La vie….( en  » compensation  » de  » la faucheuse  » )


 

La vie est une fleur qui s’épanouit lentement
Un à un ouvre ses pétales, éclatante de beauté
Puis doucement s’éteint et se fane.
Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon
Recroquevillé tel un fœtus.
Puis dans un cri s’arrache du ventre de la terre,
Sa mère nourricière.
Dans l’éclat du petit matin hésite, tremblante et s’ouvre,
Réchauffée par la lumière et les premiers rayons du soleil.
Bercée tendrement par la douceur du vent printanier
Laissant couler les dernières larmes de pluie
Sur sa robe encore froissée.
Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère
Comme l’enfant, petit être naïf et innocent                       enfant fleur
Frêle, émerveillée, lentement se redresse et grandit
Découvre la vie, s’émerveille et s’épanouit
Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes
Adulte, trace son chemin, se résigne
Accepte son destin
Lentement regarde sa vie,
S’accroche au passé
Mais l’avenir défile droit devant
Et paisible elle s’éteint
Epargnée par sa fragile nature
Des agressions qui auraient pu l’anéantir.
La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur
Ou la haine qui l’écrase de sa botte
Douloureusement se replie et se recroqueville
Dans une pluie, verse ses larmes fécondes
Nourrit la terre de sa source.

 

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La faucheuse…….


Avec sa faux des quat’ saisons

Et du crêpe dans son peignoir 

Sur ses échasses de béton 

Dans les faubourgs du désespoir Mort

 

Elle meurt sa mort la Mort 

Elle meurt .

 

Avec ses cordes pour la pluie 

A encorder les poitrinaires 

Ses poumons de cendre qui prient 

Dans la soufflerie des mystères .

 

Elle meurt sa mort la Mort

Elle meurt ……

 

Sur la route des jours heureux 

Dans les bielles et le courroux 

En mettant du noir sur les yeux 

Et du sang frais sur les cailloux ….

 

Elle meurt sa mort la Mort ..

Elle meurt …..

 

L’hôpital meublé de ses gens 

Dans les salles où dorment le chromes 

Avec son fils et ses gants blancs 

Dans l’anesthésique royaume…hôpital

 

Elle meurt sa mort La mort…

Elle meurt…..

 

Avec le végétal nourri

Par son détestable négoce

Avec les rires et les cris 

Qui croissent sur toutes ses fosses ……………

tombe

 

Souvenirs….


  Ces derniers jours ( comme si c’étaient les derniers de ma vie ….) ; je range , trie , jette , garde …Des objets devenus inutiles ( inutilisables ) , j’en garde certains car ils sont importants pour moi ,même si inutiles ( comme la cafetière ancienne de ma chère grand- mère ) , mais j’en jette beaucoup …..c’est ainsi que je retrouve dans le fouillis de papiers gardés de vieux écrits , souvent semblants de poésies de mon  » cru  » . La naïveté était déjà bien ancrée en moi  à cette époque . La preuve 😦 je devais avoir 14 / 15 ans !)

    » Ma fiancée  » 

 Au tout début de la semaine ,

Elle arrive comme une aubaine .

Il fait très beau, c’est merveilleux 

Le ciel est bleu comme ses yeux.

La vie est rose en ce dimanche 

Et sur ses lèvres , je me penche .

Lui donnant un tendre baiser 

Qui la fait presque chavirer …

C’est évident, elle est très belle 

Et tous les autres sont fous d’elle ,

Mais je suis son premier Amour 

Et le resterai pour toujours.

C’est de moi qu’elle s’est éprise ,

De sa présence je me grise ,

Quand j’entends son rire joyeux

Près d’elle enfin je suis heureux .

Et lorsque nous sommes ensemble,

Bouleversé, parfois , j’en tremble ,

C’est merveilleux ,tout ce bonheur ,

Tout le plaisir est dans mon cœur .

