L’clodo….


Il a suffit d’un incident

Juste une panne de courant

Qui a duré 3 jours de trop 

L’clodo

Pour que les gens prennent conscience 

De détails de ton existence 

Toi qu’on montre du doigt presto

L’clodo

Mais qui cherche à savoir pourquoi

T’en es venu à cette vie-là

Certains disent que tu l’as choisie

Pardi

Moi je n’ai pas eu de courant

Trois jours de suite seulement

J’ai déjà trouvé ça de trop

L’clodo

Pas eu mon café le matin

Bain toujours remis à demain

Rien cuire et rien manger de chaud

L’clodo

Mais j’étais en sécurité

Ma porte était fermée à clé

Même si j’ n’avais qu’onze dedans

Onze degrés seulement..

Toi, la journée, on te reproche

Des honnêtes gens d’être trop proche

Ton pauvre barda sur le dos

L’clodo

Parfois tu crèves dans ton carton

Avec à la narine des glaçons

Mais ça n’émeut pas les badauds

L’clodo

Comme si on souhaitait la misère

Pour eux, la seule vie au grand air

C’est le club méditerranée l’été

Chez moi, j’avais le droit de fumer

J’aurais même pu picoler

Sans craindre pour mes oripeaux

L’clodo

Toi, tu mènes une vie parallèle

Dans un monde aux oiseaux sans ailes

Où tous les gens sont des salauds

L’clodo

Te regarder en animal

Alors que t’as rien fait de mal

Et on s’étonne qu’tu d’viennes dingo

L’clodo

Si un beau jour vous le croisez

Ce malheureux qui crève de froid

C’est vous, c’est nous, c’est moi…

Une fille a…..


….. (aurait) ? accouché à l’âge de 5 ans !!!tétinetétine

Donner la vie : C’est un acte qui demande une certaine maturité, aussi bien physique que psychique…..
     …..Ou pas… En effet, à ce jour, la plus jeune mère recensée dans l’histoire de la médecine est une Péruvienne âgée de seulement… 5 ans et 7 mois, au jour de son premier accouchement.

Une maman précoce :

    Il y a des histoires dont on peine à admettre qu’elles sont vraies . Celle de Lina Medina Résultat d’images pour Lina Medinaen fait partie :

     Née en 1933, cette Péruvienne est en effet ( encore à ce jour ) la plus jeune maman recensée dans l’Histoire de l’humanité, puisqu’elle a donné la vie, le 14 mai 1939, à l’âge improbable de 5 ans, 7 mois et 17 jours.

    Si on ne connaît pas le père de ce bébé (et encore moins les circonstances de sa conception), il est communément admis que la (très) jeune maman a eu ses premières règles à l’âge de 3 ans.

   La grossesse fut découverte au bout de 7 mois, après que les parents de la fillette l’ont emmenée dans l’hôpital de la ville de Pisco, craignant qu’elle ait développé une tumeur à l’abdomen.

   Arrivée à terme, la grossesse aboutit finalement à la naissance d’un garçon, par césarienne, du fait de la petite taille du pelvis de la Péruvienne.

Le mystère reste entier

   Pesant 2,7 kilogrammes à la naissance, Gerardo (le fils de Lina) fut nommé ainsi en hommage au médecin qui avait participé à l’accouchement.

   Ayant très peu de différence d’âge avec sa mère, son enfance fut ( sans surprise )  très particulière.
  En effet, alors que Lina s’adonnait encore à des loisirs d’enfant, Gerardo grandit en pensant que cette petite fille était sa grande sœur. Ce n’est qu’à l’âge de 10 ans qu’on lui révéla ( à sa grande surprise ) la vérité.

   Lina, quant à elle, poursuivit son parcours de manière plus classique, jusqu’à avoir un deuxième fils, à l’âge bien plus mûr de 39 ans.

       À ce jour, il est toujours impossible de savoir si ( enfant ) elle fut réellement fécondée au cours d’un rapport sexuel ou si ( cas bien plus rare ) elle aurait été l’hôte d’un jumeau parasite, ayant achevé sa croissance sous la forme d’un fœtus in fœtus.

    Ce mystère a fait de la Péruvienne l’objet d’un culte dans son pays, la fillette étant parfois comparée à la Vierge Marie.!!!!

 

Stop……….


   Définitif de ce blog : Aucun commentaire depuis le 28 MAI !!! (11 jours ) …..=> personne ne le lit , donc je n’y mets plus rien non plus …….Ou je le conserve mais en privé ( si je parviens à le  »passer  » en privé ! )

Louis XV ……


…..comment serait il devenu Maître espion ? louis-XIV

Roi falot, Louis XV ?

     C’est oublier les intrigues du chevalier d’Éon et le  » Secret du roi  », ce réseau d’espionnage que les gouvernements successifs reprendront à leur profit ….

  À l’origine de tout, la Pologne….

   Dans les années 1740, l’Europe  » des Lumières  » est déchirée par la guerre de la Succession d’Autriche. Bourbons et Habsbourgs s’affrontent une fois de plus et chacun met en place un système d’alliances : l’Autriche compte sur la Russie, la France sur la Prusse. Le conflit s’achève par le traité d’Aix-la-Chapelle, en 1748, source de  déceptions en France, où l’on a le sentiment de s’être battu pour rien.

Alors qu’on pense de part et d’autre à en découdre de nouveau, la santé chancelante du roi de Pologne Auguste III laisse augurer d’une prochaine élection royale par la diète polonaise et ce pays devient l’enjeu de toutes les attentions… Les électeurs sont courtisés par toutes les chancelleries, désireuses de placer un des leurs ou à tout le moins un allié sur le trône de Pologne.

Le prince de Conti Description de cette image, également commentée ci-après , cousin du roi de France, se voit proposer par certains nobles polonais de se porter candidat. Cette idée arrange bien le roi Louis XV, qui cherche à éloigner les princes de sang susceptibles de se dresser contre son pouvoir et souhaite aussi placer un allié en Pologne.

