Le savoir est inutile mais…


Pas de commentaire depuis plus de 5 jours ! pfff => je les bloque …

marin-francis08@outlook.com

Les lois Américaines :

Les lois américaines peuvent souvent paraître absurdes, mais l’explication est simple :

Elles sont faites par jurisprudence : Une décision prise lors d’un procès sera réitérée si une affaire similaire vient à réapparaitre devant les juges.

Exemple : J’accuse mon voisin de jouer aux dominos le dimanche à 5h parce que selon ma religion, c’est interdit. Devant les juges, on déclare l’accusé coupable : on ne doit pas jouer aux dominos le dimanche à 5h.
DONC : Si quelqu’un est « re-accusé » de jouer au domino un dimanche, la même peine lui sera appliquée. De ce fait, la quasi totalité des lois nous paraissent stupides alors qu’elles ont toutes un contexte.

P.S : De nombreuses lois sont très anciennes mais existent toujours aujourd’hui. Mais à l’époque, elles avaient du sens

Après le 8 mai…..


….commémorant la victoire de 1945 : Que commémore-t-on le 10 mai de chaque année ?

Le 10 mai, plusieurs cérémonies commémorent l’abolition de l’esclavage. Une date instituée par Jacques Chirac, en 2006. Pourquoi le 10 mai ? Parce que c’est ce jour, 5 ans plus tôt, que fut adopté la  » loi Taubira  » :

La loi Taubira = Loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité dite loi Taubira, du nom de Christiane Taubira,

Christiane Taubira

députée de l’Assemblée nationale française, ( 1ʳᵉ circonscription de Guyane, rapporteuse de la loi à l’Assemblée ), est une loi française concernant la reconnaissance, en France, comme crime contre l’humanité des traites et des esclavages pratiqués à partir du XVᵉ siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. La loi a été adoptée par le Parlement le 10 mai 2001 et promulguée le 21 mai 2001.? ! Seulement !

Le 10 mai marque la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et leurs abolitions. Du XVe au XIXe siècles, plus de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été capturés en Afrique, transportés à travers l’Atlantique et réduits en esclavage pour travailler dans des conditions très dures dans des exploitations coloniales en Amérique.

Evolution rapide de  » l’Empire  » français.

1)Pourquoi coloniser?

Les pays qui colonisaient pour avoir plus de territoires au XIX éme siècle. Ils cherchaient à étendre leur domination sur le reste du monde.

2 ) La France et ces possessions:

Liste des pays colonisés par la France : Indochine ,Guyane ,Madagascar ,nord ouest de l’Afrique .( voir la vidéo  » évolution de l’empire français  » au début du billet )

3) Deux importantes colonies:

Le Royaume-Uni et la France étaient les deux plus grandes colonies. Le Royaume-Uni restait la première colonie avec 22,85 Km2 pour 400 millions d’habitants et la France possédait 11 millions de km2 pour 48 millions d’habitants.

4)Les types de colonisations:

On distingue de types de colonies:

1 : Colonie de peuplement = :Colonie qui s’ installent durablement et créent des petites industries.

2 : Colonie d’exploitation = : Colonie qui s’emparent des  richesses d’un territoire/pays (métaux précieux ,fourrures)et les revendent à leur profit. Ils se servent du pays pour gagner de l’argent.

Quelles sont les conséquences pour les peuples? Les pays qui colonisent imposent un régime : L »’ indigénat  » ( Régime administratif spécial qui s’applique aux indigènes. ) . Ils ne l’imposent qu’à certaines colonies .Ce régime est stricte car ils privent les personnes habitants sur ce territoire avant la   colonisation(indigènes) de vote au parlement, la justice spéciale et sévère pour eux ,ils payent des impôts particuliersetc…..

( Affiche montrant les différents pays colonisés par la France, ces pays sont représentés par des personnes dont on peut identifiés la provenance. donc le pays.)

Les populations d’origine ont du mal à s’intégrer dans la société coloniale .Les transformations de l’économie font apparaître des nouvelles classes sociales :la bourgeoisie et la classe ouvrière. ( qu’ils ne connaissaient pas avant la colonisation… )

La  » situation  » de nos jours ?

