Après le 8 mai…..


….commémorant la victoire de 1945 : Que commémore-t-on le 10 mai de chaque année ?

Le 10 mai, plusieurs cérémonies commémorent l’abolition de l’esclavage. Une date instituée par Jacques Chirac, en 2006. Pourquoi le 10 mai ? Parce que c’est ce jour, 5 ans plus tôt, que fut adopté la  » loi Taubira  » :

La loi Taubira = Loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité dite loi Taubira, du nom de Christiane Taubira,

Christiane Taubira

députée de l’Assemblée nationale française, ( 1ʳᵉ circonscription de Guyane, rapporteuse de la loi à l’Assemblée ), est une loi française concernant la reconnaissance, en France, comme crime contre l’humanité des traites et des esclavages pratiqués à partir du XVᵉ siècle sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes. La loi a été adoptée par le Parlement le 10 mai 2001 et promulguée le 21 mai 2001.? ! Seulement !

Le 10 mai marque la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et leurs abolitions. Du XVe au XIXe siècles, plus de 11 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été capturés en Afrique, transportés à travers l’Atlantique et réduits en esclavage pour travailler dans des conditions très dures dans des exploitations coloniales en Amérique.

Evolution rapide de  » l’Empire  » français.

1)Pourquoi coloniser?

Les pays qui colonisaient pour avoir plus de territoires au XIX éme siècle. Ils cherchaient à étendre leur domination sur le reste du monde.

2 ) La France et ces possessions:

Liste des pays colonisés par la France : Indochine ,Guyane ,Madagascar ,nord ouest de l’Afrique .( voir la vidéo  » évolution de l’empire français  » au début du billet )

3) Deux importantes colonies:

Le Royaume-Uni et la France étaient les deux plus grandes colonies. Le Royaume-Uni restait la première colonie avec 22,85 Km2 pour 400 millions d’habitants et la France possédait 11 millions de km2 pour 48 millions d’habitants.

4)Les types de colonisations:

On distingue de types de colonies:

1 : Colonie de peuplement = :Colonie qui s’ installent durablement et créent des petites industries.

2 : Colonie d’exploitation = : Colonie qui s’emparent des  richesses d’un territoire/pays (métaux précieux ,fourrures)et les revendent à leur profit. Ils se servent du pays pour gagner de l’argent.

Quelles sont les conséquences pour les peuples? Les pays qui colonisent imposent un régime : L »’ indigénat  » ( Régime administratif spécial qui s’applique aux indigènes. ) . Ils ne l’imposent qu’à certaines colonies .Ce régime est stricte car ils privent les personnes habitants sur ce territoire avant la   colonisation(indigènes) de vote au parlement, la justice spéciale et sévère pour eux ,ils payent des impôts particuliersetc…..

( Affiche montrant les différents pays colonisés par la France, ces pays sont représentés par des personnes dont on peut identifiés la provenance. donc le pays.)

Les populations d’origine ont du mal à s’intégrer dans la société coloniale .Les transformations de l’économie font apparaître des nouvelles classes sociales :la bourgeoisie et la classe ouvrière. ( qu’ils ne connaissaient pas avant la colonisation… )

La  » situation  » de nos jours ?

L’esclavage aujourd’hui :

Aujourd’hui dans la plupart des pays où l’esclavage est encore pratiqué, il est évidemment officiellement illégal ; mais cela ne l’empêche pas d’exister. Dans le monde, des millions de femmes, d’enfants, d’hommes, sont exploités dans des conditions qui ressemblent  » fortement  » à l’esclavage, même si ,évidemment , on n’utilise généralement pas ce terme. Ils sont en effet ou vendus comme des objets, soit forcés à travailler pour peu d’argent, voire pour rien du tout, et se trouvent à la merci de leur employeur. La traite des êtres humains constitue le 3ème trafic criminel le plus lucratif dans le monde après la drogue et les armes ! Selon des associations et ONG  aujourd’hui au moins 200 millions de personnes sont victimes d’asservissement à divers degrés et pour diverses raisons

Les nouvelles formes d’esclavage :

La servitude pour dettes toucherait  au moins 20 millions de personnes dans le monde.

Par exemple : Pour soigner un enfant malade , une mère emprunte de l’argent . Une dette à un taux d’usure remboursée en travaillant tous les jours de l’année sept jours sur sept dans des conditions abominables.

Un autre aspect de l’esclavage moderne : Le déplacement ou le commerce d’êtres humains .

Généralement des femmes à des fins commerciales !!!

Forcées à travailler comme employées de maison ou comme prostituées. Il y a aussi les mariages précoces ou forcés : Des femmes ou des jeunes filles sont mariées sans leur consentement et forcées à vivre en état de servitude. Et elles sont souvent  l’objet de violences et de sévices corporels.

Enfin l’esclavage traditionnel existe encore !!!! Des personnes sont achetées et vendues comme des objets. Elles sont souvent enlevées de leur foyer, peuvent être héritées ou données en cadeaux.!!

