avril avec une autre enquête effectuée début février. 

   » Cette absence de toilette quotidienne constitue, comme dans les précédentes enquêtes, un phénomène plutôt masculin, affectant avant tout les seniors dont les pratiques en matière d’hygiène ont été inculquées à une époque où le confort sanitaire de base (comme l’eau courante, la salle de bain, la douche…) n’était pas aussi répandu  », soulignent les auteurs de l’étude. 

   61 % des hommes déclarent en effet procéder à une toilette complète au mois une fois par jour en moyenne, contre 74 % des Françaises. Et moins de la moitié (49 %) des hommes de 65 ans et plus déclarent se laver entièrement tous les jours, contre 67 % des jeunes de moins de 25 ans. 

   L’hygiène dépend aussi d’avec qui on est confiné: c’est chez les hommes vivant seuls que la fréquence de lavage quotidienne est la plus faible (49 %, contre 70 % des hommes vivant à quatre ou plus dans leur foyer). 

   Un peu moins propres, les Français confinés se changent aussi moins souvent. 68 % des hommes déclarent changer quotidiennement de sous-vêtements, contre 73 % avant la mise en place du confinement, alors que 91 % des femmes changent de culotte tous les jours

   41 % des hommes vivant seuls admettent notamment ne pas changer de slip ou de caleçon tous les jours, contre 15 % des femmes. ?!

  L’absence du port de sous-vêtements apparaît même comme  » la grande tendance de cette période de confinement  », selon l’IFOP. La proportion de femmes ne portant jamais ou presque jamais de soutien-gorge est passée de 3 % avant le confinement à 8 % trois semaines après sa mise en place, surtout chez les femmes jeunes ou vivant seules. 5 % des hommes disent aussi ne  » jamais  » porter de slip, ou  » presque jamais  », contre 1 % en février. 

     »Alors que la peur d’être infecté par le virus a hissé les taux d’observance en matière de lavage des mains à des niveaux inégalés, le repli social lié au confinement a favorisé un relâchement de certaines habitudes en matière d’hygiène corporelle et vestimentaire, notamment chez les personnes isolées n’ayant plus besoin de donner une bonne impression aux autres  », souligne François Kraus, directeur du pôle Politique/Actualité de l’IFOP, dans un communiqué. 

   L’étude a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 3 au 4 avril 2020 auprès d’un échantillon de 1016 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.

Pandémies….histoireS


Pour moi d’abord ( me renseigner ) N.B : Il est encore beaucoup question d’argent !

Tableau  de Eric Muraille .

   Les années 1970 ont vu éclore le mythe d’un contrôle absolu et même d’une possible éradication des maladies infectieuses. La médecine disposait alors d’un arsenal d’antibiotiques permettant de traiter efficacement la plupart des infections bactériennes. Les campagnes de vaccination de masse avaient démontré leur efficacité contre de nombreux fléaux majeurs, tels que la variole, quasi éradiquée à cette époque. Cette situation amena William H. Stewart, chirurgien général des États-Unis à déclarer en 1978 :

 » Le moment est venu de fermer le livre des maladies infectieuses et de déclarer gagnée la guerre contre les pestilences.  »   !!!!

   L’éradication des maladies infectieuses, un  » Graal  » inaccessible..

 Mais en 1981, les premiers cas de syndrome d’immunodéficience acquise (sida) dus au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) furent documentés. Entre 1981 et 2018, le VIH causa la mort de plus de 32 millions d’individus. Il est le plus connu d’une longue liste d’agents infectieux dits émergents.

 La destruction des écosystèmes naturels, le changement climatique et la commercialisation d’animaux sauvages génèrent de nouvelles opportunités d’infection et donc d’adaptation à de nouveaux hôtes. Le VIH résulte de l’adaptation à l’espèce humaine du virus de l’immunodéficience simienne infectant les primates non humains. Les coronavirus SARS-CoV et SARS-CoV-2, respectivement à l’origine des épidémies de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2003 et 2019, seraient originaires de la chauve-souris. Tout comme les épidémies de fièvres hémorragiques dues au virus Ebola. Plus de 70 % des 335 agents infectieux émergents identifiés entre 1940 et 2004 ont été transmis à l’être humain par l’animal. Ils nous rappellent que la protection contre les épidémies n’est jamais un acquis.

