ça s’est passé il y a environ 10 ans:


La grève des mineurs à Marikana désigne une grève sauvage survenue en août 2012 près d’une mine de platine , propriété de Lonmin , dans la région de Marikana, près de Rustenburg en Afrique du Sud .

Le 16 août 2012 , trente-quatre ouvriers sont tués par la police. Ces agissements sont décrits sous le terme de  » massacre  » par l’ensemble des médias internationaux et comparés aux événements qui se sont déroulés à Sharpeville en 1960.

La chef de la police sud-africaine Riah Phiyega a assuré lors d’une conférence de presse que les policiers avaient agi en état de légitime défense face à une émeute armée et agressive.  » Les policiers ont dû faire usage de la force pour se défendre contre le groupe qui les chargeait  ».

Mais par la suite, une commission d’enquête a accusé la police d’avoir menti sur les circonstances du massacre.

Prémices:

Le 10 août 2012 , 3 000 des 28 000 mineurs, qui sont payés en moyenne 4 000 rands (environ 400 euros) par mois, manifestent en réclamant 12 500 rands (environ 1 250 euros), soit plus de trois fois leur salaire actuel.

Des affrontements entre partisans de deux syndicats, le National Union of Mineworkers (NUM) et l’Association of Mineworkers and Construction Union (AMCU), avaient fait dix morts en quelques jours. Le tout premier incident a lieu le 11 août, lors que les grévistes se dirigent vers les locaux de la NUM, pour demander au syndicat d’intervenir auprès de la direction de l’usine. Malgré des circonstances un peu floues, il semble que l’un des membres du syndicat présent dans le bureau ait pris peur devant les grévistes armés de bâtons, de couteaux, de machettes et de lances, et ait ouvert le feu, faisant deux blessés graves ( initialement annoncés comme morts ).

Fusillade du 16 août

Plus tard dans l’après-midi, la police ouvre le feu sans sommation sur un groupe de grévistes. Les rapports officiels montrent que trente quatre mineurs ont été tués et soixante dix huit d’entre eux ont été blessés.

Les services de police sud-africains ont expliqué que les manifestants refusaient de déposer leurs armes et qu’ils ont attaqué les policiers à l’aide de toutes sortes d’armes y compris des armes à feu volées à deux policiers qu’ils avaient tués une semaine avant.

Le  » Congress of South African Trade Unions(COSATU)  », fédération sud-africaine des syndicats à laquelle les grévistes sont opposés, a confirmé le rapport de police lequel disait avoir d’abord fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau contre les mineurs, lesquels ont riposté en faisant usage de balles réelles. Cependant des journalistes présents sur place ont affirmé que les grévistes n’avaient pas tiré en premier. Les femmes des grévistes et l’A M C U ont vigoureusement contesté l’affirmation de la police selon laquelle les grévistes avaient tiré en premier.

Le lendemain,( 17 août 2012), la police locale a communiqué le bilan de la journée du 16 août, soit trente-quatre morts, soixante-dix-huit blessés et deux cent cinquante-neuf arrestations.

Le 19 septembre 2013, la police sud-africaine a été accusée par la commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les circonstances du massacre de Marikana d’avoir menti sur ces circonstances .

Réactions:

L’A M C U ( Association of Mineworkers and Construction Union) a blâmé le syndicat rival, la NUM (National Union of Mineworkers) et la police et par ailleurs insisté sur le fait que contrairement à des rumeurs, le syndicat n’est pas affilié à un parti politique. Une enquête interne à la police est ouverte et le président sud-africain Jacob Zuma

Jacob Zuma ?

a annoncé la mise sur pied d’une commission d’enquête plus large sur la fusillade de Marikana Selon le New York Times , Frans Baleni, secrétaire général de l’Union nationale des mineurs, a défendu l’action de la police sur les ondes de la station radio Kaya FM disant :  » La police était patiente, mais ces gens étaient extrêmement armés avec des armes dangereuses  ». Le Parti communiste sud-africain

emblème du parti communiste sud-africain ?

qui soutient le Congrès national africain (ANC) et le COSATU auquel NUM est affilié ont demandé que les leaders de AMCU soient arrêtés pour avoir manipulé les mineurs.

Le président de Lonmin , Roger Phillimore, a rejeté la responsabilité de ces affrontements meurtriers sur les forces de l’ordre en déclarant que  » la police sud-africaine était chargée de l’ordre et de la sécurité sur le terrain depuis le début des violences entre syndicats rivaux ce week-end.  » La police des polices sud-africaine a envoyé sur place une délégation d’experts le samedi 18/08/2012 afin d’enquêter sur les circonstances de la fusillade et de déterminer les responsabilités.

Le 19 août, Lonmin menace de licencier les grévistes qui ne reprendraient pas le travail le 20 août au matin, mais la majorité des mineurs a rejeté cet ultimatum et entend poursuivre le mouvement.

Le président Jacob Zuma annonce une semaine de deuil national en mémoire des quarante quatre personnes tuées en l’espace de huit jours à la mine de Marikana, dont les trente-quatre grévistes abattus par la police. Zuma annonce à cette occasion la nomination d’une commission interministérielle chargée d’enquêter sur la tragédie, présidée par le ministre auprès de la Présidence, Collins Chabane.

Réponses aux tueries :

Le lendemain du massacre, un groupe de femmes de mineurs a manifesté et chanté des slogans et des chants de lutte contre l’apartheid . Elles ont démenti que les mineurs avaient tiré les premiers et insisté sur le fait que la grève concernait les salaires. Elles exigeaient que les policiers responsables des tirs soient exécutés. Une manifestation a eu lieu au Cap près du Parlement le lendemain du massacre.

À Auckland, en Nouvelle – Zélande, des manifestants ont attaqué l’ambassade d’Afrique du Sud avec des bombes de peinture.

Réactions de la justice sud-africaine :

Les blessés sont en état d’arrestation, tandis qu’un tribunal de la banlieue de Pretoria, inculpe de meurtre les 270 personnes interpellées après la fusillade. Le parquet annonce finalement le 2 septembre que cette inculpation controversée est provisoirement suspendue.

Le 6 septembre, la justice sud-africaine remet en liberté tous les mineurs qui avaient été arrêtés le 16 août. Le juge Esau Bodigelo annonce aux mineurs que  » Les poursuites contre vous pour meurtre et tentative de meurtre ont été retirées  », mais ils restent poursuivis pour violence publique et rassemblement interdit.

Réactions dans le milieu minier:

Le 10 septembre 2012, 15 000 mineurs sud-africains ont à nouveau débrayé dans une mine d’or

une mine d’or

exploitée à plus de 3 000 mètres de profondeur par le groupe Gold Fields dans la banlieue de Johannesburg dans un climat social toujours tendu par le bras de fer qui se poursuit à la mine de Marikana.

Le 12 septembre, la tension persiste sur le front social, où des mineurs du géant Anglo American Platinum (Amplats) ont commencé à bloquer les routes de la  » ceinture de platine  » autour de Rustenburg (nord), alors que Julius Malema veut s’adresser à l’armée.

