G. de Nerval…..Il y a environ 212 ans..


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Gérard de Nerval

Né le 22 mai 1808 à Paris  ( il y a environ 212 ans ) -Mort le  26 janvier 1855 à Paris

Biographie Gérard de Nerval

Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval, est l’une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l’adolescence… et les charmes du Valois.       Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l’aube du 26 janvier 1855, on l’a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s’est éteinte avec lui.

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet,
Tour à tour amoureux insouciant et tendre,
Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.
Un jour il entendit qu’à sa porte on sonnait.

C’était la Mort ! Alors il la pria d’attendre
Qu’il eût posé le point à son dernier sonnet ;
Et puis sans s’émouvoir, il s’en alla s’étendre
Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.

Il était paresseux, à ce que dit l’histoire,
Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire.
Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.

Et quand vint le moment où, las de cette vie,
Un soir d’hiver, enfin l’âme lui fut ravie,
Il s’en alla disant :  »Pourquoi suis-je venu ? »   ( Question que JE me pose aussi )

(Gérard de Nerval, Épitaphe)

Pour finir…


….sur une note positive :

   » Salade de gens bons  »

Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise personne,
Il suffit de les mélanger pour formée une salade composée bien fraîche.
Une cuillère de vinaigrette crue et seule,
Vous trouverez ça piquant et désagréable en bouche,
Alors que, mélangée avec du chèvre, une tomate et une feuille de salade,
Vous trouverez ça délicieux.

Il faut parfois faire confiance aux aliments,
De façon à ce qu’ils se mélangent et forment un picnic,Résultat d’images pour illustrations assiette avec crudités
confiance aux gens,
Ils pourraient vous surprendre.  Résultat d’images pour illustrations groupes de personnes

Auteur ???

 

C’était il y a environ…528 ans …..


Pourquoi capitulation ?

  Le 17 avril 1492, les souverains espagnols signent les  » Capitulations de Santa Fé  » . Par ce contrat, ils permettent à Christophe Colomb de traverser vers l’ouest la  » mer Océane  » (l’océan Atlantique).

   Le navigateur génois, alors âgé de 41 ans, rumine le projet de gagner les Indes et la Chine en contournant la Terre par l’Ouest. D’après ses calculs (erronés), il est convaincu que l’océan (l’Atlantique) est moins large qu’on ne le croit et que sa traversée est à la portée des  » frêles navires  » de l’époque.

Christophe Colomb, peint après sa mort par S颡stien del Piombo Colomb a d’abord pris contact avec le Sénat de Gênes puis avec le roi du Portugal en vue d’obtenir un financement de 2 millions de maravedis. Mais les Portugais sont sur le point de contourner l’Afrique    et espèrent arriver aux Indes par l’Est. C’est pourquoi le roi Jean II du Portugal refuse ses offres.

  Veuf, Colomb quitte Lisbonne avec son fils Diego, alors âgé de 5 ans. Il est accueilli au monastère franciscain de la Rabida, près de Huelva, en Espagne, où il reçoit l’appui fervent du père Marchena.

   Celui-ci le recommande à des armateurs de Séville, les frères Pinzon, et lui ménage une première entrevue avec les rois d’Espagne, Ferdinand V d’Aragon et Isabelle Ière de Castille, en 1486, au château de Jaen, où les souverains préparent la conquête du royaume nasride de Grenade.

Isabelle est intéressée mais rien ne se concrétise. Une commission de savants présidée par le confesseur de la reine, Hernando de Talavera, rejette son projet.

Colomb ne se décourage pas. Il s’installe en Espagne et se met en ménage avec une jeune  femme de Cordoue, Beatriz de Arana, qui lui donnera un second fils, Ferdinand, cependant que son frère Bartolomeo se rend en Angleterre pour tenter de convaincre le roi Henri VII puis en France pour rencontrer la régente Anne de Beaujeu. Échec sur toute la ligne.

Christophe Colomb devant Isabelle Ire de Castille, Václav Brožík, 1884.

    Malgré leur ténacité et leur force de persuasion, le navigateur et son frère voient le projet tomber à l’eau ( amusant  » tomber à l’eau  » pour ce projet  ? ) quand survient l’heureuse surprise de la chute de Grenade. La capitale du dernier royaume musulman de la péninsule est tombée le 2 janvier 1492 entre les mains des souverains espagnols, Ferdinand et Isabelle.

Colomb se rend dans leur camp de Santa Fé (la Sainte Foi), à quelques kilomètres de Grenade. Il leur présente une nouvelle fois son projet sans plus de succès et, dépité, prend le chemin de la France !

Pendant ce temps, la reine réfléchit… Après le triomphe espagnol sur les musulmans, le projet de Christophe Colomb n’offre-t-il pas en prime une occasion de damer le pion aux Portugais et de conclure en beauté la Reconquista (la Reconquête) ?

 Elle en parle à son mari et, après moult hésitations, les deux souverains rappellent le Génois !

 Par les  »Capitulations de Santa Fé  » du 17 avril 1492, ils lui accordent le titre très prestigieux d’Amiral, d’habitude réservé à un membre de la famille royale. Le titre concerne toutes les terres et les îles à découvrir, donnant au navigateur le droit d’y exercer la justice et d’y percevoir l’impôt au nom des Rois.

   La générosité des souverains s’explique certes par leur euphorie après la chute de Grenade… mais aussi par la quasi-certitude que l’explorateur ne reviendra jamais de son voyage !

