Alphonse Bertillon : l’inventeur de la police scientifique


Quelle drôle d’idée ! A la fin du XIXe siècle, Alphonse Bertillon se met à mesurer les délinquants sous toutes les coutures pour identifier les récidivistes. Et ça marche !

Des policiers studieux, en plein cours de signalement descriptif ou  » portrait parlé  », sont en train d’apprendre à décrire une oreille, un nez, un visage. Mais pas n’importe comment : ils doivent utiliser une nomenclature précise pour chaque partie du visage. Le nez peut, par exemple, être convexe, concave, rectiligne ou busqué. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et Alphonse Bertillon, un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris, a mis au point le premier système élaboré d’identification. A l’époque, la moitié des criminels sont des récidivistes, alors mieux vaut pouvoir les reconnaître !

1 chance sur 286 millions de confondre deux personnes

Sa méthode, le bertillonnage, consiste à prendre des mesures en 14 points du corps (grâce à une mallette de mensuration anthropométrique), à décrire les particularités physiques (cicatrices, tatouages, grains de beauté…) de l’individu appréhendé, à faire son portrait parlé, le tout accompagné de deux photos du suspect. Avec tout ça, il n’y a qu’une chance sur 286 millions de confondre deux personnes ! Le système Bertillon va donner naissance au premier bureau de l’identité judiciaire à Paris, en 1883, avant d’essaimer dans toute la France.

De nouveaux outils scientifiques

Mallette anthropométrique : Elle comprenait un compas, une règle et une réglette à coulisse, deux toises et une règle murale horizontale graduée.

 

Les yeux revolver : La base de l’identification, c’est la précision. Pour décrire au mieux la couleur des yeux des criminels, Bertillon a recensé 54 nuances de l’iris humain.

 

Tous fichés. Bertillon (c’est lui sur la photo) crée la fiche d’identification  » parisienne  » : elle contient le signalement anthropométrique de l’individu, son portrait parlé et ses deux photos. Ces fiches sont ensuite classées dans des armoires : les grands avec les grands, les moyens avec les moyens…

Sous tous les angles : Mesurer le pied gauche, la longueur et la largeur de la tête, mais aussi l’envergure (la longueur d’un bras à l’autre), la taille, la hauteur du buste, la longueur de l’oreille droite, de la coudée gauche, l’arête du nez ou encore l’écartement des yeux. Au total, 14 mesures anthropométriques sont effectuées sur chaque criminel arrêté

Alphonse Bertillon

est d’abord tenté de nier l’intérêt de cette technique concurrente, anglaise qui plus est. Mais, sollicité après un meurtre qui a eu lieu chez un dentiste parisien, il met en évidence les similitudes entre les empreintes digitales recueillies sur place et celles d’un obscur repris de justice auquel il a eu affaire quelques mois plus tôt.

Ce premier coup d’éclat de la police scientifique consacre la gloire de Bertillon… et la supériorité du fichier d’empreintes digitales.

On ne peut oublier aussi qu’Alphonse Bertillon s’est empêtré en 1894 dans l’analyse graphologique du bordereau qui allait entraîner l’incarcération du capitaine Dreyfus.

Ayant cru reconnaître l’écriture du capitaine, contre l’avis des autres graphologues, il s’est enferré dans son erreur en émettant une fumeuse théorie sur la façon dont l’inculpé aurait tenté de maquiller son écriture. Ce faux pas n’a pas pour autant entamé sa popularité

La Face cachée de…..


.….Claude François ?

RMC Story diffuse ce lundi 11 octobre dès 21h05 le documentaire La Face cachée de Claude François : les secrets inavouables, dans lequel il est question des nombreuses relations qu’aurait eues le chanteur star avec des fans mineures.

Dans les années 70,Claude François  était l’un des chef de file de la vague  » yéyé  »avec Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Sheila et bien d’autres. Tous ces artistes suscitaient l’admiration de millions de jeunes qui s’arrachaient leurs disques. Mais le plus adulé de tous était sans aucun doute  » Cloclo  » qui provoquait l’hystérie à chacun de ses concerts. Une relation fusionnelle selon une ex-Clodette : les fans l’aimaient et il le leur rendait bien, surtout quand elles étaient jolies et… très jeunes. C’est ce qui ressort du documentaire diffusé ce lundi 11 octobre dès 21h05 sur RMC Story, la Face cachée de Claude François. En 2018, déjà, un documentaire diffusé sur Paris Première  révélait l’existence d’une femme, Julie ,fille cachée et fruit des amours du chanteur et d’une jeune fille prénommée Fabienne, qui n’avait pas alors 14 ans.

Georges Moréas, commissaire de police, était chargé d’auditionner Claude François :

L’enquête se poursuit donc sur RMC Story avec divers témoignages, dont celui de Julie mais aussi celui de Georges Moréas, commissaire de police qui a été chargé d’auditionner Claude François en 1977. En effet, les parents de Fabienne s’aperçoivent que celle-ci est enceinte au sixième mois de sa grossesse. La jeune fille avoue qu’elle a eu une relation sexuelle avec Claude François alors qu’il était en tournée en Belgique, où la famille réside. Avoir une relation sexuelle avec une mineure de cet âge est alors considéré comme un crime et la police belge ouvre alors une enquête.

Georges Moréas, alors commissaire à la brigade judiciaire de Versailles, est également contacté par Interpol. « Je reçois dans mon courrier une note d’une page et demi qui relate les faits avec deux petites photos d’identité d’une gamine, pour ne pas dire une enfant », se souvient-il à notre micro. « Je ne suis pas chargé de faire une enquête, simplement de faire une audition de Claude François pour qu’il s’explique sur ces faits. Mais à ce moment là, je ne sais pas s’il s’agit d’une affaire sérieuse ou simplement de racontars. Je suis dans l’incertitude ».

Claude François recevait des jeunes filles dans sa loge pour se décontracter ?

Le commissaire se rend alors chez Claude François, au moulin de Dannemoy  dans l’Essonne où il vit avec son épouse Isabelle et leurs enfants. Le chanteur se montre rapidement gêné par les questions du policier mais il parle assez librement. « En voyant la photo, il avoue qu’il y a beaucoup de gamines qui viennent le voir régulièrement et que celle-ci en fait sans doute partie. Il est sur la réserve. Bien sûr, il ne me dit pas qu’il a eu une relation avec cette jeune fille mais il m’avoue qu’il est courant qu’après ses concerts, il reçoive des jeunes filles dans sa loge pour se décontracter. Sans me dire ce qu’il faisait avec elles, il m’apparait néanmoins qu’il n’est pas impossible qu’il ait eu une relation avec la jeune fille de la photo. Mais il n’y a pas eu d’enquête approfondie ».

