Il y a environ 105 ans……


 19 septembre 1914 : La cathédrale de Reims est bombardée

   Le 4 septembre 1914, un mois après le début de la Grande Guerre, les Allemands entrent sans combat dans le fort de la Pompelle, érigé à l’orée de Reims dans les années 1880 et… désarmé en 1913. De cette position, les canons bombardent la ville. 

     Le 19 septembre 1914, la cathédrale Notre – Dame  elle-même est touchée. Sa charpente prend feu et le plomb de la toiture entre en fusion. L’édifice va presque  disparaître.cathédrale Reimsbombarée

    La contre-offensive de la Marne permettra aux Français de reprendre le fort dès le 24 septembre 1914 mais jusqu’à la fin de la guerre, quatre ans plus tard, la ville et sa cathédrale n’en finiront pas d’être touchées par des obus.

  Grâce à un don de John Rockefeller, la cathédrale sera reconstruite dans les années 1920 par l’architecte Henri Deneux H Deneux, qui conçut pour l’occasion une  » ingénieuse  » charpente en ciment armé.

Il y a environ 91 ans :


Le 17 septembre 1928
Accord d’Achnacarry( =< =château d’Achnacarry )
   Le 17 septembre 1928, les patrons des principales compagnies pétrolières du monde concluent un accord décisif en vue de se partager les réserves de pétrole du Moyen-Orient et de maintenir des prix élevés tout en s’évitant les désagréments d’une concurrence sauvage.

 » Heureux coqs de bruyère  » lol 
   L’accord est conclu dans le plus grand secret, sous le prétexte d’une partie de chasse au coq de bruyère, dans le superbe château d’Achnacarry, en Écosse, à une centaine de kilomètres au sud d’Inverness, loué par sir Henri Deterding H. deterding , président de la puissante Royal Dutch Shell.
    Depuis la retraite de Rockefeller, beaucoup  qualifient le maître d’Achnacarry d’  » homme le plus puissant du monde  » !
   Les invités s’y rendent en  » grand équipage  », avec limousines secrétaires, conseillers et domestiques, mais dans la plus grande discrétion. Ils vont discuter pendant une quinzaine de jours avant de s’entendre sur les prix et le partage des productions moyen-orientales.         ( Autant dire que les coqs de bruyère n’ont pas eu à pâtir de ces chasseurs en chambre lol ) …
  Les compagnies représentées à Achnacarry sont au nombre de cinq : Standard Oil of New Jersey (Walter Teagle), Anglo-Persian (sir John Cadman), Gulf Oil (William Mellon), Esso Indiana (Robert Stewart) et Royal Dutch Shell (Henri Deterding).
   Leur accord est peu après agréé par les autres membres du cartel pétrolier. On désignera après la Seconde Guerre mondiale cet  » oligopole  » sous le nom de Sept Sœurs (« The Seven Sisters »).
    L’accord d’Achnacarry sera gardé secret jusqu’en 1952. Cette année-là, le gouvernement américain le rendra public pour obliger les firmes à jouer le jeu de la concurrence et baisser leurs prix… de façon à ce que les crédits accordés aux Européens dans le cadre du plan Marshall et ne servent pas simplement à enrichir les pétroliers ! ( Le Plan Marshall était un programme américain de prêts accordés aux différents États de l’Europe pour aider à la reconstruction des villes et des installations bombardées lors de la Seconde Guerre mondiale. Ces prêts étaient accordés à la condition d’importer pour un montant équivalent d’équipements et de produits américains. En quatre ans, les États-Unis prêtent à l’Europe 16,5 milliards de dollars.)

 » avoir un chat dans la gorge  » ?


 » un chat dans la gorge  »,

 Se dit  quand on a la voix enrouée.

   L’origine de cette expression daterait du Moyen Âge . Il s’agit d’une confusion ou d’un jeu de mot, entre  »matou », le fameux chat qui s’incruste dans la gorge, et  »maton  ». » Maton  » qui  désignait les grumeaux de lait caillé .

    Il aurait aussi été utilisé pour parler d’amas de fibres pouvant obstruer des orifices, des petites masse agglomérées de certaines matières.

   Grumeaux ou amas de matières, si ces matons se trouvent dans la gorge il gêne la voix, exactement comme les glaires dans la gorge qui nous donnent une voix enrouée.

  On pouvait donc avoir un  »maton dans la gorge ». Puis par proximité phonétique avec le  »matou », la formule est devenue  »un matou dans la gorge » pour finalement devenir  aujourd’hui  la locution  »un chat dans la gorge ».

Un 6 septembre …..il y a 497 ans !


   Le 6 septembre 1522, au coucher du soleil, une nef en piteux état entre dans le port de San Lucar, en Andalousie. C’est  » la  Victoria  ». (un nom bien mérité ) . À son bord, 18 hommes commandés par le Basque Juan ​Sebastián Elcano.
   Trois ans plus tôt, ils ont quitté le même port en direction de l’Ouest, avec quatre autres navires (caraques et caravelles) et un total de 237 hommes de toutes origines.         Sans l’avoir voulu ni imaginé, ces dix-huit hommes sont les premiers à avoir accompli le tour du monde.

   Au cours des XVe et XVIe siècle, quatre puissances européennes s’engagent dans l’exploration des océans : le petit Portugal et l’Espagne pour commencer, puis l’Angleterre et la France. 1492 carte

