Il y a environ 76 ans….


21 février 1944 :

L’Affiche rouge

 Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Placardées à 15 000 exemplaires, elles font état de l’exécution au mont Valérien de 23  » terroristes  » membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans), qualifiés d »’ armée du crime  ».

Missak Manouchian (1er septembre 1906 - 21 février 1944)Le chef de ce groupe de résistants s’appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a perdu son père dans le génocide arménien.

  Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Il écrit par ailleurs des poèmes et se consacre à la littérature et à l’étude. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée). Pendant l’occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée).

   La propagande nazie daube sur l’origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d’infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d’Europe de l’Est). Mais il n’est pas sûr que cette argumentation ait eu l’effet attendu sur l’opinion française si l’on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré…

L'Affiche rouge du groupe Manouchian

La dernière lettre de Missak (Michel) Manouchian à sa femme :

    Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous… J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.
Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Missak

                                ___________________________________

Un réseau très recherché

Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Issu d’une famille juive qui a fui la Russie pour la Bessarabie puis la France, Boris Holban s’engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s’évader grâce au réseau d’une religieuse de Metz, Sœur Hélène (François Mitterrand bénéficiera du même réseau).

En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d’Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux. Ce sont au total 30 combattants et une quarantaine de militants. Ils sont affiliés au mouvement des FTP, créé par le parti communiste à la fin de l’année précédente.

Les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands, de juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale N°2 des Renseignements généraux (BS2), un organe de la préfecture de police de Paris chargé de la traque des communistes.

La plus retentissante de leurs actions est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

  En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d’intensifier le rythme de ses actions. Il juge non sans raison que le réseau est au bord de la rupture. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

Suite à une trahison, celui-ci est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. Sa compagne Mélinée réussit à échapper à la police.

   Livrés à la police militaire allemande, Manoukian et 23 de ses camarades sont jugés devant la presse collaborationniste qui s’appesantit sur leurs origines et leur  » cynisme  ». Vingt-deux sont exécutés le 21 février 1944. C’en est fini des FTP-MOI.

Quatre membres du groupe Manoukian fusillés le 21 septembre 1944 au Mont Valérien : Celestino Alfonso, Wolf Josef Boczow, Marcel Rajman, Emeric Glasz (photo prise en secret par le sous-officier allemand Clemens Rüther)

Rappelé par les FTP en décembre 1943, Holban retrouve et exécute le traître qui a livré le groupe.

     Après la Libération, il s’en retourne en Roumanie où il devient colonel puis général. Mais le dictateur Ceausescu le déchoit de son grade et l’envoie travailler dans une usine jusqu’à sa retraite. Revenu en France, il sera décoré de la Légion d’Honneur le 8 mai 1994 sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile par le président François Mitterrand.

     Le dernier survivant du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian, est mort le 6 août 2018, après avoir survécu au génocide arménien et à la répression nazie.

 

 

L’affiche rouge (Aragon )

Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

____________________________

 

KLIK………………

Rien …


   Ma mère est très malade  ( hospitalisée) : Apparemment , elle est  » usée  » , maladie d’Alzheimer , ne plus peut marcher , etc…..( elle est âgée de 87 ans ) ….

J’ai peur…..

Alors, je n’écris rien cette nuit et pas sur que j’écrive encore quelque chose pendant quelque temps ….( Ce qui ne gênera personne étant donné l’ absence de passage et commentaire sur mes billets ) 

F.

RAID ?


  Comme chacun sait ,

   Le RAID RAIDest une unité d’élite de la Police nationale. Fondée en 1985 elle lutte sur l’ensemble du territoire contre toutes les formes de criminalité. Basée à Bièvres, elle est composée de   170 personnes (essentiellement des policiers  , mais aussi des médecins et un psychologue).

  Par exemple , c’est  elle qui intervient en cas de prises d’otages ou d’attentats : lors de la prise d’otages à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, au Bataclan ou à Saint-Denis.Raid soldat

  Le nom de  » RAID  »  est  une référence au mot désignant un assaut militaire. Il reçut par la suite, le sens  de: groupe Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion.

  Mais on sait depuis quelques années que ce nom aurait une autre origine: François Rebsamen, travaillant à l’époque avec le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, aurait dit avoir été inspiré par une publicité diffusée très fréquemment à la télévision. Il explique ainsi dans le livre  »En toutes confidences » que:  »La télévision diffusait chaque jour un spot publicitaire pour une bombe anti -moustique : Raid, la bombe qui tue raide tous les insectes ! » Il se serait  dit alors que “Raid” sonne bien, avec un côté martial, et c’est facile à retenir… ( ??? Un peu  » gros  » tout de même )

 

  Mais il lui fallait justifier cette appellation, et en faire un acronyme. Il trouva  »groupe Recherche, assistance, intervention et dissuasion ». Le lendemain, son idée fut validée par le ministre. Voila la véritable origine !??????  

                                       ____________________________________________

N.B : Il ne faut pas confondre le RAID et le G I G N.

    Le G I G N GIGN logo(Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) est une unité d’élite de la gendarmerie nationale et non de la Police comme le RAID. Il se compose d’environ 420 militaires spécialisés dans les opérations de contre-terrorisme et de libération d’otages. Il peut intervenir sur tout le territoire français et à l’étranger.

La poignée de main ?


poignée de mains

la distance pendant la poignée de main
     Bien souvent, c’est l’attitude que des candidats à l’embauche peuvent employer devant un recruteur ou un patron. La personne veut vous montrer qu’elle vient à votre rencontre avec les meilleures intentions du monde.

    Elle accepte votre supériorité, en tout cas, elle ne la conteste aucunement. Inconsciemment, ce geste représente ce qu’on appelle « montrer patte blanche ». Comme expliqué au tout début de la section sur la poignée de main, cette personne vous montre que ses mains sont « vides » et qu’elle n’est animée d’aucune mauvaise intention à votre égard.

