Charles Tellier ….


Ses traveaux , découvertes nous sont bien utiles aujourd’hui :

  Fils d’un marchand épicier devenu industriel de la filature à Condé-sur-Noireau en Normandie mais ruiné par la Révolution de 1848, il étudie en faculté l’ammoniaque, un engrais concentré puis la production domestique de l’air comprimé.
  Le projet sur la production domestique de l’air comprimé est présenté à la ville de Paris, mais le baron Haussmann qu’aucune idée audacieuse n’effraie lui donne ce conseil :  » La glace manque à Paris quand les hivers sont chauds, vous devriez vous occuper de la fabriquer artificiellement.  »  Il faut dire qu’à l’époque, pour conserver les denrées, on remplissait un grand puits appelé glacière de deux cents tombereaux de neige et de glace. Cette conservation héritée des Romains était aléatoire.
  En 1856, Charles Tellier s’appuie sur les travaux de laboratoire de Faraday qui obtient une température de −11 °C et de Thilorien qui par liquéfaction arrivera à abaisser la température à −79 °C.
Deux ans plus tard, il crée sa première machine frigorifique à circulation de gaz ammoniac liquéfié, pour la production du froid à usage domestique et industriel.
  Cette invention qui bouleverse le monde moderne, est constamment améliorée et, en 1865, il construit une machine à compression mécanique à gaz liquéfié et l’installe dans la fabrique du maître-chocolatier Menier.
   En 1876, le navire Frigorifique parti de Rouen rapporte de la viande à Buenos Aires en bon état de conservation après 105 jours de mer.
   On lui doit également un nouveau procédé de séchage de la morue par air chaud qui avait séduit l’armateur Le Goaster.
   Quelques années plus tard en 1879, il entreprend avec Alexandre (Louis-Ernest) Bure,  ( comte héréditaire de Labenne, second fils naturel de Napoléon III et d’Eléonore Vergeot ), dont la famille s’est installé à Paimpol, la construction d’une usine grâce à la fortune de la femme de ce dernier : le 12 mars 1879, Labanne épousait en secondes noces à Paris, Marie-Henriette Paradis, âgée de 22 ans, riche héritière d’un banquier décédé en 1871. Mais l’opposition de certains hommes politiques et d’industriels de la région finit par décourager Tellier et ses deux associés l’armateur Le Goaster et Labenne ; ce dernier, déjà malade, abandonne la partie et regagne Paris où il meurt , le 11 janvier 1882, à 36 ans.
  Charles Tellier a découvert et mis au point la méthode du refroidissement par cascades, qui rend un fluide facilement liquéfiable, comme l’anhydride sulfureux, utilisé pour déterminer la liquéfaction d’un autre liquide plus difficile à liquéfier, comme l’anhydride carbonique. Ce principe sera utilisé et rationalisé vingt ans plus tard.

   Charles Tellier meurt à son domicile  de la rue d’Auteuil à Paris en 1913 dans la plus grande pauvreté et, peu avant de disparaître, il dira à un de ses proches :  » Le convoi des pauvres m’attend, mais ce sort final des travailleurs ne m’effraie pas…  ». Il repose au cimetière de Passy .Et une plaque se trouve sur le mur de la maison où il est mort 

J’ai lu à propos de LU …..


    La première Exposition universelle ouvrait ses portes à Paris le 14 avril 1900 …Avec environ 50 millions de visiteurs , c’était l’exposition où  » il fallait être  » ….La marque de biscuit Lu est au rendez-vous et sort du lot grâce à une technique originale de vente  : Utiliser l’art de son temps …..

En 1900 , au pied de la tour Eiffel , la tour Lu flambant neuve se voit de loin dans l’Exposition universelle …

    Le patron de Lefèvre – Utile , a imaginé une tour immense , un peu comme un phare de style  » art nouveau  » avec beaucoup de couleurs et de courbes . A l’intérieur , deux escaliers mènent à un salon de thé au plafond orné de biscuits Lu  ! ( un bâtiment à la mode de l’époque ) ….Louis Lefèvre Utile est passionné d’art et en a fait son argument de vente . Les gâteux ne doivent pas seulement être bons , ils doivent aussi être attrayants par la beauté de leur emballage . Lefèvre – Utile invente ,  pourrait on dire , le  » marketing artistique  » . Sur ses boîtes de biscuits et affiches publicitaires , il fait reproduire des peintures d’artistes …C’est ainsi qu’il repère le travail d’un jeune talent encore peu connu : Alfonse Mucha ….Les boîtes Lu seront vite décorée dans le style  » art nouveau  » , avec des femmes aux courbes généreuses , aux longs cheveux et épaules dénudées .