Le cri Wilhelm ???????


 Qu’est ce que c’est  que  » le cri Wilhem  » ?

    Le monde du cinéma regorge de secrets plus ou moins bien gardés: 

   Anecdotes de tournage, trucs et astuces pour améliorer les effets spéciaux, désaccords sur le plateau, les mythes autour de certains films et bien d’autres sujets alimentent depuis les début du cinéma . Et parmi ces éléments, le cri Wilhelm s’est fait une place (peu discrète) incontournable, dans le milieu cinématographique.

   Qu’on  soit un(e) cinéphile averti (e)ou non, on a  déjà sûrement entendu ce fameux cri.

Pour ceux ( dont je suis ) pour qui l’appellation   » cri Wilhelm  » n’évoque rien , brisons le silence  lol :

  Voici donc le cri en  »version originale  », dans le film  » Les Aventures du capitaine Wyatt  » (1951) de Raoul Walsh .( Si l’on peut parler de version originale, puisque la voix de l’acteur Sheb Wooley est ajoutée en post production ). C’est bien lui qui joue le malheureux dévoré par un alligator, mais son cri est enregistré plus tard en studio et ensuite ajouté à une banque d’effets sonores. Mais ce n’est pas cette année-là qui va marquer le début du  »succès » de ce son.

   D’ailleurs, cela ne répond pas à la question de savoir qu’ est ce fameux Wilhelm. À vrai dire, il n’avait même pas de nom avant  » La Charge sur la rivière rouge   »de Gordon Douglas. Dans ce film de 1953, on peut y voir un soldat du nom de Wilhelm recevoir une flèche dans la jambe ( non sans pousser ce fameux cri, bien entendu ).      Alors qu’il aurait pu rester dans les tiroirs des banques sonores hollywoodiennes, ce cri devient au fil du temps un véritable  » mème   »dans l’industrie cinématographique.

  Tout d’abord, qu’est-ce qu’un  » mème   » ? Il s’agit d’une image, d’une vidéo, ou encore  d’un son repris et amplifié, le plus souvent sur Internet et à des fins humoristiques.

    Toujours stocké dans les banques sonores, ce cri est utilisé dans certains films des années 1950, mais aussi comme une blague par les étudiants en cinéma, dont Ben BurttRésultat d’images pour Ben Burtt  .    Son nom ne vous dit peut-être rien ( comme à moi ) , mais ce  » designer sonore  » ( entre autres ) a largement contribué à la propagation de cette étrange épidémie. Il travaille en effet sur des productions telles que Star Wars et Indiana Jones. Le succès notoire de ces sagas met donc logiquement en évidence le cri Wilhelm, qui devient rapidement un effet sonore couramment utilisé.

game of thrones série télé

(Les séries aussi utilisent le cri Wilhelm, à l’image de Game of Thrones. )

Un élément indéniable de la pop culture ?

 Si on peut parler de clin d’œil en évoquant la récurrence du cri Wilhelm dans les productions cinématographiques, ce dernier ne s’adresse à personne en particulier ( ou plutôt à toutes celles et ceux qui le reconnaissent ). Autant des professionnels du cinéma que les cinéphiles, donc. Mais, c’est bel et bien sur Internet que cet élément va se faire connaître plus largement en tant que tel.

   Les compilations vidéos et listes de films dans lesquels on peut voir les occurrences = (  » interventions  » ? ) du cri Wilhelm témoignent de l’ampleur de son succès. Il y a de tous les genres et de tous les réalisateurs. De Peter Jackson à Quentin Tarantino en passant par James Cameron ( pour ne citer qu’eux, la liste semble interminable ) .       Du clin d’œil plutôt discret à la mise en lumière second degré, il est désormais partout et fait partie intégrante de la pop culture. À tel point que de plus en plus de personnes se posent la question de savoir s’il y a encore un intérêt à s’en servir…       Même si on ne peut s’empêcher de réprimer un sourire quand il se fait entendre dans un film.

 

Ecole maternelle / Maison de retraite !


Une École Maternelle Dans Une Maison de Retraite ? Génial !

Crédit photo : Present Perfect film

     La vieillesse et la jeunesse font partie d’un tout, le cycle de la vie ! Vouloir absolument les dissocier n’a pas de sens. Aux États-Unis, dans la ville de Seattle, cette frontière entre le début et la fin de vie a été abolie. Comment ?

     En ouvrant une école maternelle au sein même d’une maison de retraite ! Une très belle idée : C’est au Providence Mount St Vincent qu’a eu lieu cette initiative. Là, résident 400 personnes âgées au milieu de toute une kyrielle d’enfants âgés de 3, 4 et 5 ans.

    Un film, réalisé pour rechercher des financements, montre le quotidien de ces très vieilles et très jeunes personnes. Il met en lumière ce qu’il y a de merveilleux quand les 2 extrêmes de la vie se côtoient quotidiennement.  Cette initiative ne comporte que des avantages. Aussi bien pour les enfants que pour les personnes âgées. Les enfants donnent beaucoup de joie et de bonheur aux plus vieux. Mais les personnes âgées apportent beaucoup également à la jeune génération. Grâce à l’école maternelle installée dans la maison de retraite, l’isolement des personnes âgées est enfin brisé. Elles sont au contact d’une ribambelle d’enfants pleins de vie. Des cris, des rires, des pleurs animent la maison de retraite. Les enfants sont avides d’histoires. Ils aiment parler, écouter, raconter et échanger avec les retraités, spontanément et simplement.

