Le mystère….


…….. du Codex Rohonc

Le Codex Rohonc (ou Codex Rohonczi) est un étrange manuscrit illustré de 448 pages écrit par un auteur inconnu dans une langue inconnue.

Un livre de 10×12 cm qui a été offert, avec les autres 30 000 livres de sa collection issue de sa bibliothèque familiale, par le comte Gusztav Batthyany ….

Gusztav Batthyany ?

…..à l’académie des sciences de Budapest.

Le manuscrit a surpris , interloqué les savants qui lui ont donnée le nom de la ville hongroise où se trouvait le château du comte Rohonc

comte Rohonc ?

qui aujourd’hui s’appelle Rechnitz et se trouve en Autriche.

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Le codex ?

Chacune de ses page comportent entre 9 et 14 rangées de symboles. Le nombre total de symboles utilisés dans le livre est d’environ 800, ce qui est environ dix fois plus élevé que n’importe quel alphabet connu, mais la plupart des symboles sont utilisés avec peu de répétitions, de sorte que les symboles du codex peuvent ne pas être un alphabet, mais plutôt un syllabaire (comme par exemple ceux du disque de Phaistos ) .

disque de Phaistos ?

), ou être de nature logographique, comme les caractères chinois.

Accompagnant les textes cryptiques, environ 90 pages d’illustrations incluent des scènes religieuses, laïques et militaires. Les illustrations grossières semblent indiquer un environnement où les religions chrétienne, païenne et musulmane coexistent, car les symboles de la croix, du croissant et du soleil/svastika sont tous présents.

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Si certains chercheurs pensent que le codex Rohonc est un canular, d’autres sont persuadés qu’il est authentique et ont passé des années à essayer de décoder le texte et les illustrations.

L’analyse du papier semble suggérer que le codex a été écrit sur du papier vénitien au XVIe siècle, mais la date est loin d’être certaine, le papier pouvant être beaucoup plus ancien que le texte. D’un autre côté, le texte pourrait aussi avoir été copié à partir d’une source beaucoup plus ancienne.

En analysant ses illustrations, certains érudits imaginent qu’il a été créé au XVIe ou XVIIe siècles.

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Comme pour le manuscrit de Voynich , déchiffrer le code du codex Rohonczi est un challenge que nombreux ont tenté de relever.

Un érudit érudit hongrois a proposé de lire le livre en le retournant de façon à ressembler à une  »ligature sumérienne  ». Il a ensuite associé les lettres de l’alphabet latin au reste des symboles par ressemblance. Il a également réorganisé l’ordre des lettres pour produire des mots significatifs. Cependant, ses méthodes ont été critiquées car il translittère parfois le même symbole avec des lettres différentes, et inversement, la même lettre est décodée à partir de plusieurs symboles.

La philologue roumaine Viorica Enăchiuc

Viorica Enăchiuc ?

a suggéré que le texte avait été écrit dans le dialecte latin vulgaire de Dacie et que le sens de l’écriture est de droite à gauche, de bas en haut. Cette traduction montrerait que le texte est une histoire du 11-12ème siècle du peuple Vlasi (Valaques) dans leurs combats contre les Hongrois et les Pechenegs. La méthode d’Enăchiuc a été critiquée car les symboles qui apparaissaient dans le même contexte tout au long du codex étaient régulièrement translittérés avec des lettres différentes. De plus, il n’y a aucun rapport entre les illustrations du manuscrit et sa traduction.

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Une autre solution présumée a été proposée par l’Indien Mahesh Kumar Singh

Mahesh Kumar Singh ?

: Il affirme que le codex Rohonc est écrit de gauche à droite, de haut en bas avec une variante jusqu’ici non documentée du script Brahmi. Il a translittéré les 24 premières pages du codex pour obtenir un texte en hindi qui a ensuite été traduit en hongrois. La méthode de Singh a également été critiquée pour son manque de cohérence.

Gábor Tokai et Levente Zoltán Király ont imaginé que le script est un système de code qui n’indique pas la structure interne des mots et que la langue du texte est très probablement artificielle. Ils prétendent que le codex contient la date 1593 CE comme référence probable à sa rédaction. Ils déclarent également qu’il s’agit d’un livre catholique ordinaire contenant principalement des paraphrases de textes du Nouveau Testament sur la vie de Jésus.

Avec ces diverses hypothèses et bien d’autres, le mystère du Codex Rohonc reste loin d’être résolu.

