çà s’est passé il y a environ …..


80 ans : Le 23 /08/1939  …….

   A la surprise / stupéfaction du monde  , un pacte est signé à Moscou ( au  Kremlin )  : Le pacte germano -soviétique de  » non agression  » entre les représentants de Hitler et Staline !

 ( de G à D : Von Ribbentrop ,Staline,et Molotov )

Que Hitler  se prépare à attaquer la France et ses autres voisins, dont la Pologne…devient dès lors évident  pour tous …..

    Rapprochement des dictatures :
   Les premières initiatives belliqueuses de Hitler s’accompagnent comme il va de soi d’une brutale reprise de tension en Europe : Réoccupation de la Rhénanie (mars 1936), annexion de l’Autriche (Anschluss, mars 1938), occupation de la Tchécoslovaquie (octobre 1938).
   La France, menacée en premier , tente dès 1935 un rapprochement avec l’Italie de Mussolini puis avec l’URSS de Staline. Mais ces tentatives  font  » long feu  » et Mussolini, mis à l’écart  par les démocraties occidentales en raison de son invasion de l’Éthiopie, s’allie même à Hitler.
   Staline, dès lors isolé, soupçonne les Occidentaux de vouloir détourner vers l’Est les   »  appétits de conquête  »  de Hitler. Il croit voir dans le lâchage de la Tchécoslovaquie à la conférence de Munich, en septembre 1938, la confirmation de ses craintes.
    Tandis que l’Allemagne annexe les Sudètes  ( , région frontalière germanophone de la Tchécoslovaquie ), la Pologne en profite pour annexer de son côté la province tchécoslovaque de Teschen, de langue polonaise. Se faisant alors , la complice de Hitler. Français et Anglais sont consternés. 

      Staline, pour sa part, craint que la Pologne et l’Allemagne, les deux grands ennemis traditionnels de la Russie, n’en viennent à s’allier contre lui.
    Cinq mois après la conférence de Munich, début mars 1939, Hitler  » change de pied  ». Il commence à émettre des revendications sur la Pologne et réclame en particulier Dantzig,  » ville libre  »  selon les termes du traité de Versailles ( 1919 ).       Le  » couloir de Dantzig  » assure à la Pologne un accès à la mer mais présente pour les Allemands l’inconvénient de séparer la Prusse orientale du reste de leur pays.
   Le 15 mars 1939, la Wehrmacht entre à Prague et transforme ce qui reste de la Tchécoslovaquie en une colonie allemande. Le 23 mars 1939, » accessoirement  » , elle occupe le district de Memel, en Lituanie. Ce petit territoire germanophone est  à nouveau  rattaché à la Prusse orientale.
Staline aux abois….
    Pour parer à la menace allemande, Staline négocie d’abord un rapprochement avec les Français et les Britanniques. Un projet d’accord est bouclé le 22 juillet 1939 mais le dictateur refuse de le signer car les Occidentaux n’autorisent pas ses troupes à entrer en Pologne et en Roumanie en cas d’agression allemande. Le Premier ministre britannique Neville Chamberlain, anticommuniste viscéral, répugne en réalité , à traiter avec Staline.
    De dépit, Staline change son fusil d’épaule et, le  19 août, annonce à son  » Politburo  » (bureau politique) son intention de signer un pacte de  » non-agression  » avec son      » turbulent  » voisin (en théorie rien à voir avec une alliance qui implique un engagement militaire commun).
   Hitler au culot…..
    À Berlin, certains dignitaires, comme le feld-maréchal Hermann Goering, tentent de maintenir le dialogue avec Londres après l’occupation de Prague par la Wehrmacht, le 15 mars 1939.
   Mais Joachim von Ribbentrop, un nazi arrogant et hostile aux Anglais, devenu ministre des Affaires étrangères le 4 février 1938, sabote leurs efforts. Il convainc Hitler que les Occidentaux sont trop timidess pour oser répondre aux provocations allemande et l’entraîne dans un rapprochement avec Staline, en vue du  » dépeçage  » de l’Europe centrale.
   Le 2 août 1939, désireux de  » tuer dans l’oeuf   »le rapprochement entre les Occidentaux et les Soviétiques, il déclare à propos de ces derniers :  » Il n’y a aucun problème de la Baltique à la mer Noire que nous ne saurions résoudre entre nous  » . Lui-même se propose d’aller à Moscou négocier un partage de la Pologne et des pays baltes.
  Un pacte plein de sous-entendus :
    Le 21 août 1939, la Wilhelmstrasse, ( siège des Affaires étrangères à Berlin ), propose officiellement à l’URSS un pacte de non-agression sous le prétexte de mettre un terme aux provocations… de la Pologne !
   Staline accueille l’idée sans réticence. Il y voit des avantages territoriaux immédiats pour l’Union soviétique, mais aussi un répit avant une éventuelle confrontation avec l’Allemagne,  (répit indispensable pour reconstruire l’Armée rouge, démantelée par les purges ).  Détourner Hitler vers l’Occident capitaliste et  les laisser  » s’écharper  » ne lui déplait pas non plus .
    Le pacte est bouclé trois jours plus tard par von Ribbentrop et son homologue soviétique, Vyatcheslav Molotov  pacte sous entendu, qui avait remplacé le 3 mai précédent Maxim Litvinov, un juif, à la tête du Commissariat aux Affaires étrangères.
   Le pacte est conclu pour une durée de dix ans.
   Les termes  :  »  Les hautes parties contractantes s’engagent à s’abstenir de tout acte de violence, de toute agression, de toute attaque l’une contre l’autre, soit individuellement, soit conjointement avec d’autres puissances  » .
   Le pacte comporte aussi  une aide économique de l’URSS à l’Allemagne avec d’importantes livraisons de blé, pétrole et matières premières.  (Celles-ci se poursuivront jusqu’à la rupture du pacte deux ans plus tard ) .
   Une clause secrète prévoit le partage de la Pologne en zones d’influence allemande et soviétique, la limite passant par les fleuves Narew, Vistule et San.            Une autre clause secrète prévoit la livraison à l’Allemagne nazie de militants communistes allemands réfugiés en URSS (elle sera exécutée comme les autres).
    L’opinion allemande, mal informée, croit y voir l’assurance de la paix. Les dirigeants français et britanniques, plus réalistes, comprennent que la guerre est devenue inévitable. Le jour même ou le lendemain, les diplomates de l’ambassade britannique à Berlin brûlent leurs papiers et se préparent à quitter l’Allemagne de même que tous leurs concitoyens. Londres et Paris renouvellent leur promesse d’assistance à la Pologne.
     Les alliés de l’Allemagne, Mussolini, Franco et les Japonais, sont tout autant consternés de n’avoir pas été mis dans la confidence et d’être ainsi entraînés dans une aventure imprévisible.
 Dépeçage de l’Europe centrale :
    Hitler est dès lors débarrassé de la crainte d’être pris en tenaille comme en 1914, quand l’Allemagne avait dû se battre à la fois à l’Ouest et à l’Est.
    Il adresse un ultimatum à la Pologne et, quelques jours plus tard, le 1er septembre, l’envahit en prenant le risque d’un conflit avec la France et le Royaume-Uni.    Effectivement, cette fois, ces derniers pays ne peuvent faire autrement que de déclarer la guerre à l’Allemagne.
   De son côté, l’URSS entre en Pologne le 17 septembre 1939. Ayant eu raison de la courageuse résistance des troupes polonaises, Soviétiques et Allemands font leur jonction sur la ligne de démarcation du Bug , transformé en nouvelle frontière germano-soviétique par le traité du 28 septembre.
   Plus du tiers de l’ancienne Pologne est annexée à l’URSS, le reste à l’Allemagne. L’URSS profite de l’affaire pour attaquer aussi la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie !
    Winston Churchill, témoin et acteur de premier plan, écrit dans ses Mémoires à propos du pacte :  »  seul un régime de despotisme totalitaire, comme celui qui existait dans chacun des deux pays, était capable de supporter la réprobation qu’inspirait un acte aussi anormal  ».