Esclavage moderne en France : « L’indifférence des gens est absolument terrible »

En 1848, la France abolit l’esclavage ( la traite  »négrière  » avait été abolie en 1831 ). 173 ans plus tard, l’esclavage existe toujours. Les esclaves modernes sont invisibles aux yeux de la société. Et les moyens de lutte sont encore limités.

Pour finir ce billet ( que peu de personnes liront ) : Une vidéo ( très longue ) :

 » de la servitude moderne  » :

Toujours d’actualité !


Louise Michel

 » S’il y a des miséreux dans la société, des gens sans asile ,sans vêtement , sans pain , c’est que la société dans laquelle nous vivons est mal organisée . On ne peut admettre qu’il y ait encore des gens qui crèvent de faim quand d’autres ont des millions à dépenser en surplus .

C’est cette pensée qui me révolte … ( moi aussi )

Louise Michel ..

_______________

Qui était cette femme ?

Louise Michel naît le 29 mai 1830, dans le château de Vroncourt , en Haute-Marne. Sa mère, Marianne Michel y est servante. Son père est Laurent Demahis , fils du châtelain, à moins que ce ne soit le châtelain lui-même, Etienne-Charles Demahis .Peut importe …

Louise est élevée par ses grands-parents Demahis. Elle reçoit une éducation libérale: son grand-père lui fait lire Voltaire, Rousseau et les Encyclopédistes, et sa grand-mère lui enseigne le chant et le piano. Si l’on en croit ses Mémoires , la vie , alors , semble idyllique …. En 1850, après le décès de ses grands-parents et de son père, Louise Michel est chassée du château par sa belle mère.

La voilà alors obligée trouver un métier. C’est ainsi qu’elle s’inscrit aux  »cours normaux » ( Ecole Normale  » ? ) de Chaumont pour devenir institutrice . En 1852, son diplôme en poche, elle ouvre une école libre à Audeloncourt, à quelques kilomètres de Vroncourt. Elle organise alors des sorties pédagogiques avec ses élèves, pour leur faire découvrir la nature et leur apprend la Marseillaise. Ses méthodes avant-gardistes ne plaisent pas à tous les parents et lui valent de nombreuses visites chez le Préfet. Elle quitte donc Audeloncourt. Puis, en 1854, avec son amie Julie Longchamp, rencontrée à Chaumont, elle ouvre une seconde école de jeunes filles à Millières. Elle y reste deux ans.

En 1856, Louise Michel quitte la Haute-Marne et s’installe à Paris . Elle est d’abord institutrice dans une pension puis ouvre sa propre école, neuf ans plus tard, à Montmartre. A cette époque, elle fréquente les meetings politiques ( où elle rencontre d’ailleurs Théophile Ferré

T.Ferré

et sa sœur Marie )

et devient  »furieusement  » anticléricale et antireligieuse. Elle s’oppose aussi à l’Empire. Ainsi, comme 100 000 autres parisiens, elle assiste le 12 janvier 1870 à l’enterrement du journaliste Victor Noir

V. Noir

, assassiné par Pierre Bonaparte. De plus, en juillet, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse mais , bientôt ses troupes s’incline et il est fait prisonnier.

Du pain ou la mort, 1871 ….

La Troisième République est proclamée le 4 septembre , mais dès le 19, Paris est assiégé par les Prussiens. La résistance s’instaure et Louise Michel se démène pour vivre son école et nourrir ses élèves  , grâce à l’appui de Georges Clemenceau

Georges Clemenceau : biographie du Tigre, homme de la IIIe République

, ( alors Maire de Montmartre ). Elle s’engage pleinement dans la révolte, et crée, avec d’autres amies, Le Comité de Vigilance des Citoyennes du XVIIIème arrondissement.

La  »République bourgeoise » essaie de désarmer Paris et la lutte s’engage le 18 mars. La ville est à feu et à sang. La Commune est proclamée le 28 mars 1871.( il y aura bientôt 150 ans ! ) A la fois ambulancière et soldat ( elle fait partie du 61ème bataillon de marche de Montmartre ) Louise Michel est partout où il y a du danger. Le 24 mai cependant, elle se livre aux Versaillais ( le gouvernement s’est réfugié à Versailles ) qui ont arrêté et menacent d’exécuter sa mère.

Marianne Michel relâchée, sa fille est incarcérée à la prison de Satory .

Prison de Satory

Elle a alors 41 ans. Elle passe devant le conseil de guerre ……

Devant le Conseil de Guerre, 1871

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conseil de guerre

Permis de séjour sur la Grande-Terre, 1879 :

A l’issu de son procès ,le 16 décembre 1871, où elle mène sa propre défense, elle est condamnée à la déportation à vie. En attendant son départ pour la Nouvelle – Calédonie , Louise Michel est emprisonnée à Auberive (Haute-Marne). Elle y retrouve de nombreuses camarades des barricades, elles aussi condamnées à la déportation. Beatrix Excoffon

B.Excoffon

et Nathalie Lemel

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en font partie. Le 28 août 1873, elle embarque sur la Virginie.

