C’était il y a 52 ans :


Jan Palach ……

Jan Palach foto z průkazu.JPG
….s’immolait par le feu : né le11 août 1948  à Prague et mort le 19 janvier  dans la même ville, est un étudiant  en histoire tchécoslovaque   qui s’est immolé parle feu sur la place Venceslas à Prague  le 16 janvier 1969. Il est l’un des symboles en Tchéquie de la résistance à l’occupation soviétique . En 1966, il n’est pas admis à l’ université de Prague  en raison de son  » origine professionnelle  » , bien qu’il ait réussi les examens d’entrée.! Alors ,il commence à étudier à l’ Ecole supérieure d’ économie de Prague . Il effectue un stage au Kazakhstan   en 1967. En 1968, il refait une demande d’admission à l’université Charles, cette fois avec succès. En été 1968, il effectue un stage près de Leningrad . Il passera également trois semaines en France en 1968 pour travailler dans les vignes.

Pendant ses études, il s’intéresse déjà à la politique mais ce sera le  » Printemps de Prague » qui marquera un tournant crucial pour lui. Après avoir essayé sans succès d’organiser l’occupation de l’édifice principal de la Radiodiffusion tchécoslovaque et de diffuser un appel à la grève générale, Jan Palach décide d’opter pour un mode de protestation plus radical. Le 16 janvier 1969, il s’immole par le feu sur la place Venceslas à Prague, un lieu central et très fréquenté. Brûlé au deuxième ou troisième degré sur 85% de son corps, il meurt à l’hôpital le 19 janvier ….

Palach souhaitait , par ce suicide public ,protester contre la suppression des libertés et l’indifférence de la population à l ‘ invasion de son pays par les forces du Pacte de Varsovie en août 1968. Cette invasion avait mis fin brutalement au Printemps de Prague, et aux réformes d ‘ Alexandre Dubcek

Résultat d’images pour Alexander Dubček

 dont l’objectif était une relative libéralisation du système socialiste tchèque ; l’intervention militaire de 1968, suivie par une soumission du Parti communiste tchécoslovaque   aux ordres de l’ URSS , allaient verrouiller pour longtemps le champ politique de la Tchécoslovaquie communiste , qui entrait alors dans la phase dite de  » normalisation  ». La mort du jeune homme eut un retentissement à travers toute la Tchécoslovaquie : une procession réunira plusieurs dizaines de milliers de participants à Prague et d’autres cérémonies funèbres eurent lieu ailleurs dans le pays.  Deux autres jeunes Tchèques, suivirent l’exemple de Jan Palach le 25 février et le 9 avril de la même année. Les autorités communistes ont alors tenté de discréditer le jeune martyr par plusieurs manipulations, notamment en faisant disparaître une lettre posthume où Jan Palach dénonçait l’invasion soviétique ….

Son sacrifice eut des conséquences relativement importantes :

En janvier 1989, le 20e anniversaire de la mort de Jan Palach provoque une semaine d’importantes manifestations contre le régime communiste, appelée  » Semaine de Palach  ». Le16 février 1989 ,  l’auteur dramatique Vaclav Havel

Résultat d’images pour Václav Havel

, un des dirigeants du mouvement de la Charte 77 , est arrêté par la police de la dictature communiste  pour avoir voulu déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de Jan Palach.

Le 20 février  suivant, il est condamné pour ce geste à neuf mois de prison ferme et le 22février  , sept autres opposants sont aussi condamnés. Quelques mois plus tard, la dictature s’effondre à la suite de la  » révolution de Velours  » .

Son geste fut suivi par près de trente tentatives d’auto-immolation, pas uniquement pour des motivations politiques.

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De très nombreux hommages de toutes sortes ( un astéroïde à son nom , une gare de bus à l’ile Maurice à son nom ,etc….)

plaque mémoriale Palach hrob.jpg tombe

Pourquoi…….


……Ces derniers temps ( surtout ) , j’écris des billet du genre du précédent ( Recy Taylor ), de billets qui sont des  » PAVES  » très longs , que personne ou presque ne lira ….?

1 ) Parce que çà m’intéresse .

2 ) Surtout , en ce moment parce que , pendant que je cherche , tape sur le clavier , je ne PENSE pas à la réalité , parce que le genre d’histoire comme  » Recy Taylor  » montre qu’il y a eu , y a pire que moi . Moi , qui , après le décès de ma mère suis mal ;  » bourré  » de remords, de regrets , remords et regrets pour n’avoir pas assez dit à maman combien je l’aimais , parce que je lui ai parfois dit des mots  » méchants  » et qu’il est trop tard pour  » rattraper  » ces mots dits ou non – dits .

P.S : çà fit deux nuit que je fais ( re fais des cauchemars ) , çà ne m’étais plus arrivé depuis trèèèèès longtemps ( avant , j’en faisais presque toutes les nuits )

L’autisme ?


( après avoir vu , revu le film  » Code Mercury  »

Code Mercury Poster

ce soir ) :

L’autisme est un trouble du développemental débutant avant l’âge de 3 ans. Il touche simultanément : Les interactions sociales , la communication ( verbale et non verbale ) . Le comportement avec les gestes stéréotypés , des rituels et des comportements / actions répétitifs .