C’était il ya environ….


tour Eiffel130 ans :

 

   Dans la soirée du 19 août 1889, un coup de foudre frappa pour la première fois le paratonnerre de la tour Eiffel  , quelques mois après son installation, sans causer d’accident et en démontrant que les visiteurs n’avaient absolument rien à craindre, même en cas d’orage violent
   Au moment de l’incident, le chef du service électrique, Monsieur Foussat, se trouvait sur la plate-forme supérieure pendant l’orage. La pointe de bronze, avec bout de platine, qui terminait la tige centrale se trouvant au sommet de la tour, avait été enlevée quelques semaines auparavant parce qu’elle éprouvait des oscillations qui faisaient craindre sa chute.
    Vers 9h45 du soit, une décharge eut lieu sur le paratonnerre principal du sommet ; elle fut accompagnée d’un bruit épouvantable, analogue à la détonation de deux pièces d’artillerie d’un petit calibre. Quelques gouttelettes rouges se détachèrent de la pointe, probablement dues à la combustion dans l’air de parcelles de fer volatilisées. On remarqua, en effet, que l’écrou qui terminait la tige portait de petites bavures, qu’il fut nécessaire de limer pour remonter une aigrette de pointes.
   Sur les paratonnerres de la plate-forme, on aperçut des fusées lumineuses, accompagnées d’un crépitement très manifeste. Le gardien du phare était près de son appareil, deux hommes manœuvraient les projecteurs sur la plate-forme, et Foussat était lui-même adossé à la rampe, regardant le paratonnerre du phare. Il est intéressant de signaler qu’aucune de ces quatre personnes n’éprouva la moindre secousse du coup de foudre ; cependant ; à cause de l’abondance de la pluie et de la possibilité d’un danger dans le cas d’une nouvelle décharge, les projecteurs furent éteints, et les trois personnes qui se trouvaient sur la plate-forme rentrèrent dans les laboratoires.
    Sur la troisième plate-forme se trouvaient quelques personnes qui se préparaient à descendre ; elles entendirent distinctement les deux détonations. Une certaine panique se produisit, et une dame se trouva mal de frayeur. Sur les deuxième et première plates-formes et au pied de la Tour, on entendit un crépitement et un bruit de ferraille ; mais, fait curieux, le bruit fut plus fort au pied de la Tour et sur la première plate-forme qu’à hauteur de la deuxième.

  ( Chromolithographie représentant la Tour Eiffel lors de l’Exposition universelle de 1889 ) : Tour-Eiffel expo universelle
     Un nuage qui était descendu jusqu’à la hauteur du phare se trouva vivement éclairé.      Après l’orage, un homme fut envoyé au sommet pour examiner les dégâts, et constat que le paratonnerre était légèrement tordu. La Tour n’avait, du reste, nullement souffert, et les personnes qui se trouvaient aux différents étages n’avaient éprouvé aucune secousse. Les instruments météorologiques placés au bas du paratonnerre ne subirent aucun dommage. Bêtes et gens n’avaient rien à redouter, car 2000 pigeons ! (qui se trouvaient ce soir-là à la troisième plate-forme pour un lâcher à faire le lendemain matin ), ne ressentirent aucun malaise.
    Ce coup de foudre s’explique, en somme, par l’absence accidentelle de la pointe terminale qui faisant fonction de tige de paratonnerre. Il prouve que la communication de la tour avec le sol est parfaite quand, la pointe terminale du paratonnerre est en bon état.

çà s’est passé un 18 août….


    Le 18 août 1868, Jules JanssenJules Janssen (astronome français) découvre un nouveau gaz qu’il nomme hélium. Il a découvert ce gaz en observant une éclipse solaire et le nom est donné en référence au soleil, du grec helios. Il faut attendre 1895 pour découvrir que l’hélium existe en petite quantité dans l’atmosphère terrestre. Ce gaz, plus léger que l’air, sert notamment à gonfler les ballons.

Presque 100 ans après :

     Le 18 août 1966, début de la révolution culturelle en Chine, sous l’impulsion de Mao Zedong Mao. Ce dernier mobilise la jeunesse contre le président Liu Shaoqi et l’aile droite du bureau du Parti communiste chinois représenté par Deng Xiaoping. Ils sont accusés de sacrifier l’idéologie aux impératifs du redressement économique.

C’était il y a environ 183 ans !


   Premier « piratage » d’un réseau de communication : l’affaire du réseau télégraphique détourné :

 

    En 1836 est découvert  un détournement du réseau de télégraphe aérien de l’État :    Considérés comme les tout premiers « hackers » du monde, les frères jumeaux Louis et François Blanc, hommes d’affaires bordelais, misent sur des valeurs de la Bourse de Bordeaux tout en   connaissant avant les autres les variations des cours de la Bourse de Paris grâce à la complicité de fonctionnaires du service télégraphique, réalisant ainsi de substantiels bénéfices durant deux ans !
   L’importance du télégraphe aérien, inventé en 1794 par Claude Chappe Chape, était trop connue pour qu’on n’en étende pas l’usage. Les frères de son inventeur lui succédèrent. L’Empire, la Restauration, le gouvernement de Juillet augmentèrent les lignes, les poussèrent jusqu’à nos frontières et firent un réseau qui nous mettait en communication avec les pays voisins. Le siège de l’administration était toujours situé rue de l’Université, dans un hôtel d’un accès facile et qui aurait pu faicliment  être  » enlevé d’un coup de main  ».
   C’était là une vive préoccupation pour le gouvernement. Sous les Bourbons et sous Louis-Philippe les émeutes n’étaient pas rares à Paris ; pratiquement tout y servait de prétexte : Les revues, les enterrements, les changements de ministère, les discussions des chambres ; le pays vivait et affirmait sa vie d’une façon parfois trop bruyante.

   Dès que l’on avait  » cassé  » quelques réverbères ou entonné la Marseillaise,  »le pouvoir  » , comme on disait déjà , pensait aux télégraphes, et l’hôtel Villeroy était occupé par la troupe, qui en cernait l’enceinte, remplissait les cours et bloquait la place afin de la rendre inaccessible aux émeutiers. Les employés, gardés comme des prisonniers d’État, ne pouvait en sortir, couchaient dans leurs bureaux, nourris on ne sait comment, et ne recouvraient là liberté que lorsque l’ordre était rétabli.télégraphe 1.jpg <=  (Expérience du télégraphe de Chappe dans le parc de Saint-Fargeau à Ménilmontant,le 12 juillet 1793 )…..

