Les  » Charitables de St Eloi  »:


Encore pus terrible que celles dont Béthune avait eu à souffrir les ravages pendant les années 1146, 1158, 1165, 1173 et 1187, la peste de 1188 avait couvert la ville d’un  »crêpe funèbre  » et porté le découragement dans tous les cœurs encore sous l’impression des incendies qui avaient désolé Béthune en 1137, 1151 et 1176 ; les morts restaient sans sépulture et les malades sans secours.

C’est alors que deux maréchaux-ferrants, ( Germon et Gautier ), l’un de Beuvry, l’autre du faubourg Saint-Pry, sur l’ordre de saint Éloi

(qui leur serait apparu en songe ? ) , formèrent l’admirable association des Charitables qui existe encore de nos jours et qui, par la suite, fut réunie à celle de Saint-Nicolas, par le concordat du 18 mai 1574. Les membres de cette société s’obligeaient à soigner les malades, à porter les morts au lieu de leur sépulture et à les y enterrer.

Confrérie des Charitables de Saint-Éloi
Confrérie des Charitables de Saint-Éloi

Cette société est composée de 21 membres : un prévôt, quatre mayeurs et seize confrères, tous choisis parmi les bourgeois de la ville : le prévôt est nommé pour deux ans, les mayeurs et les confrères sont renouvelés par moitié, d’année en année. Les membres de la confrérie de Saint-Éloi enterrent les morts sans distinction d’aucune espèce et toujours sans rétribution. De tout temps, cette société fut entourée de la considération publique.

Le grand costume des Charitables se compose de : habit, gilet et pantalon de drap noir, petit manteau en camelot, rabat bleu céleste, cravate blanche, chapeau français, gants blancs. Le costume : Le chapeau, manteau, rabat comme ci-dessus, habit et redingote, la veste étant défendue. Le costume ordinaire est de rigueur ; le grand costume ou Noir n’est accordé que sur la demande des parents et moyennant une somme destinée à donner du pain aux pauvres pendant l’hiver.

Le mercredi avant le premier dimanche de juillet, par les soins de la confrérie, il était autrefois délivré moyennant six liards, des plombs, derniers vestiges des anciens méreaux ( Le méreau

un  » méreau  »

est une sorte de  » bon-pour  », un signe de reconnaissance ou encore un laissez-passer. des églises réformées , protestantes )

, valeur d’un pain béni qui se donne en échange, frappé ainsi que les plombs des initiales de saint Éloi. Le produit des noirs et de la vente des plombs pouvait s’élever à onze cents francs chaque année et permettait de soulager bien des misères ; aussi cette société, par les services qu’elle rend, fait-elle l’orgueil de la ville de Béthune ; et l’empereur Napoléon III reconnut son utilité bienfaisante en accordant la croix de la Légion d’honneur à Brasier, son doyen de l’époque qui, en outre, exerçait les fonctions gratuites de membre des commissions de surveillance de l’hospice et du bureau de bienfaisance.

La confrérie des Charitables de Saint-Éloi, dans le principe, société religieuse, est aujourd’hui civile. Le Petit Journal du 2 novembre 1872, lui consacra une de ses pages rédigée par son meilleur collaborateur ; et cette couronne, tressée à Paris, offerte à la Confrérie par un journal qui comptait alors un million de lecteurs, fut un nouveau titre de reconnaissance à ses dévoués concitoyens.

Un extrait de cet article :

 »Ce qui, à mes yeux, caractérise surtout les Charitables de Béthune ( surtout quand on songe à l’ancienneté de leur confrérie ) c’est qu’ils rendent à tous, les derniers devoirs avec le même esprit de charité. Ils enterrent, sans distinction, riches et pauvres, juifs ou pendus. Dans les épidémies, ils se prodiguent, alors que chacun fuit la contagion. »

   » Pour bien comprendre comment le titre modeste de charitable peut être considéré presque comme un titre de noblesse, il faut se rapporter aux siècles passés. Il faut se rappeler ce qu‘étaient ces terribles pestes du Moyen Age ; fléau hideux devant l’apparition duquel faiblissait l’énergie des âmes les mieux trempées. A tel point, que dans les villes atteintes, les pestiférés, abandonnés à leur sort, couvraient le sol des rues, le parvis des églises, de cadavres en décomposition et d’agonisants poussant leur dernier râle. Il fallait alors plus que de la charité, il fallait le plus complet mépris de la vie pour ensevelir ces corps dont le moindre contact, disait-on, équivalait à une condamnation à mort. Cependant, c’est justement aux pestiférés que se dévouèrent les premiers Charitables de Béthune. La légende de la fondation est curieuse. Dans le patois demi-roman, demi-flamand où elle est écrite en original, elle offre toute la naïveté et tout l’imprévu d’un véritable fabliau.

 » L’année 1188, année d’une désastreuse épidémie, saint Eloi apparut en même temps à deux maréchaux : l’un, Gautier, de Béthune ; l’autre, Germon, de Beuvry, village des environs, et leur commanda d’établir une charité en faveur des morts. On voit que la légende ne marchande pas au bon saint Eloi le don d’ubiquité. Gautier, qui ne savait rien de l’aventure de Germon, eut l’idée de lui raconter sa vision, tandis que Germon, ne se doutant pas davantage de la vision de son confrère béthunois, se disposait à venir lui faire part de ce qu’il avait vu. Si bien que les deux amis, s’étant mis en route à la même heure, se rencontrèrent à moitié chemin… On croirait lire l’entrée en matière d’un roman du temps jadis ….?