Quatre mois plus tard, le bateau arrive et les prisonniers sont installés dans l’enceinte fortifiée de Numbo, située dans la presqu’île Ducos. Malgré des conditions de vie difficiles, liées entre autre au manque d’hygiène et de nourriture, elle s’y plait bien. En mai 1875, avec les autres femmes déportées, elle est transférée dans la Baie de l’Ouest, où elle se lie d’amitié avec des tribus canaques et leur apprend à lire et à écrire. Elle les aide lorsque, entre 1878 et 1879, ils s’insurgent contre la présence française. Elle assiste aussi, impuissante, à leur écrasement. Plus tard , elle quitte la  » la Baie de l’Ouest pour Nouméa où elle s’installe comme institutrice en 1879. C’est lors de son exil qu’elle se tourne vers l’anarchisme.

Puis, après l’amnistie générale des condamnés de la Commune, elle rentre en France, d’autant qu’elle vient d’apprendre que sa mère vient d’être frappée d’une attaque de paralysie. Le 9 novembre 1880, elle est accueillie triomphalement à la gare de St Lazare, à Paris, par près de 10 000 personnes. Une longue série de meetings et de réunions

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Affiche réunions L.Michel

suivent où elle rappelle à chaque fois son combat pour la révolution sociale et prône l’anarchisme .Sa renommée franchit les frontières …. Les places de ses meetings sont chères, mais elle dit que c’est pour redistribuer l’argent des bourgeois aux ouvriers.

Louise Michel vers cinquante ans :

Le 9 mars 1883, elle conduit, avec Emile Pouget, la manifestation de chômeurs depuis la place des Invalides. Elle est arrêtée quelques semaines plus tard pour sa participation à la manifestation, puis incarcérée le 1er avril à la prison de St Lazare, au terme d’un interminable jeu du chat et de la souris avec la police.

Elle se défend de nouveau seule devant les tribunaux et écope de six ans de réclusion. Quelques mois plus tard elle est transférée à la prison de Clermont, dans l’Oise, dirigée par d’anciens Versaillais. Les conditions de détentions sont difficilement supportables. En décembre 1884 elle est tout de même autorisée à rejoindre sa mère mourante, grâce aux pressions de ses amis Clemenceau, Rochefort et Vaughan. Sa mère meurt le 3 janvier 1885. Elle sort finalement de prison en janvier 1886, à 56 ans.

Ensuite, pendant cinq ans Louise Michel enchaîne les meetings et les séjours en prison. Elle déchaîne les passions. Ainsi, lors d’un déplacement au Havre en 1888, Pierre Lucas, un extrémiste, lui tire deux balles dans la tête . Elle s’en remet peu de temps après. Puis, fatiguée des calomnies , des ragots et du manque de liberté, elle s’exile à Londres en juillet 1890. Cinq ans plus tard, Charlotte Vauvelle,

Ch. Vauvelle avec L. Michel âgée

qui vient du milieu anarchiste londonien, vient vivre avec elle et devient une précieuse aide dans tous ses déplacements. Louise Michel reprend alors ses activités d’institutrice, donne gratuitement des cours de français, et continue en parallèle ses conférences. Elle suit de loin la vague d’attentats anarchistes qui a lieu en France, tout en y étant favorable. Pendant les dix dernières années de sa vie, elle partage son temps entre Londres et Paris. Elle enchaîne les réunions et va même faire une série de conférence aux Pays -Bas  et en Belgique. Elle meurt à Marseille le 9 janvier 1905, alors qu’elle effectue une tournée de meetings dans le sud de la France.

C’était il y a …..


…….environ 78 ans :

22 février 1943

Décapitation de la  » Rose blanche  »

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin,  » La Rose blanche  » (Die Weiße Rose en allemand).

Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph Probst

Les débuts de la résistance :

Habitant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, au début , le lycéen Hans Scholl n’est pas insensible aux discours de Hitler.

Robert et Magdalene Scholl avec leurs enfants (Hans, le troisième, et Sophie, cinquième, dans le sens de la lecture) Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s’engage avec sa sœur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l’éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine.

Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l’écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Quatre ans plus tard, il prend une décision importante : Hans Scholl (1918-1943)

En effet , il décide  »d’entrer en résistance par l’écrit » après avoir lu des sermons de l’évêque de Münster Mgr von Galen dénonçant  la politique du gouvernement à l’égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl

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(protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d’un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Bientôt , ils sont  rejoints par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d’appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qu’ils qualifient de  » dictature du mal  ».

Sophie se garde d’informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l’Est.