     Sous la seconde République, nos lignes de télégraphie électrique étaient loin d’être complètes, et les départements menacés étaient encore desservis par les télégraphes aériens. Craignant que les postes ne soient enlevés, l’administration centrale des télégraphes s’entendit avec le ministère de la Guerre, obtint des fusils, des munitions, et fit armer les stationnaires en leur donnant ordre de se défendre à outrance et de repousser par la force les hommes isolés ou réunis qui tenteraient de s’emparer de leurs stations !. Evidemment , la nouvelle de cet armement inusité se répandit très rapidement dans la contrée.
   Les insurgés facétieux ne s’amusèrent pas à attaquer des employés si bien pourvus : pendant la nuit, en l’absence des préposés, ils crochetèrent les portes des stations, ils pénétrèrent dans l’intérieur, en enlevèrent simplement les lunettes et écrivirent sur le registre aux signaux : « Reçu de l’administration télégraphique deux longues-vues, dont décharge ». De plus, ils emportèrent les fusils que chaque stationnaire avait gardés avec soin dans sa logette pour être prêt à s’en servir à la première occasion.
    On peut penser que l’établissement des télégraphes, de ce service dont l’État avait seul la jouissance, avait fortement donné à réfléchir aux hommes qui voient dans la spéculation un moyen de s’enrichir, pour qui le gain sans travail est l’idéal de la vie et qui cherchent partout des renseignements à l’aide desquels ils pourraient  jouer à coup sûr. Avant l’invention des chemins de fer, avant l’application de l’électricité à la télégraphe, le cours de la Bourse de Paris n’était connu à Bordeaux, à Rouen, à Lyon, à Marseille, qu’à l’arrivée de la malle-pote.           Les   » agioteurs »  (Personnes qui spéculent sur les valeurs financières) qui auraient appris le mouvement des fonds publics douze heures d’avance étaient donc en mesure de faire des bénéfices coupables, mais assurés.
      Or cela seul leur importait.

     À l’aide de moulins dont les ailes étaient disposées d’une certaine manière, à l’aide de pigeons dressés à cet effet, on essayait d’être renseigné d’une façon positive sur la hausse ou la baisse de Paris. Une ligne télégraphique secrète fonctionna même régulièrement entre Paris et Rouen. Le gouvernement déjouait ces manœuvres de son mieux, mais il n’y réussissait pas toujours. Le cas n’avait pas été prévu par la loi . Mais on s’en aperçut dans ces circonstances :  
    Au mois de mai 1836, Bourgoing, directeur des télégraphes à Tours, fut informé que les employés Guibout et Lucas, stationnaires du télégraphe n°4 situé sur la mairie, faisaient un usage clandestin de leurs signaux. Une enquête très prudente fut commencée, pendant laquelle Lucas, tombé malade et près de mourir, fit des aveux complets.
   On acquit la certitude que Guibout, aussitôt après l’arrivée de la malle-poste de Paris, introduisait un faux signal dans la première dépêche qu’il avait à transmettre sur la ligne de Bordeaux, et qu’aussitôt après il indiquait : erreur.           Mais le faux signal n’en parcourait pas moins sa route forcée, était répété de station en station, allait à fond de ligne, c’est-à-dire jusqu’à Bordeaux, où le directeur le rectifiait, corrigeait la dépêche fautive et empêchait qu’elle ne parvînt plus loin avec cette indication parasite et inutile. La fraude partait donc de Tours pour aboutir à Bordeaux. Avec le point de départ et le point d’arrivée, la police judiciaire avait entre les mains de quoi découvrir la vérité.

  Deux jumeaux, François Francois-Blancet Joseph Blanc, habitant Bordeaux, joueurs de bourse et spéculateurs de profession, avaient un agent à Paris ; celui-ci, lorsque la rente à 3% avait baissé dans une proportion déterminée, envoyait par la poste à Guibout, stationnaire télégraphique à Tours, une paire de gants ou une paire de bas gris ; lorsque, au contraire, la hausse s’était faite, il envoyait des gants blancs ou un foulard !
    Suivant  la nature ou la couleur de l’objet qu’il avait reçu, le préposé faisait un faux signal convenu qui, parvenu à Bordeaux, était communiqué par le stationnaire de la tour Saint-Michel au commis des frères Blanc. Ceux-ci, connaissant vingt-quatre heures à l’avance la cote de Paris, étaient maîtres du marché et faisaient d’importants bénéfices. !
     Stationnaires et » agioteurs  » furent arrêtés et emprisonnés vers la fin du mois d’août 1836. Le procès s’ouvrit à Tours, le 11 mars 1837, devant la cour d’assises. Les accusés firent des aveux explicites. Guibout recevait des frères Blanc 300 francs fixes par mois et 50 francs de gratification par faux signal ; c’était beaucoup pour un employé qui gagnait 1 fr. 50 par jour. L’attitude des frères Blanc fut  » curieuse d’impudence  » ; leur système consista uniquement à soutenir que tout moyen d’information est licite pour gagner de l’argent, que l’unique préoccupation des gens de bourse étant de savoir d’avance le cours des fonds publics, afin de jouer à coup sûr, ils avaient fait comme beaucoup de leurs confrères, et n’avaient par conséquent rien à se reprocher.
   Cette morale de cour des Miracles prévalut ; Gustave-Louis Chaix d’Est-Ange, ténor du barreau, plaidait ; il fut habile, dérouta le jury, le fit rire, l’émut, le troubla. Les questions posées concernant Guibout étaient : 1 ) A-t-il fait passer des signaux autres que ceux de l’administration ?

                                                                   2 ) A-t-il reçu des dons pour faire passer ces signaux ?

                                                                   3 ) En faisant cette transmission, a-t-il fait acte de son emploi ?
  Aux deux premières questions, le jury répondit : Oui ; à la troisième, il répondit : Non ; dès lors les accusés étaient non pas acquittés, mais  » absous  » , car le verdict venait de déclarer qu’ils ne tombaient pas sous le coup des articles 177 et 179 du Code pénal. Cependant on avait constaté au procès que du 22 août 1834 au 25 août 1836, les frères Blanc avaient reçu cent vingt et une fois le faux signal indicatif du mouvement des fonds.
    L’instruction qui précéda le procès avait ouvert les yeux du ministère, et dès lors il voulut posséder le droit d’un monopole qui n’existait que de fait. Le 6 janvier 1837, Adrien de Gasparin, ministre de l’Intérieur, exposant les motifs de la loi qui attribue l’usage du télégraphe au gouvernement seul, put dire avec raison : « Nous sommes forcés de demander plus à la législation que nos devanciers, parce que nous demandons moins à l’arbitraire. »
    Le 28 février suivant, Portalis, rapporteur de la commission de la Chambre des députés, conclut à l’adoption d’un article unique ainsi libellé : « Quiconque transmettra, sans autorisation, des signaux d’un lieu à un autre, soit à l’aide de machines télégraphiques, soit par tout autre moyen, sera puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 1000 à 10 000 francs. L’article 463 du code pénal est applicable aux dispositions de la présente loi. Le tribunal ordonnera la destruction des postes, des machines ou moyens de transmission. »
   La rédaction de ce texte indique l’intention du législateur de tenir compte des progrès techniques futurs. Le rapporteur  déclarait : « L’esprit humain est inépuisable en ressources nouvelles et il s’agit de prévoir ce qui n’existe pas encore, ce qui n’a été ni connu, ni imaginé, ce qui pourrait être inventé pour éluder la loi, si des expressions trop restrictives venaient enchaîner la conscience du juge. il faut atteindre toutes les combinaisons à l’aide desquelles on pourrait arriver à ce résultat. »