    Attention toutefois, lorsque vous vous trouvez en face d’une personne cherchant par exemple à vous amadouer en vous mettant à l’aise pour mieux vous amener à accepter ses propositions, il n’est pas rare qu’elle adopte cette façon de vous serrer la main.

   N’oubliez pas que certaines personnes sont expertes dans ce qu’on appelle la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et que ces notions  expliquées ici n’ont rien de mystique pour elles.

La main est droite (ni incliné vers le haut ni vers le bas) :

   Votre rapport avec la personne en face de vous est équilibré, aucune des 2 ne cherche à dominer ou à se soumettre à l’autre.

   Ce n’est pas forcément la meilleure attitude dans tous les cas. Par exemple, lorsqu’un jeune homme serre la main de cette façon à un ancien, on peut aisément se dire que ce n’est pas la meilleure façon de procéder (même si cela n’a rien d’insultant – loin de là).

   Cela pourrait démontrer chez le jeune homme une personnalité assez forte mais en aucun cas laisser penser qu’il est malpoli. Il faut bien saisir la nuance, c’est important.

   Ces 3 façons de serrer la main ne doivent jamais être prises soit pour une attaque (paume vers le sol), soit pour un plaisir d’être dominé (paume vers le ciel) ou encore pour une volonté de se mettre à votre niveau (main droite).

   Inutile de   » tirer une gifle  » à une personne qui incline sa main vers le sol lorsqu’elle vous salue! Non, vous devrez essentiellement vous servir de vos observations afin de tenter de mieux cerner celui ou celle qui est en face de vous.

   Vous êtes sans doute en train de vous dire que tout ça, pour vous, ça ne change rien. Que vous ne faîtes jamais attention à celui qui a la main qui recouvre celle de l’autre? A première vue, oui, vous avez raison, cela ne change apparemment rien.

   Et pourtant, votre inconscient le détecte lui, sans que vous ne vous en rendiez compte et c’est ce genre de messages inconscients, que les gens renvoient à leurs semblables, qui leur confèrent ce que l’on appelle « l’aura » ou encore « le charisme » contrairement à d’autres… Surprenant non? Intéressant surtout, et bon à savoir!

 

Le regard et la position pendant la poignée de main :

   Pour définir toujours un peu mieux les grandes tendances comportementales de votre interlocuteur vous pourrez également observer le regard de celui-ci lorsqu’il vous serre la main.

La personne a un regard fuyant :

    Cela traduira la plupart du temps une certaine timidité ou au pire un refus de vous « affronter » probablement à cause de quelque chose à (vous) cacher.

     Par exemple, si une personne vous serre habituellement la main en vous regardant droit dans les yeux et qu’un beau jour elle détourne son regard, vous seriez sans doute bien inspiré de lui demander ce qui ne va pas.

La personne vous regarde droit dans les yeux :

   Contrairement au cas précédent, cela témoigne d’une aisance et d’un caractère bien équilibré. N’y voyez pas une quelconque défiance, cette personne est simplement à l’aise dans son rapport avec vous et fait preuve d’une assurance et d’une maîtrise d’elle-même bien canalisées.

La personne vous serre la main, ses épaules orientées de 3/4 vers vous :

   Visiblement, soit par manque de temps ou pour une toute autre raison, cette personne ne souhaite pas s’attarder avec vous.

    Cela peut être encore le cas lorsque quelqu’un qui ne vous apprécie pas vraiment vient tout de même vous saluer par simple politesse. Vous l’aurez compris, dans un cas comme dans l’autre, cette personne ne souhaite pas poursuivre l’échange avant même de l’avoir réellement commencé.

    Nous venons donc de voir de façon simple mais assez détaillée les différentes et principales façon de serrer la main que vous risquez de remarquer maintenant que vous êtes prévenu.

   Dans l’ordre chronologique, passés les premiers contacts physiques (poignée de main) et les premières impressions (analyse des tempéraments) vient maintenant le moment de discuter avec la personne.

   Vous allez voir dans cette partie qu’une foule de soit-disant « petits détails » peuvent vous donner une idée très précise de la personne qui est en face de vous. Pour que la démarche soit pertinente encore faut-il les analyser, ces détails, là encore dans leur ensemble et non pas les isoler afin d’en tirer des conclusions hâtives.

  Les différentes types de poignée de main :

    Dans ce chapitre là, vous allez voir par exemple en quoi une main froide peut être un indicateur de l’état d’esprit actuel de la personne en face de vous.

La personne a la main froide et humide :

   Vous avez la désagréable sensation de serrer entre vos mains un morceau de breakfast froid sortant du frigo? Dans ce cas-là, nous ne sommes plus dans le « message inconscient » contrairement aux précédents chapitres.

   Au contraire, une main froide et moite est la réaction naturelle de tout être humain à un sentiment intérieur bien précis. Encore faut-il savoir lequel.

    La personne est sans doute dans un état nerveux assez inconfortable. Pourquoi?

Voici quelques explications :

   Biologiquement, lorsqu’on éprouve un sentiment de peur ou de stress manifeste, notre sang a tendance à se concentrer dans nos muscles et au centre de notre organisme.

   Le but de ce mécanisme biologique est d’irriguer les parties « fortes » du corps afin de nous préparer au combat ou à la fuite. Le sang quitte donc les extrémités de notre corps, comme les mains par exemple pour se concentrer dans le thorax, les cuisses ou les bras.

   Pour vous aider à comprendre la chose, n’avez-vous jamais eu l’impression lors de situation de peur, que vous courriez plus vite? Assurément oui. Ou encore, lorsque vous êtes énervé, n’avez-vous pas l’impression d’avoir plus de force? Nous sommes en plein dans ce cas-là.

    Attention en revanche, la personne dans ce cas, ne veut pas forcément s’enfuir ou se battre avec vous.