D’autres troubles existent pour ce qu’il est de la cognition, de la motricité, de la sensorialité, des capacités adaptatives, mais ils ne sont pas retenus dans les critères diagnostiques. Dans les classifications internationales actuelles, l’autisme fait partie d’un groupe plus large de troubles appelés Troubles Envahissants du Développement (TED). (  »Envahissants  » signifie que plusieurs secteurs du développement sont touchés (interactions sociales, langage, comportements…). L’autisme est la forme la plus typique et la plus complète de TED connue à ce jour …

La description du  » trouble  » l’autisme est relativement récente : En effet, ce n’est qu’en 1943 que le psychiatre américain d’origine autrichienne Leo Kanner

décrit sous le nom d’autisme infantile des particularités de comportement de certains enfants : tendance à l’isolement, besoin d’immuabilité et retard de langage.

Dans les années 50-70 les conceptions psychanalytiques ont fortement marqué la psychiatrie française et la compréhension de l’autisme. L’autisme était alors relié aux  » psychoses infantiles  », ( terme employé dans les classifications officielles jusqu’en 1980 )…..Plus tard ,d’autres courants de recherche théorique ont pris une importance croissante dans l’étude du développement normal et pathologique de l’enfant : biologie, psychologie développementale, sciences cognitives… La compréhension des troubles autistiques a été fortement modifiée par ces contributions, et continue d’être enrichie par les recherches actuelles. 

En 1980 le concept de psychose infantile a été abandonné au plan international, en même temps qu’est apparu le terme de Trouble Envahissant du Développement.
L’autisme est conçu actuellement comme un trouble neuro-développemental aux origines multifactorielles, notamment génétiques. 

Description :

L’autisme apparaît au cours des 36 premiers mois de la vie. Parfois, des signes sont présents dès les premiers mois de la vie, parfois les signes apparaissent après une période plus ou moins longue de développement apparemment normal.

L’autisme est réputé durer toute la vie ,  » joue un rôle  » dans le développement et les apprentissages de tous ordres. L’hétérogénéité du développement est caractéristique de l’autisme et des TED, c’est-à-dire que certains domaines de développement vont être très atteints, d’autres beaucoup plus légèrement ou pas du tout. Des facultés d’apprentissage, de compréhension particulières ,exceptionnelles sont également fréquemment retrouvées chez les personnes avec autisme !

Il n’existe pas de moyen objectif (pas de tests sanguins, radiographiques…) pour faire le diagnostic d’autisme. Les examens complémentaires très importants à réaliser ont surtout pour but de rechercher les fréquents troubles associés……Dans tous les cas, le  diagnostic basé sur l’observation de : L’altération des interactions sociales ,  de la communication et du caractère restreint, répétitif et stéréotypé du comportement, des intérêts et des activités…..

 Pour poser le diagnostiquer l’autisme ou le TED, un certain nombre de symptômes doivent être associés. J’ai lu que différentes classifications  ont été mises au point pour permettre ces diagnostics :

Altération des interactions sociales : Les personnes autistes ont une mauvaise appréciation des signaux sociaux ou émotionnels, comme l’intonation de la voix ou les expressions faciales. Elles ont beaucoup de mal à interpréter ce que les autres pensent ou ressentent, elles manquent d’empathie. Les enfants autistes ne savent pas comment jouer de façon interactive avec les autres enfants, ils ont tendance à s’isoler, ne répondent pas à l’appel de leur prénom, fuient le regard.

Altérations qualitatives de la communication :

Les troubles du langage sont constants : Beaucoup d’enfants autistes n’accèdent pas au langage oral, ou lorsque celui-ci est acquis, souvent avec retard, un grand nombre de difficultés restent. Pour le langage verbal : Sur le plan expressif : Le langage reste très concret, autour des besoins de la vie quotidienne (nourriture, famille, toilette…). Le  » je  » n’est pas utilisé. L’intonation est étrange, la voix peu modulée,  » haut perchée  ». Sur le pan réceptif : on constate un manque de réaction émotionnelle aux sollicitations verbales, la compréhension du second degré est difficile d’accès .

Quand le langage oral est acquis, une faible synchronisation, un manque de réciprocité dans les échanges  » parlés » restent présents et entravent plus ou moins la communication.

Les personnes autistes sont également gênées dans leur communication non verbale : elles utilisent peu de gestes sociaux ( » au revoir  »,  » bravo  »…), peu de gestes interactifs, peu ou pas d’imitation. La communication parlée n’est pas accompagnée de gestes, les mimiques faciales sont peu expressives. Chez les enfants, on note aussi des anomalies dans le jeu du  » faire semblant  ». Les intérêts des enfants autistes sont restreints, leurs activités sont souvent stéréotypées et répétitives. Ils peuvent être fascinés par des objets inhabituels (bouts de ficelle, plumes, miettes…), ou utiliser de façon inhabituelle des objets ou des jouets (faire tourner indéfiniment une roue de petite voiture…). Souvent ils ont besoin de rituels plus ou moins complexes et supportent très mal les changements dans le quotidien. On note des  » stéréotypies  » : gestes répétitifs comme se balancer ou tourner sur soi-même. Les personnes autistes peuvent également présenter des comportements auto-agressifs et des automutilations. Ces comportements sont plus ou moins envahissants, et peuvent persister ou au contraire s’atténuer. Ils peuvent également être renforcés ou réapparaître à certaines périodes de la vie.