    Une expérience enrichissante pour tous . Ému jusqu’aux larmes, un des pensionnaires témoigne :  » Quand vous aimez quelqu’un et que cette personne vous donne quelque chose, vous le ressentez au plus profond de votre cœur…  »

    Les anciens, de leur côté, écoutent les enfants qui leur racontent leurs petits malheurs et grands bonheurs de bambins. Les personnes âgées les conseillent, donnent leur avis, leur font des remarques. Les enfants bénéficient chaque jour d’un trésor inestimable : la sagesse, l’expérience, les savoirs des anciens. Ils ont tant à apprendre et ces personnes âgées tant à transmettre !

    D’autant plus qu’ils ont du temps et de la motivation pour le faire. Chacun s’enrichit au contact de l’autre et c’est la société entière qui en ressort plus forte. Avec l’allongement de la durée de vie, chacun d’entre nous peut se retrouver dans la situation d’un de ces retraités. Vieillir sans craindre la solitude et le sentiment d’inutilité, n’est-ce pas ce que chacun espère ?

    Si la perspective de vieillir était aussi porteuse de valeurs positives, notre vie actuelle ne serait-elle pas plus légère ? À la recherche de la jeunesse éternelle, nos sociétés modernes relèguent la vieillesse derrière des murs pour ne pas la voir.!! Elles espèrent ainsi fuir la mort. C’est évidemment une ineptie. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et vivre tous ensemble : jeunes et vieux, les uns avec les autres.

Crédit photo : Present Perfect film

Vidéo :

Il y a 96 ans………..


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     Bientôt, je devrais payer pour me réabonner à W.P : Je ne le ferais certainement pas  , là , je continue car n’ai pas les moyens de  » jeter l’argent par la fenêtre …..
1924 : découverte fortuite du cœur de Voltaire à la Bibliothèque Nationale :
     Lorsque Voltaire meurt en 1778, il se trouve chez son ami le marquis de Villette, qui ordonne alors à un embaumeur d’extraire le cœur du philosophe pour le conserver puis rachète le château de Ferney et y construit une chambre destinée à recevoir le coeur de son ami défunt qu’en réalité il conserve à Paris. Lorsque ses héritiers le « restituent » à la nation, il est transféré en 1864 à la Bibliothèque Impériale où il est oublié pendant plus d’un demi-siècle.

Si Madame de Sévigné était encore de ce monde, combien elle se divertirait de cette histoire du cœur retrouvé de Voltaire ! s’enthousiasme le chroniqueur James de Coquet (1898-1988) dans un article du Figaro paru le 16 février 1924. Elle prendrait aussitôt, poursuit-il, sa plume pour la narrer, par le menu, à sa fille :

     » Je brûle de vous raconter une affaire dont on fait grand bruit à Paris. On vient de découvrir le cœur de Voltaire ; mais ce qu’il y a de piquant, c’est qu’on l’a découvert dans l’endroit même où il devait se trouver : à la Bibliothèque Nationale. Il y était depuis 1864, enseveli sous la poussière, dans une pièce où jamais personne ne pénétrait, et c’est le nouvel administrateur général, M. Roland-Marcel, dont vous avez peut-être entendu dire qu’il était fort actif et très curieux de sa nature, qui l’a découvert par hasard en faisant le tour du propriétaire de son nouveau domaine. Il n’est question que de cela à la Ville j’allais écrire, par habitude : et à la Cour.  »

Chambre du Coeur de Voltaire. Dessin réalisé par Duché d'après nature, au château de Ferney en 1781

   ( Chambre du Cœur de Voltaire. Dessin réalisé par Duché d’après nature, au château de Ferney en 1781)

  Je n’ai pas un mot à changer au début du récit de Mme de Sévigné, écrit James de Coquet, pour cette bonne raison qu’il est de moi et que les choses se sont, en effet, passées ainsi. Depuis 1864, le cœur de Voltaire reposait à la Bibliothèque Nationale. Il serait sans doute exagéré de dire que c’était à l’insu de tous, mais il faut cependant convenir que peu de gens soupçonnaient l’existence, en cet endroit, d’une aussi précieuse relique.

   Si quelque curieux avait demandé à la voir et à s’assurer qu’elle y était toujours, on eût été bien embarrassé pour la lui montrer si le hasard n’avait guidé les pas de M. Roland-Marcel dans un endroit quasi abandonné de la Bibliothèque. Passant par là, il s’arrête devant un Voltaire, de Houdon, à demi caché par des grilles, voile de poussière, et s’étonne de la perfection de cette copie. Ce ne peut être, en effet, qu’une copie puisque l’original est à la Comédie-Française. Il s’informe. On lui apprend que c’est le plâtre original de l’œuvre célèbre de Houdon.

   Il décide aussitôt de la faire transporter dans un endroit accessible au public. Le socle est à côté. Il l’examine et s’aperçoit qu’il porte sur le devant une plaque de métal avec cette inscription : « Cœur de Voltaire. » Le socle s’ouvre en pressant sur un des boutons de la plaque de métal et, à l’intérieur, on découvre un coffret qui doit contenir le fameux cœur. On cherche la clef, mais elle est introuvable ; il ne reste plus qu’à faire prendre l’empreinte de la serrure pour qu’on en exécute une autre. On y travaille actuellement, nous apprend le chroniqueur, et, dès que la clef sera prête, le ministre de l’Instruction publique viendra s’assurer que le cœur est bien en place, puisque là est, aujourd’hui, sa place.