L’esclavage aujourd’hui :

Aujourd’hui dans la plupart des pays où l’esclavage est encore pratiqué, il est évidemment officiellement illégal ; mais cela ne l’empêche pas d’exister. Dans le monde, des millions de femmes, d’enfants, d’hommes, sont exploités dans des conditions qui ressemblent  » fortement  » à l’esclavage, même si ,évidemment , on n’utilise généralement pas ce terme. Ils sont en effet ou vendus comme des objets, soit forcés à travailler pour peu d’argent, voire pour rien du tout, et se trouvent à la merci de leur employeur. La traite des êtres humains constitue le 3ème trafic criminel le plus lucratif dans le monde après la drogue et les armes ! Selon des associations et ONG  aujourd’hui au moins 200 millions de personnes sont victimes d’asservissement à divers degrés et pour diverses raisons

Les nouvelles formes d’esclavage :

La servitude pour dettes toucherait  au moins 20 millions de personnes dans le monde.

Par exemple : Pour soigner un enfant malade , une mère emprunte de l’argent . Une dette à un taux d’usure remboursée en travaillant tous les jours de l’année sept jours sur sept dans des conditions abominables.

Un autre aspect de l’esclavage moderne : Le déplacement ou le commerce d’êtres humains .

Généralement des femmes à des fins commerciales !!!

Forcées à travailler comme employées de maison ou comme prostituées. Il y a aussi les mariages précoces ou forcés : Des femmes ou des jeunes filles sont mariées sans leur consentement et forcées à vivre en état de servitude. Et elles sont souvent  l’objet de violences et de sévices corporels.

Enfin l’esclavage traditionnel existe encore !!!! Des personnes sont achetées et vendues comme des objets. Elles sont souvent enlevées de leur foyer, peuvent être héritées ou données en cadeaux.!!

Esclavage moderne en France : « L’indifférence des gens est absolument terrible »

En 1848, la France abolit l’esclavage ( la traite  »négrière  » avait été abolie en 1831 ). 173 ans plus tard, l’esclavage existe toujours. Les esclaves modernes sont invisibles aux yeux de la société. Et les moyens de lutte sont encore limités.

Pour finir ce billet ( que peu de personnes liront ) : Une vidéo ( très longue ) :

 » de la servitude moderne  » :

Les enfants et…le travail …


Pendant des siècles, la plupart des enfants ont travaillé dès leur plus jeune âge.

A la campagne, ils sont employés aux travaux des champs et à la ville, ils aident leurs parents artisans ou deviennent ouvriers. A cause l’exploitation des enfants , le XIXe siècle est souvent qualifié de  » siècle noir  » . Dans les usines, les enfants sont employés de treize à quinze heures par jour, à des fonctions qu’aucune machine ne peut exécuter …..

L’apparition de nouvelles techniques, le développement de la mécanisation industrielle, la production concentrée en usine, des tâches de plus en plus ciblées, entraînent des mutations très importantes dans le monde du travail en France et en Europe occidentale.

Fillette ramassant des pommes de terre, Long Island, USA ; photo Lewis Hine, 1912. © incollect.

Fillette ramassant des pommes de terre, Long Island, USA , 1912. ( J’ai vu  »çà  » quand j’étais gosse , vers 1960 /65 dans  »ma  » campagne ardennaise ….)

Les grands pôles industriels, surtout le secteur textile, la métallurgie et les mines, font appel à une main-d’œuvre très nombreuse et exploitable à volonté : Celle des enfants.!

"Petites dentellières" par Mary Lancaster Lucas, vers 1874. © RMN - Grand Palais / F. Vizzanova / M. El Garby.

« Petites dentellières » par Mary Lancaster Lucas, vers 1874.

Le travail en usine :

Depuis la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les enfants constituent une grande partie de la main d’œuvre  »non qualifiée  » des entreprises textiles, notamment les manufactures d’impression sur étoffes .( Depuis 1686, la France interdit la fabrication de toiles peintes ) Dès l’âge de huit ans et parfois moins, les enfants sont employés à des travaux qui demandent leur habilité et leur petite taille, indispensables pour certaines tâches. Un adulte effectue le même travail avec un salaire quatre fois supérieur !! (mais les revenus insuffisants des parents les incitent à faire également embaucher leurs enfants ).

Détail d'un tableau sur la manufacture d'impression sur étoffes des frères Wetter, à Orange (Vaucluse) ; atelier d'impression : "garçons tireurs" préparant les couleurs pour les imprimeurs. Joseph Rosetti, 1764. © Hervé Champollion / akg-images.

Détail d’un tableau sur la manufacture d’impression sur étoffes des frères Wetter, à Orange (Vaucluse) ; atelier d’impression : « garçons tireurs » préparant les couleurs pour les imprimeurs.

A Mulhouse , grand pôle industriel textile en 1835, lorsqu’un ouvrier gagne deux francs par jour, une ouvrière reçoit plutôt un franc et un enfant de moins de douze ans, 45 centimes et 75 centimes s’il a entre 13 et 16 ans.