Fin de la grève :

Le 5 septembre 2012 , plus de 3 000 mineurs en grève manifestent devant la mine de Marikana. Ils ont rejoint le site après une marche de plusieurs kilomètres alors que des négociations devaient reprendre à la mi-journée à Rustenburg. Le 6 septembre 2012, les représentants des grévistes non syndiqués et l’AMCU à l’origine du conflit meurtrier de Marikana ont refusé de s’associer à un accord direction-syndicats majoritaires prévoyant la reprise du travail dans la mine sud-africaine. La grève pend fin le 18 septembre, après un accord de hausse de 22 % des salaires, dans un fort climat de tension entre les deux principaux syndicats, la NUM et l’ACMU, la première reprochant à la seconde d’avoir fait à ses membres des promesses irréalistes.

Monument

Un mémorial de 34 croix a été érigé à la colline de Marikana en souvenir des victimes…..

C’était il ya environ 258 ans….


….le 30 juin 1764

La bête du Gévaudan

Le 30 juin 1764, sur les rudes plateaux du haut Vivarais (au sud du Massif Central), Jeanne Boulet, une petite bergère de 14 ans, meurt victime d’une  » bête féroce  », selon le curé qui l’enterre. À partir de là, les agressions de jeunes bergers vont se multiplier en dépit de grandes battues.

La Bête du Gévaudan (gravure d'époque)

La psychose se répand dans cette région appelée Gévaudan, qui correspond à l’actuel département de la Lozère. La mystérieuse  » bête du Gévaudan  » fait parler d’elle dans les gazettes et même à la cour du roi Louis XV , à Versailles, où l’on mobilise la troupe pour lui donner la chasse. En vain. On lui attribuera au total 80 à 100 décès en trois ans.

Les rumeurs les plus fantasques vont se donner libre cours jusqu’à nos jours, avec le film Le Pacte des loups (Christophe Gans, 2001). D’aucuns imaginent une bête extraordinaire ou encore un tueur en série qui aurait dressé des chiens à cet effet.

D’après l’historien Jean-Marc Moriceau,

Jean-Marc Moriceau?

il s’agirait en fait de trois loups de grande taille ! Le premier fut abattu par François Antoine, porte-arquebuse du roi, en septembre 1765, sur le domaine de l’abbaye royale des Chazes. Le dernier fut tué le 19 juin 1767 par un enfant du pays, Jean Chastel. Après cette date, on n’eut plus à déplorer de drame.

Et l’historien rappelle que les attaques de jeunes gardiens de troupeaux par les loups étaient relativement fréquentes dans les campagnes de l’Ancien Régime, qui comptaient encore au XVIIIe siècle une vingtaine de milliers de loups.!! (Le Petit Chaperon rouge n’est pas seulement un conte )..

A suivre / billet suivant …

Le bicarbonate de soude ….


( je découvre et c’est effectivement très utile)

Bicarbonate de soude

Le bicarbonate de soude, connu de tous, mais comment l’utiliser ?

Le bicarbonate de sodium  (également appelé bicarbonate de soude) est utilisé pour cuisiner, nettoyer, jardiner… Son efficacité est telle qu’il peut être utilisé quasiment pour tout ! C’est également un produit écologique et surtout un produit peu cher .

Qu’est ce que le bicarbonate de soude ?

Le bicarbonate de soude a pour formule NaHCO3. Il est présenté sous forme de poudre blanche.On peut le retrouver sous des appellations différentes comme le bicarbonate de sodium, l’hydrogénocarbonate de sodium ou le carbonate acide de sodium dans les pâtisseries industrielles. Il est aussi parfois appelé Sel de Vichy, car c’est le minéral principal de l’eau de Vichy.

Structure Bicarbonate de soude

Les avantages du bicarbonate de sodium:

  1. Il ne provoque pas d’allergie
  2. Il est comestible (uniquement le bicarbonate de soude alimentaire)
  3. Il est non toxique
  4. Il est biodégradable
  5. Il ne contient pas de conservateur
  6. Il est économique

Notre gamme de bicarbonate

Un peu d’histoire:

A l’époque de l’Antiquité, les égyptiens utilisaient  » le natron  ». Le natron est un minéral composé de bicarbonate de sodium

bicarbonate de sodium

et de carbonate de sodium .

carbonate de sodium

Ils obtenaient le natron de l’évaporation des lacs salés et l’utilisaient pour se frotter le corps comme un savon et pour en faire des onguents. Le natron servait aussi à la conservation des momies.

1791 : Nicolas Leblanc , 

statue=N.Leblanc

chimiste français, élabore pour la première fois le bicarbonate de sodium tel qu’il existe aujourd’hui.
1846 :
Le Dr Austin Church

Dr Austin Church ???

 et son gendre John Dwight

John Dwight ?????

créent à côté de New-York la société Church and Dwight qui exploite la première méthode de raffinage industriel du carbonate de sodium pour obtenir du bicarbonate de sodium à partir du Trona.( Minéral très rare, combinaison naturelle de carbonate de sodium, de bicarbonate de sodium et d’eau de constitution)
1863:Ernest Solvay

Ernest Solvay??

, lance sa première usine de fabrication du carbonate, puis du bicarbonate de sodium en Belgique, par un nouveau procédé combinant deux matières premières minérales naturelles: le sel géologique (appelé sel gemme) et le carbonate de calcium (appelé craie ou calcaire). Ce procédé est encore aujourd’hui le plus employé dans le monde, et le seul employé en Europe.

Comment utiliser le bicarbonate de soude ?

Le bicarbonate est un produit polyvalent… et c’est ce qui fait une partie de son intérêt. Encore faut-il avoir une idée des multiples façons de l’utiliser. Il est possible d’utiliser le bicarbonate de soude de 5 façons différentes : en poudre, en pâte, en solution , en pulvérisation  et en mélange.

Comment récupérer le fond d’une casserole avec du bicarbonate dans la vidéo des 5 usages de nos indispensables pour l’entretien au quotidien :

Le bicarbonate de soude en poudre

C’est comme ça qu’il se présente de prime abord. Il convient dans ce cas de le  » saupoudrer  », d’en verser de petites quantités en répartissant le plus uniformément possible. Le bicarbonate sous forme de poudre est utilisé à chaque fois qu’il doit y avoir une action de  » contact  » :

Pour absorber les odeurs (contact entre les grains de bicarbonate et l’air ambiant).

Pour nettoyer les surfaces (il convient souvent de mouiller le support – éponge ou chiffon – pour permettre à la poudre de bicarbonate d’adhérer).

Pour lutter contre les allergènes sur les matelas, tapis, moquettes.

Dans le cas de mélange avec d’autres poudres : pour la préparation des pâtisseries, en mélange avec la farine par exemple…

Le bicarbonate de soude en pâte

On obtient une pâte en mélangeant environ 3 volumes de bicarbonate et 1 volume d’eau. Cela permet de garder présent la plus grande partie des grains, mais ils restent liés entre eux par l’eau  » saturée  » dans laquelle une petite partie du bicarbonate se sera dissout. C’est la forme idéale pour  » appliquer le bicarbonate  » :

Sur les surfaces à nettoyer.

