C’était en août il y a …


Environ 161 ans :

Le 27 août 1859 : Du pétrole à Titusville en Pennsylvanie !

Le 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol des États-Unis. La découverte survient à point nommé, à un moment où les besoins d’éclairage n’arrivent plus à être satisfaits avec les bougies traditionnelles et les lampes à huile. Le  » pétrole lampant  » va révolutionner la vie quotidienne ! Oubliées les bougies sales, coûteuses et fumantes lol ; voici, en attendant la lampe à incandescence , un éclairage propre, de bonne luminosité et relativement économique.

Le  » miracle » se produit au nord-est du pays, en Pennsylvanie, au lieu-dit Oil Creek (le ruisseau d’huile !) près de Titusville. ( C’est aujourd’hui un parc national ).

Son auteur est un bourlingueur du nom d’Edwin L.  Drake

Résultat d’images pour Edwin Drake

(39 ans). Il se fait abusivement appeler  » colonel Drake  ». Après avoir pratiqué tous les métiers y compris celui de conducteur de train, il s’établit avec sa famille à Titusville.

Contre l’avis des experts, il est convaincu qu’il pourrait extraire le pétrole du sous-sol par simple forage et s’est adjoint pour cela le concours d’un puisatier. Ensemble, ils ont creusé un puits grâce à un trépan suspendu à un câble et mis en mouvement par une machine à vapeur. Le  » précieux liquide  » aurait jailli lorsque le trépan a atteint 23 mètres de profondeur seulement.

Dès le premier jour, avec une production de l’ordre de huit ou dix barils, Drake multiplie la production mondiale de pétrole par… deux !

Drake en haut-de-forme devant son puits en 1866
Drake devant son puits (1866 )

Comme on peut s’y attendre, la découverte de Drake donne lieu à la première  » ruée vers l’or noir  » avec une particularité propre au droit américain : le sous-sol et tout ce qu’il renferme appartient au propriétaire de la surface.

La ruée vers l’or noir

Le colonel Edmin L. DrakeDu coup que chaque propriétaire de parcelle se donne pour objectif prioritaire de pomper le sous-sol… du voisin. C’est ainsi que chacun érige des puits en bordure de son terrain en réservant à plus tard l’exploitation du centre que personne ne peut lui voler. D’où un gaspillage énorme de ressources et une multiplication à l’infini des puits de forage.

La région se couvre de derricks et procure la fortune à de nombreux audacieux. Quand au  » colonel  » Drake, dépourvu du sens des affaires, il néglige de faire breveter son système de forage et sombre dans la pauvreté. Compatissants, les habitants de Titusville finiront par verser une pension à lui-même et à sa veuve.

 

Les raffineurs ramassent la mise

Mais » la mélasse noire et malodorante  » qui émerge des puits n’est pas utilisable en l’état. Il faut la raffiner. Le raffinage, indispensable, a pour premier but de produire du  » pétrole lampant  »,( autrement dit à l’usage des lampes à pétrole ) .

Ce qui implique que très vite, la domination du secteur pétrolier va passer des exploitants de puits aux raffineurs ou, plus précisément, à un raffineur :Davidson Rockefeller

John Davison Rockefeller (1839-1937) en 1885

, fondateur de la Standard Oil, un homme d’affaires rigoureux, rusé et sans état d’âme, caractéristique des grands entrepreneurs américains de la fin du XIXe siècle.

 

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Le pétrole est devenu l’énergie vitale de nos sociétés. Mais aujourd’hui, c’est non plus dans l’éclairage mais dans les transports et la production d’énergie qu’il trouve ses principaux débouchés. Jusqu’à quand ?

Le pétrole fait l’objet d’une prospection toujours plus intense. On l’extrait des fonds sous-marins (offshore), jusqu’à six mille mètres sous le niveau de la mer (3000 mètres d’eau et autant de couches sédimentaires). On l’extrait désormais aussi des schistes bitumineux du Canada et des États-Unis, au prix de grands dégâts écologiques. C’est au point que les États-Unis sont redevenus massivement exportateurs d’hydrocarbures

Au grand dam des experts qui prédisent l’épuisement du précieux fluide depuis les années 1950, le fameux peak oil ( » pic pétrolier  ») à partir duquel la production mondiale doit décliner est repoussé de décennie en décennie. Et contre toute attente, sous l’effet de la surproduction et de la baisse relative de la fiscalité, le prix de vente des produits pétroliers diminue depuis les années 1980. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le réchauffement climatique. 

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Pourquoi Total s’appelle Total


HISTOIRES DE NOMS – À sa naissance, en 1924, l’entreprise avait été baptisée Compagnie française des pétroles. Le nom Total apparaît en 1953, mais ce n’est qu’en 1991 que la CFP s’effacera complètement.

C’est l’histoire d’une enseigne de stations-service devenue le nom du premier groupe pétrolier français. Une histoire qui s’est écrite en deux temps. En 1985, la CFP (Compagnie française des pétroles) a été rebaptisée Total-Compagnie française des pétroles. En 1991, exit la CFP, la signature initiale aux connotations trop techniques et le groupe devient Total.

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Ce style de nom a l’avantage de la simplicité. Il est compréhensible dans le monde entier ou presque. Il peut aussi avoir l’avantage de rappeler que le groupe est présent à tous les stades : de la prospection pétrolière à la vente d’essence en passant par l’ex­traction, le raffinage et le transport.  » En plus, Total est un nom de leader, analyse Pierre-Louis Desprez, cofondateur de Kaos Consulting, société de création de noms de marques. Il exprime la dimension internationale de la firme.  »

Mais cette dénomination est aussi le fruit d’une longue évolution. Au cours des décennies, l’entreprise a changé cinq fois de nom. Au départ, il y avait donc la Compagnie française des pétrole son sigle: CFP. L’entreprise a été créée en 1924 à l’initiative de l’État et introduite en Bourse dès 1929. La France avait alors besoin d’une entreprise pétrolière qui devienne actionnaire de la toute nouvelle Iraq Petroleum Company et participer ainsi à l’exploitation de l’or noir irakien après la chute de l’Empire ottoman.

Ce nom ne fait pas rêver ? Qu’importe. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, son activité se limite à l’extraction de pétrole. Changement de décor en 1947 avec le développement d’un réseau de stations-service et l’implantation hors des frontières en Europe, mais aussi en Afrique et en Australie.

Le sigle CFP n’est pas jugé très adapté pour conquérir des consommateurs. En 1953, ses dirigeants décident de créer une marque plus simple, Total, qui fait son apparition en 1954, accompagnée d’un logo bleu-blanc-rouge.

Résultat d’images pour images logo Total

Elle chapeaute toutes les activités tournées vers le grand public (stations-service, huile…). Très vite, le succès est au rendez-vous. La marque Total gagne une visibilité mondiale.