   Parcours des principaux explorateurs :
  Un loup de mer énergique
   L’initiateur de cette mémorable expédition est né au Portugal quarante ans plus tôt sous le nom de Fernao de Magalhaesmagellan peinture (Magellan en français). Il a guerroyé en Inde puis au Maroc, où une blessure l’a laissé boîteux.
Il envisage alors d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Mais les offres de services de ce loup de mer énergique et volontiers brutal sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel.
  Qu’à cela ne tienne.!  Magellan se rend en Espagne et épouse la fille de l’alcalde (le maire) de l’Arsenal de Séville. Ses nouvelles relations lui permettent de gagner la confiance du jeune roi d’Espagne Charles Ier, le futur empereur Charles Quint.
  Celui-ci lui donne pour instruction de trouver une nouvelle route vers l’Ouest pour atteindre les fameuses Îles aux épices, dans l’archipel des Moluques. Il précise  :  » Et retour par le même chemin !  » .
  C’est qu’en vertu du partage du partage du monde convenu à Tordesillas en 1494, les régions qui restent à conquérir à l’ouest des Moluques relèvent du roi du Portugal
   Malgré çà et sans l’avoir voulu, Magellan s’engage dans ce qui apparaîtra  comme le premier   »  Tour du monde à la voile  » !
 En prévision des rencontres et des marchandages avec les indigènes, il emporte 900 miroirs, 400 douzaines de petits couteaux, 20 000 clochettes et grelots.
    Sa flotte comprend la nef amirale, Trinidad (110 tonneaux), San Antonio (120 tonneaux), Victoria (85 tonneaux), Concepción (90 tonneaux) et Santiago (75 tonneaux).
   Les navires quittent Séville le 10 août 1519 mais doivent attendre pendant cinq semaines à San Lucar de Barameda, à l’embouchure du Quadalquivir, que les vents leur soient favorables…
   Le 20 septembre 1519, ils lèvent l’ancre à destination des îles Canaries et, le 2 octobre 1519, traversent enfin l’Atlantique. Ils longent le continent américain vers le Sud et relâchent à Noël dans la baie où sera plus tard fondée la ville de Rio de Janeiro. Au contact des Indiens (et des Indiennes), les marins découvrent les charmes du hamac lol.
 Trop d’impatience tue :
   Mais Magellan doit aussi gérer l’impatience de ses hommes. Cartagena, qui commande la San Antonio, est mis aux arrêts pour insubordination. À l’appareillage de Rio de Janeiro, le 27 décembre, il est remplacé par Alvaro de Mesquita.
   Du 12 janvier au 7 février 1520, la flotte explore le Rio Solis (premier nom du Rio de la Plata) sans y trouver de passage vers l’Ouest.
   Le 31 mars, elle atteint, plus au sud, une baie aussitôt baptisée San Julian. Les Indiens des alentours sont appelés Patagons par les marins à cause  de… leurs grands pieds !  ( d’où le nom de Patagonie donné à la région ).
   L’escale, qui va durer cinq mois, va être  » endeuillée  » par une grave mutinerie.
Celle-ci éclate le 1er avril, jour des Rameaux. Les capitaines espagnols des nefs San Antonio, Victoria et Concepción tentent de renverser Magellan avec le concours de leurs marins et de Juan Sebastián Elcano. Seul Juan Serrano, capitaine du Santiago, reste fidèle à Magellan. Celui-ci,  prévenu, réagit avec fermeté : Un premier mutin est décapité et le capitaine de la Victoria, Luis de Mendoza, poignardé puis écartelé ! Les autres mutins sont arrêtés.
   Dans les jours qui suivent, Magellan transforme l’un de ses bateaux en tribunal et mène une instruction sur la mutinerie. Tous les mutins sont sévèrement condamnés mais Magellan, qui a besoin d’eux, fait grâce à la plupart. ( Juan Sebastián Elcano a ainsi la vie sauve ) .
    Par contre, les meneurs n’échappent pas à la sentence. Juan de Cartagena, Grand d’Espagne et neveu du cardinal de Burgos (intime du roi), est condamné au bannissement, ainsi que le père Pedro Sanches de la Reina qui a incité à la mutinerie.           Abandonnés sur place, sans doute sont-ils morts de faim et de froid car on n’eut plus aucune nouvelle d’eux. Quant au capitaine de la Concepción, Gaspar de Quesada, il est condamné à mort et exécuté le 7 avril par son valet !! (ce qui valut à ce dernier d’avoir la vie sauve).
   Le 3 mai 1520, nouveau drame : la nef Santiago, envoyée en mission d’exploration le long de la côte, fait naufrage. Un marin périt. Le reste de l’équipage regagne par la terre les autres navires.
   La découverte de l’océan Pacifique :
   Le 24 août 1520, la flotte appareille enfin de San Julian. Le 21 octobre de la même année , elle arrive en vue d’un cap, baptisé cap des Vierges. Il ouvre sur une baie mystérieuse. Deux pilotes envoyés en reconnaissance reviennent avec la confirmation qu’il s’agit du passage espéré vers l’Ouest…
   Magellan  consulte les officiers et responsables sur la suite à donner au voyage, le pilote portugais Estevao Gomes se prononce pour une solution de prudence consistant à rentrer en Espagne. Le chef de l’expédition rejette son avis :  » Plutôt mourir que renoncer  ».
   Sans mot dire, Estevao Gomes met aux fers Alvaro de Mesquita, le capitaine du San Antonio, et prend la route du retour avec son bateau et 57 hommes à bord. Il rallie Séville le 6 mai 1521, après six mois de mer et une escale dans un archipel inconnu, plus tard baptisé les Malouines. Le roi ne lui en sera guère reconnaissant car il sera aussitôt incarcéré ainsi que ses hommes.
    Pendant ce temps, Magellan, après avoir vainement cherché le San Antonio, continue l’exploration du détroit qui portera désormais le nom de Magellan.            Voyant sur la rive du côté Sud de nombreux feux allumés par les indigènes, les marins baptisent cet endroit Terre de Feu !.
  Le 28 novembre 1521, c’est le débouché sur un nouvel océan, exceptionnellement calme et lisse ce jour-là, ce qui lui vaut d’être baptisé Grand Océan Pacifique !
  Plus de trois mois s’écoulent avant d’atteindre le 6 mars 1521 l’archipel des Mariannes, en pleine Océanie. A cause d’une mauvaise alimentation, l’équipage est ravagé par le scorbut. Vingt hommes en meurent. Il faut repartir.
   Après une éprouvante traversée de l’océan Pacifique, la flotte de Magellan atteint l’île de Cebu, dans l’archipel des Philippines, où se font sentir les influences de la Chine, du Japon et même des commerçants arabes !
  Premier Tour du monde à la voile
     De ses premiers voyages dans l’Océan Indien, sur les traces de Vasco de Gama et Albuquerque, Magellan a ramené en Europe un esclave malais, baptisé Henrique. Cet esclave est embarqué en 1519 à Lisbonne pour le tour du monde que projette le navigateur portugais.
   Lorsqu’après la traversée de l’Atlantique et du Pacifique, la flotte atteint l’île de Cebu (Philippines), Henrique s’avise qu’il comprend très bien le langage des indigènes de rencontre. Il est de fait le premier homme à avoir accompli le tour de la Terre (sans l’avoir toutefois souhaité) ! Il ne va d’ailleurs pas poursuivre le voyage jusqu’à Lisbonne et restera avec ses compatriotes.
   Amitiés fatales
    Le roi de l’île de Cebu, un certain Humaubon ou Calambu, est baptisé sous le nom de Charles, ainsi que 800 indigènes. Malheureusement, pour plaire à son nouvel ami, Magellan commet l’imprudence de participer à une expédition punitive contre le roi de l’île voisine de Mactan, Zula. À 60 hommes contre un millier, son succès n’est en rien garanti. Le 27 avril 1521, il est blessé par une flèche empoisonnée et meurt dans une embuscade avec huit de ses hommes.
    Les nouveaux commandants, Joao Carvalho et Duarte Barbosa, révèlent très vite leur incompétence… Les pirates, auxquels s’est rallié l’esclave Henrique, attaquent l’expédition. Celle-ci leur échappe mais il faut brûler une nouvelle nef, la Concepción, en trop mauvais état.
   Les deux nefs rescapées arrivent enfin aux Moluques, où les Portugais sont présents depuis plusieurs années déjà. Chacun peut se reposer et procéder à d’importants achats d’épices.
    La Trinidad s’échoue sur des hauts fonds et il faut à son tour l’abandonner. Il ne reste plus qu’une nef en état, la Victoria dernière nef Magellan. Une partie des hommes doivent demeurer sur l’archipel des Moluques cependant que le pilote Juan Sebastián Elcano prend le commandement du navire.
    La dernière nef traverse l’océan Indien avant de remonter jusqu’en Europe le long des côtes africaines, avec dans ses cales des clous de girofle originaires des Moluques.
   Le commandant évite soigneusement le contact avec les Portugais, très sourcilleux sur leur monopole de navigation et de commerce entre l’Europe et l’Asie. Mais au cap Vert, sur la côte africaine, il ne peut éviter la capture de treize de ses marins par les Portugais du cru et échappe lui-même de peu à la capture.
 