Non seulement de nouveaux agents infectieux apparaissent sans cesse, mais ils évoluent. Ils s’adaptent aux pressions de sélection, telles que les antibiotiques, les antiviraux et parfois même les vaccins. Un nombre croissant d’espèces bactériennes, en particulier les «      ESKAPES (Enterococcus, S. aureus, K. pneumoniae, A. baumannii, P. aeruginosa, et E. coli), sont aujourd’hui  fréquemment multirésistantes et associées à une morbidité, une mortalité et un coût économique croissants. L’OMS considère la résistance aux antibiotiques comme l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement. L’apparition d’une résistance à des vaccins a heureusement été beaucoup plus rarement observée. Elle a cependant été documentée pour certains vaccins humains dont le vaccin conjugué contre la bactérie  »Streptococcus pneumoniae  ».

  Le système économique détermine la nature des épidémies

L’organisation sociale et en particulier le système économique détermine la nature des épidémies affectant une société. Et l’émergence de nouveaux agents infectieux est souvent en corrélation avec révolutions économiques.

L’invention de l’agriculture au Néolithique a entraîné une sédentarisation ainsi qu’une augmentation rapide de la taille des populations. La pratique de l’élevage, en augmentant les opportunités de transmission entre animaux et humains, a favorisé l’adaptation à l’espèce humaine de nombreuses infections animales. Cette révolution économique a causé une première transition épidémiologique majeure. Il est désormais établi que l’émergence de la variole, de la rougeole et de la peste, est la conséquence de la pratique de l’élevage ! L’agriculture a également permis le développement d’échanges commerciaux entre des régions parfois très éloignées.        Le commerce, dès l’Antiquité, permit la dissémination des épidémies sur de vastes zones géographiques. La peste de Justinien, première grande pandémie connue de peste, ravageât une partie de l’Europe en suivant les voies de transport maritime et contribua au déclin de l’empire byzantin. La peste réapparut au Moyen Âge en Europe via la route de la soie reliant l’Asie à l’Europe. Connue sous le nom de peste noire, elle tua entre 30 et 50 % des Européens entre 1347 et 1352.         Jusqu’au XVIIIe siècle, des épidémies majeures de peste sont encore signalées, dont la peste de Marseille en 1720, propagée à partir d’un bateau en provenance de Syrie, dont mourut plus d’un quart des habitants de la Provence.

La fin du XXe siècle a vu une croissance exponentielle de l’interconnexion et de l’interdépendance des États, conduisant à une économie dite mondialisée. En ce début de XXIe siècle, l’intensification du commerce et du tourisme international permettent une globalisation quasi instantanée des épidémies dues aux agents infectieux des voies respiratoires. En 2003, l’épidémie de SARS-CoV, dissémina en moins de 24 heures de l’hôtel Métropole de Hongkong à de nombreux pays, dont le Canada, via les transports aériens. Soit plus de 6000 km en 24 heures, un record.       Heureusement, en raison de sa faible transmissibilité, cette épidémie pu être contenue et ne dépassa guère les 8000 cas. En 2009, il en fut autrement avec l’épidémie de virus influenza H1N1. En moins de 3 mois, en dépit des multiples mesures de détection et de contention, elle se mua en pandémie et infecta en une année plus de 25 millions d’individus.

Expansion du virus H1N1 dans le monde en mars 2010.

   La récente épidémie Covid-19 due au SARS-CoV-2 ne déroge pas à cette règle. Les mesures exceptionnelles de contention utilisées par le gouvernement chinois, dont la mise en quarantaine de villes de plusieurs millions d’habitants, n’ont réussi qu’à ralentir l’épidémie et n’ont pu empêcher sa propagation mondiale. Apparue en novembre 2019 dans la région de Wuhan en Chine, au 21 mars 2020 l’épidémie a déjà gagné plus de 160 pays, infecté plus de 299 000 personnes, causé plus de 12 700 morts. Elle ne montre aucun signe d’essoufflement et pourrait s’installer durablement.