Sur la peau (bicarbonate de qualité alimentaire).

Dans chaque situation où il faudra faire adhérer le bicarbonate sur une surface.

Voici un exemple de l’utilisation du bicarbonate de soude sous plusieurs formes : le nettoyage de son argenterie sans frotter en diluant pour commencer puis sous forme de poudre ou de pâte en frottant si nécessaire par la suite pour les finitions.

Le bicarbonate de soude en solution

Dissoudre le bicarbonate dans l’eau est très facile. Plus l’eau sera chaude, et plus elle sera  » pure  », plus la quantité maximale de bicarbonate dilué sera élevée.
En théorie, dans une eau totalement pure à 20 °C, on peut diluer jusqu’à 87 grammes de bicarbonate par litre (c’est la limite de solubilité théorique du bicarbonate). En pratique, notre eau du robinet étant généralement très calcaire, elle ne peut plus être considérée comme une eau « pure » à proprement parler, et elle est généralement distribuée à une température entre 10 et 15 °C, et on ne pourra dissoudre qu’une quarantaine ou une cinquantaine de grammes de bicarbonate par litre (soit environ 3 cuillères à soupe). C’est très largement suffisant pour la quasi-totalité des usages du bicarbonate en solution :

En cuisine (quand on le dilue dans le lait, quand on l’utilise pour nettoyer ou cuire les légumes…)

Pour toutes les applications de nettoyage et de trempage (du linge par exemple).

Mais aussi pour les soins du corps lorsqu’on doit faire des bains dans la baignoire ou dans une bassine.

Le bicarbonate de soude en pulvérisation ou vaporisation

Il suffit de dissoudre le bicarbonate dans le réservoir d’un petit pulvérisateur. La pulvérisation peut être très pratique !

La bougie  » connectée  » ?


Dans la série tout est connecté, je vous propose, j’ai lu…

…. la bougie ! Nous parlons bien du même bloc de cire avec une ficelle à l’intérieur, un dispositif qui existe depuis des millénaires, mais qui nécessitait toujours un allumage barbare traditionnel, à base d’allumettes ou de briquets. Le XXIe siècle méritait mieux

et , nous avons mieux !

La première bougie connectée permet d’allumer à distance une bougie composée toujours d’un bloc de cire naturelle de noix de coco et d’une mèche centrale. L’allumage se fait à l’aide d’une résistance qui est alimentée par une batterie rechargeable dans le socle. Une puce Bluetooth se charge de connecter l’ensemble à une app Android ou iOS et vous pouvez ainsi allumer jusqu’à 10 bougies en même temps.

Ce  »magnifique progrès » s’accompagne naturellement de quelques défauts rhédibitoires mineurs. Si l’on comprend bien, l’allumage se fait forcément en haut, donc si vous laissez la cire descendre trop, vous devrez changer toute la bougie. Et puis s’il est possible d’allumer la  » Candle Touch  » à distance, vous devrez l’éteindre en posant un couvercle dessus. On repassera pour la sécurité du XXIe siècle.

Si vous y tenez vraiment, vous pouvez précommander un exemplaire pour 62 € environ avec les frais de port pour la France. Les créateurs de cette bougie connectée évoquent un prix de 20 $ par recharge.


  1. Les plus pointilleux noteront que la bougie telle qu’on la connaît aujourd’hui est nettement plus récente, mais les chandelles sont apparues autour de 3000 avant notre ère et c’est grosso-modo la même idée. ?

Vidéos :

L’acqua-tofana ?


Acqua Tofana ( » eau Tofana  ») ou Manne de Saint – Nicolas ou Arquette est un poison utilisé en Italie au XVIéme et au XVIIIème siècle principalement à Palerme, Perouse, Rome, Naples, Paris. D’après les chercheurs, il pourrait s’agir d’un mélange d’arsenic , de plomb et de belladone.

Son nomvient de Giulia Tofana

Giulia Tofana ?

, une empoisonneuse originaire de Palerme qui vint à Rome pour exercer son  » talent criminel  ». Ce poison servait surtout aux femmes adultères pour se débarrasser de leur époux gênant ou prises au piège de mariages forcés, ce qui lui valut son autre nom de  » manne de saint Nicolas  ».

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L’histoire commence dans le monde souterrain à Rome lorsque les femmes étaient vendues aux enchères, en tant qu’objets, aux hommes aisés désirant une présence féminine à marier dans le but d’assouvir leurs besoins et leurs envies. Une fois acquises, ces femmes faisaient office de conjointes à leurs acheteurs. Elles étaient traitées comme des esclaves, voire comme des animaux. En plus d’avoir été maltraitées et soumises, l’abus sexuel n’était que le supplice de plus.

Dépassées par le comportement inhumain de ces hommes, elles cherchaient une porte de sortie pour se libérer de leur souffrance. Comme elles étaient dans l’incapacité absolue de renverser la situation, la seule solution qui se présentait était d’assassiner leur compagnon. Et c’est à cet instant précis que l’acqua-tofana entrait en jeu. Rien de plus efficace qu’un empoisonnement pour toucher au but sans éveiller le moindre soupçon. Ce fut l’une des principales raisons de sa prolifération. Un autre motif, mais pas des moindres, était la soif de fortune des femmes de l’époque. Elles visaient essentiellement l’héritage laissé par leur époux après leur mort.

Saint Nicolas ?

Incolore, inodore et insipide, la concoction pouvait tuer un homme en environ trois doses de quatre à six gouttes. Elle agissait lentement. La première dose provoquait une grande fatigue, la deuxième, une dysenterie, des vomissements et une soif extrême. La troisième dose était généralement la dernière……….

Le déclin progressif permettait à la victime de sentir venir sa fin, donc, mettre de l’ordre dans ses affaires et édicter ses dernières volontés.

L’eau de Tofana resta longtemps dans les mémoires.d’Alexandre Dumas

A Dumas

l’évoque dans Le Comte de Montecristo :

 » … Nous avons parlé dame de choses indifférentes, de Pérugin, de Raphaël, d’habitudes, de coutumes et de cette fameuse eau de Tofana dont certains, vous a-t-on dit, gardent encore le secret à Pérouse.  »

Qui a conçu ce poison ?

L’acqua-tofana serait sans doute née grâce à la perpétuation d’un héritage familial.Giulia Tofana

Giulia Tofana était une empoisonneuse professionnelle connue comme étant la conceptrice du poison le plus subtile de sa génération. Des sources affirment que Giulia avait hérité son savoir et ses compétences de sa mère, Thofania d’Amado ,

Thofania d’Amado ?

qui aurait été exécutée pour avoir empoisonné son propre mari, l’homme qui aurait pu être le père de Giulia.

