C’était il y a environ 239 ans !


  Tout le monde ( ou presque ) connait cette oeuvre  :  » la belle et la bête  » 

  Mais Jeanne-Marie Leprince de Beaumont ( que je ne connaissait pas )  était , entr’autre l’auteur du roman .
   Le 8 septembre 1780 est la date de son décès ( il y a donc 239 ans )….

   Gouvernante française installée à Londres, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont  mit à profit son expérience de pédagogue pour rédiger des traités d’éducation sous forme de dialogues truffés de contes, et est considérée comme le premier auteur à avoir adopté un style simple pour plaire aux jeunes lecteurs

D’après une  » notice  » d’ Eugénie Foa , notice éditée dans une réédition du  »Magasin des Enfants »  , femme de lettre :  En 1748, vers le commencement de l’hiver, une femme jeune , d’apparence décente mais triste, se présenta à l’Hôtel des Trois Couronnes, à Londres . Parlant facilement l’anglais, bien qu’avec un accent français, cette dame demanda une chambre dont le loyer ne soit pas trop cher, paya une quinzaine d’avance et s’installa.

   Bientôt la conduite de cette étrangère inspira quelques soupçons à l’hôtesse, vieille femme, pas méchante, mais assez bavarde,( ce qui quelquefois revient au même ). Cette étrangère ne prenait aucun de ses repas à l’hôtel, ne sortait qu’une fois par jour, très tôt  le  matin, restait dehors un quart d’heure environ, et  rentrait  » furtivement  » , et en évitant soigneusement d’être vue ou rencontrée par les gens de la maison ; le reste du jour, elle le passait à écrire ; d’après les dires de valets plus curieux que discrets , qui l’observaient par le trou de la serrure !

  La  quinzaine suivante  se passa de même ; mais  » la dame française  » sortait plus souvent, par conséquent écrivait moins , et, chaque fois qu’elle rentrait, elle paraissait plus accablée et découragée que fatiguée ; souvent ses yeux baignés de larmes se détournaient de ceux que le hasard ou un sentiment de curiosité malveillante mettait sur son chemin.

   Un jour un grand bruit se fit entendre sur le palier même où était situé l’appartement de la dame française. D’abord on entendit la voix aigre de l’hôtesse, qui, d’un ton qui ne permettait aucune réplique, criait :  » Payez-moi, ou sortez ; votre chambre est louée à d’autres. Allons, sortez !  »

     Puis une voix désolée, qui, sans prière, et répondant plutôt aux exigences du sort qu’à celles de l’hôtesse, disait :  » Mais où aller, mon Dieu ! où aller ?  » Cette voix ne pouvait appartenir qu’à une très jeune fille ; la » dame française  » ouvrit précipitamment sa porte, et  vit effectivement une jeune fille , grande, mince, le visage couvert de ses mains, qui, appuyée sur le chambranle de la porte inhospitalière refermée inhumainement sur elle, ne pouvait se décider à quitter même cette dernière place.  » Allons, descendez, que faites-vous là ? Vous ne pouvez y rester éternellement  » , lui disait l’hôtesse ; puis, sans doute, pour tempérer aux yeux de ceux que ces bruits  avait amassés dans cet endroit ,son action barbare, elle ajouta :  » Elle me doit un mois, je ne le lui demande pas, je ne retiens pas même son paquet ; mais qu’elle s’en aille, au moins, je ne puis lui faire la charité plus longtemps.  » A ce mot de charité, la jeune fille releva subitement la tête, dont une  »noble rougeur » colorait le front :  » Assez, madame, je m’en vais  », dit-elle. Puis elle ajouta en pleurant :  » C’est vrai, vous avez été bien bonne pour moi, et je vous remercie.  »

Alors qu’elle passait devant  l’étrangère , celle – ci  lui prit le bras :
    »  Où allez-vous, pauvre enfant ?  » lui dit-elle de cet accent qui trahit non la pitié, mais de la bonté.

    »Je I’ignore, madame, répondit la jeune fille,  sentant le besoin de  » concilier à elle  » les gens qui l’écoutaient. Orpheline, sans appui, j’ai été élevée dans une pension dont la maîtresse est morte il y a deux mois ; obligée de quitter mon seul asile, je suis venue ici ; j’espérais trouver une autre pension, y entrer comme institutrice… mais partout on me trouve trop jeune ! … Voilà mon histoire, madame  ».

   »Entrez chez moi, mademoiselle, dit la dame française prenant avec amitié la main de la jeune Anglaise ; puis, se tournant vers l’hôtesse, elle dit simplement :  » Faites, je vous prie, madame, mettre un lit dans le cabinet attenant à ma chambre, et dites-moi ce que je devrai de surplus.  »

   Et, comme  » la foule  » augmentait progressivement, elle entraîna la jeune fille dans sa chambre, et en referma la porte sur les curieux.
    » C’est ça, ça n’a pas de quoi manger, et ça partage avec tout le monde. ».. s’écria l’hôtesse.

   » Qui n’a pas de quoi manger ?  » demanda un locataire du premier que le bruit avait attiré au quatrième, où se passait la scène.

    » Cette Française qui prend la première venue en pension chez elle ; si elle la nourrit comme elle se nourrit, sa pensionnaire n’engraissera pas.!  »

Cette Française ?… mais je la connais, mistress Green, dit le locataire du premier… et je la croyais riche.

   » Riche  » ! se récria mistress Green, ça paye une chambre une livre par mois, et ça déjeune, ça dîne, ça soupe avec un schelling, pain et viande tout compris, qu’elle va acheter elle-même à la halle tous les matins ; riche ! il fait un froid d’enfer, et ça n’a pas seulement les moyens d’avoir une chaufferette pour se chauffer !

 » Mais n’est-ce pas madame Leprince de Beaumont ?  » demanda le locataire.

‘ C’est le nom inscrit sur le registre  », répondit l’hôtesse.

‘ C’est bien elle  », dit le locataire. C’est une dame du plus haut mérite. L’année dernière, j’étais à Commercy au moment où elle offrait au roi de Pologne un roman de sa composition,  » le Triomphe de la Vérité  ». Ce livre était très bien. Faites-moi l’amitié, mistress Green, d’aller demander à madame de Beaumont l’honneur d’une visite.
   Madame Leprince de Beaumont avait trop d’esprit pour éprouver une fausse honte sur l’état de gêne où elle se trouvait ; elle accueillit très bien son compatriote, et ne lui cacha pas qu’elle désirait obtenir à Londres une place d’institutrice dans une grande maison. Celui-ci s’engagea à la lui procurer ; effectivement il la présenta chez une dame qui l’accueillit parfaitement et lui confia l’éducation de ses filles. Par les soins de madame de Beaumont, sa protégée trouva, elle aussi, une place de sous-maîtresse dans une pension.

______________________________________________________________

  C’est  pour ses élèves que madame Leprince de Beaumont composa, en 1757, son meilleur ouvrage, Le Magasin des enfants, qui eut un si grand succès, qu’il fut traduit dans toutes les langues de l’Europe. Très souvent réimprimé, ce livre a toujours obtenu l’approbation du public. Il est écrit avec simplicité et clarté ; les contes qu’il contient ont un côté original plein de charmes, ils ont fourni le sujet de plusieurs de nos comédies ; la morale en est  » attachante et douce  ».
 

