Si çà peut aider un lecteur …..


Il suffit de l’imprimer mais il est possible aussi de la  » faire  » , écrire  à la main …..

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

En application de l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

Je soussigné(e),

Mme/M. :
Né(e) le :
À :
Demeurant :

certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire :

[ ] Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.

[ ] Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

[ ] Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d’une affection de longue durée.

[ ] Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.

[ ] Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.

[ ] Convocation judiciaire ou administrative.

[ ] Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.
Fait à :

Le : à h
(Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)
Signature :

Confinement …et après ?


Attestation déplacement papier et ensuite

attestation

Attestation déplacement dérogatoire numérique smartphone 6 avril .?

     Pas confiance. Version 4 la Puce ? L’attestation de déplacement dérogatoire devient numérique, sur smartphone à partir du 6 avril 2020.

   Grande annonce de Christophe Castaner, notre ministre de la surveillance, de l’Intérieur. Je n’ai pas confiance. Je sais ce n’est pas bien, de ne pas avoir confiance en son Ministre de l’Intérieur. Christophe Castaner précise, dans une Presse d’accompagnement des installés, Le Parisien…. :

    « Le service sera accessible en ligne, sur le site du ministère de l’Intérieur et du gouvernement. Désormais, les Français se sont approprié les règles du confinement, il convient donc de leur donner un peu de souplesse avec cet outil. »        Grâce au QR code, nos braves policiers et gendarmes n’auront pas besoin de prendre le téléphone en main, il scanneront l’écran. On peut même imaginer que cela facilitera la distribution des PV. Quant à la 4eme étape, on se demande s’il s’agira de la puce enfin incorporé dans l’oreille d’un humain, qui pourra ainsi circuler  » librement  » dans le pays s’il est testé négatif. Oui, on pourrait imaginer que seuls les citoyens muni d’une puce de suivi auront le droit désormais de circuler librement……

S.Ternoise ……

 

Encore une photo…


 » arrangée  » : Le portrait ci dessous  de Abraham Lincoln , posant fièrement dans son bureau serait un montage ( certainement un des premiers de l’histoire de la photographie …)

les-retouches-photos-qui-ont-change-histoire-la-retouche-photo

   Lorsque l’illustre président des Etats – Unis , qui a proclamé l’abolition de l’esclavage  , fut assassiné en 1865 ( je crois ) , il ne laissa que peu de photographies qu’on pourrait qualifier de  » valorisantes  » vue sa stature ….Pas de problème pour autant : Un portraitiste de l’époque , Thomas Hicks repère un autre politicien américain , John Calhoun  Résultat d’images pour John Caldwell Calhounmort une quinzaine d’années plus tôt ….Le photographe  reprend le décor , la posture et y ajoute le visage de Lincoln  tiré d’une autre photo ….Le tirage passa à la postérité sans que quiconque de décèle la supercherie , jusqu’à ce que , près d’un siècle plus tard , un journaliste préparant un ouvrage sur Lincoln  recoupe les deux images …..

 

Et l’humanité s’en est sortie alors…????


Les 23 pandémies les plus dévastatrices de l’histoire :

    Les  pandémies : Les ravageurs, ravageurs, virus tels que la grippe ou le choléra sont les plus dévastateurs de l’humanité. Des exterminateurs qui n’ont fait aucune distinction géographique, sociale, de genre ou raciale, affectant des milliards de personnes à travers l’histoire.

    Une pandémie est une épidémie à grande échelle qui touche un grand nombre de personnes, avec une incidence plus élevée que prévue normalement.

   Les pandémies sont généralement associées à un grand nombre de décès dus au manque de traitement ou de préparation des personnes à guérir ou à isoler la maladie.

    Dans le monde antique, il y avait déjà des maladies qui se propageaient avec un caractère épidémique ou pandémique, entraînant une forte mortalité. Ces épidémies étaient appelées  » ravageurs  » ou  » fléaux  » .

   Par exemple : Les sept plaies d’Égypte qui, selon la Bible, ont causé des maladies et une mortalité élevée. Dans les temps anciens, l’isolement des malades était le seul moyen de faire face aux pandémies.

     C’est à l’ époque  médiévale,  que  la quarantaine a été créée. Plus précisément, la règle des quarante jours a été créée dans la République de Ragusa pour lutter contre la peste noire.

    Classement des pandémies les plus meurtrières de l’histoire :

( illustrations = net ) 

1 )  La peste d’Athènes

  Thucydide, dans son ouvrage « La guerre du Péloponnèse », raconte l’histoire de l’une des plaies les plus meurtrières de l’Antiquité qui s’est répandue en 428 av. à Athènes.

  Selon l’historien, la maladie est venue d’Éthiopie et s’est reproduite dans les grandes villes  en raison de la chaleur et des guerres. La description de Tucidices est détaillée:

« Au début de l’été, les Peloponnesians et leurs alliés ont envahi le territoire de l’Attique. (…) Quelques jours plus tard, une terrible épidémie frappe les Athéniens. « 

   Selon  » les Tucidides  », 4 400 hoplites et 3 000 cavaliers sont morts, ce qui représentait une partie importante de l’armée grecque. L’homme d’État grec Périclès est également décédé suite à cette maladie.

2 ) La peste de Galen :

« Ange de la mort qui frappe à la porte pendant la peste de Rome » gravure de Levasseur

    » L’Antonina de la peste   » ou peste de Galien était une épidémie de variole ou de rougeole qui a frappé Rome entre 165 et 180 après J C. Le virus  a été amené à l’Empire par des troupes revenant de campagnes militaires au Proche-Orient.

    Selon des sources antiques, cette épidémie serait apparue pour la première fois lorsque les Romains ont assiégé Seleucia en hiver de 165-66. Ammianus Marcellinus rapporte dans ses chroniques que la peste s’est ensuite étendue à la Gaule et aux légions le long du Rhin.

  Les historiens  considèrent également que cette épidémie pourrait avoir coûté la vie à l’empereur romain Lucio Vero et à son co-régent Marco Aurelio Antonino. L’épidémie a repris neuf ans plus tard et a causé environ 2000 décès chaque jour à Rome, où un quart de la population était infectée. Galen a mentionné dans sa description des symptômes tels que fièvre, diarrhée et inflammation du pharynx.

3 ) La pestilence jaune :

« Episode de fièvre jaune » de Juan Manuel Blandes

  L’Angleterre dans les années 550 et 664 après J C souffrait du « Pestis Flava » ou « Yellow Pestilence », que les spécialistes considèrent comme une épidémie d’hépatite.

    Dans la Chronique anglo-saxonne Il y a une description détaillée de la maladie et de ses conséquences. Cette maladie est arrivée par bateau et s’est rapidement propagée car en Angleterre, en tant qu’île, on pensait que la population serait mieux défendue contre les épidémies.

    Les navires et les marins qui venaient dans les ports anglais étaient exposés à toutes sortes de maladies et jouaient le rôle d’agents pathogènes. Bien que les descriptions et les chroniques historiques ne soient pas détaillées du point de vue clinique, les médecins sont presque certains qu’il s’agissait d’une épidémie provoquée par le bacille. Yersinia Pestis.

4 ) La peste noire :

Illustration des « Chroniques de Gilles Li Muisis »

   L’une des épidémies les plus meurtrières de l’histoire a frappé les peuples asiatiques et européens entre 1347 et 1350. Sur la base des symptômes présentés par les patients, les scientifiques ont déterminé que la pandémie était la peste bubonique.

   Même si elle était également accompagnée de »  peste septicémique  », qui affectait le sang, et pneumonique, qui inflammait les poumons. Parfois, le patient récupérait de la peste septicémique, mais les autres étaient presque toujours mortels.

   Certains supposent que l’équipage d’un navire génois, infecté à Kaffa (Crimée), a amené la peste en provenance d’Asie. De l’Italie, la peste est passée à la Provence, au Languedoc, à la Couronne d’Aragon, à la Castille, à la France et au centre de l’Europe.