 » Une fois là, dit la légende :  » Quan li un di sa vision a l’aultre, si commenchierent à plourer de pitié de goie, et acolerent si fort li un l’aultre qu’il peurent  » ( N.B = Patois du Nord ) … La conclusion fut qu’ils allèrent tous deux demander conseil à un troisième, le prieur de Saint-Pry à Béthune, lequel, comme bien on pense, ne put que les engager à obéir aux ordres de saint Éloi et à instituer l’ordre des  » Karitaules  », les Charitables.

 » La confrérie, tous les ans, célèbre l’anniversaire de la fondation par une procession sur la route de Beuvry ; cérémonie qui porte le nom pittoresque de » procession des navets  ». La procession terminée et la messe dite, les Compagnons de route s’offraient et mangeaient fraternellement des navets. Mais les vieux usages s’en vont, et depuis quelques années, à la consommation de ces navets, emblèmes d’une antique simplicité, ont succédé des agapes d’un genre plus relevé et qui permettent aux confrères de fêter leur patron par des manifestations plus… chaleureuses.

 » La gaieté, ni même la chanson, ne sont bannies de ces festins qui n’ont rien de funéraire. Un couplet en guise d’échantillon  :

Gagnant sa demeure dernière,
Parfois sur nos bras l’indigent
N’a pour accompagner sa bière
Pas un ami, pas un parent
Là, de notre cohorte
Le devoir est tracé.
Nous seuls faisons escorte
Au pauvre trépassé.

( La poésie n’est pas absolument faite pour être accompagnée par le cliquetis des verres à champagne ; mais après tout, l’on peut dire que c’est une   »chanson du métier  ». )

L’homme et L’Enfant..


(L’enfant:)
Dis monsieur, bon monsieur est-ce que la terre est ronde ?
Si c’est vrai l’oiseau bleu où est-il dans le monde ?
Tous les jours je suis là et pleure en l’attendant
Pleurais-tu comme moi quand tu étais enfant ?
Que devient le soleil quand il tombe à la mer ?
Et pourquoi le matin le ciel est si clair ?
Pourquoi donc je ne peux m’envoler dans le vent ?
Et pourquoi, dis monsieur tu pleures en m’écoutant ?

[l’homme ]
Mon enfant, mon enfant, c’est vrai la terre est ronde
Et longtemps j’ai cherché l’oiseau bleu dans le monde
Comme toi j’ai pleuré en tendant mes deux bras
Mais pour toi j’en suis sûr un beau jour il viendra
N’ait pas peur le soleil ne meure pas sous les dunes
Il s’en va pour t’offrir un beau clair de lune
Et pourquoi voudrais-tu t’envoler dans le vent
J’ai voulu moi aussi et j’ai des cheveux blancs

[l’enfant]
Ne pleure plus, bon monsieur, puisque la terre est ronde
Pour t’offrir l’oiseau bleu je vais courir le monde

[l’homme.]
Mon enfant ne pars pas, ne pars pas pour ailleurs
L’oiseau bleu il est là cherche bien dans ton cœur

[l’enfant]
Si c’est vrai, dis monsieur, j’irai dans le soleil
Pour cueillir avec lui un morceau de ciel

[l’homme.]
Mon enfant tu iras bien plus loin que le jour
L’oiseau bleu c’est l’amour, l’amour.

La  » vidéo  » ( très ancien ) :

çà s’est passé il ya environ…


209 ans : Le 18 septembre1811 : Création du bataillon des sapeurs pompiers de Paris …dès la fin du VIe siècle Paris des gardes de nuits sont chargés de veiller aux incendies, seuls des moyens dérisoires de lutte existent jusqu’au règne de Louis XIV, un édit de 1667 imposant alors la mise à disposition d’outils et d’hommes propres à combattre le feu

Sous les rois mérovingiens Paris eut des   » vigiles ou gardes de nuit  » chargés de veiller aux incendies.
Un décret du roi Clotaire II, daté de 595, montre en effet le soin qu’on prenait déjà pour surveiller les incendies qui devaient être terribles, les maisons étant alors toutes construites en bois et serrées les unes contre les autres.
En 803, Charlemagne donna l’ordre, sous peine d’amende, à un certain nombre d’habitants de chaque ville, de veiller à la sécurité de-tous à propos des incendies. Un ancien usage existait  : Quand un incendie se déclarait, les prêtres s’assemblaient, et l’on portait, sur le lieu du sinistre, le Saint Sacrement. On jetait ensuite dans les flammes le corporal, ce (linge consacré dont on se sert pour mettre le calice sur l’autel )….

Cette ancienne coutume existait encore en plein milieu du XVI ème siècle. En 1524, la France fut dévastée par un grand nombre d’incendies attribués, par la rumeur populaire, au connétable de Bourbon ! ? . Le village de Meaux fut détruit. Comme on craignait de voir le feu se rapprocher de Paris, le Parlement prit des mesures extraordinaires, ordonna, sous peine d’amende et de la prison, qu’on fasse des provisions d’eau dans chaque maison, qu’on bouche hermétiquement les soupiraux des caves et sous-sols, et qu’on allume des lanternes aux fenêtres, dès neuf heures du soir.