La rose  » s’épanouit »

En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés  » La Rose blanche  » . Imprimés dans l’atelier de Munich mis à leur disposition par l’écrivain catholique Théodore Haecker

, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d’université, des directeurs d’établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d’éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote ) et citent parfois la Bible. Ils invitent lecteurs à participer à une  » chaîne de résistance de la pensée  » en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.Le petit groupe de résistants est lié d'une forte amitié.

Willi Graf

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W. Graf

est enrôlé dans l’armée en juillet 1942 et découvre à cette occasion nombre d’atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu’étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l’horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche sont soutenus par  le professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l’université de Munich, qui devient leur mentor .Ils impriment et diffusent leurs tracts à des milliers d’exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d’Augsbourg, Francfort, Graz, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le hall de l'université de Munich où furent arrêtés les jeunes résistants. Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s’occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d’écho de ses initiatives au sein de la population étudiante .

Un cinquième tract intitulé « Tract du mouvement de résistance en Allemagne » est distribué à plusieurs milliers d’exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich !

Une statue de Sophie Scholl, ornée de roses blanches, est aujourd'hui installée dans l'entrée de l'Université de Munich.Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire :  » Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !…  »

Imprimé à plus de 2.000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad , condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser.

Comme quelques centaines de ces tracts n’ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l’Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa sœur Sophie sont aperçus par le concierge de l’université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo  et emprisonnés à Stadelheim.

Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple chargé des  » crimes politiques  » se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisleir 

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Roland Freisleir 

, venu spécialement de Berlin. Cet ancien communiste est l’un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son « interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa sœur et de leur ami Christoph Probst ( baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison ).

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim le jour-même après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s’écrie  » Vive la Liberté !  » avant de mourir sur la guillotine . Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

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Christoph Probst, père de trois enfants, a été exécuté avec Sophie et Hans Scholl.Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d’arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort.

À l’automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche , amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d’Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger

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qui les avait aidés financièrement , sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

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Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d’une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de  » la naissance d’une foi nouvelle, celle de l’honneur et de la liberté  », l’écrivain allemand en exil Thomas Mann

T.Mann

lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l’été 1943, l’aviation anglaise jette sur le pays un million d’exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

L’ami de cœur de Sophie, qui était sur le front de l’Est, obtient une permission sitôt qu’il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie…

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d’une lutte héroïque , contre la résignation et pour la défense de la liberté d’opinion lorsqu’elle est menacée , elle, ne s’éteindra jamais.

À  » L’Hôpital Faune Sauvage  »…


…ces bénévoles soignent les animaux sauvages blessés ou malades.

Merci à mon ami  » Aphadolie  » qui m’a permis de  » rebloguer ce billet  »

Dans les Cévennes à  » L’Hôpital Faune Sauvage  », ces bénévoles soignent les animaux avant de les relâcher dans la nature.   Un centre de sauvegarde de la faune sauvage est un établissement agréé ayant pour missions de recueillir, soigner, réhabiliter et relâcher les animaux sauvages en détresse (orphelins, blessés ou malades). 

Avec la création de l’hôpital en 2008, les actions de sensibilisation se sont multipliées.  » Ici, on ne soigne pas tant la biodiversité que les humains, car c’est surtout nous qui n’allons pas bien  » , affirme encore la vétérinaire. Une fois les animaux soignés et rétablis, l’association organise des relâcher publics, avec des jeunes, des agriculteurs…  Nous réparons les animaux dans le centre de soins, mais il faut aussi préparer le monde extérieur à les accueillir une fois guéris  » , dit Mme Puech. » C’est notre responsabilité commune de leur offrir un monde où ils puissent vivre. »     Soin et sensibilisation : un hôpital vétérinaire pour animaux sauvages Dans cet hôpital, on soigne des animaux sauvages, malades ou blessés, comme un renard, dont une pâte a été broyée par un piège de chasseur.  » Ça fait 13 ans, 14 ans que je fais cet hôpital, mais ça fait plus de 40 ans que je travaille en prévention. Prévention des risques, sensibilisation, formation, éducation avec les paysans et avec les gens. Et là, quand tu relâches un animal, il faut qu’au relâché les gens soient tellement sensibilisés qu’à partir de là on arrive à augmenter le cercle des éveillés, autour de nous, de la biodiversité  », explique Marie-Pierre Puech.     Lutter pour un changement : un lieu de transmission Depuis 2008, avec ses bénévoles et ses stagiaires vétérinaires, Marie-Pierre soigne jusqu’à 3.400 animaux par an. 

Nous sommes un des rares centres de soins qui jouons la bienveillance, et qui accepte y compris les pigeons des villes, donc on s’épuise un peu. Cette année, on a eu une quantité anormale de tirs, que ce soit sur un héron, ou sur trois buses  », constate-t-elle.

  Pour Marie-Pierre, ce lieu est aussi un centre de formation et de transmission pour jeunes vétérinaires. Elle en accueille jusqu’à 18 par an.  » C’est une aventure qui a du sens  », sourit-elle. Elle conclut :  » On est en train de faire bouger des choses capitales. L’humain se doit de devenir plus humain avec l’animal.  »

Le 10 décembre 1917 ….