    Jeanne-Marie Leprince de Beaumont naquit à Rouen le 26 avril 1711. En 1725, elle entra chez les Sœurs d’Ernemmont qui formaient les enseignantes pour ce que l’on appelait à l’époque les  » petites écoles  ». Elle enseigna dix ans dans cette institution rouennaise et prononça même des vœux de noviciat. Puis elle décida de quitter sa Normandie natale et, munie d’une lettre de recommandation du couvent, elle rejoignit la cour de Lorraine à Lunéville où elle devint la gouvernante de la fille aînée de la duchesse de Lorraine. Lorsque la Lorraine fut confiée à Stanislas Leszczynski, roi détrôné de Pologne et beau-père de Louis XV, elle décida de rester à la cour et d’y étudier la musique.

Elle se maria à Lunéville en 1743, mais cette union fut malheureuse et rapidement déclarée nulle en raison de la vie dissolue de son époux, Grimard de Beaumont. Obligée de subvenir à ses besoins après la séparation, elle quitta la France et s’installa à Londres en 1748.
  La même année, elle débuta dans les lettres par un roman : Le Triomphe de la vérité ou Mémoires de Monsieur de Villeneuve qu’elle offrit à Stanislas, roi de Pologne retiré à Lunéville. Elle gagna sa vie en tant que gouvernante dans des familles aristocratiques anglaises où ses talents de pédagogue  » firent merveille  ».   Pour ses élèves, elle se mit à rechercher des textes français pouvant servir de support à des exercices de traduction et favoriser ainsi à ses jeunes élèves l’apprentissage du français. Elle décida de traduire » Gil Blas  » de Santillane de Lesage, mais constata vite que le roman n’intéressait guère son auditoire.

En 1757, elle se remaria avec Thomas Pichon, un Anglais naturalisé, originaire comme elle de Normandie. Elle abandonna alors pour un temps ses activités de gouvernante, et sa fille Élisabeth, née de son premier mariage, vint la rejoindre en Angleterre. En 1764 enfin, elle décida de rentrer en France. Sa fille et son gendre l’accompagnèrent, mais son époux resta en Angleterre et mourut  à Jersey sans l’avoir revue. Avec ses économies, elle acheta la petite terre de Chavanod, dans les environs d’Annecy, en Haute-Savoie, où elle s’installa. Elle avait acquis une réelle notoriété.
    Animée d’une véritable vocation pédagogique, elle continua à publier des ouvrages faisant référence : en 1766, L’Instruction pour les jeunes gens qui entrent dans le monde et s’y marient, ouvrage plus connu sous le titre de Magasin des adolescentes ; en 1768, Le Magasin des pauvres, des artisans, des domestiques et des gens de la campagne ; en 1772, un manuel d’éducation des garçons, Le Mentor moderne. Viennent encore de nombreux ouvrages, parmi lesquels des Contes moraux (1774) et Les Mémoires de la baronne de Batteville (1776) d’orientation autobiographique . Elle mourut à presque soixante-dix ans, en 1780, après avoir publié plus de soixante-dix ouvrages. Nul ne sait où son corps repose ………

 

La Belle et la Bête La belle et la bête livre reste l’un des contes les plus célèbres de la littérature française. Avant d’être adapté au cinéma par Jean Cocteau en 1946, puis de constituer l’un des plus grands succès des studios Walt Disney en 1991 c’est d’abord un long conte féérique et philosophique publié en 1740 par Gabrielle de Villeneuve. Inspiré d’un conte d’Apulée, La Belle et la Bête raconte une histoire de rédemption par l’amour sur fond de rivalités entre fées et propose des réflexions très fines sur l’amour, les liens familiaux et toutes les formes de pouvoir.         L’ouvrage rencontre un vif succès. Quand elle compose à Londres son Magasin des enfants, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont imagine d’adapter cette histoire pour un jeune public : elle simplifie l’intrigue, interrompant l’histoire à mi-course, quand la Bête reçoit de la Belle le baiser qui la délivre du sort jeté par une fée jalouse. Cette nouvelle version, publiée en 1757, connaît une belle réception. C’est dans l’adaptation qu’en a donnée Leprince de Beaumont que l’histoire est inlassablement reprise ensuite, illustrée d’innombrables fois et éditée sans discontinuer dans de nombreuses langues……..

 

Mi- août ,miaou….. lol


Toujours d’actualité pour un 15 août ? lol 

Les paroles :

Si jamais une coquette
Vous demande un jour
Quelle saison est la plus chouette
Pour rêver d’amour
Ne dites pas qu’la meilleure date
C’est mars ou fin septembre
L’époque la plus adéquate
C’est celle que chantent les chattes :

« A la mi-août

 

C’est tell’ment plus romantique
A la mi-août
On fera les quat’ cents coups
A la mi-août
Tous les coeurs sont en pique-nique
A la mi-août
Les filles n’ont pas peur du loup »

Et si la belle vous dit soudain :
« J’adore les fourrures
Quand donc aurais-je mon ragondin ? »
Chantez d’un air badin :
« A la mi-août
C’est bien plus économique
A la mi-août
Y a d’la joie pour les matous »

Je m’souviens lorsque naguère
J’ai passé mon bac
Comme j’étais pas une lumière
J’avais plutôt l’trac
Le prof d’histoire me demande
Quand donc est né l’shah d’Perse ?
Dès l’instant qu’on parlait du shah
J’ai dit : « Eh bien voilà :

A la mi-août
C’est tell’ment plus romantique
A la mi-août
Y a d’la joie pour les matous
A la mi-août
On se sent plus dynamique
A la mi-août
On s’amuse comme des fous

Je connais une Auvergnate
Qui aime un bougnat
Quand elle dit : « A bas les pattes »
Il s’écrie : « Fouchtra
Quand ch’est-y que tu me donn’ras
Tout ché que tu pochèdes ?
– Pour l’inchtant répond-elle au gars
Y est pas quechtion de cha.

– A la mi-août
Che chera plus romantique
A la mi-août
On fera les quat’ cents coups
A la mi-août
On che chent plus dynamique
A la mi-août
On ch’amuse comme des fous »

Dans la plupart des guinguettes
On n’a pas le choix
C’est toujours de l’omelette
Ou bien du veau froid
Et si l’on demande au patron
Quand f’rez-vous une gibelotte ?
Souvent d’un petit air fripon
Le patron vous répond :

« A la mi-août
C’est beaucoup plus romantique
A la mi-août
Y a d’la joie pour les matous
A la mi-août
Tous les coeurs sont en pique-nique
A la mi-août
Les filles n’ont pas peur du loup
A la mi-août
A la mi-août
A la mi-a mi-a mi-a mi-a mi-a mi-a mi-août
{crié} mi-août

miaou

il y a presque 500 ans …..


  Le 13 août 1521, le conquistador Hernan Cortés,

   ses compagnons d’armes et ses alliés mexicains entrent à Tenochtitlan, capitale de l’empire aztèque, vaincue par un long siège qui a réduit sa population à la famine.
    » L’orgueilleuse métropole  » sera détruite pierre à pierre et sur son emplacement sera érigée Mexico, centre de la colonisation espagnole en Amérique centrale.