Notre fragilité aux épidémies s’est accrue !

Depuis la tristement célèbre pandémie de grippe espagnole de 1918, responsable de plus de 50 millions de morts, la vaccination de masse, la découverte des antibiotiques et antiviraux, une meilleure compréhension des infections, l’amélioration des services de santé ainsi que la création d’organisations internationales comme l’OMS ont fortement accru notre capacité à gérer les épidémies. Mais, par d’autres aspects, nos sociétés sont également devenues plus fragiles.

  Par exemple, le vieillissement des populations ainsi que la forte occurrence de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) contribuent à aggraver le bilan des infections pulmonaires. La proportion d’individus de plus de 65 ans dans nos sociétés a fortement augmenté ces dernières décennies et cette fraction de la population est plus susceptible aux infections virales. Plus de 250 millions d’individus dans le monde souffrent de BPCO due au tabagisme et à la pollution. La BPCO augmente fortement la susceptibilité aux infections pulmonaires en réduisant l’efficacité de la réponse immune.

Notre système économique mondialisé favorise la dissémination des épidémies mais il s’avère également extrêmement sensible aux épidémies. Leurs conséquences économiques, bien que difficiles à quantifier, sont considérables. Rien qu’aux USA, le coût annuel moyen de la grippe saisonnière est évalué à plus de 10 milliards de dollars. On estime que les pertes économiques mondiales liées à l’épidémie de SARS-CoV en 2003 seraient proches de 40 milliards de dollars. Quant à l’épidémie de Covid-19, en quelques mois elle a déjà entraîné selon l’OCDE une importante chute de la croissance mondiale et un crash historique des bourses. Ces pertes économiques auront de nombreuses répercussions, notamment sur la santé humaine en fragilisant sans doute un peu plus le financement de nos systèmes de santé publique.

Les limites de la vaccination et de la quarantaine

Les épidémies disséminent très rapidement dans un monde où plus de 4 milliards de passagers prennent l’avion par année. S’il est actuellement souvent possible d’identifier en quelques semaines l’agent infectieux responsable d’une épidémie, le développement, le test et la production à grande échelle d’un vaccin en moins d’une année sont encore difficilement réalisables. Sauf si l’on peut se contenter de modifier un vaccin déjà existant et bien maîtrisé, comme dans le cas de l’infection H1N1 de 2009. Nous ne disposons toujours pas, par exemple, d’un vaccin contre le SARS-CoV de 2003. La vaccination, si elle reste la stratégie présentant le meilleur rapport coût-bénéfice sur le long terme, n’est donc pas envisageable à court terme pour limiter la dissémination d’un agent infectieux émergent.

     Dans une économie mondialisée, la quarantaine, en bloquant les flux de marchandises, peut à terme entraîner l’effondrement des approvisionnements en produits alimentaires et fournitures médicales et aggraver le bilan d’une épidémie. Cette extrême dépendance de nos sociétés à la mobilité rend difficilement envisageable de réussir à contenir les épidémies impliquant des agents infectieux hautement transmissibles. Tout au plus pouvons-nous espérer les ralentir afin d’étaler le nombre d’individus infectés et de limiter le risque d’engorgement des hôpitaux. Une réflexion sur les avantages d’une relocalisation de la production alimentaire ainsi que des industries indispensables à la santé publique serait opportune. Réduire l’interdépendance permettrait de réduire les risques systémiques et les coûts sociaux et économiques liés aux épidémies. Une prise de conscience à ce sujet semble déjà s’engager.

  Une approche proactive et globale des maladies infectieuses émergentes

Il serait avisé de considérer l’épidémie de Covid-19 comme un test de résilience pour notre système économique et nos services de santé et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Cessons de vivre dans le déni. Il y aura d’autres épidémies et certaines pourraient être bien plus dangereuses. Depuis l’épidémie de 2014 en Afrique de l’Ouest, la plupart des experts s’accordent à dire que le virus Ebola finira forcément par quitter le continent africain.