Claude François : 3 000 filles seraient passées dans son lit ?

Georges Moréas a rendu son rapport, mais n’a pas eu connaissance d’un suivi même en Belgique où une enquête de police avait été ouverte. Dans les années 70, les artistes sont nombreux à séduire de jeunes fans, et si cela est de notoriété publique, cela ne semble choquer personne. Mai 68 et la révolution sexuelle sont passés par là…

Le documentaire donne d’ailleurs la parole à d’autres admiratrices de Claude François qui lui-même s’était vanté auprès de la presse britannique d’avoir mis 3 000 filles dans son lit ! Son appétit sexuel est aussi connu que ses  » Clodettes  » , au point que Claude François lancera un magazine érotique dans lequel il photographie lui-même des modèles dénudés et très jeunes. L’une de ses fans, qui ne cache pas sa relation avec son idole, raconte comment de nombreuses filles dormaient tous les soirs sur le palier de la porte de son appartement parisien, sa garçonnière pendant que son épouse était dans leur maison de banlieue, sachant qu’il en choisissait une pour passer la nuit avec lui. Certaines d’entre elles se seraient faites avorter, le chanteur ayant clairement évoqué de ne pas souhaiter avoir d’autres enfants que ses deux légitimes, Marc et Claude François Jr.

Claude François à la police : « Je ne pouvais pas leur demander leur pièce d’identité ! »

« Nous étions assis sous sa véranda et il m’a effectivement raconté que les jeunes filles l’attendaient devant chez lui et que, de temps en temps, il ouvrait la porte et en faisait entrer une », confirme Georges Moréas. « Et sa seule excuse a été de me dire : ‘Je ne peux pas leur demander à chaque fois leur carte d’identité’. J’ai alors pensé en le quittant : ‘Quel salaud !' ».

Lorsqu’à 14 ans, Fabienne a accouché de Julie, sa fille lui a été enlevée aussitôt pour être confiée à l’assistance publique où le bébé a été adopté deux mois plus tard. Fabienne rencontrera néanmoins sa fille à 17 ans. Quelques semaines après la naissance de la fille naturelle de Cloclo, alors âgé de 39 ans, celui-ci a été victime d’une fusillade : des individus l’ont suivi puis dépassé en voiture alors que le chanteur rentrait à Dannemoy. Devant chez lui, ils ont fait feu en direction de sa voiture sans le blesser. « A l’époque, aucun rapprochement n’a été fait entre cette agression et la naissance de cette gamine, mais peut-être y avait-il un lien ? », s’interroge aujourd’hui Georges Moréas.

Claude François : un autre enfant illégitime aux EtatsUnis ?

Depuis qu’elle a fait la lumière sur sa véritable identité, Julie, qui avouait avoir souffert de ne pas être reconnue , a déposé ses tests ADN dans un laboratoire, dans le but qu’ils puissent être comparés à ceux d’autres personnes qui pourraient eux aussi être les enfants de Claude François. Un jeune homme, Sten, chanteur aux Etats-Unis et au physique qui n’est pas sans rappeler celui de l’artiste, prétend d’ailleurs être son demi-frère. Mais il n’a toujours pas voulu se plier au test ADN…

C’était il y a environ ….


…….40 ans :

La France abolit la peine de mort :

Le 18 septembre 1981, à Paris, l’Assemblée nationale vote la loi d’abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter

Badinter

, 53 ans. 369 députés votent en sa faveur et 113 s’y opposent. C’est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand et celle qu ‘on a coutume de citer quand on évoque son bilan.

Cette initiative met la France au diapason des autres pays d’Europe occidentale. Elle est l‘aboutissement d’un débat qui a agité les cercles intellectuels et politiques d’Occident pendant trois siècles. Il n’empêche qu’en ce début du XXIe siècle, la peine de mort demeure en application dans les États qui rassemblent près des deux tiers de l’humanité...

Jusqu’au XVIIIe siècle, dans tous les pays du monde, les délinquants et criminels étaient sanctionnés soit par une amende, soit par une peine infamante (bannissement, fers, carcan ou pilori), soit par une mutilation, soit enfin par la peine de mort, avec des variantes innombrables : décapitation, strangulation ou empoisonnement à la ciguë (Athènes), décapitation ou lapidation (Hébreux), décapitation, précipitation, pendaison, crucifiement (Rome). L’incarcération était réservée aux prévenus en attente de jugement.

La France de l’Ancien Régime est au diapason de ces antiques exemples : décapitation (noblesse), pendaison, roue ou encore écartèlement (régicide). Mais la Révolution arrive et au nom de l’article 1 de la  » Déclaration des droits des droits des Hommes et du Citoyen  »(  » tous les citoyens sont égaux…  » ), elle généralise l’emploi de la machine du  » bon » docteur Guillotin

 :  » Tout condamné à mort aura la tête tranchée  » .

On peut dire que l’Angleterre l’a devancée dans la voie de l’égalité en généralisant la pendaison et en l’étendant à une multitude de délits, y compris de simples larcins ! Les exécutions sont publiques car on y voit une manière de dissuader les criminels potentiels. Elles ressemblent par leur succès populaire aux jeux du cirque antiques.

Mais dès la fin du XVIIIe siècle, la peine de mort fait l’objet d’une contestation courageuse. Elle vient d’un jeune marquis italien, admirateur de Montesquieu : Cesare Beccaria

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Beccaria
C. Beccaria

.

Dans un opuscule  » publié sous le manteau  » en 1764,  »Des délits et des peines  » , il écrit :  » L’État n’a pas le droit d’enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n’est pas seulement inutile parce que sa valeur d’exemple est nulle, elle est aussi nuisible  ». Sa protestation est relayée par Voltaire et même par Robespierre qui changera assez vite d’avis sous la pression des événements).

La Révolution française accomplit un pas décisif vers la modulation des peines en introduisant la  prison. Inspiré de Beccaria, le code pénal adopté par l’assemblée législative  le 6 octobre 1791 prévoit donc des peines la prison avec une durée variable selon le délit ou le crime. Il va dès lors devenir possible de réserver la peine capitale aux crimes les plus graves.