Des intrus bien accueillis :
    Après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, les Espagnols s’étaient établis aux Antilles et consacrés à la colonisation de ces îles.
   Ce n’est qu’ en 1518 que le gouverneur de Cuba se soucie du continent proprement dit. Il confie une flotte de onze vaisseaux et 600 hommes à son secrétaire, Hernan Cortés (en français Fernand Cortez), un noble castillan de 33 ans, fortuné et cultivé, avide d’aventures.
   Le 19 février 1519, Cortés aborde près de l’actuel port de Tabasco et entreprend la conquête du Mexique. Avec lui, les Conquistadores (conquérants) succèdent aux  » Descubridores  » (découvreurs) : Colomb, Balboa, Cabral, Magellan… Pour enlever à ses hommes toute perspective de retraite, il fait démonter ses navires et brûler leurs coques !
   Cortés tire parti de l’étonnement que suscitent sur les Indiens du Mexique le physique barbu des Espagnols, leurs armures métalliques, leurs armes à feu et leurs chevaux caparaçonnés.conquistador 2conquistadorconquistador

Les Indiens font le rapprochement entre ces arrivants et leur mythologie, qui évoque un dieu, Quetzalcoatl, parti un jour à la conquête de nouvelles terres et qui doit revenir avec ses descendants revêtus d’armures dorées.
   Cortés utilise les services d’une jeune Indienne d’origine maya, Malintzin, surnommée  » la Malinche  », (qui sera plus tard connue sous son nom de baptême, Doña Marina ).
   Vendue par sa mère à des Indiens de la côte, elle parle leur langue et comme, parmi les Espagnols, figure un ancien prisonnier des Mayas, Cortés va pouvoir faire de Malintzin son interprète (et sa maîtresse). Grâce à elle, il va se rallier habilement les peuples soumis aux Aztèques des hauts plateaux.

Des maîtres détestés
  Les Aztèques ont établi un siècle plus tôt leur domination sur un vaste territoire qui s’étend jusqu’au Guatemala actuel.
  Leur capitale est une cité prestigieuse située sur les hauts plateaux centraux et environnée d’un lac qui la protège des agresseurs éventuels. Elle porte le nom de Tenochtitlan 
  C’est un peuple avant tout guerrier dont les guerres , qu’il poursuit sans relâche contre les peuples assujettis , n’ont d’autre but que d’alimenter les temples en sacrifices humains.
    En effet ,les Aztèques croient  que quatre mondes ou soleils ont déjà péri et voudraient éviter une nouvelle mort du soleil en nourrissant celui-ci en abondance.
80 000 prisonniers de guerre auraient été ainsi sacrifiés au dieu soleil  à l’occasion de l’intronisation du roi Ahuitzotl en 1486 ! Lors des sacrifices, les malheureux encore vivants se voient arracher leur coeur par un prêtre, au sommet du temple en forme de pyramide qui domine Tenochtitlan.
   A la vue de ces pratiques, il va de soi que les peuples voisins ne portent pas les Aztèques dans leur coeur et beaucoup voient dans l’arrivée des Espagnols l’occasion de s’en débarrasser . Parmi eux figurent les Tlaxcala, principaux ennemis des Aztèques, qui vont devenir aussi le principal allié de Cortès et lui fournir des milliers de combattants.

Le Mexique avant Cortès : Mexique avant

Avant l’arrivée de Cortés, au XVe siècle, les Aztèques ont établi leur domination sur le plateau central du Mexique, soit un vaste territoire qui s’étend jusqu’au Guatemala actuel. Bien avant, dans la zone tropicale humide, s’était  épanouie la civilisation maya.

Une guerre impitoyable :
   Quand Cortés fait part de son arrivée à l’empereur aztèque, Moctezuma II, ce dernier  n’ose pas lui refuser l’accès au coeur de sa capitale. Troublé, il le reçoit avec les honneurs dûs à un descendant du dieu Quetzalcoatl.!
   Cortés profite de sa situation pour séquestrer l’empereur et gouverner en son nom. Il prend possession assez facilement  de la ville.

    Mais voilà qu’il doit revenir sur la côte pour faire face au débarquement d’un rival, Panfilo de Narvaez. Il confie la garde de la ville et la surveillance de l’empereur à l’un de ses lieutenants, Pedro de Alvarado. Mais celui-ci est rapidement dépassé par la situation. Se croyant victime d’un complot, il pénètre dans le temple aztèque et fait un massacre des prêtres et des assistants.
    Informé de la situation, Hernan Cortés fait aussitôt demi-tour pour porter secours à ses compatriotes avec les quelques centaines d’hommes de Narvaez qui se sont ralliés à lui.      Comme il pouvait s’y attendre, la population de la métropole prend les Espagnols à partie. Moctezuma trouve la mort à cette occasion, blessé mortellement par une pierre en tentant de s’interposer.
Cortés comprend que la situation à Tenochtitlan est devenue intenable. Il ordonne la retraite.

Avec les 500 hommes qui lui restent, il quitte précipitamment la capitale de l’empire aztèque dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1520.
Mais la population a coupé les ponts qui permettaient de franchir les marais environnants et la moitié des Espagnols succombent en tentant de sortir de la ville.
Certains historiens évoquent  le  » saut d’Alvarado  » : Imitant le  lieutenant de Cortès, des Espagnols auraient utilisé leur lance comme une perche pour franchir les brèches ouvertes par les Aztèques dans la chaussée   (Indiana Jones n’aurait pas fait mieux ! lol )
Plus tragique : Cuitlahuac, le successeur (et meurtrier) de Moctezuma ne tarde pas à mourir de la variole ! Un nouvel empereur, Cuauhtémoc, neveu de Moctezuma, prend alors, la tête de la révolte.

   La variole, arme de destruction massive !
Parti de Cuba le 5 mars 1520, Hernan Cortès emmena avec lui  » un passager clandestin  » qui allait se révéler effroyablement meurtrier : la variole. Cette maladie infectieuse contre laquelle les Eurasiens s’étaient partiellement immunisés  frappa les Amérindiens avec une brutalité sans pareille.
Il semble que la maladie ait été introduite au Mexique par l’un des esclaves africains de l’expédition, un certain Francisco de Eguia. Fiévreux, il fut mis au lit dans une maison indigène de Zempoala et, en quelques jours, la ville se transforma en cimetière ! Les survivants, en tentant de fuir l’épidémie, ne firent que la propager plus loin. Dès le mois de septembre 1520, Tenochtitlan fut atteinte et en quelques semaines, sa population chuta d’un bon tiers… ce qui, entre autres effets, facilita la conquête espagnole.
La variole sera ainsi la cause principale de l’effondrement démographique des Amérindiens après la conquête européenne, de 80 millions d’êtres humains en 1492 à une dizaine de millions au milieu du XVIe siècle, pour l’ensemble des Amériques, selon les chiffres des historiens !
Les effets de ce  » choc microbien  » ont été immédiats. Ainsi Tenochtitlan, orgueilleuse capitale aztèque, était-elle déjà décimée par l’épidémie de variole quand Cortès en a entamé le siègne…

  Triomphe espagnol :
    Cortés, tenace, regroupe les survivants et ses alliés indiens avant de reprendre l’offensive. Le 7 juillet 1520, près de la localité d’Otumba, il fait face avec 500 hommes plus ou moins éclopés et des alliés indiens incertains à une armée aztèque de plusieurs dizaines de milliers d’hommes.