Le 8 avril, c’est la journée des…


.…..ROMS:

( tout le monde s’en fiche,mais pas moi)

Il suffit de prononcer le mot  » Roms  » et hop ! La plupart des gens les associent aussitôt aux tziganes ou aux gitans. D’autres vont même jusqu’à les traiter de manouches ou encore de  » voleurs de poules  ».

(quand nous, les enfants étions mal habillés ou fréquentions d’autres gars de quartiers  » mal famés  » , nous avions droit à quelques réflexions, réprimandes du genre :   » regardes toi, tu as l’air d’un romanichel, d’un bohémien  » )

Mais que sait-on vraiment de cette communauté et pourquoi leur inflige-t-on autant de discriminations ?

Les Roms, citoyens de l’U.E

Bien qu’ils soient entre 10 et 12 millions de citoyens de l’Union Européenne depuis 1971, il n’empêche que la majorité des Roms subit perpétuellement des persécutions ou des discriminations. A tel point qu’une Journée Internationale des Roms a dû être créé depuis plusieurs années afin de convaincre l’Union Européenne d’intégrer pleinement la communauté Rom dans ses débats.

Cela ne date pas d’hier puisque depuis très longtemps, les communautés roms ont toujours dénoncé les difficultés importantes dans l’accès à l’éducation, à l’emploi ou encore à la santé ou au logement.

Il est à noter également que la moitié des enfants ne sont pas scolarisés et que les adultes sont à plus de 50 % analphabètes. Quant à leur espérance de vie, elle est inférieure d’environ une quinzaine d’années à celle des populations des pays où ils vivent, sans doute à cause de leurs conditions et hygiène de vie.

Amnesty International en soutien aux Roms

drapeau rom photo

Par conséquent, on peut comprendre aisément pourquoi Amnesty International et bien d’autres associations de soutien se démènent chaque année pour arriver à sensibiliser les populations aux problèmes rencontrés par le peuple Rom. Mais il faut éviter de tirer des conclusions hâtives :

Reprenons les choses dans l’ordre afin de mieux comprendre ce qu’il se passe avec cette communauté.

L’histoire des Roms dans l’U.E:

drapeau europe photo

Les Roms sont devenus un peuple de l’U.E à part entière le 8avril 1971 (il y a environ 51 ans) en choisissant leur drapeau et leur hymne, symboles de leur minorité dans l’Union Européenne.

Constitués de 4 groupes nomades (Les Kalderash, les Curara, les Lovara et les Boyasa), ils font tous partie de la grande famille des tziganes, surnommés également Romanichel (peuple de Rom en  » Sinti  », un mélange d’allemand et de roumain). -mes parents les nommaient  » romanichel  »-

Mais avant d’en arriver là, les Roms commencèrent dès l’an 1000, leur exode en quittant l’Inde et l’Egypte (dont ils étaient originaires) pour se rendre en Perse. Une fois les Balkans atteints au XIVème siècle, ceux-ci se dispersèrent un peu partout en Europe. Ils se convertirent alors au Christianisme au contact de la population chrétienne entretenant de bons rapports avec celle-ci.

Les Roms, des nomades devenus chrétiens d’Europe

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Deux siècles plus tard, en Europe de l’Ouest, une grande vague migratoire de Roms eut lieu. A tel point que certains pays ont dû en envoyer des milliers dans les colonies africaines ou américaines, n’arrivant plus à les gérer ni à les contenir.

Cependant, dès 1930, ils vont être confrontés à la politique nazie de l’époque décidant de leur extermination quasi totale. En effet, on a dénombré entre 250 000 et 500 000 Roms tués ou déportés dans les camps de concentration sur les 700 000 qui vivaient en Europe à ce moment-là. Ce génocide a été surnommé  » Samudaripen », c’est à dire  » meurtre total  » en langue Romani.

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Le plus affligeant dans tout cela, ce sont les persécutions et les discriminations dont les Roms sont victimes encore aujourd’hui. Et bien que l’Union Européenne ait mis en place différentes stratégies d’intégration, on peut néanmoins redouter une  » tziganophobie  » de plus en plus présente.

D’autant plus que celle-ci ne peut être combattue qu’une fois la reconnaissance de leur histoire, de leur culture et de leur contribution au patrimoine européen acceptée et validée par les différentes instances européennes.