     Entre les années 1349 et 1350, la maladie atteignit l’Angleterre, le nord de l’Europe et la Scandinavie. Il a été démontré que la maladie touchait également les pays asiatiques. Comme la Chine et l’ Inde, la mortalité était de 60 à 90% et les taux de peste pneumonique étaient pratiquement de 100%.

     Les chroniqueurs des pays asiatiques de l’époque assurent que la moitié de la population était perdue, parfois même plus de la moitié.

5 ) L’épidémie de danse : ?

Gravure de Hendrik Hondius.

   La peste de la danse était un cas de coreomanie ou d’hystérie de masse survenue à Strasbourg en 1518. Les gens ont commencé à danser sans s’arrêter pendant des jours ! et après un mois ou moins ont commencé à souffrir de problèmes osseux et musculaires. attaques épileptiques, crises cardiaques, accidents vasculaires cérébraux et épuisement.

   Il n’y a pas d’explication scientifique à ce phénomène: même s’il ne s’agissait pas d’une pandémie, il resta dans l’histoire comme un mystère non résolu.

   On considère que la première personne qui a commencé à danser était une femme nommée Frau Troffea. Cet étrange cas est décrit dans le livre  » Un temps pour danser , un temps pour mourir: l’histoire extraordinaire de la peste dansante de 1518  » par John Waller.

6 ) Choléra à Londres :

   Le choléra asiatique a envahi l’Europe en 1830, mais la cause du choléra n’a été déterminée avec certitude qu’en 1854 par le Dr John Snow. Dans différentes villes d’Europe, le virus avait déjà causé de nombreux décès à cette époque.

   Lorsque la pandémie, qui a tué plus de 30 000 personnes, a commencé à Londres, John Snow a soupçonné qu’elle était due à de l’eau contaminée, mais il avait besoin de preuves concluantes.

   Dans toute la ville, les gens sont morts de la peste sans lien apparent entre eux. En 1854, grâce à une nouvelle épidémie, le Dr Snow a montré ce qui causait la maladie : Peu de temps avant l’épidémie, l’un des fournisseurs d’eau a transféré la prise d’eau dans un autre point d’eau et aucun des résidents qui l’avaient pris n’a été malade.

   Ce qui  a permis au Dr Snow de faire un test de contrôle. En fin de compte, il a déterminé que le dénominateur commun à tous les décès était le puits de Broad Street.

   Il a été démontré que le puits était contaminé, il a donc été fermé et le maire de la ville a décidé de construire un aqueduc pour éviter de tels problèmes à l’avenir. En tout état de cause, le choléra frappe toutes les villes européennes et le contrôle de la maladie est difficile.

7 ) L’épidémie en Espagne :

La pandémie de choléra de 1854 qui est entrée en Espagne par la Galice. Image via Taringa

   La première flambée de choléra en Espagne a causé 102 500 décès et s’est produite en 1843. La seconde en 1854 a causé 200 000 décès.

   Pour empêcher la propagation de la maladie lors de la deuxième  » flambée  », un escadron d’assainissement a été mis en place dans les villages pour marcher dans les rues afin d’enlever les corps, mais les familles ont caché les cadavres pour ne pas enterrer quelqu’un vivant. Cette situation a entraîné une propagation du virus.

8 ) La variole « coloniale » :

   L’immunité naturelle des peuples autochtones d’Amérique latine n’était pas préparée à la variole, ce qui a permis à la maladie de se répandre rapidement parmi les Indiens, avec des conséquences désastreuses.

  En quelques semaines, des milliers de personnes ont perdu la vie à cause de la variole. Par exemple, Cuitláhuac, l’avant-dernier empereur aztèque, serait mort de cette maladie. Les estimations récentes des scientifiques postulent que les vingt-cinq premières années après la Conquête ont suffi à plus d’un tiers de la population autochtone pour mourir de la variole.

La dévastation naturelle a radicalement contribué au régime colonial et explique en partie pourquoi de puissants empires tels que les Aztèques et les Incas sont tombés au pouvoir espagnol sans beaucoup d’opposition en quelques années.

9 ) La  » colère  » dans le nouveau monde :

   En Amérique, la première épidémie à Carthagène des Indes en 1849 a mis fin à la vie de centaines d’innocents. La maladie a commencé dans le port avec la mort des pêcheurs, puis s’est propagée à travers le marché public, où les gens sont tombés pour mourir.

   La peste s’est répandue dans toute la ville et les autorités ont décidé de creuser une énorme fosse commune pour toutes les victimes du cimetière des mangas.

10) Le choléra en Asie et en Afrique :

   Au vingtième siècle, la maladie s’est répandue en Asie, sauf en 1947, année d’une grave épidémie en Egypte. A partir de 1961, la maladie s’est déplacée d’Indonésie vers la quasi-totalité de l’Asie, puis vers l’Europe et l’Afrique et de l’Afrique du Nord vers la péninsule ibérique.

  En 1977 et 1978, il y a eu des épidémies au Japon et, pour la première fois, le choléra a frappé le Pacifique Sud. La maladie continue en Afrique, où 13 pays continuent de signaler des cas sporadiques de la maladie. En Asie, 11 pays ont signalé des cas de choléra.

11 ) Les plus grandes pandémies de choléra :

   Dans l’histoire, il y a six grandes pandémies de choléra. Le premier s’est répandu sur le sous-continent indien, en commençant par le Bengale et en atteignant la Chine et les régions autour de la mer Caspienne.

   Cette pandémie date des années 1816-1826. La deuxième pandémie (1829-1851) a touché l’Europe, puis a atteint l’Amérique du Nord en 1834. La troisième pandémie s’est étendue au territoire russe de 1852 à 1860 et a causé la mort de plus d’un million de personnes.

    La quatrième pandémie s’est répandue en Europe et en Afrique dans les années 1863-1875. La cinquième, de 1899 à 1923, a sévèrement touché la Russie, tandis qu’en Europe, elle n’a pas beaucoup progressé grâce aux progrès des systèmes de santé publique.

   Le dernier, appelé « El Tor », a commencé en Indonésie en 1961 et s’est étendu à l’URSS en 1966. Les deux guerres mondiales ont aggravé la situation des malades et provoqué davantage de décès.

12) La peste italienne :

  La peste italienne était une série d’épidémies de peste bubonique de 1629 à 1631 dans le nord et le centre du pays.

    Elle s’appelle « La grande peste de Milan », puisque dans cette ville c’était là qu’il y avait le plus de morts . On estime que plus de 280 000 personnes sont mortes en Lombardie et en Vénétie.

   En 1629, la pandémie a touché Milan. L’administration a pris des mesures comme une quarantaine et un accès limité des habitants d’autres régions à la zone, en plus de la limitation des échanges.

   Malheureusement, le fléau a coûté la vie à quelque 60 000 personnes avec une population totale de 130 000 personnes. C’était parce que pendant le carnaval les mesures se sont assouplies et qu’une nouvelle épidémie de virus est apparue.

  Venise a également été touchée et a perdu 60 000 habitants.   ( d’importants historiens et savants de l’époque considèrent que cette épidémie est l’une des causes de la chute de l’influence des villes italiennes en Europe et dans la mer Méditerranée ).

13 ) La peste de Séville

    La plus grande crise sanitaire de la ville de Séville a été l’épidémie de peste de 1649. Cette épidémie n’a pas seulement provoqué une grande faillite de la population, mais au moins 60 000 personnes sont mortes, soit 46% de la population totale !!

   La peste de 1649 est l’une des séquelles de l’épidémie de peste bubonique, qui a commencé en Andalousie et qui a fortement attaqué Valence en 1647 et s’est ensuite propagée à travers l’Aragon et la Murcie.

  D’après les sources de l’époque, l’année 1647 était une année pluvieuse, dans laquelle des inondations de quartiers entiers de la ville ont eu lieu. Les inondations étaient si grandes que vous pouviez naviguer sur des bateaux dans les avenues de la ville.