Le débat qui déboucha sur cette loi : Le ministre de l’Intérieur déclara que si des entreprises particulières pouvaient fonder des établissements semblables, les fauteurs de troubles et de désordres y trouveraient un moyen efficace pour l’exécution de leurs projets. Regrettant qu’aucune autre solution n’ait pu être trouvée, il ajouta : « Nous n’aimons pas les monopoles pour eux-mêmes, et nous serions heureux de pouvoir sans péril étendre à tout le monde les facilités que le télégraphe présente au gouvernement. »     Il conclut : « Vous penserez avec nous que de tels avantages doivent être réservés au gouvernement… Les privilèges dont il jouit ne sont pas des privilèges, car le gouvernement, c’est tout le monde, et l’on peut dire ici sans paradoxe que le seul moyen d’empêcher le monopole c’est de l’attribuer au gouvernement. »
    Un commentateur juridique écrira à ce propos : « Il est fâcheux cependant que de graves questions se traient ainsi sous l’influence des préjugés, et qu’il suffise, pour flétrir de bonnes choses, de leur appliquer une qualification odieuse. » Quant au rapporteur Portalis, il fut amené à préciser : « Dans aucun cas un pigeon ne peut être assimilé à un signal. »
    La loi fut votée le 14 mars 1837, le dépouillement du scrutin donnant le résultat suivant : 249 votants (sur les 556 députés) dont 212 pour l’adoption et 37 contre.

     Tout l’effort des ministres, de la commission, des orateurs, avait été de prouver que la télégraphie deviendrait un instrument de sédition des plus dangereux, si par malheur on ne lui interdisait pas sévèrement de servir aux correspondances du public.!

    Moins de treize ans après, une loi devait battre en brèche ces vieux arguments et fit entrer la télégraphie privée dans le droit commun et dans les usages de la nation.

çà s’est passé il y a 25 ans


 

Moins personnel que mon billet précédent  lol :

    Le 14 août 1994, le terroriste international le plus célèbre de l’époque était arrêté au Soudan , par la D.S.T avec la  » complicité  » de la C.I A , après des années de cavale. Le Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez,carlosCarlos 2

  Il avait été capturé alors qu’il était endormi sur le fauteuil d’un esthétique  pour cacher son identité ! ( à voir les différente photos , ce n’est pas étonnant ! )

surnommé « Carlos » ou « Le Chacal », fut extradé le lendemain vers la France où il avait été condamné par contumace à la réclusion à perpétuité, en 1992.
    Recherché par la France,  » persona non grata  » dans presque tous les pays – même ses soutiens d’hier tels que la Syrie et la Libye – Carlos s’était réfugié clandestinement au Soudan, apparemment muni d’un faux passeport diplomatique.
     Le refuge pouvait paraître logique au premier abord, puisque le pays était inscrit depuis 1993 sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme. Mais le Soudan, soumis à un embargo international depuis le coup d’État par une junte à tendance islamiste en 1989, avait certainement la volonté de blanchir sa réputation en livrant Carlos à la France.
   Relatant l’arrestation du terroriste international âgé de 44 ans, plusieurs journalistes précisent qu’elle n’aurait pas été possible sans l’aide des autorités soudanaises. Le ministère de l’Intérieur français Charles Pasqua, qui travaillait depuis des mois à cette arrestation, a d’ailleurs félicité le Soudan pour sa volonté de « rompre de manière éclatante avec le terrorisme ou le soutien au terrorisme », lors de sa conférence de presse du 14 août 1994.

Carlos 2011 (Le »  terroriste  » en 2011 )

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Pourquoi cet   »enfant de bonne famille  »  est devenu un terroriste international ?

L’apprentissage du terrorisme :
    S’il est un criminel parmi les plus recherchés du xxe siècle, Ilich Ramirez Sanchez, dit  » Carlos  » ou  » Chacal  » , est de ceux-là. Redoutable terroriste international, il a été recherché par toutes les polices européennes pour les vols et les attentats commis sur le vieux continent.

     Pourtant, rien dans l’enfance ne destine vraiment Carlos à devenir ce clandestin insaisissable, l’un des plus grands terroristes internationaux, capable de frapper là où il souhaite. Né en 1949, il est le fils d’un riche avocat communiste vénézuelien, mais qui reste dans la légalité et n’emprunte aucunement les chemins de la subversion. Son père lui donne l’un des prénoms de Lénine. Adolescent, le futur Carlos décide pourtant d’apprendre la clandestinité en partant à Cuba.
    En 1968, il  se rend à Moscou où le KGB lui permet de poursuivre des études à l’université Patrice-Lumumba. Cet établissement sert à former les cadres des pays du tiers-monde. Mais il ne reste pas longtemps car il est considéré comme un étudiant débauché. Sans doute au début des années 1970, il entre au Front populaire de libération de la Palestine. En 1973, à Londres, il commence son parcours de terroriste en tirant sur le frère, juif, du président de la chaîne de grands magasins anglais Marks and Spencer.       Peu  après, Carlos fait exploser une bombe devant une banque londonienne qu’il juge  » sioniste  ». L’antisémitisme est au fondement de ses premières actions terroristes.
   En 1974, il est l’auteur de plusieurs attentats à Paris : il fait exploser une voiture devant les locaux de plusieurs journaux français, mais surtout, le 15 septembre, il commet un attentat contre le drugstore Publicis Saint-Germain faisant deux morts et trente-quatre blessés. Fin juin 1975, la DST l’a enfin repéré ; deux policiers sont tués par balles au moment de l’arrêter ; un troisième policier du contre-espionnage est gravement blessé. Carlos parvient à s’enfuir.
    » L’apogée criminel  » de Carlos :
    En décembre 1975, il prend en otage et séquestre pendant vingt-quatre heures onze ministres de l’OPEP à Vienne. Il est le cerveau d’une opération de commando qui fait trois morts. La même année, il se convertit à l’islam et part vivre à Beyrouth jusqu’en 1982. Puis, il cavale dans plusieurs pays du Moyen-Orient où il est protégé, essentiellement en Syrie. Les polices du monde occidental le considèrent comme un terroriste sans pitié à arrêter à tout prix. Au début des années 1980, beaucoup le croyaient mort.