…..Il y a environ 103 ans le prix Nobel de la paix est décerné au comité international de la Croix-Rouge qui le recevra aussi en 1944 et en 1963 .

Si  » on  » me laissait un accès à internet , il y aurait de quoi faire un billet , même plusieurs : Sur le Nobel et aussi sur la Croix Rouge ……

Les femmes Suisses de la Croix Rouge vers 1917

Le drapeau de ce magnifique / généreux comité qu’est la Croix Rouge :

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qu’il ne faut pas confondre avec celui- ci

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qui lui ressemble beaucoup : Le drapeau suisse

ce qui est logique étant donné que le principal fondateur de la Croix Rouge , Mr Henri Dunant était suisse

<== H.Dunant

Dunant  et des citoyens de Genève  fondèrent ,en 1863 , le Comité international de la Croix Rouge . Son idée de génie a été d’employer ce symbole de la croix qui était commun à pratiquement toutes les religions des états européens de l’époque .

Dunant

Dès 1864 des sociétés nationales sont crées  dont la croix rouge française .

Comme chacun sait , la Croix Rouge vient en aide aux blessés de guerre et aux personnes en difficulté …..C’est la plus ancienne organisation humanitaire existante après l’Ordre de Malte …………

Vieille vidéo : La Croix Rouge sur un champ de bataille

L’aide humaniste apportée aux soldats des deux camps sans discrimination est l’acte fondateur de la Croix-Rouge.
Suite à cet événement, est publié  » »Un souvenir de Solferino  » d’Henry Dunant, écrit qui met en avant deux propositions qui fondent le Droit Humanitaire moderne : La conclusion d’un traité portant sur la neutralisation des services sanitaires militaires sur le champ de bataille avec la création d’une organisation permanente pour l’assistance aux blessés de guerre

Proclamés par la XXème conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Vienne, 1965), les sept principes fondamentaux révisés sont contenus dans les statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge,

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adoptés par la XXVème Conférence internationale de la Croix-Rouge (Genève, 1986).

A LA BASE DU MOUVEMENT, LES 7 PRINCIPES :fixent son orientation, son éthique, sa raison d’être et sa nature particulière.
Ils garantissent la cohésion interne du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dont le rayonnement est universel.
Et constituent la charte du Mouvement et sa spécificité, voire son caractère réellement unique.
1 ) MISSION

Humanité : Né du souci de porter secours sans discrimination aux blessés des champs de bataille, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, sous son aspect international, fait son possible pour prévenir et alléger en toutes circonstances les souffrances des hommes. Il tend à protéger la vie et la santé ainsi qu’à faire respecter la personne humaine. Il tente de favoriser la compréhension mutuelle, l’amitié, la coopération et une paix durable entre tous les peuples.

2) 3 PRINCIPES DE COMPORTEMENT

Impartialité : Il ne fait aucune distinction de nationalité, de race, de religion, de condition sociale et d’appartenance politique. Il s’applique seulement à secourir les individus à la mesure de leur souffrance et à subvenir par priorité aux détresses les plus urgentes.

Neutralité : Afin de garder la confiance de tous, le mouvement s’abstient de prendre part aux hostilités et, en tout temps, aux controverses d’ordre politique, racial, religieux et idéologique.

Indépendance : Le Mouvement est indépendant. Auxiliaires des pouvoirs publics dans leurs activités humanitaires et soumises aux lois qui régissent leurs pays respectifs, les Sociétés nationales doivent pourtant conserver une autonomie qui leur permette d’agir toujours selon les principes du Mouvement.

3) 3 PRINCIPES D’ORGANISATION

Volontariat : Il est un Mouvement de secours volontaire et désintéressé.

Unité : Il ne peut y avoir qu’une seule société de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge dans un même pays. Elle doit être ouverte à tous et étendre son action humanitaire au territoire entier.

Universalité : Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, au sein duquel toutes les sociétés ont des droits égaux et le devoir de s’entraider, est universel.

Les  » Charitables de St Eloi  »:


Encore pus terrible que celles dont Béthune avait eu à souffrir les ravages pendant les années 1146, 1158, 1165, 1173 et 1187, la peste de 1188 avait couvert la ville d’un  »crêpe funèbre  » et porté le découragement dans tous les cœurs encore sous l’impression des incendies qui avaient désolé Béthune en 1137, 1151 et 1176 ; les morts restaient sans sépulture et les malades sans secours.

C’est alors que deux maréchaux-ferrants, ( Germon et Gautier ), l’un de Beuvry, l’autre du faubourg Saint-Pry, sur l’ordre de saint Éloi

(qui leur serait apparu en songe ? ) , formèrent l’admirable association des Charitables qui existe encore de nos jours et qui, par la suite, fut réunie à celle de Saint-Nicolas, par le concordat du 18 mai 1574. Les membres de cette société s’obligeaient à soigner les malades, à porter les morts au lieu de leur sépulture et à les y enterrer.