Quelques coups d’accordéon…………

Si la dénomination CFP disparaît officiellement au profit de Total en 1991, le patronyme du groupe va encore connaître quelques  »coups d’accordéon  ». En 1999, Total rachète le belge  »Petrofina  » . Pour ménager les susceptibilités, le groupe devient  » TotalFina  ». En 2000, TotalFina lance une OPA sur l’autre champion français de l’or noir, Elf Aquitaine. Là encore, pour ménager les susceptibilités internes, il devient  »TotalFinaElf  ». Comme un tel nom à rallonge n’est pas très facile à manier, Total redevient Total en 2003. Le groupe troque alors son logo tricolore pour une sphère composée de bandes de couleur et censée représenter la Terre, dans toute sa complexité et sa diversité

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Vosges : une employée de boulangerie….


…..mettait des asticots dans les pâtisseries !!

  Le tribunal correctionnel d’Épinal a jugé une affaire peu ragoutante le 12 août 2020. L’employée d’une boulangerie de Bruyères dans les Vosges a été reconnue coupable d’avoir mis des asticots de pêche dans les produits du magasin.

    Une affaire  , un billet qu’il ne vaut mieux pas suivre en mangeant un croissant ou une tartelette lol . L’employée d’une boulangerie de Bruyères dans les Vosges a comparu devant le tribunal d’Épinal car elle est accusée d’avoir déversé des asticots de pêche sur l’étal de la boutique. La femme de 62 ans a nié les faits.

   Asticot dans les pâtisseries : une vidéo de surveillance l’a trahie :

   L’ancienne employée a assuré à la cour qu’elle n’avait rien fait. Cependant ,une vidéo de surveillance, présentée à l’audience, est des plus incriminantes. Sur les images, la femme semble prendre ce qui est  » soupçonné  » être des vers dans un sac et les saupoudrer au-dessus de la marchandise.

   Peu après, une cliente a remarqué la présence des insectes dans les produits. La soixantenaire a alors averti son patron du problème. C’est en tentant de comprendre comment les asticots se sont retrouvés sur son étal que le propriétaire a découvert les gestes incriminants filmés par sa caméra de surveillance. Il a alors licencié sa salariée et prévenu les forces de l’ordre.

L’employée de la boulangerie nie les faits

   Lors de l’audience, le président de la cour a tenté de connaître les raisons de cette malveillance mais l’accusée a nié les faits. Elle assure que les mouvements de saupoudrage observés sur le film sont des  »gestes qu’elle fait souvent car quand il fait chaud, il y a des petits moucherons ou des guêpes sur les pâtisseries » et mis en cause le manque d’hygiène au sein de l’établissement.

    Le journal  »Vosges Matin  » rapporte que l’avocat du boulanger a rejeté les accusations. « Il n’y a aucune explication pour justifier le geste qu’elle répète tout au long de la vidéo. Elle dit aujourd’hui qu’elle n’a rien remarqué pendant près de trois heures alors que l’autre vendeuse l’a tout de suite vu. Ce n’est pas sérieux. Madame n’a pas cessé de varier dans ses explications. On voit bien que les vers retrouvés le sont partout. Elle a été stoppée par une cliente et démasquée par la vidéosurveillance », a-t-il plaidé. L’avocate de la prévenue a mis de son côté en avant qu’on ne voit pas précisément ce qu’elle fait sur le film. Elle a ajouté qu’il n’y a aucun mobile puisqu’elle n’avait aucun contentieux avec son employeur.

   Toutefois ces arguments n’ont pas convaincu le tribunal. La sexagénaire a été condamnée à 100 jours-amendes à 5 €.

Asticots : la boulangère a-t-elle mis en danger les clients ?

   Nombreuses sont les personnes à travers le monde qui mangent des insectes. Ils sont riches en protéine mais également en acides gras, en fibres et en éléments minéraux. Les asticots ( bien que plutôt écœurants ) ne présentent pas vraiment de risques pour la santé des hommes.

    Toutefois, dans le cadre précis de cette affaire, le principal souci est l’aspect sécuritaire. La provenance et les conditions de conversation de ces bestioles ne sont pas connues. Elles peuvent avoir été exposées à des excréments, de la chair ou des fruits putréfiés ou des bactéries !!!!. Certaines personnes peuvent aussi faire des réactions allergiques.

 » à dada sur mon bidet  » !


En lisant le  » titre  » du billet ( en admettant que quelqu’un le lise ) , je présume que le lecteur va songer à  Résultat d’images pour images cheval à bascule ''ce jouet qui a presque disparu…..Mais non :

Il est question d’un autre bidet , objet presque disparu lui aussi :blanc de bidet illustration de vecteur

  Le bidet , banal meuble de salle de bain , a longtemps  » joui  » d’une réputation sulfureuse , surtout depuis que les G.I , qui l’ont découvert en 1939 – 45 dans les maisons closes , ont fait savoir au monde entier comment les Français se lavaient le derrière . En effet , à l’origine le bidet n’était pas destiné au lavage des pieds , comme ont l’a souvent raconté à certains enfants , mais bel et bien à celui des parties  du corps injustement qualifiées de  » honteuses  » . Aujourd’hui , le bidet semble passé de mode ,et on peut dire que c’est bien dommage ! car , outre ses vertus  avérées pour les soins et l’hygiène de notre   » séant » , il peut aussi être utile pour  bien d’autres usages comme la lessive à la main par exemple ….La baignoire baignoireoffre une plus grande contenance , mais…..Elle ne peut pas être chevauchée ….Quant au lavabolavabo , il est beaucoup trop haut pour nos  » popotins  » lol 

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      En français ancien, bidet veut dire petit cheval. On a  la possibilité de vous asseoir face aux robinets, ce qui est pratique, mais on peut aussi leur tourner le dos, comme si on s’asseyait sur les toilettes.

    Ainsi, le bidet servait pour l’hygiène intime des dames pendant les menstruations, mais aussi pour une hygiène intime après être allé à la selle.

   C’est l’époque aussi où notre  » chère  » Rika Zarai,Résultat d’images pour Rika Zaraï en plus de la chanson, s’intéressait à la santé naturelle et parlait du bain de siège avec de l’eau froide.

     Elle fut beaucoup raillée par les humoristes et pourtant, la méthode du bain de siège afin de refroidir l’organisme, que l’on peut aussi nommer hydrothérapie à de nombreuses vertus.

J’ai lu aussi ….


….Mais vrai ???? Je le  » livre  » tel que lu :

       Si exceptionnellement quelqu’un passe et lit , et qu’il sait quelque chose là dessus , ce serait bien qu’il l’écrive , mais….c’est SI quelqu’un passe et çà ??

1) André Malraux était un pilleur de temples ?

L’écrivain qui a été Ministre de la Culture n’a pas toujours été une figure exemplaire. En 1923, il était totalement  » fauché  » à cause de mauvais investissements en bourse. Du coup, il s’est dit que ce serait une bonne idée d’aller au Cambodge avec son épouse pour voler des statues dans des temples khmers afin de les revendre et se faire un peu de fric. Ils ont fini par se faire arrêter et André a fait de la prison. Selon les mémoires de sa femme Clara, il justifiait ses vols par une bonne phrase »  d’enflure  » :  » Vous ne croyez tout de même pas que je vais travailler ?  » Sacré André.Résultat d’images pour André Malraux

2) Ernest Hemingway Hemingwayaimait tuer des animaux ?