  L’art de l’époque entre ainsi dans les maisons sous la forme de boîtes de biscuits et, dans les rues , les boutiques , tout le monde reconnait la marque Lu …La recette fonctionne si bien que le fils de Louis , Michel Lefèvre -Utile , l’utilise quand il prend les commandes de la maison .

   En 1937 , toujours à Paris s’ouvre une nouvelle Exposition universelle …L’ Art nouveau a fait place à l’Art déco ….On construit un autre pavillon Lu  qui , évidemment , n’échappe pas à l’art de l’époque ….C’est un pavillon gigantesque , construit entre le pont de l’Alma et le pont Alexandre III .Il ressemble à une grosse boîte de biscuits …Pour y accèder , les visiteurs passent par une grande entrée surmontée d’un immense  » petit – beurre  » ..A l’intérieur , le symbole Lu est partout : Sur de grandes photos , sur les rideaux et les murs , afin de donner envie de  » succomber  » à la tentation des biscuits .

La marque continuera des années après à faire appel à l’art de son temps  : Dans les années 50 , quand les U.S.A et le  » design  » sont à la mode , tous les emballages seront redessinés . Le logo Lu  apparait avec les lettre L et U blanches sur fond rouge ….Les ventes progressent encore …Cent millions de paquets furent vendus en 1960 ! 

   

 

Le  » noeud gordien  » ?


  Difficulté qu’on ne peut résoudre, obstacle qu’on ne peut vaincre

   Gordius (c’est de ce nom que vient le mot gordien) était un laboureur de la Phrygie qui n’avait pour toute richesse que son chariot et ses bœufs. Quand les Phrygiens voulurent se donner un roi, ils consultèrent l’oracle, et l’oracle leur répondit de prendre le premier homme qu’ils verraient monté sur un char.
Cet homme fut Gordius. Il donna son nom à la ville de Gordium, capitale de la Phrygie. Le char de Gordius, que Midas, son fils, consacra à Jupiter, est resté célèbre par le nœud qui attachait le joug au timon, et qui était si habilement enlacé qu’on ne pouvait en apercevoir les bouts.

    Quand Alexandre, vainqueur de la Phrygie, se fut rendu maître de Gordium, il apprit qu’une ancienne tradition promettait l’empire de l’univers à celui qui dénouerait ce nœud. Aristobule (  ?  ) prétend qu’il le délia avec la plus grande facilité après avoir ôté la cheville qui tenait le joug attaché au timon ; mais on croit plus généralement qu’il coupa ce nœud d’un coup d’épée.

Alexandre coupant le nœud gordien Noeud-Gordien
    Le nœud gordien est resté dans le langage pour caractériser une difficulté qu’on ne peut résoudre, un obstacle qu’on ne peut vaincre. Se tirer d’embarras par un moyen expéditif et vigoureux, c’est trancher le nœud gordien.

  » Ah ! c’est un grand malheur, quand on a le cœur tendre,
Que ce lien de fer que la nature a mis
Entre l’âme et le corps, ces frères ennemis !
Ce qui m’étonne, moi, c’est que Dieu l’ait permis.
Voilà le nœud gordien qu’il fallait qu’Alexandre
Rompît de son épée et réduisît en cendre. »
(Alfred de Musset)

çà s’est passé il y a environ ….


200 ans :

  En mai-juin 1819, le Savannaha d’abord prévu comme navire à voile puis équipé d’une machine de 90 ch, effectua une première traversée de l’Atlantique partiellement à la vapeur. Il avait embarqué 75 tonnes de charbon et 25 tonnes de bois. Il poursuivit son périple jusqu’à Saint-Pétersbourg. Après son retour, la machine fut démontée….

Le Savannah Savannah 1er bateau à vapeurreprésente la première application réussie du moteur à vapeur sur un navire transatlantique, en 1819.
   Cette année-là, le navire appareille de la ville de Savannah, en Géorgie aux États-Unis le 24 mai. Il a été construit en 1818 aux chantiers Crock & Picket à New York, jauge 320 tonneaux, pour 45 mètres de long. Il est doté d’un gréement classique, avec voiles  »  aurique  » et carrées, c’est un trois-mâts. Mais il possède aussi un moteur à vapeur de 90 CV, propulsant deux roues à aubes ; sa cheminée est orientable pour éviter d’incendier la voilure. Il rejoint Liverpool, en 27 jours et 18 heures sur lesquels il avait marché 18 jours à la vapeur.