écoliersenfant écrivant

 

 

 

L’amitié


L’amitié me fait penser à la tendre enfance
Synonyme de sagesse et de pure innocence.
L’amitié est toujours une aventure aux beaux souvenirs
Qui rafraîchissent nos coeurs et ne risquent de finir.
Dans notre vie, des évènements entrent et sortent.
Seuls l’Amitié et l’Amour restent et persistent.
En amitié, c’est toujours le premier pas qui compte.
Ne jamais s’en méfier car c’est sûrement un bon escompte.
Avec l’amitié, on peut aider l’autre sans rien lui offrir,
C’est une tâche paisible sans qu’on risque d’en souffrir.
L’amitié a le bienfait de soulager des âmes,
De combattre la souffrance et d’essuyer des larmes.
L’amitié germe et grandit dans les cœurs tendres,
Ne vieillit pas et n’est jamais cendres.
Les mots d’un bon ami peuvent consoler
Quand l’âme est perdue et déboussolée.
Pour un vrai ami, tu n’es plus une simple adresse,
Tu es la passion, l’espoir et la belle tendresse.
Même si l’amitié n’est parfois qu’un simple mirage,
C’est une vraie passion que beaucoup se partagent.
Alors, tendons nos bras et essayons de prouver
Que l’amitié nous aide à s’évader et à mieux se retrouver.

Ode au chat………


ODE AU CHAT ( Pablo Neruda )
Au commencement
les animaux furent imparfaits
longs de queue,
et tristes de tête.

Peu à peu ils évoluèrent
se firent paysage
s’attribuèrent mille choses,
grains de beauté, grâce, vol…
Le chat
seul le chat
quand il apparut
était complet, orgueilleux.
parfaitement fini dès la naissance
marchant seul
et sachant ce qu’il voulait.

L’homme se rêve poisson ou oiseau
le serpent voudrait avoir des ailes
le chien est un lion sans orientation
l’ingénieur désire être poète
la mouche étudie pour devenir hirondelle
le poète médite comment imiter la mouche
mais le chat
lui
ne veut qu’être chat
tout chat est chat
de la moustache à la queue
du frémissement à la souris vivante
du fond de la nuit à ses yeux d’or.

Il n’y a pas d’unité
comme lui
ni lune ni fleur dans sa texture:
il est une chose en soi
comme le soleil ou la topaze
et la ligne élastique de son contour
ferme et subtil
est comme la ligne de proue d’un navire.
Ses yeux jaunes
laissent une fente
où jeter la monnaie de la nuit.

Ô petit empereur
sans univers
conquistador sans patrie
minuscule tigre de salon,
nuptial sultan du ciel
des tuiles érotiques
tu réclames le vent de l’amour
dans l’intempérie
quand tu passes
tu poses quatre pieds délicats
sur le sol
reniflant
te méfiant de tout ce qui est terrestre
car tout est immonde
pour le pied immaculé du chat.

Oh fauve altier de la maison,
arrogant vestige de la nuit
paresseux, gymnaste, étranger
chat
profondissime chat
police secrète de la maison
insigne d’un velours disparu
évidemment
il n’y a aucune énigme
en toi:
peut-être que tu n’es pas mystérieux du tout
qu’on te connaît bien
et que tu appartiens à la caste la moins mystérieuse
peut-être qu’on se croit
maîtres, propriétaires,
oncles de chats,
compagnons, collègues
disciples ou ami
de son chat.

Moi non.
Je ne souscris pas.
Je ne connais pas le chat.
Je sais tout de la vie et de son archipel
la mer et la ville incalculable
la botanique
la luxure des gynécées
le plus et le moins des mathématiques
le monde englouti des volcans
l’écorce irréelle du crocodile
la bonté ignorée du pompier
l’atavisme bleu du sacerdoce
mais je ne peux déchiffrer un chat.

Ma raison glisse sur son indifférence
ses yeux sont en chiffres d’or.

P1000271

En fumée………(sans bout doré pour moi )


illustrationsLa cigarette

Aujourd’hui le temps est épouvantable :
Il pleut et mon coeur s’embête à pleurer.
J’ai pris, d’un paquet traînant sur ma table,
Une cigarette au fin bout doré ;
Et j’ai cru te voir en toilette claire
Avec tous tes ors passés à tes doigts,
Traînant par la vie, élégante et fière
Sous les yeux charmés du monde et de moi.n

Ah ! la bonne cigarette
Que j’ai fumée…
Pourtant mon coeur la regrette,
O bien-aimée !
Ah ! la bonne cigarette
Que j’ai fumée…
Pourtant mon coeur la regrette,
O bien-aimée !