    Il s’est fait oublier jusqu’au jour où il envoie une lettre à l’ambassade de France de La Haye dans laquelle il exige la libération de proches complices, dont sa compagne, Magdalena Kopp. ( Ils détenaient alors des kilos d’explosifs ). Carlos n’est donc pas mort.    Les enquêteurs ont identifié l’origine de la lettre grâce à des empreintes digitales. En 1982, Carlos est accusé d’être responsable de l’attentat du train Le Capitole (cinq morts), puis en 1983, de celui de la gare Saint-Charles de Marseille (deux morts). Entre-temps, il aurait fait exploser une voiture piégée devant le journal Al-Watan al-Arabi à Paris (un mort, soixante-trois blessés). Il n’a jamais revendiqué l’attentat.
    En 1985, Carlos est vu à Damas avec sa compagne. Mais très vite, le président syrien reçoit des pressions internationales qui le somment de livrer Carlos. Cela permettrait aux Syriens de sortir de leur isolement diplomatique. En 1991, Carlos est jugé indésirable en Syrie et se rend au Soudan. L’année suivante, la France le condamne par contumace à la prison à vie pour la mort des policiers de la DST. En 1994, celle-ci le capture à Khartoum et le fait extrader vers la France où il purge toujours la peine à perpétuité prononcée en 1992.
   En 2004, il a publié une autobiographie. Il est alors défendu par Jacques Vergès et Isabelle Coutant- Peyre, qu’il a d’ailleurs épousée. Carlos est donc devenu une véritable  » légende  » du terrorisme international. Des surnoms nombreux lui ont été donnés dont celui d’  »Insaisissable  ». Les photographies de lui sont très rares ; les plus connues le montrent avec des lunettes noires. Aujourd’hui, chacun de ses gestes est observé dans sa cellule. Chacun de ses déplacements vers un juge ou le tribunal est l’objet d’une surveillance policière sans précédent en France, à la hauteur de la réputation du  »Chacal  » .

il y a presque 500 ans …..


  Le 13 août 1521, le conquistador Hernan Cortés,

   ses compagnons d’armes et ses alliés mexicains entrent à Tenochtitlan, capitale de l’empire aztèque, vaincue par un long siège qui a réduit sa population à la famine.
    » L’orgueilleuse métropole  » sera détruite pierre à pierre et sur son emplacement sera érigée Mexico, centre de la colonisation espagnole en Amérique centrale.

Des intrus bien accueillis :
    Après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, les Espagnols s’étaient établis aux Antilles et consacrés à la colonisation de ces îles.
   Ce n’est qu’ en 1518 que le gouverneur de Cuba se soucie du continent proprement dit. Il confie une flotte de onze vaisseaux et 600 hommes à son secrétaire, Hernan Cortés (en français Fernand Cortez), un noble castillan de 33 ans, fortuné et cultivé, avide d’aventures.
   Le 19 février 1519, Cortés aborde près de l’actuel port de Tabasco et entreprend la conquête du Mexique. Avec lui, les Conquistadores (conquérants) succèdent aux  » Descubridores  » (découvreurs) : Colomb, Balboa, Cabral, Magellan… Pour enlever à ses hommes toute perspective de retraite, il fait démonter ses navires et brûler leurs coques !
   Cortés tire parti de l’étonnement que suscitent sur les Indiens du Mexique le physique barbu des Espagnols, leurs armures métalliques, leurs armes à feu et leurs chevaux caparaçonnés.conquistador 2conquistadorconquistador

Les Indiens font le rapprochement entre ces arrivants et leur mythologie, qui évoque un dieu, Quetzalcoatl, parti un jour à la conquête de nouvelles terres et qui doit revenir avec ses descendants revêtus d’armures dorées.
   Cortés utilise les services d’une jeune Indienne d’origine maya, Malintzin, surnommée  » la Malinche  », (qui sera plus tard connue sous son nom de baptême, Doña Marina ).
   Vendue par sa mère à des Indiens de la côte, elle parle leur langue et comme, parmi les Espagnols, figure un ancien prisonnier des Mayas, Cortés va pouvoir faire de Malintzin son interprète (et sa maîtresse). Grâce à elle, il va se rallier habilement les peuples soumis aux Aztèques des hauts plateaux.

Des maîtres détestés
  Les Aztèques ont établi un siècle plus tôt leur domination sur un vaste territoire qui s’étend jusqu’au Guatemala actuel.
  Leur capitale est une cité prestigieuse située sur les hauts plateaux centraux et environnée d’un lac qui la protège des agresseurs éventuels. Elle porte le nom de Tenochtitlan 
  C’est un peuple avant tout guerrier dont les guerres , qu’il poursuit sans relâche contre les peuples assujettis , n’ont d’autre but que d’alimenter les temples en sacrifices humains.
    En effet ,les Aztèques croient  que quatre mondes ou soleils ont déjà péri et voudraient éviter une nouvelle mort du soleil en nourrissant celui-ci en abondance.
80 000 prisonniers de guerre auraient été ainsi sacrifiés au dieu soleil  à l’occasion de l’intronisation du roi Ahuitzotl en 1486 ! Lors des sacrifices, les malheureux encore vivants se voient arracher leur coeur par un prêtre, au sommet du temple en forme de pyramide qui domine Tenochtitlan.
   A la vue de ces pratiques, il va de soi que les peuples voisins ne portent pas les Aztèques dans leur coeur et beaucoup voient dans l’arrivée des Espagnols l’occasion de s’en débarrasser . Parmi eux figurent les Tlaxcala, principaux ennemis des Aztèques, qui vont devenir aussi le principal allié de Cortès et lui fournir des milliers de combattants.

Le Mexique avant Cortès : Mexique avant

Avant l’arrivée de Cortés, au XVe siècle, les Aztèques ont établi leur domination sur le plateau central du Mexique, soit un vaste territoire qui s’étend jusqu’au Guatemala actuel. Bien avant, dans la zone tropicale humide, s’était  épanouie la civilisation maya.

Une guerre impitoyable :
   Quand Cortés fait part de son arrivée à l’empereur aztèque, Moctezuma II, ce dernier  n’ose pas lui refuser l’accès au coeur de sa capitale. Troublé, il le reçoit avec les honneurs dûs à un descendant du dieu Quetzalcoatl.!
   Cortés profite de sa situation pour séquestrer l’empereur et gouverner en son nom. Il prend possession assez facilement  de la ville.

    Mais voilà qu’il doit revenir sur la côte pour faire face au débarquement d’un rival, Panfilo de Narvaez. Il confie la garde de la ville et la surveillance de l’empereur à l’un de ses lieutenants, Pedro de Alvarado. Mais celui-ci est rapidement dépassé par la situation. Se croyant victime d’un complot, il pénètre dans le temple aztèque et fait un massacre des prêtres et des assistants.
    Informé de la situation, Hernan Cortés fait aussitôt demi-tour pour porter secours à ses compatriotes avec les quelques centaines d’hommes de Narvaez qui se sont ralliés à lui.      Comme il pouvait s’y attendre, la population de la métropole prend les Espagnols à partie. Moctezuma trouve la mort à cette occasion, blessé mortellement par une pierre en tentant de s’interposer.
Cortés comprend que la situation à Tenochtitlan est devenue intenable. Il ordonne la retraite.