 Nous ne pouvons espérer que la vaccination et la quarantaine suffiront à contenir les épidémies dues aux agents infectieux émergents. Seule leur anticipation permettra de réduire leurs coûts sociaux et économiques.

Nous devons tout d’abord limiter les risques d’émergence de nouveaux agents infectieux. Ce qui implique d’intensifier la lutte contre l’envahissement et la dégradation des écosystèmes naturels ainsi que contre le changement climatique. En réaction au Covid-19, la Chine a déjà décidé d’interdire le commerce et la consommation d’animaux sauvages.

 Le sous-financement et la  »gestion managériale  » de la recherche fondamentale ainsi que des services de santé, dénoncés depuis de nombreuses années, réduisent notre capacité d’anticiper et de répondre aux épidémies. Les chercheurs sont précarisés et les réseaux coopératifs entre équipes de recherche fragilisés. Cette situation ne favorise pas le maintien des compétences et l’exploration de nouveaux domaines de recherche pouvant contribuer à mieux connaître les agents infectieux émergents et à identifier les nouvelles menaces. La pratique du flux tendu dans les hôpitaux est devenue la norme, ce qui réduit leur capacité à faire face à des crises sanitaires majeures. Un refinancement de ces services publics et l’abandon d’une gestion court-termiste basée sur le modèle des entreprises privées sont indispensables à une meilleure anticipation des épidémies. « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché », a fort justement déclaré Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du 12 mars 2020 sur les mesures de lutte contre le Covid-19. Espérons que cette prise de conscience se traduise par des mesures concrètes au niveau européen.

    Enfin, une gestion transparente et surtout globale de ces crises est essentielle. L’Europe, par exemple, semble incapable d’une stratégie coordonnée de lutte contre ce fléau. Face à l’épidémie de Covid-19, elle se divise en pays pratiquant une stratégie de confinement forcée et pays optant pour une stratégie de laisser-faire. Pourtant, les régions et pays ayant rapidement développé une stratégie proactive de confinement face au Covid-19 ont réussi à limiter le nombre de cas et à éviter une saturation des hôpitaux, ce qui a permis de réduire le taux de mortalité. En revanche, les hôpitaux des pays qui n’ont pas tenté de limiter la dissémination ont subi un engorgement et n’ont pas été capable de prodiguer des soins adéquats à tous les patients, ce qui a entraîné une hausse significative de la mortalité. L’Italie a notamment dû pratiquer un tri des malades, ce qui pose de sérieuses questions éthiques. Beaucoup reste donc à faire pour coordonner et homogénéiser les stratégies de lutte nationales. L’amateurisme de certains gouvernements dans la gestion de l’épidémie de Covid-19,dénoncé par l’ OMS  , suggère que nous ne sommes pas encore prêts à faire face à des épidémies majeures.

Déserts….


Coronavirus : les images des villes désertes à travers le monde

    Pour tenter d’enrayer la progression de la pandémie de Covid-19, qui touche 167 pays, de nombreux états ont ordonné le confinement partiel ou total de leur population. Résultat des images saisissantes, montrant les rues des grandes métropoles quasiment vides. 

   Des Champs-Élysées jusqu’à Hollywood Boulevard, les artères des grandes métropoles du monde entier ont changé de visage. En raison de la pandémie mondiale de Covid-19, des mesures drastiques de confinement de la population ont été mises en place dans de nombreux États. En Europe, c’est le cas notamment de l’Italie, de l’Espagne, de la Belgique, de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la France. Si l’Europe est devenue mi-mars l’épicentre de la pandémie ( initialement déclarée en Chine ), le coronavirus a aussi traversé l’Atlantique. À Boston, Los Angeles ou encore New York,  » la ville qui ne dort jamais  », les conséquences du confinement sont saisissantes, comme le montre  la vidéo. 

 

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