Beaucoup de gens ont perdu leurs récoltes et sont morts non seulement de l’épidémie, mais de la faim.

14 ) La grande peste de Vienne :

    Cette épidémie a attaqué la ville autrichienne de Vienne et a eu lieu en 1679 dans la résidence impériale de la ville des Habsbourg d’Autriche. Selon les études actuelles, la description de la maladie est la même que celle de la peste bubonique.

   Cette maladie a été portée par des rongeurs et des rats noirs. Le nombre de morts de la maladie est de 76 000 habitants. À cette époque, la ville de Vienne, sur les rives du Danube, était un important port de commerce et de pêche avec un grand trafic de marchandises et de voyageurs des quatre coins du monde.

   De ce fait ( important port ) , Vienne a connu régulièrement des épidémies de peste. Il suffisait que la maladie ait été détectée dans n’importe quel pays voisin.

   À cette époque, les villes n’avaient pas de système d’assainissement, de drainage et de collecte des ordures. À cause de cela, il y avait des tas d’ordures domestiques puantes dans les rues. De plus, les magasins, qui contenaient les produits, parfois pendant des mois, étaient remplis de rats. Les conditions sanitaires étaient si malsaines et sales pour le moment que la peste l’appelle  » la mort viennoise  » dans d’autres parties de l’Europe.

   Les religieuses de la Confrérie de la Sainte Trinité ont fondé des hôpitaux spéciaux pour enfants et adultes pendant l’épidémie. L’hôpital offrait des médicaments simples, mais généralement une amélioration significative par rapport aux autres mesures sanitaires et médicales existant dans la ville.

   Les cadavres ont été enterrés dans des fosses communes, qui ont pu être maintenues ouvertes jusqu’à leur complet, permettant aux rongeurs de propager la maladie.

15 ) La grippe :

    La grippe russe était une pandémie de grippe qui s’est propagée de la Russie entre 1889 et 1890, avec des récidives de 1891 à 1894. Environ 1 000 000 de personnes ont perdu la vie à cause de cette grippe. On croit que cette pandémie a été causée par le virus Influenzavirus A sous-type H2N2.

  La pandémie a commencé à Saint-Pétersbourg en 1889, s’est propagée à travers l’Europe en seulement 4 mois et a atteint les États-Unis.

16 )  Grippe A (H1N1) :

   Cette pandémie est apparue comme une variante de l’influenzavirus A en 2009. Selon une analyse génétique de la souche de la maladie, son matériel génétique contenait une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine. L’origine de la maladie est une variante de la souche H1N1 avec un matériel génétique diversifié qui a subi une mutation et a fait un saut entre les espèces.

17 )  La grippe espagnole :

     La grippe espagnole avait une gravité inhabituelle dans le monde entier. D’autres épidémies de grippe touchent principalement les enfants et les personnes âgées, mais dans le cas de nombreuses victimes, il s’agit de jeunes, d’adultes et même d’animaux, notamment de chiens et de chats.

    Elle est considérée comme la pandémie la plus dévastatrice de l’histoire de l’humanité, puisqu’elle a tué en un an 20 à 40 millions de personnes. Ces chiffres incluent un taux de mortalité infantile élevé et sont considérés comme un exemple en cas de crise.

  Aux États-Unis, pour la première fois à Fort Riley, un cas de cette maladie était connu en 1918. Selon des enquêtes, la maladie est apparue dans le comté de Haskell.

   À un moment donné, ce virus a subi une ou plusieurs mutations qui l’ont transformé en maladie mortelle, étant le premier cas de la mutation confirmée en 1918 à Brest.

   La soi-disant grippe espagnole doit son nom au fait qu’en Europe, le sujet a été compté dans la plupart des pays, alors que l’Espagne n’était pas tellement impliquée dans la guerre qu’elle n’a donc pas censuré la vérité sur le virus.

18 ) La grippe asiatique :

    Une pandémie de grippe s’est développée à partir du virus Influenza A H2N2, apparu à Beijing en 1957.

    Le virus a commencé en Chine, puis a déménagé à Singapour et à Hong Kong. Il faut  noter qu’en moins de 29 mois, tout le monde était infecté. On considère que deux facteurs ont contribué à sa propagation: le transport international et les vols et les mutations génétiques.

19 ) La peste justinienne :

    Le chroniqueur Procopio décrit dans son Histoire des guerres de Perse (542) la peste de Justinien, originaire d’Egypte, s’est ensuite étendue à la Palestine puis à l’empire byzantin.

   On considère que ce fléau est arrivé par voie maritime grâce à des commerçants qui se sont déplacés d’une ville à une autre. Les premiers symptômes étaient une fièvre soudaine de faible intensité, puis il y avait un gonflement des aisselles, derrière les oreilles et les cuisses.

  Finalement , la majorité a été laissée dans un coma profond et quelques-unes dans un état de délire. Certains sont morts rapidement, car ils se sont suicidés et d’autres sont morts de vomissements de sang ou de pustules noires dans les bubons.

   D’après  les chroniques, entre 5 000 et 10 000 personnes seraient mortes chaque jour. Au total, plus de 600 000 personnes, soit un tiers de la population, sont décédées. On considère que la population a été réduite de 50%.

20 ) Syphilis :

    Les premiers rapports de syphilis datent de la Renaissance. Il existe de nombreuses citations sur les propriétés du mercure, qui ont été utilisées comme traitement spécifique pour la première fois en 1499 contre la syphilis par le Dr Francisco Villalobos.

   L’organisme responsable de la syphilis est le Treponema pallidum, une bactérie allongée, mince, petite; C’est un agent pathogène exclusif de l’homme.  » Grâce  » aux guerres napoléoniennes, cette pandémie s’est encore répandue dans toute l’Europe.

21 )  La grippe de Hong Kong :

   La troisième pandémie du vingtième siècle. Il a commencé en 1968 et consistait en une nouvelle variante de l’hémagglutinine du virus de la grippe. La variante de la maladie a été formée grâce à une variante antigénique produite à Hong Kong.

22 )  Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) :

   Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est une pneumonie atypique. Cette maladie est apparue pour la première fois en 2002 à Canton, en Chine, et s’est rapidement propagée à Hong Kong et au Vietnam.

23 ) Grippe aviaire :

   En février 2006, la souche H5N1 a été détectée en Afrique, notamment au Nigeria. Selon l’Institut vétérinaire national du Nigéria, jusqu’à 40% des étables à oiseaux   ? pourraient être infectées.

   En juillet 2004, un nouveau foyer de la maladie a été confirmé, grâce auquel la plupart des pays ont interdit tous les types d’importation les uns des autres. L’Union européenne a annulé tout produit de la région pour entrer dans ses domaines géographiques.

   Ces pays ont décidé de sacrifier la volaille pour éviter le problème. Par exemple, en 2005 au Vietnam, ils ont entraîné l’abattage de près de 1,2 million de volailles. On estime que jusqu’à 140 millions d’oiseaux sont morts ou ont été tués par l’épidémie.

Ma mère a été mise  » sous morphine  » alors….


  Les médecins disent qu’elle souffrira moins  , alors j’ai voulu en savoir plus sur la morphine …..( Surtout pour moi ce billet )

 Histoire de la morphine, de l’antiquité à nos jours……….

 Usage antique:

   Le pavot à opium est connu depuis des millénaires, c’est le plus vieux remède connu par l’Homme contre la douleur. En effet, les Sumériens et les Pharaons l’utilisé déjà quatre mille ans avant notre ère !

( Dans l’Odyssée d’Homère, le Népenthès, boisson procurant l’oubli de tous les chagrins, contenait de l’opium. De même que le soma dans l’Inde antique) .

    Il a probablement été introduit par les armées d’Alexandre le Grand trois siècles avant notre ère. A la fin du treizième siècle, Marco Polo observe des champs de pavot au nord de l’Afghanistan où se trouvent encore de nombreuses plantations. 