Avec les 500 hommes qui lui restent, il quitte précipitamment la capitale de l’empire aztèque dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1520.
Mais la population a coupé les ponts qui permettaient de franchir les marais environnants et la moitié des Espagnols succombent en tentant de sortir de la ville.
Certains historiens évoquent  le  » saut d’Alvarado  » : Imitant le  lieutenant de Cortès, des Espagnols auraient utilisé leur lance comme une perche pour franchir les brèches ouvertes par les Aztèques dans la chaussée   (Indiana Jones n’aurait pas fait mieux ! lol )
Plus tragique : Cuitlahuac, le successeur (et meurtrier) de Moctezuma ne tarde pas à mourir de la variole ! Un nouvel empereur, Cuauhtémoc, neveu de Moctezuma, prend alors, la tête de la révolte.

   La variole, arme de destruction massive !
Parti de Cuba le 5 mars 1520, Hernan Cortès emmena avec lui  » un passager clandestin  » qui allait se révéler effroyablement meurtrier : la variole. Cette maladie infectieuse contre laquelle les Eurasiens s’étaient partiellement immunisés  frappa les Amérindiens avec une brutalité sans pareille.
Il semble que la maladie ait été introduite au Mexique par l’un des esclaves africains de l’expédition, un certain Francisco de Eguia. Fiévreux, il fut mis au lit dans une maison indigène de Zempoala et, en quelques jours, la ville se transforma en cimetière ! Les survivants, en tentant de fuir l’épidémie, ne firent que la propager plus loin. Dès le mois de septembre 1520, Tenochtitlan fut atteinte et en quelques semaines, sa population chuta d’un bon tiers… ce qui, entre autres effets, facilita la conquête espagnole.
La variole sera ainsi la cause principale de l’effondrement démographique des Amérindiens après la conquête européenne, de 80 millions d’êtres humains en 1492 à une dizaine de millions au milieu du XVIe siècle, pour l’ensemble des Amériques, selon les chiffres des historiens !
Les effets de ce  » choc microbien  » ont été immédiats. Ainsi Tenochtitlan, orgueilleuse capitale aztèque, était-elle déjà décimée par l’épidémie de variole quand Cortès en a entamé le siègne…

  Triomphe espagnol :
    Cortés, tenace, regroupe les survivants et ses alliés indiens avant de reprendre l’offensive. Le 7 juillet 1520, près de la localité d’Otumba, il fait face avec 500 hommes plus ou moins éclopés et des alliés indiens incertains à une armée aztèque de plusieurs dizaines de milliers d’hommes.

     Par un  » trait de génie  », il bat l’ennemi en chargeant à cheval à travers les rangs jusqu’à atteindre et tuer d’un coup de lance le général aztèque posté sur une colline au milieu de ses troupes !
    Cortés assiège dès lors   » posément  » la capitale aztèque. Celle-ci devait compter 250 000 habitants avant l’arrivée des Espagnols mais déjà se font sentir les effets de la variole introduite par les Européens et beaucoup de jeunes défenseurs, s’ils ne sont déjà morts, ressentent déjà la fièvre et les symptômes de la » maladie.
conquistador  »… Avec les matériaux récupérés de ses anciens navires, il fait construire des  » brigantins  » pour traquer sur le lac les embarcations qui ravitaillent la ville. Tenochtitlan est prise le 13 août 1521, après un siège de 75 jours et une famine épouvantable, malgré la résistance opiniâtre de Cuauhtémoc.

    L’orgueilleuse métropole est détruite pierre à pierre et, avec elle, l’empire aztèque. L’empereur, capturé, est maintenu en prison pendant plusieurs années par Cortés, dans le but  de s’assurer ainsi la soumission des Aztèques. Il sera exécuté finalement par le conquistador en 1525 au cours d’une expédition en Amérique centrale, accusé injustement de complot.
   Sur l’emplacement de Tenochtitlan, le nouveau maître du pays fondera la ville de Mexico, d’après le nom donné aux habitants de la région, les Mexican.

c’était il y a……


Environ 58 ans :

Le 12 août 1961 :

   Construction du  » Mur de la honte  » à Berlin …….

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dès 1947, l’Europe se divise en deux camps ennemis, avec la mise en place d’un  » rideau de fer  », de Lubeck jusqu’en Tchécoslovaquie et au-delà. Enclavée dans la zone d’occupation soviétique, l’ancienne capitale allemande, Berlin, est elle-même partagée entre les Occidentaux et les Soviétiques.
  Ces derniers tentent d’en chasser leurs anciens alliés en organisant le blocus de l’ancienne capitale du Reich ! Mais leur échec face à la détermination des Anglo-Saxons va   » cristalliser  » les tensions entre les deux blocs et conduire à la construction du Mur.

   Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) érigent une enceinte fortifiée sur la ligne qui sépare à Berlin leur zone, sous occupation soviétique, des zones sous occupation américaine, anglaise et française.mur de Berlin 1

Des policiers et des ouvriers  » dépavent  » à la hâte les accès routiers entre la zone d’occupation soviétique : Berlin-Est, et les autres zones, ou Berlin-Ouest.
    Ils tendent des barbelés, creusent des fossés et entament la construction d’un mur en béton. Dans le même temps, les liaisons ferrées sont aussi coupées.
   Dans les jours et les semaines qui suivent, à la stupéfaction du monde occidental, les autorités est-allemandes parachèvent le travail en murant les fenêtres et les portes des constructions situées sur la ligne de démarcation.
    Les médias de l’Ouest baptisent aussitôt cette initiative de   » Mur de la honte  ». Le  » mur  » s’étend sur 43 km à Berlin même et sur 112 km dans les autres parties de la RDA. Il met une touche finale au  » rideau de fer  » dont Churchill dénonçait la mise en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.

  Les caractéristiques du mur :
Longueur totale de  » la ceinture  »  autour de Berlin-Ouest : 155 kilomètres, dont longueur entre Berlin-Ouest et Berlin-Est = 43,1 km. et longueur entre Berlin-Ouest et la RDA = 111,9 km.
Avec en plus : Tours de contrôle : 302 , unités de chiens de garde : 259 , miradors : 93 , bunker : 20 ……mirador

Mesures du mur : Hauteur : 3,6 m. au minimum. Largeur 1,20 m.Profondeur au sol 2,10 m.