D’autres symptômes sont souvent associés à l’autisme :

Des compétences cognitives particulières : très bonnes capacités visuo-spatiales, mémoire très développée dans certains domaines…

Des particularités sensorielles : Celles – ci peuvent concerner toutes les modalités sensorielles : Ouïe, vision, odorat, toucher,  »vestibulaire  » (c’est-à-dire sens de la position dans l’espace), et être caractérisées par une hypo, une hypersensibilité, ou la recherche de stimulations sensorielles souvent inhabituelles (sensibilité à certains sons, odeurs ou textures, coexistant parfois avec une apparente indifférence à d’autres, perception différente de la douleur…).

Des troubles de la motricité et de la posture : difficultés de coordination droite-gauche ou haut-bas du corps, raideur et utilisation de la posture pour réguler les émotions, atteinte de la  » motricité fine  »…

Les anomalies, troubles ou maladies associés à l’autisme sont fréquents :

Le retard mental : Dans une majorité de cas (environ 70%), l’autisme s’accompagne d’un retard mental plus ou moins sévère. ( Les autres 30% sont appelés  » autistes de haut niveau  » ).

Les déficits sensoriels, auditifs ou visuels sont beaucoup plus importants que dans la population générale .

L’épilepsie !!!: environ 1/3 des personnes autistes présentent des manifestations épileptiques plus ou moins graves . ( décidément, je retrouve cette  » saleté  » d’épilepsie partout !)

Epidémiologie ? Non, l’autisme n’est pas contagieux .

L’autisme touche 4 fois plus de garçons que de filles .

Causes de l’autisme : ?

Il n’a pas encore été trouvé de cause unique à l’autisme et il est probable que plusieurs causes différentes peuvent entraîner le développement des signes de l’autisme. Cependant , les recherchent suggèrent fortement qu’il existe des bases neurologiques et génétiques. L’idée selon laquelle l’autisme trouverait son origine dans des troubles de la relation parent-enfant ????? doit être maintenant totalement abandonnée . (Le risque d’apparition de l’autisme ne dépend pas du niveau social ou éducatif de la famille ni de l’origine ethnique ).

Les recherches sur les causes de l’autisme font appel à des spécialités scientifiques différentes et à des approches variées, sans doute complémentaires : 1) Neuropsychologique : Qui cherche à comprendre le fonctionnement cognitif des personnes autistes. Trois modèles principaux ont été étudiés : Un déficit des fonctions exécutives

Une  » faiblesse de la cohérence centrale  »

Un déficit de la  » théorie de l’esprit  » 

Les données neurobiologiques  :

Ces recherches se basent sur l’étude de la morphologie du cerveau, et l’étude de son fonctionnement avec les nouvelles techniques d’imagerie, sur des mesures biologiques. 

Ces études ont permis de mettre en évidence des différences de morphologie du cerveau des personnes autistes, des différences dans leur cinétique développementale, des anomalies du traitement de l’information révélées par des anomalies dans l’activation des différentes zones et des différents circuits cérébraux, des anomalies biologiques significatives.

Les données génétiques :

L’intervention de facteurs génétiques parmi les causes de l’autisme est maintenant reconnue. Il s’agirait d’une transmission multigénique complexe.

Les données psychanalytiques :

Les particularités perceptives, sensorielles et motrices des personnes autistes entraîneraient des troubles dans la constitution du psychisme, et notamment concernant la constitution de l’image du corps et des  » enveloppes corporelles  ». Ces difficultés entraîneraient un débordement émotionnel lui-même responsable de difficultés ajoutées dans le développement et l’organisation des perceptions sensorielles et de la cognition.

Les recherches psychanalytiques actuelles s’appuient sur des éléments de concordance apparus ces dernières années entre les données fournies par les neurosciences, les travaux du courant de la psychologie du développement et les théorisations élaborées à partir de l’observation des bébés notamment, des ressentis des patients et des observations empathiques recueillies dans les traitements ….

Prise en charge de l’autisme :

Il n’y a pas à ce jour de traitement capable de guérir l’autisme, et il est très difficile de ne pas se perdre devant les multiples modes de prises en charge proposées pour répondre aux difficultés des personnes autistes.

Cependant, un accord existe :

  Souvent il est  » recommandé  » ? que la prise en charge des personnes autistes repose sur trois grands volets :

Educatif, avec pour objectif l’autonomie du sujet

Pédagogique, avec pour objectif les apprentissages

Thérapeutique, avec pour objectif la santé mentale et physique du sujet

L’intérêt d’une prise en charge précoce est reconnu. Mais, il faut savoir qu’une personne autiste peut continuer de progresser toute sa vie, y compris à l’âge adulte.

La prise en charge devrait être suffisamment intensive , être individualisée, adaptée aux particularités de chaque personne et régulièrement réévaluée en fonction de l’évolution.

Donc , il n’existe pas de prise en charge de l’autisme mais des modalités différentes qui peuvent être plus indiquées pour certaines personnes, pour certaines difficultés, ou à certains moments de l’évolution de la personne autiste. ( Des modèles souples, ouverts, coordonnant plusieurs modalités de prise en charge seraient à privilégier selon certains spécialistes . )

L’utilisation de médicaments peut-être indiquée. Il faut savoir que les traitements pharmacologiques sont toujours symptomatiques c’est-à-dire qu’ils visent à réduire certains symptômes (comme l’agitation, l’anxiété, des stéréotypies ou rituels envahissants, les troubles du sommeil…), sans traiter la cause de l’autisme .( en plus , ils ont souvent des  » effets secondaires  »)

Evolution :

L’autisme joue un rôle dans les apprentissages de tous ordres et entraîne un développement très hétérogène. Cependant , la plupart des symptômes s’améliore avec le temps. Le pronostic dépend notamment de l’existence et de l’importance d’un retard mental associé, de la présence d’une épilepsie, de l’apparition du langage avant 6 ans. Une aggravation pendant la puberté est fréquente, qui peut durer un à deux ans, avec retour à l’état antérieur. 

