Le signe @…et autres


Tout le monde qui utilise internet connait ce signe …Mais d’où vient il , depuis quand existe-il ?

Et bien , j’ai lu qu’@ existait bien avant l’apparition d’internet !!! Son apparition daterait du VI ème siècle!

Les moines copistes

moine copiste ( image du net)

du moyen age utilisaient cet  » artifice  » pour gagner du temps dans leur besogne , ils auraient fusionné le  » a  » et le  » d  » du  » ad  » latin qui signifie  » vers là  » !

L’arobase a ensuite été utilisée dans les écritures commerciales ou religieuses pendant plusieurs siècles. Le signe s’emploie alors pour écrire les prix des marchandises. 

(Par exemple pour dire « cinq oranges à 1$ », en anglais « five oranges at 1 $ », les américains écrivaient « five oranges @ $ 1 » ) . Il a donc paru nécessaire de l’intégrer aux claviers des machines à écrire. 

A la radio ?, on avait trouvé une autre utilisation à ce symbole. Sa forme @ rappelait aux journalistes la bande magnétique. L’arobase était donc devenue le synonyme du mot « son » ou « interview »…

En 1971, Ray Timlinson

Ray Timlinson

, l‘inventeur des adresses mails a décidé d’utiliser l’arobase pour séparer le nom des émetteurs et de l’hébergeur comme Yahoo, Gmail ou Outlook. Elle a été ensuite reprise par les réseaux sociaux comme Twitter puis Facebook pour mentionner une personne.

Et les autres signes:

Le hashtag (Le hashtag (#) est un symbole informatique utilisé sur Internet pour indiquer un lien entre deux pages d’un même réseau. Ce système d’écriture est très utilisé sur le réseau social Twitter. Hashtag est en fait un  »mot balise » qui vient de la réunion de deux mots anglais : hash (marque), et tag (accroche) ou ….

….encore l’esperluette

esperluette

.

 

..

Le hashtag

Le hashtag « # » a d’abord été utilisé dans la typographie américaine pour indiquer un numéro. Mais son développement se fait vraiment avec l’arrivée d’internet et notamment à la fin des années 1980 sur le protocole de communication « Internet Relay Chat » ou , en français « discussion relayée par Internet ». Les personnes peuvent communiquer instantanément avec des discussions en groupe. 

Le # est alors utilisé pour nommer et différencier les conversations sur le protocole. 

On le voit ensuite apparaître dans les années 2000 sur des site web comme Flickr, dédié à la photo et pour différencier les thématiques présentes sur la page. 

Mais la plateforme qui va vraiment comprendre l’utilité de ce symbole est Twitter. Le 23 août 2007, un utilisateur et spécialiste des réseaux sociaux, Chris Messina

Chris Messina ??

, va proposer à sa communauté de regrouper les thématiques et les groupes autour du hashtag.

Après son succès, plusieurs internautes vont eux aussi utiliser le signe pour faire passer leurs messages, comme Nate Ridder

Nate Ridder ??

, habitant de San Diego qui va lancer le  »#sandiegofire » pour informer le monde entier des incendies dans la ville des États-Unis.

C’est seulement deux ans plus tard, en 2009, que Twitter va officiellement adopter le hashtag.

L’esperluette 

Pour certains, l’origine de l’esperluette « & » remonte à Cicéron. Tiron, qui était son secrétaire, aurait été le premier à utiliser le signe « & » mais aucune trace manuscrite n’a été retrouvée pour le certifier

Pour d’autres, c’est aussi à l’époque mérovingienne que l’esperluette voit le jour. Comme l’arobase, les moines copistes auraient mélangé les lettres « e » et « t » qui forment le mot « et » pour recopier plus rapidement les manuscrits. 

La méthode est alors restée et a ensuite été utilisée dans le commerce. Puis c’est à partir du XIXe siècle que le symbole a vraiment pris de l’importance, particulièrement dans la langue anglaise.

Aux États-Unis, le & est utilisé pour nommer des entreprises comme « Johnson&Johnson » ou « Gonzales&Cie » est très courant ou comme abréviation de l’expression « Madame et Monsieur » en « Mme & M ». 

Le tilde

Le tilde « ~ » ou la petite vague, est connu pour son utilisation dans les langues basque, bretonne, portugaise ou espagnole. 