En France, après la chute de l’Empire, des conservateurs éclairés par la foi chrétienne relancent le combat en faveur de l’abolition de la peine de mort. C’est le cas du journaliste et homme politique protestant François Guizot

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Guizot ?
F.Guizot

, qui échoue de peu à faire voter une loi dans ce sens.

La peine de mort fait de la résistance :

En France, après la vaine tentative de Guizot, le républicain Jules Simon tente une nouvelle fois en 1870 de faire passer l’abolition. Au tournant du siècle, les présidents de la République Emile Loubet  (1898-1906) et Armand Fallières  (1906-1913) utilisent systématiquement leur droit de grâce, en résistant avec courage à la pression de l’opinion publique.

En 1939, le gouvernement interdit les exécutions publiques. Celles-ci auront désormais lieu dans la cour des prisons. Mais, pendant l’Occupation, on ne rechignera plus à exécuter des femmes, ce qui n’était plus arrivé depuis 1906… Et à la Libération, la peine de mort n’est plus limitée à des crimes de sang mais étendue à des vols à main armée.

La guillotine revient en force pendant la guerre d’Algérie . Cela dit, en 1970, année sans exécution, le sombre rituel paraît voué à tomber en désuétude. Mais l’exécution de Buffet et de son complice Bontemps, le 28 avril 1972, anéantit les espoirs des abolitionnistes.

Le 10 mars 1976, une nouvelle condamnation envoie à l’échafaud Christian Ranucci, un jeune homme de 20 ans accusé du meurtre d’un enfant. Christian Ranucci se voit refuser sa grâce par le président V. Giscard d’Estaing , dont l’esprit d’ouverture se heurte à la pression croissante de la fraction conservatrice de son camp. Du coup, son rival socialiste François Mitterrand va faire de ce thème de l’abolition le marqueur de sa campagne de 1981 et même de son double septennat.

Image : = La peine de mort dans le monde en 2018

La peine de mort dans le monde en 2018 (Herodote.net)
Les régions où la peine de mort de mort n’es plus appliquées sont en blanc ….

Pfffff : ! NUL ce billet , même pas réussi à mettre les images de certains personnages !!

Gironde : un enfant de 7 ans privé de cantine …..


……pour cause d’impayés et raccompagné chez lui par la police municipale !!!

Sa mère n’avait pas payé les derniers mois de cantine et devait 900 euros à l’école. 

Un petit garçon de 7 ans a été raccompagné par la police municipale au domicile de ses parents !!!!!!!!alors qu’il se trouvait à la cantine de son école lors de la pause-déjeuner. « Une scène d’humiliation », raconte la mère de l’enfant. Même si cette dernière n’a pas réglé les frais de cantine depuis de nombreux mois, elle estime qu’il n’est pas acceptable que son fils subisse ce genre de traitement devant tous les élèves de l’école. « Mettez les sirènes, va en prison »!!!!!!, criaient les enfants selon la mère. 

Une scène traumatisante pour les parents d’élèves 

Elle assure qu’elle comptait payer les frais dans les prochains jours au Trésor public, qui s’accumulaient depuis 2019. « Je n’ai pas eu d’autres choix pour récupérer l’enfant. Soit j’appelais la police, soit j’appelais les services sociaux », explique la maire du village de Saint-Médard-de-Guizières (Gironde). Les parents d’élèves interrogés devant l’école par les journalistes de France Télévisions sont « révoltés par ce geste qui aurait pu traumatiser l’enfant ». ( Moi aussi !!! ) Ce dernier aura l’autorisation de retourner à la cantine lorsque les dettes seront remboursées.

Toujours d’actualité !


Louise Michel

 » S’il y a des miséreux dans la société, des gens sans asile ,sans vêtement , sans pain , c’est que la société dans laquelle nous vivons est mal organisée . On ne peut admettre qu’il y ait encore des gens qui crèvent de faim quand d’autres ont des millions à dépenser en surplus .

C’est cette pensée qui me révolte … ( moi aussi )

Louise Michel ..

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Qui était cette femme ?

Louise Michel naît le 29 mai 1830, dans le château de Vroncourt , en Haute-Marne. Sa mère, Marianne Michel y est servante. Son père est Laurent Demahis , fils du châtelain, à moins que ce ne soit le châtelain lui-même, Etienne-Charles Demahis .Peut importe …

Louise est élevée par ses grands-parents Demahis. Elle reçoit une éducation libérale: son grand-père lui fait lire Voltaire, Rousseau et les Encyclopédistes, et sa grand-mère lui enseigne le chant et le piano. Si l’on en croit ses Mémoires , la vie , alors , semble idyllique …. En 1850, après le décès de ses grands-parents et de son père, Louise Michel est chassée du château par sa belle mère.

La voilà alors obligée trouver un métier. C’est ainsi qu’elle s’inscrit aux  »cours normaux » ( Ecole Normale  » ? ) de Chaumont pour devenir institutrice . En 1852, son diplôme en poche, elle ouvre une école libre à Audeloncourt, à quelques kilomètres de Vroncourt. Elle organise alors des sorties pédagogiques avec ses élèves, pour leur faire découvrir la nature et leur apprend la Marseillaise. Ses méthodes avant-gardistes ne plaisent pas à tous les parents et lui valent de nombreuses visites chez le Préfet. Elle quitte donc Audeloncourt. Puis, en 1854, avec son amie Julie Longchamp, rencontrée à Chaumont, elle ouvre une seconde école de jeunes filles à Millières. Elle y reste deux ans.

En 1856, Louise Michel quitte la Haute-Marne et s’installe à Paris . Elle est d’abord institutrice dans une pension puis ouvre sa propre école, neuf ans plus tard, à Montmartre. A cette époque, elle fréquente les meetings politiques ( où elle rencontre d’ailleurs Théophile Ferré

T.Ferré

et sa sœur Marie )

et devient  »furieusement  » anticléricale et antireligieuse. Elle s’oppose aussi à l’Empire. Ainsi, comme 100 000 autres parisiens, elle assiste le 12 janvier 1870 à l’enterrement du journaliste Victor Noir

V. Noir

, assassiné par Pierre Bonaparte. De plus, en juillet, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse mais , bientôt ses troupes s’incline et il est fait prisonnier.

Du pain ou la mort, 1871 ….