   L’embarquement combustible a été limité à 73 tonnes de charbon et 90 stères de bois. Cette cargaison était nettement insuffisante pour la traversée, il ne s’agissait que d’un appoint, le but n’étant pas une autonomie complète surtout pour une traversée d’est en ouest.
    Moses Rogers MosesRogers-Portraiten est le commandant. Il part d’abord à la vapeur, mais n’utilise les moteurs que par panne de vent. Il approche le port de Kinsale, en Irlande à la vapeur. Les garde-côtes qui aperçoivent la fumée croient à l’arrivée d’un bateau en feu !!!!

Bonnus lol : Moses Rogers (né environ en 1779, mort le 15 novembre 18211) était un navigateur américain, né à New London, Connecticut. Il a été impliqué dans certaines expériences, et dans la mise en œuvre, de la propulsion à vapeur des bateaux. Il était le capitaine du fameux bateau Savannah qui pour la première fois a traversé l’Atlantique avec l’aide d’un moteur à vapeur. Il a ensuite, vers la fin de sa vie, été le capitaine du bateau à vapeur Pee Dee, opérant celui-ci entre Georgetown et Cheras. Au moment de sa mort sa famille habitait Philadelphie. Il est mort de la fièvre jaune à Georgetown, Caroline du Sud. Il est enterré au cimetière de l’Église baptiste de Georgetown. 

? Vrai ? !


  Pendant la première guerre mondiale ,un soldat britannique soldat anglaisnommé Henry Tanday  aurait sauvé la vie d’un soldat allemend soldat allemand blessé …..Ce dernier fut identifié plus tard , dit on , comme étant ………Adolf Hitler !Hitler soldat

Un nom  » à coucher dehors  »


   Souvent, si on entend une personne dire qu’elle se nomme …par exemple  :  » Chioli , Connart,Robinet , Cercueil   »  ou un nom à consonnance étrangère difficile à prononcer comme Andreszjw Kraszwieskichigawa ou Hildegarde von Geschwätzschwarzwaldzahnartz,   » on  » pense que la personne a un nom  » à coucher dehors  » .

D’où vient  , de quand date cette expression ? 

Après avoir cherché ici et là , j’ai trouvé un semblant d’explication  :

L’expression nous viendrait d’une époque où , lorsqu’ une personne était perdue et devait demander le gîte à des inconnus , il valait mieux qu’elle ait un nom à consonnance  » chrétienne  » pour trouver un endroit où passer la nuit . Dans les auberges , les gens qui avaient un nom  » bourgeois  » avaient plus de chance d’obtenir une chambre que les autres ( qui avaient un nom difficile à prononcer , ou étrange  ) qui risquaient fort de devoir dormir dehors …

       Mais on peut aussi avoir un nom à coucher dehors  » avec un billet de logement  » ….Là , il semble que se soit l’armée napoléonienne qui soit à l’origine de cette  » variante  » . En effet , cette armée était composée de nombreux soldats recrutés à l’étranger . A cette époque , les habitants de la localité où stationnait l’armée étaient tenus d’herberger les officiers munis du fameux  » billets de logement  » ….Comme ces officiers avaient des noms à consonnance étrangère pouvaient passer pour des ennemis , on disait qu’ils avaient  » un nom à coucher dehors avec un billet de logement  » ………….

Il y a environ 219 ans :


  ( Ce billet est un  » fouillis  » , nul !) 