    Trente ans après la découverte de l’Amérique, la  » circumnavigation  » de Magellan et Elcano a définitivement montré que la Terre est ronde et surtout plus grande qu’on ne voulait bien l’imaginer (sa rotondité avait déjà été établie par les savants sumériens et grecs de l’Antiquité), que l’Amérique est un continent à part et qu’il est possible d’atteindre l’Extrême-Orient par l’Ouest.
    Ces révélations vont encourager les Français à se lancer à leur tour dans les grandes expéditions maritimes.
Le jour de trop ?
     En arrivant aux îles du Cap Vert, l’une des dernières étapes avant Lisbonne, Juan Sebastián Elcano a une surprise. D’après son journal de bord, on serait un mercredi. Or, ses interlocuteurs du cru lui affirment qu’on est jeudi ! D’où vient l’erreur ?
    Sebastián Elcano et ses contemporains ignorent les décalages horaires et le changement de date liés à la rotation de la Terre. Aussi finissent-ils par conclure à une erreur dans le journal de bord.
    C’est en retrouvant bien plus tard cette anecdote dans une bibliothèque espagnole que Jules Verne aurait eu l’idée de son roman Le tour du monde en quatre-vingts jours (son héros Phileas Fogg fait le tour du monde en sens inverse d’Elcano et gagne de justesse son pari du fait du même phénomène, lié aux fuseaux horaires).

Cocorico !!!


Coqs, canards, cloches… Qui en veut aux bruits de la campagne ?

    Victoire pour Maurice.!

    Ce coq vivant à Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime) va pouvoir continuer de chanter en paix. Ainsi en a décidé, ce jeudi 5 septembre, le tribunal correctionnel de Rochefort, saisi par les voisins Jean-Louis et Joëlle Biron, des Limousins qui ont acheté sur l’île leur résidence secondaire. Ils ne supportaient plus d’entendre l’animal chanter dès le matin et avaient donc dépêché un huissier pour constater que Maurice pousse la chansonnette très tôt chaque jour. Ils avaient ensuite attaqué les propriétaires, Corinne et Jacky Fesseau.

 

 

    C’est presque devenu une habitude : on ne compte plus le nombre de procès intentés à des cloches, coqs, canards et autres crapauds par des voisins qui ne supportent plus de les entendre. Le cas de Maurice, devenu symbole malgré lui de cette opposition, a même franchi nos frontières, jusqu’aux États-Unis, où il a eu droit aux honneurs du New York Times! Ces conflits de voisinage, hautement médiatisés et en forte hausse, témoigneraient, selon certains, d’une véritable scission du pays, écartelé entre la France des villes et la France des champs.

Traditions contre silence
   Dans ce face-à-face, ce sont deux visions qui s’affrontent. Côté rural, on entend ( c’est le cas de le dire )  défendre ces sons qui font partie du patrimoine historique.      Ils seraient mis en danger par des  » néoruraux  » récemment arrivés des villes qui ne veulent plus entendre un coq chanter ou des cloches sonner. Côté  » néo-rural  » , d’anciens urbains venus échapper au brouhaha citadin défendent coûte que coûte le droit au silence chez soi.
   Au Biot (Haute-Savoie), ce sont, par exemple, les cloches des vaches qui dérangeaient des riverains, essentiellement propriétaires de résidences secondaires. Après une pétition – plus de 120 000 signatures ! – et une manifestation pour défendre les bovins, le maire Henri-Victor Tournier a finalement coupé la poire en deux en gardant les cloches, mais en déplaçant l’abreuvoir pour éloigner les bêtes.

  De nombreux cas similaires existent , sont allé jusqu’en justice pas toujours au ‘ profit  »des  » faiseurs de bruits campagnards  » 

  Le coq Maurice a eu de la chance. Car si la majorité des cas sont réglés à l’amiable, le tribunal, quand il est saisi, n’est pas toujours clément avec les animaux et les églises. Dans le Bas-Rhin, le tribunal administratif a tranché : les cloches d’Asswiller, attaquées par deux couples, devront sonner moins fort entre 22 heures et 7 heures, ou se taire.!

village clocher

Bonnus :

çà s’est passé un 4 septembre….


Il y a environ 133 ans :

Le 4 septembre 1886 , Géronimo  géronimose rendait ….

Geronimo, né le 16 juin 1829 dans la tribu apache Bedonkohe près du Turkey Creek, affluent de la rivière Gila (Nouveau-Mexique, alors sous domination mexicaine), et mort le 17 février 1909 à Fort Sill (Oklahoma, États-Unis). Appelé Go Khla Yeh (« celui qui bâille ») à sa naissance, parfois écrit Goyathlay, ou encore surnommé Guu Ji Ya (« l’astucieux »), il est l’un des protagonistes des guerres apaches, le dernier à continuer à se battre contre le Mexique et les États-Unis pour les droits des amérindiens, avant sa reddition en 1886 ,( âgé de 57 ans )…

   Contrairement à ce qu’on pourrait croire , il n’a jamais été chef,! Mais en tant qu’  » homme-médecine  »  (chaman) et guerrier reconnu et respecté, il eut une grande influence sur les Apaches Chiricahuas. Après la mort de Taza, le fils aîné de Cochise, Naiche, le second fils du vieux chef doit partager le contrôle de la tribu avec lui. Son beau-frère Juh , lui ,  était un leader de la tribu des Apaches Nednis.

   En 1858, après le meurtre de sa mère, de sa femme et de ses trois enfants par l’armée mexicaine près d’un village appelé Kas-ki-yeh par les Apaches, il commence des raids de représailles en territoire mexicain. On dit que Geronimo a fait un rêve la veille du jour où les hommes blancs sont arrivés, il aurait rêvé que des hommes de couleur blanche venaient sur leurs terres pour les exterminer.

    Il venge sa famille le 30 septembre 1859, jour de la saint-Jérôme. Les cris des Mexicains invoquant saint Jérôme pour leur défense (« Geronimo ! Geronimo ! ») l’inspirent et il prend alors ce nom. Plus tard, lors d’une autre attaque surprise, les Mexicains tuent sa nouvelle épouse et son fils.
   En octobre 1862, il participe avec les chefs Cochise et Mangas Coloradas à la bataille d’Apache Pass. En janvier 1863, Mangas Coloradas ( malgré l’opposition de Geronimo ) se rend au Fort McLane, dans la petite ville d’Apache Tejo, pour y signer un traité de paix.

