Faire l’école buissonnière .?


D’où vient cette expression ?

Expression qui , comme chacun sait signifie se promener au lieu d’aller à l’école ( qui ne l’a pas fait ? lol )

Cette locution serait une allusion aux escapades des écoliers de village qui, au lieu d’aller à l’école vont courir les champs et chercher les nids dans les haies et les buissons.

Image trouvée sur le net ….

J’ai trouvé plusieurs explications : 1 ) certains pédagogues , enseignants qui, jadis, pour échapper à un droit qu’il fallait payer aux chantres de l’église Notre-Dame, allaient établir leurs classes en plein air hors de la ville.

2 ) Elle serait venue de ce que les luthériens et les calvinistes dont on ne tolérait pas les écoles en avaient de clandestines qui se tenaient dans les bois. Le parlement rendit un arrêt le 6 août 1552 interdisant les écoles buissonnières.

3 ) Une autre origine historique prétend qu’on peut la trouver dans un poème de troubadours qui met en scène un théologien  » albigeois  » apostrophé par un missionnaire dominicain :  » Tu n’as garde de prêcher ta doctrine dans les églises , ni sur les places .Tu la prêches dans les bois , les broussailles et les buissons  » ( ceci durant la guerre faite aux Albigeois au 17 ème siècle )

marin-francis08@outlook.com

Marin, Michaux ,Tartempion…..


…depuis quand porte -t-on un nom de famille ?

Aujourd’hui il nous semble impensable d’être désigné uniquement par notre prénom ( sauf par les amis, la famille , pour moi en tous cas ) , çà n’a pas toujours été le cas . En effet les Gaulois se contentaient d’un prénom. Le nom de famille n’existait tout simplement pas à cette époque, c’est à dire jusqu’au 5ème siècle après JC.

Ce n’est qu’avec la conquête romaine qu’ils furent contraints d’y ajouter le  » gentilice  » (c’est à dire le nom de clan) et un  » cognomen » (ou nom patronymique).

A première vue , une avancée qui ne dura pourtant pas. Après les invasions germaniques, le nom unique fit son retour. Simplement pour éviter les cas d’homonymie on ajouta parfois des surnoms.

Cette pratique des surnoms  » courut  » jusqu’au 12ème siècle , au court duquel , à cause de la  »pression démographique  » , ils commencèrent à se transmettre entre les générations et à se généraliser . Le surnom peut alors être lié à un trait physique ( comme la couleur des cheveux ou l’ajout du nom du père ( par exemple :  » Francis fils d’un Marin  » peut s’appeler Francis Marin ). Le surnom peut aussi venir du métier ( Boulanger par ex. ) ou d’un lieu ( ardennais par exemple ).

C’est au 15e siècle que tout cela commence à se fixer : En 1474,Louis XI interdit de changer de nom de famille sans autorisation royale. Et plus d’un demi siècle plus tard, en 1539 , François1er rend obligatoires les registres de baptême, de mariage et de décès. Autant de documents qui consignent les prénoms et noms.

Cependant les noms sont encore approximatifs car ceux qui les transcrivent le font phonétiquement. L’orthographe peut alors évoluer d’une génération à l’autre.

C’est en 1794 que le processus s’achève puisque tous les français doivent porter le nom et prénom inscrits à l’état civil sans distinction de confession. L’enregistrement des naissances est alors confié à l’état. La loi du 6 fructidor de l’an II confirme le principe d’immuabilité du nom patronymique.

Quant à l’orthographe elle se fixe en 1877 avec les livrets de famille rendus obligatoires. Ces livrets regroupent dans un même document, l’ensemble des informations qui se trouvaient jusqu’alors dans plusieurs registres paroissiaux ou d’état civil. Par la force des choses tous utilisent désormais une seule et même orthographe.


Mettre à pied ?


D’où vient cette expression ? Qui , comme chacun sait signifie  » suspendre quelqu’un de son emploi pour un temps déterminé  »

A Rome le  »Censeur  » privait de l’usage de son cheval le chevalier qui, par sa conduite, avait dérogé à son rang : il était mis à pied.

Cet usage fut observé au Moyen Âge en y ajoutant des formalités très sévères : Non seulement le chevalier coupable était privé de son cheval et dépouillé de ses insignes, mais l’usage de la voiture ( carrosse ? )lui était même interdit ; il ne devait plus marcher qu’à pied.  »L’opération  » de la mise à pied était faite publiquement par les évêques dans les églises. On en chassait le chevalier avec des paroles de malédiction et l’on récitait sur lui l’Office des morts !!!!

Plus récemment,  »Mettre à pied  » s’appliqua aux agents, aux ouvriers faisant mal leur travail , service ; et surtout aux cochers( quand il y en avait encore ) manquant de politesse au public et aux règlements . Cette punition qui n’est que temporaire est parfois suivie du renvoi ,de la révocation.

Pour finir….


