L’amitié ………


Les paroles :

Ça fleurit comme une herbe sauvage
N’importe où, en prison, à l’école,
Tu la prends comme on prend la rougeole
Tu la prends comme on prend un virage
C’est plus fort que les liens de famille
Et c’est moins compliqué que l’amour
Et c’est là quand t’es rond comme une bille
Et c’est là quand tu cries au secours
C’est le seul carburant qu’on connaisse
Qui augmente à mesure qu’on l’emploie
Le vieillard y retrouve sa jeunesse
Et les jeunes en ont fait une loi.

C’est la banque de toutes les tendresses
C’est une arme pour tous les combats
Ça réchauffe et ça donne du courage
Et ça n’a qu’un slogan « on partage »

Au clair de l’amitié
Le ciel est plus beau
Viens boire à l’amitié
Mon ami Pierrot

L’amitié c’est un autre langage
Un regard et tu as tout compris
Et c’est comme S.O.S. dépannage
Tu peux téléphoner jour et nuit
L’amitié c’est le faux témoignage
Qui te sauve dans un tribunal
C’est le gars qui te tourne les pages
Quand t’es seul dans un lit d’hôpital
C’est la banque de toutes les tendresses
C’est une arme pour tous les combats
Ça réchauffe et ça donne du courage
Et ça n’a qu’un slogan : « on partage »

Au clair de l’amitié
Le ciel est plus beau
Viens boire à l’amitié
Mon ami Pierrot

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Ils s’aiment…….


Les enfants qui s’aiment s’embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s’aiment
Ne sont là pour personne
Et c’est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s’aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l’éblouissante clarté de leur premier amour

 

Jacques Prévert

 

 

Suicide social……


 

Aujourd’hui sera le dernier jour de mon existence
La dernière fois que j’ferme les yeux
Mon dernier silence
J’ai longtemps cherché la solution a ces nuisances
Ca m’apparait maintenant comme une évidence
Fini d’être une photocopie
Fini la monotonie, la lobotomie
Aujourd’hui, j’mettrais ni ma chemise ni ma cravate
J’irai pas jusqu’au travail, j’donnerai pas la patte

 

Adieu les employés d’bureau et leur vie bien rangée
Si tu pouvais rater la tienne ca les arrangerait
Ca prendrait un peu d’place dans leur cerveau étriqué
Ca les conforterait dans leur médiocrité
Adieu les représentants grassouillets
Qui n’boivent jamais d’eau comme si ils voulaient pas s’mouiller
Les commerciaux qui sentent l’aftershave et l’cassoulet
Mets d’la mayonnaise sur leur malette ils s’la boufferaient
Adieu, adieu les vieux comptables séniles
Adieu les secrétaires débiles et leur discussions stériles
Adieu les jeunes cadres, fraichement diplomés
Qu’empileraient les cadavres pour arriver jusqu’au sommet
Adieu tous ces grands PDG
Essayes d’ouvrir ton parachute doré quand tu t’fais defenestrer
Ils font leur beurre sur des salariés désesperés
Et jouent les vierges effarouchées quand ils s’font séquestrer
Tous ces fils de quelqu’un, ces fils d’une pute snobe
Qui partagent les trois quarts des richesses du Globe
Adieu ces p’tits patrons, ces beaufs embourgeoisés
Qui grattent les RTT pour payer leur vacances d’été
Adieu les ouvriers, ces produits perimés
C’est la loi du marché mon pote, t’es bon qu’à te faire virer
Ça t’empêchera d’engraisser ta gamine affreuse
Qui se fera sauter par un pompier qui va finir coiffeuse

Adieu la campagne et ses familles crasseuses
Proche du porc au point d’attraper la fièvre afteuse
Toutes ces vieilles, Ces commères qui se bouffent entre elles
Ces vieux radins et leurs économies de bouts d’chandelles

Adieu cette France profonde
Profondément stupide, cupide, inutile, putride
C’est fini vous êtes en retard d’un siècle
Plus personne n’a besoin d’vos bandes d’incestes

Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale
Qu’essaient de prouver qu’ils valent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent
Tous ces connards dans la pub, dans la finance
Dans la com’, dans la télé, dans la musique, dans la mode
Ces parisiens, jamais contents, médisants
Faussement cultivés, à peine intelligent
Ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût
Qui regardent la province d’un oeil méprisant

Adieu les sudistes abrutis par leur soleil cuisant
Leur seul but dans la vie c’est la troisième mi-temps
Accueillants, soit disant
Ils t’baisent avec le sourire
Tu peux l’voir à leur façon de conduire

Adieu ces nouveaux fascistes
Qui justifient leur vie de merde par des idéaux racistes
Devenu néo-nazis parc que t’avais aucune passion
Au lieu de jouer les SS, trouve une occupation