En 1871, après près de dix ans de guerre contre les États-Unis, les Apaches Chiricahuas, alors dirigés par Cochise, négocient un accord de paix sur les conseils de Tom Jeffords. Ils obtiennent la création d’une réserve sur leurs terres.
    Mais en 1876, la réserve Chiricahua est fermée par les autorités américaines. La plupart des Indiens sont déportés vers la réserve de San Carlos , fertile mais considérée par les Apaches comme une terre maudite. Geronimo, Naiche et Juh s’enfuient avec une centaine d’individus, tandis que la majorité des Apaches, épuisées des guerres incessantes, acceptent le déplacement. Geronimo est arrêté l’année suivante au Nouveau-Mexique par l’agent indien John P. Clum et transféré à San Carlos. Libéré, il s’enfuit de la réserve quelques mois plus tard. Il gagne le Mexique où il vit de pillages, avant de regagner San Carlos en 1879.
   En septembre 1881, peu après la mort de Nochedelklinne, un leader spirituel apache tué par les soldats, Naiche, Geronimo et Juh s’enfuient à nouveau de leur réserve. Ils lancent de violentes attaques contre les colons blancs avant de s’évanouir dans les montagnes mexicaines. En novembre 1882, ils y abattent les 22 soldats mexicains du capitaine Juan Mata Ortiz.
  Les raids des Apaches débordent du côté États-Unis (en Arizona et Nouveau-Mexique) : en mars 1883, 26 colons américains sont tués. Le général George Crook est chargé de protéger la population blanche et entreprend de traquer les Apaches hostiles dans leurs repaires mexicains. Un camp découvert par les éclaireurs apaches de Crook est attaqué en mai 1883. Les leaders apaches acceptent alors le principe d’une reddition. En 1884, Geronimo s’établit de nouveau dans la réserve de San Carlos.
   Geronimo, en compagnie de Naiche et plusieurs membres de la tribu, s’échappe encore plusieurs fois, vivant de pillages, avant de se rendre. L’arrestation brutale du guerrier Ka-ya-ten-nae le pousse à s’enfuir une nouvelle fois le 17 mai 1885 avec 109 femmes et enfants, et 35 hommes.
  Depuis le Mexique, ses hommes lancent plusieurs raids meurtriers en Arizona et au Nouveau Mexique. Il est de nouveau retrouvé au Mexique par des éclaireurs apaches en mars 1886. Lors d’ une conférence avec le général Crook, il accepte de regagner la réserve avec les soldats américains. Il se ravise plus tard et s’échappe dans les montagnes avec Naiche, une quinzaine de guerriers et quelques femmes et enfants.

    C’est le général Nelson Miles ( Crook avait démissioné ), qui est chargé de le poursuivre avec 5 000 hommes et des milliers de volontaires. 3 000 soldats mexicains sont aussi mobilisés contre les Apaches au sud de la frontière. En marge de la poursuite de Geronimo, le général Miles fait déporter en Floride les Chiricahuas vivant en paix dans la réserve de San Carlos.

     Pendant plus de cinq mois, Geronimo et ses partisans réussissent à passer entre les mailles du filet en utilisant la surprise, la mobilité et les connaissances des Apaches des modes de survie dans des conditions extrêmes. La capacité à disparaître de Geronimo était attribuée selon son peuple à des pouvoirs de prémonitions qui l’avertissait de la présence de l’ennemi, pouvoirs liés à son statut de chaman. Épuisé, fatigué de se battre, il finit par se rendre le 4 septembre 1886 avec 16 guerriers, 12 femmes et 6 enfants.

   —————————————————————-

  Sa reddition a fait l’objet d’une polémique au sein de l’armée américaine, car le général Howard, chef de l’armée américaine de la zone Pacifique, a rendu compte à son chef d’état major, à l’attention du Congrès et du président des États-Unis, de la reddition d’un dangereux hors-la-loi obtenue sans condition, alors que des témoins (notamment le général Stanley) ont rapporté, de leur côté, que Geronimo s’est constitué prisonnier de guerre moyennant la prise en charge humanitaire, sociale et éducative des communautés apaches par l’État fédéral ! 
    Sur ordre spécial du président Grover Cleveland, il est placé sous surveillance militaire étroite à Fort Pickens en Floride avec quatorze de ses braves. Le climat humide de la Floride s’avère malsain pour les Apaches habitués à celui du désert et plusieurs d’entre eux décèdent. Les survivants sont ramenés à Fort Sill, en Oklahoma, en 1887. Geronimo se convertit alors au christianisme et devient fermier !  Il vend des souvenirs à l’Exposition universelle de 1904, étant de ce fait présent aux Jeux Olympiques de Saint-Louis, et participe à la parade d’inauguration de Theodore Roosevelt en 1905.!! 

    Il regrette cependant jusqu’à la fin de ses jours de s’être rendu.

  Il dictera l’histoire de sa vie en 1906 avant de mourir d’une pneumonie à Fort Sill, en Oklahoma, le 17 février 1909. Son dernier vœu fut d’être enterré sur les terres de la rivière Gila.
   Sa tombe au cimetière du camp militaire Fort Sill aurait été profanée vers 1918 par la société secrète Skull and Bones de l’université Yale. Cette société conserverait encore le crâne, deux os, une bride et des étriers de Geronimo dans ses locaux de New Haven. On compterait au nombre des profanateurs Prescott Bush, père de l’ex-président George H. Bush et grand-père de l’ex-président George W. Bush. Cet épisode est considéré comme une légende par plusieurs chercheurs tandis que l‘historien David H. Miller estime que si les membres de la société ont bien profané une tombe, il y a peu de chance que ce soit celle de Geronimo qui ne comportait pas d’indication à l’époque.
    En 2009, année du centenaire de sa disparition, l’arrière-petit-fils de Geronimo entreprend une action contre le gouvernement américain pour rassembler les restes de son aïeul et ramener sa dépouille auprès de son lieu de naissance au Nouveau-Mexique et faire ainsi respecter ses dernières volontés.
   En 2010, le nom  » Geronimo  » a été pris comme nom de code par les États-Unis pour désigner Oussama ben Laden. L’annonce a été faite juste après l’opération militaire héliportée qui a entraîné sa mort à Abbottabad, au Pakistan, le 2 mai 2011. Le message Geronimo-EKIA, contraction de Geronimo, Enemy Killed in Action ( » Geronimo, ennemi tué au combat  ») a servi au commando des Navy Seals6 pour aviser la Maison-Blanche du succès de l’opération. Ce nom d’emprunt a suscité la colère des communautés indiennes américaines

Quelques photos :

Geronimo 1905 (Geronimo 1905 )       Geronimo 2???

Geronimo femme et filssa femme ,son fils.

 

C’était il y a …..


Environ 368 ans! :

Robinson Crusoé s’embarque pour l’aventure : 

Le 1er septembre 1651, Robinson Crusoé s’embarque pour 28 ans d’aventures…….

  C’est du moins ce que raconte Daniel Defoe Defoe dans son roman paru le 25 avril 1719. L’histoire s’inspire d’une situation assez fréquente à la grande époque de la marine à voile et de la piraterie, celle d’un marin abandonné par son capitaine sur une île déserte pour cause de désobéissance.
  Sous le titre original :  » The Life and Strange Surprizing Adventures of Robinson Crusoe  », l’ouvrage est considéré comme le premier roman d’aventures jamais écrit. Il est traduit en français dès l’année suivant sa publication et, depuis , figure parmi les grands succès de la littérature mondiale.