J’ai pris une braise au milieu des cendres
Et je me suis mis alors à fumer
En m’entortillant dans les bleus méandres
De ma cigarette au goût parfumé ;
Et j’ai cru sentir passer sur mes lèvres
Un baiser pareil aux baisers brûlants
De ta bouche en feu, par les nuits de fièvres
Où je m’entortille entre tes bras blancs.

J’ai jeté ce soir parmi la chaussée
Cigarette morte au feu du tantôt ;
Un petit voyou qui l’a ramassée
Part en resuçant son maigre mégot ;
Et, devant cela, maintenant je pense
Que ton corps n’est pas à moi tout entier,
Que ta chair connaît d’autres jouissances
Et que je te prends comme un mégottier.

Gaston Couté

S.D.F…d’ici ou d’ailleurs


Les Bancs Publics

.
(Pour les nostalgiques de
« Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics … )
.
Dans la riche capitale
de la Wallonie picarde,
les autorités communales
émues se demandent
quelle décision prendre.
Des habitants aisés,illustrations
et des commerçants
s’en viennent plaignant
de tous ces essedéeffes,
ces pouilleux, ces mendiants
qui squattent les bancs publics.
.
Garder les bancs et chasser
tous ces va-nu-pieds, ces gueux.
Qu’ils aillent squatter ailleurs !
Mais ils vont revenir, c’est sûr.
.
Enfin l’idée lumineuse jaillit.
Supprimons les bancs publics !
Ça sert qu’à eux de logement,
l’entretien coûte de l’argent
à la commune et aux habitants.
De toute façon, les amoureux,
aujourd’hui c’est sur twitter
et facebook qui se bécotent.

En passant..en pensant ….


L’ amitié:

L’amitié,ce sentiment

nous ne savons pas comment,

nous ne savons pas pourquoi?

Fonctionne sans mode d’emploi…

L’amitié:Des « petits riens »:

Toi,moi,nous:Ensemble,bien.

Joie de nous dire: »à demain »

L’amitié nous unit pour….

Un nombre infini de jours.

Amitié est proche d’Amour

Comme lui,elle nous appelle

à être sincères et fidèles……….Insomnie

la vie..rtuelle…


LA VIE VIRTUELLE ( en pensant à une amie/ amour  passée )

 

 

 

Il passe d’un rêve à l’autre
Il sait qu’il en viendra d’autres
Et de toutes sortes
Y’a tellement d’internautes

Il se dit souvent
Que la vie virtuelle
Est vraiment
La moins cruelle
Il se dit souvent
Que la vie virtuelle
Est celle
Où le piment
Survient le plus souvent

Il a dressé une barrière
Se cache derrière une frontière
Avant d’se voir en vrai
Faut savoir si on se plaît

Il se dit souvent
Que la vie virtuelle
Est vraiment
La moins cruelle
Il se dit souvent
Que la vie virtuelle
Est celle
Où le piment
Survient le plus souvent

On le dit déconnecté
De c’qu’on appelle réalité
Il se croit en avance
D’une conception de l’existence

I se dit souvent
Que la vie virtuelle
Est vraiment
La moins cruelle
Il se dit souvent
Que la vie virtuelle
Est celle
Où le piment
Survient le plus souvent

 

 

Insomnie……….


Insomnie
 
Je me suis encore levé ce matin
Yeux étourdis  comme un mort
Pensant aux greffes du destin
Qu’il opère sur tout mon corps
 
La nuit était si courte et mitigée
Pleine de sombres cauchemars
Sur ma chaise je suis resté figé
Navigant en solo dans ma mare
 
Devant mon PC j’ai tué le temps
Pour oublier un peu mes pensés,
rencontrer un moment content
Contre mes malaises insensés
 
Des amis virtuels moins déprimés
Cherchant recueil sur ces sites
Soulagent leurs attentes rimées
D’un espoir dévoré par les mites
 
Fatigué, il était presque l’aube
Quand j’ai rejoins mon lit fade
L’insomnie a mis une autre robe
Me rendant un peu  moins malade
 
Je ne me rappelle que de moitié
Comme sous l’effet d’une drogue
Du sommeil discret qui a eu pitié
De m’enlever enfin de ma fougue
 
J’ai pu fermer les yeux écarlates
Heureux d’embrasser cette mort
Avec ma carcasse devenue mate
Qui Sollicite juste un réconfort

Seulement un petit réconfort..

                              Vais je le trouver ? j’en doute fort..