L’évolution est très variable d’une personne autiste à une autre. Certaines d’entre elles restent très handicapées toute leur vie, n’accèdent pas au langage, alors que d’autres vont arriver à une autonomie personnelle relativement bonne. La très grande majorité des personnes atteintes d’autisme a besoin d’un accompagnement important tout au long de la vie.

Covid 29 ( suite)


Parce que j’ai voulu en savoir plus sur cette saleté de virus :

…..sur la piste de l’origine animale :

….Les chauves-souris …….

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…..et les pangolins.

Covid-19 : sur la piste de l'origine animale

Pangolin  » bébé  »

Comme écrit dans le billet précédent : Depuis le début de l’épidémie, tous les regards sont braqués sur la ville de Wuhan et son marché d’animaux vivants, d’où semble être partie la pandémie de Covid-19. Mais on n’a pas encore retrouvé le patient zéro, le premier humain infecté par le virus SARS-CoV-2, ni l’animal à l’origine de cette transmission. 

Depuis la crise du SRAS ( Syndrome Respiratoire Aigüe Sévère ) en 2002, qui a été suivie d’une seconde alerte en 2002/2003 (heureusement circonscrite immédiatement), les équipes chinoises sont sur le qui vive et ne cessent de chercher, dans la faune qui les entoure, les virus susceptibles de franchir la barrière des espèces pour pénétrer dans les cellules humaines. Il semble avéré que pour le SARS-CoV-2, le « réservoir » ( c’est-à-dire l’animal qui héberge le virus ) soit bien une chauve-souris. Mais on ignore encore précisément de quelle espèce. Quant au pangolin, il pourrait être « l’hôte intermédiaire » ( autrement dit le deuxième maillon de la chaîne de contamination, qui permet au virus d’évoluer afin de parvenir à infecter l’espèce humaine ). Mais là encore, ce n’est qu’une hypothèse et en réalité, les chercheurs n’ont pas encore identifié avec certitude l’animal qui joue ce rôle

Dans les mines désaffectées du Yunnan :

Après la crise du SRAS, dans le monde entier et principalement en Chine, les virologues sont partis à la recherche de coronavirus et ont prélevé des milliers d’animaux, constituant de gigantesques bases de données de génomes de virus. Avec l’émergence d’une nouvelle épidémie, dès que le génome du SARS – cov2  a été  »séquencé  », il a été possible de le comparer aux milliers de données disponibles.

Des équipes chinoises ont retrouvé trois génomes de virus de chauves-souris proches de notre SARS-CoV-2 humain. proches , mais pas identiques, ce qui est bien le problème. « Toutes ces études ont été motivées par la première épidémie de SRAS, en 2002-2003 », selon Alexandre Hassanin  spécialiste en évolution. Maître de conférence à Sorbonne-Université, il travaille sur la génétique des chauves-souris dans son laboratoire du Muséum d’histoire naturelle et ajoute « il y a donc eu pas mal d’expéditions sur le terrain et l’équipe de Wuhan est allée dans le Yunnan, le sud de la Chine, pour collecter des centaines de chauves-souris. Et sur l’un des individus, ils ont découvert un coronavirus – dont le génome a été complètement séquencé depuis – et qui est très proche du SARS-CoV-2 humain. ( Ils sont identiques à 96%, c’est le plus proche qu’on ait trouvé à ce jour ). Ce virus a été découvert chez une chauve-souris de l’espèce Rhinolophus affinis. » 

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<====Vol de chauve-souris

Alexandre Hassanin estime que l’équipe avait à l’époque récupéré au moins 300 à 400 chauves-souris sur ce site du Yunnan : 

Il faut imaginer ces mines abandonnées où gîtent des milliers chauves-souris. Il faut avoir la chance de tomber sur l’individu qui héberge le bon virus et en présente suffisamment pour être séquencé. Si les concentrations virales sont trop faibles, même avec des techniques moléculaires très pointues, on passe à côté de la détection.

Le virus, le plus proche du nôtre, a donc été collecté sur cette chauve-souris en 2013….L’équipe chinoise à l’origine de la découverte s’était rendue dans une mine désaffectée, dans le district de Mojiang. « Ce virus a été échantillonné à plus de 1 500 kilomètres de Wuhan et on n’en a jamais retrouvé de semblable depuis. C’est un peu le hasard qui fait qu’on l’a trouvé. A. Hassanin déclare n’être pas le seul à le penser, on ne peut pas prendre le RaTG13 comme un élément de preuve très solide. Ce n’est pas ce que les Américains appellent un « smoking gun », le pistolet encore fumant qui prouve que l’on vient de tuer quelqu’un. ( perso , je ne connaissais pas cette expression  » smoking gun  » F.) Il faut bien réaliser que malgré tous les efforts qu’ont fait les Chinois ,et ils ont dû prélever au moins 20 000 chauves-souris depuis la première crise du SARS , ce ne sont que des coups de sonde dans un univers de virus« .

