Texte de S.Ternoise


Petite main

Le plus souvent on avance face au vent
C’est pas toujours des ouragans
Mais à faire demi-tour
J’y pense certains jours

Ta petite main dans la mienne
Et pourtant mine de rien
C’est bien la tienne )
Qui nous soutient )bis

Bien plus fragile que de la porcelaine
Ta force est comme souterraine
Quand tu fermes les yeux
Tu vois ce que tu veux

Ta petite main dans la mienne
Et pourtant mine de rien
C’est bien la tienne )
Qui nous soutient )bis

Parce que je réponds à bien des questions
Tu m’crois un puits de solutions
Tu voudrais vite grandir
Tu crois en l’avenir

Ta petite main dans la mienne
Et pourtant mine de rien
C’est bien la tienne )
Qui nous soutient )bis

compositeur : Stéphane Vazzoler

Des graines de lumière

Tu me vois
Tu te crois
Comme un grain de poussière
Un grain de poussière
Emporté par les vents d’automne
Alors que nous sommes
Des graines de Lumière

Des grains de poussière
Mais aussi
Des graines de Lumière
Des vies
Graines de Lumière
Qui seront des guides
Sauf si la terre est trop aride

Le savoir
Pour le voir
C’est un si long chemin
Un si long chemin
Que chaque croisement est un tourment
C’est tellement tentant
Remettre au lendemain

Des grains de poussière…

Tu me crois
Aux abois
Je sais qu’on dit « tout ça
C’est n’importe quoi »
Qu’on me croit en plein désespoir
Parce que je peux croire
Aux voies du savoir…

compositeur : Uzan Camus

Tout allait pour le mieux

Tout allait pour le mieux
Je coulais des jours heureux
Plaie d’argent n’est pas mortelle
Quand on dort du bon sommeil

Mais l’administration
Un jour s’est réveillée
A sorti mon dossier
A posé des questions

Face au sous-directeur
Je faisais pas le poids
Comme j’connais pas le droit
Il avait un rire moqueur

Tout allait pour le mieux
Je coulais des jours heureux
Plaie d’argent n’est pas mortelle
Quand on dort du bon sommeil

J’voudrais bien faire chanteur
J’ai balancé soudain
Il répondit dédain
C’t’un métier de glandeurs

Puisque j’n’ai plus le choix
C’était ça ou radié
Ou comptabilité
Me v’là rimeur narquois

Tout allait pour le mieux…

compositeur : Nathanaël-Elie Delphin

Autres textes du CD :
http://www.concourschansons.com/lepremiercd.html

TEXTES DISPONIBLES (CD féminin ?)

Sa Mélancolie

Dans sa mélancolie
Je lisais un secret
C’est bien sûr indiscret
De fouiner le passé

Mais sa mélancolie
Ne lui est pas passée
Poussé à se confier
Un soir s’est justifié

Il rêve du rivage
où il l’a rencontrée
Il rêve son visage
Le dessine d’un trait

Dans sa mélancolie
Je lisais un secret
Poussé à se confier
Un soir s’est justifié

Enlacés coeur à coeur
Ils riaient des heures
Refaisaient l’univers
Deux été plus d’hivers

Un jour elle l’a viré
Elle lui a préféré
Un barbu même pas beau
Qui se prend pour Rimbaud

Dans sa mélancolie
Je lisais un secret
Il dit ça va passer
Dit ne sois pas blessée

Comme si encore un jour
Je pouvais accepter
De toujours moins compter
Que ce très grand Amour…

Demain la sérénamour

Tu les brises un par un
Tes embrigadements
Tu vois bien plus loin
Tu n’as pas d’amant

Demain il fera jour
Un éternel été
La sérénamour
La sérénité dans l’Amour

Bientôt tu partiras
Ton âme soeur tu l’as vue
Tu sais qu’dans ses bras
Tu s’ras toujours nue

Demain il fera jour
Un éternel été
La sérénamour
La sérénité dans l’Amour

Tu sais déjà qu’en Toi
Un enfant fleurira
Tu sais qu’sous ses doigts
Ton âme vibrera

Demain il fera jour
Un éternel été
La sérénamour
La sérénité dans l’Amour

Demain il fera jour

Ce rêve,………………..


 P.Verlaine
 
Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas, cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des animés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

                                                                            Ce rêve aujourd’hui,je ne le fais plus:Je sais qui ELLE est!!

Mr Devos (textes qu j’aime)


 
Caen


J’avais dit: "pendant les vacances, je ne fais rien !… Rien ! Je ne vais rien faire ".
Je ne savais pas où aller.
Comme j’avais entendu dire : "A quand les vacances ?… A quand les vacances ?…"
Je me dis: " Bon !… Je vais aller à Caen… " Et puis Caen !… ça tombait bien, je n’avais rien à y faire.
Je boucle la valise… je vais pour prendre le car… Je demande à l’employé :
– Pour Caen, quelle heure?
– Pour où ?
– Pour Caen !
– Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où ?
– Comment ? Vous ne savez pas où est Caen ?
– Si vous ne me le dites pas !
– Mais je vous ai dit Caen !
– Oui !… mais vous ne m’avez pas dit où !
– Monsieur… je vous demande une petite minute
d’attention ! Je voudrais que vous me donniez l’heure des
départs des cars qui partent pour Caen !
– !!…
– Enfin !… Caen !… dans le Calvados !…
– C’est vague!
– …En Normandie!…
– Ma parole ! Vous débarquez !
– Ah!… là où a eu lieu le débarquement !… En Normandie !
– A Caen…
– Là !
– Prenez le car.
– Il part quand ?
– Il part au quart.
– !!… Mais (regardant sa montre)… le quart est passé !
– Ah! Si le car est passé, vous l’avez raté.
– !!… Alors… et le prochain?
– Il part à Sète.
– Mais il va à Caen ?
– Non il va à Sète.
– Mais, moi, je ne veux pas aller à Sète… Je veux aller à Caen !
– D’abord, qu’est-ce que vous allez faire à Caen?
– Rien !… rien !… Je n’ai rien à y faire !
– Alors, si vous n’avez rien à faire à Caen, allez à Sète.
– !!… Qu’est-ce que vous voulez que j’aille faire à Sète ?
– Prendre le car !
– Pour où ?
– Pour Caen.
– Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où !…
– Comment !… Vous ne savez pas où est Caen ?
– Mais si, je sais où est Caen !… Ça fait une demi-heure que je vous dis que c’est dans le Calvados!… Que c’est là où je veux passer mes vacances, parce que je n’ai rien à y faire !
– Ne criez pas !… Ne criez pas !… On va s’occuper de vous.
Il a téléphoné au Dépot.
Mon vieux !… (regardant sa montre):
A vingt-deux, le car était là.
Les flics m’ont embarqué à sept…
Et je suis arrivé au quart.
Où j’ai passé la nuit !