 L’épisode ne serait qu’une péripétie de plus dans la  »tumultueuse histoire  » diplomatique du XVIIIe siècle si le roi n’avait chargé son cousin, au moment de partir pour la Pologne, en 1752, de mettre en place une correspondance secrète.         Ainsi naquît le  » Secret du roi  ». Son objectif est d’assurer la couronne de Pologne au Prince mais aussi de nouer des liens avec la Suède, la Prusse et la Turquie.

 

 » Secret du roi  » contre  » Cabinet Noir  »….

 Louis XV, d’un naturel secret, veut se réserver toutes les informations collectées par le prince de Conti, aux dépens de sa propre administration des affaires étrangères ! Le Prince recrute divers agents dans le corps diplomatique en les soumettant au secret absolu et en empêchant qu’ils se connaissent entre eux. Ces agents sont présents dans toutes les grandes capitales. Ainsi M. des Alleurs à Constantinople, M. des Issarts à Varsovie, le marquis d’Havrincourt à Stockholm, le chevalier de la Touche à Berlin. Les dépenses, pas moins de 10.000 livres par mois, sont payées par des bons du roi au porteur appelés  » ordonnance au comptant  » qui échappent à la comptabilité officielle mais sont consignées dans un livre rouge. Ainsi se met en place un réseau qui couvre une partie de l’Europe qui envoie au roi des informations via une correspondance codée.

Toutes ces précautions paraissent encore insuffisantes au roi qui craint que le  » cabinet Noir  » de son propre gouvernement n’intercepte les missives qu’il échange avec ses agents. (es employés des postes royales sont en effet autorisés à lire le courrier et à transmettre au gouvernement les extraits méritant l’attention ).         Ceux-ci sont collectés et éventuellement censurés par un service d’inquisition postale et de cryptographie, le  » Cabinet Noir  ». Louis XV crée alors un service de poste parallèle pour le  » Secret du roi  » ! Mais très rapidement, la maîtresse du roi, la marquise de Pompadour en prend ombrage ! ?. En 1763, elle dérobe la clé du cabinet où Louis entrepose sa correspondance. Elle découvre ainsi que le roi a missionné à Londres, auprès de son ambassadeur, le fameux chevalier d’Éon, et met le secrétaire d’État aux Affaires Étrangères Choiseul dans la confidence.!

 

   Drôle de nièce….

     La première mission notable du  »Secret du roi » concerne la Russie dont Louis XV souhaite se rapprocher en profitant de ce que la tsarine Elisabeth apprécie la France et son souverain. Le chancelier Bestucheff étant dévoué à la Prusse et l’Angleterre, il est exclu de lui envoyer un représentant officiel.

    Le prince de Conti propose donc d’envoyer Douglas Mackenzie sous la couverture d’un gentilhomme écossais en voyage d’agrément, accompagné d’un autre agent : le chevalier d’Éon travesti en femme et passant pour sa nièce ! Les deux hommes ont pour mission d’obtenir pour le prince de Conti, soit la main d’Elisabeth, soit le commandement de l’armée russe, soit encore la principauté de Courlande ! Conti convient avec Mackensie d’un code de correspondance sur le thème de l’achat de fourrure :
Mackensie :  » le renard noir »,
Si la mission réussit :  » Le renard est cher ,
Le vieux parti russe  » L’hermine est en vogue  »,
Si Bestucheff perd du crédit =  » Les martes zibelines sont en baisse  ».

Mais les Russes se méfient et Mackensie se fait arrêter à la frontière ! Mai sa  » nièce  » est autorisée à pénétrer sur le territoire ! Éon est donc présenté par Woronzeff (vice chancelier favorable au rapprochement France – Russie) à l’Impératrice qui fait de lui sa  » lectrice  ». Il peut donc lui remettre une lettre du roi qui était dissimulée dans la couverture d’un exemplaire de L’Esprit des Lois de Montesquieu !

En réponse, l’impératrice demande à Louis XV de lui envoyer un représentant officiel. Mackensie et Éon (cette fois en homme !) sont renvoyés en Russie officiellement et Louis continue une correspondance secrète avec la tsarine. Les efforts conjugués de Mackensie, Éon et Woronzeff font que Bestucheff perd du crédit et, en 1757, par un traité conclu à Versailles, la Saxe, La Suède et la Russie rejoignent l’alliance franco-autrichienne. Cette mission débouche donc sur un succès mais il n’en sera pas de même pour toutes les autres !……

10 animaux qui disparaîtront…


….. avant que nos enfants ne grandissent….

     Nous vivons dans un monde vaste et complexe, où de nouvelles espèces sont découvertes pratiquement à chaque instant. Pourtant, alors même que ces créatures passionnantes sont découvertes, l’augmentation de la population humaine, le changement climatique, la destruction de l’habitat, la chasse et la surexploitation de la faune signifient qu’un nombre incalculable d’animaux sont actuellement poussés au bord de l’extinction.

   Les scientifiques ont estimé qu’au cours de l’histoire de la Terre, entre 1 et 4 milliards d’espèces ont existé.

     Le taux d’extinction naturel  » AKA  » décrit la vitesse à laquelle les plantes, les mammifères, les oiseaux et les insectes mourraient si les humains n’étaient pas sur la photo. On estime qu’aujourd’hui les espèces disparaissent à près de 1 000 fois le rythme naturel , ce qui signifie que nous perdons environ 150 à 200 espèces chaque jour.

    Choisir des animaux susceptibles de disparaître avant que nos enfants aient la possibilité de les voir était une tâche ardue.

    En n’en sélectionnant que 10,  confrontés à des circonstances déprimantes similaires , sont laissés de côté. Mais des millions d’autres espèces, dont beaucoup ne sont pas connues de la science , risquent également de périr dans les prochaines décennies……

 

1) orang-outan de Sumatra…..

    Statut: En danger critique d’extinction. La population des orangs-outans de Sumatra a diminué de plus de 80% au cours des 75 dernières années.

2) Ours polaire……

les animaux qui disparaîtront

   Vulnérable. Le changement climatique, la perte d’habitat et le développement pétrolier ont contribué à leur déclin. Certains experts estiment que les ours polaires auront disparu d’ici 100 ans.

   3 ) Red Wolf ( loup rouge )……

les animaux qui disparaîtront

     En danger critique d’extinction. Il y a trente ans, les 17 derniers loups rouges restants ont été placés en captivité pour assurer leur survie. Aujourd’hui, leur nombre est passé à environ 100, mais fait toujours face à des menaces de déforestation.