Ce virus identifié en 2013 n’est donc pas « le » virus qui est venu infecter l’homme. Il s’agit plutôt d’un parent de ce virus, une sorte de cousin. Mais il semble tout de même que la chauve-souris qui l’a hébergé ,ou plus précisément le groupe auquel elle appartient , serve bien de « réservoir » à notre SARS-CoV-2. La chasse aléatoire au coronavirus s’est en effet soldée également par deux autres prises : en 2012 et en 2015, des chercheurs ont prélevé des chauves-souris et chez deux d’entre-elles, on a découvert deux coronavirus identiques au SARS-CoV-2 à 89%.  Ces deux chauves-souris étaient de l’espèce Rhinolophus sinicus, « une espèce qui n’est quasiment présente que en Chine , ce qui en fait d’ailleurs un bon candidat pour héberger le coronavirus responsable du Covid-19″, poursuit Alexandre Hassanin, « Mais je pense pour ma part , déclare -t-il ,que le réservoir de ce virus, ce n’est pas une seule espèce mais que ce sont plusieurs espèces du genre Rhinolophus. Il faut imaginer que ces virus sont échangés régulièrement entre espèces, certaines les acceptant plus facilement que d’autres, et il y a peut-être d’autres espèces parmi les Rhinolophus qui n’ont pas encore été échantillonnées. » Des espèces susceptibles, donc, d’héberger un coronavirus encore plus proche du SARS-CoV-2.

Les chauves-souris hébergent au moins 500 coronavirus

Les chauves-souris sont de véritables « nids » à virus, rappelle Jean-François Julien

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, qui se hâte d’ajouter qu’elles ne sont pas « dangereuses » pour autant. La densité de virus s’explique en partie par le grand nombre d’espèces (c’est valable pour tous les groupes d’animaux) et par leur capacité à se regrouper entre espèces, justement. C’est ce que l’on nomme leur  « grégarité interspécifique ». Cela permet aux mammifères d’échanger des virus entre eux et aux virus de se recombiner, ce qui augmente leur chance de pouvoir trouver de nouvelles cibles à infecter. C’est particulièrement vrai des chauves-souris dont différentes espèces s’accrochent parfois à « touche-touche » dans leurs gîtes. 

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Des pipistrelles communes gîtent dans une habitation. France

Pour se faire une idée de la variété du monde des chauve-souris, il faut savoir qu’il y a : « 35 espèces de chauves-souris en France et on en a trouvé une dizaine de nouvelles depuis la fin des années 80″ s’émerveille Jean-François Julien, « Comme dans beaucoup de groupes d’animaux, les progrès des analyses ADN nous ont montré que des animaux qu’on croyait appartenir à la même espèce sont d’espèces différentes. Dans le monde, on estime qu’ il y a environ 1400 espèces de chauves-souris et une vingtaine de nouvelles espèces sont découvertes chaque année. On ne peut donc pas donner de chiffre précis. En Chine, pays plus grand et plus chaud que la France, on dénombre au moins 110 espèces de chauves-souris, et parmi le groupe des Rhinolophus, il y a au moins 14 espèces différentes.  »

 » Depuis la crise du SARS, les équipes chinoises collectent donc des spécimens et auraient « caractérisé au moins 500 coronavirus chez les chauves-souris. Et ils pensent qu’il y en a probablement 5 000 ! », s’exclame Jean-François Julien. Tous sont cependant loin d’être capables d’infecter l’homme

Depuis que l’on s’intéresse à cette famille de virus, on a dénombré uniquement 7 coronavirus différents qui ont réussi à pénétrer des organismes humains. Quatre d’entre eux donnent de petits rhumes bénins et étaient, jusqu’aux années 2000, passés presque inaperçus tant leurs effets sont négligeables. !!!

Trois autres coronavirus respiratoires dangereux ont provoqué les trois flambées épidémiques qui ont effrayé la planète : le virus MERS-CoV a provoqué de petites épidémies de MERS au Moyen-Orient. Il y a environ un siècle que ce virus ( probablement hébergé initialement chez les chauves-souris ) a contaminé les dromadaires, qui sont devenus son « réservoir ». Deux autres coronavirus respiratoires , issus d’une même famille de virus , ont provoqué les crises du SARS et la toute dernière pandémie de Covid-19. Or, jamais aucune équipe n’a découvert chez les chauves-souris un virus absolument identique à ces tueurs.

Cependant ,même si on n’a pas retrouvé « la coupable », il ne fait pratiquement aucun doute que le « réservoir animal » des coronavirus transmissibles sont bien les chiroptères, appartenant plus précisément au groupe des Rhinolophes. Ces dernières ont été étudiées plus particulièrement par une équipe de chercheurs du laboratoire de virologie de Wuhan, menée par la célèbre virologue Shi Zheng – Li ,

qui avait déjà identifié le fameux virus RaTG13 dans la mine désaffectée de Mojiang. 

Cette fois, pendant 5 ans, son équipe a observé les chauves-souris d’une grotte où elles dorment par 22° à 25° degrés. Cette cavité est située dans le Yunnan, à 60 km de la ville de Kunming et à 1 km, seulement, d’un village. En 2017, les chercheurs ont présenté une synthèse de leurs travaux qui montre que les virus circulant dans cette grotte ont très vraisemblablement pu se recombiner pour faire émerger une souche capable d’infecter l’espèce humaine. Ils ont ainsi séquencé entièrement 11 nouveaux virus, jusque là totalement inédits, tous de la famille des SARS-CoV – et présentant, s’ils parvenaient à se mêler, les armes nécessaires à l’attaque d’une cible humaine. Ce qui ne veut pas dire, encore une fois, que le SARS-CoV-2 soit issu de cette grotte.