Le gouvernement communiste de l’Allemagne de l’Est veut, grâce à lui, empêcher ses ressortissants de fuir vers Berlin-Ouest et, au-delà, vers la République fédérale allemande, où  »démocratie rime avec prospérité  ».
   Il est vrai que, depuis la scission entre les deux Allemagnes, en 1949, plus de 3 millions de personnes, soit 20% de la population de la RDA, ont fui vers l’ouest. Le mur va démontrer son efficacité de ce point de vue car, de sa construction à sa chute, le 9 novembre 1989, on évalue à 5 000   » seulement  » le nombre de personnes qui parviendront encore à passer à l’Ouest au risque de leur vie… 239 échoueront et seront abattues par les  » vopos  » (  garde-frontières, postés dans les miradors ) .

mur de Berlin 2(  » Check Point Charly  » )
  Un soulagement  » paradoxal  »
  Le président américain John KennedyKennedy 1 est informé de la construction du mur sur son yacht. Il ne manque pas de s’en indigner devant les caméras et les micros mais s’en réjouit en son for intérieur. En construisant le mur, les dirigeants communistes de Berlin et Moscou signifient qu’ils aspirent au statu quo. La perspective d’une guerre pour Berlin tend à s’éloigner et en même temps , la guerre froide.
   Malgré un discours retentissant du maire de Berlin-Ouest, Willy Brandt W Brandt, le 16 août devant une foule surexcitée, chacun sait bien que la division de Berlin est scellée pour longtemps…

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   » Le Mur avant le Mur  »
    Le 24 juin 1948, les Soviétiques, qui occupent Berlin-Est, coupaient les communications terrestres entre l’enclave de Berlin-Ouest, répartie en secteurs anglais, américain et français, et l’Allemagne occidentale. La réussite du coup de force que représentait le blocus aurait signifié l’abandon par les alliés occidentaux de Berlin et son occupation par les Soviétiques. Mais, pendant près de onze mois, les Américains et les Anglais organisent un pont aérien pour ravitailler les Berlinois de l’Ouest.
    Malgré 76 morts et un coût financier considérable pour les Occidentaux, le pont aérien finit par contraindre les Soviétiques à mettre fin au blocus, en avril 1949. La première raison de la construction du mur de Berlin vient donc de la détermination des Occidentaux à ne pas abandonner Berlin-Ouest aux Soviétique.
     En 1950, le Land (région administrative) de Berlin-Ouest est intégré au sein de la nouvelle République fédérale d’Allemagne (RFA). Son statut d’enclave occidentale au milieu d’un territoire contrôlé par la RDA est ainsi confirmé.
   L’existence de Berlin-Ouest continue d’être insupportable pour les Soviétiques car les Allemands de l’Est y  » votent  » chaque jour  » avec leurs pieds  » en fuyant le régime soviétique. Il devient difficile de contrôler les 500 000 personnes qui traversent chaque jour la ligne de démarcation berlinoise, à pied ou par les réseaux de communication ferroviaire et métropolitain.
  Berlin-Ouest est le principal espace de transit des Allemands de l’Est émigrant à l’Ouest. En 1958, déjà plus de trois millions d’Allemands de l’Est ont fui pour la RFA. Cette hémorragie humaine prive la RDA de main-d’œuvre et montre à la face du monde la faible adhésion à la soviétisation de l’Allemagne de l’Est.
    L’URSS tente un nouveau coup le 27 novembre 1958 en lançant un ultimatum exigeant le départ des troupes occidentales dans les six mois pour faire de Berlin une  » ville libre  » démilitarisée. Les alliés occidentaux refusent. En 1961, les Soviétiques prennent donc la décision de faire supprimer par la RDA la ligne de démarcation berlinoise en construisant un mur, qui deviendra  » le mur de la honte  ».
     Cette construction commence les 12 et 13 juin 1961 avec la pose de grillages et de barbelés autour de Berlin-Ouest. Puis les Soviétiques choisissent une date idéale pour faire exécuter leur oeuvre : le 13 août 1961, (  soit en plein pont estival pendant lequel de nombreux de chefs d’État occidentaux sont en vacances.)
   La RDA annonce avoir l’agrément du pacte de Varsovie et présente la construction un  » mur de protection antifasciste  » . Des unités armées de la RDA encerclent Berlin-Ouest de façon hermétique et la construction du mur se réalise dans un temps record, ce qui implique  qu’elle est le fruit d’une préparation longue et minutieuse.
   Le mur est plus qu’un mur:
   Le mur est bordé de mines anti-personnelles, de pièges pour tanks, de barrières d’alarme… Au mur de 3,5 m de hauteur courant sur 155 km autour de Berlin-Ouest s’ajoutent ensuite les  » murs  » créés par la fermeture des réseaux de communication ferroviaire et métropolitain entre Berlin-Ouest et Berlin-Est.
   Sur les 81 points de passage existant avant août 1961, 69 sont fermés dès le 13 août, par des barbelés et des murs de briques. Pour les visiteurs étrangers est assigné un point de passage unique situé dans Friedrich Strasse C P Charlie( » Chekpoint Charlie  ») , ouvert jour et nuit.
   Les échanges économiques cessent entre les deux Berlin : 63 000 berlinois de l’Est perdent leur emploi à l’Ouest, et 10 000 de l’Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est.
    Pour faire face à cette nouvelle situation, de nombreux grands équipements concernant la culture (opéras), l’éducation (universités), les sciences (parcs zoologiques) sont  » dédoublés  ».

Cali…..


   Tout à l’heure, Emmanuel m’a téléphoné  : Il voulait passer avec la fille de son  » amie  » qui aurait aimé voir cali ……Comme cette dernière n’est toujours pas réapparue , j’ai du lui répondre qu’ils pouvaient passer , mais ne pourraient pas voir ma  » petite féline compagne  » …..

J’ai encore fait un  » tour  » dans les environs, mais ne l’ai pas vue ! 

Cette fois , c’est sur : Si je ne revois pas Cali , je ne VEUX plus de chat P1000442…….Dommage pour moi  ……Car , plusieurs médecins me l’ont dit : Avoir un chat , c’est bon pour moi …..

 

Les ronronnements du chat sont bons pour votre santé !

   Cela a été prouvé scientifiquement, le ronronnement de votre chat possède des vertus thérapeutiques. Leurs  » ronrons  » possèdent des effets relaxants semblables à la méditation.  Autant pour le chat que pour l’humain. Ce son aide à la récupération et est déclenché lors d’une émotion intense. C’est pour cela que des chats mal en points comme très heureux peuvent ronronner.
Un  » ronron  » = un moment difficile en moins !

Pffffff!!!!


  Vive le  » progrès »!

Soudain :Plus de connexion internet et ….comme tout est  » lié  »  : Plus de télé ( télé = pas très grave ) mais internet !!! grrrrrrrrrrr!

   Bref ,  » trifouillage  » ( de ma part ) , c’est à dire : tout débranché , attente quelques minutes lol , puis tout  » rebranché  » ……Et là !!!! Sur la box internet  box internet=  » connection impossible , cause pas de paiement !?????….Bonjour l’angoisse ! 

     Car payer , O.K mais je dois passer par internet !! => cercle VICIEUX au possible .Là , je me calme ……fume une clop lol , puis ….reprends en connexion limitée ! ( je ne sais pas exactement ce que çà signifie ) , mais : Ouf connexion possible à ma banque , là O.K le solde est  » dans le rouge  » , mais le découvert autorisé n’est pas dépassé  : Au crédit mutuel , pour payer sur internet , il faut un N°  » virtuel  » ( système de sécurité nommé  » Virtualis  »  )C.B virtuelle : Je demande un N° avec la somme due et paie sans problème la somme demandée ……

   Suis donc O.K , mais  » out  » ….En plus , autre souci , Cali , ma féline compagne est sortie tout à l’heure , comme elle le fait depuis quelques jours , mais ………N’est pas rentrée ! 