Jusqu’au règne du roi Louis XIV, il n’exista Paris que des moyens absolument dérisoires, complètement inefficaces, pour combattre le feu et arrêter les incendies. En province, l’idée même de se prémunir des plus simples précautions n’était venue à personne. Les membres des communautés religieuses et principalement les Capucins étaient alors les pompiers, et le matériel consistait en un certain nombre de seaux en bois ou en fer, qu’on réunissait dans un hangar de la communauté, afin de pouvoir porter secours dans les cas urgents. ( Dans une lettre du 20 janvier 1671, parlant d’un incendie, Madame de Sévigné rend témoigne en faveur des Capucins, ces premiers pompiers. Le grand Condé les appelait  » gaiement  » les Ordres Salamandres, à cause de leur empressement à se dévouer dans les incendies ) .

Une ordonnance du roi, datée de 1670, obligeait bien tous les ouvriers en bâtiment à prêter leur aide au premier appel, mais rien n’était bien organisé, et les malheureux ne pouvaient guère que regarder leurs maisons brûler. ( Mademoiselle de Montpensier, dans ses Mémoires, raconte qu’un incendie s’étant déclaré au Louvre,  »on y porta le Saint Sacrement de l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois ; dans le moment qu’il arriva, le feu cessa. ) ,,,????!!!!!

Une ordonnance de décembre 1254, le roi saint Louis autorisa les gens de métier de Paris à faire le guet pour assurer la sécurité de la ville à tous les points de vue, c’est-à-dire aussi bien pour veiller aux incendies que pour empêcher les vols. Et au cas d’incendie, il fut prescrit au guet bourgeois de se joindre au prévôt de Paris, chargé de diriger les secours.

Par un édit du 15 mars 1667, le roi ayant créé la charge de lieutenant du prévôt de Paris pour la police, ce fut cet officier qui fut chargé de tout ce qui concernait la sûreté de la ville et vicomté de Paris, et de donner par suite tous les ordres nécessaires en cas d’incendie. La même année, le Parlement rendit un arrêt qui régla les devoirs des quarteniers. On appelait ainsi les fonctionnaires qui étaient chargés du service des incendies dans les différents quartiers de la ville. Ils étaient obligés d’avoir toujours chez eux des échelles, des seaux, des crocs, des haches, et devaient veiller à l’entretien ou au remplacement de ces différents objets de sauvetage.

Par une ordonnance de police du 7 mars 1670, et par une ordonnance du prévôt des marchands du 31 juillet 1681,  » il était enjoint au commissaire de police de chaque quartier de requérir l’assistance des maîtres des divers métiers concernant le bâtiment par une sommation expresse  ». Cette sommation restant presque toujours sans effet, en raison de l’absence habituelle de l’entrepreneur, on avait recours au tocsin, qui faisait accourir sur le théâtre de l’incendie, indépendamment des maîtres, des masses d’ouvriers, de compagnons et d’apprentis.

Des outils aptes à éteindre l’incendie étaient déposés dans tous les quartiers de Paris, au domicile des conseillers de ville, des  » quarteniers  » , des anciens échevins, des  » cinquanteniers, des dizainiers ?  » et de plusieurs notables bourgeois. L’eau, dont le secours est si nécessaire dans de pareils dangers, était tirée non seulement des fontaines, mais des puits. Les propriétaires des maisons qui renfermaient ces puits étaient tenus, sous peine d’amende, de les tenir munis de cordes et de poulies, ainsi que d’un ou plusieurs seaux …

Plus tard, vers 1693, un grand incendie dévora aussi le bel hôtel de l’historiographe du roi, le chevalier de Walincour. Ce dernier avait en dépôt chez lui le manuscrit de Racine et de Boileau sur la vie du roi Louis XIV.  »  On essayait de sauver ce qu’on pouvait du mobilier, sans trop s’occuper de la maison qui flambait comme un fagot de bois sec. Walincour donna vingt louis à un Savoyard pour qu’il aille chercher le manuscrit de la Vie du roi ; travers les flammes il y alla, mais il lui rapporta un recueil de gazettes…  » lol

Tout cela était bien  » défectueux  » pour la sécurité publique. Il fallut attendre le commencement du XVIIIème siècle pour voir un commencement de sérieuse protection. Début octobre 1699, le roi Louis XIV accorda au sieur François Dumouriez du Perrier, commissaire ordonnateur des guerres, le privilège exclusif de construire et de vendre, pendant un espace de trente années, dans toute l’étendue de la France, des pompes portatives, analogues à celles qu’on voyait en Allemagne, en Angleterre, en Hollande.