   Au premier siècle avant notre ère, sa première définition scientifique est faite par Dioscoride ? et il est largement consommé dans la Rome impériale. En l’an 312, il y existait prés de 800 magasins vendant de l’opium et son prix modique était fixé par l’ empereur. Les Arabes utilisaient également de l’opium pour ses propriétés thérapeutiques. 

Opium

( Un champs de pavot à opium )

L‘utilisation plus récente :

   Du 16ème au 18ème siècle, sous le règne des Grands Moghols, (empereurs musulmans des Indes ) , la culture du pavot devient monopole d’état et   » l’ ophiophagie  » se développe considérablement.

En Europe, l’Anglais Thomas Sydenham étudie l’action de l’opium et écrit « sans l’opium la médecine serait manchote et bancale ». de nombreux personnages politiques en consomment à cette époque tels que Pierre le Grand, Frédéric II, Catherine de Russie, Richelieu  ou encore Louis XIV, ainsi que des personnages artistiques et intellectuels tels que Goethe, Shelley ou encore Goya.

Cependant, l’abus d’opium est vite apparu au 18ème en Angleterre, au 19ème de nombreux ouvriers en consommer; environ 1200 fumeries d’opium clandestines à Paris en 1916. !

Champs de pavot en Afghanistan (Un champs en Afghanistan

Les guerres de l’opium )

 Au 18ème siècle, le Bengale était le producteur principal de l’opium sous la domination anglaise. En 1729, 240 tonnes d’opium furent importés en Chine par les portugais puis 360 en 1817 et et 2400 en 1837. Le différend entre l’empereur chinois et les Britanniques entraîna la première guerre de l’opium (1840-1942) qui se se termina par une défaite de la Chine. Ainsi, 3000 tonnes d’opium furent importées en 1850 en Chine. Une deuxième guerre de l’opium se  déclencha en 1856 et  eut des conséquences plus graves pour la Chine avec l’importation de 6000 tonnes d’opium en 1879 puis 10 000 en 1886. Le nombre d’opiomanes était de plus d’un cinquième de la population chinoise soit environ 120 millions. Cependant, parallèlement à cela la Chine devint le premier producteur mondial d’opium au début du 20ème siècle à cause  du développement de la culture du pavot.

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( Des fumeurs d’opium chinois ) 

 

De la découverte de la morphine à nos jours:

En 1804, Armand Seguin et Bernard Courtois découvrirent la morphine morphine mais c’est le pharmacien Sertümer Sertuerner découvrit que la substance cristallisée isolée était un alcaloïde c’est-à-dire une substance à propriétés thérapeutiques. C’est aussi lui qui lui donna le nom « morphine » en rapport avec ses effets proches de ceux du Dieu grec Morphée.

    Après la découverte de la seringue en 1850, la morphine fut utilisée de façon massive et en 1871 son utilisation pendant les guerres contre la douleur engendra les premiers cas de morphinomanie. Les docteurs Levistein et Lewin décrivirent alors pour la première fois la toxicomanie et à partir de ce moment la morphine eut une image  » péjorative  » chez le public.Aux Etats-Unis elle est utilisée pour soigner toutes sortes d’infections mentales telles que l’alcoolisme ou l’hystérie, jusqu’à ce que les drogues dérivées de l’opium y soit interdites.

   En 1925, la structure moléculaire de la morphine fut établie par le chimiste Robert Robinson. Brompton conçut un mélange en 1950 afin d’apaiser les souffrances en fin de vie  ( ce qui redonna à la morphine une meilleure image ). Les récepteurs du système nerveux liés à l’action de la morphine  furent mis en évidence par des chercheurs américains et suédois en 1973. De 1975 aux années 80, de nombreux progrès permettent d’adapter les doses aux besoins des patients et de mettre en place de nouveaux modes d’administration.

 Les préjugés face à la morphine aujourd’hui :

 L’utilisation de la morphine est victime de nombreux préjugés :

Tout d’abord lorsqu’elle est administrée chez les patients en fin de vie,  la morphine n’accélère pas la mort du patient quand elle est administrée de façon appropriée. L’utilisation de la morphine n’est pas réservée seulement aux personnes en fin de vie. En effet, une personne qui souffre de douleur chronique a le droit d’être soulagée (selon la charte de la personne hospitalisée) et la morphine étant un produit peu toxique, elle peut être administrée pendant de nombreuses années sans problème. La morphine peut être également utilisée pour soulager les douleurs des personnes gravement blessées ou souffrant d’un cancer. Elle peut être utilisée avec un traitement bref pour des douleurs aiguës intenses comme une fracture très douloureuse, un infarctus du myocarde, douleurs postopératoires… ou bien avec un traitement prolongé pour des douleurs cancéreuses ou autres. 

    Un autre préjugé face à l’utilisation de la morphine est qu’elle causerait une dépendance psychologique. Mais lorsque la morphine est administrée de façon adéquate le risque de dépendance psychologique est faible, par contre la dépendance physique est quasi inévitable. La dépendance physique est normale lors d’un traitement par opiacés…..

   Enfin, un dernier préjugé concernant la morphine est qu’elle provoquerait des délires. Mais en réalité, l’apparition de confusions chez un patient est seulement un effet secondaire au début du traitement lorsque le patient n’est pas encore habitué au produit ou que la dose prescrite est trop élevée.

  L’évolution de la réglementation concernant la morphine:

   Avant, les autorités relevaient le nombre d’emballages vides de morphine et les comparaient au nombre de doses prescrites. De plus, il existait un carnet spécial (carnet à souche) rempli par les médecins pour des patients utilisant de la morphine, de manière à suivre avec rigueur les consommations des différents patients.

Aujourd’hui, le contrôle des patients est bien moins grand, ( même si encore exercé  ) : une ordonnance sécurisée (non falsifiable) est délivrée aux patients qui doivent s’en procurer. Quelques règles qui ne sont plus obligatoires restent cependant en pratique chez certains médecins, mais ce n’est que par habitude, comme le compte des ampoules à morphine chaque matin et chaque soir pour vérifier s’il n’y a pas eu de vol.

C’était il y a environ 122 ans….


Le 23 février 1898 :

    Emile Zola condamné à 1 an de prison pour son soutien à Alfred Dreyfus

      Émile Zola redoutait la  » mêlée  ». L’auteur de  » Germinal  » avait même refusé l’appel des socialistes à rejoindre leurs rangs. Alerté sur la condamnation de l’officier Dreyfus, l’écrivain s’était d’abord prit le prétexte d’un  » constat  », laissant aux politiques le soin de conclure… Mais face à l’essor des thèses antisémites et l’incurie de l’État devant le  » crime  » de la Grande Muette, Zola prend conscience du danger et se jette corps et âme dans la bataille.  Son  » J’accuse  » , paru  en une du journal  »  l’Aurore  » du 13 janvier 1898, a une portée  immense. Ce texte majeur, qui marque le début de l’engagement total d’un intellectuel,  » résonne  » toujours puissamment. Zola signe là, dira Jules Guesde,  » le plus grand acte révolutionnaire du siècle  ».

1) Le contexte :

 » Attendu, en dernière analyse, que de l’accusation portée contre Dreyfus, rien ne reste debout  ; et que l’annulation du jugement du Conseil de guerre ne laisse rien subsister qui puisse à sa charge être qualifié de crime ou de délit  ; dès lors, par application du paragraphe final de l’article, aucun renvoi ne doit être prononcé.  » C’est par ces mots que, le 12 juillet 1906, la Cour de cassation, toutes chambres réunies, prononce  » l’arrêt de réhabilitation du capitaine Dreyfus  ».