Même si ces quatre langues sont proches et font même partie du paysage français, la France ne l’a en définitive pas adopté. En 2017, le tribunal de Quimper avait même refusé que le prénom « Fañch » soit attribué à un enfant, à cause du tilde, avant que la cour d’appel de Rennes ne revienne sur la décision

Pourtant ce signe ne nous est pas inconnu. Il était même beaucoup utilisé jusqu’au XVIIIe siècle comme abréviation de la lettre « n » ou comme marque de nasalisation ( Adjonction après la voyelle d’une consonne nasale qui lui donne un son approchant du français an, in, on, un )dans les textes. 

On peut notamment le voir dans de nombreux documents officiels français comme les ordonnances de Villers-Cotterêts en 1539 où on le retrouve trois fois. Ou alors dans un texte de 1567, où le roi Charles IX se présente comme le « roy de Frãce » et non « le roi de France. » 

Avec le temps,  »le tilde » a disparu du Français mais reste nécessaire à nos claviers si on veut écrire dans d’autres langues

5 infos étonnantes….


…….. sur nos campagnes :

Saviez-vous qu’une vache sait se soigner en broutant certaines plantes ? Qu’elle dispose de quatre estomacs et que le processus de rumination dure environ trois jours ? Agriculture, patrimoine, terroir…Découvrez 5 informations étonnantes sur nos campagnes.

1) Une vache de 500 kg peut chauffer une pièce de 20 m2

Elle dégage en effet une énergie moyenne d’un kilowatt, de quoi maintenir aujourd’hui une pièce de 20m2 à 21°C. Plus besoin de nos jours d’avoir une vache dans son salon pour profiter de ce chauffage écologique. Certains éleveurs récupèrent la chaleur de leurs animaux en installant des pompes calorifiques directement dans les étables. L’air réchauffé par la température corporelle des bêtes, leur respiration mais aussi la fermentation du fumier, est aspiré puis la chaleur est restituée, via un liquide caloporteur circulant dans des tuyaux, dans l’étable ou vers l’habitation principale.

2) Un agriculteur consacre 20 % de son budget à l’alimentation

C’est plus que l’ensemble des Français (16,4 %). Les transports arrivent juste derrière avec 19,8 %, soit 2,4 % au-dessus de la moyenne. En revanche, l’agriculteur ne dépense que 10,2 % pour le logement, bien moins que le Français moyen (15,7%).

3)Un verrat est le nom du   » papa   » cochon (ça je le sais)

Il s’agit plus précisément du mâle reproducteur. Le terme de   » le porc   » désigne quant à lui le mâle castré ou la jeune femelle de moins de 6 mois. C’est aussi le terme générique pour la viande porcine.

4) Certains sirops contre la toux contiennent de la bave d’escargots !

En 1855, un pharmacien de Béziers affirme dans son mémoire que   »les préparations de limaçons sont employées avec avantage contre les toux opiniâtres, les bronchites, les catarrhes   », etc….. C’est à partir de la bave du gros escargot de Bourgogne

Résultat d’images pour escargot de bourgogne vivant
Escargot de Bourgogne

qu’il est possible d’extraire une substance appelée   » helicine   ». Encore aujourd’hui, des sirops

contre les touches sèches contiennent cette substance qui apaise les bronches mais ils sont considérés comme peu efficaces. En 2010, l’Agence de sécurité du médicament les a même interdits chez les moins de 2 ans. Des cas d’aggravation des troubles respiratoires avaient été enregistrés.

5) Le mot “plouc” désignait à l’origine les Bretons

image paysan breton vers 1900

A la fin du XIXe siècle, les Bretons sont nombreux à venir s’installer à Paris. Lorsqu’on leur demande d’où ils viennent, ils donnent le nom de leur village : Plouaret, Plougar, Plouagat… Beaucoup de noms en   » Plou   », et c’est bien normal puisque ce préfixe signifie   » paroisse   » en breton. Les Parisiens trouvent la sonorité amusante et ces nouveaux-venus,   »rustres et mal éduqués   » selon eux, se voient affublés du surnom de   » ploucs   ». Par extension, le terme désignera bientôt tous les gens de la campagne.

Mes blogs:Pratiquement pas de commentaire…


.……J’ai bien envie ( encore) d’arrêter ….Mais , au fond , si j’écris c’est d’abord pour moi , pour m’occuper ,on peut dire que commentaires ou non ,  » c’est le cadet de mes soucis  »

Pour m’occuper,passer le temps , j’ai chercher ici et là d’où venait cette expression et:

=  »C’est le moindre de mes soucis »

Avant la Révolution française ,les plus jeunes fils étaient très souvent obligés, par nécessité, de s’engager dans l’ordre ecclésiastique ou dans un régiment.

image trouvée sur le net

De là on appela cadet tout jeune homme se mettant en service comme simple soldat pour apprendre le métier des armes.