Il ne faut pas oublier qu’il a fallu attendre 1982 pour que l’Allemagne reconnaisse officiellement ses responsabilités dans ce massacre et 1997 pour la France pour qu’un Président de la République y fasse référence lors d’une cérémonie des victimes de la déportation.

Les Droits de l’Homme en Europe

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La Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne interdit pourtant toute discrimination fondée  » sur la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales  »…

Sachant d’après certaines données que de nombreux Roms vivent toujours dans des conditions d’extrême pauvreté et continuent d’être les victimes d’une exclusion sociale extrême… On peut effectivement se demander ce que prévoient les membres de l’Union Européenne à la veille des élections face aux préjugés, à l’intolérance et autres abus vis-à-vis de la communauté Rom.

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Alors que les sans-abris sont souvent dénigrés et mis à l’écart……


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…….. Marina, serveuse dans un café, a décidé d’agir différemment.

UNE SERVEUSE DANS UN CAFÉ

Certaines personnes ont encore le cœur sur la main. Les personnes sans-abris sont souvent ignorées, laissées à l’écart. Mais certaines histoires sont belles. La preuve…

UN SDF QUI DORT DANS LA RUE

Alors qu’une journée un SDF entre dans un café, une serveuse, prénommée Marina, décide de prendre sa commande, comme pour tous les clients et de lui servir un bon repas.  

Les sans-abris sont souvent dénigrés dans la rue. 

ET UN JOUR…

Un jour, un SDF se rend dans le café où travaille Marina. 

IL PASSE COMMANDE…..

……. d’un repas avec une boisson chaude.

MARINA LUI SERT….

…. et l’accueille comme tous les clients. Mais son gérant la remet à sa place aussitôt.

MARINA EST CHOQUÉE

La jeune femme reçoit alors un appel de son gérant qui lui interdit de servir quoique ce soit à un sans-abri et que si cette personne ne paye pas son repas, celui-ci sera déduit du salaire de Marina.

UN GÉRANT ÉNERVÉ

La jeune femme est sidérée par le comportement de son gérant. Choquée, elle n’était pas au bout de ses surprises. 

UN INCONNU AVEC LE MAIN SUR LE COEUR

Mais quelques minutes plus tard, un inconnu est venu payer le plat du sans-abri !

UN TEST DE LA DIRECTION

Elle apprend ensuite que tout cela n’était qu’une mascarade et que c’était un test de la direction de l’établissement afin de connaître davantage ses employés et s’assurer qu’ils soient gentils et respectueux avec tous les clients.

UN COUP MONTÉ

Le sans-abri était un ami de la direction qui s’était alors déguisé.

UNE HISTOIRE TOUCHANTE…..

….. qui on pourrait l’espérer éveillera les consciences mais……

UN LICENCIEMENT

Le gérant a été immédiatement licencié pour son comportement abusif. 

UN BEAU GESTE

Et vous, comment auriez-vous réagi ? 

marin-francis08@outlook.com ( Commentaires bloqués)

« Je veux un ministère ….


…..de la re-migration » : Eric Zemmour annonce sa mesure choc s’il est élu

Invité dans le 19 :45 sur M6, ce lundi 21 mars 2022, Eric Zemmour a ajouté une nouvelle mesure à son programme : la création d’un ministère de la re-migration.

Ce lundi 21 mars 2022, Eric Zemmour était l’invité du 19 :45 sur M6. Interrogé sur le sujet principal de sa campagne présidentielle, l’immigration, le candidat, en couple avec Sarah Knafo, a annoncé une nouvelle mesure qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. « Ce que je veux, c’est renvoyer tous les gens dont on ne veut plus, je veux un ministère de la re-migration« , a-t-il déclaré, sur le plateau.

« Je veux un ministère de la re-migration »

Le président du  » parti  » Reconquête », a ensuite dévoilé les détails de ce projet déroutant, « je veux arrêter l’immigration illégale et l’immigration légale (…) Ce que je veux, c’est renvoyer tous les gens dont on ne veut plus, je veux un ministère de la re-migration et de l’expulsion des étrangers dont on ne veut plus », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter, « je rétablis le délit de clandestinité, j’expulse les délinquants, les criminels, j’expulse les fichés S ».



Je créerai le premier ministère de la remigration, chargé de l’expulsion des étrangers clandestins, délinquants et criminels étrangers et  » fichés S  » étrangers.