   Mais sans doute est-il bon de rappeler comment la Bibliothèque Nationale est en possession de cet héritage. Lorsque, le 30 mai 1778, Voltaire se fut éteint dans la maison du marquis de Villette qui faisait le coin de la rue de Beaune et du quai qui devait, peu de temps après, porter son nom, l’archevêque de Paris lui refusa la sépulture. C’était le moins qu’il pût lui faire. La famille décida donc de faire embaumer le cœur et alla quérir pour cette opération un sieur Mitouart, apothicaire du voisinage.

    Mitouart, enleva, comme il est d’usage en pareilles circonstances, le cerveau, qui était, paraît-il, si volumineux, et le cœur dont personne ne nous a dit s’il était gros ou petit. Il garda, en souvenir de ce jour, qui était le plus beau de sa carrière, le cerveau et laissa, avec l’autorisation de Mme Denis, la nièce de Voltaire, le cœur au marquis de Villette. Le lendemain, l’abbé Mignot et Dampierre d’Hornoy, le neveu et le petit-neveu du défunt, transportèrent le corps, en carrosse, jusqu’à l’abbaye de Scellières, dont l’abbé Mignot était commendataire, en attendant que fût achevé le caveau de Ferney où Voltaire d’ailleurs ne devait jamais reposer.

Plâtre original du Voltaire assis de Houdon renfermant le cœur de Voltaire
    Plâtre original du Voltaire assis de Houdon renfermant le cœur de Voltaire

À leur retour ils apprennent les dons que leur cohéritière a faits sur la dépouille de leur oncle et protestent énergiquement. Ils ne paraissent point se soucier du cerveau et laissent en repos l’apothicaire. Par contre le cœur, si l’on peut dire, leur tient au cœur et ils le réclament à Villette qui refuse de le rendre, trop heureux d’être voltairien à si bon compte. Ils l’assignent mais l’affaire s’arrange avant les plaidoiries. Villette a offert 230 000 livres (environ 2,6 millions d’euros) pour garder le cœur auquel il fera un mausolée dans sa chambre. Mme Denis, sur le point de se remarier, a mieux à faire que de veiller à la mémoire de son oncle ; Dampierre d’Hornoy a besoin d’argent. Tous deux acceptent une proposition que l’abbé Mignot ratifie.

   Pendant ce temps, Villette a acheté la terre de Ferney, où il installe un musée Voltaire avec le mausolée promis, ce qui lui est une occasion d’immortaliser un vers de son cru qu’il fait inscrire dans ce qu’on appellera par la suite la « chambre du cœur » : Son esprit est partout, mais son cœur est ici.

   D’après les Mémoires secrets, voici ce qu’on voyait dans cette chambre du cœur :  » On y voit une pyramide triangulaire contre laquelle est adossé un autel composé d’un tronçon de colonne cannelée. Cette pyramide est ceinte d’une corniche saillante, soutenue par quatre consoles antiques et porte une urne sépulcrale. Sur l’autel est placé un coussin de velours sur lequel repose un cœur de vermeil symbole de celui qui est à l’intérieur.  »

   À la faveur des bonnes relations que Catherine II ( impératrice de Russie de 1792 à 1796 ) entretenait avec Voltaire, Villette essaye de vendre Ferney à cette .souveraine. Celle-ci n’a cure de ce domaine et se contente de le faire copier pour sa résidence d’été de Tsarskoïe Selo. C’est alors qu’un Anglais le loue. Mais ce n’était point le souvenir de Voltaire qui l’y attirait et il bouleverse tout dans cette maison historique. Cela s’ébruite et l’on raconte que le cœur de Voltaire a disparu.

    En réalité, il n’avait jamais été à Ferney et le marquis de Villette l’avait conservé dans sa maison de la rue de Beaune et du quai des Théatins, qui est, à cette époque déjà, le quai Voltaire. Le 10 juillet 1791, lorsqu’on ramène à Paris la dépouille du philosophe de Ferney pour la déposer dans l’ancienne église Sainte-Geneviève « offerte aux grands hommes par la patrie reconnaissante », le cortège s’arrête pendant une minute devant la maison mortuaire sur laquelle Villette a placardé, comme une enseigne, son fameux alexandrin : « Son esprit est partout, mais son cœur est ici. » Et cette fois il ne ment pas.

    Nous voici en 1864 : Le cœur est passé des mains de Charles de Villette, fils du précédent, entre les mains de ses héritiers qui sont nombreux et que représente Me Léon Duval, avocat. En leur nom, il propose au ministre de l’Instruction publique, qui est Victor Duruy, de restituer à la nation ce cœur sur lequel tant de gens ont des droits. Mais où le mettre ? À la Comédie-Française ? Au Panthéon, où, suivant le mot de Louis XVIII,  » Voltaire dut être si ennuyé d’entendre la, messe tous les jours  » pendant le temps de la Restauration où cet édifice fut rendu à l’exercice du culte ?