Hemingway était un grand fan de chasse. Pas juste la chasse pour se nourrir, hein, la chasse pour  » buter  » des animaux et en faire des trophées. Il posait fièrement avec leurs cadavres ; le genre de photo qui aujourd’hui soulève systématiquement l’indignation (à raison). Il a même établi la liste des Big Five, ces 5 animaux de la savane (Buffle, lion, léopard, éléphant et rhinocéros) qu’il fallait tuer si on voulait être un  »  vrai chasseur  ». Ou  » une vraie enflure  », plutôt.

3 )  Guy de MaupassantRésultat d’images pour Guy de Maupassant  partageait volontiers ses MST ?

L’écrivain  était connu pour passer sa vie dans des bordels et coucher avec toutes les prostituées du coin. Forcément, un jour, ce qui devait arriver arriva : il a  » chopé  » la vérole.   On aurait pu croire que ça allait le calmer, mais pas du tout. A la place, il s’en est vanté auprès d’un ami dans une lettre, expliquant que maintenant, au moins, il n’avait plus peur de choper la vérole, vu qu’il l’avait déjà.     Et il lui a bien expliqué que cette absence de peur lui permettait de coucher avec encore plus de prostituées. Dans le texte, ça donne ça :  » je baise les putains des rues, les roulures des bornes et après les avoir baisées je leur dis  »J’ai la Vérole ». Et elles ont peur et moi je ris, ce qui me prouve que je leur suis bien supérieur.  » Ce mec était un grand malade.

4 ) Jean-Jacques Rousseau Rousseaua abandonné ses 5 enfants ?

 Rousseau a, entre autres, écrit sur l’éducation, encourageant les gens à faire des enfants et à les élever. C’est très noble de sa part. Ce qui l’est moins, c’est qu’il a lui même abandonné ses 5 gosses à l’hospice des enfants trouvés, contre l’avis de leur mère, alors même que des proches s’étaient proposés de les adopter. Dans Les Confessions, il a essayé de se justifier en expliquant que c’était une manière de leur offrir l’éducation publique, un peu comme dans La République de Platon, mais on ne nous la fait pas à nous : ce mec est une grosse enflure.

5) Louise Colet Résultat d’images pour louise coletn’a pas hésité à sortir son couteau ?

La poétesse du 19e siècle n’a pas apprécié un article du journaliste Alphonse Karr. Il y dévoilait la relation adultère entre Louise et Victor Cousin, un philosophe qu’on a un peu oublié aujourd’hui. Ni une ni deux, elle s’est rendue chez le journaliste pour le poignarder dans le dos. Le journaliste l’a raccompagnée chez elle et lui a présenté ses excuses. Alors ok, son article n’était pas très cool, mais quand même : planter des gens quand on n’est pas content, c’est un peu extrême.

6 )  Gustave Flaubert Résultat d’images pour gustave flaubertclashait violemment tous les écrivains de son époque ?

 

    Si vous avez lu Mme Bovary, vous savez déjà que ce bon vieux Gustave pouvait ne pas être très tendre avec ses personnages, mais il était pareil avec ses homologues. A propos de Lamartine, il a écrit :  » C’est un esprit eunuque, la couille lui manque, il n’a jamais pissé que de l’eau claire.  » Et sur Balzac :  » Quelle homme eût été Balzac, s’il eût su écrire !  » Il y en a encore plein d’autres comme ça, mais on vous laisse les découvrir dans les bouquin s. En tout cas, on peut dire que le mec savait se faire des amis.

7) Edgar Allan Poe Résultat d’images pour Edgar Allan Poea épousé sa cousine de… 13 ans ?

Lui en avait 26. Alors oui, on peut dire que les mœurs ont changé, etc., mais il faut savoir que ce mariage était déjà très mal perçu à l’époque, et que la (très) jeune mariée avait dû mentir sur son âge pour qu’on puisse célébrer leur union. C’est pas très net, tout ça, si vous voyez ce qu’on veut dire.

8 ) Arthur Rimbaud Résultat d’images pour Arthur Rimbauda empoisonné des tas de chiens ?

Déjà il faut se souvenir d’un truc dont on ne parlait que brièvement au lycée : Rimbaud a fait du trafic d’armes, ce qui n’était pas bien glorieux. A côté de ça, il faisait aussi du commerce de café en Ethiopie. C’est un domaine un peu moins problématique, sauf que pour protéger ses stocks des chiens qui venaient pisser dessus, il foutait du poison partout autour, ce qui lui a valu une réputation de tueur de chiens. Il y avait sûrement d’autres moyens de protéger son café sans commettre de génocide canin.

9) Alfred Jarry Jarryavait une manière bien à lui d’aborder les femmes ?

Une anecdote raconte que le célèbre auteur de l’absurde Jarry s’est posé un jour en terrasse à côté d’une femme qui l’attirait. Comme elle ne faisait pas attention à lui, il aurait sorti son revolver pour tirer dans le miroir de l’établissement, puis se serait exclamé :  » Maintenant qu’on a brisé la glace, on peut causer.  »  Difficile de dire si tout ça est vrai, mais ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui le mec qui fait ça part direct en garde à  vue’ (et heureusement).

10) VoltaireVoltaire (2)   était bien plus sexiste que  » ton oncle bourré  »

Certains prétexteront que  » boh, c’était comme ça à l’époque  », mais il suffit de rappeler qu’il a écrit :  » Les femmes ressemblent aux girouettes : elles se fixent quand elles se rouillent.  »  pour comprendre qu’il ne tenait pas la femme en très haute estime. On vous laisse quand même vous faire votre propre avis, mais nous on a choisi. Ça veut pas dire qu’il faut brûler tout Voltaire dès demain, mais qu’on peut avoir du recul sur la personne. On aurait aussi pu parler de son homophobie, de son antisémitisme et du fait qu’il a fait du commerce avec des esclavagistes, mais après ça fait long.

Comment une cuillère à remuer…..


……McDonald’s est devenue partie intégrante de la guerre contre les drogues

La cuillère à remuer McDonald’s faisait partie de la chaîne de restauration rapide populaire dans les années 1970 ( un long ustensile en plastique avec une petite cuillère à une extrémité et les arches dorées emblématiques de l’autre ) . C’était un outil simple, conçu pour mélanger la crème et le sucre dans le café et rien de plus. Mais ce n’était pas seulement pour ça…..

En effet, la cuillère  » d’agitation  » innocente, familièrement appelée  » McSpoon  » , est rapidement devenue  un bouc émissaire improbable  dans la guerre contre la drogue.