P.S : En France, une fiche S est une fiche signalétique du fichier des personnes recherchées. La lettre S est l’abréviation de  » sûreté de l’État  »

(Eric Zemmour (@ZemmourEric) 

Avant de poursuivre, « le ministère aura des moyens, il aura des charters. On fera des vols collectifs. Dès que je serai élu, j’irai au Maroc, au Maghreb pour voir avec les dirigeants comment on peut organiser cela » a-t-il déclaré. E.Zemour  a ensuite chiffré l’étendue de cette mesure, en concluant, « Emmanuel Macron a fait rentrer 2 millions d’étrangers indésirables et moi je veux en faire sortir un million ».

Des charters et des vols collectifs (vols aériens pour expulser les  » remigrés »)

Sur Twitter, de nombreux internautes sont  »montés au créneau » pour réagir à cette mesure choc, « ce type est un danger pour la république. Pire que JM Le Pen », « ah oui ça existait avant aussi. Gestapo de mémoire », « même les pires ordures identitaires n’étaient pas allées aussi loin à l’extrême droite », ( Je suis d’accord personnellement (Francis !) ……

…..a-t-on pu lire sur le réseau social de l’oiseau bleu.


Pour une réinsertion durable / créatrice

L’association BETHEL, fondée en 1976 par le Pasteur Alain Benoit, aide les jeunes toxicomanes et les alcooliques majeurs ainsi que à se libérer de la terrible emprise de la drogue et de l’alcool et à se réinsérer dans la vie active. (ainsi que pour les émigrés : s’intégrer)

P.S: Ce qu’il faut savoir sur cet ignoble (à mon avis) individu :

Né à Montreuil (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis) le 31 août 1958, Éric Justin Léon Zemmour est issu d’une famille française juive d’Algérie (Blida et Constantine) arrivée en métropole durant la guerre d’Algérie ; il se définit comme un Français d’origine berbère. Éric Zemmour est élevé dans la tradition juive et connaîtrait l’hébreu. =>Il devra faire partie des personnes renvoyées par charter hors de France ? !

C’était il y a environ…


……79 ans :

Décapitation de la  » Rose blanche  »

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme au nom de leur foi chrétienne et catholique dans le cadre d’un mouvement clandestin,  » La Rose blanche  » (Die Weiße Rose en allemand).

Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph Probst

Les prémices de la résistance

Résidant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, le lycéen Hans Scholl n’est pas au début insensible aux discours de Hitler.

Robert et Magdalene Scholl avec leurs enfants (Hans, le troisième, et Sophie, cinquième, dans le sens de la lecture)Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s’engage avec sa sœur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l’éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine.

Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l’écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Hans Scholl (1918-1943)Quatre ans plus tard, sa décision est prise. Il décide d’entrer en résistance par l’écrit après avoir lu des sermons de l’évêque de Münster Mr von Galen dénonçant la politique du gouvernement à l’égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl (protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d’un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Ils sont bientôt rejoints par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d’appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qualifié de  » dictature du mal  ». Sophie se garde d’informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l’Est.

La rose s’épanouit

En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés « La Rose blanche » (Die Weiße Rose). Imprimés dans l’atelier de Munich mis à leur disposition par l’écrivain catholique Théodore Haecker, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d’université, des directeurs d’établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d’éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote) et citent parfois la Bible. Les lecteurs sont invités à participer à une  » chaîne de résistance de la pensée  » en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.

Le petit groupe de résistants est lié d'une forte amitié.

Là-dessus, Willi Graf est enrôlé dans l’armée en juillet 1942 et découvre nombre d’atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu’étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l’horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche bénéficient du soutien de leur professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l’université de Munich, qui devient leur mentor. Ils réimpriment et diffusent leurs premiers tracts à des milliers d’exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d’Augsbourg, Francfort, Graz, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s’occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d’écho de ses initiatives au sein de la population étudiante.

Prise de risque

Le hall de l'université de Munich où furent arrêtés les jeunes résistants.Là-dessus, en janvier 1943, alors que la Wehrmacht est prise au piège de Stalingrad, le groupe rédige un cinquième tract franchement engagé. Il ne s’intitule plus  » Tract de la Rose blanche  » mais  » Tract du mouvement de résistance en Allemagne  ».

Il est distribué à cinq mille exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich, mais aussi en-dehors de l’agglomération !