    Non, elle vient peut-être de vivre une situation nerveusement difficile en direct ou par exemple de se disputer par téléphone. Ou bien est-elle simplement stressée de vous parler, ce qui est tout à fait possible aussi.

La personne a la main froide et sèche :

    Il y a des chances que vous vous trouviez en face d’une personne créative ayant besoin de conserver son indépendance.

La personne a la main chaude et humide :

    La plupart du temps vous vous trouvez en face d’une personne marchant à l’affectif et qui attache une grande importance à l’esprit d’équipe et à la solidarité.

   Il y a des chances que cette personne ait un besoin important de plaire ainsi qu’un désir de se faire admirer et apprécier.

La personne a la main chaude et sèche :

   Il y a des chances que vous vous trouviez en face d’une personne pragmatique aimant que les choses soient clairement définies.

    Ces personnes ne se soucient pas vraiment du regard des autres et leur volonté demeurent solide et stable dans le temps.

La personne a une poignée de main molle :

   Souvent, dans ce cas-là, vous risquez de vous trouver face à une personne ayant une faible confiance en elle de façon générale.

   Il faut bien garder à l’esprit que la poignée de main est un engagement plus ou moins conscient, une façon de faire passer un message à la personne qui la reçoit.

    Une poignée de main molle traduira donc (en plus d’une faible confiance en soi) un faible engagement moral envers vous ainsi qu’une fort possible introversion. Bref, quoiqu’il en soit, et pour faire simple, cette personne n’a pas une grande envie de communiquer…

   C’est souvent le cas des jeunes en pleine crise d’adolescence. Pendant cette période difficile, le moral et la santé psychique des « jeunes » sont souvent fragiles.

   Leur serrer la main vous donnera la sensation de tenir un membre désarticulé. Quoiqu’il en soit, cette attitude vous donnera une idée assez précise de la santé mentale de la personne.

   En revanche, il existe aussi des cas « spéciaux » dirons-nous. Les pianistes auront par exemple souvent tendance à serrer sans trop de force votre main afin de ne pas abîmer leur outil de travail que représente leur main.

  Il peut également arriver qu’une personne ne puisse pas vous serrer la main autrement que mollement à cause d’une blessure aux doigts.

   Vous ne pourrez bien entendu pas toujours savoir si c’est le cas, c’est pour cela que la règle générale dans ces cas-là est d’analyser plusieurs caractéristiques afin de dégager une tendance générale.

En aucun cas vous ne devrez vous baser sur une seule poignée de main molle pour en déduire que vous vous trouvez en face d’un dépressif ou d’un pessimiste sans volonté.

La personne vous serre (trop) fortement la main :

  Lorsque la poignée de main est exagérément puissante par rapport au physique de celui ou celle en face de vous (par exemple, un homme de petite taille qui cherche manifestement à vous broyer les phalanges), cela démontre bien souvent que vous vous trouvez en face d’une personne complexée qui cherche à compenser certaines faiblesses dont elle se juge victime.

   Ce cas concerne par exemple les femmes qui exercent un métier a priori destiné aux hommes, (gendarmerie, armée, etc…). Evoluant dans un environnement viril et volontiers dominateur, leur poignée de main sera plus puissante que la moyenne afin d’essayer d’en imposer un maximum au premier contact.

   Dans d’autres cas moins flagrants, les personnes qui serrent plus que de raison cherchent bien souvent à vous dominer d’une manière plus bestiale et primaire qu’humaine et civilisée. Attention, nous sommes bien d’accord, nous parlons des personnes qui veulent faire mal et non pas de celles qui le font sans s’en rendre compte. Comment faire la différence?

  C’est assez simple, les personnes qui forcent exagérément la puissance de leur poignée de main ont tendance à hausser leurs épaules et à se courber à mesure qu’elles serrent.

D’ailleurs, si ce n’était pas autant douloureux, cela en serait carrément risible tant cette attitude est ridicule…

La personne tape sa main dans la votre pour la serrer :

   Vous vous trouvez sans doute en face d’un personne joviale et sociable qui, à l’inverse de celles qui se tiennent éloignées, apprécie le contact et la proximité.

   Cette personne cherche à vous témoigner son intérêt et son plaisir de vous voir. Cette façon de serrer la main témoigne d’un esprit de camaraderie à votre égard qui sera néanmoins légèrement déplacé s’il existe un rapport hiérarchique entre vous et cette personne.

La personne vous entoure la main de ses 2 mains :

   Incontestablement, elle cherche à vous rassurer ou à vous réconforter. Souvent employée dans le monde du commerce et des affaires, cette façon de procéder témoigne également d’une volonté de gagner votre confiance.

   La personne peut avoir un côté paternaliste à votre égard, à vous de juger si cela est justifié selon les relations que vous entretenez avec elle. Si tel n’est pas le cas, attention à ne pas vous laisser amadouer par une façon si directe (et si peu naturelle!) de tenter de vous rassurer.

    Beaucoup de personnes, dans le monde des affaires, utilisent cette technique quand elles veulent sur-jouer le sentiment qu’elles veulent faire passer pour parvenir plus facilement à leurs fins.

   La personne pose sa main gauche sur votre épaule en même temps qu’elle vous serre la main droite :

   Cette attitude a priori amicale et paternaliste peut aussi traduire un comportement dominant. Là encore, ce sera à vous de situer la personne et de juger si une telle attitude est cohérente pour pouvoir juger de sa sincérité.

   Par exemple, il est moins logique que l’un de vos subordonnés vous salue de cette façon, par rapport à votre chef, non?

   Nous venons donc de voir de façon simple mais assez détaillée les différentes et principales façons de serrer la main que vous risquez de remarquer maintenant que vous êtes prévenu.

   Dans l’ordre chronologique, passés les premiers contacts physiques (poignée de main) et les premières impressions (analyse des tempéraments) vient maintenant le moment de discuter avec la personne. Là encore, une foule de soi-disant « petits détails » pourront vous donner une idée très précise de la personne qui est en face de vous.