4) Le tigre de Sibérie …..

les animaux qui disparaîtront

   En danger critique d’extinction. Les tigres de Sibérie sont les plus grands  » chats  » du monde. On estime que 400 à 500 vivent à l’état sauvage.

5 ) Sifaka……

animaux qui disparaîtront Sifiyaka


    Vulnérable. Les sifakas sont un genre de la famille des lémuriens. Ils sont menacés par la chasse, la perte d’habitat et les activités de brûlis. En 2008, il y avait environ 250 individus matures.

6 )  Vaquita….

animaux qui disparaîtront vaquita


   En danger critique d’extinction. On estime qu’il ne reste que 100 à 300 vaquitas, une famille de marsouins, dans le monde. Ils vivent dans l’étendue d’eau entre la Basse-Californie et le Mexique.

7 ) Gorille occidental……

animaux qui disparaîtront du gorille occidental


   En danger critique d’extinction. Des niveaux extrêmement élevés de braconnage et de chasse ont diminué la population. D’ici 2046, les experts estiment que la population des gorilles occidentaux sera réduite de plus de 80%.

  8 ). Black Rhino

animaux qui disparaîtront rhinocéros noir


  En danger critique d’extinction. Les rhinocéros sont l’un des plus anciens groupes de mammifères, des fossiles pratiquement vivants. Malheureusement, il n’en reste que 4848 sur Terre.

9 ) Baleine à bosse

animaux qui disparaîtront baleine à bosse


    En voie de disparition. Alors que les baleines à bosse continuent d’être une cible pour l’industrie baleinière, leur nombre est menacé d’extermination. La population actuelle est estimée à environ 18 000 à 20 000 habitants.

  10 )Tortue lutanimaux qui disparaîtront tortue luth


    En voie de disparition. Les plus grandes menaces pour les tortues luth sont la pêche commerciale et la pollution marine. Actuellement, il y a environ 34 000 femelles nichant dans la nature.

Une pénurie d’ivoire …..


…..a conduit au premier plastique industriel ?

    Le premier plastique industriel fut le celluloïd, inventé durant la guerre de Sécession pour la fabrication de boules de billard lors d’une pénurie d’ivoire d’éléphant. A l’origine, les boules étaient faites en bois ou en argile, puis en ivoire, car elles s’usaient trop vite.

    Les plastiques à base de  » nitrocellulose  » sont légèrement antérieurs au celluloïd. Le collodion, inventé en 1848 et utilisé comme pansement et émulsion pour plaques photographiques, est séché en un film de type celluloïd.

   Le premier celluloïd en tant que matériau en vrac pour la formation d’objets a été fabriqué en 1855 à Birmingham, en Angleterre, par Alexander Parkes, qui n’a jamais pu voir son invention se réaliser, après que sa société a fait faillite en raison des coûts de  » mise à l’échelle  ». Parkes a breveté sa découverte comme Parkesine en 1862 après s’être rendu compte qu’un résidu solide était resté après l’évaporation du solvant du collodion photographique.

 

Parkes l’a breveté comme imperméabilisant pour vêtements pour tissus tissés la même année. Plus tard, Parkes a présenté Parkesine à l’Exposition internationale de 1862 à Londres, où il a reçu une médaille de bronze pour ses efforts. L’introduction de Parkesine est généralement considérée comme la naissance de l’industrie des plastiques. La parkésine était fabriquée à partir de cellulose traitée avec de l’acide nitrique et un solvant. Il est souvent appelé ivoire synthétique. La société Parkesine a stoppé ses activités en 1868. Des photos de Parkesine sont détenues par la Plastics Historical Society de Londres. Il y a une plaque sur le mur du site des Parkesine Works à Hackney, Londres.Résultat d’images pour parkesine? ( pas sur  bonne plaque ! )

     Dans les années 1860, un Américain, John Wesley Hyatt Résultat d’images pour John Wesley Hyatt , a acquis le brevet de Parkes et a commencé à expérimenter avec du nitrate de cellulose avec l’intention de fabriquer des boules de billard, qui jusqu’à cette époque étaient en ivoire. Il a utilisé du tissu, de la poudre d’ivoire et de la gomme-laque, et le 6 avril 1869, il  breveta une méthode pour couvrir les boules de billard avec l’ajout de collodion. Avec l’aide de Peter Kinnear et d’autres investisseurs, Hyatt a formé l’Albany Billiard Ball Company à Albany, New York, pour fabriquer le produit. En 1870, John et son frère Isaiah ont breveté un procédé de fabrication d’un matériau semblable à une corne avec l’inclusion de nitrate de cellulose et de camphre. Alexander ParkesRésultat d’images pour Alexander Parkes et Daniel SpillSpill ont répertorié le camphre lors de leurs expériences précédentes, appelant le mélange résultant xylonite, mais ce sont les frères Hyatt  qui ont reconnu la valeur du camphre et son utilisation comme plastifiant pour le nitrate de cellulose. Isaiah Hyatt a surnommé son matériau celluloïd en 1872.

    L’inventeur anglais Daniel Spill avait travaillé avec Parkes et formé la Xylonite Co pour reprendre les brevets de Parkes, décrivant les nouveaux produits en plastique comme Xylonite. Il s’est opposé aux réclamations des Hyatts et a poursuivi les frères dans un certain nombre d’affaires judiciaires entre 1877 et 1884. Initialement, le juge a statué en faveur de Spill, mais finalement, il a été jugé qu’aucune des parties ne détenait une revendication exclusive et le véritable inventeur du celluloïd/la xylonite était Alexander Parkes, en raison de sa mention du camphre dans ses précédentes expériences et brevets. Le juge a statué que toute fabrication de celluloïd pouvait se poursuivre à la fois dans la British Xylonite Company de Spill et dans la Celluloid Manufacturing Company de Hyatts.