  Une capitale sortie du néant :Washington
La Convention a décidé le 21 février 1787 de donner une vraie capitale au pays. Par souci d’équilibre, elle choisit de l’implanter entre les États du Nord et ceux du Sud, au contact du Maryland et de la Virginie. Elle détache pour cela un territoire marécageux sur la rive droite de la rivière Potomac et en fait le district de Columbia , un territoire fédéral administré par le gouvernement central.
Le plan d’urbanisme de Washington est l’oeuvre de Pierre Charles L’EnfantP.C L'Enfant. Cet architecte français, qui s’est battu à Saratoga aux côtés de La Fayette Lafayette et des insurgés américains, décide de construire une ville « royale », à l’image de Versailles !
Washington,fut ainsi nommée en l’honneur du premier président des États-Unis (mort en 1799),G.Washington présente un plan géométrique avec des rues en damier coupées par des avenues obliques qui débouchent sur des places circulaires.Washington plan ( ? vrai   plan ? )
Tous les bâtiments administratifs d’origine s’inscrivent dans le Triangle fédéral formé par le Capitole ( où siège le Congrès  ) , la Maison-Blanche et le Memorial de Georges Washington (un obélisque de 169 mètres de haut).obélisque ? ( vrai ? )
La résidence présidentielle, sur Pennsylvania Avenue NW, est inaugurée en 1800 sous le nom officiel  » d’Executive Mansion  » (le Manoir présidentiel). Mais ce nom sera très vite délaissé au profit de White-House (Maison-Blanche). Partiellement brûlée par les Anglais en 1812, elle fut reconstruite dans le style néo-classique georgien.
De l’autre côté du Potomac, la ville d’Arlington, située en Virginie, abrite depuis le 15 janvier 1943 le quartier général du département de la Défense américaine, C’est à dire le  « Pentagone » Pentagone nommé ainsi à cause  de sa forme. Ce serait le plus grand bâtiment de bureaux au monde avec 28 km de couloirs sur 24 mètres de haut pour 281 mètres par côté. Arlington abrite aussi depuis 1861 la nécropole nationale, implantée sur la plantation du général Robert E. Lee, commandant en chef des troupes confédérées pendant la guerre de Sécession.
Capitale prestigieuse,  mais ville souffreteuse
La ville de Washington (700 000 habitants) se distingue des autres villes américaines par ses constructions relativement basses et entrecoupées de vastes espaces verts. Mais sa périphérie, peuplée de laissés-pour-compte, a des aspects beaucoups plus déplaisants.
Le district de Columbia, du fait de son statut de capitale fédérale et de l’absence de ségrégation, a attiré dès le début du XXe siècle de nombreux Noirs du Sud. Ceux-ci représentent aujourd’hui près des deux tiers de la population et leurs conditions de vie restent dans l’ensemble très médiocres. Il s’ensuit que la municipalité manque  » cruellement  » de ressources et vit sous perfusion financière

 

  Le 3 juin 1800, John Adams,J.Adam deuxième président des États-Unis d’Amérique, quitte Philadelphie pour Washington. Comme sa nouvelle résidence n’est pas prête, il  »campe  » pour quelques mois à l’Holiday Inn. Le 21 novembre 1800, c’est au tour du Congrès,( c’est-à-dire le Sénat et la Chambre des Représentants ), de s’installer dans la nouvelle capitale fédérale.
   L’année suivante, en mars 1801, Thomas Jefferson Jeffersondevient le premier président à y prendre ses fonctions. La ville ne compte encore que trois mille habitants.

Pourquoi… » le mieux  » ou…


 » Le nec – plus – ultra  » ?

  Même si ,  » on  » entend moins cette expression , ( on dit plus  » c’est parfait  » ,  » c’est la top  » etc….) , pour m’occuper , j’ai cherché ici est là  et ….
      « nec plus ultra » est , bien entendu , une expression latine ; elle serait utilisée depuis le début du 18 ème siècle et  trouve son origine dans la mythologie romaine.

     Elle apparaît dans les douze travaux d’Hercule quand le héros sépare l’Europe de l’Afrique lors de son dixième exploit. En tapant sur le sol, Hercule fait naître un séisme qui provoque la formation de deux colonnes rocheuses à Gibraltar, nommées depuis  » les colonnes d’Hercule  » colonne-hercule. Ce lieu lui semblant être les limites du monde, il y grava « nec plus ultra », ce qui signifie « limite à ne pas dépasser ».

    Le sens initial de l’expression a évolué vers la notion de perfection : c’est forcément parfait puisque l’on ne peut pas aller plus loin !

 P.S : Les 12 travaux d’Hercule ?

1) Etouffer le lion de Némée
  2) Tuer l’hydre de Lerne
  3) Battre la biche de Cérynie à la course
  4 ) Ramener le sanglier d’Erymanthe vivant
  5) Nettoyer les écuries d’Augias
  6) Tuer les oiseaux du lac Stymphale

   7) Vaincre le taureau de Minos
   8 ) Capturer les juments de Diomède
   9 ) Ramener la ceinture d’Hippolyte
   10) Ramener les boeufs de Géryon
   11 ) Ramener les pommes d’or des Espérides
   12 ) Capturer Cerbère, le chien à trois têtes

 »être réduit au bâton blanc  » expression ancienne…..