A titre de comparaison, le pain coûte de 12 à 15 centimes (la livre), la viande 45 centimes (la livre) et le lait 15 centimes (le litre). L’obligation pour les parents d’envoyer leurs enfants au travail dès leur plus jeune âge est expliquée par le fait qu’un salaire d’appoint est nécessaire à la survie de la famille

Au début du XIXe siècle, dans les filatures, les enfants sont sollicités pour rattacher les fils brisés sous les métiers à tisser en fonctionnement et nettoyer les bobines encrassées. Ils peuvent être chargés de surveiller les machines, durant des journées qui atteignent  » aisément  » quinze heures. Les mines accueillent également des enfants manœuvres qui poussent des chariots et descendent dans les galeries les plus étroites, où un adulte peut difficilement se tenir debout. ( Dans les petites industries (moins de vingt ouvriers), les enfants échappent à la législation ; leur exploitation y est donc encore plus intensive!.)

"Galibots", jeunes garçons envoyés dans les galeries trop étroites pour les adultes, vers 1910. Blog d'André de Marles. © blogspot.com.

« Galibots », jeunes garçons envoyés dans les galeries trop étroites pour les adultes, vers 1910.

Premiers débats contre le travail des enfants :

En 1840, les résultats d’enquêtes menées à travers la France, dans l’industrie textile ,déclenchent les premiers débats sur le travail des enfants et sont à l’origine d’un projet de loi présenté par le sénateur Charles Dupin

Ch. Dupin ??

. Peut-on faire entrer des enfants de moins de huit ans dans une filature ? Faut-il veiller à ce qu’ils travaillent moins de quarante-huit heures par semaine, pour leur permettre d’avoir deux heures d’enseignement primaire par jour ?!

Ecole de filles, classe manuelle, Finistère, Bretagne, par Richard Hall en 1889. Musée des Beaux-Arts de Rennes. © RMN - Grand Palais / Adélaïde Beaudoin.

Ecole de filles, classe manuelle, Finistère, Bretagne, en 1889.

Les partisans de la réforme évoquent les rapports accablants du médecin Louis – René Villermé 

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, qui a longuement visité les manufactures françaises dans les années 1830. Ses comptes-rendus dépeignent les  » misérables créatures hébétées par un inconcevable excès de travail et réduites à l’état des machines dont elles ne sont plus que les accessoires obligés  ». Les statistiques effectuées au moment du service militaire  , montrent que les jeunes gens arrivant de départements fortement industrialisés, sont en très mauvaise santé : deux fois plus de jeunes hommes souffrent de déficience physique que ceux qui arrivent de départements ruraux. L’opinion publique ne semble pas encore concernée par la situation : lorsque le philosophe et homme politique Jules Simon

Jules Simon ?

écrit « L’ouvrier de huit ans »

 » l’ouvrier de huit ans  » livre ( image du net )

, il est accusé de vouloir ruiner l’industrie textile française, où l’on estime qu’il est impossible de réduire le temps de travail des enfants, puisqu’il vient en soutien de celui des adultes. Cette résistance  à toute amélioration est mise en évidence par la succession de textes législatifs de faible portée sociale.

Jeune garçon vendeur de journaux : Ferris, sept ans ; Mobile, Alabama, USA. Photo Lewis Hine, 1914. © rarehistoricalphotos.com.

Jeune garçon vendeur de journaux , 1914. 

C’est la question de la scolarisation des enfants qui va faire évoluer celle du travail des jeunes : la gratuité de l’école primaire  publique est votée le 16 juin 1881 et le 28 mars 1882, la deuxième loi Jules Ferry rend l’enseignement primaire obligatoire. 10 ans après, en 1892, les enfants ne peuvent plus être admis au travail avant douze ou treize ans, âge du certificat d’études. La limite de la scolarité obligatoire est fixée à seize ans en 1959 mais l’ordonnance entre seulement en vigueur le 1er juillet 1967 !

Ecole primaire supérieure de Brignoles (Var), préparation au certificat d'études primaires, début XXe siècle. © Wikimedia Commons, domaine public.

Ecole primaire supérieure de Brignoles (Var), préparation au certificat d’études primaires, début XXe siècle.

Les textes de loi sur le travail des enfants :

Le 22 mars 1841, est votée la loi limitant l’âge d’admission dans les entreprises à huit ans, mais uniquement dans celles qui emploient plus de vingt ouvriers. A Mulhouse, en 1845, les enfants de moins de douze ans ont disparu des filatures de coton mais ceux de douze à seize ans travaillent douze à treize heures par jour. Dans d’autres manufactures, on constate que des enfants de huit à neuf ans travaillent sur des machines à dévider (on leur donne des tabourets trop hauts pour qu’ils ne relâchent pas leurs efforts). Dans l’impression sur étoffes, les enfants travaillent neuf à onze heures par jour, dès l’âge de huit ans.