    Le nom Celluloid a en fait commencé comme marque de fabrique de Celluloid Manufacturing Company, d’abord d’Albany, NY, puis de Newark, New Jersey, qui fabriquait les celluloïds brevetés par John Wesley Hyatt. Hyatt a utilisé la chaleur et la pression pour simplifier la fabrication de ces composés. Au fil du temps , le celluloïd est devenu le terme d’usage courant utilisé pour ce type de plastique. En 1878, Hyatt a été en mesure de breveter un procédé de moulage par injection de thermoplastiques, bien qu’il ait fallu encore cinquante ans avant de pouvoir être réalisé commercialement, et plus tard, le celluloïd a été utilisé comme base pour le film photographique.

G. de Nerval…..Il y a environ 212 ans..


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Gérard de Nerval

Né le 22 mai 1808 à Paris  ( il y a environ 212 ans ) -Mort le  26 janvier 1855 à Paris

Biographie Gérard de Nerval

Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval, est l’une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l’adolescence… et les charmes du Valois.       Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l’aube du 26 janvier 1855, on l’a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s’est éteinte avec lui.

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet,
Tour à tour amoureux insouciant et tendre,
Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.
Un jour il entendit qu’à sa porte on sonnait.

C’était la Mort ! Alors il la pria d’attendre
Qu’il eût posé le point à son dernier sonnet ;
Et puis sans s’émouvoir, il s’en alla s’étendre
Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.

Il était paresseux, à ce que dit l’histoire,
Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire.
Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.

Et quand vint le moment où, las de cette vie,
Un soir d’hiver, enfin l’âme lui fut ravie,
Il s’en alla disant :  »Pourquoi suis-je venu ? »   ( Question que JE me pose aussi )

(Gérard de Nerval, Épitaphe)

Il y a environ…..


 119 ans : Le 23 mai 1901 , découverte de  » la séquestrée de Poitiers  »

    Ce jour-là, un commissaire, accompagné de trois policiers, pénètre dans une maison bourgeoise de Poitiers. Ils y découvrent Blanche Monnier, 52 ans. Elle est ligotée sur son lit et dans un état de faiblesse extrême : Blanche Résultat d’images pour '' la séquestrée de poitiers images, photosest squelettique et ne pèse que 25 kilos ! L’odeur est pestilentielle. Il faut vous dire que personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis 25 ans

Elle était séquestrée ? Mais par qui ?
    Par sa propre mère, qui cachait Blanche dans une chambre du second étage aux fenêtres condamnées pour, semble-t-il, dissimuler les troubles mentaux de sa fille, en proie à des crises d’hystérie et qui s’était entichée d’un républicain, quand la famille Monnier était royaliste.

Blanche Monnier : la Séquestrée de Poitiers

Blanche Monnier : la Séquestrée de Poitiers

Et personne n’était au courant ?
     Si ! Et c’est tout le scandale de l’affaire. Le frère de Blanche, Marcel, vivait dans la maison et n’a rien dit. Deux bonnes aussi étaient dans le secret, puisqu’elles nourrissaient Blanche. Tous seront acquittés au procès, la notion de  » non-assistance à personne en danger  » n’existant pas encore dans le droit de l’époque. La mère, quant à elle, est morte quelques jours après son arrestation. On ne saura jamais vraiment pourquoi elle avait séquestré sa fille.

Comment a-t-elle découverte ?
    Il y a avait quelques rumeurs qui circulaient dans ce quartier de Poitiers, et une lettre anonyme a alerté les autorités. Malheureusement, il était bien trop tard. Blanche Monnier fut placée dans un hôpital où elle finira ses jours sans retrouver la raison. C’est André Gide qui a popularisé cette affaire, à travers un livre intitulé :  »La séquestrée de Poitiers  ». Cette affaire n’est pas sans en rappeler d’autres, plus récentes, comme l’affaire Fritzl ou celle de Natascha Kampusch. Mais enfin, ça, ce sont d’autres terribles histoires…

Il y a environ….


Billet très , trop long , si pas de commentaire , je comprendrais .

 

….186 ans . Le marquis de La Fayette décédait ( âgé de 77 ans , je crois )  :
  La Fayette est surtout connu pour  sa participation  dans la lutte pour l’Indépendance américaine. Mais la vie militaire et publique en France du  » marquis républicain  »  fut aussi   » fertile en péripéties  » lors de la Révolution française : Pouvant être regardé comme la personnification la plus complète et la plus constante des idéaux républicains de 1789, il oscilla cependant un temps entre soutien à l’insurrection et protection de la famille royale.

    La carrière de La Fayette  fut une des plus prodigieuses de toutes les carrières humaines. Pendant de longues années et à travers les plus  » formidables bouleversements  », il connut les ivresses de la popularité, non seulement en France, mais en Amérique. Il fut tour à tour l’idole de la foule, le protecteur des rois, la terreur des puissants  et le trait d’union entre l’Ancien et le Nouveau Monde. Après avoir été adoré comme un dieu, il fut mis en accusation comme un traître et emprisonné, puis, de nouveau triomphant, devint l’arbitre des souverains.

Il fit la guerre, brava les balles ennemies et les piques des émeutiers ; il fut soldat, homme politique, ambassadeur, écrivain, agriculteur, et mourut tranquillement dans son lit, chargé de gloire et d’années, citoyen des deux mondes.

  Marie-Jean-Paul-Gilbert du Motier de La Fayette était né le 6 septembre 1757 au château de Chavaniac (Haute-Loire), dans une famille recommandable par plus d’un genre d’illustration.  Dans ses Mémoires , il résume son enfance  : » Il serait trop poétique, écrit-il, de me placer d’abord dans un autre hémisphère, et trop minutieux de m’appesantir sur les détails de ma naissance qui suivit de près la mort de mon père, le colonel des grenadiers, tué à la bataille de Minden avant l’âge de vingt-cinq ans. J’ai fait mon éducation en Auvergne auprès de parents tendres et vénérés, jusqu’au moment où je fus mis au collège de Plessis, à Paris. Je ne le quittai que pour passer à l’Académie militaire de Versailles.  »

Le général La Fayette en Amérique. Gravure du XIXe siècle colorisée ultérieurement

(Le général La Fayette en Amérique. Gravure du XIXe siècle ,vue sur le net  )

Un détail démontre le caractère de l’enfant :

Ses maîtres lui donnent un jour à traiter, comme sujet de devoir :  »les qualités du cheval parfait  » . Sacrifiant le succès au désir, déjà impérieux chez lui, de proclamer ses idées, le jeune élève dépeignit dans sa dissertation un cheval qui, n’omettait-il pas de mentionner,  » se cabrait sous la verge du cavalier  », utilisant  cette métaphore pour désigner ce qui à ses yeux était la condition du peuple.