   En 1971, Richard Nixon Résultat d’images pour Richard Nixona déclaré l’épidémie de drogue ennemie publique numéro un, déclenchant la  »guerre contre la drogue » qui se poursuit encore aujourd’hui.      Malgré la création de la Drug Enforcement Agency (DEA) et les efforts déployés pour mettre un terme au commerce colombien de la drogue, la consommation de drogues n’a fait qu’ augmenter que dans les années suivantes. La consommation de cocaïne, en particulier, était à son apogée au cours de ces années, avec un  » énorme  » 11 %  de la population adulte l’utilisant.

Pour aider à limiter le problème, les   » gens  » anti-drogue ont créé une forte poussée contre la vente et l’utilisation d’accessoires de drogue ( tuyaux, papiers à rouler, cuillères à coke et similaires  ) conduisant à la Model Drug Paraphernalia Act de la DEA en 1979.

     La loi, adoptée par presque tous les gouvernements des États, contenait une vague définition de l’attirail qui pouvait inclure à peu près tout. Une paille idiote et un sac à sandwich en plastique pourraient être un accessoire dans les bonnes circonstances.

 En colère contre le projet de loi, un membre de la Paraphernalia Trade Association ( représentant les vendeurs de fumoirs) s’est moqué du libellé vague de la loi avec, c’est vrai, une cuillère à remuer McDonald’s.

« C’est, » aurai-t-il dit, « la meilleure cuillère à cocaïne de la ville et c’est gratuit avec chaque tasse de café chez McDonalds. »

image trouvée  net.

     En effet, le McSpoon était populaire parmi les marchands de cocaïne astucieux ; il était léger, bon marché, facilement dissimulé et contenait exactement 100 milligrammes de cocaïne.

   Joyce Nalepka, présidente de la Fédération nationale des parents de jeunes sans drogue, a pris ce morceau de moquerie dans le mauvais sens. Avec un peu de force, elle a communiqué avec le président de McDonald’s, Ed Schmidt, et lui a demandé de retirer les cuillères de leurs magasins ( plus de 4500 restaurants transportant des McSpoons qui servent combien de personnes  )  au nom des enfants du pays.

 Il a accepté et le McSpoon a été retiré de tous les magasins McDonald’s en décembre 1979; c’était la fin d’une époque. Une nouvelle cuillère plus plate avec une palette au lieu d’une cuillère a été introduite, mais c’était un mauvais substitut.???

  Cependant, la saga du McSpoon était loin d’être terminée. Le groupe de Nalepka a souvent été moqué lors des apparitions, des chahuteurs criant  »Quelle est la prochaine étape? Allez-vous interdire les bâtonnets et les verres à liqueur?  »

     Le McSpoon était si populaire qu’il est devenu un terme d’argot standard pour 100 mg de cocaïne, et était encore utilisé par les revendeurs même une décennie plus tard, selon un agent de la DEA .

     Maintenant , les cuillères, remplacées depuis longtemps par de minuscules pailles , sont toujours populaires dans les  » milieux souterrains  », et les restes de l’ustensile en plastique se vendent sur les sites d’enchères pour 5 $ la pièce.

    Deux artistes basés à San Francisco, Ken Courtney et Tobias Wong, ont même créé une réplique plaquée or de la cuillère McDonald’s pour un projet artistique surnommé la  » Cokespoon n ° 2 » et l’ont présentée dans des galeries d’art prestigieuses. Il a même été vendu comme article de fantaisie pour 295 $ …. Jusqu’à ce que McDonald’s apprenne la blague et ordonne aux artistes de cesser et de s’abstenir.

Peu importe comment ils essaient d’effacer  » l’histoire  » , c’est un morceau d’histoire, à la fois pour McDonald’s et le monde de la drogue, qui , probablement , ne disparaîtra pas vraiment.

Une pénurie d’ivoire …..


…..a conduit au premier plastique industriel ?

    Le premier plastique industriel fut le celluloïd, inventé durant la guerre de Sécession pour la fabrication de boules de billard lors d’une pénurie d’ivoire d’éléphant. A l’origine, les boules étaient faites en bois ou en argile, puis en ivoire, car elles s’usaient trop vite.

    Les plastiques à base de  » nitrocellulose  » sont légèrement antérieurs au celluloïd. Le collodion, inventé en 1848 et utilisé comme pansement et émulsion pour plaques photographiques, est séché en un film de type celluloïd.

   Le premier celluloïd en tant que matériau en vrac pour la formation d’objets a été fabriqué en 1855 à Birmingham, en Angleterre, par Alexander Parkes, qui n’a jamais pu voir son invention se réaliser, après que sa société a fait faillite en raison des coûts de  » mise à l’échelle  ». Parkes a breveté sa découverte comme Parkesine en 1862 après s’être rendu compte qu’un résidu solide était resté après l’évaporation du solvant du collodion photographique.

 

Parkes l’a breveté comme imperméabilisant pour vêtements pour tissus tissés la même année. Plus tard, Parkes a présenté Parkesine à l’Exposition internationale de 1862 à Londres, où il a reçu une médaille de bronze pour ses efforts. L’introduction de Parkesine est généralement considérée comme la naissance de l’industrie des plastiques. La parkésine était fabriquée à partir de cellulose traitée avec de l’acide nitrique et un solvant. Il est souvent appelé ivoire synthétique. La société Parkesine a stoppé ses activités en 1868. Des photos de Parkesine sont détenues par la Plastics Historical Society de Londres. Il y a une plaque sur le mur du site des Parkesine Works à Hackney, Londres.Résultat d’images pour parkesine? ( pas sur  bonne plaque ! )

     Dans les années 1860, un Américain, John Wesley Hyatt Résultat d’images pour John Wesley Hyatt , a acquis le brevet de Parkes et a commencé à expérimenter avec du nitrate de cellulose avec l’intention de fabriquer des boules de billard, qui jusqu’à cette époque étaient en ivoire. Il a utilisé du tissu, de la poudre d’ivoire et de la gomme-laque, et le 6 avril 1869, il  breveta une méthode pour couvrir les boules de billard avec l’ajout de collodion. Avec l’aide de Peter Kinnear et d’autres investisseurs, Hyatt a formé l’Albany Billiard Ball Company à Albany, New York, pour fabriquer le produit. En 1870, John et son frère Isaiah ont breveté un procédé de fabrication d’un matériau semblable à une corne avec l’inclusion de nitrate de cellulose et de camphre. Alexander ParkesRésultat d’images pour Alexander Parkes et Daniel SpillSpill ont répertorié le camphre lors de leurs expériences précédentes, appelant le mélange résultant xylonite, mais ce sont les frères Hyatt  qui ont reconnu la valeur du camphre et son utilisation comme plastifiant pour le nitrate de cellulose. Isaiah Hyatt a surnommé son matériau celluloïd en 1872.