Ce doute est partagé par un autre scientifique. Eric Leroy travaille à  l’Institut de recherche pour le développement. Membre de l’Académie nationale de médecine et de l’académie vétérinaire, il a beaucoup étudié le virus Ebola . Lui aussi pense que pour le Covic-19, toutes les pistes restent ouvertes : « Effectivement, ce serait une erreur de se focaliser sur le pangolin. Il faut envisager l’implication de n’importe quelle espèce animale. » Le virologue rappelle qu’en ce qui concerne le réservoir du virus, les choses sont plus claires : « Pour les chauves-souris, on a caractérisé des séquences de virus très semblables (au SARS-CoV-2 , NDLR) chez les Rhinolophes. Et les deux autres virus très proches du SARS-CoV-2, qui sont le SARS-CoV et le MERS-CoV, ont également identifiés chez des chauves-souris du même genre. Donc, au niveau de la source primaire, on a dépassé le stade d’hypothèses, il y a une quasi certitude que ce sont les chauves-souris. Après, tous les scénarios sont possibles. » 

Remonter le fil vers l’origine du Covid-19 est d’autant plus difficile que les chercheurs travaillent pour l’instant sur des virus de chauves-souris et pangolins prélevés il y a des mois, voire des années. Or le temps joue contre eux souligne Eric Leroy : « Vous savez que tous les virus, comme tous les êtres vivants de manière générale ainsi que les micro-organismes ,sont en perpétuelle évolution..   Et la difficulté est justement de comprendre ce qui gouverne cette évolution. Chaque virus vit en équilibre avec son hôte, son animal réservoir. Normalement, il existe ce qu’on appelle une barrière d’espèce, une spécificité d’hôte qui empêche le virus d’infecter d’autres espèces animales. Sauf s’il évolue … Et c’est tout l’enjeu de ces recherches qu’il faut mener aujourd’hui. »

Un ancêtre commun il y a 30 ou 40 ans

Le RaTG13, le virus le plus proche du SARS-CoV-2 découvert chez la Rhinolophus affinis en 2013, et les autres virus découverts chez les pangolins malais ne sont donc pas les suspects directs qui causent le Covid-19. « Ce sont des cousins, qui ont été trouvés à des périodes différentes », insiste Alexandre Hassanin, du Muséum d’histoire naturelle. « Cela veut dire que ces virus animaux partagent un ancêtre commun avec le SARS-CoV-2 et qu’ils ont divergé il y a quelques décennies. Ils partageaient cet ancêtre commun il y a probablement 30 ou 40 ans, on peut l’estimer à partir des datations moléculaires, mais cela reste une estimation. Ensuite, à partir de cet ancêtre, les virus évoluent, s’adaptent, mènent leur vie. Certaines lignées s’éteignent, d’autres survivent. Leur dynamique est très importante. » 

Voilà pourquoi il faudrait relancer au plus vite les investigations. Quand on demande à Eric Leroy si des captures de chauves-souris ou des séquençages de virus sont en train d’être menés, il paraît sceptique. « Il n’y a pas d’équipe, ni européenne ni américaine, qui le fasse en ce moment. Nous avons donc présenté un projet, qui a été accepté d’ailleurs par l’Agence nationale de la recherche, et qui sera financé sur les fonds débloqués par le gouvernement. Notre projet a été sélectionné, mais maintenant on est obligés d’attendre que la situation sanitaire se normalise un peu avant d’entamer les recherches. Sur place, y a-t-il actuellement des équipes chinoise qui travaillent ? Peut-être, mais tant que les articles issus des travaux de recherche en cours n’ont pas été publiés, il est difficile de savoir ce qui se passe réellement. » Pour Jean-François Julien, il est extrêmement probable que les équipes chinoises soient en train de collecter un maximum d’informations : « Les Chinois ont déjà publié sur des prospections de l’été 2019. Vu les délais habituels des publications scientifiques, ce n’est pas si mal !  Et il arrive qu’ils signent des papiers avec des chercheurs occidentaux comme Edward Holmes  , de l’université de Sidney « , insiste Jean-François Julien. Le projet auquel participe Eric Leroy implique l’IRD (l’Institut de recherche pour le développement), le CNRS et l’Université de Caen, qui vont s’appuyer sur des partenaires locaux…..La traque du virus doit donc être la plus large possible, insiste Eric Leroy : « Quand on mène des études qui visent à identifier l’origine d’un phénomène infectieux, d’une épidémie, d’un passage à l’homme, il ne faut pas émettre d’hypothèses, car c’est là vraiment la meilleure façon d’échouer et éventuellement d’aller vers des fausses pistes. » Donc, l’objectif, justement, c’est de se dire que tout est possible .  Le virus peut effectivement avoir émergé au niveau de la ville de Wuhan, ou du marché, mais il se peut aussi que le virus circule, comme on le dit, à bas bruit depuis très longtemps et qu’il soit originaire d’un autre pays que la Chine.« 

Mais comment, concrètement, chercher une aiguille dans une botte de foin ?  » il n’y a probablement pas, c’est même quasiment certain, de spécificité géographique. En général, quand un virus est présent quelque part, il est présent dans une région très, très vaste » croit savoir Eric Leroy, « mais, ce n’est pas la peine d’aller partout. On part d’un endroit, d’un site modèle qui paraît favorable au contexte épidémiologique actuel. On reste focalisé sur ce site.  Par exemple, si on s’intéresse aux Rhinolophes, ça peut-être une grotte, on en sélectionne juste une. Et ensuite, petit à petit on va élargir les champs.