Roman tiré du fait divers ?
Le marin qui inspira le roman Robinson Crusoé s’appelle Alexander Selkirk selkirk. À 30 ans, il est recueilli par le capitaine Woodes Roger à bord du Duc le 2 février 1709 et, quatre ans plus tard, racontera ses aventures (Voïage autour du monde). Daniel Defoe en tirera l’histoire de son héros sans jamais avoir rencontré l’auteur.
   Né en 1676 dans la famille d’un tanneur écossais, Alexander Selkirk choisit de prendre la mer. Il s’embarque en 1704 (âgé de 28 ans ) en qualité de second sur le  » Cinq-Ports  », pour attaquer les colonies espagnoles de l’océan Pacifique. En remontant le littoral pacifique, il se plaint de l’état du navire et s’oppose à son capitaine Thomas Stradling sur l’opportunité de poursuivre la route. Enfin, quand le navire accoste sur un îlot inconnu à 600 kilomètres du Chili pour se ravitailler, il demande à être abandonné sur place (finalement, le  voilier s’échoua sur la côte péruvienne, ne laissant que huit rescapés… aussitôt emprisonnés par les autorités locales !).
   L’îlot ile Robinson sur lequel se retrouve Selkirk est un rocher escarpé à la végétation luxuriante qui culmine à 900 mètres. Il est habité par des milliers de chèvres mais aussi des chats, les uns et les autres abandonnées par de précédents naufragés, des phoques etc. Le      » nouvel Adam  » ne dispose que d’un mousquet, une livre de poudre, une hache, un couteau, une marmite et bien sûr une bible.

  Selkirk , s’habituant difficilement à la solitude , construit de ses mains une cabane et apprend à traire et tuer  des chèvres l’essentiel de sa nourriture (ainsi que ses vêtements). Il s’occupe l’esprit en lisant la Bible et récite à haute voix ses prières pour ne pas perdre l’usage de la parole…
  Un jour, un vaisseau accoste sur l’îlot mais il s’agit d’Espagnols , ennemis acharnés des Britanniques , qui prennent en chasse le malheureux ermite qui finalement leur échappe.

    Après plus de quatre ans de solitude forcée, Selkirk est enfin libéré par un équipage de compatriotes envoyé à sa recherche par son ancien employeur, le corsaire William Dampier.   Son sauveur Woodes Rogers décrit  » un homme vêtu de peaux de chèvres à l’air plus sauvage encore que leurs propriétaires originales  » . Il est cependant en excellente forme physique due à son mode de vie. Il est aussi apte à courir très vite !
  À la différence du futur Robinson, qui a pu s’octroyer la compagnie d’un serviteur noir, Vendredi, Selkirk n’a eu d’autre compagnons que des chats.
   De retour en Grande-Bretagne, il va rapidement réapprendre les usages sociaux et se mettre en ménage. Reprenant la mer comme quartier-maître, il mourra en pleine mer en 1721… deux ans après la parution de Robinson Crusoé.

De la réalité … au mythe
    Véritable phénomène de société en Angleterre et sur le Continent, le roman Robinson Crusoé va  » alimenter  » la croyance des lecteurs du XVIIIe siècle en un bonheur simple près de la nature, loin des artifices de la société. L’îlot sur lequel a vécu Alexander Selkirk, appelé Mas a Tierra, sera d’ailleurs rebaptisé Robinson Crusoé !
   Le phénomène culminera avec la publication de Paul et Virginie en France, en 1788, à la veille de la Révolution. Ce court roman aura un grand succès et nourrira le moralisme rédempteur des bourgeois de la Convention. ( Son auteur, Bernardin de Saint-Pierre, fut un fervent lecteur de Robinson Crusoé.) 
   Plus près de nous, en 1971, le romancier Michel Tournier s’est également attiré un immense succès planétaire avec son roman Vendredi ou la vie sauvage qui revisite le mythe avec le regard du serviteur noir de Robinson. Evidemment, le cinéma a aussi traité le mythe de toutes les façons possibles, mais sans qu’un chef-d’oeuvre en soit jamais sorti…

Des livres et B.D  » à foison  »

Robinson livreRobinson crusoé B.D

C’était il y a environ108 ans :


La Joconde a disparu , été volée …..

Au matin du lundi 21 août 1911, à la première heure, le peintre Louis Béroud se rend au Salon Carré du Louvre pour faire une copie de la Joconde, célèbre portrait par Léonard de Vinci  L’artiste l’avait amené avec lui à Amboise et François 1er l’avait acquis pour 4000 écus, une jolie somme.
   Quelle n’est pas la surprise de Louis Béroud quand il découvre que ce petit tableau sur écorce de peuplier (77×53 cm) a disparu. Un gardien interrogé suppose qu’il est peut-être au service de reprographie ! Mais il faut très vite se faire une raison, il a bel et bien été volé. Le scandale est immense. L’opinion publique incrimine la gestion laxiste du musée du Louvre, le relâchement des gardiens, l’indifférence des pouvoirs publics etc. Le Président du Conseil Joseph Caillaux s’en mêle.
  Le Quai des Orfèvres envoie sur place soixante policiers. Le criminologue Alphonse Bertillon multiplie sans résultat les analyses d’empreintes digitales. Le juge d’instruction chargé de l’affaire, Joseph-Marie Drioux (le  »  marri de la Joconde  » écrit la presse) n’hésite pas à emprisonner quelques jours à la prison de la Santé le poète Guillaume Apollinaire qui gardera de l’affaire des séquelles psychiques ! Picasso lui-même est interrogé.
  Le public se passionne pour l’enquête policière. On suspecte un mauvais coup du Kaiser ou pourquoi pas ? un complot juif… Les journaux offrent de belles récompenses mais rien n’y fait.
  Enfin, deux ans plus tard, le voleur se fait prendre en tentant de vendre le tableau joconde retrouvéeà un receleur à Florence le 10 décembre 1913. Le marchand est accompagné du directeur du musée des Offices qui identifie l’oeuvre.
   La police est aussitôt alertée et le voleur arrêté dans son hôtel. Il s’agit d’un ouvrier vitrier italien, Vincenzo Peruggia.Peruggia
  Il avoue  qu’ayant eu à travailler au Louvre, il a volé le tableau pour le restituer à sa patrie, l’Italie ! Il n’a eu rien d’autre à faire qu’à attendre la fermeture du musée, décrocher le tableau, enlever la vitre et le cacher sous sa blouse. Le tableau était depuis lors resté caché dans son logement, dans un quartier populaire du Xe arrondissement de Paris.
  Le voleur écope en définitive de douze mois de prison et n’en effectuera que sept.
  Le 4 janvier 1914, 28 mois après le vol, la Joconde a retrouvé sa place au Louvre où pas moins de 20 000 visiteurs admirent chaque jour son sourire indéfinissable… derrière une vitre blindée à l’épreuve de toutes les agressions et sous le regard vigilant des gardiens.