     Par un  » trait de génie  », il bat l’ennemi en chargeant à cheval à travers les rangs jusqu’à atteindre et tuer d’un coup de lance le général aztèque posté sur une colline au milieu de ses troupes !
    Cortés assiège dès lors   » posément  » la capitale aztèque. Celle-ci devait compter 250 000 habitants avant l’arrivée des Espagnols mais déjà se font sentir les effets de la variole introduite par les Européens et beaucoup de jeunes défenseurs, s’ils ne sont déjà morts, ressentent déjà la fièvre et les symptômes de la » maladie.
conquistador  »… Avec les matériaux récupérés de ses anciens navires, il fait construire des  » brigantins  » pour traquer sur le lac les embarcations qui ravitaillent la ville. Tenochtitlan est prise le 13 août 1521, après un siège de 75 jours et une famine épouvantable, malgré la résistance opiniâtre de Cuauhtémoc.

    L’orgueilleuse métropole est détruite pierre à pierre et, avec elle, l’empire aztèque. L’empereur, capturé, est maintenu en prison pendant plusieurs années par Cortés, dans le but  de s’assurer ainsi la soumission des Aztèques. Il sera exécuté finalement par le conquistador en 1525 au cours d’une expédition en Amérique centrale, accusé injustement de complot.
   Sur l’emplacement de Tenochtitlan, le nouveau maître du pays fondera la ville de Mexico, d’après le nom donné aux habitants de la région, les Mexican.

C’était il y a …480 ans !


    Signée par François Ier à Villers-Cotterêts, cette  »ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances  »  est destinée à réformer justice et fisc, interdit l’usage du latin dans les procès au profit du  » langage maternel français   » , et marque les débuts de l’état civil en imposant la tenue de registres par les curés

     L’ordonnance de 1539, signée par François Ier à Villers-Cotterêts,(  également appelée ordonnance Guilelmine  du nom de son rédacteur le chancelier Guillaume Poyet ), marque une époque intéressante dans l’histoire de notre législation, par les changements qu’elle y a apportés : C’est elle qui a déterminé les limites précises entre la juridiction ecclésiastique et la juridiction séculière ;  qui a défendu, sous peine d’amende arbitraire, de citer aucun laïc devant les juges d’Église, et à ces mêmes juges de provoquer ou recevoir la connaissance des matières qui ne seraient pas de leur compétence.

  Avant l’ordonnance de 1539, les naissances et les morts n’étaient constatées par aucun acte ; les majorités, les parentés étaient incertaines, et de là résultait la nécessité de recourir sans cesse à des enquêtes ruineuses pour les parties, et de soumettre les droits les plus légitimes aux dangers d’une preuve  » testimoniale  » ? : il fut ordonné que les chapitres, monastères et cures, tiendraient un registre des sépultures de toutes personnes, qu’ils y inscriraient la date précise de la mort des bénéficiers, et que ce registre ferait foi en justice.

Préambule de l'ordonnance de Villers-Cotterêts

Préambule de l’ordonnance de Villers-Cotterêts

Il fut ordonné que les curés tiendraient un pareil registre en bonne forme, sur lequel ils inscriraient le jour et l’heure de la naissance et du baptême de tous les enfants de leur paroisse. Il fut aussi ordonné que tous les ans les curés et les chapitres seraient obligés de déposer ces registres au  » Greffe du bailliage  » le plus proche , afin qu’on pût y recourir et en délivrer des extraits aux parties qui le demanderaient.

Il avait  été jusqu’alors d’usage  de rédiger en latin les actes, les procédures et les jugements, en procurant à la mauvaise foi les moyens de tromper l’ignorance confiante, était une source intarissable de procès ; les praticiens les plus honnêtes, mais peu instruits, ajoutaient souvent à la difficulté d’entendre leurs actes, soit par l’ambiguïté de leurs expressions, soit par une application absolument impropre : pour remédier à tant d’inconvénients, il fut ordonné qu’à l’avenir tous actes, procédures, sentences et arrêts, seraient rédigés, prononcés et expédiés en français.

La procédure criminelle fut l’objet d’ une révolution non moins importante : on avait pensé jusque-là qu’il était assez indifférent qu’un accusé répondît par sa bouche ou par celle du conseil dont il avait la liberté de se faire assister ; mais on sentit l’abus d’un usage inutile à l’innocence et trop favorable au crime dont il procurait souvent l’impunité : la loi nouvelle prescrivit qu’à l’avenir  :  »  ès matières criminelles, les parties ne seraient aucunement ouïes par le conseil ni ministère d’aucunes personnes, mais répondraient par leur bouche des cas dont ils seraient accusés  ».

Le chancelier Poyet, auteur de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, fut une des premières victimes de cette disposition qui parut alors si rigoureuse, car dans l’instruction de son procès , peu après le retour à la cour royale, en 1542, de l’amiral Philippe Chabot de Brion qui en avait été écarté l’année précédente par Guillaume Poyet, ce dernier est arrêté le 2 août 1542 pour malversation, emprisonné à Bourges, puis à la Bastille, son procès, ouvert en 1544, débouchant en avril 1545 sur sa condamnation, avant qu’il n’obtienne sa libération grâce à une lettre de rémission du roi François Ier  date du 27 juin 1545 , non seulement on lui ôta la liberté de répondre par le ministère d’un avocat, mais toute communication lui fut même interdite, à l’exception de celle du greffier Masparaut.

Ce changement  ne fut pas le seul qui ait été fait dans l’instruction des procès criminels. Tout accusé pouvait entendre les dépositions des témoins avant de proposer ses reproches, et il n’est pas difficile de croire que la nature de chaque déposition déterminait l’accusé à proposer des reproches ou à garder le silence.        

   L’ordonnance prescrivait que le juge, en faisant comparaître l’accusé devant le témoin, et avant de lui donner aucune connaissance de la déposition, lui enjoindrait de déclarer s’il avait quelque reproche à fournir contre lui, faute de quoi il n’y serait plus reçu après la confrontation. Cette disposition sage fut été renouvelée par l’article 16 du titre 15 de l’ordonnance de 1670, et  le procès-verbal de cette loi montre , qu’il n’y eut pas la plus légère réclamation sur cet article, dans l’assemblée des commissaires.

  Parmi les changements que prescrivait l’ordonnance de 1539, il y en eut plusieurs qui parurent au Parlement, susceptibles des plus grands inconvénients. Cette cour arrêta des remontrances, mais elle reçut même avant d’avoir pu les présenter, un ordre d’obtempérer sans délai.