Une ordonnance, du 12 janvier 1705, prescrivit une loterie, dont le bénéfice devait être affecté a l’achat de douze pompes à incendie pour la ville de Paris. Ces dernières furent déposées dans les couvents, remises aux bons soins des moines, qui, en cas d’incendie, s’étaient engagés a traîner eux-mêmes les pompes sur le lieu du sinistre. En 1742, comme on accusait déjà les Capucins d’être inutiles à la société, leur avocat opposait cette défense typique :  » Faudra-t-il donc forcer ces religieux de souhaiter une peste, ou un incendie public, pour prouver évidemment l’utilité des Capucins ?  »

En 1716, Du Perrier fut nommé directeur des pompes. On lui adjoignit un personnel, qui fut le noyau du corps des sapeurs-pompiers. L’uniforme consistait alors uniquement en un chapeau de feutre couvert d’un tissu en fil de fer, auquel était jointe une visière relevée. En 1720, le chapeau fut remplacé par une calotte de fer, portant sur le devant une plaque de même métal.  » En 1716, dit le Moniteur de l’armée, on comptait vingt pompes, mais déjà en assez mauvais état ; une ordonnance royale du 23 février en porta le nombre à trente-six, et chargeat trente-six hommes, exercés à ce service, pour les mettre en activité et diriger les manœuvres, moyennant une allocation annuelle de 6 000 livres, applicables aux frais d’entretien et d’exploitation.  » Tous les six mois, on avertissait les habitants, par des affiches placées au coin des rues, des endroits où étaient remisées les pompes et la demeure des gardiens.

Du Perrier succéda à son père. Il prit les épaulettes de colonel et fut nommé chevalier de Saint-Louis, grande distinction qui n’était alors accordée qu’aux militaires. Les gardes eurent, de par le roi, la faveur de pouvoir entrer aux Invalides dans les mêmes conditions que les autres soldats. Quand Du Perrier fut remplacé par Morat, les pompiers reçurent des épaulettes jaunes.

En 1722, des lettres patentes par arrêt ordonnaient l’achat de dix-sept appareils nouveaux, et arrêtaient que soixante hommes, habillés d’un costume uniforme, seraient chargés spécialement du service des incendies. En 1770, le corps fut porté à cent quarante-six hommes payés. Il y eut seize corps de garde. En 1785, il y eut deux cent vingt hommes. En 1789, au mois de décembre, le Département de la garde nationale fit publier un règlement concernant le service des incendies. Le 9 ventôse an III (27 février 1795), le nombre des gardes-pompes fut porté à trois cent soixante-seize hommes, divisés en trois compagnies. Les hommes furent nourris, mais non casernés ; jusqu’au 6 juillet 1801 ils continuèrent à loger en ville. Leur uniforme se composait d’un casque en cuivre, d’un habit de drap bleu de roi et d’une culotte bleue avec des guêtres rouges (la couleur du feu).

En 1810, pendant un bal, un violent incendie éclata à l’ambassade d’Autriche, à Paris. Cet incendie, où l’on s’aperçut de l’insuffisance des moyens de secours, fut la cause indirecte de la création du Régiment des sapeurs-pompiers.

En effet c’est le 18 septembre 1811 que parut le décret qui créa un bataillon de sapeurs-pompiers comprenant quatre compagnies avec treize officiers et cinq cent soixante-trois hommes de troupe. Les sapeurs furent armés de fusils pour la première fois. Le bataillon, soumis aux lois militaires, eut aussi pour mission de concourir aux besoins du service de police et de sûreté publique sous les ordres du ministre de l’Intérieur et du préfet de police.

Par ce décret, les Sapeurs-Pompiers  » prenaient rang  » à la gauche de l’infanterie de ligne. L’entretien du corps et la solde étaient à la charge de la ville de Paris. Les officiers étaient nommés par le souverain, et les sous-officiers par le préfet de police. Le recrutement avait lieu par enrôlement volontaire. Par une ordonnance du 28 août 1822, l’effectif de ce bataillon fut porté à quatorze officiers et six cent soixante-deux hommes. En septembre 1824, les médecins-majors du corps furent admis à prendre rang parmi ceux de l’armée.

Un décret du 20 janvier 1832 nomma un sous-lieutenant dans chaque compagnie. Le 11 mai 1833 fut créé l’emploi du sous-lieutenant chargé du recrutement et de l’habillement.

En 1845, il y avait cinq compagnies comprenant vingt et un officiers et huit cent huit sapeurs et caporaux. En 1850, le bataillon fut réorganisé : la discipline, le commandement, l’administration appartinrent au ministre de la guerre ; les dépenses furent mises à la charge de la ville de Paris, et la préfecture dut diriger le service contre l’incendie. L’effectif du bataillon fut fixé à cinq compagnies avec vingt-deux officiers et sept cent quatre-vingt-dix-sept sapeurs.

En 1855, deux compagnies nouvelles furent décrétées : Une le 10 février 1855 pour le service de la ville de Paris, l’autre le 17 février pour être transportée à Constantinople et être attachée au service du corps expéditionnaire de la guerre d’Orient. À la fin de la campagne, cette dernière compagnie fut incorporée dans le bataillon. Successivement, le corps fut augmenté de nouvelles compagnies.

Un décret du 5 décembre 1866 augmenta le corps de deux compagnies, et, en même temps, les douze compagnies qui résultèrent de cette formation furent divisées en deux bataillons de six compagnies chacun, et réunis sous la dénomination de Régiment des Sapeurs-Pompiers de Paris.