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À la fin de l’été 1568, Charles de Guise

, l’énigmatique cardinal de Lorraine, élabora un plan pour mettre fin aux guerres de religion qui commençaient à ruiner la France. Selon une dépêche écrite par l’ambassadeur d’Angleterre, l’ecclésiastique fit venir cinquante grands empoisonneurs d’Italie, à qui il donna chacun 1 000 couronnes  » pour empoisonner le vin, les puits, et d’autres victuailles  » susceptibles d’être consommés par ses ennemis protestants, les huguenots.

50 000 couronnes constituaient alors une somme considérable, et même s’il y a peu raisons d’y croire (aucun huguenot ne fut empoisonné à l’époque), le fait que l’histoire ait circulé au sein des cercles diplomatiques les plus élevés suggère qu’elle était connue mais aussi jugée crédible. Il est difficile d’imaginer une meilleure illustration de la réputation qu’avaient alors les Italiens, présentés comme les maîtres de l’art des poisons.

Toute l’Europe ou presque pensait que les Italiens avaient un don particulièrement développé ( et d’origine diabolique ) pour les potions létales. Le voyageur anglais Fynes Moryson écrivit quelques années plus tard :  » Les Italiens, par-dessus toute autre nation, se vengent par trahison et sont particulièrement bons dans la confection et l’administration des poisons.  »

Il reste tout de même plusieurs incohérences dans ces récits. Il existe de grandes disparités entre deux versions de l’histoire de Tofana. La première histoire la décrit prospère en Sicile dès les années 1630; la seconde la trouve en prison, un siècle plus tard. Elle est censée avoir opéré à Palerme, Naples et Rome, et inventé le poison qui porte son nom, ou en être du moins l’héritière. v

L’incertitude plane également sur les ingrédients de son élixir. La plupart des sources s’accordent à dire que l’acqua-tofana était principalement composée d’arsenic. Mais certains suggèrent qu’elle contenait également de la linaire, de la cantharide officinale, de l’extrait de muflier, une solution d’hémérocalle connue sous le nom d’aqua cymbalaria, et même de la salive d’aliéné.

Le mystère s’épaissit autour des circonstances et des causes de la mort de Tofana. Une source avance l’idée d’une mort naturelle en 1651. Une autre raconte qu’elle s’est réfugiée dans un couvent, où elle vécut plusieurs années, continuant à fabriquer le poison et à le faire circuler par l’entremise d’un réseau de nonnes et de prêtres. Plusieurs autres sources affirment qu’elle fut arrêtée, torturée puis exécutée, même si elles l’annoncent de façon contradictoire morte en 1659, 1709 ou encore en 1730. Dans un récit particulièrement détaillé, Tofana fut tirée de force de son refuge et étranglée, après quoi  »pendant la nuit, son corps fut jeté à l’endroit du couvent où on l’avait arrêtée ».

Il existe un dernier élément, tout aussi énigmatique et bien plus difficile à croire. La puissance dévastatrice attribuée à l’acqua-tofana, ainsi que son caractère hautement mortel et indétectable, sont impossibles à reproduire de nos jours. L’élixir était censé faire partie de ces  »poisons lents » si redoutés au XVIIe siècle. Des poisons aux effets si progressifs que la victime semblait, selon les mots de Charles Mackay,  »mourir suite à une détérioration naturelle ». Mais les potions de l’époque que nous connaissons n’avaient pas les qualités attribuées au poison de Tofana: elles étaient moins fiables, plus facilement détectables, et produisaient des symptômes bien plus violents. Tout ceci nous laisse confrontés à un problème. Serait-il possible qu’une association de fabricants de poisons amateurs fût, d’une façon ou d’une autre, accidentellement tombé sur une formule secrète? Ou est-il plus raisonnable de conclure que les récits sur Tofana sont fortement exagérés, ou bien le fruit d’une forme d’hystérie contemporaine, peu à peu changé en légende?

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

Le mystère….


…….. du Codex Rohonc

Le Codex Rohonc (ou Codex Rohonczi) est un étrange manuscrit illustré de 448 pages écrit par un auteur inconnu dans une langue inconnue.

Un livre de 10×12 cm qui a été offert, avec les autres 30 000 livres de sa collection issue de sa bibliothèque familiale, par le comte Gusztav Batthyany ….

Gusztav Batthyany ?

…..à l’académie des sciences de Budapest.

Le manuscrit a surpris , interloqué les savants qui lui ont donnée le nom de la ville hongroise où se trouvait le château du comte Rohonc

comte Rohonc ?

qui aujourd’hui s’appelle Rechnitz et se trouve en Autriche.

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Le codex ?

Chacune de ses page comportent entre 9 et 14 rangées de symboles. Le nombre total de symboles utilisés dans le livre est d’environ 800, ce qui est environ dix fois plus élevé que n’importe quel alphabet connu, mais la plupart des symboles sont utilisés avec peu de répétitions, de sorte que les symboles du codex peuvent ne pas être un alphabet, mais plutôt un syllabaire (comme par exemple ceux du disque de Phaistos ) .

disque de Phaistos ?

), ou être de nature logographique, comme les caractères chinois.

Accompagnant les textes cryptiques, environ 90 pages d’illustrations incluent des scènes religieuses, laïques et militaires. Les illustrations grossières semblent indiquer un environnement où les religions chrétienne, païenne et musulmane coexistent, car les symboles de la croix, du croissant et du soleil/svastika sont tous présents.

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Si certains chercheurs pensent que le codex Rohonc est un canular, d’autres sont persuadés qu’il est authentique et ont passé des années à essayer de décoder le texte et les illustrations.

L’analyse du papier semble suggérer que le codex a été écrit sur du papier vénitien au XVIe siècle, mais la date est loin d’être certaine, le papier pouvant être beaucoup plus ancien que le texte. D’un autre côté, le texte pourrait aussi avoir été copié à partir d’une source beaucoup plus ancienne.

En analysant ses illustrations, certains érudits imaginent qu’il a été créé au XVIe ou XVIIe siècles.

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Comme pour le manuscrit de Voynich , déchiffrer le code du codex Rohonczi est un challenge que nombreux ont tenté de relever.

Un érudit érudit hongrois a proposé de lire le livre en le retournant de façon à ressembler à une  »ligature sumérienne  ». Il a ensuite associé les lettres de l’alphabet latin au reste des symboles par ressemblance. Il a également réorganisé l’ordre des lettres pour produire des mots significatifs. Cependant, ses méthodes ont été critiquées car il translittère parfois le même symbole avec des lettres différentes, et inversement, la même lettre est décodée à partir de plusieurs symboles.

La philologue roumaine Viorica Enăchiuc

Viorica Enăchiuc ?

a suggéré que le texte avait été écrit dans le dialecte latin vulgaire de Dacie et que le sens de l’écriture est de droite à gauche, de bas en haut. Cette traduction montrerait que le texte est une histoire du 11-12ème siècle du peuple Vlasi (Valaques) dans leurs combats contre les Hongrois et les Pechenegs. La méthode d’Enăchiuc a été critiquée car les symboles qui apparaissaient dans le même contexte tout au long du codex étaient régulièrement translittérés avec des lettres différentes. De plus, il n’y a aucun rapport entre les illustrations du manuscrit et sa traduction.