François Ier en costume de cérémonie. Gravure de 1850 de Léopold Massard (1812–1889) extraite d'une série de portraits des rois et reines de France

François Ier

L’ordre du roi était accompagné d’une lettre du chancelier à l’avocat-général Raimond, qui lui avait donné avis de ce qui se passait au Parlement. Elle était rédigée  dans ces termes :  » M. l’Avocat, j’ai reçu vos lettres, et pour réponse, ce n’est autre chose que celte forme ancienne, si mal reçue et goûtée de ceux qui ont puissance de commander, qu’il n’est possible de plus. C’était assez qu’en votre présence, les choses avaient été lues, et ne s’y devait perdre le temps déjà employé. Vous y penserez et en ferez votre devoir ; et adieu auquel je prie vous donner ce que vous désirez. À Villers-Cotterêts, ce 24 août. Votre bon ami Guillaume Poyet.  »

   Cette lettre, dont le sens général est plus facile à comprendre que les détails qu’elle renferme, que  » cette forme ancienne si mal reçue et goûtée de ceux qui ont puissance de commander qu’il n’est rien possible de plus  » , fut transcrite ainsi que l’ordre du roi, sur les registres du Parlement, et l’ordonnance fut enregistrée de l’ordre et du commandement du roi, le 6 septembre 1539.

   Le roi et le chancelier, mécontents de cette mention, exigèrent un enregistrement pur et simple ; alors le Parlement désigna deux de ses membres pour aller à Villers-Cotterêts, présenter au roi les remontrances refusées précédemment, mais ils ne reçurent d’autre réponse qu’un ordre d’obtempérer.

Il y a environ 212 ans……


Le 7 juillet 1807, le tsar Alexandre Ier et l’empereur Napoléon 1er , les deux plus puissants souverains d’Europe continentale, signent un traité secret à Tilsit, une petite ville fortifiée de Prusse-orientale (on écrit aussi Tilsitt).tilsit

   Avec ce traité et celui, public, qui sera signé deux jours plus tard, c’en est fini de la quatrième coalition européenne contre la France qui a vu la défaite de la Prusse à Léna et celle de la Russie à Friedland. Les deux nouveaux alliés se promettent   » paix et amitié  ». Mieux que cela, ils s’engagent sur un partage du continent : à l’Empereur l’Occident, au tsar l’Orient et Constantinople. Mais ces engagements ne dureront guère.!

   Quelques jours plus tôt, le 25 juin, les deux souverains s’étaient rencontrés pour la première fois à proximité de là, sur un radeau au milieu du Niemen, à la frontière de l’empire russe.

   Le tsar, battu à Austerlitz , Eylau et Friedland, souhaite gagner du temps dans la guerre contre l’usurpateur français. Il feint en conséquence de se réconcilier avec lui et il ne lui déplairait pas d’en tirer profit en étendant la domination de la Russie à Constantinople, capitale d’un empire ottoman décati.

    De son côté, Napoléon croit possible d’en finir avec la résistance de l’Angleterre, maîtresse des mers depuis la bataille de Trafalgar, en associant la Russie au  » blocus continental  » destiné à ruiner son économie.

  Il s’agit d’interdire aux Européens de commercer avec les Anglais. Les Espagnols et les Portugais, très dépendants du commerce britannique, y rechignent mais Napoléon ne s’en inquiète pas et se dit qu’il saura les y contraindre le jour venu. Et pour rallier l’Europe du Nord au blocus, rien ne vaut le concours de la Russie…

  Le jeune tsar, qui a 28 ans, soit vingt ans de moins que Napoléon,  ne cache que difficilement une certaine admiration pour celui-ci bien que tout les oppose.        Alexandre est l’héritier très cultivé de la grande dynastie des Romanov et parle français sans accent alors que Napoléon est un homme aux origines communes et aux manières brutales qui conserve l’accent rude de son île natale. L’Empereur des Français nourrit pour le jeune souverain russe une condescendance qui va se muer au fil des rencontres en une affection quasi-paternelle.!!!!

Par le traité de Tilsit : Tilsitz 1807

    Alexandre Ier apporte son soutien à Napoléon dans sa guerre contre l’Angleterre ; il reconnaît l’empire français et les nouvelles frontières de l’Allemagne. Dès le 7 novembre suivant, il rompt ses relations avec l’Angleterre, ce qui provoque comme prévu un début de crise économique dans les îles britanniques.

– En contrepartie de son soutien, le tsar conserve les mains libres dans sa guerre contre la Suède et dans son projet de dépeçage de la Turquie ; il doit toutefois retirer ses troupes de Moldavie et Valachie, deux provinces enlevées aux Turcs un an plus tôt.

– Napoléon démembre la Prusse , crée avec ses dépouilles le royaume de Westphalie à l’ouest et le grand-duché de Varsovie à l’est. Il respecte le voeu du tsar de ne pas dépecer totalement la Prusse, son ancienne alliée. Mais il reste flou sur son projet de restauration du royaume de Pologne, dont ne veut à aucun prix Alexandre.

   L’affaire a tout l’air d’un partage de l’Europe. Napoléon lui-même aurait dit à Lobanov, le représentant du tsar, en pointant du doigt la Vistule sur une carte :  » Voici la limite entre les deux empires… D’un côté doit régner votre souverain, moi de l’autre  ».

  Napoléon Ier semble à l’apogée de son règne avec le traité de Tilsit, trois ans à peine après son sacre !. Mais les embrassades au milieu du Niemen ne laissent guère d’illusions aux observateurs.

Sous-entendus et illusions :

    Beaucoup d’Européens sont réticents pour ce qui est de fermer leurs ports aux navires de commerce anglais ; les habitants des ports et les commerçants commencent à maudire l’occupation française, à commencer par les Russes qui ne peuvent plus exporter vers Londres leur chanvre, leur blé et leur lin. Le tsar rumine son amertume. Il supporte mal la résurrection de la Pologne à ses portes et l’évacuation de la Moldavie et de la Valachie.

   Et Napoléon Ier, trop sûr de son fait, commet la grande erreur de son règne en détrônant les Bourbons d’Espagne avec la même désinvolture que les Bourbons de Naples   le 27 décembre 1805. Il remplace le roi d’Espagne Charles IV par son propre frère Joseph.

   Le peuple espagnol se soulève aussitôt contre l’occupant français et pour ne rien arranger, les colonies espagnoles d’Amérique, s’estimant déliées de leur fidélité au nouveau roi, ouvrent leurs ports et leur commerce aux Anglais.

L’Espagne menace d’ébranler le fragile édifice napoléonien et déjà l‘Autriche redresse la tête. Napoléon a plus que jamais besoin du soutien du tsar. Il l’invite à en débattre à Erfurt, lors d’un congrès européen tout à sa gloire.

  Erfurt :

erfurt

Ce fut  du 27 septembre au 14 octobre 1808 que se réunit un prestigieux congrès à Erfurt, en Thuringe, à l’initiative de Napoléon 1er et tout à sa gloire. Presque tous les souverains allemands y sont présents, ainsi que le tsar de Russie Alexandre 1er. Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et l’empereur d’Autriche François 1er brillent par leur absence. Les fêtes s’enchaînent. Talma ? et la Comédie-Française jouent devant un  »parterre de rois »

Derrière la fête, les complots:

L’ambiance est  gâchée par les nouvelles de l’insurrection espagnole. Tout l’édifice européen laborieusement mis en place par Napoléon semble ébranlé. Le  »Blocus continental » destiné à ruiner l’Angleterre risque de ne pas avoir lieu . Et déjà l’Autriche relève la tête

Napoléon 1er veut aller en personne en Espagne combattre l’insurrection mais il a besoin d’assurer ses arrières avec le concours du tsar dont il s’est fait un allié à Tilsit. Dès le 27 septembre, une entrevue secrète est ménagée entre les deux souverains. Elle débouche sur une convention secrète datée  du 12 octobre par laquelle l’empereur demande au tsar de s’engager à ses côtés contre l’Autriche si celle-ci reprend la guerre.