La Troisième République est proclamée le 4 septembre , mais dès le 19, Paris est assiégé par les Prussiens. La résistance s’instaure et Louise Michel se démène pour vivre son école et nourrir ses élèves  , grâce à l’appui de Georges Clemenceau

Georges Clemenceau : biographie du Tigre, homme de la IIIe République

, ( alors Maire de Montmartre ). Elle s’engage pleinement dans la révolte, et crée, avec d’autres amies, Le Comité de Vigilance des Citoyennes du XVIIIème arrondissement.

La  »République bourgeoise » essaie de désarmer Paris et la lutte s’engage le 18 mars. La ville est à feu et à sang. La Commune est proclamée le 28 mars 1871.( il y aura bientôt 150 ans ! ) A la fois ambulancière et soldat ( elle fait partie du 61ème bataillon de marche de Montmartre ) Louise Michel est partout où il y a du danger. Le 24 mai cependant, elle se livre aux Versaillais ( le gouvernement s’est réfugié à Versailles ) qui ont arrêté et menacent d’exécuter sa mère.

Marianne Michel relâchée, sa fille est incarcérée à la prison de Satory .

Prison de Satory

Elle a alors 41 ans. Elle passe devant le conseil de guerre ……

Devant le Conseil de Guerre, 1871

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conseil de guerre

Permis de séjour sur la Grande-Terre, 1879 :

A l’issu de son procès ,le 16 décembre 1871, où elle mène sa propre défense, elle est condamnée à la déportation à vie. En attendant son départ pour la Nouvelle – Calédonie , Louise Michel est emprisonnée à Auberive (Haute-Marne). Elle y retrouve de nombreuses camarades des barricades, elles aussi condamnées à la déportation. Beatrix Excoffon

B.Excoffon

et Nathalie Lemel

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en font partie. Le 28 août 1873, elle embarque sur la Virginie.

Quatre mois plus tard, le bateau arrive et les prisonniers sont installés dans l’enceinte fortifiée de Numbo, située dans la presqu’île Ducos. Malgré des conditions de vie difficiles, liées entre autre au manque d’hygiène et de nourriture, elle s’y plait bien. En mai 1875, avec les autres femmes déportées, elle est transférée dans la Baie de l’Ouest, où elle se lie d’amitié avec des tribus canaques et leur apprend à lire et à écrire. Elle les aide lorsque, entre 1878 et 1879, ils s’insurgent contre la présence française. Elle assiste aussi, impuissante, à leur écrasement. Plus tard , elle quitte la  » la Baie de l’Ouest pour Nouméa où elle s’installe comme institutrice en 1879. C’est lors de son exil qu’elle se tourne vers l’anarchisme.

Puis, après l’amnistie générale des condamnés de la Commune, elle rentre en France, d’autant qu’elle vient d’apprendre que sa mère vient d’être frappée d’une attaque de paralysie. Le 9 novembre 1880, elle est accueillie triomphalement à la gare de St Lazare, à Paris, par près de 10 000 personnes. Une longue série de meetings et de réunions

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Affiche réunions L.Michel

suivent où elle rappelle à chaque fois son combat pour la révolution sociale et prône l’anarchisme .Sa renommée franchit les frontières …. Les places de ses meetings sont chères, mais elle dit que c’est pour redistribuer l’argent des bourgeois aux ouvriers.

Louise Michel vers cinquante ans :

Le 9 mars 1883, elle conduit, avec Emile Pouget, la manifestation de chômeurs depuis la place des Invalides. Elle est arrêtée quelques semaines plus tard pour sa participation à la manifestation, puis incarcérée le 1er avril à la prison de St Lazare, au terme d’un interminable jeu du chat et de la souris avec la police.

Elle se défend de nouveau seule devant les tribunaux et écope de six ans de réclusion. Quelques mois plus tard elle est transférée à la prison de Clermont, dans l’Oise, dirigée par d’anciens Versaillais. Les conditions de détentions sont difficilement supportables. En décembre 1884 elle est tout de même autorisée à rejoindre sa mère mourante, grâce aux pressions de ses amis Clemenceau, Rochefort et Vaughan. Sa mère meurt le 3 janvier 1885. Elle sort finalement de prison en janvier 1886, à 56 ans.

Ensuite, pendant cinq ans Louise Michel enchaîne les meetings et les séjours en prison. Elle déchaîne les passions. Ainsi, lors d’un déplacement au Havre en 1888, Pierre Lucas, un extrémiste, lui tire deux balles dans la tête . Elle s’en remet peu de temps après. Puis, fatiguée des calomnies , des ragots et du manque de liberté, elle s’exile à Londres en juillet 1890. Cinq ans plus tard, Charlotte Vauvelle,

Ch. Vauvelle avec L. Michel âgée

qui vient du milieu anarchiste londonien, vient vivre avec elle et devient une précieuse aide dans tous ses déplacements. Louise Michel reprend alors ses activités d’institutrice, donne gratuitement des cours de français, et continue en parallèle ses conférences. Elle suit de loin la vague d’attentats anarchistes qui a lieu en France, tout en y étant favorable. Pendant les dix dernières années de sa vie, elle partage son temps entre Londres et Paris. Elle enchaîne les réunions et va même faire une série de conférence aux Pays -Bas  et en Belgique. Elle meurt à Marseille le 9 janvier 1905, alors qu’elle effectue une tournée de meetings dans le sud de la France.

Pourquoi Nicolas Sarkozy, condamné à un an ferme…..


……., n’ira pas en prison

Il est ressorti libre du tribunal correctionnel de Paris. Libre, malgré une lourde condamnation à trois ans de prison, dont un an de prison ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire  » des écoutes  ». Mais si Nicolas Sarkozy échappe à une mise en détention, ce n’est pas par privilège d’ancien chef de l’État

C’est d’abord parce que sa condamnation n’est pas définitive. Nicolas Sarkozy a en effet décidé de faire appel de la peine prononcée ce lundi 1er mars. Donc L’ancien leader de la droite sera rejugé lors d’un nouveau procès.

De plus, le tribunal correctionnel de Paris n’a pas prononcé de mandat de dépôt. Ce qui signifie que la personne condamnée doit être immédiatement placée en détention ( comme le fut le cas de l’ancien secrétaire d’état Georges Tron )

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, incarcéré au terme de l’audience lors de son jugement en appel.

Dans le cas où la peine de Nicolas Sarkozy serait aggravée en appel, un aménagement ne serait plus possible. En effet ,la réforme pénale de mars 2020 a abaissé le seuil maximal pour un aménagement à 12 mois. Il était encore de 24 mois en 2018, quand l’ancien ministre Jérôme Cahuzac (PS), condamné à deux de prison ferme et deux ans avec sursis, a pu bénéficier d’un aménagement de peine sous forme de bracelet électronique

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Ce qui compliquerait tout de même les activités de Nicolas Sarkozy, qui exerce aujourd’hui comme membre de conseils administrations et comme conférencier…..