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Une autre solution présumée a été proposée par l’Indien Mahesh Kumar Singh

Mahesh Kumar Singh ?

: Il affirme que le codex Rohonc est écrit de gauche à droite, de haut en bas avec une variante jusqu’ici non documentée du script Brahmi. Il a translittéré les 24 premières pages du codex pour obtenir un texte en hindi qui a ensuite été traduit en hongrois. La méthode de Singh a également été critiquée pour son manque de cohérence.

Gábor Tokai et Levente Zoltán Király ont imaginé que le script est un système de code qui n’indique pas la structure interne des mots et que la langue du texte est très probablement artificielle. Ils prétendent que le codex contient la date 1593 CE comme référence probable à sa rédaction. Ils déclarent également qu’il s’agit d’un livre catholique ordinaire contenant principalement des paraphrases de textes du Nouveau Testament sur la vie de Jésus.

Avec ces diverses hypothèses et bien d’autres, le mystère du Codex Rohonc reste loin d’être résolu.

Pourquoi dit-on…..


… » Avoir carte blanche  » ?

Cette expression ,qui existe depuis le milieu du XVe siècle, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’a rien à voir avec le monde des jeux, car la carte dont il s’agit ne sert pas à jouer mais à écrire. L’expression  » donner carte blanche à quelqu’un  », issue du vocabulaire militaire, signifiait  » le laisser dicter ses conditions  ». On donnait ainsi à l’ennemi une grande feuille de papier vierge sur laquelle il pouvait écrire ses exigences.

Avoir la libre initiative

 » Carte blanche  » est attestée avec cette signification depuis 1451. L’expression a pris le sens de  » donner les pleins pouvoirs  » au XVIIe siècle avant de prendre son sens actuel ( plus mesuré ) .

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

çà s’est passé un 20 avril……


Le 20 avril 1770, James Cook, explorateur britannique, est le premier européen à aborder la côte orientale de l’Australie. Territoire qu’il conquière au nom de la couronne britannique. Vue la diversité des espèces botaniques, il nomme cet endroit  » Botany Bay  ».

Le 20 avril 1814, après que les sénateurs ont proclamé sa déchéance et sous la pression de ses maréchaux, l’empereur Napoléon 1er fait ses adieux à un détachement de la Garde impériale. Il avait abdiqué 2 semaines plus tôt.

Le 20 avril 1828, René Caillé, explorateur Français, en Afrique, au Mali découvre sur les bords du Niger la ville de Tombouctou. La légende voulait que cette ville soit très riche, René Caillé constate que ce n’est pas le cas. ( Pour traverser l’Afrique Occidentale ; il se fait passer pour un Égyptien ).

Le 20 avril 1926, alors que le cinéma est encore muet, la » Warner Bross  » annonce la mise au point du Vitaphone un nouveau procédé de cinéma parlant.

(Le Vitaphone était un procédé de cinéma sonore  utilisé pour les longs métrages , et pour près de 2 000 courts métrages  produits par la Warner Bros de 1926 à1930. Commercialisé par les frères Warner alors en perte de vitesse pour relancer le marché, ce procédé (labellisé sous le titre Western Electric) s’est révélé peu fiable et fut très vite concurrencé par le procédé allemand Tobis Klangfilm

Le Vitaphone fut le dernier, mais le plus célèbre, des procédés de son sur disque . La bande son  n’était pas imprimée sur la pellicule, mais séparée sur un disque de phonographe . Le phonographe fonctionne en synchronisation avec le film projeté. Plusieurs films parlants (talkies) comme  » Le Chanteur de Jazz  » en 1927 utilisèrent le Vitaphone.)

Le 20 avril 1934, numéro 2 du IIIème Reich, Heinrich Himmler prend la direction de la Gestapo, il fut secondé par Heinrich Müller. À la fin de la guerre, Himmler se suicida pour ne pas être capturé par les alliés.

Le 20 avril 1939, à Berlin une impressionnante parade militaire est organisée pour les 50 ans d’Adolf Hitler (né le 20 avril 1889). Le défilé dure 3 heures pour montrer la puissance de l’armée nazie aux autres pays.

Le 20 avril 1947, le roi Frédéric IX succède à son père le roi Christian X sur le trône du Danemark. Son règne durera 24 ans.

Le 20 avril 1986, le pianiste Vladimir Horowitz partie de Russie en 1925, donne son premier récital à Moscou, après plus de 60 ans d’exil.

Le 20 avril 1992, le roi d’Espagne, Juan Carlos, célèbre l’ouverture de l’exposition universelle de Séville.

Le 20 avril 2010, explosion de la plateforme pétrolière  » Deepwater Horizon  », exploité par BP, dans le golfe du Mexique. C’est le début d’une importante marée noire.

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

 »La vache….


………qui rit »

LA NAISSANCE DE LA VACHE VACHE QUI RIT

Une aventure familiale

Tout commence à Orgelet dans le Jura où Jules Bel s’établit à l’âge de 23 ans (1865), comme maître-affineur. Il achetait des meules  » blanches  » de gruyères et autres fromages à pâte dure aux coopératives appelées  » fruitières  » pour les faire vieillir.

Ambitieux, dynamique, homme du cru qui inspire respect et confiance, Jules Bel a su passer à ses fils l’exigence d’un métier difficile. Il n’est âgé que de 55 ans quand en 1897 il confie son affaire à ses deux fils Henri et Léon, respectivement âgés de 29 et 19 ans. La maison devient alors  » Bel Frères  ».

En 1897, l’entreprise s’installe à Lons-le-Saunier profitant de la proximité de la ligne de chemin de fer et des salines de Montmorot. Henri quitte l’entreprise en 1908, la maison prend alors le nom de  » Léon Bel, Gruyère en gros  ».

Léon Bel et la Première Guerre

Mobilisé à 36 ans, Léon Bel est affecté aux escadrons du  » Train  », au  » Ravitaillement en Viande Fraîche  », dont la mission était de convoyer la viande vers les soldats du front avec des autobus de la Ville de Paris réquisitionnés pour l’occasion !

Les soldats commencèrent à dessiner sur les véhicules des  » insignes  », souvent humoristiques, permettant d’identifier les différentes unités. Le commandant d ‘un régiment ,écrivit à Benjamin Rabier, un illustrateur renommé, qui lui renverra l’image d’un bœuf souriant, qu’un poilu irrévérencieux eut l’idée de baptiser  » La Wachkyrie  »,( en référence aux Walkyries si chères aux Allemands )…

Le fromage fondu

Au même moment en 1917, Emile, Otto et Gottfried Graf, des Suisses, importent en France la technique de fabrication du fromage fondu, mise au point en Suisse en 1907 par Gerber. Le nouveau fromage est encore inconnu, mais il a de l’avenir : il est bon, économique et sa pâte goûteuse conditionnée dans des boîtes métalliques supporte les longs voyages et les climats chauds.