Confrérie des Charitables de Saint-Éloi
Confrérie des Charitables de Saint-Éloi

Cette société est composée de 21 membres : un prévôt, quatre mayeurs et seize confrères, tous choisis parmi les bourgeois de la ville : le prévôt est nommé pour deux ans, les mayeurs et les confrères sont renouvelés par moitié, d’année en année. Les membres de la confrérie de Saint-Éloi enterrent les morts sans distinction d’aucune espèce et toujours sans rétribution. De tout temps, cette société fut entourée de la considération publique.

Le grand costume des Charitables se compose de : habit, gilet et pantalon de drap noir, petit manteau en camelot, rabat bleu céleste, cravate blanche, chapeau français, gants blancs. Le costume : Le chapeau, manteau, rabat comme ci-dessus, habit et redingote, la veste étant défendue. Le costume ordinaire est de rigueur ; le grand costume ou Noir n’est accordé que sur la demande des parents et moyennant une somme destinée à donner du pain aux pauvres pendant l’hiver.

Le mercredi avant le premier dimanche de juillet, par les soins de la confrérie, il était autrefois délivré moyennant six liards, des plombs, derniers vestiges des anciens méreaux ( Le méreau

un  » méreau  »

est une sorte de  » bon-pour  », un signe de reconnaissance ou encore un laissez-passer. des églises réformées , protestantes )

, valeur d’un pain béni qui se donne en échange, frappé ainsi que les plombs des initiales de saint Éloi. Le produit des noirs et de la vente des plombs pouvait s’élever à onze cents francs chaque année et permettait de soulager bien des misères ; aussi cette société, par les services qu’elle rend, fait-elle l’orgueil de la ville de Béthune ; et l’empereur Napoléon III reconnut son utilité bienfaisante en accordant la croix de la Légion d’honneur à Brasier, son doyen de l’époque qui, en outre, exerçait les fonctions gratuites de membre des commissions de surveillance de l’hospice et du bureau de bienfaisance.

La confrérie des Charitables de Saint-Éloi, dans le principe, société religieuse, est aujourd’hui civile. Le Petit Journal du 2 novembre 1872, lui consacra une de ses pages rédigée par son meilleur collaborateur ; et cette couronne, tressée à Paris, offerte à la Confrérie par un journal qui comptait alors un million de lecteurs, fut un nouveau titre de reconnaissance à ses dévoués concitoyens.

Un extrait de cet article :

 »Ce qui, à mes yeux, caractérise surtout les Charitables de Béthune ( surtout quand on songe à l’ancienneté de leur confrérie ) c’est qu’ils rendent à tous, les derniers devoirs avec le même esprit de charité. Ils enterrent, sans distinction, riches et pauvres, juifs ou pendus. Dans les épidémies, ils se prodiguent, alors que chacun fuit la contagion. »

   » Pour bien comprendre comment le titre modeste de charitable peut être considéré presque comme un titre de noblesse, il faut se rapporter aux siècles passés. Il faut se rappeler ce qu‘étaient ces terribles pestes du Moyen Age ; fléau hideux devant l’apparition duquel faiblissait l’énergie des âmes les mieux trempées. A tel point, que dans les villes atteintes, les pestiférés, abandonnés à leur sort, couvraient le sol des rues, le parvis des églises, de cadavres en décomposition et d’agonisants poussant leur dernier râle. Il fallait alors plus que de la charité, il fallait le plus complet mépris de la vie pour ensevelir ces corps dont le moindre contact, disait-on, équivalait à une condamnation à mort. Cependant, c’est justement aux pestiférés que se dévouèrent les premiers Charitables de Béthune. La légende de la fondation est curieuse. Dans le patois demi-roman, demi-flamand où elle est écrite en original, elle offre toute la naïveté et tout l’imprévu d’un véritable fabliau.

 » L’année 1188, année d’une désastreuse épidémie, saint Eloi apparut en même temps à deux maréchaux : l’un, Gautier, de Béthune ; l’autre, Germon, de Beuvry, village des environs, et leur commanda d’établir une charité en faveur des morts. On voit que la légende ne marchande pas au bon saint Eloi le don d’ubiquité. Gautier, qui ne savait rien de l’aventure de Germon, eut l’idée de lui raconter sa vision, tandis que Germon, ne se doutant pas davantage de la vision de son confrère béthunois, se disposait à venir lui faire part de ce qu’il avait vu. Si bien que les deux amis, s’étant mis en route à la même heure, se rencontrèrent à moitié chemin… On croirait lire l’entrée en matière d’un roman du temps jadis ….?