L’homme a toujours cohabité avec les chauves-souris ….

Que sait-on finalement de l’origine animale du SARS-CoV-2 ? P Probablement que nous en sommes au tout début de l’enquête. Rien ne démontre pour l’instant qu’il y ait eu de transmission directe entre les chauves-souris et l’homme. Les virus les plus proches découverts, même le RaTG13 de la Rhinolophus affinis, ne peuvent pas pénétrer dans les cellules humaines. Les deux virus identifiés chez les pangolins, qui ne vivent pas en Chine, pourraient pénétrer nos organismes mais ils sont loin d’être identiques au SARS-CoV-2, leurs génomes présentent trop de divergence pour être la source directe du Covid-19. Ne reste que la quasi-certitude qu’une espèce (ou plusieurs) de chauve-souris est bien le réservoir du coronavirus qui a réussi , très probablement par l’entremise d’un ou plusieurs autres hôtes animaux , à sauter la barrière d’espèce. Mais cela ne doit pas nous conduire à regarder les chiroptères comme nos ennemis. Bien au contraire, affirment les spécialistes du Muséum d’histoire naturelle. De tout temps, l’homme a cohabité avec les chauves-souris et elles vivent paisiblement à nos côtés sur tous les continents. « Depuis que l’on construit des bâtiments en Europe, on a des chauves-souris qui s’installent. En France, on connaît des centaines de colonies qui gîtent dans un grenier, derrière un volet. A la campagne, c’est courant. On connaît même au moins deux maisons, une en Lorraine et une dans le Cher ( PRES DE CHEZ MOI !! ) , où les chauves-souris qui y vivent sont porteuses de la rage. Les habitants sont informés et prévenus qu’ils ne risquent rien tant qu’ils ne touchent pas les animaux et ne se font pas mordre »insiste Jean-François Julien. « J’ai un collègue à Kisangani, en République Démocratique du Congo, qui hébergeait il y a quelques années un couple de chauves-souris dans son bureau. Elles s’étaient installées sous une table et la cohabitation était parfaite. » Il n’en reste pas moins vrai qu’en cas de morsure ou de contact non protégé, les hommes peuvent entrer en contact avec des virus hébergés par ces petits mammifères. D’une manière générale, si les chauves-souris sont indéniablement porteuses d’un très grand nombre de virus, elles ne sont pas l’animal qui a transmis le plus de maladies aux hommes dans l’histoire. « Les rongeurs, qui comptent presque deux fois plus d’espèces que les chauves-souris ont provoqué plus de zoonoses », assure Jean-François Julien. Il cite deux articles scientifiques parus dans Nature et la Royal Society Publishing  à l’appui de sa thèse. Avant de conclure dans un sourire « Nous, on cite ces publications pour défendre des chauves-souris, mais c’est la réalité en même temps. » 

Voilà !!!!

J’ai appris pas mal de choses , si personne ne lit : Pas grave !

Comment l’inoffensif pangolin est devenu ennemi public n°1


Comment cet animal sacré, l’un des plus braconnés au monde, est-il passé du totem guérisseur au porteur de virus avec la pandémie du Covid-19 ? Retour sur l’histoire du pangolin :

C’est le mammifère le plus braconné au monde et une possible cause du covid-19. Sacré pour la plupart des Chinois, des tribus en Afrique lui vouent également un culte. Comment le pangolin est il passé de mignon animal inoffensif à ennemi public n°1. ?

Un pangolin.
Ancien  »croquis  » du pangolin .

Animal hybride :

Aujourd’hui, un pangolin est braconné toutes les 5 minutes dans le monde. Toutes les espèces, asiatiques et africaines, sont en danger d’extinction. Au cœur de ce braconnage massif : des croyances et des mythes autour de son statut d’animal sacré notamment en Afrique et en Asie. Son aspect hybride entre le mammifère, qui se déplace à quatre pattes, et le poisson avec ses écailles fascine depuis des siècles. 

Son absence d’agressivité et la façon qu’il a de s’enrouler sur lui-même pour se protéger ont pu être interprétées comme des gestes d’offrande. Animal nocturne, sa capacité à se tenir debout a aussi fait de lui le héros de nombreux contes. 

Sacré en Afrique centrale :

En 1949, l’anthropologue britannique Mary Douglas 

Mary Douglas

vit une année en Afrique centrale dans la tribu des Lele du Kasaï. Elle y découvre un culte lié au pangolin. Il est ce qu’on appelle un “animal esprit”, un animal “interdit”, dont l’hybridité fait peur autant qu’elle fascine.  

La tribu des Lele ( image du net :

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voit le pangolin comme un ami de l’homme : Comme les humains, ils ne mettent au monde qu’un enfant à la fois et semblent sensibles à la honte car ils baissent la tête dans leurs écailles. Pour les Lele du Kasaï, manger du pangolin augmente la fécondité. 

Une tribu voisine, les Lega, considère le pangolin comme un bâtisseur, il aurait enseigné la construction des maisons aux hommes de la tribu. Le fourmilier écailleux y est l’image du lien social entre les générations. 