Pour que la démarche soit pertinente encore faut-il les analyser, ces détails, là encore dans leur ensemble et non pas les isoler afin d’en tirer des conclusions hâtives…………………

C’était il y a……


Cent ans :

   Le 12 janvier 1920 :

Naufrage du paquebot  » Afrique  » , le  » Titanic français  »

    Dans la nuit du 11 au 12 janvier 1920 , le paquebot  » Afrique  »  sombrait au large des côtes françaises . Sur les 602 personnes à bord , 568 périrent noyées , et 34 ont survécu au naufrage …( Le navire assurait la liaison entre Bordeaux et Dakar au Sénégal ) ….Parmi les victimes , il y avait environ 200 tirailleurs sénégalais

paquebot-afrique (1) ( Le paquebot Afrique . Carte postale des années 1910 )

  Le paquebot entreprenait son 58ème voyage à destination des comptoirs coloniaux français en Afrique . Mais , alors que les lumières des côtes françaises sont encore visibles ,le navire est pris dans une tempête et submergé par les vagues . Privés d’électricité , ses moteurs à l’arrêt , le bateau avec ses 500 tonnes de marchandises et surtout 600 passagers ! Au large de la Vendée

  La catastrophe ne fut évoquée que sommairement dans le journaux  et passa ainsi relativement inaperçu , malgré le lourd bilan humain ….

   Par exemple : Le  » Journal des débats politiques et littéraires  » écrit :  » L’Afrique , qui avait quitté Bordeaux vendredi soir , essuya une violente tempête dans le golfe de Gascogne . Au large de la Coubre , une voie d’eau se déclara . Les foyers des machines furent noyés  et les cabines de première classe inondées . Le  » Ceylan  » se porta le samedi au secours de  » l’Afrique  » , mais l’état de la mer ne permettant ni remorquage , ni transbordement , les commandant des deux navires décidèrent de fuir la tempête qui devenait de plus en plus forte  ( les bateaux se dirigèrent vers le nord ) .  » Ainsi , ils arrivèrent à l’ouest du plateau des  » Roches – Bonnes  » . C’est contre ce massif rocheux que l’Afrique , dont le gouvernail n’obéissait plus , vint  » toucher  » et donner de la bande vers 3 heures du matin . Heure à laquelle le commandant de l’Afrique envoya , utilisant le télégraphe sans fil  ce dernier message :  » Je coule . Suis exactement entre les  » roches des Barges  » , le  » banc des Roches – Bonnes et les Baleines , à la pointe de l’île de Ré  »  

   Un navire , le  » Ceylan  » louvoya dans le triangle indiqué … et ,au levé du jour , rencontra diverse épaves et put recueillir des naufragés regroupés sur des radeaux …D’autres remorqueurs à vapeur , venus des côtes françaises aidèrent le Ceylan dans sa tâche de sauvetage . Mais la tempête était si violente que l’un des remorqueurs (  » l ‘ Hippopotame  » ) renonça , rebroussa chemin . On constata que de nombreux passagers réfugié sur les radeaux furent engloutis par les vagues et d’autres , affolés s’étaient jetés dans la mer  !

naufragés ( Le naufrage du paquebot  Afrique , reconstitué d’après le témoignage d’un rescapé.)
Dessin paru dans  » Le Miroir  » du 25 janvier 1920

  Pendant des semaines, les corps des victimes  s’échouèrent sur les côtes françaises. Certains sont même repêchés dans les filets des chalutiers mais le drame ne suscite pas beaucoup d’émoi et les naufragés restent dans l’anonymat. La faute d’abord à la compagnie maritime qui multiplie les déclarations mensongères à la presse et qui minore le nombre de victimes!

   La faute revient en partie au contexte de l’époque expliquera l’historien Daniel Duhand , auteur d’un film sur le sujet.  » Là, on se trouve après la Première Guerre mondiale. Les gens en ont marre des catastrophes et puis ça tombe juste le weekend des élections présidentielles. Voilà pourquoi c’est tombé un  » petit peu  » dans l’oubli.  »!!!!

 

  Une très longue procédure judiciaire va opposer les familles des victimes à la compagnie maritime des chargeurs réunis. Et finalement, après douze années de guérilla, les demandes d’indemnisation des familles sont refusées ! La catastrophe et les disparus tombent définitivement dans l’oubli et aucune enquête ne fera la lumière sur les causes de l’accident.

   Mais 100 ans plus tard, Luc Corlouër, dont le grand-cousin était maître d’équipage sur le navire, a son idée sur la question.  » On sait qu’il y a un moteur qui a été noyé et donc le bateau s’est arrêté. On sait que la mer était démontée. On sait que le navire n’était pas dans un état formidable. Donc la conjonction de ces évènements à conduit à la catastrophe, à la tragédie.  »

   Cent ans après le drame, l’épave du paquebot gît toujours par 40 mètres de fond. La plupart des victimes reposent dans les cimetières de l’île de Ré, la terre la plus proche des lieux du naufrage….

  

 

 

C’était il y a ….


  environ 5 ans

Attentat contre Charlie Hebdo : cinq ans déjà…

  Le 7 janvier 2015, les locaux du journal satirique Charlie Hebdo sont pris d’assaut par un commando islamiste qui sème la mort sur son passage. Cinq ans après, la France porte encore les stigmates de cette violente attaque.