On peut y lire ces mots d’une tragique lucidité :  » Appel à tous les Allemands
La guerre approche de sa fin certaine. (…)
Allemands ! Voulez-vous subir et imposer à vos enfants le même sort qui échut aux Juifs ? Voulez-vous être jugés à la même aune que ceux qui vous ont trompés ? Serons-nous pour toujours le peuple que le monde hait et exclut ? Non! Alors rejetez cette barbarie nationale-socialiste…  » . 

Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire :  » Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !…  »

Une statue de Sophie Scholl, ornée de roses blanches, est aujourd'hui installée dans l'entrée de l'Université de Munich.Imprimé à plus de 2 000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad, condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser.

Comme quelques centaines de ces tracts n’ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l’Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa sœur Sophie sont aperçus par le concierge de l’université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo (la police politique) et emprisonnés à Stadelheim.

Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple (Volksgerichtshof) chargé des  » crimes politiques  » se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisler , venu exprès de Berlin. Cet ancien communiste est l’un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son  » interrogatoire  » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa sœur et de leur ami Christoph Probst – baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison.

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim le jour-même après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s’écrie  » Vive la Liberté !  » avant de mourir sur la guillotine (cet instrument a été importé de France en Bavière au XIXe siècle, à la suite des guerres napoléoniennes). Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

Christoph Probst, père de trois enfants, a été exécuté avec Sophie et Hans Scholl.Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d’arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort.

À l’automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche (amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d’Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger qui les avait aidés financièrement ) sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d’une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de  » la naissance d’une foi nouvelle, celle de l’honneur et de la liberté  », l’écrivain allemand en exil Thomas Mann lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l’été 1943, l’aviation anglaise jette sur le pays un million d’exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

L’ami de cœur de Sophie, qui était sur le front de l’Est, obtient une permission sitôt qu’il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie…

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d’une lutte héroïque (contre la résignation et pour la défense de la liberté d’opinion lorsqu’elle est menacée ), elle, ne s’éteindra jamais.

Pourquoi l’enterrement de Molière…..


……. fut-il si discret ?

Le 17 février 1673, alors qu’il venait d’achever la 4ème représentation du Malade Imaginaire, dont il jouait le rôle principal, Jean Baptiste Poquelin dit Molière

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Molière ?

meurt dans la soirée. Les circonstances de sa mort ont suscité de la part de ses contemporains mais aussi des générations suivantes, de nombreuses légendes.

Non, Molière, ne s’est pas éteint sur scène mais bien chez lui rue Richelieu à Paris. Les décisions données pour prendre en charge les restes du célèbre dramaturge de la Troupe Du Roi semblent alors paradoxales au vu du succès unanime qu’il rencontra de son vivant, tant comme acteur que comme auteur comique.

Comment se fait-il qu’un artiste si reconnu et acclamé de son vivant soit enterré sans faste et à la nuit tombée ? Après sa mort inattendue, la sépulture catholique lui est dans un premier temps refusée. Pourquoi ? A cette époque, le métier de comédien est considéré comme infâme, et ceux qui exercent cette profession sont excommuniés. Impossible pour un comédien d’obtenir une sépulture ecclésiastique, à moins de renoncer par écrit à sa profession ou bien d’en faire la déclaration sur son lit de mort en présence d’un prêtre. Le problème est que Molière n’a pu ni signer ni renoncer oralement. Sa femme Armande Béjart

Armande Béjart

, comédienne parisienne surnommée  »la Molière  », avait pourtant appelé trois prêtres durant les dernières heures de vie de son mari mais deux refusèrent de venir et le troisième arriva trop tard !. Armande Béjart alla jusqu’à dénoncer au roi Louis 14 l’injure que l’on faisait à la mémoire de son mari en disant : (Les mots de M. Brossette avocat lyonnais ), “que si son mari était criminel, ses crimes avaient été autorisés par sa Majesté même”. Après plusieurs requêtes, l’archevêché de Paris autorise, tout de même, une sépulture ecclésiastique aux restes de Molière à condition que cela soit “sans aucune pompe et avec deux prêtres seulement, et hors des heures du jour et qu’il ne se fera aucun service solennel pour lui”.

Preuve concrète d’une société où la religion prévalait sur le succès populaire, le convoi et l’enterrement de Jean Baptiste Poquelin se déroulent dans la discrétion à partir de 9 heures du soir le 21 février 1673.