    L’inventeur anglais Daniel Spill avait travaillé avec Parkes et formé la Xylonite Co pour reprendre les brevets de Parkes, décrivant les nouveaux produits en plastique comme Xylonite. Il s’est opposé aux réclamations des Hyatts et a poursuivi les frères dans un certain nombre d’affaires judiciaires entre 1877 et 1884. Initialement, le juge a statué en faveur de Spill, mais finalement, il a été jugé qu’aucune des parties ne détenait une revendication exclusive et le véritable inventeur du celluloïd/la xylonite était Alexander Parkes, en raison de sa mention du camphre dans ses précédentes expériences et brevets. Le juge a statué que toute fabrication de celluloïd pouvait se poursuivre à la fois dans la British Xylonite Company de Spill et dans la Celluloid Manufacturing Company de Hyatts.

    Le nom Celluloid a en fait commencé comme marque de fabrique de Celluloid Manufacturing Company, d’abord d’Albany, NY, puis de Newark, New Jersey, qui fabriquait les celluloïds brevetés par John Wesley Hyatt. Hyatt a utilisé la chaleur et la pression pour simplifier la fabrication de ces composés. Au fil du temps , le celluloïd est devenu le terme d’usage courant utilisé pour ce type de plastique. En 1878, Hyatt a été en mesure de breveter un procédé de moulage par injection de thermoplastiques, bien qu’il ait fallu encore cinquante ans avant de pouvoir être réalisé commercialement, et plus tard, le celluloïd a été utilisé comme base pour le film photographique.

Symbole…. » meurtrier  » ! pfff !


Chaque État américain a ses symboles. Celui que vient d’adopter l’Utah, une arme à feu, vient en rejoindre d’autres. Mais c’est le premier État à hisser un pistolet au rang d’arme à feu officielle. Ce choix divise l’opinion publique.

Une arme à l’honneur

   L’Utah comptait déjà, parmi ses symboles, un animal préhistorique, une cerise ou encore une mouette. En y rajoutant une arme à feu, l’État se donne une image moins pacifique. D’autant que ce revolver est promu au rang d’arme à feu d’État. C’est la première fois qu’une arme connaît un tel honneur.

    Il s’agit de l’une des plus célèbres du pays, le Browning modèle 1911, ou M1911. utahOn le doit à l’un des plus fameux armuriers du pays, John Moses Browning. Résultat d’images pour John Moses BrowningNé à Ogden, dans l’Utah, l’industriel est donc un enfant du pays.

  C’est pour rendre hommage au concepteur d’une arme qui équipa l’armée américaine jusqu’en 1985 que le M1911 a été choisi comme emblème de l’Utah.

  Sans doute ce choix ne peut-il que convenir à la population d’un État qui ne cesse de s’armer et où des enseignants suivent avec assiduité une formation au maniement des armes.!!!!!

Une décision qui n’est pas approuvée par tous :

     Dans un pays où le port d’une arme fait partie des droits fondamentaux, et où la pression du lobby des armes à feu est très forte, la décision est probablement approuvée par la majorité de la population.

   Mais elle ne fait pas pour autant l’unanimité, notamment dans la classe politique locale. Si certains membres de la Chambre des représentants voient dans ce revolver un symbole de la  » défense de la liberté  », d’autres déplorent le caractère clivant d’un tel symbole.

   Certains articles, dans la presse, regrettent que l’Utah devienne associé à une arme à feu, dont la raison d’être est de donner la mort.

    Même les descendants  de John Browning  dénoncent le rôle néfaste des armes à feu dans la prolifération d’attentats subis chaque année par les États-Unis. Il se serait sans doute rangé à l’avis de ce journal, qui conseillait plutôt d’ériger une statue à la mémoire de Browning.

C’était il y a environ….


Nul ce billet ! ( Suis mal ) …..

 228 ans : Première mise à mort avec la  » machine à décapiter  »
   La machine à décapiter n’était pas nouvelle, mais …….

     Sa première utilisation à Paris sur un condamné dont l’exécution était repoussée depuis plusieurs mois, est faite en application de la loi prévoyant que  » tout condamné à la peine de mort aura la tête tranchée  » . Devenue nécessaire, l’instrument mis au point par Antoine Louis permettait de  » supprimer  » bien plus aisément qu’avec l’antique épée sujette à s’ébrécher et source de  » ratées  »…

    Que la décapitation à l’aide d’une machine était un supplice usité en France avant la conquête romaine n’est pas impossible : On a trouvé, en effet, en 1865, à Limé, dans le canton de Sains (Aisne)= Près de là où je suis né !, près de la route de Guise à Vervins, un volumineux couperet de silex, pesant environ une centaine de kilogrammes, et que les antiquaires ont reconnu être un tranche-tête gaulois, une guillotine de l’âge de pierre. On tenta, à l’aide de ce disque de silex, des expériences qui furent concluantes. En le faisant mouvoir sous forme de pendule suspendu à une longue tige, on opéra facilement la  » sécation ‘ de têtes de moutons.

La machine à décapiter n’était donc pas en 1791 une nouveauté ; pourtant il est certain qu’on ne s’entendait pas sur la façon dont serait construite cette machine : Guillotin, qui tenait à son idée, consulta l’homme de France le plus expert en ces sortes de matières. Il s’adressa à Sanson. Celui-ci, qui ne voyait pas sans un certain dépit les savants se mêler de ses affaires, répondit par une note qui n’apportait pas grande lumière au débat, mais qui contient certains détails intéressants.

Machine proposée à l'Assemblée nationale pour le supplice des criminels par Monsieur Guillotin. Gravure de 1791

Machine proposée à l’Assemblée nationale pour le supplice
des criminels par Monsieur Guillotin. Gravure de 1791….

    » Pour que l’exécution puisse se terminer suivant l’intention de la loi, il faut que, sans obstacle de la part du condamné, l’exécuteur se trouve encore très adroit, le condamné très ferme, sans quoi l’on ne parviendra jamais à terminer cette exécution avec l’épée…

   » A chaque exécution, l’épée n’est plus en état d’en faire une autre, étant sujette à s’ébrécher ; il est absolument nécessaire qu’elle soit repassée et affilée de nouveau s’il se trouve plusieurs condamnés à exécuter au même instant ; il faudra donc avoir un nombre d’épées suffisant et toutes prêtes. Cela prépare des difficultés très grandes et presque insurmontables.  » Il est à remarquer encore que très souvent les épées ont été cassées lors d’ exécutions. L’exécuteur de Paris n’en possède que deux, lesquelles lui ont été données par  Parlement de Paris. Elles ont coûté 600 livres pièce.