    Il n’est pas midi, le mercredi 7 janvier, dans les locaux parisiens de Charlie Hebdo, où s’achève la première conférence de rédaction de l’année. Sur les tables, un cake et le dernier numéro ( avec Michel Houellebecq en une )  de l’hebdomadaire satirique. En bas, deux hommes encagoulés et habillés de noir, les frères Saïd et Chérif Kouachi, pointent une kalachnikov sur l’une des dessinatrices, Coco, sortie chercher sa fille. Ils viennent d’abattre Frédéric Boisseau, chargé de travaux de maintenance ce jour-là au 10, rue Nicolas-Appert. Sous la contrainte, la dessinatrice leur ouvre la porte, protégée depuis les menaces contre le journal et la publication de caricatures de Mahomet. Ils la suivent jusqu’au deuxième étage où ils tirent sur le webmaster Simon Fieschi, le blessant grièvement.
  Dix morts en quelques minutes
 » On a entendu quelques pétards, on ne savait pas ce que c’était  » , raconte, dès le lendemain, le journaliste Laurent Léger, l’un des survivants de la tuerie.  » Puis la porte s’est ouverte et un type a jailli en criant “Allah Akbar”. Il ressemblait a un type du GIGN ou du Raid, il était encagoulé, il était tout en noir… et puis ça a tiré.  »

Les frères Kouachi s’assurent que Charb, le directeur de la publication, est bien là et ouvrent à nouveau le feu. En quelques minutes, dix morts : les dessinateurs Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré ; l’économiste Bernard Maris, la chroniqueuse et médecin psychiatre, Elsa Cayat, le garde du corps de Charb, Franck Brinsolaro, le correcteur du journal, Mustapha Ourrad, et un visiteur de passage, Michel Renaud. Les assaillants prennent ensuite la fuite en criant :  » On a vengé le prophète Mohamed ! On a tué Charlie Hebdo !  » . Ils se retrouvent alors nez-à-nez avec une voiture de police et abattent leur douzième victime, Ahmed Merabet, un policier qui patrouillait boulevard Richard-Lenoir. Ils parviennent à semer les forces de l’ordre et filent vers le nord-est de Paris.
     À l’Elysée, le président de la République  »  est sidéré par l’ampleur du drame  » que lui décrit au téléphone Patrick Pelloux, médecin urgentiste et collaborateur de Charlie Hebdo à l’époque.  » Il me décrit en sanglots la réalité de ce qu’il voit en disant  »Ils sont tous morts  » , se souvient François Hollande. Les survivants et les proches des victimes sont rassemblés dans un théâtre proche de la rédaction de Charlie Hebdo.  » Les gens nous apportaient des sucreries, mais on n’avait pas faim, on était en totale sidération  », se rappelle Patrick Pelloux. François Hollande va l’y rejoindre.  » Sur le moment, je considère qu’il faut y aller tout de suite pour parler aux Français  », explique-t-il cinq ans après.

    En quelques heures, le »  hashtag  »   » Je Suis Charlie  »   Je suis Charlieinonde les réseaux sociaux. Dans les rues, au soir de l’attentat, des milliers de personnes se rassemblent. Place de la République à Paris, la foule porte à bout de bras des lettres lumineuses qui proclament :  » NOT AFRAID  ».

________________________________________

7 janvier 1714 :
Dépôt du premier brevet de la machine à écrire par Henry Mill.

1ère machine à écrireHenry Mill H Mill (circa 1683 – 1771) est un inventeur anglais auquel on attribue le premier brevet déposé pour une machine à écrire (en 1714).
   Cet ingénieur hydraulique, qui a travaillé pour la New River Company, a déposé deux brevets au cours de sa vie. Le premier concernait un système de suspensions pour véhicules, le second un système d’impression des lettres. On ne sait pas si sa  » machine à écrire  »  a, ou non, été construite et utilisée.

 

Maintenant, je sais…….


Je sais comment  on finit pas devenir S.D.F ……S.D. F

Je sais ce que c’est , ce qu’on ressent réellement quand on a faim ….faim

Je sais pourquoi , comment on en arrive à vouloir , à ses jours mettre fin …homme pendu

Je sais que le désespoir peut donner envie de mourir ….

___________________________________________

Il suffit de ne plus avoir le moyen de payer  , de se payer de quoi manger , de payer le loyer etc…..

Je le sais , car c’est mon cas depuis plus d’une semaine ….( je ne mange qu’au lever , un bol de café noir avec du pain , pain  » prêté  » par ma boulangère  . ) et c’est tout…..

Bien entendu , j’ai supprimé plusieurs dépenses superflues , mais çà ne suffit pas …Les factures impayées s’accumulent ….

  Bientôt , plus d’internet  , plus de téléphone fixe …

     etc……..

   La solution ?  Je n’en ai pas ( mon fils  ? nous verrons quand il sera rentré du Nord  où il est parti pour passer les fêtes de fin d’année avec sa mère  ) 

  Mettre fin à mes jours : C’est la meilleure solutions  je crois …..

cette dernière solution , je l’emploierai dans 30 jours   ( j’aurais alors atteint 65 ans , un bel âge pour mourir …..) 

Bonne année à vous , soyez heureux , profiter  de la vie  , ( sans excès  pour rester en bonne santé  )

F.

 

Noël est là et…..


Pour tous les enfants ce ne sera pas signe de joie …..

Poème d’un enfant triste

Le Père Noël je vous assure !
Oublie toujours mes chaussures. chaussures enfants
Il n’a pas notre adresse, dit Papa,
Sans travail depuis des mois
Il passe bien chez nos voisins !
Qui eux mangent à leur faim
Père Noël ! Viens chez moi.
Apporter du travail pour Papa
Voir Maman, enfin sourire !
Entendre Papa lui dire;
 » Voici le salaire du mois  » ,
Le bonheur enfin chez moi.