Mais en plus de cet argument religieux, la Gazette d’Amsterdam

Résultat d’image pour Gazette D’amsterdam Février 1673. Taille: 153 x 204. Source: www.ebay.com
Gazette d’Amsterdam ?

justifie également l’enterrement de nuit pour éviter : “la foule incroyable de peuple qui se serait trouvée à son convoi, si on l’eût fait de jour.” Cependant, selon les dires du journal, il y eut quand même quelque 700-800 personnes suivi du même nombre de pauvres pour assister à l’enterrement dans le cimetière de la chapelle Saint-Joseph, situé sur la paroisse de Saint-Eustache à Paris. En 1817, les restes de Molière finirent finalement leurs périple au cimetière du Père Lachaise. Le plus célèbre des dramaturges français n’a donc pas eu un enterrement aussi faste que ce que l’on pourrait croire.

 » tombe  » de Molière ?

14-18 : l’histoire cachée de l’armistice


C’était il y a presque 103 ans :

Tout le monde s’en fiche :

Pour amener les Allemands à accepter des conditions de cessez-le-feu très douloureuses, le maréchal Foch a fait preuve d’une rare psychologie.

 » Allô Eiffel…  » Il est 6 heures du matin, ce 5 novembre 1918, lorsque l’antenne de la tour Eiffel  détecte un signal en morse. Un jeune télégraphiste, Maurice Hacot ( célèbre pour avoir reçu la demande télégraphique d’armistice de la Première Guerre mondiale )

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, note le message et se précipite pour le porter à son supérieur. Ce message, des millions de combattants l’attendent depuis des années. Il vient de Berlin . C’est une demande d’armistice adressée à la France par le chancelier allemand Max de Bade. Après quatre ans de combats, le conflit qui ravage la France et le monde va peut-être prendre fin. Les stratèges français n’osaient l’espérer si tôt : ils misaient sur un cessez-le-feu au printemps 1919, après un lent délitement de l’armée allemande. Mais depuis la mi-juillet, tout s’est précipité. Les troupes américaines se sont lancées dans la bataille. Et surtout, le pouvoir de Berlin fait face, sur son propre sol, à un début de guerre civile. Il n’a plus le choix.

Le 5 au matin, le message reçu à la tour Eiffel est transmis au QG du maréchal Foch

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Foch

, à Senlis, dans l’Oise. Pour lui, c’est un soulagement. Contrairement à certains jusqu’au-boutistes qui voudraient envahir l’Allemagne, Foch juge que l’armée a déjà trop souffert et c’est aussi l’opinion du président du Conseil, Georges Clemenceau. Après de rapides tractations avec les Alliés, la réponse donnée aux Allemands est donc favorable. À Berlin, un convoi d’émissaires officiels mené par le député Matthias Erzberger

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se met en route vers le QG de l’état-major allemand établi à Spa, en Belgique occupée. De là, il rejoindra la France.

Pas question de recevoir l’ennemi en grande pompe à Versailles

Foch a un souci : où va-t-il recevoir la délégation allemande ? Il veut un endroit discret à l’abri de la presse et de la population. Pas question de recevoir l’ennemi en grande pompe à Versailles, ni même dans son QG de Senlis. Cette ville a été incendiée par les Allemands en 1914, son maire et d’autres otages  ont été fusillés par les soldats du Reich. Pour ses habitants, ce serait une provocation. Une idée naît alors à l’état-major. Pourquoi ne pas utiliser le train privé de Foch ? Il a un avantage : sa mobilité.  »Si les journalistes viennent à trop tourner autour, on peut toujours le déplacer et reprendre les discussions plus loin, à l’abri des indiscrets  » , explique l’historien Jean-Yves Bonnard,( auteur du livre :  » Rethondes Le jour où l’Histoire s’est arrêtée  ») . Mais le problème n’est qu’à moitié résolu : il faut maintenant trouver une voie cachée, loin des grands axes de chemin de fer , pour accueillir le convoi. Le temps presse, des militaires explorent les tracés des lignes ferroviaires sur les cartes et sur le terrain. Soudain, un fonctionnaire de la direction des transports ferroviaires, un certain Pierre Toubeau, tombe sur un segment de réseau sans issue s’enfonçant au cœur de la forêt de Compiègne. Cet embranchement de deux kilomètres, qui part de la gare de Rethondes, a été posé en 1916 pour accueillir des canons à longue portée. Il se termine en un épi de plusieurs voies parallèles, dans une petite clairière cachée au milieu des arbres. C’est un cadeau du ciel. On pourrait y installer non seulement le train de Foch, mais aussi, à côté, un autre avec les émissaires allemands.