  » Il est à examiner que, lorsqu’il y aura plusieurs condamnés qui seront exécutés au même instant, la terreur que présente cette exécution par l’immensité de sang qu’elle produit et qui se trouve répandu portera l’effroi et la faiblesse dans l’âme du plus intrépide de ceux qui resteront à exécuter. Ces faiblesses produiront un obstacle invincible à l’exécution. Les sujets ne pouvant plus se soutenir, si l’on veut passer outre, l’exécution deviendra une lutte et un massacre. »

 » A en juger par les exécutions d’un autre genre qui n’apportent pas, à beaucoup près, les précisions que celle-ci demande, on a vu les condamnés se trouver mal à l’aspect de leurs complices suppliciés, avoir au moins des faiblesses, la peur ; tout cela s’oppose à l’exécution de la tête tranchée avec l’épée. En effet, comment supporter le coup d’œil de l’exécution la plus sanguinaire sans faiblesse. Dans les autres genres d’exécution, il était très facile de dérober ces faiblesses au public, parce que l’on n’avait pas besoin, pour la terminer, qu’un condamné reste ferme et sans terreur ; mais, dans celle-ci, si le condamné fléchit, l’exécution sera manquée. Peut-on être le maître d’un homme qui ne voudra ou ne pourra plus se tenir.  »

De toutes ces observations, Charles-Henry Sanson concluait à la nécessité urgente  d’adopter l’usage d’une machine qui fixât le patient dans la position horizontale, pour qu’il n’eût plus à soutenir le poids de son corps, et qui permît d’opérer avec plus de précision et de sûreté que la main de l’homme n’en peut avoir.

Les chroniqueurs font généralement intervenir un  » bon  » Allemand nommé Schmidt, lequel, passionné pour la musique, avait l’habitude de faire chaque jour son duo avec Sanson, devenu mélomane . Entre deux airs de ballet, Schmidt, avec son accent d’outre-Rhin, aurait pris la parole et dit à l’exécuteur :  » Ché né foulais bas m’en mêler, gar il z’achit té la mort du brojin ; mais ché fous fois trop ennuyé…  » et il aurait alors jeté sur une feuille de papier le croquis d’une machine qui remplissait exactement toutes les conditions requises, et ainsi aurait pris naissance la guillotine. Il y a certainement dans ce romanesque épisode une tradition qui repose sur un fait vrai, car c’est un charpentier nommé Schmidt qui fut, en effet, le constructeur de la première guillotine…..

L’histoire des duos avec le bourreau, de ce  » bédide air d’Armide  » ?, interrompu pour dessiner le modèle du sinistre instrument, est une légende  » brodée  » sur un fond de vérité. La chose se passa d’une façon moins pittoresque peut-être, mais plus régulière et plus difficile. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire le texte de la loi du 25 mars 1792 et les observations qui l’accompagnent:

   Loi relative à la peine de mort et au mode d’exécution qui sera suivi à l’avenir. Donnée à Paris le 25 mars 1792. Décret du 20 mars 1792
 » L’Assemblée nationale considérant que l’incertitude sur le mode d’exécution de l’article 3 du titre I du Code pénal suspend la punition de plusieurs criminels qui sont condamnés à mort ; qu’il est très instant de faire cesser des inconvénients qui pourraient avoir des suites fâcheuses ; que l’humanité exige que la peine de mort soit la moins douloureuse possible dans son exécution ; décrète qu’il y a urgence. »

 » L’Assemblée nationale, après avoir décrété l’urgence, décrète que l’article 3 du titre I du Code pénal sera exécuté suivant la manière indiquée et le mode adopté par la consultation signée du secrétaire perpétuel de l’Académie de chirurgie, laquelle demeure annexée au présent décret ; en conséquence, autorise le pouvoir exécutif à faire les dépenses nécessaires pour parvenir à ce mode d’exécution, de manière qu’il soit uniforme dans tout le royaume.  »

   Avis  » motivé  » sur le mode de la décollation
  » Le Comité de Législation m’a fait l’honneur de me consulter sur deux lettres écrites à l’Assemblée nationale concernant l’exécution de l’article 3 du titre I du Code pénal, qui porte que tout condamné à la peine de mort aura la tête tranchée. Par ces lettres, M. le ministre de la Justice, et le directoire du département de Paris, d’après les représentations qui lui ont été faites, jugent qu’il est de nécessité instante de déterminer avec précision la manière de procéder à l’exécution de la loi, dans la crainte que si, par la défectuosité du moyen, ou faute d’expérience et par maladresse, le supplice devenait horrible pour le patient et pour les spectateurs, le peuple, par humanité, n’eût mission d’être injuste et cruel envers l’exécuteur.

La guillotine en l'an II. Dessin publié dans La guillotine par G. Lenotre (1920) et réalisé d'après une gravure originale de Le Glaive vengeur de la République

La guillotine en l’an II. On peut lire la légende :  » Traîtres, regardez et tremblez, elle ne perdra
son activité que quand vous aurez tous perdu la vie  ». Dessin publié dans La guillotine par
G. Lenotre (1920) et réalisé d’après une gravure originale de Le Glaive vengeur de la République

   » J’estime que les représentations sont justes et les craintes bien fondées. L’expérience et la raison démontrent également que le mode en usage par le passé pour trancher la tête à un criminel l’expose à un supplice plus affreux que la simple privation de la vie, qui est le vœu formel de la loi ; pour le remplir, il faut que l’exécution soit faite en un instant et d’un seul coup ; les exemples prouvent combien il est difficile d’y parvenir. On doit rappeler ici ce qui a été observé à la décapitation de M. de Lally : il était à genoux, les yeux bandés ; l’exécuteur l’a frappé à la nuque ; le coup n’a point séparé la tête et ne pouvait le faire. Le corps, à la chute duquel rien ne s’opposait, a été renversé en avant, et c’est par trois ou quatre coups de sabre que la tête a été enfin séparée du tronc : on a vu avec horreur cette  »hacherie  », s’il est permis de créer ce terme.

     » En Allemagne, les exécuteurs sont plus expérimentés, par la fréquence de ces sortes d’expéditions, principalement parce que les personnes du sexe féminin, de quelque condition qu’elles soient, ne subissent pas d’autres supplices ; cependant, la parfaite exécution manque souvent malgré la précaution, en certains lieux, de fixer le patient assis dans un fauteuil. En Danemark, il y a deux positions et deux instruments pour décapiter. L’exécution qu’on pourrait appeler  » honorifique  » se fait avec un sabre ; le criminel, à genoux, a un bandeau sur les yeux, et les mains sont libres. Si le supplice doit être infamant, le patient lié est couché sur le ventre, et on lui coupe la tête avec une hache.

 » Personne n’ignore que les instruments tranchants n’ont que peu ou point d’effet lorsqu’ils frappent perpendiculairement ; en les examinant au microscope, on voit qu’ils ne sont que des scies plus ou moins fines, qu’il faut faire agir en glissant sur le corps à diviser. On ne réussirait pas à décapiter d’un seul coup avec une hache ou couperet dont le tranchant serait en ligne droite ; mais avec un tranchant convexe, comme aux anciennes haches d’armes, le coup asséné n’agit perpendiculairement qu’au milieu de la portion du cercle ; mais l’instrument, en pénétrant dans la continuité des parties qu’il divise, a, sur les côtés, une action oblique en glissant, et atteint sûrement au but  » .