   Un arrêt définitif, car il  n’y a pas de renvoi au tribunal militaire, comme ça avait été le cas en 1899, après la cassation du jugement de 1894 qui dégradait le jeune capitaine et l’envoyait au bagne à l’île du Diable pour avoir prétendument livré des documents secrets à l’Empire allemand. Un an plus tôt, en septembre 1893, le Bureau de statistiques ( les services de renseignements du ministère de la Guerre ) avait découvert qu’un espion agissait en son sein. L’affaire était sérieuse, il fallait un coupable. Un jeune capitaine de 35 ans, originaire de Mulhouse, était là. Il était juif. Quelle aubaine  !

 Cinq gouvernements s’étaient succédé de 1893 à 1896. La France était en crise. Elle venait d’être secouée par le mouvement populiste du général Boulanger, qui s’était suicidé en 1891. La petite-bourgeoisie se sentait mal : L’énorme scandale de Panama (1892) l’avait spoliée, en même temps qu’il révélait les turpitudes du monde des finances et de l’État. En plus, le peuple voulait la revanche sur les Prussiens, lesquels avaient annexé l’Alsace et la Lorraine en 1871 ( c’est pourquoi la famille Dreyfus avait quitté Mulhouse ) . Enfin, la lutte des classes s’aiguisait  : le 1er mai 1891, la troupe avait tiré sur les ouvriers à Fourmies  ; en novembre, Paul Lafargue était élu député du Nord  ; un an après, la grève de Carmaux révélait un tribun  : Jean Jaurès. Aux élections générales d’août 1893, les socialistes, dans leur diversité, avec 49 sièges, avaient progressé.          Cependant, la publication de  » la France juive  »  d’Édouard Drumont , en 1886, avait  » donné des ailes  » aux antisémites, dont la presse agitait l’opinion.

2) Emile Zola et l’affaire Dreyfus :

Jeté en pâture à la presse :

Vraiment, Alfred Dreyfus, c’est une bonne affaire  !

    Mais pour en faire un coupable, il faut des preuves de sa culpabilité. La seule pièce à disposition est le  » bordereau  »  trouvé par le contre-espionnage dans une poubelle de l’ambassade. Une note sur papier pelure, non signée et non datée, adressée à l’attaché militaire. On va donc comparer l’écriture de cette note à celle du capitaine. Il y a là un commandant, Armand du Paty de Clam, qui passe pour un  » expert  » en écriture. Il affirme tout de go que Dreyfus est  » l’auteur probable  » du  » bordereau  » . Certains ont des doutes  ; on convoque d’autres experts. Ils ne sont pas d’accord entre eux, qu’importe  ! Armand du Paty de Clam, nommé entre-temps officier de police judiciaire chargé de l’enquête, fait arrêter le jeune capitaine, l’inculpe d’intelligence avec l’ennemi et l’envoie à la prison du Cherche-Midi, à Paris   le 13 octobre 1893. Armand du Paty de Clam espère des aveux, l’état-major aussi ainsi que le ministre de la Guerre, le général Auguste Mercier.

   Cependant , Alfred Dreyfus n’avoue pas. Il n’y a pas d’autre preuve que ce bout de papier, alors on va dire que le capitaine a effacé les autres. Et  » on  » va le jeter en pâture à la presse : Tous les journaux :  » La Libre Parole  »,  »  l’Autorité  »,  » le Journal  »,  » le Temps  »,  » la Croix  » se déchaînent. L’état-major les abreuve. Le Conseil de guerre se réunit le 19 décembre à huis clos. Fait inhabituel et tout à fait illégal, le ministre de la Guerre fait transmettre au président du Conseil de guerre, le colonel Émilien Maurel, un  » dossier secret  » afin qu’il fasse   » office de preuve  ». On apprendra que ce dossier ne contient rien, sinon des faux.

  Le 22 décembre, Alfred Dreyfus est condamné à la peine maximale, applicable en vertu de l’article 76 du Code pénal  : le bagne à perpétuité. Bien évidemment, il est destitué de son grade et subit la dégradation militaire.dreyfus dégradation Cela se passe dans la cour Morland de l’École militaire à Paris. Alors qu’un adjudant brise son sabre sur son genou, Dreyfus clame  :  » Soldats, on dégrade un innocent, soldats on déshonore un innocent  ! Vive la France  ! Vive l’armée  !  » Dans la foule énorme qui assiste à la scène, on entend  :  » Mort aux juifs  !  »

    Tout aurait pu s’arrêter là. Au fond, l’ex-capitaine n’intéresse pas grand monde, sinon son frère Mathieu, convaincu de son innocence, et le journaliste anarchiste Bernard Lazare, qui vient de publier à Paris   » l’Antisémitisme, son histoire et ses causes  », et fera paraître, en 1896, à Bruxelles,  » l’Affaire Dreyfus : Une erreur judiciaire  », le premier écrit dreyfusard.

    En juillet 1895, les services de renseignements accueillent un nouveau chef, le lieutenant-colonel Georges Picquart. Le 21 janvier 1896, il découvre une carte /télégramme écrite par Maximilian von Schwartzkoppen, l’attaché militaire allemand. Le  » petit bleu  », comme on l’appellera, est destiné à un officier français, le commandant Ferdinand Ester­hazy, et est tout à fait révélateur des relations entre les deux militaires.      De plus, c’est la même écriture que celle du bordereau. Picquart constate également que le  » dossier secret  » ne contient aucune preuve.

 Il en fait part à ses chefs: L’état-major et le ministre Mercier estiment que  »  la chose jugée est la chose jugée  ». Dreyfus doit rester à l’île du Diable. Le général Picquart est muté dans l’Est, puis carrément en Tunisie. Mais Mathieu Dreyfus a eu connaissance de l’affaire Ester­hazy et d’autres avec lui, comme le sénateur Auguste Scheurer-Kestner. Mathieu porte plainte auprès du ministère de la Guerre contre Esterhazy.

3) L’Affaire commence :

En novembre 1897, Scheurer-Kestner rencontre un écrivain au faîte de la gloire  : Émile Zola . Celui-ci ne s’est guère intéressé jusque-là aux malheurs de l’ex-capitaine, mais il a publié, le 16 mai 1896, dans  » le Figaro  » , un article au titre provocateur  »  Pour les juifs  » , dans lequel il fait part de son  » dégoût croissant  » pour les campagnes antisémites qui ont lieu en France.  » L’antisémitisme, écrit-il, dans les pays où il a une réelle importance, n’est jamais que l’arme d’un parti politique ou le résultat d’une situation économique grave.  »

3) L’acte révolutionnaire d’Emile Zola :

Il n’est pas encore question de Dreyfus. Mais, après sa rencontre avec le sénateur Auguste Scheurer-Kestner, Émile Zola s’engage à fond. Le 25 novembre, il publie dans  » le Figaro  » un article intitulé  » Scheurer-Kestner  ». Il s’insurge contre  » la marée d’invectives et de menaces  » que subit le vice-président du Sénat depuis qu’il a réclamé la révision du procès de 1894.  » La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera  », conclut l’auteur de  » Germinal  ». Ce sera le mot d’ordre des dreyfusards.

 Le 1er décembre, Émile Zola dénonce la propagande antisémite contre  » la banque juive  » ( » Le Syndicat  »)  ; le 5 décembre, le  » poison de l’antisémitisme  » ( »Procès-Verbal  » ).  » Le Figaro  » prend peur. Qu’à cela ne tienne, Émile Zola édite chez Fasquelle, un libraire de la rue de Grenelle, deux brochures  : la  » Lettre à la jeunesse  » et la  » Lettre à la France  »  :  » Je t’en conjure, France, sois encore la grande France, reviens à toi, retrouve-toi. » » Un parti dreyfusard commence à se constituer. On y rencontre les écrivains Octave Mirbeau, Anatole France, l’universitaire Lucien Lévy-Bruhl, le bibliothécaire de l’École normale supérieure Lucien Herr, Léon Blum et Jean Jaurès, les frères Clemenceau, Albert et Georges, qui s’investissent dans le combat pour la révision du procès. On commence à parler d’ » intellectuels  » . Cependant, rien ne bouge vraiment quand, jugé lors d’un simulacre de procès où les faux abondent, Esterhazy est acquitté le 11 janvier 1898.   Le lieutenant-colonel Picquart est inculpé de  » violation du secret professionnel  » et mis aux arrêts au fort du mont Valérien. De violentes émeutes anti – dreyfusardes et antisémites éclatent un peu partout.