Défenseur du durcissement de l’aménagement des peines :

Heureusement pour l’ancien chef de l’État, le droit actuel est tout de même plus clément que ce qu’il préconisait lui-même, en 2015, alors qu’il s’apprêtait à concourir pour la primaire de la droite. Dans un entretien avec les journalistes , il se prononçait alors pour durcissement :

‘ Je souhaite qu’il n’y ait pas de mesures d’aménagement de peine pour les peines supérieures à 6 mois.  »

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy doit se réjouir de ne pas avoir été écouté. D’autant plus qu’il n’est pas tiré d’affaire. Sarkozy retrouvera les juges, dès le 17 mars, au procès de l’affaire  » Bygmalion  » , qui portaient sur les frais de sa campagne présidentielle de 2012.

C’était il y a …..


…….environ 78 ans :

22 février 1943

Décapitation de la  » Rose blanche  »

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin,  » La Rose blanche  » (Die Weiße Rose en allemand).

Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph Probst

Les débuts de la résistance :

Habitant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, au début , le lycéen Hans Scholl n’est pas insensible aux discours de Hitler.

Robert et Magdalene Scholl avec leurs enfants (Hans, le troisième, et Sophie, cinquième, dans le sens de la lecture) Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s’engage avec sa sœur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l’éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine.

Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l’écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Quatre ans plus tard, il prend une décision importante : Hans Scholl (1918-1943)

En effet , il décide  »d’entrer en résistance par l’écrit » après avoir lu des sermons de l’évêque de Münster Mgr von Galen dénonçant  la politique du gouvernement à l’égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl

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(protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d’un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Bientôt , ils sont  rejoints par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d’appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qu’ils qualifient de  » dictature du mal  ».

Sophie se garde d’informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l’Est.

La rose  » s’épanouit »

En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés  » La Rose blanche  » . Imprimés dans l’atelier de Munich mis à leur disposition par l’écrivain catholique Théodore Haecker

, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d’université, des directeurs d’établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d’éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote ) et citent parfois la Bible. Ils invitent lecteurs à participer à une  » chaîne de résistance de la pensée  » en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.Le petit groupe de résistants est lié d'une forte amitié.

Willi Graf

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W. Graf

est enrôlé dans l’armée en juillet 1942 et découvre à cette occasion nombre d’atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu’étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l’horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche sont soutenus par  le professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l’université de Munich, qui devient leur mentor .Ils impriment et diffusent leurs tracts à des milliers d’exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d’Augsbourg, Francfort, Graz, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le hall de l'université de Munich où furent arrêtés les jeunes résistants. Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s’occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d’écho de ses initiatives au sein de la population étudiante .

Un cinquième tract intitulé « Tract du mouvement de résistance en Allemagne » est distribué à plusieurs milliers d’exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich !

Une statue de Sophie Scholl, ornée de roses blanches, est aujourd'hui installée dans l'entrée de l'Université de Munich.Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire :  » Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !…  »

Imprimé à plus de 2.000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad , condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser.

Comme quelques centaines de ces tracts n’ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l’Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa sœur Sophie sont aperçus par le concierge de l’université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo  et emprisonnés à Stadelheim.

Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple chargé des  » crimes politiques  » se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisleir 

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Roland Freisleir 

, venu spécialement de Berlin. Cet ancien communiste est l’un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son « interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa sœur et de leur ami Christoph Probst ( baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison ).

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim le jour-même après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s’écrie  » Vive la Liberté !  » avant de mourir sur la guillotine . Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

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Christoph Probst, père de trois enfants, a été exécuté avec Sophie et Hans Scholl.Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d’arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort.

À l’automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche , amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d’Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger

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qui les avait aidés financièrement , sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

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Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d’une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de  » la naissance d’une foi nouvelle, celle de l’honneur et de la liberté  », l’écrivain allemand en exil Thomas Mann

T.Mann

lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l’été 1943, l’aviation anglaise jette sur le pays un million d’exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

L’ami de cœur de Sophie, qui était sur le front de l’Est, obtient une permission sitôt qu’il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie…

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d’une lutte héroïque , contre la résignation et pour la défense de la liberté d’opinion lorsqu’elle est menacée , elle, ne s’éteindra jamais.

çà s’est passé dans la région oùj’habite :


Il y a en viron 79 ans :

Ouverture du procès de Riom :

Le 19 février 1942, au coeur de la Seconde Guerre mondiale,

19 février 1942 :

Ouverture du procès de Riom

Le 19 février 1942, au coeur de la Seconde Guerre mondiale, un procès politique et très médiatique s’ouvre à Riom, petite ville proche de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme),Riom qui est devenue la capitale judiciaire de la  » zone libre  » …

À la suite de la défaite de 1940, le gouvernement de Vichy entend juger les responsables de » l’impréparation » de l’armée et poursuit quelques-uns des dirigeants de l’entre-deux-guerres.Léon Blum  et Édouard Daladier, qui ont présidé les gouvernements duFront populaire avant l’invasion allemande, ainsi que le généralissime Maurice Gamelin, qui a conduit les forces armées à la reddition, sont au banc des accusés.

Léon Blum au procès de Riom (1942)Les Allemands qui appuient cette initiative voudraient que les accusations portent sur la responsabilité de la France dans le déclenchement du conflit.

La défense de Blum et Daladier rappellent habilement que le chef de l’État, le maréchal Pétain  , avait été Ministre de la Défense et membre du Conseil supérieur de la Guerre en 1934. À ce titre, il avait donc une grande part de responsabilités dans l’impréparation de l’armée : il avait ainsi réduit le budget militaire de 20% et arrêté la ligne Maginot aux Ardennes. Le Front populaire, au contraire, avait fortement relancé l’armement de la France…

Se retournant contre ses instigateurs, ce  » procès-boomerang  » irrite au plus haut point Hitler. Le 21 mars, l’ambassadeur allemand Otto Abetz

exige sa suspension et le 15 avril, le procès est  » temporairement  » suspendu. Pierre Laval

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est rappelé au gouvernement le lendemain .

Un procès politique et très médiatique s’ouvre à Riom, petite ville proche de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), devenue la capitale judiciaire de la  » zone libre  ».