Sortant de l’Académie, Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, est nommé officier aux  » mousquetaires noirs  ». Ce jeune noble très riche, marié en 1774 à la comtesse de Noailles , voyait s’ouvrir devant lui le plus brillant avenir. Il parut à la cour de Louis XVI ; mais, soit qu’il y gâtât, d’après  Mirabeau, par la gaucherie de ses manières, un langage obséquieux jusqu’à l’humilité ; soit qu’il y déplût, au contraire, comme il le dit lui-même, par l’indépendance de son langage et l’indocilité de ses idées, il n’y obtint aucun succès.

Ce fut à ce contact momentané avec l’aristocratie la plus raffinée de l’Europe qu’il dut ces habitudes  » d’exquise politesse et d’affabilité à toute épreuve  », qui ne l’abandonnèrent dans aucune des circonstances de sa vie. Il n’avait qu’à laisser couler l’existence douce et facile des seigneurs de l’époque. Mais La Fayette n’était pas de ceux qui se contentent d’un horizon borné aux antichambres royales. En 1776, commencent à parvenir en France les nouvelles des troubles américains. Son goût d’aventures, son instinct de liberté, sa haine de l’Angleterre attirent  sa sympathie vers ce pays opprimé qui voulait conquérir son indépendance.

 » À la première connaissance de cette guerre, dit-il, mon cœur fut enrôlé, et j’osai prendre comme devise à mes armes l’audacieux Curnon .  » À cette époque, le capitaine La Fayette était en garnison  à Metz. Le duc de Gloucester, frère du roi d’Angleterre, vint dans cette ville et un dîner lui fut offert par le comte de Broglie, commandant le régiment. Durant ce repas, auquel assistait La Fayette, le duc reçut d’Angleterre un courrier lui annonçant la déclaration d’indépendance de l’Amérique et, avant la fin du dîner, le jeune lieutenant s’était juré à lui-même d’embrasser cette noble cause.

À partir de cet instant, il n’eut pas d’autre pensée et, pour réaliser ses désirs, il partit aussitôt pour Paris. Il se présenta à Deane, recruteur américain, qui l’admit sans enthousiasme à cause de son jeune âge : il avait dix-neuf ans. Malheureusement, il n’y avait pas de navire disponible en France pour l’emmener, lui et ses camarades ; ils étaient tous détruits depuis la dernière guerre.  » J’achète un bâtiment, annonce tranquillement La Fayette.  »

Tous les obstacles ne sont pas encore aplanis :

Les ministres, sa famille prétendent s’opposer au départ du jeune Français, on l’accuse de créer des complications diplomatiques. La Fayette, avec persévérance et habileté, triomphe de toutes ces difficultés et, le 26 avril 1777, il mettait à la voile, à Bordeaux, sur son navire. Débarqué en Amérique, il est obligé de faire neuf cents milles à cheval pour atteindre la capitale de la Pennsylvanie, où se trouvait l’état-major des troupes révoltées. On le reçoit assez mal.  Au lieu de s’indigner ou de se décourager, il fait parvenir au commandant la lettre suivante :

 » D’après mes sacrifices, j’ai le droit d’exiger de servir à mes dépens comme volontaire, car c’est pour apprendre que je suis ici et non pour enseigner.  » Le ton à la fois digne et modeste de cette missive en imposa aux chefs américains et on le nomma major général.     Alors commença pour lui cette étonnante campagne, durant laquelle il combattit avec une poignée d’hommes à l’armée du Nord et fut blessé dès la première affaire, conquérant petit à petit l’amitié de Washington et l’estime des Américains. Mais ce ne fut pas l’épée à la main qu’il fut le plus utile à son pays d’adoption. En 1779 il retourne en France, dans l’intention de demander au roi du secours pour l’Amérique.

Ce retour fut triomphal et, à Versailles, c’était à qui, parmi les plus grands seigneurs, ferait fête au jeune héros, au  » marquis républicain  ». Ce succès lui valut  d’obtenir qu’un corps de six mille hommes serait envoyé en Amérique, sous le commandement de Rochambeau. La guerre put se poursuivre ainsi avec l’appui officiel de la France, et La Fayette la termina par la victoire de Yorktown, qui le mit à l’apogée de la gloire.

A son retour, Louis XVI, sous la pression de l’opinion publique, dut nommer le jeune héros maréchal de camp, en même temps que le Congrès américain lui prodiguait les plus glorieux témoignages de gratitude et donnait son nom à des villes. Ainsi se termina en apothéose cette première partie de la vie de La Fayette, qui allait se continuer sur un tout autre terrain durant les périodes tragiques de la Révolution française.

La Fayette, chef de la garde nationale, inaugure la cocarde tricolore et déclare : Cette Cocarde fera le tour du monde. Illustration de Jacques Onfroy de Bréville publiée dans Les mots historiques du pays de France, par E. Trogan (1896)

La Fayette, chef de la garde nationale, inaugure la cocarde tricolore et déclare :
Cette Cocarde fera le tour du monde. Illustration de Jacques Onfroy de Bréville 

En 1789, la noblesse d’Auvergne le nomma député aux États généraux. Il y parla pour la première fois le 8 juillet, à l’appui de la célèbre motion de Mirabeau pour l’éloignement des troupes ; et il offrit à l’assemblée un projet de déclaration des droits de l’homme, qui fut adopté. Nommé vice-président, il occupait le fauteuil pendant les nuits terribles des 13 et 14 juillet. Le 15, il se rendit à Paris à la tête d’une députation de soixante membres de l’assemblée, et y trouva le peuple encore  » ému et frémissant  » sur les ruines de la Bastille.