__________________________________________________________

Paroles :

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Avec mes copines en classe
On comprend pas tout
Pourquoi des gros dégueulasses
Font du mal partout

Pourquoi les enfants d’Belfast
Et d’tous les ghettos
Quand y balancent un caillasse
On leur fait la peau
J’croyais qu’david et Goliath
Ça marchait encore
Qu’les plus p’tits pouvaient s’débattre

Sans être les plus morts

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’liberté
‘l’en a oublié un max
En f’sant sa tournée
Pourquoi des mômes crèvent de faim
Pendant qu’on étouffe
D’vant nos télés comme des crétins
Sous des tonnes de bouffe

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’tendresse
S’il est sur l’trottoir d’en face
Dis-y qui traverse
J’peux lui enfiler un peu
Pour ceux qu’en ont b’soin
J’en ai r’çu tell’ment mon vieux

Qu’j’veux en donner tout plein

J’veux partager mon Mac-do
Avec ceux qui ont faim
J’veux donner d’l’amour bien chaud
A ceux qu’ont plus rien
Est-ce que c’est ça être coco
Ou être un vrai chrétien
Moi j’me fous de tous ces mots
J’veux être un vrai humain…

Dis, Papa, tous ces discours 
Me font mal aux oreilles
Même ceux qui sont plein d’amour
C’est kif-kif-pareil
Ça m’fait comme des trous dans la tête
Ça m’pollue la vie et tout
Ça fait qu’je vois sur ma planète

Des intifada partout

Dis, Papa, quand c’est qu’y passe
Le marchand d’cailloux
J’en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard
Pour chanter tes conn’ries
Mais p’têt’ que sur ta guitare
J’en jett’rai aussi
Si tu t’sers de moi, trouillard,
Pour chanter tes conn’ries

Trier des cailloux…..


 

Paroles :

Tu rentres quand, où dont tu pars
et puis tu vas où
dis moi c’est quand qu’on va pouvoir
trier des cailloux

je cours après le temps
jamais ne le rattrape
je le prends de temps en temps
mais souvent il m’échappe
alos je cours tout le temps

 

et tu vois j’en oublie
de m’assoir un instant
et puis de faire le tri

oui mais…
tu rentres quand, où dont tu pars
et puis tu vas où
dis moi c’est quand qu’on va pouvoir
trier des cailloux
c’est des trucs pour les grands
d’avoir des choses à faire
on s’dit qu’c’est important
alors on court derrière
quand c’est trop énervant
on fait tout de travers
on croit gagner du temps
et souvent on en perd

Ben moi quand je le perds
que je sais pas quoi faire
je m’assoie là par terre
je joue avec des pierres

alors…
tu rentres quand, où dont tu pars
et puis tu vas où
dis moi c’est quand qu’on va pouvoir
trier des cailloux

ok, de temps en temps
je te promets tiens tape
je prendrai un moment
je ferai une étape
comme le petit poucet
je serai le semeur
de cailloux qui laisseraient
des traces sur ton coeur
et tu m’diras plus

tu rentres quand, où dont tu pars
et puis tu vas où
dis moi c’est quand qu’on va pouvoir
trier des cailloux

21 décembre 1645 ……….


( long, trop long : Là si pas de commentaire , je comprends , mais perso , j’ai passé un bon moment )

mort d’Athos, mousquetaire ayant inspiré Alexandre Dumas ! ( Athos a existé  ? ! )

   Son nom complet : Armand de Sillègue d’Athos d’Authevielle, Athos, né en Béarn en 1615, fut mousquetaire du roi Louis XIII et inspira Alexandre Dumas père pour son personnage fictif d’Athos de son roman Les Trois Mousquetaires paru en 1844, fidèle peinture de l’esprit du XVIIe siècle ….

    En 1910, Jean de Jaurgain, membre correspondant de l’Académie royale de Madrid, publiait un ouvrage intitulé  »Troisville, d’Artagnan  » et les Trois Mousquetaires montrant qu’aucune des trouvailles importantes d’Alexandre Dumas n’était contredite par les découvertes des érudits, et que la fantaisie pittoresque du romancier s’accordait merveilleusement à la sévérité des historiens. Parmi les pièces authentiques, des correspondances et des papiers de famille retrouvés par Jean de Jaurgain, se détachaient des portraits, des tableaux de mœurs, auxquels on pouvait contrôler les inventions d’Alexandre Dumas sans constater une défaillance du portraitiste ni une offense du peintre à l’endroit de ce qu’on nomme  » la couleur locale  » : les héros présentés par Dumas  A.Dumassont conformes aux originaux et les milieux dans lesquels ceux-ci se meuvent, se démènent, intriguent, s’amusent, se battent, sont bien les mêmes qu’avec une merveilleuse intuition de l’histoire, l’auteur des Mousquetaires a peints.

trois-mousquetaires affiche

Dumas aurait  raconté lui-même comment l’idée d’écrire son romain lui vint, un jour qu’il lisait le premier volume des  » Mémoires du capitaine d’Artagnan  », rédigés par Courtilz de Sandras. Dans cet ouvrage, ce dernier, qui avait été l’ami de d’Artagnan, raconte avec une belle verve gasconne les duels et les amours du mousquetaire, rapportant même son aventure avec Milady et mettant en scène, les trois Béarnais qu’illustra le feuilletoniste : Athos, Porthos et Aramis.  » Nous l’avouons, déclare Alexandre Dumas, ces trois noms étranges nous frappèrent et il nous vint aussitôt à l’esprit qu’ils n’étaient que des pseudonymes à l’aide desquels d’Artagnan avait déguisé des noms peut-être fameux.  »

Ces brillants gardes du roi, dont le capitaine avait rang de lieutenant général et qui avaient parfois pour lieutenants des maréchaux de camp et pour enseignes des colonels d’infanterie, devaient le conquérir autant par la splendeur de leurs équipages que par la variété de leurs exploits.