À la suite de la défaite de 1940, le gouvernement de Vichy entend juger les responsables de l’impréparation de l’armée et poursuit quelques-uns des dirigeants de l’entre-deux-guerresLéon Blum et Édouard Daladier

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, qui ont présidé les gouvernements duFront populaire  avant l’invasion allemande, ainsi que le généralissime Maurice Gamelin

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, qui a conduit les forces armées à la reddition, sont au banc des accusés.

Léon Blum au procès de Riom (1942)Les Allemands appuient cette initiative mais voudraient que les accusations portent sur la responsabilité de la France dans le déclenchement du conflit.

La défense de Blum et Daladier rappelle habilement que le chef de l’État, le maréchal Pétain , avait été Ministre de la Défense et membre du Conseil supérieur de la Guerre en 1934. À ce titre, il avait donc une grande part de responsabilités dans l’impréparation de l’armée : il avait ainsi réduit le budget militaire de 20% et arrêté la ligne Maginot aux Ardennes. Le Front populaire, au contraire, avait fortement relancé l’armement de la France…

Se retournant contre ses instigateurs, ce  » procès – boomerang  »  énerve au plus haut point Hitler. Le 21 mars, l’ambassadeur allemand Otto Abetz exige sa suspension et le 15 avril, le procès est  » temporairement  » suspendu. Le lendemain,Pierre Laval  est rappelé au gouvernement.

C’était il y a environ …..


.…68 ans : Le  » complot des blouses blanches  » :

13 janvier 1953 : Staline et le complot des blouses blanches

Ce matin-là, les russes découvrent dans le journal officiel du Parti communiste soviétique un article qui explique comment plusieurs médecins de renom ont assassiné des hauts cadres du gouvernement. Le point commun de la plupart des inculpés : ils sont juifs. Des arrestations massives commencent alors chez les médecins. Mais l’affaire se termine brusquement à la mort de Staline, comme si celui-ci en était l’initiateur…En fait , il s’agissait d’une machination montée par le NKVD pour le régime stalinien ; l’affaire fut abandonnée deux mois après la mort de Staline

! ( Le NKVD avait pour but de contrôler la population soviétique, afin de détruire toute opposition au régime et d’appliquer la terreur   sur tout le pays afin qu’encore une fois l’opposition ne se fasse pas entendre )

Le 13 janvier 1953 , les russes lisent dans le journal officiel du parti communiste soviétique un article intitulé  » Sous le masque des médecins universitaires , des espions tueurs et vicieux .  » !

Environ un an avant , Staline avait déclaré au  » Politburo  » Tout sioniste est l’agent du service de renseignement américain. Les nationalistes juifs pensent que leur nation a été sauvée par les États-Unis, là où ils peuvent devenir riches, bourgeois. Ils pensent qu’ils ont une dette envers les Américains. Or parmi mes médecins, il y a beaucoup de sionistes.  » . Semion Ignatiev

Semion Ignatiev
Ignatiev

nommé récemment ministre de la Sécurité de l’État, est chargé de mettre en œuvre les accusations et d’obtenir des aveux.

Un groupe de médecins dont 6 juifs qui ont soigné des membres du parti communiste sont accusés d’avoir empoisonné Andreï Jdnav ( mort en 1948 ) et Alexandre Chtcherbakov ( mort en 1945 ) , les médecins sont aussi accusés d’être sur le point d’assassiner d’ autres importantes personnalités soviétiques . Une femme médecin ( Lida Timachouk ) est décorée de l’ordre de Lénine pour avoir dénoncé le groupe ! ( Parmi les meurtriers présumés, on retrouve le médecin personnel de Staline ainsi que le général et médecin-chef de l’Armée soviétique.)

L’affaire eut amena un important  » retentissement international  » et indigna le  » bloc  » de l’ouest . A. Einstein , Winston Churchill plus d’autre personnalités envoyèrent des télégrammes de protestation au ministère des Affaires étrangères exigeant une enquête ….. Début février 1953 , une bombe explose à la délégation soviétique de Tel-Aviv .Bien que Ben Gourion

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Ben-Gourion

ait fait des excuses , l’Union Soviétique cesse ses relations diplomatiques avec Israël début février 1953 ….

Les partis communistes des pays occidentaux affiliés au  » Kominform  » , ont ordre de soutenir la condamnation des médecins ….Auguste Lecoeur publie le 22janvier un communiqué dans le journal  » L’Humanité  »  » Lorsque , en Union Soviétique, est arrêté le groupe des médecins assassins travaillant pour le compte des services d’espionnage terroriste anglo-américains , alors , la classe ouvrière applaudit de toutes ses forces  »

Le 5 mars 1953 , Staline meurt ( d’une hémorragie cérébrale ) , mais les arrestations continuent . G.Malenkov est élu président du conseil et déclare lors de la réunion du  » Présidium du soviet suprême  » qu’il faut en finir avec le culte de la personnalité .Lavrenti Beria est élu vice -président et récupère les attributions de Semion Ignariev , puis met fin à  » l’affaire des médecins  » . entre temps , début mars, un des médecins est soumis à un interrogatoire , puis un second mi-mars lors de ces interrogatoires , un général leurs apprend que l’affaire est terminée . Fin mars , c’est la Pravda qui publie un grand article sur le 85 ème anniversaire de Gorki sans plus mentionné qu’il a été empoisonné , alors que c’était régulièrement mentionné en début d’année ….Le 3 avril 1953 , le présidium du Soviet suprême  » décide  » que le  » complot des médecins  » n’a jamais existé er que ces derniers sont réhabilités , la décision n’est pas publiée car L.Beria veut ‘annoncer lui même pour en tirer un  »bénéfice politique  » :  » L’arrestation des neuf médecins était  » illégale  » et  » sans fondement  » , les aveux ont été obtenus par des moyens strictement interdits par la loi  » !!!!.

Recy Taylor……


Si vous avez regardé / lu jusqu’à la fin , vous avez constaté comme moi que tout ce que cette femme a obtenu par la justice , ce sont des excuses !

Qui était cette femme …..