En 1878, les charges considérables qui pesaient sur le corps des sapeurs-pompiers s’étant accrues en raison de la création de nouveaux services (emploi de pompes à vapeur, dévidoirs, installations télégraphiques spéciales), la Préfecture de police fut amenée à demander un supplément d’effectif au Conseil municipal, qui après examen de la question accorda les crédits nécessaires .

C’est le décret du 28 février 1967 qui dissout le Régiment et crée la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris le 1er mars.

Quelques illustrations ( du net ):

Le centenaire des pompiers de Paris (uniformes historiques des pompiers parisiens 1811–1911). Illustration parue dans le Supplément illustré du Petit Journal du 8 octobre 1911
Sapeurs-pompiers du temps de la Monarchie de Juillet (1830-1848). Gravure (colorisée) publiée dans Les Français peints par eux-mêmes paru en 1842
( Sapeurs-pompiers du temps de la Monarchie de Juillet (1830-1848) )
Le Maréchal Canrobert passe en revue les sapeurs-pompiers de Paris, sur l'esplanade des Invalides et leur remet le drapeau dont l'Empereur leur fait don à propos de leur organisation en régiment. Estampe de Gustave Janet (1829-1898)
Le Maréchal Canrobert passe en revue les sapeurs-pompiers de Paris, sur l’esplanade
des Invalides et leur remet le drapeau dont l’Empereur leur fait don à propos
de leur organisation en régiment

 »Etre réduit au bâton blanc »


       J’ai entendu cette expression ce mardi après-midi : Je suis sorti pour acheter pain Résultat d’images pour imagées baguetteet cigarettes    ( le minimum pour ma  » survie  » ) et au moment de payer ces dernières : C.B refusée !!! C’est alors qu’une dame âgée ( sans méchanceté ) m’a dit  » Vous êtes réduit au bâton blanc  » …..Je ne savais pas ce que  » çà  » signifiait , alors , en rentrant  , j’ai cherché et : =  » Etre entièrement ruiné  » ! ( tout de même pas encore mon cas ) …..

  Sur le Net , j’ai lu ceci aussi :

  On prétend que cette expression est une allusion à l’ancien usage d’après lequel les soldats d’une garnison qui avait capitulé sortaient de la place avec un bâton à la main, c’est-à-dire avec un bois de lance dégarni de fer.

  Mais on se trompe certainement ; car l’usage dont on parle ne fut introduit que parce que le bâton dépouillé de son écorce était un symbole de dénuement et de sujétion affecté particulièrement aux suppliants et aux prisonniers. On sait qu’aux termes de la loi salique, le meurtrier, obligé de quitter le pays lorsqu’il ne pouvait payer la composition, sortait de sa maison, en chemise, déceint, déchaux et bâton en main, palo in manu.

 » Je ne plains pas les garçons, dit Luther : un garçon vit partout, pourvu qu’il sache travailler ; mais le pauvre petit peuple des filles doit chercher sa vie avec un bâton blanc à la main  »

des crapauds exploseraient ?


    crapeaudDes promeneurs allemands ont été très surpris de trouver, aux abords d’un étang, les cadavres déchiquetés de centaines de crapaud. L’aspect des restes donnait l’impression que les animaux avaient explosé. Comment expliquer un tel phénomène?

….

À la vue des viscères éparpillés et des débris de chair répandus sur le sol, les randonneurs ont pensé que les animaux avaient explosé. En effet, on sait que les crapauds, quand ils sont menacés, peuvent enfler et augmenter de volume.

Cette métamorphose découragerait leurs prédateurs, et notamment les serpents, qui renonceraient à avaler une proie aussi imposante.

   Mais aucun zoologue n’a encore vu de crapaud exploser. Et il est possible que les promeneurs n’aient pas été témoins d’un tel spectacle. La taille démesurée des animaux, les sons particuliers qu’ils émettent ainsi que l’état de leurs cadavres leur auraient suggéré une telle explication.

   D’autre par , la mort des crapauds ne serait pas due non plus à la présence, dans les eaux de l’étang, d’un champignon, d’une algue ou d’un virus. En effet, les analyses effectuées n’ont rien révélé de suspect.

La faute aux corbeaux ? Résultat d’images pour images corbeaux mangeant un crapaud

En fait, les crapauds n’auraient pas succombé à une explosion mais à l’attaque de certains prédateurs. Les responsables seraient les corbeaux. Ces animaux très astucieux auraient trouvé le moyen de se repaître des crapauds sans en être incommodés.

   En effet, la chair des crapauds n’est guère alléchante, à cause des toxines libérées par leur peau. Mais les corbeaux sont très friands de leurs viscères, et notamment du foie. Aussi ont-ils imaginé un stratagème pour le dévorer sans toucher la peau.

  Ces oiseaux se sont aperçus qu’en perçant le ventre des batraciens, ceux-ci se vident aussitôt de leurs viscères. Les corbeaux n’ont plus qu’à se saisir du foie, délaissant le reste.

   Cette hypothèse serait confirmée par la découverte de cicatrices caractéristiques sur le ventre des crapauds morts. Cette hécatombe pourrait aussi s’expliquer par l’habitude qu’ont les crapauds, à une certaine période de l’année, de quitter les eaux des étangs pour aller pondre leurs œufs. Cette migration les rendrait très vulnérables aux attaques des prédateurs.