La première Vache qui rit

De retour à Lons en 1919, Léon Bel reprend les rênes de son entreprise. Son esprit clairvoyant va faire merveille : il pressent l’immense succès du fromage fondu dans ce monde d’après-guerre. Pour lancer sa propre marque, il fait appel au savoir-faire d’Emile Graf, et s’installe dans l’atelier dit  » de l’Aubépin  ».

Le 16 avril 1921, Léon Bel dépose la marque  »La vache qui rit  ». L’idée lui vient de s’inspirer de l’insigne du régiment pour représenter une vache en pied avec une expression hilare.

Léon voit grand. Il fonde en 1922 la  » Société Anonyme des Fromageries Bel  », société qu’il dirigera jusqu’en 1937, et qu’il transmettra à son gendre Robert Fiévet. Face au succès rapide de sa nouvelle marque, Léon Bel équipe dès 1924 l’atelier de machines modernes permettant d’augmenter la production tout en améliorant les conditions de travail des ouvriers. C’était également l’occasion de mettre au point la couleuse à portions triangulaires, enveloppées au départ dans un papier d’étain et disposée désormais dans des boîtes en carton. Dès la première année il se vend 12.000 boîtes par jour.

LE SUCCÈS

La naissance d’une image de marque

Léon Bel cherche à faire évoluer l’image de la Vache qui rit. En 1923, il saute le pas en utilisant le dessin de Benjamin Rabier qui lui donne l’aspect sympathique et humain qui lui manquait. Il charge l’imprimeur Vercasson de teinter cette tête de vache en rouge et sur les conseils de sa femme, Anne-Marie, de la parer de boucles d’oreilles en forme de boîte de Vache qui rit. Une manière de féminiser cette vache qui donne son lait pour faire de bons fromages.

Les nouvelles usines (1926-1933)

Les premières installations étant vite dépassées, il fait construire à Lons, une nouvelle usine ultramoderne inaugurée fin 1926. La plus grande originalité de cette usine est la création, en 1926, d’un  »bureau de la publicité  » qui gère en interne la  » réclame  » de la marque. Léon Bel a compris que la publicité commande les ventes.

La nouvelle usine a été conçue pour une production de 120.000 boîtes de Vache qui rit par jour, et très vite on cherche à s’ouvrir sur le monde. Dès 1929, les Fromageries bel commercialisent le fondu en Angleterre. A partir de 1933, elles installent des unités de production et des sociétés de commercialisation en Belgique, et progressivement dans les autres pays européens.

La distribution

Pour acheminer les fromages vers les points de vente au détail, Bel a recours à des grossistes, détaillants, coopératives, soit environ 3.000 grands clients. Il dispose de ses propres dépôts dans toutes les grandes villes de France, d’un réseau de représentants et d’une flotte de véhicules estampillés Vache qui rit. Ces détaillants sont particulièrement  »choyés » par l’entreprise : elle leur fournit du matériel publicitaire qui viendra décorer la boutique : Plaques émaillées, calendriers ou horloges indiquent que la  » maison  » vend bien la célèbre Vache qui rit.

La communication

Dès ces premières années, La vache qui rit communique sur un ton souriant et décalé qui ne la quittera jamais. Elle est devenue une starlette dont s’amuse Joséphine Baker. Elle communique dans la presse, participe aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique : on entend sur les ondes la chanson  » C’est la Vache qui rit  », de Jean Rodor et chantée par le bien nommé Constantin le Rieur… En 1935 et 1936 la marque organise également de grands concours permettant de gagner de superbes lots. A partir de 1933, les boîtes de VQR contiennent des images à collectionner qui en font une marque à succès auprès des enfants

La Vache qui rit sera la première à soutenir les évènements sportifs, grâce à la populaire course cycliste, les Six jours de Paris en 1925, avant de participer à la Caravane du Tour de France dès 1933.

Les nombreuses foires expositions permettent de faire connaître la marque et ses produits dans des constructions aussi éphémères qu’inventives (Salon des Arts décoratifs en 1925, au Salon des Arts ménagers en 1930 et à la Foire de Paris en 1935).

LE RENOUVEAU

Après la guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Léon Bel confie définitivement les rênes de la société à son gendre Robert Fiévet. Lequel restera PDG jusqu’en 1996. Fini les sévères pénuries des années de guerre. La teneur en matières grasses augmente à 40% en 1948, et s’accompagne du lancement sur le marché de nouveaux produits comme le Belébon ou le Bonbel (1947).

La Vache qui rit retrouve son insouciance et sa place auprès du jeune public grâce au slogan  » La Vache qui rit est l’amie des enfants  ». En 1949, c’est une Vache qui rit solidaire et soulagée qui inscrit son visage sur les boites dans le V de la victoire. La tête rouge va se détacher sur un paysage stylisé portée par de nouvelles appellations :  » Tendrébon  » et  » Fromage pour tartine  ».

La publicité

Une agence de publicité va porter le nouveau visage de la marque, l’agence Chavanne : avec le slogan  » La Vache qui rit est un fromage et un bon fromage  », elle fait partie de la vie quotidienne, elle s’affiche dans la rue, dans le métro, à l’arrière des autobus, dans la presse, dans les salles de cinéma, voir même dans une émission de radio pour enfants animée par Alain saint-Ogan  » La Vache qui rit au Paradis des animaux  ». Elle conçoit aussi la panoplie de l’écolier des années 50, avec des protège-cahiers et des buvards grâce au concours des plus grands illustrateurs de l’époque.

Meilleure que jamais…

En 1955, on enrichit la composition et porte à 50% la part des matières grasses, ce qui, à l’époque, représentait une performance technique et un pari. La Vache qui rit devient ainsi plus onctueuse et plus facile à tartiner. L’emballage est rajeuni : une bande bleue et blanche apparaît sur le pourtour de la boîte. Le contour de la tête de la vache est légèrement arrondi. On l’inscrit dans un écusson doré, couronné de quatre étoiles qui suggèrent la qualité du produit.

Encore une fois , la vache qui rit s’adapte à son époque. Elle qui a fait travailler les plus grands affichistes, se lance dans des campagnes publicitaires photographiques. Entre 1961 et 1969, la plupart des affiches montrent les  » bons fromages  » qui entrent dans la composition de la Vache qui rit.

C’est à partir de 1968 que les Fromageries Bel feront leur entrée à la télévision. La Vache qui rit anticipe et accompagne les mutations de la société (jamais trop tôt ni trop tard ) toujours présente au bon moment.

La vitalité commerciale de l’entreprise porte ses fruits : au terme de 11 années de communication vivante et diverse sur le thème des bons produits, la vache qui rit est leader incontestable de son secteur avec 56% de part de marché. Sa notoriété est excellente, l’image du produit, pleinement positive.

L’INTERNATIONAL

Robert Fiévet décide, dès les années 50, de faire le tour de ce monde en mouvement en multipliant les implantations à l’étranger. A chaque fois, l’ouverture sur un nouveau pays repose sur une adaptation souple aux habitudes locales et s’accompagne de publicité. Les exportations de Bel assurent en 1965 11% des exportations totales de fromages français […] et en 1964 Bel reçoit  » l’Oscar de l’exportation  ».