   » En considérant la structure du cou, dont la colonne vertébrale est le centre, composé de plusieurs os dont la connexion forme des enchevauchures de manière qu’il n’y a pas de joint à chercher, il n’est pas possible d’être assuré d’une prompte et parfaite séparation en la confiant à un agent susceptible de varier en adresse par des causes morales et physiques ; il faut nécessairement pour la certitude du procédé qu’il dépende de moyens mécaniques invariables dont on puisse également déterminer la force et l’effet. C’est le parti qu’on a pris en Angleterre ; le corps du criminel est couché sur le ventre entre deux poteaux barrés par le haut par une traverse, d’où l’on fait tomber sur le cou la hache convexe au moyen d’une déclique. Le dos de l’instrument doit être assez fort et assez lourd pour agir efficacement comme le mouton qui sert à enfoncer des pilotis ; on sait que sa force augmente en raison de la hauteur d’où il tombe. »

 » Il est aisé de faire construire une pareille machine, dont l’effet est immanquable ; la décapitation sera faite en un instant suivant l’esprit et le vœu de la nouvelle loi ; il sera facile d’en faire l’épreuve sur des cadavres et même sur un mouton vivant. On verra s’il ne serait pas nécessaire de fixer la tête du patient par un croissant qui embrasserait le cou au niveau de la base du crâne ; les cornes ou prolongements de ce croissant pourraient être arrêtées par des clavettes sous l’échafaud ; cet appareil, s’il paraît nécessaire, ne ferait aucune sensation et serait à peine aperçu. »

 

Ce rapport très circonstancié faillit valoir au Dr Louis la triste célébrité qui échut définitivement à son confrère Guillotin : l’appareil à décapiter s’appela, en effet, la Louisette, pendant quelque temps ; mais guillotine prévalut. Toujours est-il que l’instrument existait en théorie ; il ne s’agissait plus que de mettre en pratique l’invention nouvelle ; ici on rencontra quelque difficulté. Dès que le décret du 20 mars avait été rendu, Roederer, procureur-syndic du département de Paris, avait écrit au ministre des contributions publiques, le priant de vouloir bien prendre des mesures pour faire construire la machine telle que Louis en avait donné la description. Clavières répondit qu’il était plus convenable que le Directoire du département se chargeât de ce soin aux frais du trésor public ; mais il demandait avant tout qu’on procédât aux devis et détail estimatif de la dépense que nécessiterait cette construction. Il est bon de dire qu’un malheureux condamné, nommé Pelletier, attendait son sort depuis plusieurs mois, tandis que les pouvoirs se rejetaient ainsi le budget de sa mort future.

Antoine Louis. Gravure de Forestier

Antoine Louis. Gravure de Forestier

On s’adressa pour le devis au charpentier Guidon, ordinairement chargé de la fourniture des bois de justice. Il établit l’estimation d’un appareil luxueux :  » deux poteaux de la meilleure qualité en bois de chêne neuf avec rainures de cuivre… etc.  ».       Mais le total auquel il concluait était exorbitant : il s’élevait à 5 660 livres. En annonçant cette fâcheuse nouvelle au ministre, Roederer fait remarquer  » qu’un des motifs sur lesquels le sieur Guidon fonde sa demande est la difficulté de trouver des ouvriers pour des travaux dont le préjugé les éloigne ; mais il s’est présenté des ouvriers qui ont offert d’exécuter la machine à un prix bien inférieur, en demandant seulement qu’on les dispensât de signer un devis, et témoignant le désir de n’être pas connus du public.  »

   Et Pelletier attendait toujours. Le misérable attendait même si impatiemment que l’un des juges du tribunal criminel provisoire prit la liberté de faire remarquer à l’autorité combien la lenteur des procédés administratifs était cruelle en une pareille circonstance.

 11 avril 1792. :

  » J’ai eu l’honneur de vous voir, Monsieur, pour vous engager, au nom de l’humanité et du bien public, à faire déterminer par l’Assemblée le mode d’exécution le plus convenable à la peine de mort commandée par la loi. Les soins que vous avez donnés à cet objet n’ont pu obtenir le décret qu’au bout d’un mois ; il y a à peu près le même temps qu’il est rendu, et la machine nécessaire pour l’exécution, machine fort simple, n’est pas encore commandée. Il y a quatre mois, le Tribunal a instruit, jugé et fait exécuter, en quinze jours, deux coupables d’assassinats dans Paris. Depuis trois mois, il a instruit contre un malheureux coupable du même crime un procès jugé définitivement depuis deux. Cet accusé connaît le sort qui lui est destiné ; chaque instant qui prolonge sa malheureuse existence doit être une mort pour lui. »

 » Son crime a été public, la réparation devait être prompte, et une pareille lenteur, surtout au milieu de cette ville immense, en même temps qu’elle ôte à la loi l’énergie qu’elle doit avoir, compromet la sûreté du citoyen… Au nom de la justice et de la loi, au nom de l’humanité, au nom des services que nos tribunaux s’empressent de rendre dans le poste où la confiance public les a placés, daignez donner des ordres pour faire cesser l’effet des causes de ce retard qui nuit à la loi, à la sûreté publique, aux juges et aux coupables eux-mêmes  ».

 » Pardonnez, Monsieur : ma franchise tient autant à mon état qu’à mes principes, et particulièrement à la grande idée que vous nous donnez de vous-même comme citoyen et comme administrateur. Moreau, Juge au deuxième tribunal criminel provisoire.  »

 » P.-S. — J’ai vu lundi dernier M. Louis qui m’avait promis de vous voir pour cet objet dans la même journée.  »

Joseph-Ignace Guillotin

Joseph-Ignace Guillotin

Roederer répondit :

  11 avril 1792 :  » Le particulier désigné travaille à la machine de concert avec M. Louis : il la promet pour samedi ; on pourra en faire l’essai ce même jour ou dimanche sur quelques cadavres, et lundi ou mardi les jugements pourront être exécutés.  »

  On avait, en effet, trouvé un charpentier moins imbu de préjugés que Guidon, et qui s’était chargé de fournir une machine  » bien conditionnée  » pour 305 francs, non compris  » le sac de peau destiné à recevoir la tête  » coté à part 24 francs. C’est ce Schmidt dont nous avons parlé plus haut qui  » soumissionna  » l’entreprise, assez importante, du reste, puisqu’il s’agissait de construire un appareil semblable pour chacun des départements du royaume. Schmidt se piqua d’honneur et mit de la célérité dans son travail ; le 15 avril, Sanson était prévenu de l’essai de la machine destinée à la décapitation. L’expérience réussit pleinement, et l’on décida que l’exécution de Pelletier aurait lieu en place de Grève le 25 avril.

    Seulement, comme on craignait que la nouveauté du spectacle ne causât parmi les assistants une curiosité par trop indiscrète, on prit quelques précautions.