Les notes du cessez-le-feu s’élèvent : on n’a pas entendu cet air depuis plus de quatre ans !

Le plan est adopté. Le 7 novembre à 20 h 20, venant de Spa, les voitures des dignitaires du Reich franchissent la ligne de front, à la commune de La Capelle, dans l’Aisne. Depuis les lignes françaises s’élèvent bientôt les notes du cessez-le-feu, jouées au clairon par un jeune caporal. On n’a pas entendu cet air depuis plus de quatre ans ! Les armes se taisent. Mais la trêve ne durera que le temps de conduire la délégation allemande à l’abri, d’abord à la gare de Tergnier, puis, en train, jusqu’à la clairière où les attend Foch.

Le 8 au matin, après une courte nuit de sommeil, le chef de la délégation allemande, Matthias Erzberger, rejoint avec ses camarades le train du maréchal français. En négociateur chevronné, il s’attend à des discussions tendues. Mais il n’a pas imaginé ce qui va se passer. Sitôt entré dans le wagon, le député affirme son intention de négocier. Foch réplique, d’une voix glaciale, qu’il n’y aura aucune négociation. Si l’Allemagne veut l’armistice, elle doit remettre la quasi-totalité de son arsenal militaire aux Alliés, relâcher tous les prisonniers de guerre ( alors que les détenus allemands ne seront libérés qu’ultérieurement ) et accepter l’occupation de certaines de ses villes frontières.  » Pour la délégation allemande, c’est un véritable coup de massue  », résume Jean-Yves Bonnard.

Les journaux en sont réduits à inventer des fake news !

C’est là, peut-être, que la discrétion des entrevues, chère à Foch, est si utile. Imaginons que les exigences alliées aient filtré dans la presse, Erzberger n’aurait-il pas été tenté de rompre les pourparlers, pour sauver son amour propre et celui de son pays ? Au lieu de quoi le secret de la clairière de Compiègne sera préservé, empêchant les passions de déborder. Entre le 8 et le 11, les journaux sont tellement bien bernés qu’ils en sont réduits à inventer des  » fake news » pour remplir leurs pages. Ainsi, le quotidien Excelsior affirme, photomontage à l’appui, que l’armistice est sur le point d’être signé… au château du Francfort, près de Compiègne.  » Le pire est qu’après-guerre des cartes postales du prétendu château de l’armistice seront vendues par dizaines de milliers !  » s’amuse Jean-Yves Bonnard. Le plan du maréchal Foch a presque trop bien fonctionné, en somme.

Erzberger va avoir besoin de deux jours pour faire parvenir le document allié à Berlin et au QG de Spa. Une fois obtenus les soutiens du gouvernement et de l’armée, il retourne à la table des négociations le 10 novembre à 22 heures. Avec une ténacité rare, il arrache durant cette ultime nuit des concessions minimes à Foch, grâce auxquelles il conserve un minuscule arsenal, destiné à éteindre la guerre civile dans son pays. Enfin, à 5 heures du matin, l’armistice est signé par les deux parties. Symboliquement, il n’entrera en vigueur que six heures plus tard, afin que les combats cessent le 11e jour du 11e mois à la 11e heure. Le dernier mort français, Augustin Trébuchon, tombe à 10 h 45. Quant à Erzberger, il sera lui aussi victime de la guerre : en 1921, un forcené l’abat, étant persuadé qu’il était responsable de la défaite allemande et de cet armistice amer…

Les commentaires sont inutiles ( j’ai l’habitude )

5 septembre 1940 :


Le Juif Süss à la Mostra de Venise……..

Célèbre film de propagande nazi :  Le Juif Süss (Jud Süss en allemand) ouvre la Mostra de Venise le 5 septembre 1940, quelques mois après le début de la Seconde Guerre mondiale. Dans les mois qui suivent, il est vu par 20 millions de spectateurs en Allemagne et dans l’Europe occupée (dont un million en France).

Le film a été réalisé par Veit Harlan

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Veit Harlan

, sous l’égide du ministre de la Propagande du Reich Joseph Goebbels, avec d’importants moyens matériels.