Enfants travaillant dans une filature, Macon, Géorgie, USA ; photo Lewis Hine, 1909. © Wikimedia Commons, domaine public.

( Photo ci-dessus )= Enfants travaillant dans une filature, Macon, Géorgie, USA

En 1851, une nouvelle loi limite la durée de travail journalier à dix heures au-dessous de quatorze ans et à douze heures entre quatorze et seize ans. En 1874, la limitation de l’âge d’embauche est fixée à douze ans ; le travail de nuit est interdit et le repos du dimanche devient obligatoire pour les ouvriers âgés de moins de seize ans. Cette protection est insuffisante mais c’est un premier pas vers une lente évolution de la législation du travail, qui va commencer à concerner les adultes dans les années 1890 !! En novembre 1892, la durée maximale de travail est ramenée à dix heures à 13 ans et à 60 heures hebdomadaires entre 16 et 18 ans. Des  »mesures efficaces  » concernant la protection des enfants au travail, sont promulguées à partir de 1905 ; la loi du 7 décembre 1926 interdit l’affectation des enfants aux travaux dangereux et insalubres. La liste des travaux interdits aux enfants (et aux femmes) a déjà fait l’objet d’un décret en mars 1914, modifié en 1926, 1930 et 1945. Le décret du 19 juillet 1958, relatif aux travaux dangereux pour les enfants et les femmes, ne fait que confirmer les dispositions précédentes.

Enfants travaillant dans une manufacture de tabac, USA ; photo Lewis Hine, début XXe siècle. Musée d'Orsay, Paris. © RMN - Grand Palais / J.G. Berizzi / Lewis Hine.

Photo ci-dessus = Enfants travaillant dans une manufacture de tabac, USA au début XXe siècle.

Le nombre d’enfants au travail au XIXe siècle :

Certains historiens estiment que les enquêtes réalisées au XIXe siècle amplifient le phénomène, d’autres pensent évidemment le contraire. Entre 1840 et 1850, selon la  » Statistique générale de France  » , il y a 143.665 enfants travaillant dans la grande industrie dont 93.000 dans le secteur textile, pour une main d’œuvre totale de 1.055.000 ouvriers. En 1868, un nouveau recensement présente 99.212 enfants concernés par la loi de 1841 : 5.005 entre 8 et 10 ans, 17.471 entre 10 et 12 ans, 77.000 entre 12 et 16 ans, auxquels il faut ajouter 26.503 enfants non concernés par la loi parce qu’ils sont employés dans des ateliers de moins de vingt ouvriers. Total : 125.715 enfants au travail pour 1,1 million d’ouvriers ; le nombre d’enfants employés dans l’industrie commence à diminuer. Cette diminution peut s’expliquer par la mécanisation de plus en plus importante, les lois sociales (pas toujours appliquées) et la dépression économique de fin de siècle.

Jeune garçon travaillant dans une verrerie, USA, par Jacob Riis vers 1890. Museum of the City of New York. © monovisions.com.

Photo ci-dessus = Jeune garçon travaillant dans une verrerie, USA vers 1890

J’ai eu l’idée d’écrire ce billet après avoir été servi par la petite fille de la boulangerie tout à l’heure ……

Les conditions , lois sur le travail ont bien changé heureusement ? !

KLIK !

Pourquoi Nicolas Sarkozy, condamné à un an ferme…..


……., n’ira pas en prison

Il est ressorti libre du tribunal correctionnel de Paris. Libre, malgré une lourde condamnation à trois ans de prison, dont un an de prison ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire  » des écoutes  ». Mais si Nicolas Sarkozy échappe à une mise en détention, ce n’est pas par privilège d’ancien chef de l’État

C’est d’abord parce que sa condamnation n’est pas définitive. Nicolas Sarkozy a en effet décidé de faire appel de la peine prononcée ce lundi 1er mars. Donc L’ancien leader de la droite sera rejugé lors d’un nouveau procès.

De plus, le tribunal correctionnel de Paris n’a pas prononcé de mandat de dépôt. Ce qui signifie que la personne condamnée doit être immédiatement placée en détention ( comme le fut le cas de l’ancien secrétaire d’état Georges Tron )

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, incarcéré au terme de l’audience lors de son jugement en appel.