     Victor Duruy hésite et, en grand mystère, pense à la Bibliothèque Impériale. Le mystère fut mal gardé. On trouve en effet dans le dossier constitué au sujet du cœur de Voltaire, par M. de Laroncière, conservateur à la Bibliothèque Nationale, cette lettre de l’administrateur général d’alors au ministre :

Coffret en métal doré contenant le coeur de Voltaire et placé dans le socle du plâtre original de la statue de Houdon
Coffret en métal doré contenant le cœur de Voltaire et placé
dans le socle du plâtre original de la statue de Houdon

   

     » Il y a quelques jours, Le Figaro annonçait et beaucoup d’autres journaux ont répété d’après lui ce qu’on m’avait confié en grand secret. Ni le Journal officiel ni aucun journal du gouvernement n’a démenti ni confirmé cette décision. J’ai l’honneur de demander à Son Excellence ce que je dois en penser et ce que j’aurais à faire.  »

   Et le prudent administrateur ajoute que si on venait lui confier cette relique, en attendant qu’elle fût officiellement agréée, il se verrait obligé de la refuser,  » dans la crainte de ne pouvoir ensuite contraindre la famille à la reprendre si son offre était repoussée  ».

   Enfin, le 16 décembre 1864, le cœur de Voltaire entre à la Bibliothèque Impériale, avec toutes les pièces certifiant son identité, ainsi qu’en fait foi d’acte passé à cette époque. Est-ce cet administrateur circonspect qui le fit reléguer à l’endroit où l’on vient de le découvrir, après avoir fait exorciser le reste de sa Bibliothèque ? Il est permis de le supposer. Mais on ne saurait lui en vouloir, puisqu’il nous donne aujourd’hui toute la joie d’une découverte que l’on n’aurait dû jamais faire, conclut James de Coquet.

    En 2010, on déplaça la statue pour mener à bien les travaux de la première  phase  du Projet Richelieu. Une odeur forte se fit alors sentir, et on lança aussitôt une enquête sur l’état du cœur du philosophe : la solution alcoolisée avait visiblement fui. Le reliquaire fut pris en charge par le laboratoire de la BNF et l’on procéda à un nouveau traitement de conservation. Le cœur put ensuite réintégrer le socle de la statue, replacée en 2016 dans le salon d’honneur du site Richelieu, où les visiteurs peuvent à nouveau s’émouvoir de sa présence.

Après avoir vu un film.. » le 7ème juré  »


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Comment est choisi le jury lors d’un procès ?

    Dans un procès, le jury est l’ensemble des citoyens appelés à titre temporaire à participer à l’exercice de la justice en cour d’assises pour rendre un verdict dans un procès criminel. Alors comment est choisi le jury ? Qui peut être sélectionné ?

La liste annuelle des jurés:

   Pour désigner les jurés (les citoyens qui composent le jury), le maire de chaque commune procède à un tirage au sort en public avec les noms sur les listes électorales. Les concernés doivent être âgés de plus de 23ans. Dès que le tirage effectué, les personnes tirées au sort reçoivent une lettre les notifiant qu’elles peuvent être mobilisables durant l’année à venir pour un procès.

   Ensuite, il est établi une liste annuelle des jurés dans le ressort de chaque cour d’assise donc dans chaque département par un second tirage au sort. Le nombre de jurés pour chaque département variera en fonction du nombre d’habitants (1 juré pour 1300 habitants), pour Paris, il sera de 1800 jurés.

Les jurés titulaires et les jurés suppléants :

    Ensuite, au moins un mois avant le début du procès, une commission présidée par le président du tribunal de grande instance procède à un autre tirage au sort dans lequel 40 noms sortiront. Ces derniers sont alors désigné jurés  » titulaires  ».     En parallèle, il sera aussi tiré au hasard 12 jurés  » suppléants  » pour la constitution d’une liste spéciale avec des personnes qui seront en mesure de siéger si un juré titulaire est empêché.

   Tout citoyen choisi reçoit une convocation venant de la gendarmerie ou d’un huissier de justice. Le juré devra toutefois attendre l’ouverture du procès pour savoir s’il est réellement membre du jury. Quand une nouvelle session d’assise est ouverte, un autre tirage au sort est effectué. Dans le cas d’un procès en première instance, le nombre de juré sera de 9, et 12 pour un procès en appel.

   N.B : durant tout le processus de sélection du jury, la défense peut s’opposer à la désignation d’une personne choisie.

    Il est en principe impossible de refuser d’être juré.

    Seuls cas de dispense admis : avoir plus de 70 ans, ne plus habiter le département où se déroule l’affaire, avoir déjà été juré dans le même département au cours des cinq dernières années, ou être atteint d’une maladie grave (justifiée par un certificat médical) incompatible avec le rôle de juré (surdité, impossibilité de rester assis longtemps…).Si vous êtes dans l’un de ces cas, il faut adresser une demande de dispense au président de la cour d’assises, dès réception de votre convocation.

    Si la dispense est refusée, vous n’avez alors plus d’autre choix que de remplir au mieux votre mission… Non sans avoir prêté serment auparavant.

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Film  » le 7 ème jurés : Résumé …

     Au début des années 60, Grégoire Duval, un respectable pharmacien de province, assassine une jeune femme dans un moment de folie. Personne ne l’ayant vu commettre son crime, il décide de garder le silence tandis que Khader Boualam, le dernier amant de la jeune femme, est accusée du crime à sa place. Ironie du destin, Grégoire Duval est alors nommé juré au procès de Khader Boualam, avec la charge de juger un crime qu’il a commis lui-même. Bouleversé par le sort de l’ouvrier arabe, un coupable idéal aux yeux de la bonne société de la ville dont le racisme est exacerbé par la fin de la guerre d’Algérie, Grégoire va alors s’engager sur le chemin de la rédemption. S’illustrant à l’audience, il démontre le manque de rigueur de l’enquête criminelle et la faiblesse du dossier à charge : l’issue du procès devient incertaine. Mais en cherchant à innocenter Khader, Grégoire dérange l’ordre social. Et souvent, l’ordre importe plus que la vérité !