çà s’est passé il y a …..


   Environ 74 ans :

      Le 6 août 1945, trois mois après la capitulation de l’Allemagne, l’explosion d’une bombe atomique au-dessus de la ville d’Hiroshima, au Japon, met un terme à la guerre du Pacifique, précipite la fin de la Seconde Guerre mondiale et inaugure  » l’Âge nucléaire  » .
    Depuis ce jour  plane sur le monde la crainte qu’un conflit nucléaire ne dégénère en une destruction totale de l’humanité.
    Le gouvernement américain a justifié cette 1ère arme atomique  en affirmant qu’il aurait évité l’invasion de l’archipel et épargné la vie de plusieurs centaines de milliers de combattants (américains)…

hiroshima-1945 ( Hiroshima après la bombe )…

Un projet ancien :
      Le 2 août 1939,  avant la Seconde Guerre mondiale, les physiciens hongrois Szilard, Teller et Wagner réfugiés aux États-Unis avertissent le président Franklin Roosevelt Roosevelt du risque que Hitler et les nazis ne mettent au point une bombe d’une puissance meurtrière exceptionnelle fondée sur le principe de la fission nucléaire.     Avec le soutien d’Albert Einstein, ils lui recommandent d’accélérer les recherches dans ce domaine afin de devancer à tout prix les Allemands.

À la suite de ces avertissement / conseils , en novembre 1942, le président inaugure en secret le programme de mise au point de la bombe atomique sous le nom de code Manhattan Engineer Project.
    Il en confie la direction au physicien Julius Robert Oppenheimer Oppenheimer Einstein. Les essais se déroulent dans le laboratoire de Los Alamos (Nouveau-Mexique).
    À la mi-1945, la bombe est pratiquement au point mais les conditions de la guerre ont entre temps changé. L’Allemagne nazie est  » à genoux  » et s’apprête à capituler sans conditions. Seul reste en guerre le Japon, qui est loin de disposer d’une puissance militaire, industrielle et scientifique comparable à celle de l’Allemagne.

Les généraux japonais tenant le pouvoir: Le Japon s’entête dans une résistance désespérée.
    Les Américains ont pu en  » mesurer la vigueur  »  lors de la conquête de l’île méridionale d’Okinawa: pas moins de 7 600 morts et 31 000 blessés dans les rangs américains entre avril et juin 1945 ! Dans la conquête de l’île d’Iwo Jima, 5 000 Américains sont tués. Les Japonais, quant à eux, n’ont que 212 survivants sur 22 000 combattants….!!!!!
     Les avions-suicides surnommés kamikaze (« vent divin ») et jetés contre les navires américains montrent également que les Japonais ne reculent devant rien pour retarder l’échéance.
    Les bombardements conventionnels qui se multiplient depuis le début de l’année 1945 bombardement Tokio 1945n’ont pas plus d’effet sur leur  détermination. Le plus important a lieu le 19 mars 1945 : ce jour-là, une armada de 234 bombardiers B-29 noie Tokyo sous un déluge de bombes incendiaires, causant 83 000 morts.
      L’état-major américain avance le risque de perdre 500 000 soldats pour conquérir Honshu, l’île principale de l’archipel (un débarquement est projeté le… 1er mars 1946). Le président Truman, dans ses Mémoires, évoque même le chiffre d’un million de victimes potentielles ….
     Plus sérieusement, certains pensent aujourd’hui qu’une soumission de l’archipel par des voies conventionnelles aurait coûté environ 40 000 morts à l’armée américaine. Une évaluation  » raisonnable  » compte tenu de ce que les Américains ont perdu en tout et pour tout 200 000 hommes dans la Seconde Guerre mondiale, aussi bien  en Europe que dans le Pacifique (cent fois moins que les Soviétiques).
    C’est ainsi qu’émerge l’idée d’utiliser la bombe atomique, non plus contre l’Allemagne mais contre l’empire du Soleil levant, en vue de briser sa résistance à moindres frais.
    Le président Franklin Roosevelt meurt le 12 avril 1945 et son successeur à la Maison Blanche, le vice-président Harry Truman, reprend à son compte le projet d’un bombardement atomique sur le Japon. Celui-ci paraît d’autant plus opportun qu’à la conférence de Yalta, le dictateur soviétique Staline a promis d’entrer en guerre contre le Japon dans les trois mois qui suivraient la fin des combats en Europe, soit avant le 8 août 1945.

Le 3 juin 1945, l’empereur Showa (Hiro Hito), ayant compris que son pays a perdu la guerre, demande par l’entremise de l’URSS l’ouverture de négociations de paix. Mais Staline, qui voudrait participer à l’invasion de l’archipel et au partage de ses dépouilles, fait traîner les choses.!!!
  De son côté, Truman, informé par ses services secrets de cette demande de négociations, feint de l’ignorer. Le président américain commence à s’inquiéter des visées hégémoniques de Staline et souhaite donc en finir avec le Japon avant que son encombrant allié n’ait l’occasion d’intervenir. 

  Il souhaite aussi ramener le dictateur soviétique à plus de mesure. Dans la perspective de l’après-guerre, il ne lui déplaît pas, ainsi qu’aux militaires et au lobby militaro-industriel, de faire la démonstration de l’écrasante supériorité militaire américaine. Ce sera le véritable motif de l’utilisation de la bombe atomique, la plus terrifiante des  » armes de destruction massive  ».
  Les généraux nippons, partisans d’une résistance à outrance, sont satisfaits du rejet de la demande de négociations.

Le bombardement :

Le 16 juillet 1945, l’équipe de scientifiques rassemblée autour de Robert Oppenheimer procède dans le désert du Nouveau Mexique, sur la base aérienne d’Alamogordo (près de Los Alamos), à un premier essai nucléaire. L’expérience est pleinement réussie et convainc le président Truman de passer à la phase opérationnelle.
   Un ultimatum adressé au Japon le 26 juillet par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine, pendant la conférence de Potsdam, fait implicitement allusion à une arme terrifiante.
     Dans les cercles du pouvoir, chacun est partagé entre la crainte d’ouvrir la boîte de Pandore et la hâte d’en finir avec la guerre. Pour éviter de tuer des civils innocents, on évoque l’idée d’une frappe atomique sur le sommet du Fuji Yama, la montagne sacrée du Japon.
    L’idée est rapidement abandonnée car son efficacité psychologique est jugée incertaine et en cas d’échec, les Américains, qui ne disposent que de deux bombes  (atomique), seraient en peine de rattraper le coup.
   Il y a aussi le fait  que, faute d’expérience, les scientifiques du projet Manhattan ne mesurent pas précisément les effets réels de la bombe atomique sur les populations. Et la perspective d’une bombe atomique sur une ville ennemie choque assez peu les consciences après les bombardements massifs sur les villes d’Allemagne et du Japon, les révélations sur les camps d’extermination nazis et les horreurs de toutes sortes commises sur tous les continents.
   Finalement, au petit matin du 6 août 1945, un bombardier B-29 s’envole vers l’archipel nippon. Aux commandes, le colonel Paul Tibbets (30 ans). La veille, il a donné à son appareil le nom de sa mère, Enola Gay.
   Dans la soute, une bombe à l’uranium 235 de quatre tonnes et demi  » joliment surnommée » Little Boy par l’équipage. Sa puissance est l’équivalent de 12 500 tonnes de TNT (trinitrotoluène, plus puissant explosif conventionnel) avec des effets mécaniques, radioactifs et surtout thermiques).
  L’appareil est seulement accompagné de deux autres avions, l’un pour effectuer des mesures scientifiques pendant et après l’explosion, l’autre pour prendre des photos.