Adieu les piranhas dans leur banlieue
Qui voient pas plus loin que le bout de leur haine au point qu’ils s’bouffent entre eux
Qui deviennent agressifs une fois qu’ils sont à 12
Seuls ils lèveraient pas l’petit doigt dans un combat de pouce

Adieu les jeunes moyens, les pires de tous
Ces baltringues supportent pas la moindre petite secousse
Adieu les fils de bougres
Qui possèdent tout mais ne savent pas quoi en faire
Donn-leur l’Eden ils t’en f’ront un Enfer

Adieu tous ces profs dépressifs
T’as raté ta propre vie comment tu comptes élever mes fils ?
Adieu les grévistes et leur CGT
Qui passent moins de temps à chercher des solutions que des slogans pétés
Qui fouettent la défaite du survét’ au visage
Transforment n’importe quelle manif’ en fête au village

Adieu les journalistes qui font dire ce qu’ils veulent aux images
Vendraient leur propre mère pour écouler quelques tirages

Adieu la ménagère devant son écran
Prête à gober la merde qu’on lui jette entre les dents
Qui pose pas de question tant qu’elle consomme
Qui s’étonne même plus de se faire cogner par son homme

Adieu, ces associations bien-pensantes
Ces dictateurs de la bonne conscience
Bien contents qu’on leur fasse du tort
C’est à celui qui condamnera le plus fort

Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées
Qui cherchent dans leur féminité une raison d’exister
Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité
Danser sur des chariots, c’est ça votre fierté ?
Les bisounours et leur pouvoir de l’arc-en-ciel
Qui voudraient me faire croire qu’être hétéro c’est à l’ancienne
Tellement, tellement susceptibles
Pour prouver que t’es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types

Adieu la nation, tous ces incapables dans les administrations
Ces rois de l’inaction
Avec leur bâtiments qui donnent envie de vomir
Qui font exprès d’ouvrir à des heures où personne peut venir
Beeeh, tous ces moutons pathétiques
Changent une fonction dans leur logiciel ils se mettent au chômage technique
A peu près le même Q.I. que ces saletés de flics
Qui savent pas construire une phrase en dehors de leurs sales répliques

Adieu les politiques, en parler serait perdre mon temps
Tout le système est complètement incompétent

Adieu les sectes, adieu les religieux
Ceux qui voudraient m’imposer des règles pour que je vive mieux

Adieu les poivrots qui rentrent jamais chez eux
Qui préfèrent se faire enculer par la Française des Jeux

Adieu les banquiers véreux
Le monde leur appartient
Adieu tous les pigeons qui leur mangent dans la main

Je comprends que j’ai rien à faire ici quand j’branche la 1
Adieu la France de Joséphine Ange-gardien
Adieu les hippies leur naïveté qui changera rien
Adieu les SM, libertins et tous ces gens malsains

Adieu ces pseudos artistes engagés
Plein de banalités démagogues dans la trachée
Écouter des chanteurs faire la morale ça me fait chier
Essaies d’écrire des bonnes paroles avant de la prêcher
Adieu les petits mongoles qui savent écrire qu’en abrégé
Adieu les sans papier, les clochards, tous ces tas de déchets, je les hais
Les sportifs, les hooligans dans les stades, les citadins, les bouseux dans leur étables
Les marginaux, les gens respectables
Les chômeurs, les emplois stables, les génies, les gens passables
De la plus grande crapule à la médaille du mérite
De la première dame au dernier trav’ du pays…

D’actualité ? Et lui ????


Les paroles:

 

A mon enterrement j’aurai des cheveux blancs
Des dingues et des Pop aux sabots de guitare
Des cheveux pleins de fleurs des champs dedans leurs yeux
Hennissant des chansons de nuit quand y en a marre
J’aurai des mômes de passe, ceux que j’ai pas finis
Des filles de douze ans qui gonflent sous l’outrage
Des Chinoises des Russes des Nordiques remplies
Des rues décapitées par des girls de passage

A mon enterrement

Et je ferai l’amour avec le croque-mort
Avec sa tête d’ange et ses dix-huit automnes
Douze pour la vertu et six mourant au port
Quand son navire mouillera comme un aumône
A mon enterrement j’aurai un coeur de fer
Et me suivrai tout seul sur le dernier bitume
Lâchant mon ombre enfin pour me mettre en enfer
Dans le dernier taxi tapinant dans la brume

 

 

 

A mon enterrement

Comme un pendu tout sec perforé de corbeaux
A mon enterrement je gueulerai quand même
J’aurai l’ordinateur facile avec les mots
Des cartes perforées me perforant le thème
Je mettrai en chanson la tristesse du vent
Quand il vient s’affaler sur la gueule des pierres
La nausée de la mer quand revient le jusant
Et qu’il faut de nouveau descendre et puis se taire

A mon enterrement

A mon enterrement je ne veux que des morts
Des rossignols sans voix des chagrins littéraires
Des peintres sans couleurs des acteurs sans décor
Des silences sans bruits des soleils sans lumière
Je veux du noir partout à me crever les yeux
Et n’avoir jamais plus qu’une idée de voyance
Sous l’oeil indifférent du regard le plus creux
Dans la dernière métaphore de l’offense .