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C’était il y a environ…


205 ans :
 
 
     Découverte au XVIe siècle par des navigateurs portugais qui n’y implantèrent aucune colonie, la future île Bourbon devint possession du roi de France un siècle plus tard, et devint bientôt une étape incontournable pour les navires faisant route vers Madagascar

     Située à l’ouest de l’océan Indien, à environ 700 km à l’est de Madagascar, L’île fut découverte, en 1545, par des navigateurs portugais, qui nommèrent Mascarenhas  ( Mascareignes en français ) , du nom de leur chef Pedro Mascarenhas, l’archipel formée par cette île, l’île Maurice, et l’île Rodrigues.

L’ île était déserte et ils n’y formèrent aucun établissement. Jacques de Pronis, agent de la Compagnie des Indes Orientales à Madagascar, prit possession de l’île en 1642, au nom du roi de France, et en 1649, Étienne de Flacourt, son successeur, prit de nouveau solennellement possession de l’île au nom du monarque, et changea le nom de Mascareignes, qu’elle portait alors, en celui de Bourbon.

Émission en 1965 d'un timbre célébrant le tricentenaire du peuplement de l'île Bourbon (1665) par vingt ouvriers français envoyés par la Compagnie des Indes Orientales

( Émission en 1965 d’un timbre célébrant le tricentenaire du peuplement de l’île Bourbon (1665)
par vingt ouvriers français envoyés par la Compagnie des Indes Orientales )

Pendant assez longtemps, l’île ne fut fréquentée que par des flibustiers de la mer des lndes ; mais en 1664, Louis XIV ayant concédé Madagascar et ses dépendances à la Compagnie des Indes Orientales, cette Compagnie envoya, dès l’année suivante, à Bourbon, vingt ouvriers français, sous les ordres d’un chef nommé Regnault. Le bien-être et la salubrité qu’y trouvèrent ces nouveaux colons attirèrent et fixèrent sur le territoire de l’île plusieurs matelots des bâtiments qui y relâchaient, et même quelques flibustiers.

Ce commencement de colonisation détermina le gouvernement à envoyer de France des orphelines pour être mariées aux habitants. Un petit nombre de Français de Madagascar, échappés aux massacres du fort Dauphin, vint encore, en 1675, accroître la population de l’île. Enfin, en 1688, les projets de colonisation de divers Européens y furent favorisés par la concession de vastes terrains. L’île Bourbon devint alors une des échelles de l’Inde, et les navires allant à Madagascar eurent ordre d’y  » toucher  ».

 Vers 1710, la Compagnie des Indes, à qui la cession expresse de la propriété de l’île Bourbon avait été faite par le gouvernement, y établit une administration régulière. À cette époque, la population de l’île s’élevait à 2000 individus. Malheureusement Bourbon n’avait pas de port ; l’île de France (île Maurice) en possédait un excellent : cette colonie, que les Hollandais avaient occupée de 1640 à 1712 sous le nom d’île Maurice, devint, en 1755, le siège du gouvernement des deux îles. En 1764, elles furent l’une et l’autre rendues au roi, qui nomma pour les administrer un gouverneur et un intendant.

C’est au botaniste et agronome Pierre Poivre que fut due l’organisation complète de toutes les branches de service. Quand ce grand administrateur arriva à l’île de France comme intendant-général, le 14 juillet 1767, il trouva cette île et celle de Bourbon dans un anéantissement presque total ; l’agriculture, le commerce, tout avait été également négligé : il parvint à tout rétablir. Il s’occupa surtout de ranimer l’agriculture, et introduisit ou propagea à Bourbon beaucoup de végétaux précieux, tels que le giroflier le muscadier, le poivrier, le cannelier, le riz sec, le bois noir, etc. Le café avait été précédemment apporté de l’Yémen à Bourbon, et la culture du tabac, ainsi que celle des grains nourriciers et l’éducation des bestiaux, étaient depuis longtemps les principaux objets des travaux des colons.

    En 1789, la population de Bourbon se composait de plus de 60 000 individus, dont 10 000 blancs, 1 200 affranchis et 50 000 esclaves. Les effets de la Révolution n’eurent pas d’influence funeste sur la prospérité de la colonie. Pendant treize ans, la colonie se gouverna elle-même, bien qu’elle suivît sous beaucoup de rapports le mouvement politique de la métropole : une assemblée dite coloniale avait remplacé le gouverneur.

 Sept à huit années s’écoulèrent sous ce régime sans qu’il y eût d’ouragans, et la culture des denrées coloniales s’en ressentit avantageusement. L’île Bourbon, dont le nom avait été changé par le gouvernement républicain en celui d’île de La Réunion, s’enrichit aussi par les prises de ses corsaires, et par l’admission des navires étrangers dans ses rades. En 1801, la population de cette île s’élevait à 80 000 âmes.