enolagay

L’objectif est déterminé pendant le vol. Parmi plusieurs cibles potentielles (Nigata, Kyoto, Kokura et Hiroshima), l’état-major choisit en raison de conditions météorologiques optimales la ville industrielle d’Hiroshima (300 000 habitants).
    Le B29 largue la bombe à 8h15 -( heure locale ) et aussitôt effectue un virage serré sur l’aile et s’éloigne au plus vite pour échapper au souffle de l’explosion.
    La bombe explose à 600 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima. Elle lance un éclair fulgurant, sous la forme d’une bulle de gaz de 4000°C d’un rayon de 500 mètres !       Puis elle dégage le panache en forme de champignon champignon atomiquecaractéristique des explosions atomiques.
    Plus de 70 000 personnes sont tuées et parfois volatilisées sur le coup sous l’effet conjugué de l’onde de choc, de la tempête de feu et des rayonnements gamma. La majorité meurent dans les incendies consécutifs à la vague de chaleur.
Plusieurs dizaines de milliers sont grièvement brûlées et beaucoup d’autres mourront des années plus tard des suites des radiations (on évoque un total de 140 000 morts des suites de la bombe).
    Le président Truman annonce aussitôt l’événement à la radio, non sans abuser son auditoire sur la nature prétendûment militaire de l’objectif (un mensonge comme le pouvoir américain en a l’habitude) : « »Le monde se souviendra que la première bombe atomique a été lancée sur Hiroshima, une base militaire. Pour cette découverte, nous avons gagné la course contre les Allemands. Nous l’avons utilisée pour abréger les atrocités de la guerre, et pour sauver les vies de milliers et de milliers de jeunes Américains. Nous continuerons à l’utiliser jusqu’à ce que nous ayons complètement détruit le potentiel militaire du Japon »

Les Soviétiques sortent de leur neutralité :
      L’attaque sans précédent sur Hiroshima ne suffit pas à vaincre la détermination des généraux japonais. !! Par contre, elle convainc Staline de rompre son pacte de neutralité avec les Japonais et d’attaquer ceux-ci avant qu’ils ne se rendent aux Américains !
    Dès le surlendemain, le 8 août, il déclare la guerre au Japon et lance ses troupes sur la Mandchourie. Pour les Japonais, c’est une défaite sans nom malgré l’héroïsme désespéré des fantassins qui attaquent les chars soviétiques à la baïonnette ! , au cri de « Banzaï ».
   En une journée, toute l’armée de Mandchourie, soit 1,2 million de soldats japonais, s’est rendue à l’agresseur.
   La débandade face aux Soviétiques achève de convaincre les généraux japonais de mettre fin à une résistance désespérée. Ils craignent plus que tout l’invasion de l’archipel par des troupes communistes qui installeraient un gouvernement à leur dévotion.
  Ils préfèrent  » à tout prendre  » les Américains et souhaitent seulement qu’Hiro Hito, symbole essentiel de la nation, soit maintenu sur le trône.
   À Washington, c’est la consternation. Truman a perdu son pari de faire fléchir les Japonais et, plus grave que tout, a provoqué l’intervention soviétique contre le Japon. Il décide donc de jouer sans attendre sa dernière carte. Le même jour, le 9 août, il donne l’ordre de larguer la deuxième et dernière bombe atomique dont il dispose. Celle-là est au plutonium et non à l’uranium 235, une différence au demeurant insignifiante du point de vue des futures victimes.
    Le bombardier B-29 de Charles Sweeney survole d’abord la ville de Kokura.Cette cible étant occultée par les nuages, il poursuit sa route vers Nagasaki (250 000 habitants) où une éclaircie du ciel lui permet d’effectuer  » le funeste largage  ». 40 000 personnes sont cette fois tuées sur le coup et des dizaines de milliers d’autres gravement brûlées (80 000 morts au total selon certaines estimations).

      ( Plusieurs milliers de victimes sont catholiques, la ville étant au cœur du christianisme japonais.) ?!

  La reddition :
    Le Japon, ravagé par les bombardements, le blocus américain et les menaces de famine, n’est depuis longtemps plus en état de résister à qui que ce soit.
    L’empereur Hirohito réunit le conseil de guerre en son palais et chacun de se prononcer sur l’opportunité d’une capitulation. Les généraux n’arrivant pas à s’accorder, c’est l’empereur qui, pour une fois enfin, use de son autorité morale pour imposer celle-ci.
    Le 12 août, à Washington, Truman peut fièrement annoncer avoir reçu un télégramme du gouvernement japonais par lequel celui-ci déclare accepter une capitulation sans condition. C’est la jubilation générale…
   Evidemment ,rien de tel au Japon. Le 15 août, à leur domicile, à leur travail ou dans la rue, les Japonais,japonais rédition sidérés, entendent pour la première fois à la radio et dans les hauts-parleurs la voix de leur empereur qui annonce sa décision de mettre fin à la guerre et la justifie par le fait que  » l’ennemi a commencé de recourir à une bombe de l’espèce la plus cruelle qui soit, à la puissance incalculable et susceptible de briser la vie d’innombrables innocents  ».
   L’empereur se garde habilement de faire allusion à l’attaque massive de l’Armée rouge et à l’effondrement de l’armée de Mandchourie. Il veut modérer l’humiliation de la défaite en l’attribuant seulement à la cruauté d’une arme nouvelle. Il veut aussi n’avoir de compte à rendre qu’aux Américains, dont il espère qu’ils respecteront la Constitution impériale du Japon.
    Les Américains ne  » font pas la fine bouche  ». Ils ont maintenant hâte d’en finir car l’Armée rouge progresse sur tous les fronts en Asie, en Corée, vers le 38e parallèle comme sur le sud de l’île de Sakhaline, jusque-là sous souveraineté japonaise. Il n’est donc plus question donc de chipoter sur la responsabilité de l’empereur dans les dérives criminelles des dernières décennies…

Le 2 septembre 1945, le général américain Douglas MacArthur reçoit la capitulation sans conditions du Japon.
     La Seconde Guerre mondiale est terminée… et le monde entre dans la crainte d’une apocalypse nucléaire

P.S :

  Pour les survivants d’Hiroshima et Nagasaki, le calvaire allait se poursuivre jusqu’à leur mort. Beaucoup allaient mourir des suites de leurs brûlures ou de leur irradiation. Les survivants, appelés hibakusha ( » personnes irradiées  »), à peine plus chanceux, allaient être  » ostracisés  »  toute leur vie par la société nippone: systématiquement empêchés de se marier, voire de simplement travailler en entreprise.
  Les forces d’occupation américaines, de mèche avec l’administration nippone, allaient maintenir pendant plusieurs décennies une chape de plomb sur les conséquences humaines des bombardements, immédiates et à plus long terme.
  Quant à l’opinion publique occidentale , elle ne prit guère la mesure des événements qui venaient de se produire ces 6 et 9 août 1945. Le quotidien français   »Le Monde  » titre le 8 août 1945, comme s’il s’agissait d’un exploit scientifique quelconque :  » Une révolution scientifique. Les Américains lancent leur première bombe atomique sur le Japon  ».
     Parmi les rares esprits lucides figure le jeune romancier et philosophe Albert Camus, qui écrit dans Combat, le même jour, un article non signé :  » Le monde est ce qu’il est, c’est-à-dire peu de chose. C’est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d’information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d’une foule de commentaires enthousiastes, que n’importe quelle ville d’importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d’un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l’avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Il est permis de penser qu’il y a quelque indécence à célébrer une découverte qui se met d’abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l’homme ait fait preuve depuis des siècles  ».