Mais ses efforts sont ruinés par Talleyrand. Après la rencontre de Tilsit, celui-ci a  » troqué  » son portefeuille de ministre des Relations Extérieures contre un titre ronflant mais vain de grand chambellan. Lucide, il est conscient de l’impasse dans laquelle s’engage Napoléon et préfèrerait, dans l’intérêt de la France et de l’équilibre européen, qu’il se rapproche de l’Autriche.

  À défaut de le convaincre, il pousse Alexandre à lui résister. Arrivé à Erfurt un jour avant l’Empereur des Français,il aurait  accueilli le tsar par ces mots : «Sire, que venez-vous faire ici ? C’est à vous de sauver l’Europe, et vous n’y parviendrez qu’en tenant tête à Napoléon. Le peuple français est civilisé, son souverain ne l’est pas ; le souverain de Russie est civilisé, son peuple ne l’est pas ; c’est donc au souverain de la Russie d’être l’allié du peuple français».

Après la fête, la guerre

Napoléon  semble ne se douter de rien. Après le congrès, il part pour l’Espagne. L’Autriche, comme il pouvait s’y attendre, reprend les armes sans que la Russie s’y oppose. Napoléon repasse à la hâte le Rhin et écrase une nouvelle fois les Autrichiens à Wagram le 6 juillet 1809. 

  Il sait alors à quoi s’en tenir concernant le tsar mais tente une nouvelle fois de l’amadouer en demandant un mois plus plus tard l’une de ses soeurs en mariage ! Le tsar se dérobe et Talleyrand en profite pour arranger le mariage de l’empereur avec une archiduchesse autrichienne, Marie-Louise.

Les relations entre Paris et Saint-Pétersbourg commencent à sérieusement se dégrader, d’autant que le tsar voit monter les protestations des commerçants contre le blocus continental qui les empêche de commercer avec les Anglais et dans le même temps s’irrite de la renaissance d’une Pologne indépendante.

Pour s’assurer de la fermeture des ports du continent au commerce anglais, Napoléon annexe peu à peu  tous les États vassaux à la France. C’est le cas de la Hollande, des villes de la Hanse puis le 10 décembre 1810 du duché d’Oldenbourg dont le souverain n’est autre que le beau-frère du tsar. La guerre entre la Russie et la France apparaît inéluctable mais Napoléon, au regret de devoir la mener, va encore patienter dix-huit mois avant de s’y résoudre………….

Si quelqu’un a lu ce billet !!! Chapeau et merci ! ( Moi , ce fut pour mon plaisir , mais…..)

Mercredi….


  Emmanuel  m’a proposé de l’accompagner le 23 juin à la fête de l’école de Camille ! Cool ( il y a trop longtemps que je n’ai pas vu ma petite fille  ) 

  Il m’a demandé si j’étais O.K pour passer la 1ère semaine de juillet chez lui , pour garder la maison et surtout les chiens…..( Une amie à lui viendra nourrir Cali  pendant le W.E ) : Moins cool , mais….j’ai accepté . 

  Klik 

A ce soir peut- être………

 

Rapt…..


de religieuses pour fonder un abbaye ! ?

  La fondation de l’ abbaye du Paravis

se fit d’une façon étrange : En 1130 , le prieur de Bergerac , sur la demande de l’abesse , venait d’expédier  pour Fontevrault 30 religieuses …Ces dernières voyageaient sur la Garonne  lorsque deux seigneurs envoyés par l’évêque d’Agen , s’emparèrent de la  » sainte barque  » et des religieuses , et les retenant dans l’église ,en formèrent la communauté religieuse du même nom ( Paravis) . Comment ces braves dames se trouvaient elles sur la Garonne ? ( Ce n’était pas le chemin le plus court pour atteindre l’Anjou  ) . A cette époque , les chemins n’étaient pas surs ( brigands et autres  êtres  » malfaisants  » y oeuvraient couremment  ) , possible aussi que les religieuses ne trouvèrent pas la protection voulue auprès des châteaux des environs ? Elles durent donc faire de nombreux détours , revenir plusieurs fois en arrière . 

   L’évêque d’Agen , instigateur du méfait , s’excusa même , dit on via une lettre envoyée à l’abesse de Fontevrault  dans laquelle il la priait de ne pas  » médire  » sur sur ce qu’il avait fait ….

La famille Paravis dota ce monastère entr’autre de leur terre de Paravis se disant  » désireuse d’échanger le transitoire pour le permanent , le mortel pour l’éternel , et la terre pour le ciel  » ! Cependant , ces  » pieux sentiments  » ne passèrent pas à tous ses descendants  : Vers 1247 , un certain Guillaume de Paravis envahit l’abbaye , et la pilla  tuant tous ses défenseurs  !…..

Malgré ce crime , le baron sauva sa tête , mais il lui fallut pour cela céder aux religieuses offensées ses terres situées près du château de Feugarolles , affranchir tous les habitants de Paravis de toutes sortes d’impôts , péages et leurs permettre  » la coupe dans tous ses bois  » ( sauf les gros arbres ) que ce soit pour le chauffage, travail et logement . Enfin, des bornes furent posées autour du bourg et du monastère du Paravis pour en écarter les éventuels complices du seigneur  encore hostiles …………

KLIK…………


   Visite de Manu ce mercredi midi et , comme , bien que j’ai pas mal de billets  » en attente  » , je suis incapable de mettre quelque chose de cohérent ici , ni sur les blogs  » amis  » , je rejoins Cali au lit ….

A ce soir peut-être…….

çà s’est passé il y a …..


  environ 78 ans ( ce billet sera peut-être long , trop long ? ) Mais…..peut on ,doit on oublier ? 

 » La rafle du billet vert  »  :

En mai 1941, à Paris, des milliers de Juifs étrangers reçoivent une convocation, le «billet vert» : ils sont «invités à se présenter» le 14 mai dans divers lieux de rassemblement «pour examen de situation».

    Leur liste a été établie grâce au fichier du recensement effectué à partir de septembre 1940 par les autorités françaises, sur ordre de l’occupant allemand.

   Ils doivent être accompagnés d’un membre de leur famille ou d’un ami. Persuadés qu’il s’agit d’une simple formalité, beaucoup s’y rendent. Ils sont alors retenus, tandis que la personne qui les accompagne est priée d’aller chercher pour eux quelques vêtements et vivres .

   3 700 Juifs sont ainsi arrêtés dans la région parisienne : c’est la «rafle du billet vert». Cette première rafle précède de quatorze mois la rafle du Vél d’Hiv.

embarquement

 

   Conduits à la gare d’Austerlitz en autobus, les Juifs sont transférés le jour même en train vers le Loiret, à une centaine de kilomètres au sud de Paris.

1 700 d’entre eux sont internés à Pithiviers, 2 000 à Beaune-la-Rolande. Ils y resteront  pendant plus d’un an, dans l’ignorance totale du sort qui leur est réservé. Beaune

 

    Le 8 mai 1942, 289 d’entre eux sont transférés au stalag de Compiègne-Royallieu, d’où ils sont majoritairement déportés vers Auschwitz le 5 juin 1942.