Mais, à la longue, le mot cadet s’écarta de sa signification primitive, et il en est venu à indiquer le dernier des fils, comme le met en évidence cette phrase de  »l’orateur sacré  » Bourdaloue

L.Bourdaloue ?

? ( Bourdaloue (Louis Bourdaloue (aussi Bourdaloüe), né le 20 août 1632 à Bourges (France) et mort le 13 mai 1704 à Paris, est un jésuite français.) :  » Il suffit que ce jeune homme soit le cadet de sa maison pour ne pas douter qu’il ne soit appelé aux fonctions de pasteur des âmes.  »

Le mot cadet avait aussi la signification de moindre, d’inférieur, par rapport à un aîné quand il désignait le deuxième fils d’une famille.(Chez moi c’est Alain, le militaire fasciste,raciste => il est 2 fois le cadet :1) 2ème fils , 2) le cadet de mes soucis car il me répugne avec ses idées )

On comprend que, par suite de cette autre signification, on ait fini par dire : C’est le cadet de mes soucis, ce qui veut dire le moindre.

P.S : Si quelqu’un ( ce qui , vu le nombre de lecteur et de commentaire ,m’étonnerait ) a une autre explication , je suis  » preneur  »…..

klik

En faire tout un fromage?


D’où vient cette expression ……

D'où vient l'expression En faire tout un fromage? On vous dit tout !

Tout le monde ou presque connait cette expression (même si elle est de moins en moins utilisée)

Pourquoi le mot  » fromage  » est utilisé dans cette expression ?

 »N’en fais pas tout un fromage…  »

En faire tout un fromage, c’est exagérer l’importance d’un événement, d’une situation. C’est insister encore et encore pour pas grand-chose. Apparue au début du 20e siècle, l’expression a été tellement utilisée qu’elle est devenue aujourd’hui courante .

Certains ,en me lisant ,diront :  »Pas la peine d’en faire tout un fromage, de cette expression » lol … et pourtant !

L’expression nous paraît évidente lorsqu’on l’entend ,l’emploie. Mais ……  ? La locution viendrait en fait de l’idée qu’à partir d’une chose aussi simple que le lait, on peut le transformer en un résultat très élaboré comme le fromage. Passer du lait au fromage, c’est en effet passer de l’anodin au complexe, puisque cela nécessite tout le savoir-faire du fromager pour obtenir le produit adéquat.

Voilà pourquoi on utilise cette expression pour désigner ceux qui rendent compliquée une chose pourtant simple.

Boof,pas convaincu moi ……

C’est une autre paire de manches : ?


On emploie cette expression  » chez moi  » et  » refaire  » mes blogs depuis le passage de Manu , elle convient !=> j’ai voulu chercher d’où vient cette expression , sa signification …..

C’est une autre affaire, c’est bien différent

On lit dans une note du livre IV, chapitre 58, de Tristan le Voyageur, par Marchangy :  » C’était la mode, sous le règne de Charles V, de porter une espèce de tunique serrée par la taille

une livrée?

, et nommée cotte hardie, laquelle montait jusqu’au cou, descendait jusqu’aux pieds et avait la queue traînante ; mais pour les personnes de distinction seulement, outre les manches étroites de cette robe, on y avait adapté une autre paire de manches à la bombarde, qui étaient fendues pour laisser passer tout l’avant-bras, et qui flottaient à vide jusqu’à terre  ». Ces secondes manches coûtaient beaucoup plus cher que les véritables, peut-être parce qu’elles ne servaient à rien. On leur doit le proverbe : C’est une autre paire de manches.  »

Cette explication ne semble pas tout à fait juste. En voici une autre qui paraît meilleure. Les manches étaient autrefois des  » livrées d’amour  »

 » Livrée d’Amour  » ????

que les fiancés et les amants se donnaient réciproquement, et qu’ils promettaient de porter en témoignage de leur tendre engagement, ainsi qu’on le voit dans une nouvelle du troubadour Vidal de Besaudun, où il est question de deux amants qui se jurèrent de porter manches et anneaux l’un de l’autre.

Déclaration d'amour. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle
Déclaration d’amour. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle

Ces livrées adoptées pour être le signe de la fidélité, devinrent en même temps celui de l’infidélité. Quand on changeait d’amour, on changeait aussi de manches ; souvent même il arrivait que celles qu’on avait prises la vielle étaient mises au rebut le lendemain, et il y eut tant d’occasions de dire c’est une autre paire de manches, que cette expression fut proverbiale en naissant.