Malgré ses opinions et par une sorte de contradiction , La Fayette se montrait en même temps le défenseur du trône. Il écrivait à Louis XVI, après les journées de juillet, ces conseils impératifs :  » Le roi doit sentir qu’il n’y a rien à faire que par et pour la liberté et le peuple. Son cœur et sa raison lui en font une loi. Tout autre système éloignerait ses serviteurs et moi le premier.  »

Quand, quelques mois plus tard, le pouvoir populaire eut réussi à ébranler l’autorité royale, on chercha à l’Hôtel de Ville un chef pour le mettre à la tête de cette milice bourgeoise que Sieyès avait appelée garde nationale. Un des citoyens désigna alors un buste que l’Amérique affranchie avait envoyé récemment à la Ville de Paris. Ce buste était celui de La Fayette. Celui-ci dut encore à l’Amérique le rôle important qu’il allait être appelé à jouer dans son pays.

Il se hâta d’organiser cette armée patriotique qu’on venait de lui confier et lui donna pour insigne cette cocarde tricolore qui, annonça-t-il, devait faire le tour du monde. Pendant ce temps, la révolution suivait son cours et, le 5 octobre, le peuple, déchaîné, marchait sur Versailles dans le but d’en finir avec le pouvoir royal, mais La Fayette, à la tête de son armée, à laquelle il avait fait jurer fidélité au roi, accourut le lendemain, ramenant dans Paris la famille royale que son intervention tardive avait eu peine à soustraire à la fureur d’une multitude soulevée.

 Le général se présenta seul avec les deux commissaires de la commune à la grille cadenassée du château. On finit par lui ouvrir et, tandis qu’il traversait l’Œil-de-bœuf, un courtisan s’écria :  » Voilà Cromwell !  Monsieur, lui répondit La Fayette, Cromwell ne serait pas entré seul !  » Après une entrevue assez pénible avec le souverain, il rentra, épuisé de fatigue, à son hôtel de Noailles et passa sa nuit à préparer l’action de ses troupes pour la journée du lendemain. Pendant ce travail, il se livrait aux mains de son valet de chambre, afin que celui-ci réparât le désordre de sa coiffure. Toujours le marquis républicain.

  Le lendemain, les forcenés envahissaient les appartements royaux : tremblante et demi-nue, la reine se réfugiait chez le roi, les gardes du corps se faisaient tuer vaillamment, les scènes les plus sanglantes se préparaient. Mais La Fayette accourt et arrive à temps pour sauver les gardes du corps qu’on allait massacrer sur la place d’Armes. Un bandit le couche en joue, il abaisse son fusil de la main et le fait arrêter, puis il pénètre dans le château et réussit à en chasser la populace en furie.

La France soutenue par messieurs Bailly et La Fayette sort glorieuse du tombeau creusé par le despotisme ministériel. Caricature de 1789-1790

La France soutenue par messieurs Bailly et La Fayette sort glorieuse
du tombeau creusé par le despotisme ministériel. ( Caricature de 1789-1790 )

Quelques instants plus tard, cette même foule, qui venait découper des têtes, acclamait La Fayette et la reine, tandis que celui -ci baisait publiquement la main de Marie-Antoinette sur le balcon de la cour de marbre. Elle l’acclamait encore quand, toujours sur son balcon, il embrassait un garde du corps.

Il se signala par ses idées d’un libéralisme avancé, proclamant, au cours de la discussion du 20 février 1790, que l’insurrection est le plus saint des devoirs lorsque l’oppression et la servitude rendent une révolution nécessaire ; principe dangereux, qui poussant tous les mécontents à la révolte, et les faisant juges de leur propre cause, tend à bouleverser incessamment les États.

Lorsque le club des Jacobins se fut organisé, La Fayette,  avec Bailly, lui opposa celui des  »Feuillants  », destiné à offrir un point de réunion aux partisans plus modérés de la liberté. Le prestige de La Fayette, son art de manier et d’impressionner les masses étaient extraordinaires, comme on put le constater lorsque le 20 juin 1791 Louis XVI partit pour l’étranger.

   Cet épisode faillit coûter à La Fayette sa popularité : on songeait en effet déjà à l’en rendre responsable, mais il s’en tira encore par un trait d’esprit. Un homme lui disait en lui montrant le poing : « Vous avez ruiné la France en laissant partir le roi.  »   »Comment ! ruiné la France ? répondit-il. La liste civile coûtait vingt-cinq millions au pays ; le roi, en s’en allant, fait gagner un franc à chaque Français.  »     On rit et on laissa passer le général, qui alla donner des ordres de poursuite.

 Après l’arrestation de Louis XVI le 21 juin, La Fayette fut accusé par les deux partis opposés, les uns lui reprochant d‘avoir laissé partir le roi, les autres de l‘avoir fait arrêter. Il faut bien dire qu‘il protégea dans cette grave circonstance les jours de la famille royale ; mais il approuva la suspension de Louis XVI, et il ne reconnut les droits de ce prince qu’après qu‘il eut accepté la constitution, en septembre 1791. Le décret qui, à cette condition, rétablissait le roi sur le trône, ayant excité un soulèvement, La Fayette dispersa par la force les attroupements qui s’étaient formés au champ de Mars pour signer une pétition  »factieuse  ». Plusieurs républicains furent tués.

  Le 8 octobre 1791, après avoir fait accepter l’amnistie proposée par Louis XVI, il se démit de son commandement, et prit congé de la garde nationale par une lettre où il exposait les principes qui avaient dirigé sa conduite. Lorsque la première coalition se fut formée contre la France, il fut désigné pour commander une des trois armées destinées à repousser cette agression. Son premier soin, après l‘avoir rejoint, fut d’y rétablir la discipline. Il battit l‘ennemi à Philippeville, à Maubeuge et à Florennes ; malgré ces succès, il se vit bientôt en butte aux accusations des Jacobins.

Serment de La Fayette à la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Peinture de L. David (1791)

Serment de La Fayette à la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. (Peinture de L. David (1791))

Dans une lettre écrite le 16 juin 1792 à l‘Assemblée législative, il osa dénoncer les démagogues, qui, disait-il, tuaient la liberté par les crimes de la licence. Quelques jours après, il vint lui-même à la barre de l’Assemblée appuyer sa dénonciation et demander compte de la violation de la demeure royale ayant eu lieu le 20 juin. Il risquait sa tête mais triompha de nouveau et eut les honneurs de la séance, le discours qu‘il prononça étant vivement applaudi par le côté droit. Le roi devait le lendemain passer en revue quatre mille gardes nationaux. La Fayette résolut de profiter de cette circonstance pour porter un coup décisif aux  » factieux  ». Mais peu d’hommes répondirent à l‘appel, et La Fayette repartit pour son armée avec la triste conviction que sa popularité s‘était évanouie.