 Le camp dreyfusard est consterné mais pas abattu. Deux jours après l’acquittement d’Esterhazy, le 13 janvier 1898, un titre barre la  » une  » de  » l’Aurore  »  :  » J’accuse  ». Émile Zola y dresse un véritable réquisitoire contre la justice militaire et le pouvoir.

    Le pamphlet portait initialement le titre  » Lettre à M. Félix Faure, président de la République  ». Mais c’est la manchette du journal,  » J’accuse  », qui lui donnera  sa célébrité, en même temps que son efficacité. Émile Zola met en lumière la mécanique de l’erreur judiciaire  ; il fait l’inventaire de procédures judiciaires contre Alfred Dreyfus  ; il démontre la culpabilité d’Ester­hazy  ; enfin, il dénonce la collusion des pouvoirs publics et prononce nominalement, à l’égard de chacun des protagonistes, jusqu’au ministre de la Guerre, un  » j’accuse  » froid et précis.

 » L’Aurore  »  tirait habituellement à 30 000 exemplaires. Le tirage du jeudi 13 janvier 1898 atteint les 300 000. Charles Péguy témoignera en 1902 dans  » les Cahiers de la Quinzaine  »  :  » Il y eut un sursaut. La bataille pouvait recommencer. Toute la journée dans Paris les camelots à la voix éraillée crièrent  »l’Aurore », coururent avec “l’Aurore”, en gros paquets sous le bras, distribuèrent  »l’Aurore » aux acheteurs empressés. Ce beau nom de journal, rebelle aux enrouements, planait comme une clameur sur la fiévreuse activité des rues. Le choc donné fut si extraordinaire que Paris faillit se retourner.  »

4) Un an de prison pour Zola :

Dans les jours qui suivent, Émile Zola reçut plus de deux mille lettres, la moitié de l’étranger.

   Le  » J’accuse  » marque un tournant dans l’Affaire et plus que cela : Dans l’histoire politique de la IIIe République, dans l’histoire tout court, même. Aussitôt l’article paru, son auteur est traîné devant les tribunaux.  » Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme  » , écrivait-il en conclusion de sa  » lettre  ».  » Qu’on ose donc me traduire en cour d’assises et que l’enquête ait lieu au grand jour  ! J’attends.  »

  Émile Zola et Alexandre Perrenx, le propriétaire de  » l’Aurore  », sont convoqués devant les assises de la Seine, le 7 février 1898. Le 23, Émile Zola est condamné à la peine maximale  : un an de prison et 3 000 francs d’amende. Un pourvoi en cassation est possible, mais les juges du Conseil de guerre ont porté plainte pour diffamation. Il y a toutes les chances qu’ils obtiennent satisfaction. Son avocat, Me Fernand Labori, conseille à Émile Zola de partir pour l’Angleterre. Le 18 juillet 1898, l’écrivain est à Londres. Cependant, le procès en révision du jugement de 1894 est en cours. Une décision, positive, est rendue le 3 juin. Le lendemain, Émile Zola rentre à Paris.

   Le retentissant article de  » l’Aurore  », suivi du procès de son auteur, précipite de nouveaux engagements. Dix jours après la parution de l’article, Jaurès interpelle le gouvernement en dénonçant le mensonge, l’arbitraire, la propagande antisémite et la manipulation de la justice. Il publie dans son journal,  » la Petite République  », à partir d’août 1898, une série d’articles en faveur de Dreyfus qu’il rassemblera en septembre dans une brochure intitulée  » Preuves  ».

Jules Guesde, un autre socialiste mais pas du même courant, voit dans  » la Lettre de Zola, (…) le plus grand acte révolutionnaire du siècle  »  ! Le 16 février 1899, le premier jugement cassé, Alfred Dreyfus est ramené en France. Mais un nouveau Conseil de guerre a lieu, à Rennes, le 9 septembre. À nouveau, il est reconnu coupable avec  » circonstances atténuantes  ». Émile Zola fulmine  :  » Et ce que je crie, c’est la détresse de notre généreuse et noble France, c’est l’effroi de l’abîme où elle roule  !  »  Finalement, le pouvoir recule. Dreyfus est gracié le 19 septembre et libéré deux jours plus tard.

  Cependant ,le combat pour la révision continue. Il durera encore sept ans. Le 29 septembre 1902, Émile Zola meurt asphyxié par la fumée de sa cheminée. Son oraison funèbre est confiée à Anatole France, qui a exigé la présence de Alfred Dreyfus que le préfet de police voulait empêcher  :  » Devant rappeler la lutte entreprise par Émile Zola pour la justice et la vérité, m’est-il possible de garder le silence sur ces hommes acharnés à la ruine d’un innocent et qui, se sentant perdus s’il était sauvé, l’accablaient avec l’audace désespérée de la peur  ? ‘

Réélu aux élections de 1902, Jean Jaurès rouvre le dossier de l’Affaire, que tout le monde à la Chambre des députés croyait clos, le 7 avril 1903. Trois ans plus tard, 12 juillet 1906, Alfred Dreyfus est réhabilité. Il est réintégré dans l’armée avec le grade de chef d’escadron. Le 20 juillet, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

En 1908, il assiste au transfert des cendres d’Émile Zola au Panthéon. Il y est blessé par balle. L’homme qui a tiré est un certain Louis Grégori, un journaliste connu pour son nationalisme et son antisémitisme. Jugé, il sera acquitté. Parmi les témoins de sa défense, on trouvait Armand du Paty de Clam, dont Zola l’avait accusé d’avoir été  » l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire  ».

Il y a environ 76 ans….


21 février 1944 :

L’Affiche rouge

 Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Placardées à 15 000 exemplaires, elles font état de l’exécution au mont Valérien de 23  » terroristes  » membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans), qualifiés d »’ armée du crime  ».

Missak Manouchian (1er septembre 1906 - 21 février 1944)Le chef de ce groupe de résistants s’appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a perdu son père dans le génocide arménien.

  Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Il écrit par ailleurs des poèmes et se consacre à la littérature et à l’étude. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée). Pendant l’occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée).

   La propagande nazie daube sur l’origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d’infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d’Europe de l’Est). Mais il n’est pas sûr que cette argumentation ait eu l’effet attendu sur l’opinion française si l’on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré…

L'Affiche rouge du groupe Manouchian

La dernière lettre de Missak (Michel) Manouchian à sa femme :

    Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous… J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.
Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Missak

                                ___________________________________

Un réseau très recherché

Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Issu d’une famille juive qui a fui la Russie pour la Bessarabie puis la France, Boris Holban s’engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s’évader grâce au réseau d’une religieuse de Metz, Sœur Hélène (François Mitterrand bénéficiera du même réseau).

En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d’Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux. Ce sont au total 30 combattants et une quarantaine de militants. Ils sont affiliés au mouvement des FTP, créé par le parti communiste à la fin de l’année précédente.

Les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands, de juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale N°2 des Renseignements généraux (BS2), un organe de la préfecture de police de Paris chargé de la traque des communistes.

La plus retentissante de leurs actions est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

  En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d’intensifier le rythme de ses actions. Il juge non sans raison que le réseau est au bord de la rupture. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

Suite à une trahison, celui-ci est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. Sa compagne Mélinée réussit à échapper à la police.

   Livrés à la police militaire allemande, Manoukian et 23 de ses camarades sont jugés devant la presse collaborationniste qui s’appesantit sur leurs origines et leur  » cynisme  ». Vingt-deux sont exécutés le 21 février 1944. C’en est fini des FTP-MOI.