Une petite usine fut installée à Odense, au Danemark dès 1953. Déjà présents dans tout le Marché Commun, les produits Bel entretiennent la conquête de nouveaux marchés comme l’Espagne (1967).

C’est dans la petite bourgade de Leitchfield aux USA, au cœur du Kentucky qu’est implantée depuis 1970 la fromagerie de La Vache qui rit. En 2003, la fromagerie a été surprise par le succès. Cette année-là, le docteur Agatstson publie un ouvrage intitulé » South Beach Diet  », dans lequel il recommande d’utiliser une portion de la VQR light comme encas coupe-faim. Le régime fait fureur aux Etats-Unis, The Laughing Cow allégée se glisse dans le sac des filles, de Manhattan à Los Angeles. Elle devient l’atout minceur des Américaines.

En 1974 une nouvelle fromagerie ouvre ses portes à Tanger. La Vache qui rit découvre l’Afrique qu’elle parcourt jusqu’à Madagascar, traversant le désert du Sahara et la jungle centrafricaine. Tangérois, petits et grands, consomment la Vache qui rit depuis les années 70. Imposant par sa taille, 30.000 m², et son personnel, 1300 employés, c’est l’une des plus importantes unités de production du groupe dans le monde. Aujourd’hui, 35% de la production sont consommés dans le pays, 65% sont exportés vers l’Afrique subsaharienne, les pays du Golfe et le Maghreb. L’usine, qui produisait entre 5.000 et 6.000 tonnes à la fin des années 1970, en produit 40.000 aujourd’hui.

On la retrouve en Egypte qui ouvre deux filiales, en 1998 puis 2006, suivie par l’Algérie en 2001 et 2007.

Au Vietnam, où la Vache qui rit est produite depuis 2011, il est fréquent qu’un hôte accueille un invité en lui offrant une portion de Vache qui rit en signe de bienvenue !

Le cap originel indiqué par Léon Bel est maintenu : La Vache qui rit doit être présente partout, pour tous, dans le monde entier. Alors elle a appris à se glisser dans tous les pays, à se fondre dans toutes les habitudes, à se mettre au goût particulier des consommateurs d’ici et d’ailleurs. La Vache qui rit aux mille visages s’adapte. Sa formule est enrichie en vitamine D et en lipides dans les pays en voie de développement, alors que les Etats Unis et le Canada raffolent d’une Vache qui rit allégée et même aromatisée. Si son image est la même quel que soit le pays son nom en revanche, se prononce dans chaque langue. Partout elle est à la fois identique et pourtant différente.

LES DÉFIS DE LA COMMUNICATION

En 1960, Robert Fiévet dirige l’entreprise depuis vingt-trois ans. Il l’engage dans une nouvelle politique de communication. Dans les années 1970, les nouvelles campagnes publicitaires contribuent à créer une image dynamique et moderne de la Vache qui rit auprès des consommateurs les plus jeunes : ce sera la campagne Les Vachequiriphiles, qui portent haut ses couleurs façon  » pop art  ». Dans une autre campagne Jacques Parnel donne aussi une nouvelle jeunesse à l’icône : il la rend anthropomorphique, la déguise en tenue régionale, lui fait faire du vélo ou de l’autostop avec sac à dos et guitare à la main. Elle incarne son époque et les aspirations héritées de mai 68…

C’est l’époque où La vache subit un nouveau  »lifting’, ses cornes sont émoussées et ses boucles désormais présentées de face.

En 1985, on s’inspire avec humour de la publicité spectacle de l’époque dans le film d’animation  » Le casting  ». Calme et généreuse, la Vache qui rit apparaît en diva.  » Pour être un grand nom du fromage et plaire à tout le monde il faut avoir une sacrée personnalité  », conclut le spot qui fera le tour du monde.

Dans les années 90, on fait référence aux grands standards du cinéma. Un enfant rencontre son héros, pilote de chasse, et lui offre sa portion de Vache qui rit. Le film exploite les sensations, les émotions, les grandes références ( famille, amitié, évasion ) et renforce le positionnement de la Vache qui rit comme un fromage pour tous.

En 2001, la VQR lance à la télévision et sur internet une campagne accompagnée d’un concours intitulée :  » Pourquoi la VQR rit ?  » La vache part à la rencontre des gourmands et fait l’expérience de son immense popularité. Le fameux slogan réussit le tour de force d’imposer à tous une question que personne ne se posait avant et de placer La vache qui rit au cœur de toutes les conversations. Et tout ceci sans montrer une seule fois la fameuse tête rouge !

Avec  » la fabrique  », qui apparait sur les écrans en 2010, La Vache qui rit franchit un nouveau pas : cette publicité réussit la synthèse de toutes les périodes précédentes puisqu’on y voit habilement mêlés : les ingrédients utiles à la fabrication du fromage, des personnages pleins de vie et de santé, souriants et heureux d’être ensemble. On y voit bien entendu La vache qui rit, pour la première fois modélisée en 3D.

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Quelques images /affiches :

Léon Bel
L.Bel et sa femme
usine fabrication gruyère ?
Usine
Affiche ?
1ère boite ?
livraison ?
Affiches.
A l’étranger…
Aujourd’hui ?

Etc……

Klik

Les commentaires ne sont pas utiles, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

C’était il y a environ 110 ans …..


….. le 14 avril 1912

Naufrage du Titanic

Le Titanic sombre au cours de son voyage inaugural, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. C’est la catastrophe maritime la plus médiatique de tous les temps.

Mais si grand qu’il soit, le bilan de la catastrophe (au moins 1 502 victimes) n’est pas exceptionnel et le monde a connu depuis lors des naufrages plus meurtriers. ( kliker pour voir)

Un exploit technique

Le paquebot britannique est mis sur cale le 31 mars 1909 au chantier naval Harland and Wolff, à Belfast, quatre mois après sa  » sister ship  » (ou jumeau), l’Olympic. Construit pour la compagnie White Starline, le Titanic est présenté comme le plus luxueux et le plus grand paquebot de tous les temps. Cependant, ce n’est pas le plus rapide… Le record de vitesse appartient au Mauretania, de la compagnie rivale Cunard Line.

Long de 269 mètres, large de 28, d’un poids de 46 328 tonnes, le Titanic est le plus gigantesque engin mobile construit de main d’homme. Sa hauteur totale atteint 52 mètres dont 10,5 seulement sous l’eau. Il compte 3 moteurs et 29 chaudières, sept ponts dont quatre pour la première classe. Il est surmonté de quatre cheminées imposantes (19 mètres de haut) dont l’une, décorative, qui ne sert qu’à l’aération des cuisines.

Le luxe intérieur est  » idem » pour les premières classes du moins : piscine, bains turcs, gymnase, court de squash, électricité et chauffage dans toutes les chambres, escalier sculpté dans le style Art Nouveau, dôme lumineux...