Après la paix d’Amiens, le général Decaen fut nommé capitaine-général des établissements français au-delà du cap de Bonne Espérance. Un commandant particulier et un sous-préfet colonial furent établis à Bourbon, et l’assemblée coloniale cessa ses fonctions. En 1806, l’île Bourbon changea encore de nom, elle s’appela l’île Bonaparte. En 1806 et 1807, les récoltes manquèrent. Par suite de la guerre maritime, les croisières ennemies se multiplièrent, et toute communication à l’extérieur fut interceptée. Dans cette situation, les deux îles eurent beaucoup à souffrir, et bientôt elles tombèrent au pouvoir de l’ennemi.

  Les Anglais s’emparèrent, le 8 juillet 1810, de l’île Bourbon, et le 5 décembre suivant de l’île de France, qui reprit depuis lors le nom de Maurice. L’île Bourbon fut rétrocédée à la France le 6 avril 1815, en vertu du traité de paix signé à Paris le 30 mai 1814 ( traité qui fixait les limites de la France après l’abdication de Napoléon, exilé à l’île d’Elbe ) ; le même traité céda l’île de France à la Grande-Bretagne.

  Une division, sous les ordres du capitaine de vaisseau Jurien, composée de la frégate l’Africaine, et des flûtes la Loire, la Salamandre et l’Éléphant, fut chargée de porter le personnel de l’administration française à Bourbon ; à sa tête se trouvait le comte Bouvet de Lozier, maréchal-de-camp, commandant pour le roi, et Marchant, commissaire ordonnateur.

Carte de l'île de La Réunion, anciennement île Bourbon, en 1802

Carte de l’île de La Réunion, anciennement île Bourbon, en 1802

   La division arriva à Bourbon dans les premiers jours d’avril 1815, mais ce ne fut que le 6 du même mois que les commissaires anglais, au nom de Georges III, leur souverain, remirent la colonie aux commissaires nommés par Louis XVIII.

     Cette reprise de possession fut faite avec solennité sur la place d’armes de Saint-Denis, où les troupes françaises et anglaises s’étaient rangées en bataille. Au centre, étaient les commissaires et les officiers ; un grand nombre d’habitants s’étaient rendus sur la place pour assister à cette cérémonie. Le major William Carrol, ayant proclamé la remise de l’île Bourbon à la France, le pavillon de Sa Majesté britannique fut amené, et immédiatement le pavillon français fut arboré aux acclamations réitérées de Vive le roi ! L’un et l’autre pavillon furent salués par les batteries de terre et par les bâtiments en rade qui s’étaient pavoisés. Un Te Deum fut chanté, et le soir il y eut illumination au jardin public.

    Le 12 juillet 1815, la nouvelle du retour de Napoléon en France arriva dans la colonie ; mais le gouvernement et les troupes se déclarèrent en faveur du maintien de l’autorité royale. Le 5 octobre suivant, une escadre anglaise tenta vainement de ressaisir l’île. Le 28 octobre 1815, la nouvelle de la rentrée de Louis XVIII à Paris arriva à Bourbon, et dès lors l’état de guerre cessa, l’agriculture et le commerce faisant des progrès considérables dans la colonie.

D’actualité :La quarantaine ….


quarantaine.D’où vient la quarantaine ? Origines

Comme chacun sait  ( surtout ces derniers jours ) : 

  La mise en quarantaine consiste à isoler pendant une durée définie un individu, un animal ou des végétaux potentiellement contagieux. Cet isolement sanitaire permet de limiter la propagation d’une maladie au reste de la population.

  La quarantaine signifie une période de 40 jours. Ce nombre de jours a été établit par Hippocrate Résultat d’images pour hippocrateautour du Ve siècle av. JC. Ce médecin grec avait établi que les symptômes d’une maladie se manifestaient 40 jours après une infection.Déjà !

     Au Moyen Âge, les lépreux étaient systématiquement mis à l’écart du reste de la population pour éviter les risques de contaminations. L’apparition de la peste noire qui a frappé l’Europe entre 1347 et 1352 a conduit à renforcer considérablement les mesures sanitaires des différents pays. Les familles atteintes par la maladie étaient soit expulsées !  de la ville ou alors séquestrée à leur domicile.

   Le 27 juillet 1377, la république de Raguse (anciennement la Croatie) instaure la quarantaine maritime. Cet isolement sanitaire a pour objectif d’empêcher la diffusion de la peste dans le pays. Cette mesure est reprise par la ville de Venise puis s’étend à d’autres contrées.

   Le choléra qui touche l’Europe en 1830 va amener les gouvernements à adopter une standardisation des politiques de quarantaine. Mais seulement trois pays (France, Portugal et Sardaigne) signent le traité pour mettre en place des mesures à la fois contre le choléra et la peste.

     En 1948, juste après la Seconde Guerre mondiale, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) est créée. 181 pays acceptent de se soumettre à la déclaration obligatoire de 6 maladies contagieuses : le choléra, la fièvre jaune, la peste, la variole, le typhus et la fièvre récurrente. Aujourd’hui chaque pays peut choisir ses modalités de mise en quarantaine.

    De nos jours, les progrès de la médecine ont permis de définir avec plus de précision la durée minimale de la quarantaine. Des tests médicaux permettent de définir si un individu est porteur d’une maladie, mais pour une analyse fiable, il est impératif que la charge virale soit suffisante pour être décelée.

       Ces derniers jours, le coronavirus Covid-19 a obligé de nombreux pays à décréter une mise en quarantaine d’au moins 14 jours pour les personnes susceptibles d’être contaminées.

C’était il y a environ….