……un léger sourire : ( richesse de la langue française )

 » Quand t’as plus un radis , plus de beurre à mettre dans les épinards ni de piment dans ta vie , tu te dis que les carottes sont cuites , que c’est la fin des haricots , tu te prends le chou pour un rien , t’as du sang de navet et la tête comme une citrouille tu ne te mêle même plus de tes oignons , bref , tu en as gros sur la patate ;t’es tout juste bon à bouffer les pissenlits par la racines . Je ne vous raconte pas de salades ! J’ai beau avoir un petit pois dans le ciboulot et avoir un cœur d’artichaut , je ne suis pas né de la dernière pluie .Alors, plutôt que faire le poireau comme un cornichon , je préfère appuyer sur le champignon .Quoi ? Je n’fais pas l’ poids ? Chiche ?

 » La complainte du légume  » lol

L’origine des corbillards…..


.…..nés de la peste et des bateaux de Corbeil.

Certains n’ont jamais pris l’avion. D’autres, peut-être, ne voyageront jamais en bateau…

….Mais il y a un véhicule que nous emprunterons tous , pour notre dernier voyage : le corbillard…..

Je me suis demandé d’où venait ce nom étrange de  »corbillard  » ? En espagnol, en italien, on parle de  »voiture funèbre  » C’est logique. En néerlandais et en allemand, c’est une  »voiture à cadavre  » . Ça fait un peu froid dans le dos, mais c’est tout aussi logique. Alors qu’en français, il faut aller chercher du côté de Corbeil, une petite ville aux portes de Paris.

Corbeil ( qu’on appelle aujourd’hui Corbeil-Essonnes ), est située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris.  L’ Essonne se jette dans la Seine à Corbeil. Et c’est grâce à ce confluent que la petite localité s’est développée, il y a bien longtemps. La population du coin profitent de l’énergie hydraulique pour faire fonctionner de nombreux moulins.

Dès le XIIe siècle, les moulins de Corbeil

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sont » moulins royaux  ». À Corbeil, on fabrique donc de la farine, avec les céréales produites dans la Beauce et la Brie voisines, qui sont des régions très fertiles. On fabrique également du pain. Et tout cela se vend à Paris. L’acheminement de ces marchandises jusqu’à Paris est très facile . Soit par la route, une ancienne voie romaine qui deviendra plus tard la Nationale 7 chère à Charles Trenet lol .

Ou ( c’est encore plus facile ) par la Seine, qu’il suffit de descendre jusqu’au cœur de la capitale. Pour ça , on utilise des coches

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coche ??? ( pas sur )

, des bateaux à fond plat spécialement conçus pour la navigation fluviale et le transport de marchandises.
Et comme il n’y a évidemment ni voile ni moteur, ces bateaux sont halés, c’est-à-dire qu’ils sont tractés par des chevaux qui marchent sur le chemin de halage.

Dès le XIIIe siècle à Paris, , on a pris l’habitude de surnommer ces bateaux de Corbeil  » les corbillats  » . Ils arrivent dans la capitale pleins à craquer et ils repartent généralement vides… Jusqu’au moment où survient cette grande épidémie de peste que l’on va appeler  » la peste noire’’.

En novembre 1347, la peste est signalée dans le port de Marseille. En janvier, elle est en Avignon. En juin, à Bordeaux. Et le 20 août 1348, on observe des cas de peste à Paris. Ça commence avec quelques frissons, un mal de tête, puis on voit apparaître des pustules, des bubons et l’on en meurt dans les 36 heures. Il faut évacuer les pestiférés. La peste bubonique va tuer pratiquement la moitié de la population européenne. À Paris, cela fait des dizaines de milliers de morts, des cadavres qui s’entassent dans les rues sans que personne ne sache plus comment ni où les évacuer.

C’est alors qu’on pense aux corbillats, les bateaux de Corbeil qui rentrent chez eux à vide. Ils sont réquisitionnés pour sortir de Paris les corps des victimes de la peste, probablement dès 1348 et dans d’autres épisodes d’épidémie par la suite. C’est ainsi que, peu à peu, on va donner le nom de  »corbillat  » puis  »corbillard » aux véhicules transportant les morts.

Il y a le  » corbillard des villes  » et le » corbillard des champs  »… Ce dernier, n’est le plus souvent une simple charrette à bras. En ville, le cercueil est plutôt posé sur un chariot à quatre roues. Et si on meurt dans les beaux quartiers, il est surmonté d’un baldaquin. À moins que le corbillard ait carrément des airs de calèche, tiré par un ou deux chevaux.

Le premier corbillard motorisé : Il circule bien loin de Corbeil, à Chicago, le 15 janvier 1909. Ce jour-là, on enterre Wilfred Pruyn dont on dit qu’il avait été chauffeur de taxi. Si c’était le cas, il aurait été bête qu’il s’en aille avec une voiture à cheval ! Son cercueil est donc fixé sur le toit d’une automobile. La formule rencontre un tel succès qu’elle ne tarde pas à se généraliser. Toutes les grandes marques automobiles conçoivent leur corbillard. Comme dit Brassens

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, avec une petite pointe de regret pour les funérailles d’antan où les corbillards avançaient cahotant :  » Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert emportent les trépassés jusqu’au diable vauvert  ».

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Explication en vidéo :

 » Gazette  » ……


Comme tout le monde le sait ,aujourd’hui, le mot gazette est employé couramment pour désigner un journal, mais je viens de lire que ce terme tire ses origines de la Vénétie  ?