En ce moment ,à lui seul Manu est…


…..mon  »armée du salut  » alors…

1878 : l’Armée du Salut voit le jour à Londres

  En pleine révolution industrielle, à la fin du XIXème siècle, le pasteur William Booth est choqué par les conditions de vie indignes du monde ouvrier notamment dans l’Est de Londres. Il va créer en 1865 ce qui allait devenir en 1878 l’Armée du Salut pour répondre aux besoins matériels et spirituels des plus démunis. Aux femmes et aux hommes vivant dans des conditions de vie et de détresse révoltantes, William Booth propose d’assouvir leurs aspirations spirituelles et besoins matériels. 

Le pasteur, en quête d’efficacité, s’inspire du modèle militaire pour structurer une  »armée  »  afin de répondre aux besoins élémentaires tant matériels que spirituels. Une triple mission résumée dans sa devise  » Soup, Soap, Salvation » ! 

Campagne publicitaire Exclusion Tue Fondation Armée du salut

2000 : création de la Fondation de l’Armée du Salut

Cette association est remplacée par la Fondation de l’Armée du Salut reconnue d’utilité publique, en 2000 (décret du 11 avril 2000). La Fondation intervient essentiellement dans la prévention de la violence auprès des jeunes et l’éducation, la réinsertion de femmes et d’hommes et de familles en situation d’exclusion, l’insertion professionnelle des personnes handicapées et déficientes mentales ou encore l’accompagnement des personnes âgées dépendantes. Sa devise : Secourir, Accompagner, Reconstruire.

La Fondation emploie 2 500 salariés et compte plus de 200 établissements et services d’action sociale en France. Elle est habilitée à recevoir legs et donations et fonctionne aussi grâce à ses donateurs et testateurs (Personne qui fait ou qui a fait son testament )

 

1,7 millions de personnes mobilisées dans 130 pays pour lutter contre l’exclusion

 La Congrégation de l’Armée du Salut dont la devise est « Avec Dieu, avec l’autre, avec soi »,( dommage , à mon avis que  » Dieu  » y paraisse ) véhicule les valeurs spirituelles et éthiques. Elle dispose aujourd’hui de 26 postes d’évangélisation dans toute la France et anime une aumônerie dans nombre d’établissements de la Fondation.

Daniel Naud Daniel Naudest le président de la Fondation de l’Armée du Salut et Supérieur de la Congrégation de l’Armée du Salut en France. Il est également à la tête de l’Armée du Salut en Belgique.

  Aujourd’hui, ils sont 1,7 millions dans 130 pays du monde pour lutter contre toutes les formes d’exclusion. L’Armée du Salut intervient dans les pays du monde où ses actions spirituelles et sociales sont nécessaires et où son aide est acceptée. Le Quartier Général International, basé à Londres, est placé sous l’autorité d’un  »Général  » qui coordonne l’action au niveau mondial et fixe les grandes orientations. Chaque territoire possède un Quartier Général National.

  Palais de la Femme, la Cité de Refuge, Le Palais du Peuple, la Résidence Catherine Booth : de 1920 à 1930, les grands établissements sont construits.

Seize ans plus tard, en 1881 ,une femme franchit la Manche pour porter la mission de l’Armée du Salut en France. Elle se nomme Catherine BoothRésultat d’images pour catherine booth images jpg . Dans le sillage de son père, elle veut « veut sauver les âmes et secourir les êtres ». Avec l’aide des jeunes officières qui l’accompagnent elle va réussir sa mission et faire ainsi de la France le premier pays d’Europe où l’Armée du Salut s’implante.

   Entre 1914 et 1918, l’Armée du Salut crée des « Foyers du soldat » pour venir en aide aux soldats, aux veuves et aux orphelins de la Première Guerre mondiale, ses actions lui permettront d’être reconnue et appréciée en France. Dans les deux décennies qui suivent la Grande Guerre, l’œuvre de l’Armée du Salut se développe notamment sous l’impulsion du couple Albin et Blanche Peyron  Résultat d’images pour albin et blanche peyron . 

   Des années 1920 aux années 1930, plusieurs grands établissements de l’Armée du Salut sont construits comme le Palais de la Femme, la Cité de Refuge, Le Palais du Peuple, la Résidence Catherine Booth. 

  En 1931, l’Association des Œuvres Françaises de Bienfaisance de l’Armée du Salut (AOFBAS), reconnue d’utilité publique, est créée ce qui permet à l’Armée du Salut de recevoir des dons et legs et de les affecter aux projets en cours. La même année, les premières Soupes de nuit sont distribuées dans les rues de Paris

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Armée du Salut et l’AOFBAS sont dissoutes par les autorités de Vichy. Mais le travail se poursuit jusqu’à la Libération, sous couvert de la Fédération protestante de France et de la Communauté des Diaconesses de Reuilly. 

A la fin de la seconde guerre mondiale ,  l’Armée du Salut relance son activité notamment en faveur de la jeunesse. Elle développe des actions pédagogiques, met en place des maisons d’enfants et des centres d’apprentissage. Des partenariats avec les pouvoirs publics et les acteurs du champ social voient le jour. Membre fondateur de la Banque Alimentaire, en 1984, l’Armée du Salut participe aux dispositifs de lutte contre les exclusions, organise et gère des structures d’accueil d’urgence et crée des logements sociaux. 