Le « bon heurt « 


Madame,

Où courez vous dans le silence femme dans rue

Du tohu-bohu de la rue  ?

Madame ?

Tu vas retrouver ton amant 

Pendant que ton mari travaille 

Madame ? 

Le bonheur , çà vaut pas trois mailles

Madame ?

Aussitôt là , il faut qu’il s’en aille …

Alors…..

Madame ? 

Où courez vous dans le vacarme 

Et le silence du devoir ..

Madame ? 

Tu vas retrouver ton mari 

Pendant que l’Autre fait la pause …

Madame?

Le bonheur ça n’est pas grand – chose

Madame ?

Ce n’est que du chagrin qui se repose coeur triste

Alors…

Il ne faut pas le réveiller

Le bonheur………

QU’ EST CE QUE C’ EST ?

 

Léo Ferré…

 

Encore !


 

Les paroles :

Comment te dire ce que je ressens près de toi?
Je n’ose imaginer ce que par ton absence
Ma vie aurait été, tellement l’insouciance
Vient effacer les doutes quand tu es dans mes bras

Comment te dire encore quand, les paupières closes,
Je promène ma main sur ta peau de satin
Et qu’en ouvrant les yeux, mon regard se pose
Et s’apaise en voyant ton sourire serein
Et s’apaise en voyant ton sourire serein?

{Refrain:}
Mais je n’ai pas les mots
Pour le dire en deux mots
J’ai pas les mots qu’il faut
Pour le dire en deux mots

Comment articuler ce que par habitude
Ou par le temps qui passe ou par trop de pudeur
J’ai laissé se confiner dans la désuétude
D’un quotidien dont tu es l’unique douceur?

Je voudrais te parler de ces petits bonheurs
Que tu as su semer sur nos deux solitudes
Sans lesquels je n’aurais qu’une moitié de cœur
Et te dire mes regrets de mon ingratitude
Et te dire mes regrets de mon ingratitude

Mais je n’ai pas les mots
Pour le dire en deux mots
J’ai pas les mots qu’il faut
Pour le dire en deux mots

Je pourrais tout te dire du moindre de tes gestes
De la pointe du jour jusqu’au bout de la nuit
De tes baisers salés, de leur goût qui me reste
Quand je crève tout seul dans l’hôtel de l’ennui

J’aimerais te raconter ton corps à chaque rime
Et les vers que je puise dans chacun de tes yeux
Te parler de ton cul, ô poème sublime
Et parler de ta bouche quand on est tous les deux
Et parler de ta bouche quand on est tous les deux

Mais je n’ai pas les mots
Pour le dire en deux mots
J’ai pas les mots qu’il faut
Pour le dire en deux mots

Non, je n’ai pas les mots
Pour le dire en deux mots
J’ai pas les mots qu’il faut
Pour le dire en deux mots

Comment te dire ce que je ressens près de toi?
Je n’ose imaginer ce que par ton absence
Ma vie aurait été, tellement l’insouciance
Vient effacer les doutes quand tu es dans mes bras

Démission..


 

Est interdit de salarier un homme
Démission à la moustache du capitaine

Hé patron, prends ça dans ta trompe
Démission unilatérale, démission sans préavis
Démission sans putain de pointage au chômage
Démission point final

Salutations, monsieur, madame
Veuillez accepter ma démission
Là comme ça, scotchée sur tes lunettes de champion mondial du dentifrice

Tous en même temps
Démission massive, démission collective, démission générale

On n’en veut plus de vos virements de radin
On n’en veut pas de votre putain de SMIC à la con
On n’en veut plus d’vos miettes
On ira cultiver la terre, bouffer des racines ou crever sous la lune
Ce qu’on fera peu importe et surtout on vous emmerde
Votre salaire de pièces jaunes, votre putain d’abonnement à la misère
Vous pouvez vous l’rentre dans l’coccyx

Le brut, le net tu peux t’en faire un paquet, tu te l’emballes, tu te le roules en cône
Tu te le fumes avec ton comptable et tout le conseil de masturbation

Comme ça demain, on fait l’mur, on détalle tous, on déclare le rêve général
Nous avons le devoir de désobéir à tous ces marchands de bétail
A tous ces DRH et autres grands prêtres en management, le devoir d’en finir
Vous m’entendez les galériens, on prend sa main droite
On prend une feuille, un stylo, on écrit
« Madame, monsieur, j’ai l’honneur et le plaisir de vous caler ma démission entre les deux parties charnues et avec mon meilleur souvenir »

Démission, vous êtes pas encore partis
L’économie c’est un truc qui sent l’ail
Un truc qui nous rabaisse, un truc qui nous salit
Non on est plus grand qu’ça papy, on a des ailes
Économie, ça veut dire radinerie
Un sou est un sou
Mais nous on s’en cogne
On va tout voler, on va tout donner
Comme ça gratos, ça va vous faire drôle
L’économie c’est la science de l’avarice, le royaume des enculés

Elle attendra l’économie qu’on lui trouve un putain de sens 

« Les Villars  » groupe chanteurs.