Il se présente habilement comme un film historique et d’aventure, propre à séduire tous les publics. Son antisémitisme odieux se cache derrière une technique d’une indéniable qualité et un scénario élaboré avec le plus grand soin.

Le scénario s’inspire d’un roman de Lion Feuchtwanger , paru en 1925. Ce roman raconte l’histoire d’un financier du XVIIIe siècle, Joseph Süss Oppenheimer, qui servit le duc de Wurtemberg et finit par être pendu à Stuttgart.

Mais ce fond de vérité est outrageusement déformé. Ainsi le film attribue-t-il au financier juif le viol de la fille du conseiller alors que c’est ce dernier qui dans la réalité viola la fille de Süss.

L’objectif est de présenter Süss et ses coreligionnaires comme des êtres maléfiques, avides d’argent et de sexe, visant à s’introduire dans les villes allemandes pour s’en approprier les richesses et les femmes.

Depuis la fin de la guerre, le visionnage intégral du film est réservé aux chercheurs ; le public n’étant autorisé qu’à en voir des extraits. !

Voilà, ce sera tout pour ce soir, de toutes façons pour ne recevoir que des  » like  », écrire ne sert à rien, sauf à moi …..

Puis, beaucoup mieux : Je vais regarder un vieux film à la télé, me coucher relativement tôt car Manu passe demain avec Camille et Justine, mes adorables petites filles ……..

çà s’est passé un 8/07 ……..


8 juillet 1853

Le  » commodore  » Perry débarque au Japon

Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry apporte à l’empereur du Japon un message d’amitié du président américain Franklin Pierce. En fait d’amitié, il s’agit d’une injonction à se soumettre.!!!!!

Les Japonais, qui s’étaient jusque-là tenus à l’écart des affaires du monde, se laisseront-ils assujettir comme, avant eux, les Chinois et la plupart des autres peuples d’Asie ?..Un message d’amitié en forme de menace

Le commodore (capitaine de vaisseau commissionné) s’inquiète auprès du gouvernement japonais des mauvais traitements qu’ont eu à subir des marins américains naufragés sur les îles japonaises.

Ses quatre  » bateaux noirs  », surnommés ainsi parce qu’ils utilisent du charbon et crachent de la fumée, provoquent un grand émoi chez les Japonais. Ces derniers prennent conscience de leur retard sur les  » Barbares  » d’Occident.

Il faut dire que l’archipel est soumis depuis 1603 aux  »shôguns  » de la famille Tokugawa . Ces maires du palais ont relégué l’empereur, le tenno (ou taino), dans un rôle religieux et honorifique. Ils ont dompté les grands seigneurs féodaux, les daimyo. Ils ont fermé l’archipel aux influences étrangères, avec interdiction quasi-générale d’entrer ou de sortir du pays… De ce fait , les Japonais mesurent mal les changements techniques et intellectuels qui se sont produits dans le monde et en particulier en Occident au cours des 250 dernières années.

Au cours d’une seconde visite, le 13 février 1854, le commodore Perry commande sept navires de guerre, dont quatre à vapeur. Il se fait menaçant et exige du shôgun qu’il ouvre les ports japonais aux navires de commerce et aux baleiniers américains.

Le shôgun s’incline et ses représentants signent un traité le 31 mars 1854 à Kanagawa par lequel ils garantissent le rapatriement des éventuels naufragés. Ils consentent aussi à ouvrir les ports de Shimoda et Hakodaté aux navires de commerce battant pavillon américain. Ils offrent enfin aux États-Unis un statut de faveur et accueillent en 1856 un premier consul américain, Townsend Harris.

( Harris )

Dans les années suivantes, le Royaume-Uni et les principales puissances européennes réclament et obtiennent des privilèges équivalents.

Les Japonais les plus lucides comprennent qu’ils doivent adopter rapidement les principes et les techniques des Occidentaux s’ils ne veulent pas être colonisés comme leur voisin chinois. D’autres préfèrent s’en prendre directement aux Occidentaux et se laissent entraîner à de sanglantes émeutes.

C’est le début d’un long conflit entre les réformistes et les conservateurs, ces derniers étant conduits par le shôgun. Il se termine en 1867 par la victoire des premiers et le renvoi du shôgun.

Le jeune empereur Mutsuhito

Mutsuhito

 (15 ans !) prend lui-même le pouvoir et entreprend à marches forcées de réformer le Japon. Il va en faire le premier pays industriel non occidental.