Recy Corbitt ( son nom de jeune fille ) est née le 31 décembre 1919 dans les zones rurales de l’Alabama, où sa famille était ouvrier agricole / métayer . . À 17 ans, sa mère est morte et elle s’est souciée de ses six frères et sœurs. Elle a continué à travailler dans  » le métayer  » et à l’âge de 24 ans en 1944, elle avait épousé Willie Guy Taylor et ils avaient une jeune fille, Joyce Lee. Le 3 Septembre 1944, avec son ami Fannie Daniel et le fils adolescent de cette dernière , Joyce Lee rentrait de l’église quand un voiture arriva derrière eux  Dans la voiture se trouvaient  le soldat Herbert Lovett

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H.Lovett ? ( photo du net )

de l’armée américaine et six autres hommes, tous armés. Lovett accusa la jeune fille d’avoir coupé la route à l’auto , ce qui était faux .  Les sept hommes ont forcé Taylor à entrer dans la voiture sous la menace d’une arme à feu et l’ont conduite jusqu’à une parcelle d’arbres sur le bord de la route. Ils l’ont forcée à enlever ses vêtements en disant :  » Enlève ces chiffons, ou je te tue et je te laisse ici dans les bois.  » .Après avoir été déshabillée de force, Taylor l’ a supplié de la laisser retourner à la maison de sa famille . Les agresseurs ont ignoré ses demandes ,ont tous enlevé leurs vêtements, et regardé Lovett ordonner Taylor de s’allonger lui disant  » d’agir comme vous le faites avec votre mari ou je vais vous trancher la gorge. » Elle a été violée par six des hommes, y compris Lovett. L’enlèvement de Taylor a été signalé immédiatement à la police par Fanny Daniel qui a identifié la voiture comme appartenant à Hugo Wilson, qui a admis avoir ramassé Taylor et, a dit,  »l’avoir la portée sur place  » et a mis le viol  » sur le dos » des six autres hommes..

Trois témoins oculaires ont identifié Wilson comme étant le conducteur de la voiture, la police n’a fait appel à aucun des hommes que Wilson a désignés comme agresseurs, et Wilson a reçu une amende de 250 $ (l’équivalent de 3 630 $ en 2019) ! La communauté noire d’Abbeville a été outrée par les actions prises par la police, et l’événement a été rapporté à la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) à Montgomery ( Alabama ).  La NAACP a envoyé leur meilleur investigateur et activiste contre des agression sexuelles sur des femmes noires : Rosa Parks

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(Rosa Parks à l’époque )

 Au début du mois d’octobre, le  » Chicago Defender  » ,   qui avait un public national afro-américain, publia un article en première page intitulé  » Victim of White Alabama Rapists  », qui décrit Taylor et l’affaire..

Premier grand jury: Parks a ramené l’affaire à Montgomery où elle a commencé à former un soutien pour Taylor avec l’aide de E.D Nixon  , Rufas A. Lewis, et E.G. Jackson, tous des hommes influents dans la communauté de Montgomery. Parks et ses alliés ont formé le » Comité de l’Alabama pour l’égalité de la justice  pour Taylor,  » avec le soutien des syndicats nationaux, des organisations afro-américaines et des groupes de femmes  ». Le groupe a recruté des partisans dans tout le pays et, au printemps de 1945, ils avaient organisé ce que le  » Chicago Defender  »  appelait la  » campagne la plus forte pour une justice égale  en une décennie  » ……….. L’audience du grand jury eut lieu du 3 au 4 octobre 1944, avec un jury tout blanc et exclusivement masculin !!

Cependant, aucun des assaillants n’avait été arrêté, ce qui impliquait que les seuls témoins étaient les amis et la famille noirs de Taylor. La famille de Taylor n’a pas pu identifier les noms des agresseurs, et comme le shérif Gamble  n’a jamais organisé  » file d’alignation  » ( alignement des suspects pour identification ) de la police, Taylor n’a pas pu identifier ses agresseurs au tribunal .  Après cinq minutes de délibérations, le jury a rejeté l’affaire. La seule façon de le ré-ouvrir serait par un acte d’accusation d’un second grand jury.

Intimidation violente : Dans les mois qui ont suivi le procès, Taylor a reçu de nombreuses menaces de  mort, et sa maison a été bombardée . Taylor, avec son mari et son enfant, a emménagé dans la maison familiale, où son père et ses frères et sœurs aideraient à protéger Taylor contre d’autres menaces de mort. Toute sa famille avait peur de sortir après la tombée de la nuit, et Taylor ne sortait même pas pendant la journée. Elle craignait non seulement les menaces des justiciers en colère  » de la ville, mais aussi les menaces de ses agresseurs la nuit de l’assaut. Benny Corbitt a pris garde dans un arbre tous les soirs avec une arme gardant Taylor et sa famille jusqu’à l’aube. Taylor et sa famille ont supposé qu’ils vivrait le reste de leur vie dans la peur. Mais , parler de  » viol brutal et d’audition bidon  » a résonné à travers les chapitres de la NAACP dans tout le sud et au sein des communautés noires. Ces organisations et d’autres se sont réunies pour défendre Taylor et exiger des sanctions pour ses agresseurs ainsi que pour la sécurité de Taylor

Activisme pour la justice : Les militants se sont réunis au Temple maçonnique nègre de Birmingham où maçonnique et les membres de la NAACP Montgomery et Birmingham, les rédacteurs en chef et les journalistes de l’Alabama Tribune et Birmingham World, plus les membres du  » Southern Negro Youth Congress  » , ont , entre autres ,coordonné les efforts pour rendre justice pour Recy Taylor .….Rosa Parks et d’autres activistes principalement féminines ont contribué à répandre l’histoire de Recy Taylor tout le chemin jusqu’ à la côte ,à Harlem , New York  Plusieurs histoires de l’agression l’assaut de Taylor ont été imprimées dans le Courier de Pittsburgh faisant : Le  » viol de Recy Taylor une injustice méridionale  » qui  » a immédiatement suscité l’intérêt national.  » . Cela conduisit à une publication dans le New York Daily News   intitulé  » Alabama Authorities Ignore White Gang’s Rape of Negro Mother  » et a attaqué la ségrégation durable et la défense de la féminité blanche ainsi que la  » manipulation du viol interracial pour justifier la violence contre les hommes noirs  »  Après diverses autres publications de journal et la connaissance répandue de l’attaque, les activistes noirs ont commencé à écrire au gouverneur de l’Alabama, Chauncey Sparks

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..Sparks qui avait promis pendant sa campagne électorale de  » garder le nez du gouvernement fédéral hors des affaires de l’Alabama  », ainsi après de nombreuses attaques, y compris des comparaisons de la police du comté d’Henry aux nazis  »le gouverneur Sparks accepta à contrecœur d’ouvrir une enquête.