   Les autres connaissent  bientôt le même sort. Trois convois partent directement vers Auschwitz : le 25 juin et le 17 juillet 1942 de Pithiviers, le 28 juin de Beaune-La-Rolande.

    Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande sont la concrétisation de la politique antisémite et de collaboration engagée par le régime de Vichy dès son arrivée au pouvoir.

    Un décret du 4 octobre 1940, signé par le maréchal Pétain, a permis d’interner «les ressortissants étrangers de race juive» dans des camps spéciaux, sur simple décision préfectorale et sans motif. Le «statut des Juifs», paru la veille, avait donné une définition «française» ( différente de  celle des nazis ) de la «race juive» et édicté les premières interdictions professionnelles (fonction publique, presse, cinéma …).

  Au printemps suivant, cette politique antisémite s’intensifie sous les pressions allemandes, avec la création du Commissariat Général aux Questions Juives et l’internement d’un total d’environ 5 000 Juifs étrangers de la région parisienne.

  C’est ainsi que sont créés les camps jumeaux de Pithiviers et de Beaune-la-RolandePithiviers. Le choix de ces petites villes du Loiret est dû à leur proximité de Paris, à une bonne accessibilité par le chemin de fer, à la possibilité de trouver sur place du ravitaillement et à la présence d’installations sécurisées (barbelés, miradors) qui ont déjà hébergé des prisonniers de guerre français, transférés depuis en Allemagne.

Les camps sont administrés par la préfecture du Loiret, à Orléans ; un Service des Camps a été mis en place.

Les internés sont installés dans des baraques en bois mesurant 30m sur 6m, avec soubassement de béton. Dans chaque baraque, de chaques côtés d’un couloir, deux rangées de châlits (lits à deux ou trois étages), remplis de paille ; paillasses et couvertures sont en nombre insuffisant ; 2 poêles seulement pour se chauffer, et aucune place pour le rangement.chalits

 

   Les conditions de vie y sont  très mauvaises. En particulier les installations sanitaires et médicales ne sont pas  » opérationnelles  » à l’arrivée des internés. La situation va un peu s’améliorer, mais l’alimentation reste insuffisante , l’hygiène très précaire (la prévention des épidémies étant le seul souci de l’administration ), le logement insalubre (les baraques sont étouffantes en été, très froides en hiver, à la fois mal isolées et non aérées).

   Le personnel de surveillance, français, a une triple origine : des gendarmes venus de la banlieue parisienne, chargés d’assurer la sécurité extérieure, des douaniers repliés du sud-ouest, chargés de la sécurité intérieure, et, en renfort, des gardiens auxiliaires, recrutés localement.

   Le chef de camp est un capitaine de gendarmerie en retraite, plutôt âgé, attiré par le cumul emploi-retraite. Il est assisté d’un gestionnaire à plein temps et d’un médecin-chef, un médecin de ville qui assure quelques vacations, l’essentiel du travail étant pris en charge par des médecins juifs internés.

   Selon le comportement de la direction, le régime intérieur du camp oscille entre des périodes de laisser-aller indifférent et d’autres où la répression s’intensifie, avant finalement de se durcir considérablement suite aux reproches de la hiérarchie préfectorale, de la presse collaborationniste, et surtout des Allemands, qui obtiennent, en avril 1942, le remplacement du chef du camp de Pithiviers jugé trop laxiste.

  Les internés ne voient pratiquement jamais d’Allemands, si ce n’est à l’occasion de quelques visites d’inspection , et lors des «départs» en déportation, au moment de l’embarquement dans les wagons à bestiaux.

  Par contre, des pressions allemandes s’exercent sur la préfecture d’Orléans, vite suivies d’effets : la Feldkommandantur infléchit ainsi les pratiques d’internement des autorités françaises, au point, finalement, de les piloter. La seule réticence notable de la part des fonctionnaires du Loiret se manifeste lorsqu’ils demandent que les Allemands respectent la voie hiérarchique pour faire passer leurs exigences : en cela, ils sont d’ailleurs de zélés pratiquants de la collaboration d’État.

   Les réactions des internés devant le sort qui leur est fait sont diverses et varient au fil du temps. Ils cherchent des moyens d’échapper à une situation qui les inquiète de plus en plus, que ce soit un motif officiel de libération ou une filière clandestine pour s’évader. évasion L’évasion toutefois devient de plus en plus difficile au fil des mois, et fait en plus  l’objet d’un débat complexe entre les internés, entre les internés et leurs familles, entre les internés et les organisations de résistance. Ils s’efforcent cependant , de trouver des moyens pour améliorer leurs conditions de vie, grâce à un réseau d’amis ou par une  affectation qui offrirait des opportunités de sortie (travail ou corvées à l’extérieur du camp).

   Le temps passant, des groupes organisent une vie culturelle (conférences, cours, débats, théâtre, chorale, ateliers artistiques), aidée par la présence d’artistes, d’artisans et d’intellectuels internés. L’administration laisse faire : ces activités lui garantissent un certain calme, et elle peut user de leur privation comme d’un moyen de sanction.

  Des groupes d’internés réussissent à se structurer en un comité clandestin de résistance et à établir le contact avec des mouvements extérieurs au camp. C’est ainsi que s’organise une circulation clandestine de courrier. Deux journaux, clandestins eux aussi, sont rédigés par des internés ! Et recopiés à la main dans le camp.

   Les internés vivent leur enfermement en se retrouvant au sein de groupes variés : habitants d’une même baraque, équipes de corvées intérieures ou extérieures ( ces dernières étant les plus prisées car quand on sort, même sous surveillance et pour travailler, on peut nouer des contacts -, groupes d’activités culturelles, participants aux multiples débats plus ou moins informels, simples groupes d’affinités (les jeunes, les croyants, les lecteurs, les peintres etc.).

   Certains internés travaillent à l’extérieur ( dans des fermes, des usines, des chantiers forestiers, des carrières ) , qui à l’époque manquent tous de main d’œuvre. Travailler permet à la fois de sortir des barbelés, de tromper l’ennui, de trouver une meilleure alimentation et un maigre appoint financier ou de rechercher des opportunités d’évasion.

   Les internés peuvent rester en rapport avec leurs familles encore en liberté (mais confrontées à l’aggravation progressive de la persécution) par le courrier, par les visites, et même, dans un premier temps, par des permissions. Ils peuvent également recevoir des colis. Le lien maintenu est fragile : il est quelquefois brutalement interrompu par mesure disciplinaire.

Au cours de l’été 42 : nouvelles rafles
   Après la rafle du Vel d’Hiv, entre le 19 et le 22 juillet 1942, près de 8 000 personnes (parmi lesquelles plus de 4 000 enfants, souvent très jeunes ) , sont transférées dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, conçus pour en accueillir moitié moins. Pourtant prévenue de l’arrivée de milliers de personnes, l’administration des camps n’a rien prévu, ni pour l’hébergement ni pour l’alimentation, en particulier pour de très jeunes enfants. La pagaille rêgne : Tout manque ( nourriture, médicaments, couvertures, vêtements) .Les femmes et d’enfants sont installés sur de la paille posée à même le sol. À Pithiviers, dès le 20 juillet, les baraques sont saturées. Le 21, ce sont plus de 2 000 personnes supplémentaires qui arrivent : elles sont entassées dans un hangar réquisitionné.