 » Une fois là, dit la légende :  » Quan li un di sa vision a l’aultre, si commenchierent à plourer de pitié de goie, et acolerent si fort li un l’aultre qu’il peurent  » ( N.B = Patois du Nord ) … La conclusion fut qu’ils allèrent tous deux demander conseil à un troisième, le prieur de Saint-Pry à Béthune, lequel, comme bien on pense, ne put que les engager à obéir aux ordres de saint Éloi et à instituer l’ordre des  » Karitaules  », les Charitables.

 » La confrérie, tous les ans, célèbre l’anniversaire de la fondation par une procession sur la route de Beuvry ; cérémonie qui porte le nom pittoresque de » procession des navets  ». La procession terminée et la messe dite, les Compagnons de route s’offraient et mangeaient fraternellement des navets. Mais les vieux usages s’en vont, et depuis quelques années, à la consommation de ces navets, emblèmes d’une antique simplicité, ont succédé des agapes d’un genre plus relevé et qui permettent aux confrères de fêter leur patron par des manifestations plus… chaleureuses.

 » La gaieté, ni même la chanson, ne sont bannies de ces festins qui n’ont rien de funéraire. Un couplet en guise d’échantillon  :

Gagnant sa demeure dernière,
Parfois sur nos bras l’indigent
N’a pour accompagner sa bière
Pas un ami, pas un parent
Là, de notre cohorte
Le devoir est tracé.
Nous seuls faisons escorte
Au pauvre trépassé.

( La poésie n’est pas absolument faite pour être accompagnée par le cliquetis des verres à champagne ; mais après tout, l’on peut dire que c’est une   »chanson du métier  ». )

Je découvre , j’ai aimé : Je partage…..


Paul du Marchie van Voorthuysen, philosophe………

   Le mystère d’un lieu hors du temps, le Liboson. La rencontre d’un personnage hors du commun.

On va de surprise en surprise, on n’en croit ni ses yeux, ni ses oreilles.

   Le lieu est extraordinaire, la lumière d’automne très douce. Du Liboson, sur les Hauts de Caux, la vue plonge vers le lac. En face les montagnes de Savoie. Les Rochers de Naye vous dominent de toute leur prestance.

   Au bout du chemin forestier, dans une clairière, une maison digne de celle des Trois ours… Vous voilà dans la peau de Boucle d’Or… En fait, c’est chez le capitaine Nemo que vous entrez.

   « D’une ruine, de mes seules mains, en vingt-cinq ans, j’ai fait ceci », vous dit-il. L’ambiance est médiévale, il y a des icônes (ce sont des copies), des bas-reliefs égyptiens (eux aussi), un orgue aux tuyaux monumentaux (mais inutiles, l’instrument est électronique)  dans un coin, un chevalet attend (quelqu’un est en train de copier un Tintoret), le soleil filtre à travers une fenêtre romane (la colonnette torsadée est en ciment).

    Le maître des lieux entraîne le visiteur d’un objet remarquable à l’autre : ici un grimoire d’allure moyenâgeuse, là un écran plasma, ici des photos stéréoscopiques (d’ailleurs superbes) qu’il a faites dans les déserts où il a vécu, tout à l’heure il vous montrera, au long d’un parcours maintes fois rôdé, son atelier (reliure, vitrail, fer forgé), l’ancienne fromagerie des moines (vaste cheminée, sols de galets polis, « authentiques »), la chambre d’hôtes (avec sauna japonais)  il attirera votre attention sur le sourire d’un Bouddha doré, sur une déesse égyptienne (Isis ou Nephtis, faite en plâtre, de ses propres mains), sur la cheminée ronde, au centre de la pièce, autour de laquelle on se réunit pour des soirées culturelles.

   La silhouette est ascétique, l’œil enflammé, la voix ferme, le béret pittoresque.

    Le vieil homme déborde de vigueur. Il évoque la philosophie qu’au fil des années il s’est constituée. Il évoque sa vie, l’enfance sévère que son père lui imposa (de là son goût de l’ordre et de la discipline), une jeunesse dans les palaces internationaux où il rencontrait grâce à sa mère,  »très lancée  », les plus grands esprits, qu’il écoutait sans mot dire, il égrène les cours qu’il donna à Berkeley, ses séjours dans un monastère bouddhiste, les méharées qu’il accomplit dans les déserts.

   Il vous entraînera, clou de la visite, dans la crypte égyptienne (porte en pierre, sépulcrale, fermée par un système hydraulique, éclairages soignés, chaleur constante favorable à la méditation, statuette dorée d’une déesse égyptienne, « La beauté sauvera le monde », dit Paul du Marchie (citant Dostoïevski), encore quelques marches à descendre et voici les deux petites pièces de la bibliothèque, au bout d’un couloir sinueux, plafond en voûte d’arêtes (de sa main, bien sûr).

   Ici, l’on reçoit des personnes qui veulent se ressourcer, se retrouver face à elles-mêmes. Le maître des lieux pratique le coaching, enseigne la méditation, invite à partager la philosophie que la vie lui a apprise. Ambiance mystique, concentration, silence, solitude.