L’orgueilleux navire est réputé insubmersible du fait de sa double coque en plaques d’acier et en plus, divisé en 16 compartiments étanches dont chacun peut être isolé des autres par une porte coulissante en cas d’incident. Les portes sont actionnées depuis la passerelle par une simple poignée. Elles sont aussi dotées de détecteurs qui les ferment automatiquement au simple contact de l’eau.

Les salons des premières classes à bord du Titanic (1912)

L’armateur n’a pas jugé nécessaire en conséquence de prévoir autant de places dans les canots de sauvetage que de personnes à bord ! Pour ne pas encombrer les ponts supérieurs, il a réduit de 32 à 20 le nombre de chaloupes, avec une capacité de 1178 places (moitié moins que le total des personnes à bord).

Edward John Smith, capitaine du Titanic (1850-1912)(capitaine Edward John Smith)

Le Titanic appareille de Southampton (Angleterre) le 10 avril 1912 à 13h30 pour un voyage qui doit le mener à New York avec à son bord 2 207 personnes d’après les chiffres officiels : 885 membres d’équipage, 329 passagers de première classe, 285 en seconde et 706 en troisième. 

Les passagers de première ont payé 86 à 512 livres ; ceux de troisième classe 7 livres (cabine collective).

Le dimanche 14 avril à 22h55, le Californian, qui navigue au large de Terre-Neuve, passe non loin du Titanic. Il signale à ce dernier la présence de plusieurs icebergs.

Mais le directeur de la compagnie Joseph Bruce Ismay (49 ans)

Joseph Bruce Ismay?

fait fi de toute prudence, désireux qu’il est de remporter le record de vitesse dans la traversée de l’océan. Devant le Mauretania et la Cunard! Le capitaine Edward John Smith (62 ans), bien qu’expérimenté, se laisse convaincre de pousser les feux.

Un naufrage inconcevable

Le paquebot file à 22 nœuds sur une mer lisse comme un miroir. Le drame se produit à 23h40. La vigie voit trop tard la masse d’un iceberg et l’officier de garde ne peut faire marche arrière. Il tente malencontreusement de l’éviter et le heurte sur le côté…

Cinq compartiments étanches du navire sont endommagés par autant de déchirures dont la plus grande fait quatre mètres de long et… un centimètre de large. Lentement, le Titanic prend l’eau sans qu’il soit possible de le sauver. 

À minuit 20, le capitaine Smith ordonne l’évacuation du navire. Il va être englouti avec lui deux heures plus tard. Se brisant en deux, le paquebot sombre et repose depuis par 3800 mètres de fond.

Le naufrage du Titanic (gravure d'époque)
image du net

Sans discontinuer, pendant la tragique évacuation, le chef opérateur radio John George Phillips lance des messages à l’aide. Éjecté du paquebot au dernier moment, il est récupéré sur une chaloupe et meurt de froid peu après. L’eau à -2°C, ne laisse guère de chance aux malheureux qui tentent de s’éloigner à la nage.

Le cargo Californian s’est arrêté devant le champ de glace, à quelques miles du Titanic. Son opérateur radio, endormi, ne capte pas les messages envoyés par Philips. Les matelots de quart voient les fusées de détresse du paquebot mais ne s’en inquiètent pas. Le commandant verra sa carrière brisée du fait de cette accumulation d’erreurs.  

Un navire, un seul, se porte au secours du géant des mers. C’est le Carpathia (de la Cunard !), arrivé à 3h45 sur les lieux du naufrage. Sous le commandement d’Arthur Rostron, il va recueillir en tout et pour tout 705 survivants. Le naufrage aura fait un minimum de 1502 victimes (non compris d’éventuels passagers clandestins comme le héros du film de James Cameron).

337 corps ont pu être repêchés. Ils seront inhumés pour la plupart dans les cimetières d’Halifax en Nouvelle-Écosse (Canada).

Sur le pont du Carpathia, le révérend Hind prie pour les premières victimes avant leur immersion

Des témoignages accablants

Les rescapés du Titanic vont témoigner de l’inconscience des passagers qui, incrédules et trop confiants dans la fiabilité du paquebot, se sont attardés dans les salons et les chambres et ont laissé partir les premières chaloupes à moitié pleines.

Ils vont témoigner aussi de l’injustice faite aux malheureux passagers de la troisième classe, empêchés de gagner à temps les chaloupes. Il semble en effet que l‘on aurait fermé des grilles pour les empêcher de gagner les ponts de la première classe.!!!!

Le naufrage du Titanic, chaloupes de rescapés

Le bilan est accablant : on compte 205 survivants sur les 329 passagers de première classe (les deux tiers), 118 sur les 285 de la seconde (moins de la moitié) et seulement 178 sur les 706 passagers de la troisième.

Les 885 membres d’équipage ont également payé un lourd tribut avec seulement 112 survivants. Stoïque et conscient de ses devoirs, le capitaine Smith est mort à son poste en lançant cette dernière injonction à ses marins :  » Be British, boys ! » ( » Comportez-vous en Anglais, les gars !  »).

Le directeur Bruce Ismay a pu quant à lui s’échapper à temps. Principal responsable de la tragédie, il finira tranquillement sa vie à 75 ans.

L’incroyable  » naufrage  » de la presse

Le surlendemain du drame, les journaux sont induits en erreur par les premières dépêches. Comme Le Petit Journal (16 avril 1912, page 1 et page 2 ), ils font état du naufrage du Titanic tout en annonçant rien moins que le sauvetage de tous les passagers et membres d’équipage. Cruelle méprise.

Le Petit Journal, 16 avril 1912 (source : BNF)<== Le journal

Fin d’un monde

Titanic, le film de James Cameron (1997)La catastrophe porte un coup à la foi des Européens en un progrès indéfini de la société : on ne va plus parler de la technique dans les mêmes termes qu’auparavant et la Grande Guerre, deux ans plus tard, va porter un coup fatal à la suffisance orgueilleuse des élites de la » Belle Epoque  ».

Sans doute est-ce en raison de cette  » dimension symbolique  » que le naufrage a tant marqué les esprits et continue d’exciter les imaginations…

L’épave a été explorée le 1er septembre 1985 par une équipe franco-américaine. En 1997, le réalisateur de cinéma James Cameron a puisé dans le drame matière à un chef-d’oeuvre sentimental et à l’un des plus grands succès commerciaux de l’histoire du cinéma, avec Leonardo di Caprio dans le rôle principal.

À la recherche des coupables……

Du fait de sa dimension symbolique, le Titanic continue un siècle plus tard d’exciter la curiosité des chercheurs, jusqu’à susciter des thèses plus ou moins fantaisistes autour des raisons de son naufrage.

La dernière en date est le fait d’un journaliste irlandais, Senan Molony : en examinant des photographies du paquebot avant son départ, il a cru détecter des marques de fragilité sur la coque ; elles seraient la conséquence d’un incendie qui aurait couvé pendant plusieurs semaines dans la soute à charbon et aurait endommagé les compartiments étanches. Pour éviter un préjudice financier, la compagnie White Starline aurait pris le risque de laisser partir le paquebot malgré le risque encouru.