La vidéo :

Tu ris, tu pleures….c’est l’heure…


Une chanson que me fredonne l’automne,
les taches rousses de septembre, ma chambre,
une dernière cigarette, peut-être,
et puis je vais aller dormir.

Je pense à tous les solitaires sur terre
qui vont éteindre la lumière pour faire,
l’aller-retour, la vie, le rêve, je lève
mon verre à leur prochain sourire.

Un jour tu ris, un jour tu pleures,
un jour tu vis, un jour tu meurs,…
Départ mouchoir,
retour velours,
histoire d’amour…

Un jour ça va, un autre non,
un jour lilas, un jour flocons,…
C’est ça la vie:
Un jour tu pleures,
un jour tu ris.

J’étais au chaud dans ta romance, dimanche.
Lundi j’ai froid dans le silence, l’absence.
J’aurais peut-être une semaine de peine;
puis sûrement je t’oublierais.

Et je dirais d’autres « je t’aime », quand même.
Je feuillerais d’autres visages, les pages
du livre de cette aventure future,
ma vie, mes joies et mes regrets.

Un jour tu ris, un jour tu pleures,
un jour tu vies, un jour tu meurs,…
Départ mouchoir,
retour velours,
histoire d’amour…

Un jour ça va, un autre non,
un jour lilas, un jour flocons,…
C’est ça la vie:
Un jour tu pleures,
un jour tu ris.

L’homme au coeur blessé….


 

Les paroles :

L’homme Au Coeur Blessé

Dans le jardin de l’homme au coeur blessé
L’herbe est brûlée pas une fleur
Sur l’arbre mort plus rien ne peut pousser

Rien que les fruits de sa douleur

Les quatre murs de sa maison n’abritent que l’absence
Où sont partis les compagnons avec leurs rires et leurs chansons
Où sont partis les compagnons avec leurs rires et leurs chansons

Parfois des larmes viennent abreuver l’herbe brûlée du souvenir
Mais quel soleil pourra-t-il réchauffer les jours enfuis ou à venir

Les quatre murs de sa maison n’abritent que l’absence
Où sont partis les compagnons avec leurs rires et leurs chansons
Où sont partis les compagnons avec leurs rires et leurs chansons

Jour après jour les jours s’en vont laissant la vie à l’abandon

Louise….


Mais qui a soulagé sa peine
Porté son bois porté les seaux
Offert une écharpe de laine
Le jour de la foire aux chevaux
Et qui a pris soin de son âme
Et l’a bercée dedans son lit
Qui l’a traitée comme une femme
Au moins une fois dans sa vie

Le bois que portait Louise
C’est le Bon Dieu qui le portait
Le froid dont souffrait Louise
C’est le Bon Dieu qui le souffrait

C’n’était qu’un homme des équipes
Du chantier des chemins de fer
À l’heure laissée aux domestiques
Elle le rejoignait près des barrières

Me voudras-tu moi qui sais coudre
Signer mon nom et puis compter,
L’homme à sa taille sur la route
Passait son bras, la promenait

L’amour qui tenait Louise
C’est le Bon Dieu qui le tenait
Le regard bleu sur Louise
C’est le Bon Dieu qui l’éclairait

Ils sont partis vaille que vaille
Mourir quatre ans dans les tranchées.
Et l’on raconte leurs batailles
Dans le salon après le thé

Les lettres qu’attendait Louise
C’est le Bon Dieu qui les portait
La guerre qui séparait Louise
C’est le Bon Dieu qui la voyait

Un soir d’hiver sous la charpente
Dans son lit cage elle a tué
L’amour tout au fond de son ventre
Par une aiguille à tricoter

Si je vous garde Louise en place
C’est en cuisine pas devant moi
Ma fille prie très fort pour que s’efface
Ce que l’curé m’a appris là

Et la honte que cachait Louise
C’est le Bon Dieu qui l’a cachée
Le soldat qu’attendait Louise
C’est le Bon Dieu qui l’a vu tomber

Y a cinquante ans c’était en France
Dans un village de l’Allier
On n’accordait pas d’importance
A une servante sans fiancé

Le deuil qu’a porté Louise
C’est le Bon Dieu qui l’a porté
La vie qu’a travaillé Louise
C’est le Bon Dieu qui l’a aidée