Au 16 ème siècle, Venise, dont le port est alors l’un des plus importants d’Occident, décide de créer un journal rapportant les nouvelles du monde, nouvelles collectées grâce à ses grands navigateurs.
Ces journaux sont baptisés  » Gazeta », du nom d’une pièce frappée par la Cité des Doges à cette époque. Cette pièce de monnaie qui équivaut à, environ, cinquante de nos centimes actuels, correspond alors au prix du journal.

Au début du XVIIe siècle, la Gazeta vénitienne s’exporte dans toute l’Europe.

Pour suivre ce courant, la France crée la Gazette, d’après le nom de son homologue italien.
Le périodique est fondé en 1631 par Théophraste Renaudot

T.Renaudot

, le médecin de Louis XIII

Louis XIII

encouragé par le cardinal de Richelieu

Richelieu

.

Le journal, qui ne comprend pas plus de 4 pages au départ, parait chaque semaine. Il est tiré, à l’origine, entre 300 et 800 exemplaires.

La Gazette est considérée comme le premier périodique français. 

La Gazette

,publiée chaque samedi,  a pour objectif de propager l’actualité politique, ainsi que les nouvelles de la Cour, du Royaume et de l’étranger.

Le périodique obtient très rapidement  le monopole de l’information politique en France.

La Gazette gagne en notoriété jusqu’à gagner un tirage à plus de 8 000 exemplaires . Distribuée partout en France, elle prend le nom de Gazette de France, en 1762.

Pendant la révolution française  , la Gazette de France continue ses publications, mais en restant très discrète sur les événements.

En 1792, elle change de nom et devient la  » Gazette nationale de France  » et devient un quotidien.

Finalement,sous la IIIe République, elle reprend son nom de Gazette de France, avant de disparaître en 1915

Un fusil de Tchekhov ?


Qu’est ce que c’est ?

Contrairement à ce qu’on pourrait croire , ce n’est pas une arme ! Une arme inventée par ce monsieur par exemple ….

Tchekhov

En fait, c’est un artifice dramaturgique inventé au 19ème siècle par l’écrivain russe Anton Tchekhov

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A.Tchekhov

; cet artifice consiste à donner au lecteur , une information en apparence sans importance, anodine qui se révèlera primordiale dans l’intrigue ….Par exemple, si l’auteur fait mention au début du roman d’un fusil accroché au mur ,l’un des personnage sera amené , à l’utiliser sinon, le fusil n’a pas sa place dans l’histoire ….Ce procédé narratif est aujourd’hui très répandu , peu même se trouver sous la forme d’un détail placé dans une conversation …

La  » main de gloire  » …


Qu’est ce que c’est ?

Une  »main de gloire  »

La “main de gloire”, réputée pour avoir des propriétés magiques était fabriquée avec la main d’un criminel à laquelle on rajoutait une chandelle. Cet usage est attesté, entre le XVIe et le XVIIIe siècles, dans certains pays d’Europe, comme l’Angleterre, la France ou l’Allemagne.

Sa fabrication :

Si l’on en croit certains traités de sorcellerie, il fallait couper la main d’un criminel pour fabriquer une main de gloire. Si l’on connaissait la main qui avait perpétré le forfait, c’est celle-ci qu’il fallait choisir de préférence.

Certaines traditions préféraient les mains des nouveau-nés n’ayant pas reçu le baptême. Mais la main d’un pendu convenait encore mieux. Il est même des cas où, après avoir profané leurs sépultures, on prélevait les mains de personnes n’ayant commis aucun crime.

Une fois coupée, la main était ensuite salée ou plongée dans la saumure. Elle devait servir de socle à une chandelle fabriquée avec de la graisse humaine. Quant à la mèche de la bougie, elle devait provenir des cheveux du mort.! ( Les grimoires de l’époque précisent même que la graisse extraite du corps d’un pendu était la plus indiquée pour la confection de la main de gloire ) .

Des propriétés magiques ?

Cette main de gloire était réputée pour ses nombreux pouvoirs. La lumière de cette lugubre chandelle figeait sur place ceux qu’elle éclairait.( Ce qui était bien pratique pour les cambrioleurs ) !

La main de gloire leur rendait d’ailleurs d’autres services. En effet, elle était censée ouvrir par magie toutes les portes. Aucune serrure assez solide parait il n’était assez solide pour lui résister.

En plus , les voleurs n’avaient pas à se soucier de l’épuisement de la chandelle. En effet, la main de gloire était connue pour durer aussi longtemps que son porteur en avait besoin. Autre pouvoir très appréciable pour ceux qui voulaient faire fortune : la main de gloire se mettait à crépiter à l’approche d’un trésor.

La main de gloire était également un talisman recherché, qui apportait la richesse et le bonheur à son possesseur. Elle le protégeait aussi contre certaines maladies, comme les écrouelles, affection provoquant des plaies purulentes dans le cou.(caractérisée par des infections chroniques banales de la peau ou des muqueuses . La plupart des formes de scrofule ont été par la suite rangées dans le cadre de la tuberculose )

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