La situation sanitaire étant catastrophique, des épidémies se déclarent. Faute des soins nécessaires, plusieurs enfants meurent.

  Dès la mi juillet, l’administration française a exprimé «le souhait de voir les convois à destination du Reich inclure également les enfants».

   Or, à cette période, les nazis ne réclament que les adolescents de plus de 15 ans. En attendant l’autorisation de Berlin pour déporter les enfants Aline, il est envisagé de les séparer de leurs parents, qui doivent être déportés dans les jours qui suivent. Finalement çà se produit fin juillet dans les camps d’internement du Loiret.

  Fin juillet, la décision est prise de déporter les adultes, pour compléter l’effectif des convois prévu lors des accords franco-allemands.

   Brutalement séparés de leurs enfants les plus jeunes, les mères et les grands adolescents sont alors massivement déportés par 4 convois partant directement des gares de Pithiviers et Beaune-la-Rolande vers Auschwitz, du 31 juillet au 7 août.

    Les enfants restent seuls, livrés à une détresse absolue, matérielle et psychique.

   L’accord écrit pour la déportation des enfants arrive de Berlin mi août.

   Entre le 15 et le 25 août, les enfants sont transférés à Drancy , d’où ils sont déportés à Auschwitz-Birkenau, majoritairement par les convois du 17 au 28 août 1942. Ceux qui ne partent pas dans ces convois partiront un peu plus tard,  le 21 septembre , depuis la gare de Pithiviers (la plus jeune a 2 ans).

Aucun des enfants déportés n’est revenu.

  Après septembre 1942, les internés juifs de Pithiviers sont transférés à Beaune-la-Rolande. Le camp de Pithiviers enferme désormais, de septembre 1942 à août 1944, des «internés administratifs», essentiellement des communistes internés par décision préfectorale.

   Le camp de Beaune-la-Rolande absorbe, pour des durées provisoires, les sureffectifs du camp de Drancy, ou encore «héberge» les «catégories» d’internés jugées, au moins pour un temps, «non-déportables». La vie du camp est alors rythmée par le départ de quelques convois pour Drancy, par un va-et-vient de groupes de centaines d’internés, constamment reclassés et déplacés. Les Allemands décident, et l’administration française applique systématiquement leurs décisions.

    En juillet 1943, après une inspection d’Aloïs Brünner dans le Loiret, les internés seront tous rassemblés à Drancy, et le camp de Beaune-la-Rolande sera fermé.

Trésor ?


   Un trésor du patrimoine dormait dans le grenier d’un château normand !

   Deux statuettes d’angelots, estimées entre 1 et 1,5 million d’euros, seront vendues aux enchères le 16 mai.

   Ce sont des chefs-d’œuvre de la Renaissance allemande, datant du XVIe siècle. Les historiens de l’art avaient perdu leur trace depuis plus de 200 ans… Les sculptures ont été retrouvées en Normandie, dans la Manche : elles étaient restées enfermées dans le grenier du château de Martinvast, près de Cherbourgchateau normand

 Un trésor du patrimoine de la Renaissance a refait son apparition dans le grenier du château de Beaurepaire à Martinvast, près de Cherbourg-en-Cotentin (Manche). Il s’agit de deux statuettes, deux putti (angelots nus, dans la peinture italienne), chefs-d’œuvre de la Renaissance allemande, sculptées dans la pierre vers 1525-1530.

  Ces statuettes proviennent de la collection de la famille Schickler-Pourtalès, propriétaire du château, qui sera dispersée chez Sotheby’s, le 16 mai. Leur histoire est romanesque. Ils sont estimés entre 1 et 1,5 million d’euros. !

putti sculptures

 Vers 1509, la célèbre famille Fugger,( des marchands et banquiers installés à Augsbourg, en Allemagne ), érigent une chapelle familiale. Les décors sont réalisés dans le style Renaissance à la manière italienne. Le duo de putti orne alors la balustrade de la chapelle. Les deux statuettes représentent des angelots à la mine boudeuse et au corps potelé, accoudés sur un globe.

« Ils ont été sculptés dans une pierre calcaire qui ressemble à du marbre. La qualité du modelé est remarquable. La robe est richement décorée. C’est un décor en haut relief avec beaucoup de drapé. Ils sont dans un état de conservation exceptionnel ! Selon Ulrike-Christina Goetz, directrice du Département sculptures chez Sotheby’s. C’est une découverte formidable pour le milieu de l’art, c’est rarissime. Ce qui fait leur valeur, c’est leur état de conservation et leur provenance prestigieuse  , car nous avons pu les identifier comme ayant été sculptés par Hans Daucher, un artiste qui a travaillé pour Charles Quint. »

 

Comment se sont-ils retrouvés dans le grenier du château de Martinvast ?

  En 1818, la chapelle de la famille Fugger est démantelée et les sculptures, dispersées, se retrouvent sur le marché. Les spécialistes de l’art pensent que c’est à cette époque que le baron Arthur de Schickler (1828-1919), homme d’affaires et collectionneur, passionné par la Renaissance et le Moyen-Âge, les acquiert.

  En 1867, cet héritier de banquiers prussiens achète le château de Martinvast, qu’il fait restaurer dans le plus pur style Renaissance. Le baron partage alors son temps entre Paris et son hôtel particulier (Le Ritz actuel) et son château de la Manche, où il installe une partie de sa collection d’œuvres d’art, dont son duo de putti. Deux sculptures dont les historiens de l’art avaient perdu la trace depuis plus de deux siècles…!

 

   Même si quelques pièces de cette collection en provenance du château ont déjà été cédées, notamment au Metropolitan Museum de New York, la fabuleuse collection d’Arthur de Schickler « a été quasiment préservée intacte, pendant quatre générations », révèle Ulrike-Christina Goetz. Jusqu’au décès, en 2018, à l’âge de 90 ans, de l’arrière-petit-fils d’Arthur de Schickler, Christian de Pourtalès, « qui vivait toujours dans son château manchois ».

Les descendants d’Arthur de Schinckler se séparent de la collection d’œuvres d’art familiale tout juste 100 ans après sa disparition.? !

 

 Les autres trésors de la collection Schickler-Pourtalès ?

    En plus des deux putti, estimés entre 1 et 1,5 million d’euros, la vente Schickler-Pourtalès contient aussi des œuvres remarquables comme un retable, sculpté dans le chêne vers 1530, sur la vie de saint Lambert. Il est estimé entre 100 000 et 150 000 €. Cette œuvre avait été sauvée de l’incendie après les bombardements de 1944 dans le Cotentin. Le retable : Retable

   Dans le catalogue de chez Sotheby’s, figurent également des tapisseries de l’âge d’or des Flandres ou encore des tableaux de famille, dont le portrait de Mélanie de Bussière, estimé entre 120 000 et 180 000 €. « Sur le marché de l’art, la prime est donnée aux œuvres dont on identifie l’auteur », rapporte Ulrike-Christina Goetz.         D’où l’évaluation du duo de putti, identifié comme étant l’œuvre de Hans Daucher, à plus d’un million d’euros.

Portrait de M . Bussière

   Le portrait de Mélanie de Bussière ..

tableau

Portrait de J.Georges Schickler