On lit dans le curieux  »Journal d’un voyage à Paris  », publié en 1862 par Faugère : 

  » Le 19 janvier 1657, nous pusmes voir entrer le Roy par la Porte Saint-Antoine avec ses nouveaux cent-vingt mousquetaires qui luy servent aussy de garde. Certainement, ce sont des hommes bien choisis et qui vont couverts magnifiquement, car chacun a une casaque bleue avec de grandes croix d’argent à flammes d’or qui finissent en fleur de lis. Sur toute la casaque il y a un grand galon d’argent. On n’y reçoit personne qu’il ne soit gentilhomme et qu’il ne soit brave à outrance. M. Manchini (le duc de Nevers) en est capitaine. Ils ont deux tambours et deux fifres ; ils portent le mousquet et attachent la mesche à la testière, entre les deux oreilles du cheval.  »

   Le 30 novembre, le voyageur ajoute sur son journal :  » Nous apprîmes de M. Lemonoir que le Roy avait commandé à ses mousquetaires de se pourvoir de chevaux gris, voulant que la compagnie en fût montée et qu’ils eussent la queue longue.  » Enfin, Dumas les chérissait peut-être pour leur faconde. La plupart d’entre eux étaient de Gascogne et du Béarn ; la fortune de M. de Troisville, qui commanda longtemps la compagnie sous Richelieu et au début du ministère Mazarin, avait tourné la tête de tous les cadets du pays.mousquetaire 1622<= mousquetaire 1622.

L’ouvrage  » Mémoires du capitaine d’Artagnan, capitaine-lieutenant de la première compagnie des Mousquetaires du roi, contenant quantité de choses particulières et secrètes qui se sont passées sous le règne de Louis-le-Grand  »(1701), en trois volumes, considéré parfois comme apocryphe, car il eut pour auteur,  non  d’Artagnan lui-même, mais l’un de ses amis, Gatien de Courtilz, seigneur de Sandras (1644-1712). Ceux qui, pour faire montre d’érudition, insinueraient que Dumas n’a eu d’autre peine que d’y avoir copié les aventures de son héros, établiraient par cette seule assertion qu’ils n’ont jamais ouvert ce vénérable ouvrage. Sans doute, dans la préface du roman, Dumas lui-même expose qu’il en emprunte tous les éléments à ces mémoires ; mais c’est là un artifice si souvent employé qu’il ne trompe plus personne et auquel l’auteur, tout le premier, serait désolé qu’on se laissât prendre.

   Dans cette même préface il fait allusion à d’autres Mémoires  » à lui signalés par son illustre et savant ami Paulin Paris  » ; ce sont les » Souvenirs de M. le comte de la Fère  » , dont le manuscrit in-folio est coté, affirme Dumas, dans les collections de la Bibliothèque royale. Or, ces Souvenirs du comte de la Fère, et ce personnage lui-même, n’ont jamais existé que dans l’imagination de Dumas. Peut-être, ayant indiqué comme l’une de ses prétendues sources les Mémoires de M. d’Artagnan, et se figurant qu’il se rencontrerait des badauds assez simples pour collationner son texte avec la version originale, se précautionnait-il conte ces naïfs inquisiteurs, en déroutant leur perspicacité qu’il lançait sur la piste d’un document introuvable ? Peut-être voulait-il donner à croire que tout ce qui, dans son livre, ne provenait pas du premier de ces ouvrages, était tiré du second ? Peu importe. Ce genre de supercherie était fréquent à cette époque.

Il y eut trois d’Artagnan d'Artagnan<==d’Artagnan 

qui portèrent tour à tour la casaque bleue à croix d’argent : c’est le deuxième qu’Alexandre Dumas, avec une charmante familiarité, fit entrer dans son épique trilogie. (Il s’appelait Charles de Batz de Castelmore  ); le nom domanial d’Artagnan distinguait une branche cadette de l’illustre maison à laquelle appartenait sa mère, une Montesquiou. Il adopta ce nom que son aîné avait déjà fait apprécier dans la compagnie des Mousquetaires et dont il devait encore aviver l’éclat. C’est en 1640 et non en 1626, comme l’écrivit Dumas pour la commodité de son récit, qu’il quitta le  » castel  » familial pour chercher fortune à Paris

mousquetaire-seconde-compagnie<== mousquetaire 2ème compagnie )

Ses parents n’avaient pu lui donner, pour traverser les trois quarts de la France, que  22 francs et 6 écus ; encore, ce mince bagage lui fut-il volé avant qu’il atteignit la capitale, au cours d’une querelle qu’il eut à Saint-Dié avec un gentilhomme, M. de Rosnay.           L’auteur des Trois Mousquetaires ne négligea pas  cette scène pittoresque, modifiant seulement le lieu de la rencontre  ( Saint-Dié, par Meung ) et le nom de l’adversaire (de Rosnay ), par le comte de Rochefort.

De l’arrivée à Paris de d’Artagnan : Aucune trace. Elle se situe au plus tôt vers 1631 et au plus tard vers 1639, ce qui est vague. Quoi qu’il en soit, il n’a pas pu participer au siège de La Rochelle qui eut lieu en 1627-1628. Dumas n’en a rien su ( ou n’a rien voulu savoir ) . en revanche, et la réalité dépasse ici la fiction, il rencontra bien à Paris ces fameux trois mousquetaires qui nous sont si bien connus par la plume de Dumas. L’entrée de d’Artagnan dans l’antichambre du capitaine de Tréville encombrée de Gascons et de Béarnais, est une esquisse où l’on reconnaît les lignes principales de la grande toile que devait brosser, deux siècles plus tard, avec une verve éblouissante, le fécond romancier ; tout de suite, le Cadet de Gascogne se lie avec ses compagnons légendaires : Porthos, Athos et Aramis.

Et c’est au sein des Mémoires du capitaine d’Artagnan qu’il puisa ces noms : celui du héros, d’Artagnan, le séduisit par sa crâne allure et sa résonance gasconne ; ceux d’Aramis , d’Athos et de Porthos, recueillis également dans l’œuvre. Ces noms étaient parfaitement authentiques.