Il y a un vieux dicton populaire qui confirme cette explication ; le voici :  »On se fait l’amour, et quand l’amour est fait, c’est une autre paire de manches  ».

L’expression tenir quelqu’un dans sa manche, pour dire en être assuré, l’avoir à sa disposition, est peut-être dérivée du même usage : peut-être aussi a-t-elle dû son origine à l’ancienne coutume de porter la bourse dans la manche, sous l’aisselle gauche. En ce cas, elle serait une variante et un équivalent de cette autre expression autrefois usitée, tenir quelqu’un dans sa bourse.

Henri II, roi d’Angleterre, après avoir obtenu des lettres pontifiantes qui lui donnaient gain de cause contre Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, se vantait, en montrant ces lettres publiquement, de tenir le pape et tous tes cardinaux dans sa bourse.

L’emploi de manche pour bourse se trouve encore dans la phrase proverbiale, aimer plus la manche que le bras, c’est-à-dire aimer mieux son argent que sa personne, comme font les avares. (Rabelais liv. III, ch. 3) s’est servi de cette phrase, dont ses commentateurs n’ont pas donné la raison.

booof klik

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires surtout pas les  »like »’ !, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse   »ouverts   » car ne serait -ce qu’un petit  » mot  » , çà fait toujours plaisir )

 »Se faire du mouron »…


 »Se faire du mouron  » (je ne sais pas si cette expression est utilisée partout ? )

L’origine  » se faire du mouron  » ?

Comme chacun sait, l’expression  »se faire du mouron  » signifie qu’une personne se fait beaucoup de souci.

Le mot  » mouron  » est assez énigmatique. Il désigne des herbes de très petite taille que l’on trouve à la campagne. Or depuis le 19ème siècle on utilise ce mot en argot pour parler d’une touffe de poils, de la chevelure.

L’expression signifie donc aussi littéralement  » se faire des cheveux  » qui n’est que la forme simplifiée d’une autre expression  » se faire des cheveux blancs  ». Par ricochet,  » se faire du mouron  » s’est mis à signifier au 20ème siècle  » se faire de la bile  », autre expression au sens équivalent.

On peut remarquer que ces expressions (qui ont toutes la même signification), font toute référence à une production involontaire du corps humain. Comme si l’impossibilité ou l’incapacité à en contrôler le surgissement ou la transformation (dans le cas de la couleur blanche des cheveux) était source d’une grande inquiétude pour les hommes.

Le mouron est aussi une herbe :

Le mouron = plante, mauvaise herbe

 »Vous vous faites peut-être du mouron en voyant votre potager envahi, lui aussi, par le mouron  » lol

D’où vient ….


…..la position du missionnaire ? !!!!!

En 1929, l’ethnologue anglo-polonais Bronislaw Malinowski voit deux amoureux des îles Trobriand (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) étendus l’un contre l’autre sur une natte, en plein jour. Ils ne font que se tenir par la main, rien de plus. Il raconte la scène à un vieux Trobriandais qui se met en colère :  » Ça, c’est une mode qui nous vient des missionnaires !  » s’exclame-t-il. Selon la coutume ,les amoureux…..

Amoureux…

  ……..devraient absolument cacher leur liaison. Mais les pères chrétiens ont exigé qu’une idylle soit connue de tous, afin de préparer le mariage.

Une erreur de citation: !

La position du missionnaire, c’est donc d’abord le fait de vivre son amour au grand jour. Le sens de l’expression dérape en 1948, quand un sexologue américain cite Malinowski

Malinowski

.de façon erronée. Selon lui, la position du missionnaire désigne le face-à-face sexuel imposé par les pères aux Mélanésiens. Rien à voir avec le sens premier. Mais c’est celui-ci qui s’est imposé dans le monde entier !

Cinq mots rares ….


…. donneront l’air savant pendant vos dîners mondains (ma grand-mère en employait quelques-uns)

 »Quérulence »,  »émerillonner »… Qui de nos jours connaît encore ces termes désuets ?

Ils ont fait leur temps. Après des années de labeur, certains mots de la langue française se retirent de l’usage. Silencieusement, sur la pointe des pieds. Qui de nous jours connaît encore le sens de  »tatin »? Ou utilise le verbe  »s’esbigner » ? Ils ont progressivement été remplacés par des termes plus contemporains. Ainsi va notre langue. Son renouvellement témoigne de sa vitalité. La rédaction vous propose de redécouvrir ces mots disparus, qui, assurément, vous feront briller en société.