Quatre membres du groupe Manoukian fusillés le 21 septembre 1944 au Mont Valérien : Celestino Alfonso, Wolf Josef Boczow, Marcel Rajman, Emeric Glasz (photo prise en secret par le sous-officier allemand Clemens Rüther)

Rappelé par les FTP en décembre 1943, Holban retrouve et exécute le traître qui a livré le groupe.

     Après la Libération, il s’en retourne en Roumanie où il devient colonel puis général. Mais le dictateur Ceausescu le déchoit de son grade et l’envoie travailler dans une usine jusqu’à sa retraite. Revenu en France, il sera décoré de la Légion d’Honneur le 8 mai 1994 sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile par le président François Mitterrand.

     Le dernier survivant du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian, est mort le 6 août 2018, après avoir survécu au génocide arménien et à la répression nazie.

 

 

L’affiche rouge (Aragon )

Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

____________________________

 

KLIK………………

Rien …


   Ma mère est très malade  ( hospitalisée) : Apparemment , elle est  » usée  » , maladie d’Alzheimer , ne plus peut marcher , etc…..( elle est âgée de 87 ans ) ….

J’ai peur…..

Alors, je n’écris rien cette nuit et pas sur que j’écrive encore quelque chose pendant quelque temps ….( Ce qui ne gênera personne étant donné l’ absence de passage et commentaire sur mes billets ) 

F.

RAID ?


  Comme chacun sait ,

   Le RAID RAIDest une unité d’élite de la Police nationale. Fondée en 1985 elle lutte sur l’ensemble du territoire contre toutes les formes de criminalité. Basée à Bièvres, elle est composée de   170 personnes (essentiellement des policiers  , mais aussi des médecins et un psychologue).

  Par exemple , c’est  elle qui intervient en cas de prises d’otages ou d’attentats : lors de la prise d’otages à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, au Bataclan ou à Saint-Denis.Raid soldat

  Le nom de  » RAID  »  est  une référence au mot désignant un assaut militaire. Il reçut par la suite, le sens  de: groupe Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion.

  Mais on sait depuis quelques années que ce nom aurait une autre origine: François Rebsamen, travaillant à l’époque avec le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, aurait dit avoir été inspiré par une publicité diffusée très fréquemment à la télévision. Il explique ainsi dans le livre  »En toutes confidences » que:  »La télévision diffusait chaque jour un spot publicitaire pour une bombe anti -moustique : Raid, la bombe qui tue raide tous les insectes ! » Il se serait  dit alors que “Raid” sonne bien, avec un côté martial, et c’est facile à retenir… ( ??? Un peu  » gros  » tout de même )

 

  Mais il lui fallait justifier cette appellation, et en faire un acronyme. Il trouva  »groupe Recherche, assistance, intervention et dissuasion ». Le lendemain, son idée fut validée par le ministre. Voila la véritable origine !??????  

                                       ____________________________________________

N.B : Il ne faut pas confondre le RAID et le G I G N.

    Le G I G N GIGN logo(Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) est une unité d’élite de la gendarmerie nationale et non de la Police comme le RAID. Il se compose d’environ 420 militaires spécialisés dans les opérations de contre-terrorisme et de libération d’otages. Il peut intervenir sur tout le territoire français et à l’étranger.

La poignée de main ?


poignée de mains

la distance pendant la poignée de main
     Bien souvent, c’est l’attitude que des candidats à l’embauche peuvent employer devant un recruteur ou un patron. La personne veut vous montrer qu’elle vient à votre rencontre avec les meilleures intentions du monde.

    Elle accepte votre supériorité, en tout cas, elle ne la conteste aucunement. Inconsciemment, ce geste représente ce qu’on appelle « montrer patte blanche ». Comme expliqué au tout début de la section sur la poignée de main, cette personne vous montre que ses mains sont « vides » et qu’elle n’est animée d’aucune mauvaise intention à votre égard.

    Attention toutefois, lorsque vous vous trouvez en face d’une personne cherchant par exemple à vous amadouer en vous mettant à l’aise pour mieux vous amener à accepter ses propositions, il n’est pas rare qu’elle adopte cette façon de vous serrer la main.

   N’oubliez pas que certaines personnes sont expertes dans ce qu’on appelle la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et que ces notions  expliquées ici n’ont rien de mystique pour elles.

La main est droite (ni incliné vers le haut ni vers le bas) :

   Votre rapport avec la personne en face de vous est équilibré, aucune des 2 ne cherche à dominer ou à se soumettre à l’autre.

   Ce n’est pas forcément la meilleure attitude dans tous les cas. Par exemple, lorsqu’un jeune homme serre la main de cette façon à un ancien, on peut aisément se dire que ce n’est pas la meilleure façon de procéder (même si cela n’a rien d’insultant – loin de là).

   Cela pourrait démontrer chez le jeune homme une personnalité assez forte mais en aucun cas laisser penser qu’il est malpoli. Il faut bien saisir la nuance, c’est important.

   Ces 3 façons de serrer la main ne doivent jamais être prises soit pour une attaque (paume vers le sol), soit pour un plaisir d’être dominé (paume vers le ciel) ou encore pour une volonté de se mettre à votre niveau (main droite).

   Inutile de   » tirer une gifle  » à une personne qui incline sa main vers le sol lorsqu’elle vous salue! Non, vous devrez essentiellement vous servir de vos observations afin de tenter de mieux cerner celui ou celle qui est en face de vous.

   Vous êtes sans doute en train de vous dire que tout ça, pour vous, ça ne change rien. Que vous ne faîtes jamais attention à celui qui a la main qui recouvre celle de l’autre? A première vue, oui, vous avez raison, cela ne change apparemment rien.

   Et pourtant, votre inconscient le détecte lui, sans que vous ne vous en rendiez compte et c’est ce genre de messages inconscients, que les gens renvoient à leurs semblables, qui leur confèrent ce que l’on appelle « l’aura » ou encore « le charisme » contrairement à d’autres… Surprenant non? Intéressant surtout, et bon à savoir!

 

Le regard et la position pendant la poignée de main :

   Pour définir toujours un peu mieux les grandes tendances comportementales de votre interlocuteur vous pourrez également observer le regard de celui-ci lorsqu’il vous serre la main.

La personne a un regard fuyant :

    Cela traduira la plupart du temps une certaine timidité ou au pire un refus de vous « affronter » probablement à cause de quelque chose à (vous) cacher.

     Par exemple, si une personne vous serre habituellement la main en vous regardant droit dans les yeux et qu’un beau jour elle détourne son regard, vous seriez sans doute bien inspiré de lui demander ce qui ne va pas.

La personne vous regarde droit dans les yeux :

   Contrairement au cas précédent, cela témoigne d’une aisance et d’un caractère bien équilibré. N’y voyez pas une quelconque défiance, cette personne est simplement à l’aise dans son rapport avec vous et fait preuve d’une assurance et d’une maîtrise d’elle-même bien canalisées.

La personne vous serre la main, ses épaules orientées de 3/4 vers vous :

   Visiblement, soit par manque de temps ou pour une toute autre raison, cette personne ne souhaite pas s’attarder avec vous.

    Cela peut être encore le cas lorsque quelqu’un qui ne vous apprécie pas vraiment vient tout de même vous saluer par simple politesse. Vous l’aurez compris, dans un cas comme dans l’autre, cette personne ne souhaite pas poursuivre l’échange avant même de l’avoir réellement commencé.

    Nous venons donc de voir de façon simple mais assez détaillée les différentes et principales façon de serrer la main que vous risquez de remarquer maintenant que vous êtes prévenu.

   Dans l’ordre chronologique, passés les premiers contacts physiques (poignée de main) et les premières impressions (analyse des tempéraments) vient maintenant le moment de discuter avec la personne.