Quelques jours après, son effigie fut brûlée au Palais-Royal ; et au mois d‘août suivant, sa mise en accusation fut discutée dans l’Assemblée législative. Malgré les menaces et les cris des forcenés entassés dans les tribunes, cette question fut résolue en sa faveur à une majorité de plus des deux tiers des voix ; mais tous ceux qui avaient voté pour lui furent, au sortir de la séance, hués, poursuivis et maltraités par le peuple. Indigné des scènes de désordre qui se succédaient dans la capitale, La Fayette projeta de marcher sur Paris, de chasser les républicains et de rétablir le roi et la constitution ; mais il s‘aperçut bientôt que son armée était peu disposée à seconder ses desseins, et il se décida à passer en pays étranger avec un petit nombre d’officiers dont la vie était compromise.

Le 20 août 1792, le général et ses compagnons au nombre de vingt-deux, tombèrent dans un poste autrichien qui refusa de les laisser passer. La Fayette ayant été reconnu: On les arrêta . Avec trois de ses compagnons, anciens membres de l‘Assemblée constituante, il fut envoyé à Wezel comme prisonnier d‘état. Transféré à Magdebourg, il y resta un an, enfermé dans un souterrain humide et obscur, puis passa dans les cachots de Glatz, de Neiss, et enfin d’Olmütz, où l‘Autriche le fit traiter avec une grande rigueur. On le dépouilla de ce que les Prussiens lui avaient laissé, et on confisqua jusqu‘aux livres qu‘il avait avec lui.

 Cependant un médecin hanovrien, nommé Bollman, et un jeune américain, nommé Huger, entreprirent de le délivrer, et profitant d‘une des promenades qu‘on lui faisait faire régulièrement à cause du délabrement de sa santé, parvinrent à l’enlever ; mais divers accidents firent échouer leur entreprise. La Fayette fut repris   à huit lieues d‘Olmütz ; et ses deux amis également arrêtés, moururent dans les prisons …

 Après avoir passé seize mois dans les cachots de Robespierre, Mme de Lafayette vint en 1795 avec ses deux filles partager la captivité de son époux, et cette réunion compensa l’extrême sévérité dont on usait envers lui, depuis sa tentative d‘évasion.   

   Des membres du parlement d‘Angleterre, et des agents du gouvernement des États-Unis élevèrent en vain la voix pour demander sa liberté . L‘Autriche fut inflexible : elle ne devait céder qu‘à l‘ascendant de la victoire.

La Fayette traité comme il le mérite, par les démocrates et les aristocrates. Caricature de 1792

La Fayette traité comme il le mérite, par les démocrates et les aristocrates. ( Caricature de 1792 )

Bonaparte, à qui ses succès en Italie donnaient une si grande influence, fut chargé par le Directoire de négocier la délivrance des prisonniers d’Olmütz. Ce ne fut pourtant qu‘après cinq mois de pourparlers réitérés qu’il obtint leur mise en liberté. Bonaparte, sur les instigations de Carnot, avait fait de la libération de La Fayette une des clauses du traité de Campo-Formio. Mais le futur empereur se méfiait de cet homme, dont la popularité risquait de contrebalancer la sienne, et il ajouta donc  une note stipulant que le général ne pourrait rentrer en France.

Sur ces entrefaites le 18 fructidor an V (4 septembre 1797) eut lieu, et La Fayette, libéré le 19 septembre suivant mais qui désapprouvait ce coup d‘État mené par trois des cinq directeurs soutenus par l’armée, contre les royalistes devenus majoritaires au Conseil des Cinq-Cents et au Conseil des Anciens, resta donc en pays étranger et s’établit à Utrecht. La prise de pouvoir par Bonaparte lors du coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) lui rouvrit les portes de la patrie.

De retour en France, La Fayette vécut éloigné du théâtre des affaires publiques, et ce fut seulement après la bataille de Marengo (14 juin 1800) qu‘il eut occasion de voir Bonaparte. Il fut accueilli très amicalement par le Premier Consul avec qui il passa trois jours à la campagne chez son frère Joseph. Cependant toutes les propositions qui lui furent faites ne purent le décider à accepter une place de sénateur. Après que le consulat à vie ait été proposé à la sanction du peuple, La Fayette déclara qu‘il ne pouvait voter pour une pareille magistrature jusqu’à ce que la liberté publique ne soit suffisamment garantie ; ajoutant qu‘alors il donnerait sa voix à Napoléon Bonaparte !

Le vainqueur de I‘Europe s’étonnait de trouver un homme qui ose lui résister avec tant d‘obstination.  » Tout le monde en France, disait-il, est corrigé des idées extrêmes de liberté ; il n‘y a qu‘un homme qui ne le soit pas, et cet homme c‘est La Fayette. Vous le voyez tranquille ! Eh bien, s’il y avait une occasion de servir ses chimères, il reparaîtrait plus ardent que jamais.  »

En 1814, La Fayette se présenta chez le roi et chez  » Monsieur  » :  mais,bien qu’il ait été bien accueilli par ces princes, il ne reparut plus à la cour. Pendant les Cent-Jours il refusa la  »pairie  », et protesta contre les articles des constitutions de l‘empire et de l‘acte additionnel qui pouvaient attenter à la souveraineté nationale. Élu par le département de Seine-et-Marne membre de la Chambre des représentants, il fit déclarer après la bataille de Walerloo (18 juin 1815) que l‘assemblée était en permanence, que toute tentative pour la dissoudre était un crime de haute trahison.

Lorsque Bonaparte, effrayé des dispositions de la Chambre, eut décidé d’ abdiquer, La Fayette, exclu par une intrigue du gouvernement provisoire, fut un des commissaires envoyés près des puissances alliées pour demander une  » suspension d‘armes  ». Ses démarches et celles de ses collègues n‘ayant en aucun résultat, il revint à Paris, où déjà les armées étrangères étaient entrées par suite d‘une capitulation. Quelques jours après les portes du corps législatif furent fermées et mises sous la garde d‘un poste de Prussiens.