    Le passant repartira en traversant la forêt, intrigué par le mystère de cet homme, sa force de conviction, ses récits, par cette escapade hors du temps……

 

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Il y a environ …..


109 ans…..

Le 30 octobre 1910  :

  Mr Henri Dunant  décédait  ( 8 mai 1828 – 30 oct. 1910 )   à l’ âge de 82 ans   …..

     Tout commence au soir du 24 juin 1859  : Un homme arrive à proximité du champs de bataille de Solférino  après l’affrontement entre les troupes françaises de Napoléon III et les troupes piémontaises …..Environ 30 000 victimes , blessés ou morts , se trouvent encore sur le champ de bataille , sans que quelqu’un ne les secourt, leurs  » prête assistance  » …..Ce que voit cet homme l’ébranle profondément et  il organise alors spontanément avec des volontaires de la population civile locale ( principalement des femmes ) , la prise en charge des soldats blessés et malades . 

   Dans la ville voisine de Castiglione delle Stiviere  , il met en place un hôpital dans l’ église ; de nombreux blessés y sont conduits …..Mais , il constate très vite que tout manque : personnel , compétence ,matériel médical et nourriture ….Il ne veut pas faire de différence entre les soldats ( se fiche de leur nationalité ) …..Les femmes du village le soutiennent via une phrase devenue populaire :   » Tutti fratelli  » ( tous frères ) . En plus , il réussit à obtenir des Français que les médecins autrichiens faits prisonniers puissent aider à la prise en charge des blessés …

   Cet homme, c’est Henri Dunant de Genève ….Suite à cette  » expérience , il écrit  » Un souvenir de Solférino  » publié en 1862 , où il décrit la bataille , les souffrances et le chaos des jours suivants . 

  Un an plus tard , il participe à Genève  à la fondation du comité international  de secours aux militaires blessés , qui prendra en 1876 le nom de Comité international de la Croix rouge (  » drapeau   » de la croix rouge  ) ……..qui se rapproche ( logiquement ? ) du drapeau suisse

 

Très vieille vidéo : Ambulance sur champ de bataille :

Vivian Maier ?


    Connaissez vous Vivian Maier ? Moi non , pas avant d’avoir lu un petit articles ( une dizaine de lignes ) dans un magazine ….Lecture qui m’a incité à en savoir plus sur cette femme :

  Ce que j’ai lu : John Maloof , un jeune agent immobilier achète un jour ( quand ?? )  une caisse contenant 30 000 négatifs de photographies anonymes . En l’ouvrant , il y découvre un formidable trésor  » d’ instantanés de rue   » dont , dit on , la plupart sont captivants et débordent du génie de leur photographe . Mais quel artiste peut bien être derrière ces photos ? se demande Maloof  qui décide de partir à la chasse aux indices et , finalement , après un an de recherche ,il trouve la réponse et surtout un nom : Celui de Vivian Maier . Il la cherche alors mais constate qu’il est déjà trop tard à quelques jours près : Elle vient de mourir , emportant son secret dans la tombe …..En essayant d’en savoir plus, de lever une partie du voile , John présente ces photos , qui seront exposées dans les galeries les plus prestigieuses du monde tout en essayant d’en savoir plus sur leur auteur ….

 » On  » lui parle d’une  » nounou  à la Marie Poppins  » secrète et mystérieuse qui ne parlait jamais de photographie et…cachait son activité à tout le monde ….

   Qui fut elle vraiment ? On ne le saura sans doute jamais , mais Vivian Maier restera dans l’histoire comme celle qui a révolutionné la  » photographie de rue  »

  Ce n’est déjà pas mal …………

Vivian Maier   < =(il semble que ce soi telle….)

Quelques unes de ses photographies :

V.M 1 V.M 2V.M 3V.M auto portrait

J’ ai aussi trouvé ( mais dans une  » encyclopédie papier  » ) :

Vivian Maier, née le 1 er février 1926 à New York , d’une mère française et d’un père d’ascendance autrichienne, et morte le 21 avril 2009 à Chicago, est durant sa vie une nourrice tout en étant parallèlement une photographe de rue amateur, prolifique et talentueuse, dont l’œuvre a été découverte après sa mort, faisant d’elle une artiste célèbre.

 

Hier ,à la télé ……


   

( Pas  » obligé  » de lire , ni commenter )

 

    La télé est toujours  » allumée  » , sans que je la regarde ( un  » fond sonore  » ? ) …..Mais ce jeudi soir , un film m’a interpellé , touché ….

   Il sagit de  » l’emprise  » , histoire d’une femme / mère battue par son mari ……Le film m’a  » touché  » car il a réveillé des souvenirs de mon enfance souvenirs horribles …

 

  Si un lecteur éprouve  l’envie de lire mon billet , je lui conseille de voir la  » prestation  » de M.Lavoine dans le rôle de l’avocat général lors du procès à la fin du film !

P.S: Il faut l’avoir vécu pour comprendre……..