Rosa Parks, dans son travail instrumental pour rendre justice à Taylor, a dirigé la création du  » Comité pour l’égalité de la justice pour Mme Recy Taylor  » ( CERJRT ). Il a rapidement recueilli le soutien national, avec des sections locales qui ont vu le jour à travers les États-Unis. Le groupe avait un nombre illustre de membres; des sommités , Le groupe  » illustre  » a attiré l’attention du FBI qui  a voulu fait valoir que le groupe était tout simplement une couverture pour le Parti communiste !

Enquête : Après que le gouverneur Sparks eut ouvert une enquête, le shérif Gamble a de nouveau été interrogé sur les mesures prises pour assurer la justice au nom de Taylor. Gamble a faussement affirmé qu’il avait ouvert sa propre enquête immédiatement après l’attaque. Il a également affirmé qu’il avait arrêté tous les hommes impliqués dans le viol deux jours après l’agression, et qu’il avait placé Hugo Wilson, l’homme identifié comme étant le propriétaire de la voiture, en vertu d’une caution de 500 $. Il a également accusé Taylor d’être  » rien d’autre qu’une pute autour d’Abbeville  » !!! et qu’elle avait été  » traitée pendant un certain temps par l’agent de santé du comté d’Henry pour une maladie vénérienne  ». Plus tard, d’autres hommes blancs d’Abbeville ont identifié Taylor comme une  » femme honnête et respectable qui respectait les mœurs raciales et sexuelles de la ville  » . Des policier ,investigateurs ont  » interviewé  » les violeurs, et quatre des sept hommes Qui auraient  » admis avoir eu des rapports sexuels avec Taylor, mais ont soutenu qu’elle était essentiellement une prostituée et participante consentante.  »

Certains d’entre eux ont nié savoir quoi que ce soit au sujet de l’attaque. Cependant, l’un des agresseurs, Joe Culpepper, a admis que lui et les autres violeurs étaient à la recherche d’une femme la nuit de l’attaque, que Lovett est sorti de la voiture avec une arme à feu et a parlé à Taylor, que Taylor a été forcé dans la voiture et plus tard forcé de sortir de la voiture et fait se déshabiller sous la menace d’une arme à feu, a été violée et plus tard les yeux bandés et laissé sur le bord de la route. Le récit de Culpepper de l’histoire correspondait au récit original de Taylor. Cependant, même avec ces informations, y compris plusieurs des témoignages présumés agresseurs, le procureur général n’a pas réussi à convaincre les jurés du comté d’Henry qu’il y avait suffisamment de preuves pour inculper les sept suspects quand il a présenté le cas de Taylor le 14 Février 1945 , le second jury composé d’hommes blancs a refusé d’émettre des actes d’accusation

La communauté noire a été choquée par le deuxième rejet de l’affaire Taylor. La couverture médiatique de la deuxième audience était plus hostile à Taylor en se fondant sur les fausses allégations selon qui elle était une prostituée. Le procureur général adjoint a déclaré que :  » Cette affaire a été présentée à deux grands jurys du comté d’Henry et les deux grands jurys n’ont pas jugé bon de trouver un acte d’accusation  », affirmant qu’aucun fait ou circonstances liés à cette affaire n’a été supprimé  » Malgré l’issu l’affaire a été considérée comme une victoire majeure pour la formation du mouvement des droits civiques en raison de la mobilisation réussie des militants à travers le pays :  » L’affaire Recy Taylor a réuni les éléments constitutifs du boycott des autobus de Montgomery dix ans plus tôt  »

Taylor a vécu à Abbeville avec sa famille pendant deux décennies après l’attaque. Elle a dit qu’au cours de ces années, elle vivait  » dans la peur, et beaucoup de Blancs dans la ville ont continué à la traiter mal, même après le départ de ses agresseurs.  » Elle a finalement déménagé en Floride où elle a travaillé la cueillette des oranges. Plus tard, elle s’est séparée de son mari. Leur seul enfant est mort dans un accident de voiture en 1967. Taylor a vécu pendant de nombreuses années à Winter Haven en Floride jusqu’à ce que sa famille la ramène à Abbeville, en raison d’un manque de santé. 

La publication du livre de Danielle L. McGuire At the Dark End of the Street: Black Women, en 2011 a donné lieu à des excuses officielles de la législature de L’Alabama à Taylor au nom de l’État  » pour son incapacité à poursuivre ses agresseurs » !!!! Une résolution commune a été adoptée par la législature de l’Alabama le 21 avril 2011, déclarant :

 » QU’IL SOIT RÉSOLU PAR LA LÉGISLATURE DE L’ALABAMA, LES DEUX CHAMBRES DE CELUI-CI CONCURRING, Que nous reconnaissons l’absence de poursuites pour les crimes commis contre Recy Taylor par le gouvernement de l’État de l’Alabama, que nous déclarons un tel défaut d’agir a été, et est, moralement odieux et répugnant, et que nous exprimons par la présente de profonds regrets pour le rôle joué par le gouvernement de l’État de l’Alabama dans le non-poursuite des crimes.

QU’IL SOIT ENCORE RÉSOLU, Que nous exprimions nos plus sincères condoléances et nos regrets solennels à Recy Taylor et à sa famille et à ses amis

En 2018,0prah Winfrey , a parlé de Taylor en disant:  » Ils ont menacé de la tuer si jamais elle a dit à quelqu’un … Recy Taylor est morte il y a 10 jours… pendant trop longtemps, les femmes n’ont pas été entendues ou crues si elles osaient dire leur vérité à la puissance de ces hommes … Et j’espère juste que Recy Taylor est morte en sachant que sa vérité  va jouer un rôle important  » en discutant du contexte historique, Danielle McGuire, a noté:  » Des décennies avant le mouvement des femmes, des décennies avant qu’il y ait des paroles ou quelqu’un qui dit  » moi aussi  », Recy Taylor a témoigné au sujet de son agression à des gens qui auraient très facilement pu la tuer -, qui ont essayé de la tuer. En décrivant Taylor plus tard dans sa vie, McGuire a dit :  » Elle était drôle, pleine d’esprit. C’était une pasteur d’église. Elle adorait aller à l’église, elle aimait chanter. Elle était très accueillante …  »

Taylor est morte dans son sommeil dans une maison de retraite à l’âge de 97 ans à Abbeville, Alabama, le 28 décembre 2017, trois jours seulement avant son 98e anniversaire. Elle a été enterrée à côté de la tombe de sa fille à l’église baptiste New Mount Zion