Le marquis de La Fayette

Le marquis de La Fayette

La Fayette, après avoir protesté avec plusieurs députés contre cette violence, se retira dans sa terre de Lagrange où il vécut dans la retraite. En 1818, élu par le département de la Sarthe membre de la Chambre des députés, il s‘y signala par une opposition dans laquelle il sut allier l’inflexible énergie des principes révolutionnaires à des formes exemptes d’aigreur et de violence.

La prédiction de Bonaparte s‘accomplissait. En reparaissant sur la scène politique, Lafayette s‘y montrait l‘ardent apôtre des doctrines les plus absolues de souveraineté du peuple et d‘insurrection, et il les développait à la tribune avec une conviction qui se fortifiait des souvenirs de deux révolutions auxquelles il avait pris une part active. Ses souffrances d’Olmütz n’avaient en rien modifié ses principes. Le vieux député de 1820 parlait comme le jeune volontaire de 1777, et on aurait pu dire de lui ce qu‘on disait des émigrés, qu‘il n‘avait rien oublié, ni rien appris.

À l‘occasion de tous les complots qui éclatèrent sous la Restauration, le nom de La Fayette fut prononcé ; mais il fut impossible de prouver qu‘il y avait participé. Rendu à la vie privée, le compagnon d’armes de Washington sentit le désir de revoir sur le déclin de l’âge le peuple pour lequel il avait combattu dans sa jeunesse. Plus d‘une fois ses nombreux amis d‘Amérique l’avaient sollicité de venir les visiter. Il se rendit enfin à leur vœu, et s‘embarqua au Havre sur le Cadmus le 13 juillet 1824.

    Après trente-trois jours de traversée, il débarqua sur le rivage où il avait fait ses premières armes. Le congrès lui accorda des honneurs qu‘il n‘avait jamais accordés à Washington ! Il fut proclamé l’hôte de la nation, et fut successivement fêté par tous les états de l’Union. Entouré des populations qui se pressaient sur son passage, il visita le tombeau de Washington et les champs de bataille où il avait partagé les périls de ce grand homme. Ce voyage, qui dura plus d‘un an, ne fut pour lui qu‘une suite de fêtes où se retrempa son enthousiasme républicain.

La prospérité des États-Unis dont il venait d‘être témoin l’attacha de plus en plus aux maximes qu‘il avait professées toute sa vie, et lorsqu’en 1827 il fut envoyé de nouveau à la Chambre des députés par l’arrondissement de Meaux, on le vit défendre avec une ardeur nouvelle les principes démocratiques. Ennemi déclaré de la Restauration, il espérait,attendait le moment de sa chute. Son expérience lui faisait reconnaître dans tout ce qui se passait autour de lui les symptômes d’une révolution nouvelle, qu‘il prédisait à ses amis pour ranimer leur courage défaillant.

Quand le trône de Charles X s‘écroula en 1830, il vit sans étonnement ce mouvement populaire et se remit à l‘œuvre, comme en 1789. Après avoir repoussé toutes les propositions du frère de Louis XVI, en déclarant qu’il était trop tard, son influence contribua à rattacher à la dynastie de Louis-Philippe les hommes les plus exaltés du parti libéral. Le duc d’Orléans, adroit et fin, avait compris le parti qu’il pouvait tirer de ce vieillard symbolique. Fort habilement, il sut l’entreprendre, se présenta à lui comme un ancien garde national venant rendre visite à son général, exalta les États-Unis et arriva ainsi à le gagner à sa cause. Sur le balcon du palais royal, La Fayette embrassait publiquement et consacrait le roi-citoyen, semblant contracter une alliance solennelle avec le pouvoir né des barricades. Le mot fameux :  »c’est la meilleure des républiques  », ( qu’il prononça selon les uns, et qu‘on lui attribua faussement selon les autres ), répété dans toute la France, fut jeté comme un cri de ralliement à l’opinion.

Vous êtes la meilleure des Républiques : La Fayette à Louis-Philippe, le 26 juillet 1830. Chromolithographie de 1890

Vous êtes la meilleure des Républiques : La Fayette à Louis-Philippe,
le 26 juillet 1830. Chromolithographie de 1890

Mais en se faisant l‘auxiliaire de la royauté, La Fayette était loin d‘avoir renoncé aux théories de sa jeunesse. Comme au temps où il conseillait l’infortuné Louis XVI, il prétendait allier deux choses incompatibles : la monarchie et les institutions républicaines. Mais Louis-Philippe recula devant cette carrière de concessions que lui ouvrait le vétéran de la Révolution française, et dont il craignait que le terme ne fût une catastrophe. Bientôt La Fayette s‘aperçut que d’autres avis que les siens étaient écoutés.

    Investi dans les premiers jours de la révolution de Juillet, du commandement en chef des gardes nationales de France, il dut renoncer à ce titre par suite de l’amendement du 24 décembre introduit par un député dans la loi relative à la milice citoyenne. La Fayette dut donner sa démission. Sa scission avec le pouvoir devint de jour en jour plus profonde, et il vit se rallier autour de lui une opposition composée de républicains ardents, dont il tâchait de calmer les impatiences.

La marche de la royauté nouvelle I’affligeait, mais sans altérer sa confiance ; il attendait du temps bien plus que de la violence un retour aux principes qu‘il professait, et sur la fin de sa vie il croyait fermement à un dernier triomphe de la révolution ( dont il ne  serait  le chef ni même le témoin ).

 Ayant voulu, malgré son grand âge, suivre à pied le convoi du malheureux Dulong (député de l’Eure tué dans un duel avec le général Bugeaud, qu’il avait offensé à la Chambre des députés ) , la fatigue que lui causa cet effort et la pneumonie qu’il y contracta, altérèrent sa santé. Après une convalescence apparente, il éprouva une rechute qui bientôt ne laissa plus d‘espoir. Il mourut à Paris le 20 mai 1834, et fut inhumé au cimetière de Picpus  Résultat d’images pour cimetière de picpus tombe de La Fayette   …..