   Etant donné qu’il est 7 h 25 ce samedi , je vais monter m’allonger quelques heures en espérant dormir ……Et ce soir , je retente la connexion pour mettre quelques billets prévus et visiter les blogs  » amis  » .

Soyez bien vous qui , par hasard passerez sur ce billet  » intime  » mais nécessaire ( pour moi ) 

klik

F.

 

 

C’était il y a …480 ans !


    Signée par François Ier à Villers-Cotterêts, cette  »ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances  »  est destinée à réformer justice et fisc, interdit l’usage du latin dans les procès au profit du  » langage maternel français   » , et marque les débuts de l’état civil en imposant la tenue de registres par les curés

     L’ordonnance de 1539, signée par François Ier à Villers-Cotterêts,(  également appelée ordonnance Guilelmine  du nom de son rédacteur le chancelier Guillaume Poyet ), marque une époque intéressante dans l’histoire de notre législation, par les changements qu’elle y a apportés : C’est elle qui a déterminé les limites précises entre la juridiction ecclésiastique et la juridiction séculière ;  qui a défendu, sous peine d’amende arbitraire, de citer aucun laïc devant les juges d’Église, et à ces mêmes juges de provoquer ou recevoir la connaissance des matières qui ne seraient pas de leur compétence.

  Avant l’ordonnance de 1539, les naissances et les morts n’étaient constatées par aucun acte ; les majorités, les parentés étaient incertaines, et de là résultait la nécessité de recourir sans cesse à des enquêtes ruineuses pour les parties, et de soumettre les droits les plus légitimes aux dangers d’une preuve  » testimoniale  » ? : il fut ordonné que les chapitres, monastères et cures, tiendraient un registre des sépultures de toutes personnes, qu’ils y inscriraient la date précise de la mort des bénéficiers, et que ce registre ferait foi en justice.

Préambule de l'ordonnance de Villers-Cotterêts

Préambule de l’ordonnance de Villers-Cotterêts

Il fut ordonné que les curés tiendraient un pareil registre en bonne forme, sur lequel ils inscriraient le jour et l’heure de la naissance et du baptême de tous les enfants de leur paroisse. Il fut aussi ordonné que tous les ans les curés et les chapitres seraient obligés de déposer ces registres au  » Greffe du bailliage  » le plus proche , afin qu’on pût y recourir et en délivrer des extraits aux parties qui le demanderaient.

Il avait  été jusqu’alors d’usage  de rédiger en latin les actes, les procédures et les jugements, en procurant à la mauvaise foi les moyens de tromper l’ignorance confiante, était une source intarissable de procès ; les praticiens les plus honnêtes, mais peu instruits, ajoutaient souvent à la difficulté d’entendre leurs actes, soit par l’ambiguïté de leurs expressions, soit par une application absolument impropre : pour remédier à tant d’inconvénients, il fut ordonné qu’à l’avenir tous actes, procédures, sentences et arrêts, seraient rédigés, prononcés et expédiés en français.

La procédure criminelle fut l’objet d’ une révolution non moins importante : on avait pensé jusque-là qu’il était assez indifférent qu’un accusé répondît par sa bouche ou par celle du conseil dont il avait la liberté de se faire assister ; mais on sentit l’abus d’un usage inutile à l’innocence et trop favorable au crime dont il procurait souvent l’impunité : la loi nouvelle prescrivit qu’à l’avenir  :  »  ès matières criminelles, les parties ne seraient aucunement ouïes par le conseil ni ministère d’aucunes personnes, mais répondraient par leur bouche des cas dont ils seraient accusés  ».

Le chancelier Poyet, auteur de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, fut une des premières victimes de cette disposition qui parut alors si rigoureuse, car dans l’instruction de son procès , peu après le retour à la cour royale, en 1542, de l’amiral Philippe Chabot de Brion qui en avait été écarté l’année précédente par Guillaume Poyet, ce dernier est arrêté le 2 août 1542 pour malversation, emprisonné à Bourges, puis à la Bastille, son procès, ouvert en 1544, débouchant en avril 1545 sur sa condamnation, avant qu’il n’obtienne sa libération grâce à une lettre de rémission du roi François Ier  date du 27 juin 1545 , non seulement on lui ôta la liberté de répondre par le ministère d’un avocat, mais toute communication lui fut même interdite, à l’exception de celle du greffier Masparaut.

Ce changement  ne fut pas le seul qui ait été fait dans l’instruction des procès criminels. Tout accusé pouvait entendre les dépositions des témoins avant de proposer ses reproches, et il n’est pas difficile de croire que la nature de chaque déposition déterminait l’accusé à proposer des reproches ou à garder le silence.        

   L’ordonnance prescrivait que le juge, en faisant comparaître l’accusé devant le témoin, et avant de lui donner aucune connaissance de la déposition, lui enjoindrait de déclarer s’il avait quelque reproche à fournir contre lui, faute de quoi il n’y serait plus reçu après la confrontation. Cette disposition sage fut été renouvelée par l’article 16 du titre 15 de l’ordonnance de 1670, et  le procès-verbal de cette loi montre , qu’il n’y eut pas la plus légère réclamation sur cet article, dans l’assemblée des commissaires.

  Parmi les changements que prescrivait l’ordonnance de 1539, il y en eut plusieurs qui parurent au Parlement, susceptibles des plus grands inconvénients. Cette cour arrêta des remontrances, mais elle reçut même avant d’avoir pu les présenter, un ordre d’obtempérer sans délai.

François Ier en costume de cérémonie. Gravure de 1850 de Léopold Massard (1812–1889) extraite d'une série de portraits des rois et reines de France

François Ier

L’ordre du roi était accompagné d’une lettre du chancelier à l’avocat-général Raimond, qui lui avait donné avis de ce qui se passait au Parlement. Elle était rédigée  dans ces termes :  » M. l’Avocat, j’ai reçu vos lettres, et pour réponse, ce n’est autre chose que celte forme ancienne, si mal reçue et goûtée de ceux qui ont puissance de commander, qu’il n’est possible de plus. C’était assez qu’en votre présence, les choses avaient été lues, et ne s’y devait perdre le temps déjà employé. Vous y penserez et en ferez votre devoir ; et adieu auquel je prie vous donner ce que vous désirez. À Villers-Cotterêts, ce 24 août. Votre bon ami Guillaume Poyet.  »

   Cette lettre, dont le sens général est plus facile à comprendre que les détails qu’elle renferme, que  » cette forme ancienne si mal reçue et goûtée de ceux qui ont puissance de commander qu’il n’est rien possible de plus  » , fut transcrite ainsi que l’ordre du roi, sur les registres du Parlement, et l’ordonnance fut enregistrée de l’ordre et du commandement du roi, le 6 septembre 1539.

   Le roi et le chancelier, mécontents de cette mention, exigèrent un enregistrement pur et simple ; alors le Parlement désigna deux de ses membres pour aller à Villers-Cotterêts, présenter au roi les remontrances refusées précédemment, mais ils ne reçurent d’autre réponse qu’un ordre d’obtempérer.