……194 ans : Mort  de P.Blancart  (qui introduisit le chrysanthème Résultat d’images pour images, photos fleur chrysanthèmeen France )
 
 
      P.Blancart était , parait il ,  » doté  » d’une  intelligence remarquable se portant vers les observations scientifiques,  passionné pour les voyages et les aventures, le capitaine au long cours Pierre Blancard rapporta en France de ses nombreux voyages le chrysanthème ou  »  fleur d’or  »…

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    Pierre Blancard naquit à Marseille, le 21 avril 1741, d’une famille connue depuis le XVe siècle  ( qui a donné son nom à la gare et au quartier de la Blancarde ) . À l’âge de 25 ans, influencé par son  son père, capitaine de navire, et investi de la confiance de plusieurs grandes maisons de commerce de la ville, il fit d’abord, aux Antilles, une dizaines de campagnes en qualité de  » subrécargue  »  ( dont une année en course sur la frégate La Fortune ) qui lui permirent de devenir capitaine.

En 1769, le privilège exclusif de l’ancienne Compagnie des Indes orientales étant supprimé, les différentes villes de commerce s’empressèrent de faire des armements pour ces contrés, et Blancard fut chargé des opérations commerciales de la frégate La Thétis, que le gouvernement avait accordée à une maison de Marseille .

Médaillon donnant le portrait de Pierre Blancard et apposé sur la tombe de celui-ci

Médaillon donnant le portrait de Pierre Blancard et mis sur sa tombe .

 Le  » hardi et savant   » navigateur accomplit donc, de 1769 à 1793, d’importants voyages aux Indes, au cours desquels il se livra à d’utiles observations d’hygiène navale et à des travaux fort estimés sur les problèmes de longitude, la direction et la vitesse des courants à diverses époques de l’année et aux environs de la ligne équinoxiale, etc.

  Il est même allé  jusqu’à Batavia en 1772 ; à Moka, en 1774, il força le gouverneur à se conformer aux clauses du traité conclu pour la France en 1737 par la  » Garde-Jazier  ». En 1777, la frégate  »Le Duras  », qu’il commandait, fit naufrage le 12 avril, sur les écueils  bordant les Maldives. La guerre qui éclata en 1778 entre la France et l’Angleterre, puis le rétablissement de la Compagnie des Indes, après la paix, obligèrent Blancard à naviguer sous les pavillons toscan et autrichien et à effectuer son retour à Livourne et à Ostende.

  Dans une de ses dernières traversées, il fut obligé,  suite aux événements qui se déroulaient alors en Europe, de se diriger vers l’Amérique du Nord pour échapper aux dangers que pouvait courir la riche cargaison de son navire, et, malgré croisières et corsaires, il atteignit Philadelphie après avoir effectué 3 200 lieues marines en 71 jours, soit une moyenne de 46 lieues par 24 heures, ce qui constituait, pour l’époque, un véritable record.

 À l’âge de 52 ans, Pierre Blancard abandonna la navigation et se retira dans sa ville natale. C’est à Marseille qu’il écrivit son Manuel du Commerce des Indes Orientales et de la Chine, ses Observations Nautiques et son Essai sur un nouveau moyen de reconnaître les courants en mer.

Blancard fut reçu à  l’Académie de Marseille  en 1808 .  » Notre  » capitaine de marine mourut à Aubagne le 16 mars 1826, à l’âge de 85 ans.

 Le fait de la vie de Blancard, qui devait le faire passer à la célébrité, remonte à l’année 1789. En mai 1787, il quitta Bombay et fit voile vers la Chine. Début  août, il atteignit  Canton, et y découvrit une fleur inconnue en Europe, la fleur sacrée, la fleur d’or : Ju Hua, symbole de l’Empereur, la fleur aux 16 pétales brodée sur des vêtements sacrés, le Kikumon (issu de kiku, le chrysanthème, et de mon, le blason) ; une plante extraordinaire que la mythologie chinoise fait éclore sur l’île de la Libellule et qui possède la vertu de conserver une permanente jeunesse. Evidemment, la fleur est protégée.

Et c’est en 1789 que Pierre Blancard, à bord du Saint-Charles, rentra à Marseille de   son cinquième voyage aux Indes, rapportant trois variétés de   »chrysanthèmes indicum   »qu’il avait cachés sous sa houppelande. Pour l’arroser et le conserver, il avait restreint les rations d’eau de son équipage. Il remit les trois variétés à l’abbé Thomas de Ramatuelle, d’Aix-en-Provence, qui les fit parvenir au Jardin des Plantes de Paris. Une seule, à fleurs pourpres, survécut. Le chrysanthème venait de faire son apparition en Europe…..

 En 1808, reçu à la Malmaison, Pierre Blancard offrit à l’Impératrice, charmée, les premiers chrysanthèmes dont il avait rapporté la plante en France et qu’il avait pieusement cultivés dans son petit jardin d’Aubagne. Il s’était retiré dans cette ville et y avait rédigé le récit de ses campagnes aux Indes, ouvrage brillant qui lui ouvrit, cette même année 1808, les portes de l’Académie de Marseille, le capitaine de marine faisant également partie du Conseil d’Agriculture, des Arts et du Commerce de cette ville.

Pierre Blancard mourut à Aubagne le 16 mars 1826, à l’âge de 85 ans. Sur sa tombe est inscrit :  » A cause d’une fleur, on se souvient de lui  ».