En 1994, pour distinguer la gestion de l’action sociale et celle de l’œuvre d’évangélisation, l’Armée du Salut adopte de nouveaux statuts. La Congrégation de l’Armée du Salut, qui regroupe l’ensemble des officiers poursuit la mission spirituelle et évangélique. Tandis que l’AOFBAS gère les établissements à caractère social.

2020 : plus que jamais l’Armée du Salut maintient son aide alimentaire d’urgence !

   Après la crise de la covid-19, l’été. Alors que le confinement a mis un grand nombre de personnes en difficulté, la période estivale est la saison de tous les dangers pour les personnes à la rue qui survivent grâce à l’aide alimentaire. En effet, malgré les besoins, un grand nombre d’associations ferment temporairement leurs portes faute de bénévoles. Heureusement, l’Armée du Salut maintient ses distributions alimentairescoronavirus, aide alimentaire, urgence alimentaire, exclusion, sans abri, SDF, solidarité

 

Stopper….


  ……ce blog , je vais le faire je crois …C’est le premier et celui qui est le moins lu . Ce n’est pas de la mauvaise humeur , ni  autre chose  »négative  » lol , simplement une constatation que je partage …..Puis 2 çà fait beaucoup pour moi …..

C’était en juillet il y a environ 51 ans :


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   En théorie , le football est un jeu…

    Pourtant, en juillet 1969, un match du  »sport le plus populaire du monde » a déclenché une guerre sanglante, entre le Honduras et le Salvador. Lourde de près de 6000 morts  !!, cette  » guerre des 100 heures  » avait, toutefois, des causes bien plus profondes qu’une simple rivalité sportive.

Plus que du football…

   L’Amérique latine est réputée pour être une  »terre » où le football déchaîne les passions, parfois même jusqu’à la folie.

   La guerre qui a opposé le Honduras au Salvador confirme quelque peu  à cette analyse, même si le football est loin d’être la seule cause qui a motivé cet affrontement : 

    En 1969, alors que les deux pays centr-américains doivent s’affronter dans le cadre des qualifications pour le mondial (devant se dérouler au Mexique, un an plus tard ) la situation politique du Salvador et du Honduras est bien particulière.     Les deux pays voisins sont, en effet, principalement centrés autour de leur secteur agricole et, au Honduras, près de 20 % des ouvriers ruraux sont salvadoriens.

   Très dépendant des États-Unis , le marché local doit se (re)structurer en fonction des besoins du géant américain.

   Ainsi, au cours de la même année, le président hondurien ( Osvaldo Lopez Arellano Illustration. )  décide de céder une grande partie des terres cultivables du pays à une compagnie américaine, du nom de United Fruit Company    logo(déjà propriétaire de 10 % des terres honduriennes).!

   Particulièrement touchés par cette réforme, 300 000 paysans salvadoriens doivent retourner , sans le sou ,dans leur pays d’origine.

   C’est dans ce contexte  » électrique   »que se déroule donc une série de  »matchs couperets ‘, entre les deux nations.

Une situation devenue incontrôlable :

   Alors que des migrants salvadoriens sont persécutés par le groupe clandestin hondurien de  »La Mancha  Brava  », les joueurs de  »La Selecta » (le surnom de la sélection salvadorienne) doivent faire face à un assiègement de leur hôtel, une fois arrivés à Tegucigalpa.

    Du coup, après avoir passé une nuit désastreuse, les joueurs salvadoriens s’inclinent finalement 1-0 en terre hondurienne.

   À cette défaite déjà très mal vécue s’ajoute un sinistre fait divers. En effet, accablée par la défaite de son équipe favorite, une jeune salvadorienne (de 18 ans) ( nommée  d’Amelia Bolaños  Résultat d’images pour amelia bolaños) décide de se donner la mort !!!!!!???

  Ce suicide  extrêmement médiatisé  donne lieu à un enterrement national… ainsi qu’à une intensification de la haine, du côté salvadorien.

    Lors du match retour, le drapeau du Honduras est donc brûlé dans le stade de San Salvador et remplacé par un chiffon déchiré. Remportée 1-0 par l’équipe locale, la rencontre donne finalement lieu à un match d’appui, se déroulant ( sur terrain neutre )  au Mexique.

    Ce match  » couperet  », la sélection salvadorienne le remporte sur le score de 3-2 (après prolongations)… mais l’essentiel est ailleurs, car les supporters des deux équipes commencent à en découdre à Mexico, ainsi qu’à la frontière de leurs deux pays.

   En conséquence, l’armée du Salvador déclenche des frappes aériennes sur son voisin hondurien,!!!! le 14 juillet. Les ripostes ne se font pas attendre et le bilan atteint rapidement le nombre de 6000 morts (pour quelques milliers de blessés et près de 50 000 personnes délogées).

    Négocié par l’Organisation des États américains (OEA), un cessez-le-feu officialise la fin du conflit, le 18 juillet 1969. Sur le terrain de la guerre, il ne pouvait y avoir que des perdants.

Et  » on  » se demande pourquoi je n’aime pas le sport ! 