Dans le cas où la peine de Nicolas Sarkozy serait aggravée en appel, un aménagement ne serait plus possible. En effet ,la réforme pénale de mars 2020 a abaissé le seuil maximal pour un aménagement à 12 mois. Il était encore de 24 mois en 2018, quand l’ancien ministre Jérôme Cahuzac (PS), condamné à deux de prison ferme et deux ans avec sursis, a pu bénéficier d’un aménagement de peine sous forme de bracelet électronique

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Ce qui compliquerait tout de même les activités de Nicolas Sarkozy, qui exerce aujourd’hui comme membre de conseils administrations et comme conférencier…..

Défenseur du durcissement de l’aménagement des peines :

Heureusement pour l’ancien chef de l’État, le droit actuel est tout de même plus clément que ce qu’il préconisait lui-même, en 2015, alors qu’il s’apprêtait à concourir pour la primaire de la droite. Dans un entretien avec les journalistes , il se prononçait alors pour durcissement :

‘ Je souhaite qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois.  »

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy doit se réjouir de ne pas avoir été écouté. D’autant plus qu’il n’est pas tiré d’affaire. Sarkozy retrouvera les juges, dès le 17 mars, au procès de l’affaire  » Bygmalion  » , qui portaient sur les frais de sa campagne présidentielle de 2012.

Connection limitée ( faute de paiement )..alors..


Ce soir télé :

 »Les brigades du tigres  » => la bande à Bonnot .

Du 3 au 27 février 1913, se déroulait le procès de la « bande à Bonnot » dont le leader, Jules Bonnot était tombé sous les balles de la police quelques mois plus tôt

Gangsters ou Anarchistes ?

Au début de l’été 1907, les grèves dans le Midi viticole se multiplient. C’est dans ce climat social mouvementé que la bande à Bonnot va émerger. Pour Jules Bonnot, la revendication seule ne suffit plus, il faut agir contre son ennemi juré : la société bourgeoise. A cette époque, toute forme d’expression libertaire est interdite et surtout sévèrement réprimée. Les anarchistes, syndicalistes sont surveillés de près. Mais la bande à Bonnot était-elle vraiment l’expression de l’illégalisme anarchiste ? Jules Bonnot : simple voyou ou vrai anarchiste ? Ina.fr revient sur une affaire qui a fait parler nombre d’artistes et d’historiens spécialistes de l’anarchie

Jules Bonnot

Entre 1906 et 1907, Jules Bonnot s’exerce à l’ouverture des coffres forts tout en ouvrant comme « couverture » deux ateliers de mécaniques à Lyon.  La nuit, il se transforme en truand avec son bras droit : Platano. En 1910, Bonnot se rend à Londres et entre en qualité de chauffeur au service de Sir Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes ! C’est à son retour de son périple anglais que lui vient l’idée de « moderniser » sa technique de vols. Il est le premier à utiliser l’automobile dans l’arsenal du crime. Ce qui va lui donner, pendant quelques mois une suprématie certaine sur la police peu équipée en véhicules. C’est d’ailleurs pour lutter contre ce nouveau style de criminalité que Georges Clémenceau

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 va créer la fameuse brigade du tigre qui utilisera la traction avant. 

Le premier coup

C’est le 21 Décembre 1911 que débute véritablement la saga de la « Bande à Bonnot » qui tiendra en haleine toute la France et ridiculisera la police démunie devant la rapidité et la mécanique de leurs automobiles. 
Ce jour-là, vers 9h du matin, Bonnot, Garnier, Callemin et un quatrième larron décident de s’attaquer au garçon de recette de la Société Générale, rue Ordener à Paris .C’est donc la première fois qu’une voiture est utilisée pour un braquage .. Le butin est plutôt maigre : des titres et seulement 5000 francs en espèce. Le garçon de recette, lui, est gravement blessé. Le lendemain la bande fait les gros titres de la presse. Traqués, les braqueurs errent dans Paris, sans évasion possible. D’autres se joignent à eux, comme René Valet et Soudy.

Edmond Locard, le créateur de la police scientifique de Lyon, évoque la bande à Bonnot et Jules qu’il connut bien. Il raconte ses propres souvenirs sur cette bande, qui inventa « le vol à fusillade ». Selon lui, Jules Bonnot n’était pas anarchiste mais aimait le faire croire car il comptait ainsi être envoyé au bagne et éviter la guillotine. « C’était un voleur et un assassin ». Il raconte sa fin. Il évoque le garage de Bonnot et son outillage près de Lyon qu’il perquisitionna. Il évoque la maîtresse de Bonnot et le mari de celle-ci, témoin consentant de cette liaison, qui sont tous deux passés aux Assises. Parmi les complices, « c’est le seul à avoir été condamné aux travaux forcés alors que le pauvre, n’avait qu’un seul défaut… celui d’être cocu !« 

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