 

 

 

Indépendance de Genève ?


   Geneve 1602 ( Genève à l’époque  )

    Le 21 juillet 1603, à Saint-Julien-en-Genevois, Genève et la Savoie signent un traité qui consacre l’indépendance définitive de la ville après l’épique   » journée de l’Escalade. » 

La journée de l’escalade

  Le 12 décembre 1602, une troupe de soudards s’approche de Genève. Ses chefs, qui obéissent au duc de Savoie Charles-Emmanuel, ont mission de s’emparer de la petite république calviniste et d’y rétablir le catholicisme.

Une ville indisciplinée
Après les guerres de Bourgogne et la triste fin du duc Charles le Téméraire ( Grand-Duc d’Occident )  sous les murs de Nancy (1477), Berne et ses alliés de la confédération helvétique prennent conscience de leur force. Ils concluent contre le duché de Savoie une Alliance perpétuelle avec le roi de France Louis XI.
Sous le règne du duc Charles III, le roi de France, François Ier, envahit la Savoie. De leur côté, les Bernois envahissent le Pays de Vaud, le Genevois et le Chablais.
La ville de Genève, qui se situe à l’extrême limite du duché de Savoie, profite de l’affaiblissement de celui-ci pour signer en 1526 le  »  traité de combourgoisie  »  avec Berne et Fribourg. Elle se transforme en république libre et vote la Réformation en 1536.    Elle se rallie aux disciples de Luther avant de se soumettre à la férule de Jean Calvin.
Mais, en Savoie, le duc Emmanuel-Philibert, joliment surnommé « Tête de Fer », rétablit miraculeusement sa situation lors du traité de Cateau-Cambrésis (1559). Ses États lui sont restitués et il épouse même la soeur du roi de France Henri II, Marguerite de France. La rivalité entre le duché et la république n’en devient que plus dure.
  Genève contre Savoie
      En 1589, la cité de Calvin s’assure les services d’un  » reître  »  français, Nicolas de Harlay, seigneur de Sancy. (Un reître, dans le langage courant désigne une personne brutale. A l’origine, un reître était un cavalier allemand engagé par la France en tant que mercenaire. C’est leur brutalité qui a donné son sens contemporain à ce mot.
Synonyme : soudard . )  Ce mercenaire met à sac le Genevois sous domination savoyarde et le Chablais avec ses soudards bernois, français et genevois. Ses troupes occupent la place d’Yvoire puis la ville de Thonon.
   Le 2 mai, c’est au  tour du château de Ripaille, haut lieu symbolique de la Maison de Savoie. Le Conseil de Berne, allié de Genève, après avoir  » loué l’Éternel, Dieu des armées et défenseur des justes querelles  » , exige  de  Sancy  »  de renverser et détruire la maison de Ripaille  » . Le 3 mai,  »  le feu fut mis par toutes les sept tours et consuma premièrement les deux galères et les trois esquifs. Le feu continua le dimanche et le lundi…  » 
   Quelques années plus tard, le duc Charles-Emmanuel Ier, fils d’Emmanuel-Philibert  » Tête de Fer  », voulut prendre sa revanche: 

    Le 17 janvier 1601, à Lyon, il signe un traité avec le roi de France Henri IV pour s’assurer de sa neutralité au prix de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex, puis il dirige son armée vers Genève la rebelle.
Une bataille épique :
   Le 12 décembre 1602 (selon le calendrier julien en vigueur à Genève), le seigneur d’Albigny décide de profiter de la plus longue nuit de l’année pour s’emparer de la ville.
    Plusieurs dizaines de mercenaires aguerris, munis d’échelles enveloppées de chiffons, se glissent le long de la muraille et les plus agiles franchissent le parapet sans que le guet ait sonné l’alerte.
    Mais la  » mère Royaume  » , une huguenote d’origine lyonnaise, voit un soldat s’avancer dans la ruelle. Elle saisit sa marmite sur la crémaillère de l’âtre et déverse la soupe brûlante sur les assaillants… L’alerte est sonnée et les miliciens se portent à l’attaque. En hâte, les intrus se précipitent de l’intérieur pour ouvrir les battants de la poterne et faire entrer leurs complices massés derrière. Mais c’est trop tard.
    Un garde du nom d’Isaac Mercier se jette sur le taquet qui retient la herse et la fait tomber sur les assaillants qui se précipitaient sous le porche. La ville est sauvée.
Les survivants de l’assaut  ( dont le comte de Sonnaz ) sont capturés et pendus le lendemain avec des  démonstrations de joie aux remparts de la ville, au-dessus de la plaine de Plainpalais. Leurs corps sont livrés aux injures des passants. Le roi Henri IV, apprenant la nouvelle quelques jours plus tard, envoie ses chaleureuses félicitations aux Genevois.
Vers une paix définitive
   Le 21 juillet de l’année suivante (1603), à Saint-Julien-en-Genevois, Genève et la Savoie signent un traité qui consacre l’indépendance définitive de la ville.
    Tous les deuxièmes dimanches de décembre, les habitants commémorent encore aujourd’hui l’Escalade en costumes d’époque, dans la vieille ville, avec des proclamations de circonstances par le héraut, de la musique militaire d’époque (fifres et tambourins) et un feu de joie devant la cathédrale.
    On mange des marmites en chocolat, fracassées sur la table familiale au cri de « Ainsi périssent les ennemis de la République ! » Certains chantent le « Cé qu’è l’ainô », un poème épique dans un patois proche du provençal qui était parlé à l’époque. 
Cé qu’è lainô, le Maitre dé bataille,
Que se moqué et se ri dé canaille,
A bin fai vi, pè on desande nai,
Qu’il étivé patron dé Genevoi…

Traduction aproximative : 
Celui qui est en haut, le Maître des batailles,
Qui se moque et se rit des canailles
A bien fait voir, par une nuit de samedi,
Qu’il était le patron des Genevois…
    ( À noter que les catholiques, qui ont été privés des droits civiques pendant 200 ans au profit des calvinistes, sont redevenus aujourd’hui majoritaires à Genève.)