 Babou:

 »Cesses de faire des baboues ». Peut-être avez-vous déjà entendu cette phrase dans la bouche de votre grand-mère.  »Baboue » est un joli mot disparu, qui signifie  »grimace ». Il est fort ancien puisqu’en moyen français, il désignait une  »vieille sorcière aux grosses lèvres », selon le  » Trésor de la langue française ». L’ancien français baboe est également apparenté à  » babouin », qui qualifiait un  » homme difforme ou niais  ». On parlait aussi à l’époque de l’Ordre de la baboue, qui était une Société des buveurs

 »enseigne de la société des buveurs  »

.

Escobar :

Attention si l’on vous qualifie de la sorte ! Un  »escobar » est un personnage  »hypocrite », sachant utiliser d’adroits subterfuges pour arriver à ses fins ou les justifier. Le verbe  »escobarder » décrit le fait d’agir, de parler en escobar.  »L’escobarderie » désigne quant à elle la pratique habituelle de l’hypocrisie à la manière d’un escobar.

Le mot s’est formé d’après le nom d’un jésuite espagnol, Antonio Escobar y Mendoza

Antonio Escobar?

, auteur d’un ouvrage de casuistique (partie de la théologie qui traite des cas de conscience). Pascal l’attaqua dans les Provinciales, lui reprochant de prôner une morale relâchée. Molière, Boileau et La Fontaine lui emboîtèrent le pas, et c’est ainsi que ce patronyme est devenu un adjectif courant dans notre langue. Avant de tomber aux oubliettes.

Quérulence :

Toute âme  » revêche  » devrait connaître ce mot. La  »quérulence », dérivé de  »quérulent », désigne la tendance pathologique à rechercher les querelles.

Querelle ?

On connaît tous une personne qui revendique, d’une manière disproportionnée, la réparation d’un préjudice, réel ou imaginaire. Vous pourrez désormais le qualifier de  »quérulent », (selon la définition du dictionnaire des francophones). Le mot est dérivé du latin querulus  » qui se plaint ».

Émerillonner

Une personne est  »émerillonnée » lorsqu’elle est d’humeur gaie et vive. Ce joli verbe s’est formé d’après  »l’émerillon »,

Émerillon (rapace)

un petit rapace diurne du genre des faucons, que l’on dressait autrefois pour la chasse. L’adjectif décrit l’éclat de quelqu’un qui se vivifie, à l’image de l’œil perçant de l’émerillon.

Accueillance

Ce mot n’est pas une invention fantaisiste qui ferait offense à la langue française.  »Accueillance » existe bien, et a pour sens  »disposition à l’accueil » . On l’employait jadis pour dire  »accueillir » ou  »faire bon accueil ». Au XIIIe siècle, il existait ainsi la locution faire accueillance de quelqu’un, c’est-à-dire  »l’accueillir, le gagner à sa cause ». Au XVIe siècle, pour signifier qu’on accueillait de manière courtoise un convive, on utilisait ce mot charmant.

Pourquoi dit-on…..


… » Avoir carte blanche  » ?

Cette expression ,qui existe depuis le milieu du XVe siècle, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’a rien à voir avec le monde des jeux, car la carte dont il s’agit ne sert pas à jouer mais à écrire. L’expression  » donner carte blanche à quelqu’un  », issue du vocabulaire militaire, signifiait  » le laisser dicter ses conditions  ». On donnait ainsi à l’ennemi une grande feuille de papier vierge sur laquelle il pouvait écrire ses exigences.

Avoir la libre initiative

 » Carte blanche  » est attestée avec cette signification depuis 1451. L’expression a pris le sens de  » donner les pleins pouvoirs  » au XVIIe siècle avant de prendre son sens actuel ( plus mesuré ) .

Les commentaires ne sont pas utiles ni nécessaires, j’écris maintenant pour moi d’abord (mais je les laisse  » ouverts  » au cas où)

Souvent, en cas d’erreur ….


……… »on » dit  » , écrit …. » Autant pour moi  »……Mais :

Souvent orthographiée à tort  » autant pour moi  », l’expression  » au temps pour moi  » est issue du  langage militaire , mais personne ne sait à quelle époque elle est née.

Cette locution était employée pour ordonner un mouvement, en général une prise d’arme. Ainsi,  » autant pour les fusils   » signifiait  » c’est le moment de prendre votre crosse, de placer les fusils sur les épaules  »…

Quant à l’expression  » au temps pour moi  », c’est ainsi que le gradé s’adressait au soldat qui s’était trompé : il lui faisait reprendre le mouvement en  »calquant » le départ, le  » temps  », sur lui.