En juillet , il y a …


  93 ans , le 13 juillet 1927 plus précisément ……naissait une grande dame surtout dans la vie politique , mais pas uniquement ( à mon avis )… :

Une enfance juive :

    Née le 13 juillet 1927 à Nice, Simone Jacob est la benjamine des quatre enfants d’André et de Yvonne Jacob. Son père, architecte, n’a pas souhaité que son épouse travaille en dépit de ses études de chimie.

   Simone Jacob naît donc dans une famille bourgeoise, juive mais non-pratiquante et laïque.Yvonne Jacob à Nice avec ses enfants Denise, Jean, Simone et Madeleine (DR)

 En 1940,quand la France est envahie Nice est abandonnée par Hitler à son allié Mussolinimussolini (3) , qui ne se soucie pas de traquer les Juifs. La situation bascule après l’effondrement de l’Italien, en 1943. La ville passe alors aux mains des Allemands qui eux  organisent des rafles très violentes. Les Jacob sont arrêtés sur une imprudence de Simone.

   Arrivée à Auschwitz avec sa mère et sa sœur Madeleine, la jeune fille devient un numéro : 78651. Elle voit les Juifs hongrois marcher vers les chambres à gaz. Elle-même a la chance d’être affectée dans une usine Siemens.

SIEMENS S.A.S HAGUENAU 67506 :

   Fabrique :Instrumentation de mesure de pression. Transmetteurs de process. Analyseurs de gaz industriels. Détecteurs de proximité. Débitmètres. ) Siemens existe toujours !

à Bobrek,<p>Internés au travail forcé à l’usine Siemens. Camp d’Auschwitz, Pologne, 1940-1944.</p> avec sa mère et sa sœur.

    En 1945 les soviétiques approchent, l’usine est évacuée et, après une  » marche de la mort  », les trois femmes arrivent à Bergen-Belsen, près de Hambourg. Cependant qu’Yvonne Jacob succombe aux épreuves et au typhus, ses deux filles sont enfin libérées par les Britanniques le 15 avril 1945

Se reconstruire :

Alors que la France tente de se reconstruire moralement et matériellement, les déportés doivent trouver une place dans la société. Pour Simone Jacob, au sentiment de culpabilité et d’illégitimité (pourquoi est-elle vivante, elle plutôt que sa mère ou tant d’autres ?) s’ajoute le manque d’écoute de ceux qui ne veulent PAS savoir.

Accueillie par ses oncles et tantes à Paris, elle apprend qu’elle a obtenu son baccalauréat qu’elle avait passé le jour avant son arrestation. Gardant le souvenir de sa mère qui la poussait à faire des études pour travailler, ce qui était encore relativement rare pour les femmes de ce milieu social, elle décide de suivre des études de droit.

   Elle s’inscrit à l’Institut d’études politiques de Paris ( » Sciences Po  ») et fait sa rentrée à l’automne 1945.(âgée de 18 ans )

Cette première étape   vers le retour à la vie s’accompagne presque immédiatement d’un second  » pas  » : la rencontre de son futur mari, Antoine Veil Résultat d’images pour antoine veil en 1945 , lui aussi juif et étudiant à Sciences Po. Dès 1947, ils ont leur premier enfant, Jean. Suivra Claude-Nicolas en janvier 1949.Antoine et Simone Veil (DR)

Cette embellie est assombrie par la mort de Milou dans un accident de voiture en 1952. Simone, inséparable de sa sœur, est foudroyée. Il faut la naissance de Pierre-François en 1954 pour marquer un nouveau départ.

 

Simone Veil à la tribune de l’Assemblée nationale (26 novembre 1974)  on Vimeo.

 

L’clodo….


Il a suffit d’un incident

Juste une panne de courant

Qui a duré 3 jours de trop 

L’clodo

Pour que les gens prennent conscience 

De détails de ton existence 

Toi qu’on montre du doigt presto

L’clodo

Mais qui cherche à savoir pourquoi

T’en es venu à cette vie-là

Certains disent que tu l’as choisie

Pardi

Moi je n’ai pas eu de courant

Trois jours de suite seulement

J’ai déjà trouvé ça de trop

L’clodo

Pas eu mon café le matin

Bain toujours remis à demain

Rien cuire et rien manger de chaud

L’clodo

Mais j’étais en sécurité

Ma porte était fermée à clé

Même si j’ n’avais qu’onze dedans

Onze degrés seulement..

Toi, la journée, on te reproche

Des honnêtes gens d’être trop proche

Ton pauvre barda sur le dos

L’clodo

Parfois tu crèves dans ton carton

Avec à la narine des glaçons

Mais ça n’émeut pas les badauds

L’clodo

Comme si on souhaitait la misère

Pour eux, la seule vie au grand air

C’est le club méditerranée l’été

Chez moi, j’avais le droit de fumer

J’aurais même pu picoler

Sans craindre pour mes oripeaux

L’clodo

Toi, tu mènes une vie parallèle

Dans un monde aux oiseaux sans ailes

Où tous les gens sont des salauds

L’clodo

Te regarder en animal

Alors que t’as rien fait de mal

Et on s’étonne qu’tu d’viennes dingo

L’clodo

Si un beau jour vous le croisez

Ce malheureux qui crève de froid

C’est vous, c’est nous, c’est moi…  Résultat d’images pour images clochard