Mais ,avec l’évolution de la société , le culte de l’animal s’est peu à peu éteint. Aujourd’hui il est encore parfois consommé mais est surtout chassé en masse pour être vendu en Asie, car ses écailles sont considérées comme de l’or pour la plupart des Chinois

Soigneur en Chine :

Les premiers écrits chinois sur le pangolin remontent à la fin du Ve siècle. Ils ont été consigné par Tao Hongjing, un taoïste qui rédigeait des traités médicaux

Selon lui, le pangolin a été repéré à sa manière de chasser les fourmis : Il se laisse envahir d’insectes puis se jette dans l’eau. Les fourmis meurent et remontent à la surface, et le pangolin peut ensuite facilement les manger !!. À cette époque, il existe une infection cutanée nommée “yi lou”. “Yi” signifiant aussi fourmis. Le pangolin est donc utilisé pour soigner ces infections de la peau

« Cela montre bien que l’une des idées de l’utilisation de produits animaux ou végétaux est ce qu’on appelle la théorie des signatures. Les produits qui vont pouvoir être utilisés pour soigner les maladies sont signalés. Je donne un exemple, une plante rouge va soigner le sang, une plante jaune sera plutôt utilisée pour soigner des infections du foie », développe Frédéric Obringer

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Photo ? pas sur que = Frédéric Obringer

, historien de la Chine. 

Le pangolin est inscrit dans la pharmacopée de la médecine traditionnelle chinoise. Ses écailles seraient anti-inflammatoires, un remède à l’infertilité et un vivifiant pour le sang, son sang et son fœtus sont considérés aphrodisiaques. En réalité les écailles du pangolin sont constituées de kératine, qui n’a scientifiquement pas de vertus médicinales particulières

À l’origine du Covid-19 ? 

Comme la chauve-souris

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, le pangolin est soupçonné d’être à l’origine du Covid-19. L’animal héberge des dizaines de virus mais il ne tombe pas malade et transmet le virus aux autres. Vendu sur les étals des marchés en Chine,  les conditions de conservation n’y sont pas  »optimales  ». Sa chair est découpée et souvent importée d’Afrique dans des valises conservées dans des sacs plastiques. Une combinaison de règles sanitaires déplorables et d’habitudes de consommations particulières qui pourrait constituer l’une des origines de la pandémie actuelle.

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STOP……


Stop pour cette nuit ….et peut-être définitif .

Définitif parce que : presque plus de commentaire …

Je dois payer et……je ne peux pas !

En plus ce blog devenu blanc …..ne me plait pas , m’énerve !

Puis aussi parfois j’écris un billet et …..il n’apparait pas ? !!!

Le bin’s complet !

Alors????? Déjà dormir ( essayer ) , puis cet après-midi , après avoir décidé , de toute façon , passer chez quelques blogs que j’aime…..

En pensant à….


Ma grand-mère et ma mère

Maman..

……

Ce que j’ai perdu est irrattrapable… je ne parle
ni des objets, ni des biens, ni de l’argent mais
des êtres. J’ai perdu des êtres qui étaient pour
moi, sources de soleil. Ce soleil a été mis en terre.
Apparemment mis en terre. Moi je continue
à en recevoir les rayons. Mais je sais aussi en
même temps que c’est une perte et qu’elle est
irrattrapable. Je sais les deux choses.
Que dire de plus ?
Christian Bobin

Le » géocaching » ??


Les chasses au trésor ont toujours excité la curiosité des enfants.( En tous cas , quand j’étais gosse , nous y jouions souvent ) :

  Vidéo chasse au trésor enfant :

Depuis une vingtaine d’ années ,ce sont des familles entières, et des passionnés de tous les pays, qui peuvent s’adonner à une nouvelle variante de ce jeu, appelée le  »géocaching ».

Le fonctionnement du jeu :

Les participants se munissent d’un GPS spécifique, facile à trouver dans le commerce, ou d’une application, qui leur indiquent leur position et celle des  »caches » à trouver. ( Les points jaunes précisent les caches déjà trouvées et les points verts celles qui restent à découvrir )….

 Les caches abritent des boîtes, qui contiennent de petits objets sans valeur. Il est possible d’en prendre un, à condition d’en placer un autre, de valeur équivalente, dans la boîte.

geocache

Les joueurs signalent leurs trouvailles, en mentionnant leur visite sur un petit registre, laissé à l’intérieur de la boîte, ou en la signalant sur un site dédié au jeu.!

Les joueurs peuvent chercher une seule cache ou suivre un itinéraire jalonné de trésors à découvrir. Dans d’autres cas, c’est un ensemble d’informations, géographiques et culturelles, qui permet de repérer le secteur où se trouve la cache.

Un jeu propice à des activités diverses :

Le géocaching  est un jeu , mais il offre bien des opportunités à ses nombreux adeptes. Celle d’abord de se retrouver en famille ou entre amis. Le jeu devient alors source de convivialité et favorise les interactions sociales.

   Parfois , il devient l’occupation principale des vacances. Certains adeptes, seuls ou en famille, sillonnent ainsi l’Europe, ou même le monde, après avoir fait le tour des caches offertes par leur propre pays.!!!

   Le géocaching devient ainsi un moyen original de découvrir des endroits et des pays que les joueurs n’auraient peut-être jamais connus sans cette originale course au trésor. Le jeu représente enfin une excellente occasion de faire du sport.

   En effet, si la découverte de certaines caches, dissimulées en milieu urbain, ne demande guère d’efforts physiques, d’autres, en revanche, se méritent. Certains trésors ne livrent ainsi leurs secrets qu’à l’issue d’une véritable randonnée, pendant laquelle les joueurs doivent gravir des sentiers pentus ou même escalader une zone de rochers.