  J’ai lu cette expression ( jamais entendue ) tout à l’heure alors…….Sa signification :

   On dit  que cette expression est une allusion à l’ancien usage selon lequel les soldats d’une garnison qui avait capitulé sortaient de celle ci  avec un bâton à la main, c’est-à-dire avec un bois de lance dégarni de fer.

    Mais celà semble  faux ; car cet usage n’aurait  été  selon certain écrits , introduit que parce que le bâton dépouillé de son écorce était un symbôle de pauvreté et de dépendance que portaient  surtout  les  »  suppliants  » et les prisonniers. Il parait aussi que , d’après  la loi salique, le » meurtrier  », obligé de quitter le pays lorsqu’il ne pouvait payer la taxe , sortait de sa maison, en chemise , pieds nus et bâton en main .
     Une  loi  semblable  se trouverait  dans cette formule des archives de Bade :  » Partir avec petit bâton et du bien faire l’abandon  » . On peut lire , parait il , dans les  »Antiquités d’Anvers  »  , que les  » confrères de l’arc  » de la ville de Welda se présentèrent devant les statues des saints avec des baguettes blanches dans leurs mains en signe de dépendance.
 » Je ne plains pas les garçons : Un garçon vit partout, pourvu qu’il sache travailler ; mais le pauvre petit peuple des filles doit chercher sa vie avec un bâton blanc à la main.  » (Mémoires de Luther)

? J’en conclue que celà signifie la même chose  » qu’être au chômage  » de nos jours ?

 » L’autre  » Mozart !


  Si tout le monde connaît Wolfgang Amadeus Mozart, seuls les érudits savent qu’il avait une sœur aînée tout aussi douée pour la musique.
  Surnommée affectueusement “Nannerl”, Maria Anna Walburga Ignatia Mozart a néanmoins vu sa carrière contrariée par les carcans misogynes de son époque.
  L’alter ego de son jeune frère
Fille aînée du couple formé par Anna Maria et Leopold Mozart, La jeune Nannerl , fille ainée du couple Mozart ( Anna Maria et Léopold) a cinq ans de plus que son frère Wolfgang Amadeus, né en 1756. Surnommée affectueusement “Nannerl”, Maria Anna Walburga Ignatia Mozart vit sa carrière  contrariée par les carcans misogynes de son époque.

 » Nannael  » et son frère sont très proches  depuis leur plus tendre enfance, ils développent une » relation fusionnelle  », allant même jusqu’à élaborer un langage secret pour communiquer.
   Le goût qu’ils ont pour la musique est évidemment l’un des ciments de leur complicité, Nannerl avait été initiée au clavecin dès l’âge de sept ans, devant les yeux ébahis de son petit frère. Très doués en plus d’être complémentaires, les deux jeunes musiciens se produisent rapidement en concert dans plusieurs grandes villes d’Europe.
    Ainsi, les deux enfants (âgés respectivement de 11 et 6 ans) se rendent-ils en duo à Vienne, Munich, Paris ou encore Londres, pour jouer devant un parterre de mélomanes ébahis devant le talent précoce de ces jeunes prodiges.
 Très rapidement ,c’est Wolfgang qui se charge de la composition et des performances
instrumentales, tandis que sa sœur aînée l’accompagne ou chante à ses côtés.
Des rêves brisés
   Malgré des talents évidents dans le domaine de la composition et de l’interprétation musicale, la jeune fille est en effet  » bridée  » par son père qui  voit dans Wolfgang Amadeus un talent inestimable auquel il faut se consacrer en priorité, le rôle de sa fille aînée devant se réduire à celle d’une femme à marier.!
   Ainsi, lorsque Nannerl atteint l’âge de 18 ans, Leopold Mozart lui interdit d’étudier le violon et cesse de l’emmener en tournée avec son frère cadet.
    De plus, la jeune fille  doit donner des cours de piano pour financer les déplacements de Wolfgang Amadeus en Italie, ce qui finit par la plonger dans un état de dépression…..
   La musicienne maintient malgré tout des rapports cordiaux avec son frère, mais leurs rapports se distendent inexorablement.
   Alors  que Wolfgang se marie et devient une vedette internationale, Nannerl se voit en effet contrainte d’épouser un homme choisi par son père. Devenue mère au foyer, elle ne se consacre plus que très rarement à la musique et finir par mourir aveugle en 1829.
    Un bien triste sort pour un talent d’exception………..