   Roederer à M. de Lafayette, commandant général de la garde nationale :

« Le nouveau mode d’exécution, Monsieur, du supplice de la tête tranchée attirera certainement une foule considérable à la Grève, et il est intéressant de prendre des mesures pour qu’il ne se commette aucune dégradation à la machine. Je crois, en conséquence, nécessaire que vous ordonniez aux gendarmes qui seront présents à l’exécution de rester, après qu’elle aura eu lieu, en nombre suffisant sur la place et dans les issues pour faciliter l’enlèvement de la machine et de l’échafaud. Le procureur syndic, Roederer. »

  On pouvait, en effet, craindre un excès de curiosité de la part de la foule, car on ne tenait point secrets alors, ainsi qu’on le fit bien plus tard, les préparatifs d’une exécution, et un journal annonçait, dès le matin même du 22 avril, l’expérience qui devait être faite pour la première fois, in anima vili, sur la place de Grève :

  » Aujourd’hui, doit être mise en usage la machine inventée pour trancher la tête aux criminels condamnés à la mort. Cette machine aura, sur les supplices usités jusqu’à présent, plusieurs avantages : la forme en sera moins révoltante ; la main d’un homme ne se souillera point par le meurtre de son semblable, et le condamné n’aura à supporter d’autre supplice que l’appréhension de la mort, appréhension plus pénible pour le patient que le coup qui l’arrache à la vie. Le criminel qui doit aujourd’hui éprouver le premier l’effet de cette machine nouvelle est Nicolas-Jacques Pelletier, déjà repris de justice, déclaré par jugement rendu en dernier ressort, le 24 janvier dernier, au troisième tribunal criminel provisoire, dûment atteint et convaincu d’avoir, de complicité avec un inconnu, le 14 octobre 1791, vers minuit, attaqué, dans la rue Bourbon-Villeneuve, un particulier auquel ils ont donné plusieurs coups de bâton, de lui avoir volé un portefeuille dans lequel était une somme de 800 livres en assignats,  »etc.

 » Pour réparation, le tribunal l’a condamné à être conduit place de Grève revêtu d’une chemise rouge, et à y avoir la tête tranchée, conformément aux dispositions du Code pénal.  »

Et, dans son numéro du lendemain, la même feuille rendait compte des débuts de la nouvelle machine :

   » Hier, à trois heures et demie après midi, on a mis en usage, pour la première fois, la machine destinée à couper la tête aux criminels condamnés à mort. La nouveauté du supplice avait considérablement grossi la foule de ceux qu’une pitié barbare conduit à ces tristes spectacles. Cette machine a été préférée avec raison aux autres genres de supplices : elle ne souille point la main d’un homme du meurtre de son semblable, et la promptitude avec laquelle elle frappe le coupable est plus dans l’esprit de la loi qui peut souvent être sévère, mais qui ne doit jamais être cruelle.  »

  Le peuple de Paris s’était, comme on le voit, porté en foule à cette représentation tragique qui devait avoir tant de lendemains. La Chronique de Paris rendait en ces termes compte de l’impression que l’exécution avait produite :

   » Le peuple, d’ailleurs, ne fut point satisfait : il n’avait rien vu ; la chose était trop rapide ; il se dispersa désappointé, chantant, pour se consoler de sa déception, un couplet d’à propos : Rendez-moi ma potence de bois, / Rendez-moi ma potence !  »

  »  L’ultima ratio  » de la Révolution était trouvée : chose vraiment remarquable, et qui influa certainement sur la marche des événements, cette machine, inventée dans un but philanthropique, faisait son apparition au moment précis où la tourmente révolutionnaire grondait en ouragan. Cet instrument discret, rapide, d’aspect propre, venait au moment psychologique. Mais on peut se demander ce qui serait advenu si le Dr Guillotin n’avait pas conçu ce sinistre héritier de son nom. Evidemment, cette lacune n’aurait point empêché les soulèvements populaires ni les massacres de septembre ; mais, certainement, sans la guillotine, le tribunal révolutionnaire eût été dans l’impossibilité de fonctionner de la façon que l’on sait. Le peuple de Paris n’aurait pas supporté le spectacle de si nombreuses exécutions d’après l’ancienne méthode, en supposant même que ces exécutions eussent été possibles ; et l’on a vu que, de l’avis de Sanson lui-même, elles étaient impraticables.

« Beau républicain. Image du Paris de 1794 » Caricature anglaise sur la Terreur réalisée par Isaac Cruikshank en 1794

 » Beau républicain. Image du Paris de 1794  » Caricature anglaise
sur la Terreur réalisée par Isaac Cruikshank en 1794

On sait qu’à Nantes et à Lyon les proconsuls avaient d’expéditifs moyens de se défaire des suspects ; mais l’exemple des fournées de Paris les grisait ; d’ailleurs, il est probable que ni les canonnades du Rhône, ni les noyades de la Loire n’auraient pu avoir lieu dans la capitale ; ce qui faisait ici le succès de la guillotine, c’était précisément le manque d’appareil, la simplicité, l’absence de bruit : l’instrument ne semblait pas tuer les gens, mais les supprimer.

    Dès le lendemain du jour où la guillotine avait été, pour la première fois, mise en usage à Paris, Challon, procureur-syndic du département de Seine-et-Oise, invitait son collègue de Paris à autoriser l’exécuteur des jugements criminels de la Seine à prêter à celui de Versailles la machine destinée à trancher la tête aux condamnés. La loi, en effet, avait ordonné que le mode de décapitation serait uniforme dans toute l’étendue du royaume, et il n’existait encore qu’une seule guillotine qu’on pouvait, à la rigueur, transporter à Versailles, malgré la complication de l’appareil et l’extrême lourdeur des charpentes qui lui servaient de piédestal, mais qu’il ne fallait pas songer à faire voyager dans toute la France.

   Aussi, dès les premiers jours de mai 1792, le constructeur Schmidt se mettait à la besogne, et, moyennant 329 francs par machine ( accessoires compris ) commençait-il à fournir de guillotines les départements. Ces instruments, faits à la hâte, étaient, pour la plupart, défectueux et mal établis. Dès la réception de ses fournitures, l’exécuteur de Versailles (un Sanson) se plaignait  » que le tranchoir de Seine-et-Oise était de mauvaise trempe et qu’il était déjà ébréché  ».

   Le matériel des exécutions était d’ailleurs assez compliqué ; il fallait tenir toujours prêts : les paniers d’osier doublés en cuir ; les sangles et courroies ; les balais ; les planches pour les écriteaux (destinés aux expositions) ; les fers, réchauds, pelles, pincettes et soufflets (pour la marque sur l’épaule) ; une hache ou couperet ; les italiennes ou cordes. Un certain matériel ne pouvait servir qu’aune seule exécution : les cordes pour attacher au poteau les condamnés aux expositions ; la chemise rouge ; le voile noir ; le son, sable ou sciure de bois ; la paille ; la graisse ou le savon ; le charbon ; la pommade et la poudre à tirer pour mettre sur la marque des condamnés flétris ; les clous ; les empitoires ou entraves pour attacher les jambes ; les vestes, tabliers, pantalons pour les aides ; l’eau pour laver les paniers et la place où se font les exécutions, dans les villes où elle se vend. Les fournitures étaient alors au frais de l’exécuteur.