   Aramis qui, dans le roman de Dumas, devient chevalier d’Herblay, puis évêque de Vannes, puis général des Jésuites, et enfin duc d’Almeréda, était, dans la véritable histoire, Henry d’Aramitz, écuyer abbé laïque d’Aramits en la vallée de Baretous, sénéchaussée d’Oloron : neveu  » à la mode de Bretagne  » de Tréville, le capitaine de la compagnie, il entra aux Mousquetaires en 1640 et épousa, deux ans plus tard, Jeanne de Béarn-Bonasse, dont il eut quatre enfants. Dans son ouvrage, Jean de Jaurgain relate qu’Aramis abandonna jeune la compagnie des Mousquetaires et se retira dans ses terres où il mourut, au milieu de ses enfants,  »en odeur de sainteté  » . De la période de son existence qui est antérieure à la pénitence, le consciencieux historiographe a retenu une anecdote dont la couleur eut certainement ravi Alexandre Dumas : Elle se rapporte à l’un des duels où Aramis fut le second de d’Artagnan. Celui-ci avait déplu à de jeunes seigneurs anglais, au cours d’une visite qu’il faisait à la reine Henriette, en adressant à la femme de Charles Ier des compliments où il entrait un peu d’insolence à l’égard des sujets de Sa Majesté.     L’une deux provoqua donc Charles d’Artagnan. Celui-ci s’en fut à l’hôtel de la rue du Bac, où étaient casernés les Mousquetaires et, en l’absence de Porthos et d’Athos, pria Aramis de l’accompagner. Aramis, qui venait de prendre une médecine, était couché : il se jeta hors du lit et, passant son haut-de-chausse, tint à suivre sur le pré son fougueux camarade. Là, sa pâleur donna un instant d’espoir à l’Anglais qui se trouvait en face de lui et qui attribuait à la crainte le malaise dont Aramis souffrait visiblement.

_____________________________________________

 Le noble Athos Athos était, en réalité, messire Armand de Sillègue, fils puîné d’Adrien de Sillègue, seigneur d’Athos ( tout petit village situé aux portes de Sauveterre-de-Béarn, sur la rive droite du gave d’Oloron ), et d’une certaine N*** de Peyrer, fille d’honorable homme Guillem de Peyrer, marchand et jurat d’Oloron. Mousquetaire de la garde du roi, Athos trépassa à Paris le 21 décembre 1645 et, d’après un acte découvert par l’archiviste Auguste Jal (1795-1873) dans les registres mortuaires de l’église Saint-Sulpice, il semble bien qu’il succomba dans quelque duel, son corps ayant été trouvé  » proche la halle du Pré-aux-Clercs  », d’où on a pu conclure que ce gentilhomme avait peut-être succombé du grand coup d’épée qu’il reçut à travers le corps le soir où, sortant de la foire Saint-Germain, il tira d’un mauvais pas d’Artagnan, assailli par les spadassins de Milady.       

 Dumas ayant besoin d’Aramis le fait vivre beaucoup plus longtemps, et le transforme en ce comte de La Fère, auteur présumé de ces Mémoires imaginaires que nul n’a lus et ne lira jamais.

__________________________________________________

  Quant à Porthos, il s’appelait de son vrai nom Isaac de Portau et, né à Pau le 2 février 1617, était le second fils d’un conseiller du roi et contrôleur provincial des guerres et artillerie du Béarn. D’abord garde du roi, Porthos n’obtint la casaque de mousquetaire qu’au début de 1643. On ignore quelle fut sa carrière militaire et la date de sa mort ; mais des descendants directs de son frère aîné, Jean de Portau, vivaient encore au début du XXe siècle. Il faut se féliciter de ce que Dumas n’ait pas poussé ses recherches jusqu’à se procurer un contrôle des Mousquetaires, car il y aurait constaté qu’Athos était mort avant l’entrée de d’Artagnan dans ce corps d’élite et qu’Aramis et Porthos ne durent pas l’y connaître bien longtemps !

 

     Si Alexandre Dumas n’emprunte pas que les noms des mousquetaires à l’ouvrage de Courtilz de Sandras, mais s’en inspire également pour certains épisodes, notamment celui du voyage de d’Artagnan arrivant de sa province à Paris, ce n’est pas sur ces ressemblances qu’il est possible de fonder une accusation de plagiat : l’œuvre de Dumas diffère totalement du récit de Courtilz, tant par la conduite et l’enchaînement des aventures que par le mouvement, la variété, l’entrain de la narration, l’allure et le ton des personnages, et surtout , qui le croirait ?  Par l’exactitude de la couleur locale. C’est là le prodige : des deux écrivains, c’est le contemporain, bien renseigné des événements, qui semble n’avoir pas su  » voir  » ; et c’est l’autre, l’ignorant, venu deux cents ans plus tard, qui va nous restituer  » l’ambiance  »  de ses héros avec une vérité de convention si puissante qu’elle s’impose, entraîne et persuade !

   Il paraît bien que Dumas s’était pénétré de Tallemant des Réaux  T. des Réeaux, car on reconnaît çà et là dans son oeuvre des traits manifestement empruntés aux Historiettes. Ou bien ne puisait-il pas, moins savamment encore, sa fragile documentation dans un ouvrage publié de son temps, en 1832, chez Gosselin, et qui a pour titre : Intrigues politiques et galantes de la Cour de France sous Charles IX, LouisXIII, Louis XIV, le Régent et Louis XV mises en comédies par Antoine-Marie Roederer, ancien préfet ? Cette  » rhapsodie historico-théâtrale » était bien faite pour satisfaire très largement la rapide et superficielle curiosité du  » bon Dumas  » ; et ce qui donnerait à penser qu’il l’utilisa, c’est que, dans  une des comédies de l’ancien préfet Roederer,  » les Aiguillettes d’Anne d’Autriche  », on voit Buckingham s’emparant par surprise des ferrets de diamants de la reine, qu’il restitue par crainte du scandale. Ceci ressemble beaucoup, tout au moins par le thème, à certain épisode des Trois Mousquetaires…