   Vous allez voir dans cette partie qu’une foule de soit-disant « petits détails » peuvent vous donner une idée très précise de la personne qui est en face de vous. Pour que la démarche soit pertinente encore faut-il les analyser, ces détails, là encore dans leur ensemble et non pas les isoler afin d’en tirer des conclusions hâtives.

  Les différentes types de poignée de main :

    Dans ce chapitre là, vous allez voir par exemple en quoi une main froide peut être un indicateur de l’état d’esprit actuel de la personne en face de vous.

La personne a la main froide et humide :

   Vous avez la désagréable sensation de serrer entre vos mains un morceau de breakfast froid sortant du frigo? Dans ce cas-là, nous ne sommes plus dans le « message inconscient » contrairement aux précédents chapitres.

   Au contraire, une main froide et moite est la réaction naturelle de tout être humain à un sentiment intérieur bien précis. Encore faut-il savoir lequel.

    La personne est sans doute dans un état nerveux assez inconfortable. Pourquoi?

Voici quelques explications :

   Biologiquement, lorsqu’on éprouve un sentiment de peur ou de stress manifeste, notre sang a tendance à se concentrer dans nos muscles et au centre de notre organisme.

   Le but de ce mécanisme biologique est d’irriguer les parties « fortes » du corps afin de nous préparer au combat ou à la fuite. Le sang quitte donc les extrémités de notre corps, comme les mains par exemple pour se concentrer dans le thorax, les cuisses ou les bras.

   Pour vous aider à comprendre la chose, n’avez-vous jamais eu l’impression lors de situation de peur, que vous courriez plus vite? Assurément oui. Ou encore, lorsque vous êtes énervé, n’avez-vous pas l’impression d’avoir plus de force? Nous sommes en plein dans ce cas-là.

    Attention en revanche, la personne dans ce cas, ne veut pas forcément s’enfuir ou se battre avec vous.

    Non, elle vient peut-être de vivre une situation nerveusement difficile en direct ou par exemple de se disputer par téléphone. Ou bien est-elle simplement stressée de vous parler, ce qui est tout à fait possible aussi.

La personne a la main froide et sèche :

    Il y a des chances que vous vous trouviez en face d’une personne créative ayant besoin de conserver son indépendance.

La personne a la main chaude et humide :

    La plupart du temps vous vous trouvez en face d’une personne marchant à l’affectif et qui attache une grande importance à l’esprit d’équipe et à la solidarité.

   Il y a des chances que cette personne ait un besoin important de plaire ainsi qu’un désir de se faire admirer et apprécier.

La personne a la main chaude et sèche :

   Il y a des chances que vous vous trouviez en face d’une personne pragmatique aimant que les choses soient clairement définies.

    Ces personnes ne se soucient pas vraiment du regard des autres et leur volonté demeurent solide et stable dans le temps.

La personne a une poignée de main molle :

   Souvent, dans ce cas-là, vous risquez de vous trouver face à une personne ayant une faible confiance en elle de façon générale.

   Il faut bien garder à l’esprit que la poignée de main est un engagement plus ou moins conscient, une façon de faire passer un message à la personne qui la reçoit.

    Une poignée de main molle traduira donc (en plus d’une faible confiance en soi) un faible engagement moral envers vous ainsi qu’une fort possible introversion. Bref, quoiqu’il en soit, et pour faire simple, cette personne n’a pas une grande envie de communiquer…

   C’est souvent le cas des jeunes en pleine crise d’adolescence. Pendant cette période difficile, le moral et la santé psychique des « jeunes » sont souvent fragiles.

   Leur serrer la main vous donnera la sensation de tenir un membre désarticulé. Quoiqu’il en soit, cette attitude vous donnera une idée assez précise de la santé mentale de la personne.

   En revanche, il existe aussi des cas « spéciaux » dirons-nous. Les pianistes auront par exemple souvent tendance à serrer sans trop de force votre main afin de ne pas abîmer leur outil de travail que représente leur main.

  Il peut également arriver qu’une personne ne puisse pas vous serrer la main autrement que mollement à cause d’une blessure aux doigts.

   Vous ne pourrez bien entendu pas toujours savoir si c’est le cas, c’est pour cela que la règle générale dans ces cas-là est d’analyser plusieurs caractéristiques afin de dégager une tendance générale.

En aucun cas vous ne devrez vous baser sur une seule poignée de main molle pour en déduire que vous vous trouvez en face d’un dépressif ou d’un pessimiste sans volonté.

La personne vous serre (trop) fortement la main :

  Lorsque la poignée de main est exagérément puissante par rapport au physique de celui ou celle en face de vous (par exemple, un homme de petite taille qui cherche manifestement à vous broyer les phalanges), cela démontre bien souvent que vous vous trouvez en face d’une personne complexée qui cherche à compenser certaines faiblesses dont elle se juge victime.

   Ce cas concerne par exemple les femmes qui exercent un métier a priori destiné aux hommes, (gendarmerie, armée, etc…). Evoluant dans un environnement viril et volontiers dominateur, leur poignée de main sera plus puissante que la moyenne afin d’essayer d’en imposer un maximum au premier contact.

   Dans d’autres cas moins flagrants, les personnes qui serrent plus que de raison cherchent bien souvent à vous dominer d’une manière plus bestiale et primaire qu’humaine et civilisée. Attention, nous sommes bien d’accord, nous parlons des personnes qui veulent faire mal et non pas de celles qui le font sans s’en rendre compte. Comment faire la différence?

  C’est assez simple, les personnes qui forcent exagérément la puissance de leur poignée de main ont tendance à hausser leurs épaules et à se courber à mesure qu’elles serrent.

D’ailleurs, si ce n’était pas autant douloureux, cela en serait carrément risible tant cette attitude est ridicule…

La personne tape sa main dans la votre pour la serrer :

   Vous vous trouvez sans doute en face d’un personne joviale et sociable qui, à l’inverse de celles qui se tiennent éloignées, apprécie le contact et la proximité.

   Cette personne cherche à vous témoigner son intérêt et son plaisir de vous voir. Cette façon de serrer la main témoigne d’un esprit de camaraderie à votre égard qui sera néanmoins légèrement déplacé s’il existe un rapport hiérarchique entre vous et cette personne.

La personne vous entoure la main de ses 2 mains :

   Incontestablement, elle cherche à vous rassurer ou à vous réconforter. Souvent employée dans le monde du commerce et des affaires, cette façon de procéder témoigne également d’une volonté de gagner votre confiance.

   La personne peut avoir un côté paternaliste à votre égard, à vous de juger si cela est justifié selon les relations que vous entretenez avec elle. Si tel n’est pas le cas, attention à ne pas vous laisser amadouer par une façon si directe (et si peu naturelle!) de tenter de vous rassurer.

    Beaucoup de personnes, dans le monde des affaires, utilisent cette technique quand elles veulent sur-jouer le sentiment qu’elles veulent faire passer pour parvenir plus facilement à leurs fins.

   La personne pose sa main gauche sur votre épaule en même temps qu’elle vous serre la main droite :

   Cette attitude a priori amicale et paternaliste peut aussi traduire un comportement dominant. Là encore, ce sera à vous de situer la personne et de juger si une telle attitude est cohérente pour pouvoir juger de sa sincérité.

   Par exemple, il est moins logique que l’un de vos subordonnés vous salue de cette façon, par rapport à votre chef, non?

   Nous venons donc de voir de façon simple mais assez détaillée les différentes et principales façons de serrer la main que vous risquez de remarquer maintenant que vous êtes prévenu.

   Dans l’ordre chronologique, passés les premiers contacts physiques (poignée de main) et les premières impressions (analyse des tempéraments) vient maintenant le moment de discuter avec la personne. Là encore, une foule de soi-disant « petits détails » pourront vous donner une idée très précise de la personne qui est en face de vous.

Pour que la démarche soit pertinente encore faut-il les analyser, ces détails, là encore dans leur ensemble et non pas les isoler afin d’en tirer des conclusions hâtives…………………